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	<title>agriculture-urbaine &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/agriculture-urbaine/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "agriculture-urbaine"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 06:08:06 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Urban farming and soil contamination in Detroit]]></title>
<link>http://cafsacsa.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 16:40:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>oasis2008</dc:creator>
<guid>http://cafsacsa.wordpress.com/?p=91</guid>
<description><![CDATA[Detroit farmers
A friend sent me this article: http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/7495717.stm
It pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="" align="aligncenter" width="226" caption="Detroit farmers"]<img src="http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/44818000/jpg/_44818839_hoeing_226.jpg" alt="Detroit farmers" width="226" height="170" />[/caption]
<p>A friend sent me this article: <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/7495717.stm" target="_blank">http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/7495717.stm</a></p>
<p>It paints a broad and very positive picture of how abandoned urban landscapes can be transformed into productive urban farms.  Imagine a city where unused lots and parking lots become lush gardens!  I've been told that a good couple of acres in downtown Detroit sells for just $500... ca fait rever.</p>
<p>On the flipside, which the BBC article doesn't consider, is that the soils in Detroit have been largely contaminated, especially with lead (see the article at http://www.deq.state.mi.us/documents/deq-rrd-BULLETIN-DetroitGrandHavenLeadBulletin-5-11-05.pdf).  The known sources of contamination are the numerous smelter in the area and the leaded paint used on the buildings (banned since 1978).   6% of children tested have been found to have lead poisonning as levels that significantly affect cognitive functioning.  This has become an issue of environmental racism, as the high-risk groups for poisonning are identified as pregnat women, children and ethnic groups.  Why ethnic groups?  Because these low-income communities often don't have the economic option or political literacy to fight against industrial development in their areas.</p>
<p>At the Oasis garden, we've learnt that the soil of our lower garden are heavily contaminated with lead.  We are considering importing soil and building up several raised beds, deep enough to avoid the contaminated soil.  We also hope to do some phytoremediation; that is to say grow plants (such as sunflowers, mustard greens or willows) that stock contamination in their leaves, and then remove the arial portion of the plant, thus removing contaminants from the soil.  It will be interesting to follow the story of Detroit in our own efforts.</p>
<p>This is Heather, signing off.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jardinage en ville]]></title>
<link>http://manx.wordpress.com/?p=96</link>
<pubDate>Thu, 22 May 2008 00:40:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Manx</dc:creator>
<guid>http://manx.wordpress.com/?p=96</guid>
<description><![CDATA[Bon, ça fait un bout que je voulais en parler, mais aujourd&#8217;hui, je crois que c&#8217;est l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, ça fait un bout que je voulais en parler, mais aujourd'hui, je crois que c'est l'occasion. Je suis très heureux de ma journée de travail, car je viens de finir deux bacs à fines herbes et à laitues. Voilà mes beautés:</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://imgcash1.imageshack.us/Himg88/scaled.php?server=88&#38;filename=bac3pz7.jpg&#38;xsize=640&#38;ysize=480" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p style="text-align:left;">Voilà une photo de ma cour chez mes parents. Pour l'instant, j'ai dans mon bac de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sariette">sariette</a> d'été, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Romarin">romarin</a>, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Persil">persil</a> italien (un persil plat qui pousse vraiment n'importe comment), du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thym_citronné">thym citronné </a>et des salades (de la verte bien normale, et de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roquette_%28plante%29">roquette</a>, qui a un goût plus amer et est encore meilleure fraîche). D'ici samedi, j'ajouterai à ma collection de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Origan">l'origan</a>, et je ferai un pot à côté avec de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mentha_spicata">menthe sauvage</a>, car une fois que tu as planté de la menthe quelque part, tu ne peux pas la sortir de là et elle revient à chaque année, même si tu enlèves les racines.</p>
<p style="text-align:left;">Bon, c'est bien amusant tout ça, mais ça m'a pris environ 4 jours de finir ces deux bacs. 4 jours, parce que ce bac contient certains éléments d'ingénérie.</p>
<p style="text-align:left;">Quoi, de l'ingénérie dans un bac à fines herbes et à laitues? Ouep, plutôt par plaisir que par utilité, mais bon, je crois que je dois expliquer quelques trucs. Si vous remarquez bien, de l'extérieur, vous remarquerez que les bacs ont chacun un tuyau de PVC sur le côté. Contrairement à ce que l'on peut croire aussi, la jutte n'est pas uniquement là pour décorer le bac. Elle tient le sol relativement en place dans le bac, car celui-ci contient un double-fond.</p>
<p style="text-align:left;">Le design du bac est inspiré du projet "<a href="http://rooftopgardens.ca/fr">Les jardins sur les toits</a>", lancé par Alternatives, le Santropol Roulant (mieux connu pour la popotte roulante) et d'autres groupes sociaux de Montréal. Les buts du projet sont multiples: en premier, favoriser l'agriculture à l'intérieur de la ville de Montréal, par l'éducation du public et en aidant à implanter des bacs dans les habitations des gens. En second lieu, le Santropol fait aussi pousser dans des lieux universitaires, comme à McGill (près du Burnside Hall, à l'entrée) ou à l'UQAM (au dernier étage du pavillon de design et des arts, sur la terrasse), des légumes comme des plants de tomates, des choux-fleurs, de la bonne vieille ciboulette et quelques autres trucs qui sembleraient incongrus à voir pousser dans un bac à Montréal. Ces légumes servent ensuite à répondre à environ 1/3 des besoins en légumes du Santropol pour faire les repas de la popotte roulante, qui sont livrés aux personnes âgées de la région.</p>
<p style="text-align:left;">Les contenants pour faire pousser les légumes sont relativement variés. On passe d'un bac à ciment aux barrils pour récupérer les eaux de goutières, en pasant par les "piscines" qui servent en aménagement paysager pour créer un bassin artificiel. On emploie même des tuyaux de drainage sur les escaliers en colimaçon de Montréal pour y faire pousser des plantes. Mais le bac classique est un bac ressemblant à un bac de récupération (si je me rappelle bien, c'est d'ailleurs la compagnie qui fabrique les bacs de recyclage de la ville qui les a fabriqués pour le projet), avec un double-fond.</p>
<p style="text-align:left;">Expliquons donc un peu le fonctionnement du bac. Celui-ci contient un double-fond, comme mentionné plus haut, qui sert de réserve d'eau. Sur les côtés de ce double-fond, une partie de terre est retenue par une structure, mais est capable d'absorber l'eau contenue dans le double-fond avec un rythme régulier et lent. L'eau peut ensuite remonter par capilarité vers le haut du sol, jusqu'à la zone des racines de la plante, par infiltration.</p>
<p style="text-align:left;">Mais qu'est-ce que l'infiltration par capilarité? Je vais essayer de l'expliquer de façon simple et de faire semblant de mettre à profit mon cour de génie des bioressources en hydrologie. Lors d'une infiltration classique (prenons un exemple: l'eau de pluie tombe sur le sol), il existe deux types d'infiltration: l'infiltration par gravité et l'infiltration par capilarité. Une infiltration par gravité est due au poids de l'eau, qui est plus fort que la force exercée par le sol. À cause de cela, l'eau a tendance à s'infiltrer dans le sol plus profondément. L'infiltration par capilarité, quant à elle, est légèrement plus complexe. Dans le sol, il y a des particules diverses: des nutriments, le sol lui-même, mais aussi de l'air, de l'eau et des espaces vides. Un sol avec de l'eau est plus lourd qu'un sol avec de l'air, qui lui est légèrement plus lourd qu'un sol avec des espaces vides. Mais lorsque l'on place ces trois sols ensemble, celui-ci a tendance à chercher un état d'harmonie, où la densité de chaque parcelle de sol est plus ou moins équivalente. Donc, il s'effectuera des échanges dans le sol qui feront que la partie contenant moins d'eau "aspirera" (comme un aspirateur, mais à un rythme plus lent) des particules d'eau, jusqu'à ce que l'état du sol soit harmonisé.</p>
<p style="text-align:left;">J'espère que ça n'a pas été trop compliqué ou ennuyant à expliquer, mais je trouvais que c'était une anecdote liée à mon domaine et que ce serait une perte de ne pas aller plus en profondeur.</p>
<p style="text-align:left;">Le double-fond sert de réserve d'eau. Cela permet de rendre la distribution d'eau plus égale, d'irriguer la zone des racines plutôt que le deçu du sol et d'arroser les plants environ 2 fois moins. Afin de remplir le double-fond, j'ai placé un tuyau de PVC beige pour pouvoir vider de l'eau à l'intérieur.</p>
<p style="text-align:left;">La jutte, c'est un ajout personnel de ma part. Premièrement, cela permet de réduire la quantité de terre qui se ramasse dans le double-fond qui sert de réserve d'eau. Qui plus est, cela donne aussi la forme appropriée au bac. Si je veux transplanter mes trucs dans un autre bac, je n'ai aussi qu'à soulever la jutte, et toute la terre et les plantes suivront. Finalement, cela fait qu'il est plus facile de me débarasser du sol à la fin de la saison, si c'est ce que je veux. Je vais voir les résultats que j'obtiens avec cette technique de la jutte, et si elle marche bien, je la donnerai au projet "Les jardins sur les toits", mais je pense que j'obtiendrai de bons résultats. Pour l'instant, le projet des jardins utilise des sols particuliers dans les coins, comme le paillis de coco (cher!) ou un sol très enrichi de perlite (les sortes de billes blanches que vous voyez dans les engrais de sols), pour que le moins de terre possible n'entre dans la réserve d'eau.</p>
<p style="text-align:left;">Un dernier point demeure à savoir: pourquoi devrait-on faire pousser des trucs dans des bacs, plutôt que dans le sol? Premièrement, pour la santé de la plante et votre santé, si vous mangez ce qui en ressort. Des études faites dans le département de Soil Science de mon campus (campus MacDonald de McGill) ont démontré que les sols de Montréal contenaient une plus grande concentration de métaux lourds que le sol classique des basses terres du Saint-Laurent. Si vous voulez manger quelque chose qui pousse dans un sol partiellement ou officiellement contaminé, c'est votre affaire, mais moi j'en mangerai pas. Si vous passez dans les jardins communautaires, vous verrez aussi que le sol employé est légèrement surélevé et tient grâce à de petites structures de bois. On appelle cela, dans le jargon, du "jardinage de carré de sable". On ajoute une couche de top soil sur la terre contenue dans le jardin communautaire, car la majorité d'entre eux sont installés dans des sols contaminés (ce sont les terrains de la ville qui se vendent le moins cher, alors aussi bien en faire des jardins où les gens pourront planter des fleurs).</p>
<p style="text-align:left;">Le second argument est que ce n'est pas tout le monde qui a accès à un jardin. Une famille dans un 5½ au 3e étage d'un bloc appartement peut difficilement négocier avec le propriétaire pour avoir accès à une partie de sa cour pour planter des légumes, par exemple. Avec les moyens de sécurité appropriés, par contre, la famille peut s'installer un bac sur le balcon (une "trousse prête à pousser", comme ils disent aux jardins sur les toits). Cela rend le jardinage accessible à plus de gens dans la ville. Et de rendre le jardinage plus accessible permet aussi d'embellir le milieu de vie des gens, mais ça c'est un avis plutôt personnel.</p>
<p style="text-align:left;">Finalement, je suis bien content de mes deux bacs. Ils vont me permettre d'avoir des aliments à cuisiner, à défaut d'avoir un quelconque talent en cuisine. En plus, ça m'a permis de travailler quelques concepts de génie des bioressources, même si j'ai surtout survolé mes apprentissages dans cette application. Mais après tout, l'agriculture est surtout un domaine pratique, plus que théorique. Un fermier apprend beaucoup de choses d'une vie passée sur la ferme qu'un ingénieur ou un agronome apprend à sa dernière année de formation... Donc, des petits projets comme celui-là me permettent d'améliorer un peu mes connaissances et de les mettre en application.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'agriculture urbaine à La Havane]]></title>
<link>http://manx.wordpress.com/?p=76</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 01:04:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Manx</dc:creator>
<guid>http://manx.wordpress.com/?p=76</guid>
<description><![CDATA[Bon, je sais que Cuba est une île bien particulière. Sous blocus américain, son plus proche voisi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, je sais que Cuba est une île bien particulière. Sous blocus américain, son plus proche voisin, depuis bientôt une cinquantaine d'année, ce pays subit une dictature qui a eu ses moments de gloire et de graves moments de crise. Là-dessus, j'espère que tout le monde s'entendra. La révolution de Fidel Castro a été nécessaire dans un climat où les esclaves que l'on appelait employés avaient à peine de quoi se payer ce qu'ils produisaient, pendant qu'on vendait ces cigares à prix exhorbitants aux riches du voisin d'à côté. Maintenant, les gens de Cuba sont en santé et savent lire et écrire, malgré que, malheureusement, on leur interdise d'écrire ce qu'ils veulent... </p>
<p>Mais je vais plutôt parler de ce que l'agriculture urbaine a entraîné comme révolution dans les régions de Cuba, mais surtout dans sa capitale, La Havane. En 1990-1991, suite à la chutte de l'URSS, la majorité des pays communistes, comme Cuba, sont tombés dans une récession économique majeure. Le plus gros poids de leur axe venait de s'effondrer, et plusieurs de ces pays s'en sont à peine remis. À cause de cela, le prix des fertilisants (faits à base de gaz naturel, et qu'il fallait donc importer) avait augmenté drastiquement sur l'île, ce qui fit augmenter le prix des denrées alimentaires.</p>
<p>Pour compenser à ce manque, les Cubains ont du faire preuve d'ingéniosité. Tout d'abord, ils passèrent à une agriculture plus soutenable pour les sols, quitte à diminuer la production, pour employer moins d'engrais. Par la suite, on créa des départements gouvernementaux qui eurent pour mandat de favoriser l'agriculture en milieu urbain. Le principal centre fut, bien entendu, situé à la Havane.</p>
<p>Suite à l'implantation d'incititatifs pour favoriser l'agriculture en ville, certains marchés de producteurs prirent naissance. Cette influence des marchés locaux aida les villes. Une <a href="http://www.ruaf.org/node/249">étude</a> de 1999 du RUAF (Resource Centers on Urban Agriculture and Food Security) montre que dans les années qui suivirent l'implantation de l'agriculture urbaine à La Havane, les prix de la nourriture dans les grandes épiceries ont grandement diminué, pour se stabiliser environ 5 ans après à un prix qui pouvait être de 2 à 3 fois moins élevé.</p>
<p>Cet example en est un qui montre qu'en cas de pénuries de nourriture, il devient non seulement économique, mais aussi un enjeu social, de développer un réseau d'agriculture urbaine, car cela permet d'ajouter des revenus à bien des gens et permet de nourir plus de personnes, grâce à un coût de production plus bas. Et avec un prix du brut qui continue à augmenter, le transport de nourriture deviendra un facteur de plus en plus important dans le prix des produits. "Think globally, eat locally" passera de plus en plus d'un enjeu environnemental à un enjeu social sur l'alimentation.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des fermes en ville]]></title>
<link>http://manx.wordpress.com/?p=68</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 03:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Manx</dc:creator>
<guid>http://manx.wordpress.com/?p=68</guid>
<description><![CDATA[ 

Selon les experts, environ 80% du territoire agricole est déjà utilisé. Il y a donc un manque]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"> </p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" style="vertical-align:middle;" src="http://www.verticalfarm.com/images/design/livingtower/1280x1024/pers_generale.jpg" alt="La " width="300" height="300" /></div>
<p>Selon les experts, environ 80% du territoire agricole est déjà utilisé. Il y a donc un manque en nouvelles terres agricoles, et plusieurs ne sont pas aussi fertiles qu'elles pourraient l'être. Une grande partie de ces terres se situerait en Russie et dans la région du Kazakhstan. Ainsi, la hausse de la production de nourriture ne peut plus être vraiment attribuée à l'utilisation de plus grandes superficies. Ou est-ce vraiment le cas?</p>
<p>L'agriculture urbaine permettrait d'utiliser des territoires que nous n'utilisons pas encore par des méthodes traditionnelles d'agriculture. Elle règlerait par contre un problème qui devient et deviendra de plus en plus grave au fur et à mesure que le prix de l'essence augmentera (et il augmentera): de trouver des manières économiques de transporter la nourriture du lieu de production au lieu de consommation afin de nourir les plus démunis. Attendez-vous à voir de plus en plus d'alternatives dans ce genre prendre du contenu et être sérieusement envisagées, avec l'appui de la population.</p>
<p>Voilà le projet <a href="http://www.verticalfarm.com">Vertical Farm</a>. Ce projet, simple en essence, est de ne plus penser à l'agriculture en termes de superficie, mais bien en termes de volume. Selon Dickson Despommiers, professeur de sciences environnementales à l'université de Columbia, une sorte de "serre" de 21 étages aurait un potentiel équivalent à 588 acres de terres et pourrait produire 12 millions de terres de laitue. L'emploi de techniques d'irrigation particulières et la possibilité de faire pousser des produits à l'année longue augmente les rendements.</p>
<p>En ce moment même, de tels projets pourraient être rentables dans certaines régions urbaines. L'implantation d'un des designs de Despommiers coûterait 84 millions de dollars à fabriquer, des coûts d'opération de 5 millions par année et générerait des profits de 18 millions de dollars sur cette même période de temps. <a href="http://money.cnn.com/2007/09/10/technology/farming_vertical.biz2/index.htm?section=money_topstories">CNN-Money</a> a jugé le projet assez intéressant pour le publier, et l'on sait que CNN est un gros repaire d'environnementalistes.</p>
<p>Le projet Vertical Farm a aussi l'intention de s'impliquer dans l'environnement urbain en tant que modèle de développement durable. À titre d'exemple, les architectes tentent de profiter de plusieurs facteurs naturels, comme des chambres pour laisser circuler le vent, ou d'employer l'énergie solaire passive (ce que les serres font avec grand talent pour augmenter la lumière, facteur important pour faire pousser des plantes). L'emploi d'énergies renouvelables est au premier plan: on suggère de récupérer des déchets de restaurants, qui doivent actuellement payer pour s'en débarasser, afin d'utiliser la matière organique pour générer des biogaz qui pourraient produire de la chaleur pour le bâtiment. Le recyclage des eaux usées peut aussi être employée. Finalement, l'emploi d'énergies éoliennes et solaires à des fins de production électrique peuvent, pour des projets à cette échelle, fournir l'électricité nécessaire au reste du chauffage du bâtiment, à l'éclairage et aux opérations du gratte-ciel.</p>
<p>Devant cette idée innovatrice, il faut tout de même voir qu'avec la situation actuelle, l'agriculture urbaine s'avérera être une avenue importante pour régler les problèmes de nourriture dans l'avenir. Les fermes verticales sont un bon moyen d'obtenir des rendements élevés en production de nourriture dans les villes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'auto-récolte et le concept de Selbsternte (Vienne)]]></title>
<link>http://manx.wordpress.com/2007/11/18/lauto-recolte-et-le-concept-de-selbsternte-vienne/</link>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2007 04:05:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Manx</dc:creator>
<guid>http://manx.wordpress.com/2007/11/18/lauto-recolte-et-le-concept-de-selbsternte-vienne/</guid>
<description><![CDATA[À défaut de pouvoir faire des recherches supplémentaires, je vais utiliser mes recherches de clas]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>À défaut de pouvoir faire des recherches supplémentaires, je vais utiliser mes recherches de classe et en faire quelques billets intéressants. Voilà, comme j'ai beaucoup travaillé récemment sur l'agriculture urbaine, je vais lancer une liste d'innovations à ce sujet.</p>
<p>La première d'entre elles vient d'Autriche. Ce pays comporte environ 8 millions d'habitants, et se situe à la limite entre l'Europe de l'ouest et de l'est. Sa capitale, Vienne, contient 20% de sa population, soit environ 1,6 millions de personnes.</p>
<p>La particularité de Vienne? La Green belt. 48% de la ville est composée d'espaces verts, et 30% de la ville est composée d'un forêt! On ne blague pas avec la verdure dans la ville, et ça rapporte. En termes de conditions de vies évaluées dans 127 villes du monde, Vienne est la 3e ville avec la meilleure qualité de vie.</p>
<p>L'agriculture urbaine dans la ville a été commencée en 1987, lorsque l'on a créé le concept de Selbsternte (traduction: auto-récolte). L'idée est bien simple: une parcelle de terre est cédée pour une exploitation agricole. On la sépare ensuite en cellules de 40 m² ou de 80 m². Pendant 136 jours chaque année, on loue ces cellules aux citoyens, qui viennent faire pousser leur nourriture en utilisant des procédés biologiques (les pesticides pourraient se propager dans les autres plantations ou rester dans l'air, à défaut de pouvoir être captés par la biosphère) et font leurs récoltes. Ils peuvent aussi profiter des conseils de fermiers sur place. Après ces 136 jours, les fermiers ferment les cellules et retravaillent la terre, afin que celle-ci soit prête pour l'année suivante.</p>
<p>Ainsi, en 2002, 6.9 km² de la ville et des environs étaient réservés à l'auto-récolte. Rothneusiedl, le premier terrain de Selbsternte, fait 3.2 km². Des centaines de récolteurs obtiennent des légumes biologiques chaque année grâce à ce concept. Sur le marché conventionnel, il leur coûte moins cher de faire pousser leur nourriture que de l'acheter au supermarché. Sur le marché biologique, il en coûte environ 3 fois moins cher.</p>
<p>Les Selbsternte ont aidé les citoyens qui y ont participé. Ils permettent de créer un des rares liens entre la nourriture que l'on mange et l'activité qui la produit (en fait, la nature la produit, mais dans la majorité des cas de ce que l'on mange, l'Homme y a donné un coup de pouce) et de pratiquer une activité à l'extérieur. Elle permet aussi de redonner une place à la nature dans la ville, ce qui n'est pas toujours facile à faire avec sérieux. Cette place est aussi occupée de façon utile, par la production de nourriture.</p>
<p>Il faut dire que les jardins communautaires de Montréal font pâle figure comparé aux espaces verts de Vienne (remarquons que Montréal a une position fort enviable au niveau de la verdure, malgré tout). Aucun d'entre eux ne fait bien plus qu'un acre. La demande est très faible, et les jardins sont souvent installés sur des terrains contaminés n'ayant pas de valeur mobilière. On cultive la nourriture dans des "bacs à sables" (un boxe en bois de quelques pouces de haut) que l'on a rempli de terre, afin de permettre l'agriculture dans une terre saine et non-contaminée, dans plusieurs cas. C'est ainsi dans deux des trois jardins près de chez moi que j'ai pu visiter.</p>
<p>En Europe, un jardin est un signe de richesse. Le château de Versailles est un lieu extrêmement riche, magnifique, mais ses jardins étaient la richesse de l'époque. Plusieurs Européens font pousser de la nourriture dans les cours de Montréal, allant de la vigne aux tomates, en passant par les jalapenos et les figues. En Amérique, on tend à mesurer la richesse avec d'autres indicateurs. On aime avoir le gros char et mettre les grosses lumières à Noël. Peut-être qu'il manque quelque chose pour prétendre être vraiment heureux et vraiment riche.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les jardiniers des bidonvilles]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/05/10/les-jardiniers-des-bidonvilles/</link>
<pubDate>Thu, 10 May 2007 07:13:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/05/10/les-jardiniers-des-bidonvilles/</guid>
<description><![CDATA[Les jardiniers des bidonvillesAgence Science-Presse, Nicole Castéran
À Rosario, en Argentine, les ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les jardiniers des bidonvilles</strong>Agence Science-Presse, Nicole Castéran</p>
<p>À Rosario, en Argentine, les jardins communautaires fournissent des emplois aux démunis.</p>
<p> </p>
<p>À Rosario, plus de 100 000 personnes vivent dans des abris de fortune construits sur des terrains qui ne leur appartiennent pas. On appelle ces quartiers <em>villas miseria</em>, les villes de misère.<span style="text-decoration:line-through;"> </span></p>
<p>En 2002, lors d’une grave crise économique, la municipalité a prêté à des gens démunis des lopins de terre situés dans des terrains vacants. On leur a distribué des semences et des outils et ils se sont mis au travail. On leur a appris comment faire du compost avec des vers de terre, comment collecter l'eau de pluie pour l'arrosage, etc.</p>
<p><strong>Jardiner à temps plein</strong>Quatre ans après la crise, plusieurs ont retrouvé leurs anciennes occupations. D'autres ont choisi de devenir de véritables agriculteurs urbains. Quelques fois par semaine, ils vendent leurs fruits et leurs légumes dans les marchés de quartier.</p>
<p> </p>
<p>Des architectes de l'Université McGill, à Montréal, aident la ville de Rosario à accroître ses activités d'agriculture urbaine*. " Dans ces quartiers défavorisés, nous essayons d'intégrer de façon permanente des espaces agricoles, explique Vikram Bhatt, directeur du projet. Ce peut être dans les cours des maisons, le long des rues, des voies ferrées, des cours d'eau, ou même dans les parcs. C'est ce qu'on appelle des <em>paysages comestibles</em>. "</p>
<p>*Ce projet est financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).</p>
<p><strong>Et ça continue !</strong>Le gouvernement a ensuite encouragé les producteurs à transformer leur récolte, pour avoir plus de travail et de revenus.</p>
<p> </p>
<p>C’est ainsi qu’aujourd’hui, les femmes fabriquent et vendent confitures, biscuits, petits pains ou tartes. D’autres cultivent des plantes médicinales pour en faire des savons et des produits de beauté. La municipalité leur construit une petite fabrique, pour qu’elles puissent travailler à leur aise.</p>
<p>On essaie aussi d’intéresser les jeunes à l’agriculture urbaine. Par exemple, les enfants du bidonville de La Lagunita peuvent s'initier à la culture des plantes comestibles au Jardin de los Niños (Jardin des enfants). À Molino Blanco, on a aménagé un parc-jardin avec des aires éducatives, des sentiers pédestres et un terrain de soccer.</p>
]]></content:encoded>
</item>

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