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	<title>agence-canadienne-de-developpement-international &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/agence-canadienne-de-developpement-international/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "agence-canadienne-de-developpement-international"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 17:21:14 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Des projets de développement pour une planète solidaire]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1871</link>
<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 04:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Des projets de développement pour une planète solidaire
Terre des Débrouillards - Agence Science-]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des projets de développement pour une planète solidaire</strong><br />
Terre des Débrouillards - Agence Science-Presse</p>
<p>Chronique préparée en collaboration avec le magazine <em>Les Débrouillards</em></p>
<p><strong>Le karité, l’arbre à beurre</strong></p>
<p>Qu’y a-t-il de commun entre du chocolat et une crème pour le visage ? Le beurre de karité, qui aide des milliers de familles du Burkina Faso.</p>
<p>Le karité est un arbre sacré qui pousse en Afrique occidentale. En Afrique, les femmes fabriquent du beurre avec les fruits du karité depuis toujours. Elles s’en servent pour cuire leurs aliments, faire du savon et en enduisent leur peau pour l’hydrater et la guérir.</p>
<p><strong>De l’amande au beurre </strong><br />
De juin à septembre, les fruits mûrs du karité tombent par terre. On en mange la pulpe. Les femmes collectent les noyaux et en retirent les amandes. Elles les lavent, les trient, les sèchent au soleil et les cuisent à feu vif. Elles en font ensuite une pâte, semblable à du chocolat, mais sans son odeur sucrée.</p>
<p>Cette pâte est barattée pour séparer le beurre des autres composantes. Une fois bouilli et filtré le beurre est prêt pour la vente. Dans les villages, les productrices de beurre font tout manuellement. Mais lorsqu’elles travaillent au sein d’associations, comme l’ASY, elles utilisent des appareils qui leur facilitent la tâche : concasseur, moulin, etc.</p>
<p><strong>S’associer pour tripler son salaire</strong><br />
Honnore Ilbouldou est productrice de beurre de karité. Cette mère de quatre enfants fait partie de l’Association Songtaab-Yalgré (ASY), un regroupement de femmes du Burkina Faso qui produit surtout du beurre de karité biologique pour les cosmétiques</p>
<p>Grâce à ce travail, Honnore gagne 100 $ par année. C’est peu, mais trois fois plus que lorsqu’elle fabriquait du beurre conventionnel chez elle et le vendait au marché. Ses consœurs de l’ASY, qui collectent des amandes, étaient dans la même situation qu’elle. S’associer, ça rapporte !</p>
<p><strong>Dur, le marché du chocolat!</strong><br />
Dans le monde, le beurre de karité est surtout utilisé par les fabricants de chocolat car il est un bon substitut au beurre de cacao. Or, les fabricants s’approvisionnent auprès de sociétés européennes, qui transforment eux-mêmes les amandes de karité. L’ASY ne peut donc pas percer ce marché. Il est difficile de trouver des clients.</p>
<p>Malgré tout, les femmes de l’ASY sont optimistes. Et Honnore Ilbouldou, elle, aime retrouver ses consœurs, chaque jour, dans le bâtiment de production de l’Association.</p>
<p>* L’Association Songtaab-Yalgré, nom qui signifie « s’entraider largement », en langue moré, est soutenue par le CECI, un organisme canadien de coopération. L’ASY compte 2 000 membres.</p>
<p><em>Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les enfants au micro]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1807</link>
<pubDate>Sun, 10 Feb 2008 04:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1807</guid>
<description><![CDATA[Les enfants au micro
Terre des Débrouillards
Des projets de développement pour une planète solida]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les enfants au micro</strong><br />
<em>Terre des Débrouillards</em><br />
Des projets de développement pour une planète solidaire<br />
Chronique d'Agence Science-Presse préparée en collaboration avec le magazine <em>Les Débrouillards</em></p>
<p>Des enfants afghans prennent le micro. Pour faire connaître leurs droits. Mais aussi pour chanter et lire de belles histoires.</p>
<p>Shukria a treize ans. Elle anime l'émission La voix des enfants. Tous les dimanches et tous les mercredis à 11 h, des milliers de jeunes oreilles se mettent à l'écoute de Radio Sahar. Elle leur parle d'histoire ou de géographie, leur donne des conseils et leur récite des poèmes ou des contes. Cette station de radio communautaire de Hérat, en Afghanistan, a été fondée grâce à l’appui du Canada.</p>
<p><strong>À l'école de la radio</strong><br />
Comme plusieurs autres filles et garçons, Shukria a suivi des ateliers pour apprendre à faire de la radio. En Afghanistan, peu de gens possèdent une télé et beaucoup d'enfants et d'adultes ne savent pas lire. La radio est donc un excellent moyen d'apprendre et de se distraire.</p>
<p>Une autre émission de Radio Sahar renseigne les enfants sur leurs droits : le droit à la vie, à l'éducation, au divertissement, au respect et à la sécurité. Parfois, l’animatrice invite un enfant. Laieq, un garçon de 11 ans, est ainsi venu expliquer sur les ondes qu'il aimerait beaucoup aller à l'école. Malheureusement, il doit vendre des biscuits dans la rue toute la journée pour gagner de l'argent, car son père, malade, ne peut pas travailler.</p>
<p><em>Encadré</em><br />
<strong>Avec l'aide de Canadiennes</strong><br />
Des spécialistes canadiennes ont aidé des Afghanes à mettre sur pied des stations de radio communautaires dans plusieurs villes pour renseigner les femmes sur leurs droits et sur une foule d'autres sujets.</p>
<p>Radio Sahar, qui se trouve dans la ville de Hérat, à l’ouest du pays, est l'une d'elle. Quand les talibans étaient au pouvoir, il était interdit aux femmes de travailler et aux filles de fréquenter l'école. Voilà pourquoi sept Afghanes sur dix ne savent pas lire.</p>
<p>Ce sont également des Canadiennes qui ont donné les premiers ateliers pour apprendre à des enfants de 5 à 17 ans les rudiments de la radio. Comme Shukria, ces jeunes continuent aujourd’hui d’animer leurs émissions.</p>
<p><em>Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Que faire après le primaire ?]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1741</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 04:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1741</guid>
<description><![CDATA[Que faire après le primaire?
Chronique Les Débrouillards
Agence Science-Presse en collaboration av]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que faire après le primaire?</strong><br />
Chronique Les Débrouillards<br />
Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards<br />
Texte : Day Robertho Isaac (Syfia International), adapté par Raphaëlle Derome</p>
<p>En Haïti, la majorité des jeunes qui habitent à la campagne ne peuvent pas faire leur secondaire, faute d’écoles.</p>
<p>Après son primaire, Jeannot a rejoint son père dans la plantation de canne à sucre. «On ne pouvait pas payer le collège», soupire-t-il, triste d'avoir dû abandonner son rêve de devenir agronome.</p>
<p>Jeannot a 14 ans. Il habite à Plaisance, dans le nord d’Haïti. Dans cette région, des milliers d’élèves terminent chaque année leur primaire, mais il n’existe qu’une seule école secondaire publique pour les accueillir. Ceux qui en ont les moyens fréquenteront un collège privé, où les conditions d’apprentissage laissent beaucoup à désirer. Et tant pis pour les autres…</p>
<p><strong>Décrocheurs nombreux</strong><br />
À Plaisance, beaucoup de jeunes abandonnent l’école avant la fin du primaire. Sans métier, ils travaillent dans les plantations, deviennent «restavek»* (littéralement « reste avec », un domestique non payé que leurs parents trop pauvres placent dans des familles plus riches), ou vont grossir le nombre des enfants des rues...</p>
<p>À Desdunes, dans la région de l'Artibonite, la seule école secondaire reçoit plus de 300 élèves… dans le même bâtiment que l’école primaire. Pas étonnant que les jeunes Desduniens aboutissent très tôt dans des rizières.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong><br />
L’État haïtien est absent en milieu rural. L’accès aux services sociaux est difficile, ou inexistant. La moitié des Haïtiens n’ont pas accès à l’eau potable et plus du quart des jeunes vivent à plus de 15 km de marche d’une école ou d'une clinique médicale.</p>
<p>Heureusement, il y a des solutions. La Fondation Paul-Gérin Lajoie, un organisme non gouvernemental financé en partie par l'Agence canadienne de développement international, a développé un programme original.</p>
<p>Des directeurs d'école et des enseignants québécois à la retraite passent plusieurs mois avec leurs collègues haïtiens des régions de Saint-Marc, de Jacmel et de Port-au-Prince. Ils leur donnent des conseils pour améliorer l'efficacité et la qualité des écoles existantes.</p>
<p>L’appui du Canada a également servi à nettoyer et rénover les écoles endommagées par les graves inondations survenues en 2004 après le passage de l’ouragan Jeanne.</p>
<p><strong>L’éducation, un luxe</strong><br />
À Haïti, plus d'un million d'enfants de 6 à 11 ans n'ont aucun accès à l'école. Ces jeunes qui vivent à la campagne ou dans les quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince. Ce sont surtout les filles qui ne vont pas à l’école. Le tiers des jeunes filles âgées de 10 à 14 ans sont au travail, touchant un revenu de misère.</p>
<p><strong>Pour aider : la Dictée P.G.L.</strong><br />
Chaque année, plus de 100 000 jeunes Québécois font une dictée en classe, puis demandent à leurs proches de les parrainer. Les écoles conservent une partie des fonds pour des projets spéciaux, et envoient le reste à la Fondation Paul Gérin-Lajoie.</p>
<p>Depuis 15 ans, la Dictée a recueilli plus de sept millions de dollars pour des projets d’éducation en Haïti et en Afrique.</p>
<p><strong>Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mieux respirer dans les villes polluées]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/11/20/mieux-respirer-dans-les-villes-polluees/</link>
<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 16:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/11/20/mieux-respirer-dans-les-villes-polluees/</guid>
<description><![CDATA[Mieux respirer dans les villes polluées
Geneviève Dubé
Dans les grandes villes des pays en dével]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mieux respirer dans les villes polluées</strong><br />
Geneviève Dubé</p>
<p>Dans les grandes villes des pays en développement, la pollution de l’air pose de sérieux problèmes. Des carburants plus propres pourraient assurer un avenir plus pur !</p>
<p>La qualité de l’air est jugée acceptable dans 15 % des zones urbaines des pays pauvres. La pollution de l’air tue trois millions de personnes chaque année. Les pays touchés mènent plusieurs projets pour atténuer les émissions polluantes.</p>
<p><strong>Des taxis moins polluants au Pakistan</strong><br />
Dans les grandes villes du Pakistan, la voiturette à trois roues sert souvent de taxi.</p>
<p>Leurs moteurs à deux temps ne brûlent pas l’essence aussi bien que ceux à quatre temps de nos autos. Plusieurs de ces taxis consomment de l’essence au plomb, très néfaste.</p>
<p>L’entreprise ontarienne Yugo-Tech, appuyée par le Centre de technologie environnementale d’Environnement Canada, a suggéré une solution au problème : l’utilisation du gaz naturel.</p>
<p>Ce combustible abondant au Pakistan et moins polluant que l’essence au plomb permettrait au pays de s’affranchir des approvisionnements étrangers.</p>
<p>Les voiturettes au gaz naturel ont été testées avec succès dans les deux plus grandes villes du Pakistan, Karachi et Lahore, ainsi qu’à Quetta. Le gaz naturel pourra donc être utilisé dans d’autres pays asiatiques ayant les mêmes problèmes, comme le Népal, l’Inde, le Bangladesh et le Sri Lanka.</p>
<p><strong>Éliminons l’essence au plomb !</strong><br />
Après quatre ans d’efforts, les 49 pays de l’Afrique subsaharienne (au sud du désert du Sahara) ont interdit l’essence au plomb. C’est une bonne nouvelle, car le plomb rejeté dans l’environnement cause plusieurs problèmes de santé, surtout chez les jeunes enfants. Il peut retarder le développement du cerveau, nuire à la croissance et endommager l’ouïe.</p>
<p>Une trentaine de pays – pas le nôtre ! - utilisent encore l’essence au plomb. C’est pourquoi l’ACDI appuie une initiative internationale dont le but est d’éliminer l’essence au plomb partout dans le monde d’ici 2008. On va y arriver !</p>
<p><strong>De l’air plus propre en Égypte</strong><br />
En Égypte, on compte 2 000 usines de briques, reconnaissables à leurs hautes cheminées.</p>
<p>On y fait cuire les briques de terre séchée dans de grands fours au mazout, un dérivé du pétrole. En brûlant, le mazout émet de très grandes quantités de gaz polluants, ce qui augmente les risques de maladies respiratoires des travailleurs et gens du voisinage. Certaines usines de briques utilisent désormais un carburant plus propre : le gaz naturel.</p>
<p>Dans le gouvernorat* de Giza, près du Caire (la capitale de l’Égypte), 50 briqueteries ont remplacé le mazout par le gaz naturel. Ce projet, appuyé par le Fonds canadien de développement pour le changement climatique, a réduit les émissions de fumée de 96 %, celles de monoxyde de carbone (CO) de 95 % et celles de dioxyde de carbone (CO2) de 32 % !</p>
<p>Depuis, les habitants, surtout les enfants, souffrent moins de maladies respiratoires.</p>
<p>Le gaz naturel étant plus efficace que le mazout, les usines en achètent moins et économisent de l’argent. Deux autres gouvernorats égyptiens pourraient passer du mazout au gaz naturel. Comme quoi la lutte contre les changements climatiques rapporte !</p>
<p>* Gouvernorat : nom donné aux provinces égyptiennes.</p>
<p>Textes sur l’<a title="environnement" href="http://www.refletdesociete.com/Environnement.html" target="_blank"><span style="color:#006a80;">environnement</span></a> et commentaires du rédacteur sur l’<a title="environnement" href="http://raymondviger.wordpress.com/category/environnement/"><span style="color:#006a80;">environnement</span></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une forêt contre le tsunami]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/une-foret-contre-le-tsunami/</link>
<pubDate>Tue, 28 Nov 2006 18:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/une-foret-contre-le-tsunami/</guid>
<description><![CDATA[Une forêt contre le tsunami
écrit par Patrick Alleyn, Vol 15-2, Décembre 2006


«Nous avons prot]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une forêt contre le tsunami</strong><br />
<em>écrit par Patrick Alleyn, Vol 15-2, Décembre 2006</em></p>
<p><em><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/inde_a1169coul8x14.jpg" alt="tsunami" width="368" height="211" /><br />
</em></p>
<p><em><strong>«Nous avons protégé la forêt et elle nous a protégés.» Des villageois pauvres du sud de l’Inde racontent comment un projet de conservation de la nature les a sauvés du tsunami et sortis de l’extrême pauvreté.</strong></em></p>
<p>Tamil Nadu, Inde — Nous traversons en chaloupe l’immense forêt marécageuse de Pichavaram, dans le sud de l’Inde. On s’y faufile à travers des canaux, guidés par Nagamuthu, un jeune membre de la tribu Irula. Pichavaram est une mangrove, c’est-à-dire une forêt d’arbres poussant dans l’eau salée et la boue, au bord d’un océan tropical. Dressés, tels des araignées, sur leurs dizaines de racines crochues leur servant de tronc, ils valsent au gré de la houle, réduisant ainsi jusqu’à 90% de l’énergie des vagues. Dans les régions tropicales soumises aux cyclones et ouragans, la nature a heureusement créé cet efficace système de défense des rives.</p>
<p>«Le jour du tsunami, les habitants des villages de Pichavaram ont aperçu trois vagues gigantesques au-dessus de la mangrove, raconte Nagamuthu. Ils ont eu le temps de s’enfuir, car les arbres ont ralenti la violence des vagues. La marée géante a emporté les bateaux, mais sans détruire les maisons. «Un village voisin, situé à la même distance de la mer, mais non protégé par la forêt, a, lui, été dévasté», fait remarquer le pêcheur qui dirige notre barque.</p>
<p>Le tsunami du 26 décembre 2004 a été l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire. L’immense raz-de-marée, provoqué par un tremblement de terre dans l’océan, a fait 280 000 morts dans plusieurs pays d’Asie. «Mais à Pichavaram, nous avons protégé la forêt et elle nous a protégés», conclut Nagamuthu, non sans fierté. Et non sans raison.</p>
<p><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/inde_a1201nb.jpg" alt="patrick alleyn" width="363" height="241" /></p>
<p><strong>Gardiens de la forêt</strong><br />
Nagamuthu coordonne depuis 1996 un vaste projet de sauvetage des arbres de la mangrove de Pichavaram. Il était à peine âgé de 17 ans quand des biologistes marins de la Fondation Swaminathan, un organisme scientifique indien, ont débarqué dans son village à la recherche d’un meneur. Ils voulaient mobiliser les villageois pour enrayer la dégradation de la forêt après les coupes «sélectives» d’arbres, autorisées par le gouvernement dans les années 1970.</p>
<p>«Nagamuthu était le seul habitant du village sachant lire et écrire. Nous voulions transformer les habitants pauvres de la région en gardiens de la forêt, en leur démontrant que son reboisement allait améliorer leurs revenus», expose Selvam, le directeur de ce projet à la Fondation Swaminathan.</p>
<p>«Les gens ici sont très pauvres. Pour combler leurs besoins de base, ils coupaient les arbres ou faisaient brouter sans contrôle leurs animaux autour de la mangrove, des pratiques néfastes pour son écosystème», poursuit Selvam. Avec un financement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et du Centre de recherche en développement international (CRDI), deux organismes du gouvernement canadien, les scientifiques indiens ont démarré le chantier environnemental à Pichavaram.</p>
<p>Les villageois ont planté des arbres et, pour les alimenter d’eau fraîche, creusé des canaux. «Des pans entiers de la mangrove ont repris vie. Sous les arbres, les crevettes, les crabes et les poissons se sont multipliés. La pêche est devenue abondante», se rappelle le père de Nagamuthu.</p>
<p><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/inde_a4530nb.jpg" alt="patrick alleyn" width="371" height="247" /></p>
<p>Pour protéger l’environnement, les scientifiques croyaient qu’il fallait d’abord combattre la pauvreté dans ces villages isolés. Ainsi, les villageois cesseraient les activités nuisibles pour la forêt, mais aussi se mobiliseraient contre tout projet du gouvernement ou de riches investisseurs pouvant la menacer.</p>
<p>La Fondation a donc construit une école. «On s’est aussi battu devant les tribunaux pour faire reconnaître aux membres de la tribu Irula leurs droits comme population indigène discriminée en Inde. Ainsi, des places devaient leur être réservées dans les collèges», rapporte le biologiste.</p>
<p>Et le jeune Nagamuthu d’enchaîner: «Aujourd’hui, les gens de mon village conseillent le ministère des Forêts, et nous avons reçu le mandat de patrouiller la mangrove pour dénoncer toute coupe illégale.»</p>
<p>Le modèle de Pichavaram — gestion de l’environnement par les communautés pauvres elles-mêmes — a ensuite été reproduit pour la protection d’autres mangroves en Inde. C’est aussi un modèle promu de plus en plus dans le monde, en particulier par les Nations unies, pour protéger les écosystèmes en péril — forêts, rivières, terres agricoles... Car, les pauvres sont toujours les premières victimes de la destruction de l’environnement.</p>
<p><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/inde_a4653nb.jpg" alt="patrick alleyn" width="346" height="230" /></p>
<p>«Quand j’étais enfant, les hommes du village ne portaient que des caleçons qu’ils achetaient usagés au marché!», se souvient Nagamuthu. À 8 ans, je devais conduire les chèvres au champ. Je voyais les enfants d’autres villages se rendre à l’école. De moi-même, j’ai décidé de m’y inscrire. Mais, à 13 ans, j’ai dû retourner dans la mangrove pour pêcher. Sans filet ni bateau, j’étais expert pour attraper les crabes à mains nues!» rigole-t-il. Nagamuthu poursuit maintenant des études par correspondance en sociologie.</p>
<p><strong>Destruction d’une protection naturelle<br />
</strong>L’impact du tsunami de 2004 aurait été bien moindre si les humains n’avaient pas détruit les mangroves, estiment les spécialistes du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).</p>
<p>En effet, plus du tiers de ces écosystèmes côtiers a disparu depuis 20 ans, pour céder la place à des hôtels, des routes ou des bassins d’élevage de crevettes. Souvent dans ces «fermes» à crevettes, les riches investisseurs abandonnent les installations après quelques années à peine, une fois la terre contaminée. Jetés au chômage, les habitants pauvres se retrouvent sans aucune ressource dans un champ de boue et de sel.</p>
<p>Le soir tombe. Nagamuthu nous presse de rentrer, car les filets des petits pêcheurs se dresseront bientôt sur le parcours de notre barque. «Le tsunami a créé auprès des gouvernements un intérêt nouveau pour les mangroves, constate le scientifique Selvam. Mais, je crains que cet intérêt ne s’estompe à mesure que le tsunami s’effacera des mémoires.»</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nos collaborateurs Patrick Alleyn et Benoit Aquin récompensés au concours Lux photo]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/27/nos-collaborateurs-patrick-alleyn-et-benoit-aquin-recompenses-au-concours-lux-photo/</link>
<pubDate>Mon, 27 Nov 2006 21:43:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/27/nos-collaborateurs-patrick-alleyn-et-benoit-aquin-recompenses-au-concours-lux-photo/</guid>
<description><![CDATA[Nos collaborateurs Patrick Alleyn et Benoit Aquin
récompensés au concours Lux photo
Vol 15-2, Déc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nos collaborateurs Patrick Alleyn et Benoit Aquin<br />
récompensés au concours Lux photo<br />
Vol 15-2, Décembre 2006</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/patrickalleynsrilanka_01.jpg" alt="patrick alleyn" width="375" height="240" /></p>
<p>Un reportage photographique de Benoit Aquin et Patrick Alleyn, publié par Reflet de Société en février dernier (vol 14 no 3), a été finaliste au concours Lux 2006, dans la catégorie «reportage d’actualité». Les images de nos collaborateurs montraient la lente reconstruction, un an après l’épouvantable tsunami de décembre 2004 ayant dévasté plusieurs pays d’Asie.</p>
<p>Le travail photo primé illustrait des articles sur les enfants traumatisés par le raz-de-marée géant et la guerre civile au Sri Lanka («Les anges de la guerre»), ainsi qu’un portrait de «la mère Teresa de l’Indonésie», Wardah Hafidz, défenderesse des droits des rescapés de la catastrophe.</p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/jrdlr.jpg" alt="Benoit Aquin" width="320" height="225" /></p>
<p>Le concours Lux, organisé par les Éditions Infopresse, souligne chaque année les meilleures réalisations des photographes et illustrateurs québécois. Le grand prix photo 2006 a été attribué à Olivier Hanigan.</p>
<p>Patrick et Benoit s’étaient rendus en Indonésie, au Sri Lanka et dans le sud de l’Inde, grâce à un financement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et à un partenariat avec des médias québécois, dont Reflet de Société.</p>
<p>En page 28, nous vous présentons d’ailleurs un dernier reportage issu de ce projet. Il nous apprend que les dégâts causés par le tsunami auraient été bien moindres si on avait protégé les forêts le long des côtes dans ces pays.</p>
<p>Sur Internet: <a href="http://www.infopresse.com/prixlux">www.infopresse.com/prixlux</a>.</p>
<p><a href="http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/01/dominic-desmarais-finaliste-au-prix-de-la-releve-journalistique-de-lassociation-quebeecoise-des-editeurs-de-magazines-aqem/">http://raymondviger.wordpress.com/2006/05/01/dominic-desmarais-finaliste-au-prix-de-la-releve-journalistique-de-lassociation-quebeecoise-des-editeurs-de-magazines-aqem/</a></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[De la guerre à la rue]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</link>
<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 20:02:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</guid>
<description><![CDATA[De la guerre à la rue
écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006

CAUSE Canada, une ONG a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De la guerre à la rue<br />
écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006</strong></p>
<p align="center"><strong><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/afrique_ecole.jpg" alt="ecole afrique" width="455" height="313" /></strong></p>
<p>CAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants-soldats. De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration. Le tiers des participants était composé de filles. Faute de fonds, le projet a duré un an et demi. La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de cinq ans. La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète. Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.</p>
<p>Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné. Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés. «Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants-soldats. On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants-soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration. Ils n’ont reçu aucune aide. D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation. «Ils ont perdu leur famille, leurs parents. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander. Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents. Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M. Cotay.</p>
<p>Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants-soldats, les nouveaux projets touchent la communauté. Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants. Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre. Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés. Un travail complémentaire au centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.</p>
<p>Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants. L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province. «Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école. Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.</p>
<p>«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris. Ils n’ont aucune source de revenu. Pas de soins médicaux. Pas d’éducation. Avoir un toit est un autre problème important. Ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas. Et plusieurs ont des femmes, des enfants. Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres. Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise. Il a supervisé des projets concernant les enfants-soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.</p>
<p><strong>De la pauvreté à la guerre</strong></p>
<p>Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas. Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet. «C’est calme en surface. Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier. Ils l’ont torturé. Il a payé de sa vie sa décision.</p>
<p>Les signaux pour une autre guerre sont là. «Le sous-emploi, les abus aux droits de l’homme, l'accès à la propriété. Le gouvernement garde l’argent. C’est ce qui est arrivé il y a dix ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists). Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions. Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat. Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents. Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur. Les ONG, elles, poursuivent leur travail. En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.</p>
<p><span style="font-size:x-small;">Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)</span></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
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<title><![CDATA[Traumatismes de guerre]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</link>
<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 19:56:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</guid>
<description><![CDATA[Traumatismes de guerre

écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006


Le suivi et l’aide ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Traumatismes de guerre<br />
</strong></p>
<p align="left"><strong>écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006</strong></p>
<p align="center">
<p align="center"><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/traumatisme.jpg" alt="sierra leone" width="455" height="600" /></p>
<p>Le suivi et l’aide psychologique, pour apaiser le traumatisme de la guerre chez les enfants du centre, vient des six enseignants et des quatre aides pédagogiques. En plus de leur fonction d’enseignant, ils suivent personnellement 15 jeunes chacun. Ils font un suivi journalier afin de savoir ce qui va ou non chez leurs protégés.</p>
<p>Lansana est agriculteur de formation. C’est justement le métier qu’il enseigne. Il parle devant un champs en labours, autour duquel travaillent ses dix étudiants. Cet homme a reçu une formation de deux semaines avant de travailler pour le centre. Insuffisant, concède le superviseur du centre. Lansana et ses collègues doivent intervenir auprès de jeunes qui sortent traumatisés de la guerre. Ils apprennent sur le terrain. Des intervenants sans formation, confrontés aux pires cas.</p>
<p>Comme cette fois, avec Fatmata, l’une des protégées de Lansana. Enlevée par les rebelles de 1994 à 2000, elle est devenue plus que soldat. Elle est tombée enceinte. «Elle a accouché dans la jungle prématurément, à 10-11 ans. Elle a accouché d’organes, de sang. Pas d’enfant», résume l’agriculteur.</p>
<p>Fatmata a eu des problèmes de santé. À la fin de la guerre, elle a reçu des soins avant sa réintégration à la vie civile. Les médecins lui conseillant de ne pas avoir de relation sexuelle pour les prochaines années.</p>
<p>«Elle était avec nous en 2004, notre première cuvée, se rappelle Amadu, responsable du centre. Elle était dépressive. Quand les jeunes s’amusaient, elle restait seule, déprimée. J’ai envoyé Lansana pour qu’il trouve ce qui n’allait pas. Pendant deux jours, rien.»</p>
<p><span style="font-size:x-small;">Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)</span></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
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<title><![CDATA[Bourreaux et victimes à l’école]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/bourreaux-et-victimes-a-l%e2%80%99ecole/</link>
<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 18:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/bourreaux-et-victimes-a-l%e2%80%99ecole/</guid>
<description><![CDATA[Bourreaux et victimes à l’école

écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006


Kabala, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bourreaux et victimes à l’école<br />
</strong></p>
<p align="left"><strong>écrit par Dominic Desmarais, Vol 15-1, octobre 2006</strong></p>
<p align="center">
<p align="center"><strong><img src="http://journaldelarue.wordpress.com/files/2006/11/p22nb.jpg" alt="enfants Sierra Leone" width="455" height="345" /></strong></p>
<p><em><strong>Kabala, Sierra Leone </strong></em><em><strong>- Sunkarie a 16 ans. À la fin de la guerre, elle avait 12 ans. Lorsque les rebelles ont attaqué son village, ils l’ont pris avec sa mère. «Ma mère était enceinte. Ils lui ont ouvert le ventre brutalement pour connaître le sexe de l’enfant. J’ai vu ma mère mourir.» Elle a sept ou huit ans à l’époque. Elle vit encore sous le choc aujourd’hui. «Je vais toujours me souvenir de la mort de ma mère. La plupart du temps, quand je me rappelle comment je l’ai perdue, je pleure. Quand j’ai besoin d’aide, que je vis des moments tristes, je me sens seule. Je n’ai pas de famille», raconte-t-elle avant de rajouter que son frère a été tué pendant la guerre, que son père est mort et que sa belle-mère a perdu son bras à la suite à des bombardements.</strong></em></p>
<p>Sunkarie est devenue une enfant-esclave. Elle accomplissait les tâches que les rebelles lui assignaient, explique-t-elle laconiquement, avare d’explications. Difficile de savoir si elle a oublié cet épisode de sa vie ou si elle évite le sujet. Un regard sur son oreille gauche suffit pour comprendre qu’elle a vécu l’enfer. L’ouverture est bouchée par son lobe, recousu au centre de l’oreille. Elle a été poignardée. Sur les jambes, également, comme en témoignent ses vilaines cicatrices. Ses réponses sont brèves.</p>
<p>Trois ans passent avant qu’elle ne s’évade des rebelles. Malchanceuse, elle tombe entre les mains des soldats du gouvernement. Le cauchemar de Sunkarie se prolongera une autre année. «Les rebelles et les soldats du gouvernement, c’est du pareil au même», dit-elle à la dérobée. L’adolescente s’adresse à l’un de ses professeurs en créole, qui joue à l’interprète et au journaliste. Peu troublé par l’histoire de son élève, mille fois entendue, il la pousse à s’ouvrir. Sunkarie s’est portée volontaire, parmi la trentaine de jeunes filles de sa classe, pour témoigner de son vécu. Ses rares sourires sont provoqués par la gêne. Elle détourne rarement le regard de son interprète. Parfois, elle répond en anglais. Mais toujours cet air honteux.</p>
<p><strong>L’école de la réintégration</strong></p>
<p>Depuis octobre, la jeune fille est prise en charge par un centre de réintégration pour jeunes victimes de la guerre. Opéré par la Croix-Rouge, qui a quatre autres projets similaires à travers le pays, le centre de Kabala aide 150 jeunes de 10 à 18 ans. Comme Sunkarie, ils ont un passé douloureux. Mères-enfants que personne ne supporte, jeunes dont les parents ont tout perdu pendant la guerre et n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, victimes de la guerre (traumatismes), abusés sexuellement, enfants-soldats, enfants abandonnés pendant la guerre...</p>
<p>Le centre mélange enfants-soldats et autres victimes, filles et garçons. La Croix-Rouge évite toute stigmatisation. «À travers ces centres, on veut leur redonner une structure, un mode de vie normal. Beaucoup de ces enfants n’ont pas connu d’encadrement, une autorité plus ou moins présente», explique Philippe Stoll, agent de communication de l’organisme international. Philippe a délaissé le journalisme pour l’aide humanitaire. Il vit l’aventure d’une autre manière.</p>
<p>Les enfants sont divisés en fonction de leur âge. Les plus jeunes, les 10-13 ans, s’adaptent à leur nouvelle vie d’étudiant. Une première pour la grande majorité. «On leur donne une structure scolaire, dans le but qu’ils puissent, après un an, réintégrer le système régulier», raconte Philippe, convivial. Ils ont tout à apprendre, la guerre les ayant fait fuir des bancs d’école.</p>
<p>Les plus âgés, les 14-18 ans, reçoivent une éducation de base et apprennent un métier. Couture, cuisine, charpenterie, construction, agriculture, coiffure. Leur pratique profite au centre. La récolte du groupe en agriculture est utilisée par le groupe en cuisine pour faire le repas du midi. Les tables et les chaises sont fabriquées et réparées par les charpentiers. De nouveaux bâtiments servant de classes ont été construits par le groupe en construction. Sunkarie, elle, a choisi la couture. En sortant du centre, elle souhaite ouvrir un petit commerce. De quoi lui permettre, pense-t-elle, de gagner sa vie dans son village.</p>
<p>«L’idée, c’est que les gens qui ont appris un métier travaillent dans leur communauté. Qu’ils apprennent ensuite leur métier à des apprentis. De renégats, ils deviennent utiles et aident leur communauté», dit Philippe Stoll.</p>
<p><strong>Le défi du recrutement</strong></p>
<p>En ces temps difficiles, on se bouscule aux portes du centre de la Croix-Rouge. L’école est un mirage pour des milliers de jeunes de la province. Les enfants affectés par la guerre sont la norme. «Récemment, 715 personnes ont demandé une place. Plus de 80% étaient vulnérables. Mais le programme peut seulement supporter 150 enfants à la fois», raconte Amadu, le responsable du centre de réintégration de Kabala. Pour lui, est vulnérable tout enfant dont le passé correspond aux critères de sélection du centre. Ces filles déjà mères, ces anciens enfants-soldats, ces jeunes estropiés de la guerre, ces esclaves, ces filles-épouses de militaires…</p>
<p>Amadu et son équipe rencontrent un à un les enfants qui s’inscrivent. Ils passent des journées entières à écouter des histoires d’horreur. Comment choisir 150 enfants sur 715? «C’est tout un défi. Une décision difficile pour nous tous», affirme Amadu, à la fois sincère et lucide. «Pendant l’entrevue, on laisse le jeune parler de lui. Ce qu’il a vécu pendant la guerre. Certaines histoires sont si pathétiques qu’on a pas le choix de les prendre.» Comme l’histoire de Sunkarie, par exemple.</p>
<p><strong>La fin des enfants soldats</strong></p>
<p>Diplômé en agriculture, jadis enseignant au secondaire, Amadu ramène son stress à la maison. Son travail de responsable l’occupe à la semaine longue. Il a en mémoire les histoires de ses bénéficiaires, comme il appelle les jeunes du centre. Aujourd’hui, il a un poids de plus. La deuxième année du centre n’est pas encore achevée qu’il se demande comment éviter la fin du programme.</p>
<p>La quarantaine, l’homme cache mal sa lassitude. Sa fatigue l’emporte sur son enthousiasme. Les regards horrifiés par cette violence qui a volé la vie à des dizaines de milliers d’enfants se sont déplacés au gré des autres tragédies. La guerre est terminée depuis 2002. Quatre longues années suffisantes aux yeux des donateurs pour rétablir un pays et réhabiliter cinq millions de personnes. «On ne peut plus parler d’enfants-soldats aujourd’hui. La guerre est terminée depuis quatre ans, résume le superviseur, cynique. On veut cibler les jeunes. Ils n’ont rien à faire. Les enfants de la rue, la prochaine guerre, c’est eux qui la feront.»</p>
<p>Amadu craint l’abandon du programme par la Croix-Rouge d’ici un ou deux ans. «Je vais probablement regarder ailleurs pour trouver des fonds. Nous sommes chanceux d’avoir les bâtiments scolaires.» L’avenir du centre le hante. Les investisseurs ne courent pas les rues, dans son coin de pays.</p>
<p><strong>Discrimination pour les femmes<br />
</strong><br />
Sur les 150 bénéficiaires de 2006, 112 sont des filles. «Traditionnellement, la femme ici est dépouillée de ses droits. Elle ne va pas à l’école. Ou sinon elle abandonne à mi-parcours. Elle tombe enceinte. Pas de mari. Pas de travail. Elle est seule. À la fin de la guerre, le programme de réintégration ne concernait que les hommes soldats. Ils ont oublié qu’il y avait des femmes soldats. Plusieurs garçons ont reçu tous les fonds. Alors, il y a plus de femmes vulnérables. Elles n’ont jamais participé au programme de réintégration. Maintenant c’est leur tour», explique Amadu.</p>
<p><span style="font-size:x-small;">Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)</span></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</span></a></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#0000ff;"><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/au-coeur-du-tsunami-temoignage-de-rescapes/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/au-coeur-du-tsunami-temoignage-de-rescapes/</a></span></span><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/bourreaux-et-victimes-a-lâecole/"></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/enfants-soldats-de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
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<title><![CDATA[Communication équitable]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/communication-equitable/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 04:04:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/communication-equitable/</guid>
<description><![CDATA[Communication équitable
Dominic Desmarais
L’école secondaire Du Phare à Sherbrooke a-t-elle tro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communication équitable</strong></p>
<p><strong>Dominic Desmarais</strong></p>
<p><strong>L’école secondaire Du Phare à Sherbrooke a-t-elle trouvé la recette pour former nos futurs leaders?</strong></p>
<p>La fin des classes est passée. Ils sont 5 jeunes, de secondaire 2 au secondaire 5, à faire des heures supplémentaires en cette fin d’étape. Triés sur le volet par Daniel Lebeuf, un enseignant qui fait office de pierre angulaire dans leur implication, ils s’ouvrent sur leurs motivations.</p>
<p>Il y a Shima, originaire d’Iran, Alixbeth et Tatiana, de Colombie, ainsi que Dany et Marie-Ève, nés ici. Un métissage correspondant à la saveur de l’école où se côtoient une quarantaine de nationalités. «C’est important pour les jeunes d’échanger sur autant de pays. C’est mieux que de faire comme s’ils étaient des étudiants normaux», explique M. Lebeuf, en référence à la richesse que procure ce rassemblement de cultures.</p>
<h3>Un café rassembleur</h3>
<p>Pour favoriser les échanges et l’implication des jeunes, l’enseignant a créé le Café International. Il s’agit, d’une part, d’un cours s’ouvrant sur les autres cultures et l’implication locale et internationale. D’autre part, c’est un café où l’on vend des produits équitables et qui sert de base pour toutes les activités offertes aux jeunes. J’étais attiré par le commerce équitable et ses principes. Je me suis fait membre d’Oxfam-Québec. Pour avoir l’accès économique et philosophique», affirme M. Lebeuf d’un ton bon enfant.</p>
<p>À travers le Café, Tatiana accueille les nouveaux immigrants fraîchement débarqués à l’école. Elle joue à la traductrice et au guide, explique les règles de l’établissement. «Plusieurs ne connaissent personne. Ils viennent avec nous pour s’intégrer peu à peu», raconte celle qui est arrivée à Sherbrooke il y a maintenant 3 ans et demi.</p>
<p>Shima et Lixbeth, elles, ont participé à un colloque sur le café équitable. C’est par le Café qu’elles se sont inscrites. «Moi, je suis disponible pour vendre au Café. Au début, c’était difficile de convaincre les gens. Mais, grâce au colloque, c’est plus facile, avoue Lixbeth, dans un français hésitant, teinté d’espagnol. Il faut prendre les connaissances avant de s’engager.» La jeune fille est arrivée au Québec il y a un an. Pendant qu’elle parle, Tatiana s’impatiente gentiment, cherchant à terminer ses mots.</p>
<p>Ces jeunes épousent le principe «acheter, c’est voter.» Ils sont sensibles au travail des enfants, s’intéressent à la pauvreté dans le monde. Leurs intérêts trouvent une oreille attentive: M. Lebeuf leur propose toutes les activités qu’il trouve. Ils n’ont qu’à se rendre au Café pour y trouver l’information.</p>
<h3>L’Afrique au bout du clavier</h3>
<p>Cet homme énergique, dont chaque mot est un rire, n’écarte aucun projet s’adressant aux jeunes. Il fait le pont entre les organismes et les différentes causes qui favorisent l’engagement des jeunes. Ainsi, il a récupéré un projet d’échange Internet entre des jeunes du Niger, en Afrique, et des jeunes du secondaire de Stanstead, en Estrie. Parrainé par la cellule d’Oxfam en Estrie, cet échange visait l’engagement communautaire et l’ouverture sur le monde pour des jeunes vivant l’isolement à Stanstead.</p>
<p>L’école a fermé ses portes, le projet a suivi les participants à Magog. Il n’a pas levé. M. Lebeuf l’a récupéré, le rajoutant aux activités du Café. Oxfam, qui prône la coopération et la solidarité internationale, a offert un agent de projet chargé d’animer les échanges avec le Niger. 13 écoliers ont participé. Ils ont échangé sur la mondialisation, la religion, les différences culturelles.</p>
<p>Marie-Ève Lebeuf, fille du professeur, fait partie du programme international de l’école. Elle s’intéresse aux principes du commerce équitable et a participé à une simulation de l’ONU. «Dans l’échange avec le Niger, on discutait d’un thème chaque mois. Sur ce qu’on voulait. Au début, on s’écrivait des courriels une ou deux fois par semaine. Aïchatou m’expliquait les problèmes de santé là-bas, la polygamie», raconte-t-elle, un peu réservée. «Les jeunes ont beaucoup apprécié», affirme Étienne Doyon, animateur des échanges, qui a été coopérant au Togo pendant 4 ans. Le jeune homme, au verbe facile, transmet sa passion de rassembler, dans l’harmonie, des cultures.</p>
<p>Après ce premier essai d’échange, le jeune homme voit des améliorations à apporter. «Les jeunes qui ont participé n’étaient pas déjà engagés dans leur réalité locale. C’est ce sur quoi on travaille. Par exemple, il y a de la pauvreté à Sherbrooke. Le Niger, c’est pauvre aussi. Ils auraient pu échanger sur la pauvreté, mais nos jeunes ne connaissent pas cet aspect de Sherbrooke.» Mieux connaître sa propre réalité, pour faciliter sa compréhension des autres réalités.</p>
<h3>Un réseau de jeunes</h3>
<p>Fort de ce constat, les bénévoles d’Oxfam-Estrie veulent créer un réseau qui s’alimenterait de lui-même. Ce réseau serait articulé autour de Michel Carol, responsable de la cellule estrienne, de M. Lebeuf, d’Étienne, d’étudiants du cégep et de l’Université de Sherbrooke, des cellules dans les écoles secondaires et les Maisons de jeunes de la région.</p>
<p>On travaillerait avec les leaders de ces groupes pour les nourrir en activités. Pour se créer un espace d’action, de mobilisation. Pour vivre au quotidien les principes d’équité, de solidarité. On ferait le pont des activités. Il manque souvent de concertation, parce qu’il y en a beaucoup, de différents organismes», explique d’un trait le jeune animateur. Le modèle de l’école Du Phare serait repris par d’autres établissements.</p>
<h3>Une implication continue</h3>
<p>Les bénévoles d’Oxfam voient plus loin. Ils veulent boucler la boucle, avec leurs jeunes. «Souvent, quand ils quittent le secondaire, on leur dit bye-bye, trouve-toi d’autres activités. On a plus rien pour toi. On aimerait que le jeune poursuive comme mentor. Pour que nos jeunes leaders du secondaire puissent s’identifier à celui qui vient de terminer. Ce serait une prise de responsabilité progressive.</p>
<p>Après avoir été mentor, le jeune pourrait aller sur le comité régional d’Oxfam ou s’impliquer dans une cause plus précise. Qu’ils puissent poursuivre leur implication comme moi», dit Étienne, convainquant. Former des jeunes leaders qui, à leur tour, formeront la relève. Voilà l’idée d’un petit groupe d’adultes de Sherbrooke.</p>
<p><span style="font-size:x-small;">Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)<span style="font-size:x-small;"> </span></span></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/chien-de-garde-pour-produit-equitable/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/chien-de-garde-pour-produit-equitable/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/carrefour-tiers-monde/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/carrefour-tiers-monde/</a></p>
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<title><![CDATA[Les anges de la guerre]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/les-anges-de-la-guerre/</link>
<pubDate>Wed, 08 Nov 2006 12:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les anges de la guerre
Par Patrick Alleyn, Vol. 4.3, Février 2006
Au Sri Lanka, le Jardin de la pai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les anges de la guerre</strong></p>
<p><strong>Par Patrick Alleyn, Vol. 4.3, Février 2006</strong></p>
<p><strong>Au Sri Lanka, le Jardin de la paix soigne par le jeu et les rituels les enfants traumatisés par la guerre et les catastrophes naturelles.</strong></p>
<p>(Batticaloa, Sri Lanka) — Le petit de 5 ans raconte son histoire, avec toute sa colère. «Mon oncle tenait ma main et celle de ma maman, mais il l’a lâchée. Je l’ai vue emportée par la mer.» Depuis, il affirme détester son oncle et refuse de dire ses prières.</p>
<p>Le révérend Paul a emmené l’enfant au nid des coucous, dans la maison-chariot, après le pont-serpent. «Je suis le papa coucou», lui dit le Père Paul. Le nid des coucous est le lieu des confidences. Le thérapeute du Jardin de la paix y soigne par le jeu et le rituel le petit garçon traumatisé par le tsunami qui a ravagé son village le 26 décembre 2004.</p>
<p>«Le Jardin de la paix (Butterfly Peace Garden) accompagne les enfants affectés par la guerre, mais nous y avons intégré des enfants du tsunami», rapporte Paul Hogan, un peintre torontois, qui a créé ce projet avec le psychologue Paul Satkunanayagam, un père jésuite tamoul, et dix jeunes militants pacifistes. L’Agence canadienne de développement international (ACDI) a aidé à mettre sur pied le Jardin. L’Entraide universitaire mondiale du Canada leur a fourni plus tard un autobus.</p>
<p>«Plusieurs ont vu leurs parents emportés par la vague», rajoute-t-il. Sur les côtes du Sri Lanka, le raz-de-marée géant a fait 31 000 morts et 500 000 sans-abri.</p>
<p><strong>Le pélican gourou</strong></p>
<p>Aujourd’hui, dans le verger où est installé le Jardin de la paix, 50 enfants se ruent dans une montagne de costumes. Ils réapparaissent en lions ou en coucous; l’un en moine bouddhiste, l’autre en karaté kid à longues moustaches; là-bas, une petite fille est magnifique avec ses ailes de papillon roses. Certains jouent avec Samathanam, un pélican devenu le «gourou» du Jardin. Durant neuf mois, ces enfants s’amuseront dans un grand bateau de bois, bricoleront, prendront soin des animaux, feront de la peinture et des contes. Les animateurs sont formés pour se laisser guider par l’imaginaire des enfants et non pour gérer un programme d’activités. Une fois la confiance des enfants gagnée, les animateurs dialogueront seuls à seuls avec les plus troublés d’entre eux.</p>
<p>Depuis dix ans, l’autobus du Jardin de la paix parcourt les zones de conflit dans l’est du Sri Lanka. Il recueille les enfants éprouvés par une guerre civile de 20 ans entre les Tigres tamouls, qui luttent pour l’indépendance de la minorité tamoule du nord-est, et les forces gouvernementales de la majorité cinghalaise. Le Jardin accueille des petits provenant des villages où la violence éclate entre Tamouls et Musulmans. Le Jardin veut favoriser la réconciliation entre les communautés du Sri Lanka.</p>
<p><strong>La guérison dans les camps</strong></p>
<p>«En ce moment, la majorité des gens de la région de Batticaloa vivent dans des camps. Aux réfugiés de la guerre s’ajoutent ceux du tsunami», observe Shantiepan Sivarajah, un jeune pacifiste engagé depuis les premiers pas du Jardin.</p>
<p>Au camp de Thiraimadu, un millier de familles vivent sur un vaste terrain sans arbres, dans des abris de tôle ondulée, et rôtissent au soleil, un an après le tsunami. Shantiepan y supervise l’installation du Studio des contes du singe. Inspiré du Jardin, il viendra en aide aux enfants perturbés par le tsunami, directement dans le camp.</p>
<p>«Après dix ans, j’ai envie de retourner à la pêche, à la vie sur la mer, avoue Shantiepan. C’est un travail douloureux.» Sa conjointe, Mary Heather, coordonnatrice d’une ONG canadienne à Batticaloa, l’a plutôt convaincu de venir vivre au Canada, pour éventuellement y développer d’autres jardins de la paix ailleurs dans le monde.</p>
<p>Avec le temps, les enfants du Jardin deviennent eux-mêmes des «agents de guérison» pour toute la communauté — parents, professeurs, leaders religieux, soldats —, croit le père Paul. «Nous organisons des défilés de paix dans la ville, dit-il. Devant les campements militaires, les enfants collent leurs créations artistiques aux fenêtres de l’autobus — fleurs de papier multicolores, bannières, etc. Certains des soldats acceptent ce cadeau de paix et leur répondent en agitant la main. Ils sont touchés au cœur.»</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/de-la-guerre-a-la-rue/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/23/traumatismes-de-guerre/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/reflet-de-societe-a-la-sierre-leone/</span></a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/"><span style="color:#006a80;">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/22/chaudrons-et-ak-47-a-13-ans/</span></a></p>
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