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	<title>amnistie-internationale &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/amnistie-internationale/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "amnistie-internationale"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 06:56:39 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Élections en Russie : Medvedev vainqueur ]]></title>
<link>http://monbillet.wordpress.com/?p=57</link>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 05:24:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>mesbillets</dc:creator>
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<description><![CDATA[À 11h12, heure de Moscou, dimanche 2 mars 2008, Mon Billet déclare que Dmitri Medvedev sera le pro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>À 11h12, heure de Moscou, dimanche 2 mars 2008,<b> Mon Billet</b> déclare que Dmitri Medvedev sera le prochain président de Russie.</p>
<p>Une victoire que nous aurions aussi bien été en mesure de déclarer la semaine dernière ou, pourquoi pas, le mois dernier. L'issue ne fait en effet aucun doute et les autres candidats à cette élections ont subis amplement de répressions et obstructions, de la monopolisation et le noyautage des médias russes à l'arrestation et l'interdiction de manifester en passant par les pressions directes sur les électeurs, pour leur enlenver toute chance à cette élection. La journée d'élection n'est certes pas terminée (elle est toujours en cours en Russie au moment ou j'écris ces lignes) mais la question qui subsiste n'est pas <i>qui gagnera</i> (le vainqueur est Vladimir Poutine), mais plutôt <i>quel sera le résultat obtenu par Medvedev</i>?</p>
<p><img src="http://monbillet.wordpress.com/files/2008/03/medvedev_poutine.jpg" alt="Medvedev et Poutine" /></p>
<p>De fait, <b>ce qui se joue vraiment dans les 96 301 bureaux de vote du pays, c'est l'apparence de démocratie et la relative légitimité  que la participation des voteurs russe donnera à cette nomination de Medvedev</b>, question de faire taire détracteurs et critiques. Un vote massif en faveur de Medvedev laissera les mains libres à Poutine qui pourra ensuite s'occuper de sa propre élection comme premier ministre. Gageons que la démocratie sera également la grande gagnante durant cette autre campagne électorale !</p>
<p>Puisqu'on y est: petit regard sur la couverture donnée à ces élections dans les derniers jours dans quelques médias :</p>
<ul>
<li><a href="http://russiactu.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/02/29/fin-de-campagne-electorale-en-russie.html" title="http://russiactu.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/02/29/fin-de-campagne-electorale-en-russie.html" target="_blank">Fin de campagne et pressions en Russie (Russiactu')</a></li>
<li><a href="http://www.liberation.fr/actualite/monde/313045.FR.php">La non-campagne de Russie (Libération)<br />
</a></li>
<li><a href="http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/texte_complet.php?id=81,12399,0,022008,1417990.html&#38;ref=nouvelles">Élections en Russie: les blogueurs à l'affût (La Presse, Québec)</a></li>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3214,55-1016533,0.html?xtor=RSS-3214">Les Russes savent que cette élection est une farce, mais ils jouent le jeu (</a><a href="http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3214,55-1016533,0.html?xtor=RSS-3214">Le Monde) </a></li>
<li><a href="http://www.centpapiers.com/Elections-du-2-mars-en-Russie,3191">Élections du 2 mars en Russie : démocratie sous haute surveillance de l’État (</a><a href="http://www.centpapiers.com/Elections-du-2-mars-en-Russie,3191">CentPapiers)</a></li>
<li><a href="http://www.ledevoir.com/2003/12/10/42525.html">Les élections en Russie - Une «démocratie dirigée» (Le Devoir, Québec)<br />
</a></li>
<li><a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/02/28/98033.shtml">Simulacre d'élections en Russie (Radio-Canada)<br />
</a></li>
<li><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-monde/les-droits-civiques-ont-recule-en-russie-affirme-amnesty/924/0/225565">Les droits civiques ont reculé en Russie, affirme Amnesty (Le Point) </a></li>
<li><a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/098/article_63376.asp">Libertés en berne (</a><a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/098/article_63376.asp">RFI)</a></li>
</ul>
<p>___________________________________________________<font size="1"><br />
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]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[*Livre: Droits humains ne rime pas avec Olympiques selon Amnistie internationale]]></title>
<link>http://ventdest.wordpress.com/?p=112</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 15:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Robin</dc:creator>
<guid>http://ventdest.wordpress.com/?p=112</guid>
<description><![CDATA[Alors que les Jeux olympiques s’approchent et que la Chine est officiellement entrée dans la nouv]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><font color="#800000">Alors que les Jeux olympiques s’approchent et que la Chine est officiellement entrée dans la nouvelle année du rat, on entend de plus en plus parler de cet évènement majeur de l’année en Chine, si ce n’est l’évènement le plus marquant et le plus visible sur la scène internationale depuis le sombre épisode de <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_la_place_Tian%27anmen">Place Tiananmen</a>. Seulement cette fois, le pouvoir en place veut en faire un évènement à l’image positive, coûte que coûte.</font></em></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/soutenir/achetez/publications/droits_humains_en_chine_le_revers_de_la_medaille"><img border="0" align="right" width="186" src="http://ventdest.files.wordpress.com/2008/02/livre-chine-autrement-350537.jpg" alt="Droits humains en Chine, le revers de la médaille" height="356" /></a>Selon le quotidien <a target="_blank" href="http://www.ledevoir.com/2008/02/06/174920.html?fe=3079&#38;fp=192606&#38;fr=66024">LeDevoir</a>, Amnistie internationale vient de faire paraître un livre qui dénonce la situation des droits humains en Chine, <a target="_blank" href="http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/soutenir/achetez/publications/droits_humains_en_chine_le_revers_de_la_medaille"><em>Droits humains en Chine, le revers de la médaille</em></a>, des éditions <a target="_blank" href="http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746711075">Autrement</a>. Le lancement se produit en pleine vague d’arrestations de dissidents du régime, dont le dissident Hu Jia et le cyberdissident Lu Gengsong pour "incitation à la subversion".</p>
<blockquote>
<p style="margin-right:0;" dir="ltr">Jim Yardley du New York Times a couvert <a target="_blank" href="http://www.nytimes.com/2008/01/30/world/asia/30dissident.html?_r=1&#38;ref=asia&#38;oref=slogin">l’arrestation de M.Hu</a> le 30 janvier 2008 (il est arrêté depuis la fin décembre 2007). Tel qu’il l’expose dans son article, il est de l’opinion d’un juriste expert qui connaissait Hu qu’il s’agit d’un effort planifié pour faire taire les dissidents <em>et</em> les dissidents potentiels en vue des Jeux olympiques. Il parle aussi des réaction à son arrestation, qui est jugée excessive, puisque M. Hu ne serait pas un véritable opposant au régime, mais simplement un citoyen qui exposait les problèmes auxquels les Chinois font face et qui intervenait en s’impliquant personnellement dans ces causes. Selon Pierre Haski, auteur de la préface du livre d’Amnistie internationale (cité dans LeDevoir) et ancien correspondant du quotidien français Libération en Chine, l’arrestation récente de Hu Jia est littérallement "un défi à la terre entière" lancé par les autorités chinoises.</p>
</blockquote>
<p style="margin-right:0;" dir="ltr">Dans son livre, Amnistie internationale dénonce le contrôle plus grand des médias, du réseau Internet, la peine de mort, le lot des travailleurs migrants et des pratiques telles que la "désintoxication obligatoire" des toxicomanes. Le lancement aurait aussi été l’occasion de divulguer les détails de la campagne J-100, qui aura pour but d’éveiller l’opinion publique internationale aux droits humains en Chine dans la période précédent les Jeux.</p>
<p style="margin-right:0;" dir="ltr"><strong>Au sujet de la censure...</strong></p>
<p style="margin-right:0;" dir="ltr">Dans l’article <a target="_blank" href="http://www.telegraph.co.uk/connected/main.jhtml?xml=/connected/2008/02/02/dlchina102.xml"><em>The Year of the Censorship of the Olympics</em></a>, James Knight du quotidien britanique Telegraph développe plus en détails la question du contrôle des communications à prévoir dans le cadre des Jeux olympiques. Selon lui, les scandales censurés et les mesures prises par le gouvernement pour les étouffer seront décuplés avant et au moment où jusqu’à 500 000 visiteurs et plus de 20 000 représentants des médias seront sur place avec leurs appareils d’une efficacité impossible à contenir pour les censeurs. La table risque d’être mise pour des confrontations entre les forces de l’ordre et des représentants des organisations de défense des droits humains qui pourraient essayer d’en profiter pour exposer à la face du monde des situations dont l’opinion publique internationale ne se soucie guère.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Deux publicités chocs d'Amnistie internationale]]></title>
<link>http://monbillet.wordpress.com/2008/01/07/deux-publicites-chocs-damnistie-internationale/</link>
<pubDate>Mon, 07 Jan 2008 09:17:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>mesbillets</dc:creator>
<guid>http://monbillet.wordpress.com/2008/01/07/deux-publicites-chocs-damnistie-internationale/</guid>
<description><![CDATA[
 Simulacre d&#8217;exécution

 Humiliation. Méthode médiévale de torture&#8230;
Les images date]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://grenouilleventriloque.unblog.fr/files/2008/01/amnestymockexecution.jpg" class="imagelink" title="Simulacre d'ex�cution ..."><img src="http://grenouilleventriloque.unblog.fr/files/2008/01/amnestymockexecution.jpg" alt="Simulacre d'exécution ..." border="0" hspace="2" vspace="0" width="400" /></a><br />
<font size="2"> Simulacre d'exécution</font></p>
<p><a href="http://grenouilleventriloque.unblog.fr/files/2008/01/ai.jpg" class="imagelink" title="m�thode m�di�vale de torture ..."><img src="http://grenouilleventriloque.unblog.fr/files/2008/01/ai.jpg" alt="méthode médiévale de torture ..." align="absmiddle" border="0" width="400" /></a><br />
<font size="2"> Humiliation. Méthode médiévale de torture...</font></p>
<p align="left">Les images datent d'une ou deux années, mais elle sont toujours tristement d'actualité !</p>
<p align="left">_______________________________________________________________________<br />
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]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Birmanie: un «optimisme» authentique ?]]></title>
<link>http://noechartier.wordpress.com/?p=13</link>
<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 21:18:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>noechartier</dc:creator>
<guid>http://noechartier.wordpress.com/?p=13</guid>
<description><![CDATA[En regardant brièvement les récents développements en Birmanie, on pourrait être porté à croir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En regardant brièvement les récents développements en Birmanie, on pourrait être porté à croire qu’il y a eu un «retour à la normale» et qu’il y a même une voie à la «réconciliation nationale». L’envoyé spécial des Nations Unies, Ibrahim Gambari, a terminé une deuxième visite au pays la semaine dernière, et Aung San Suu Kyi, chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) ayant passé douze des dix-huit dernières années en réclusion, a eu l’autorisation de rencontrer des hauts responsables de son parti, une première depuis 2004.</p>
<p>Suite à cette rencontre, les propos rapportés des membres de la LND qui ont rencontré Suu Kyi laissaient espérer un regain d’optimisme dans le camp démocrate. «Aung San Suu Kyi a dit qu'elle pensait que les autorités avaient la volonté [d'œuvrer à la] réconciliation nationale», a indiqué le porte-parole de la LND, Nyan Win, selon AFP. Mais «réconciliation nationale» n’est qu’un terme qui peut s’apprêter à différentes sauces. La junte militaire œuvre depuis longtemps pour accoucher de son projet de nouvelle constitution devant mettre en pratique une «démocratie disciplinée» n’enlevant en rien le dernier mot aux généraux.</p>
<p>Ces derniers auraient-ils finalement mis un peu d’eau dans leur vin, forcés par la pluie de critiques de pays étrangers? On a rapporté que les discussions entre Suu Kyi et des cadres de son parti s’étaient déroulées ouvertement, ce qui est douteux si l’on considère qu’elles ont eu lieu à l’intérieur d’une résidence gouvernementale.</p>
<p>Cette position conciliatrice de l’éternelle opposante démocrate a nettement plu au régime militaire, qui a publié sa photo ainsi qu’un article en première page du quotidien officiel, New Light of Myanmar, le samedi 17 novembre. On la voit en compagnie du général Aung Kyi, un représentant du gouvernement agissant comme agent de liaison entre Mme Suu Kyi et le haut de la hiérarchie militaire. Habituellement, la couverture que reçoit la dame est négative, étant dépeinte comme «dépassée».</p>
<p>Pour la junte, cet apparent rapprochement ne pourrait être qu’un coup de relations publiques, alors qu’un autre envoyé spécial de l’ONU, Paulo Sergio Pinheiro, est arrivé au pays le 11 novembre pour enquêter sur les droits de l’Homme en Birmanie. Avant la dernière visite d’Ibrahim Gambari, les autorités avaient expulsé le plus haut diplomate de l’ONU en Birmanie, Charles Petrie, après que celui-ci eut critiqué la situation économique du pays. On avait alors dénoncé un coup de théâtre visant à faire déraper l’agenda de M. Gambari qui devait œuvrer à rétablir le dialogue entre les généraux et la LND. Il y avait donc certaines craintes que l’envoyé de l’ONU ne cherche davantage à obtenir des explications sur l’expulsion de M. Petrie que de s’appliquer à son mandat.</p>
<p>Mais l’expulsion de M. Petrie a, dans le discours, davantage choqué les États-Unis que le secrétaire général de l’ONU. Les États-Unis s’étaient dits «outrés», tandis que Ban Ki-moon était «déçu».</p>
<p>M. Gambari semble avoir gardé le cap et il est sorti de Birmanie aussi grandi que la junte. Non seulement des membres de la LND ont pu s’entretenir avec leur chef, dans des circonstances douteuses, mais Aung San Suu Kyi a remis un message public à Gambari qui souligne l’importance de l’ONU dans le processus de réconciliation nationale. La lettre comporte six points et, dans le premier point, Mme Suu Kyi écrit : «Je suis aussi reconnaissante envers le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, pour son soutien inébranlable à la cause de la réconciliation nationale, à la démocratie et aux droits de l’Homme dans mon pays.»</p>
<p>Dans les autres points, elle dit «accueillir» la nomination de l’agent de liaison Aung Kyi, dans l’espérance qu’un dialogue avec le leadership du régime pourra être établi sous peu. Elle se dit également prête à «coopérer avec le gouvernement afin de faire du processus de dialogue un succès et d’accueillir les bons offices nécessaires des Nations Unies pour aider à faciliter nos efforts dans ce sens.»</p>
<p>En outre, elle appelle à respecter les opinions des minorités ethniques, dans un souci d’unité nationale et elle interpelle également les autres pays membres de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est).</p>
<p>De tels propos sans confrontation sont du bonbon pour la junte. Suu Kyi projette une image de quasi-capitulation, elle qui est épuisée après ces années de tourmente et la vue de son peuple qui s’enfonce. Ayant constaté la répression sans merci de la population le mois dernier, le mentorat des Nations Unies et l’appui des pays voisins deviennent indispensables. Mais la présence sur le Conseil de sécurité de pays amis de la junte et les relations économiques étroites qu’entretiennent plusieurs pays de l’ASEAN avec la Birmanie ne laissent présager rien de significatif.</p>
<p>Entre-temps, la répression est loin d’être terminée pour une quantité inconnue de personnes qui croupissent encore dans les prisons. Alors que des éléments modérés sont relâchés au compte-goutte, révélant des abus dignes de la pire sauvagerie, les meneurs, moines et universitaires paient encore la note salée de l’espoir démocratique.</p>
<p>Des organisations des droits de l’Homme sont encore très actives à recenser les violations et à tenter d’influencer les prochains pas de la communauté internationale.</p>
<p>«Le gouvernement militaire s’est engagé dans des numéros de relations publiques comme permettre à Gambari d’être photographié en compagnie d’Aung San Suu Kyi, mais il a échoué à effectuer un seul geste significatif pour la réconciliation nationale et la protection des droits de l’Homme», fait remarquer Brad Adams de Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué. «Il est clair que le gouvernement essaie simplement d’acheter du temps en espérant que le monde va porter son attention ailleurs. L’ONU ne doit pas accepter cela.»</p>
<p>HRW souhaite que la Chine, l’Inde, la Russie et la Thaïlande offrent leur «soutien politique total» à la visite de Paulo Sergio Pinheiro, lui qui n’a pu mettre les pieds en Birmanie depuis 2003. En mars 2003, il avait quitté le pays après avoir découvert un magnétophone sous une table alors qu’il interrogeait un prisonnier politique à la prison d’Insein, rapporte HRW.</p>
<p>De son côté, Amnesty International contredit les affirmations du régime selon lesquelles la situation est «revenue à la normale», signalant une continuation de la répression suite aux manifestations qui avaient bouleversé le monde à la fin de septembre.</p>
<p>Zagana, un comédien birman réputé, a raconté ceci à Radio Free Asia après environ vingt jours d’emprisonnement, en partie dans la tristement célèbre prison d’Insein : «Les vies de ces jeunes ont été détruites. Ils sont en prison, certains sont morts […] Dans la prison, il y avait des moines avec des blessures par balle dans le dos. Aussi, j’ai vu des vieux moines d’environ 72 ans qui ont reçu des coups de pied dans les côtes, alors ils étaient penchés sur le côté.»</p>
<p><a href="http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2893/31/" target="_blank">http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2893/31/</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Amnistie internationale joue au ping-pong pour les droits de l’Homme en Chine]]></title>
<link>http://noechartier.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Sat, 29 Sep 2007 15:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>noechartier</dc:creator>
<guid>http://noechartier.wordpress.com/?p=15</guid>
<description><![CDATA[Avant de pleinement mettre en marche, en janvier 2008, sa campagne pour les droits de l’Homme en C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de pleinement mettre en marche, en janvier 2008, sa campagne pour les droits de l’Homme en Chine, <em>Compte à rebours pour les Jeux olympiques,</em> Amnistie internationale a organisé des joutes de ping-pong au carré Philips, au centre-ville de Montréal, le 29 septembre dernier. Une équipe était composée des «oppresseurs» et l’autre de «défenseurs des droits de l’Homme». Les membres de cette dernière équipe portaient des chandails avec les noms et photos de différents dissidents chinois renommés, comme Gao Zhisheng, Chen Guangcheng ou Shi Tao. Doit-on dire qu’ils gagnaient à coup sûr?</p>
<p>Le but de l’exercice était de dénoncer les nombreuses violations des droits de l’Homme en Chine : record d’exécutions, stérilisations forcées, persécution du Falun Gong, répression des minorités ethniques tibétaines et ouïghours, absence de liberté d’expression, etc.</p>
<p><em>La Grande Époque</em> a interviewé les responsables de deux organisations qui oeuvrent pour plus de liberté et de respect des droits fondamentaux en Chine. Tout d’abord, François Bugingo, président et porte-parole de Reporters sans frontières Canada, et Béatrice Vaugrante, directrice générale de la section canadienne francophone d’Amnistie internationale.</p>
<p><strong>Entrevue avec François Bugingo</strong></p>
<p><em>La Grande Époque (LGÉ) : Vous avez dit, dans votre discours, que la Chine est derrière pratiquement tous les régimes répressifs. Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent que les États-Unis ne sont pas mieux?</em></p>
<p>M. Bugingo : Je répondrais qu’aux États-Unis, malgré tous les défauts qu’on peut trouver au régime actuel, la liberté d’expression existe, les médias s’expriment, les opposants à la guerre en Irak ou en Afghanistan s’expriment d’une manière assez libre. Les pressions d’organisations comme les nôtres, comme Amnistie internationale, peuvent s’exercer directement sur le terrain. Vous savez, qu’en Chine, on n’a même pas le droit d’avoir des organisations internationales de défense des droits civiques ou des droits de l’Homme qui coopèrent à partir de la Chine. Dans le meilleur des cas, on opère à partir de Hong Kong. Je crois que, oui, il n’y a pas de régime parfait dans le monde. Je pense que la question des droits de l’Homme est un combat de tout temps, de toute haleine, mais il faut se dire qu’il y a des proportions à considérer et, aujourd’hui, quand on regarde ce qui se passe au Darfour; quand on regarde un pays comme le Zimbabwe qui était le grenier de l’Afrique et qui, aujourd’hui, vous rappelle les images de l’Éthiopie en 1984 quand les enfants mourraient de faim; quand on regarde ce qui se passe en Birmanie, aujourd’hui, à l’abri du regard international; on a le choix entre se dire «de toutes les manières tous les régimes sont pourris, donc restons à la maison», ou alors s’indigner. Et je crois que ce qui est le plus difficile, aujourd’hui au 21e siècle, c’est de développer le sens de l’indignation. Et sans indignation, on n’a pas d’âme, on n’a pas de raison d’être sur terre.</p>
<p><em>LGÉ : Pendant un certain temps, Reporters sans frontières avait cessé ses pressions sur Pékin au sujet des Jeux olympiques pour négocier directement avec le régime afin d’obtenir la levée de restrictions ou la libération de journalistes. N’avez-vous pas été un peu dupes de croire que le régime allait tenir compte de vos demandes?</em></p>
<p>M. Bugingo : Non. Je crois qu’on y est allé de bonne foi et je pense que le but ultime est essentiel. Au-delà de toutes les crises d’ego, de toutes les volontés de gagner toutes les batailles, ce n’est pas ça le plus important. Par ailleurs, les discussions que nous avons eues avec les autorités chinoises ne concernaient pas la libération de tel ou tel autre journaliste. C’était sur une base de durabilité, parce que nous ne sommes pas intéressés de voir quinze journalistes libérés pour être ré-emprisonnés aussitôt que les Jeux olympiques seront terminés. On veut une base permanente, ça veut dire ouvrir des bureaux à Pékin, permettre la liberté totale d’Internet, permettre l’expression libre des droits religieux, que ce soit Falun Gong, que ce soit d’autres mouvements comme le mouvement tibétain. On voulait quelque chose de beaucoup plus pérenne. Moi et Reporters sans frontières sommes entièrement convaincus que si la Chine avait fait le choix de venir à la table des négociations, alors que la Chine n’avait jamais daigné nous adresser la moindre réponse à toutes les demandes qu’on lui avait faites – aucune réponse pendant 25 ans – et là, c’étaient eux qui avaient fait le premier pas vers nous. Ça traduisait une certaine fébrilité parce qu’il faut dire qu’aujourd’hui la Chine n’a absolument pas l’intention de rater cette grande messe que seront les Jeux olympiques de 2008. Pour cela, ils sont prêts à énormément de concessions. Mais ça, il faut que les politiciens le comprennent, il faut que le Comité [international] olympique le comprenne, il faut que les entreprises qui font des affaires avec la Chine le comprennent, et tant qu’ils n’auront pas compris, malheureusement, on n’ira pas très loin.</p>
<p><em>LGÉ : Mais là, vous êtes de retour en force. Vous demandez le boycott finalement?</em></p>
<p>M. Bugingo : Absolument pas. Au contraire. On demande qu’il y ait autant de monde que possible. On veut rappeler aux journalistes qui iront couvrir les Jeux qu’ils représentent l’esprit démocratique, l’esprit libre. La Charte olympique comporte un article qui stipule qu’il faut qu’il y ait une évolution sociale et culturelle. On espère qu’il y aura énormément de journalistes qui ne se contenteront pas de nous parler des records qui vont être battus, mais qui vont aussi sortir et qui vont apporter énormément de lumière sur la réalité chinoise. Au contraire, on veut qu’il y ait le plus de monde possible. Maintenant, nos prochaines cibles vont être le Comité olympique, les athlètes qui vont être sur place, les entreprises qui vont commanditer les Jeux olympiques. Il est important que tout le monde ait conscience qu’on n’ira pas en Chine pour célébrer, tant que les Chinois, eux, n’auront pas le droit de faire la même chose.</p>
<p><em>LGÉ : Qu’est-ce que vous pensez des restrictions sur la presse qui ont été assouplies pour la tenue des Jeux, est-ce que c’est de la poudre aux yeux ou bien est-ce qu’ il y a eu certaines améliorations?</em></p>
<p>M. Bugingo : Il n’y a aucune restriction qui a été levée pour la tenue des Jeux.</p>
<p><em>LGÉ : Mais pour les journalistes étrangers?</em></p>
<p>M. Bugingo : Un journaliste étranger en Chine s’il n’a pas d’interlocuteur chinois, qu’est-ce qu’il vaut? À moins que vous parliez chinois. Je ne connais pas beaucoup de journalistes occidentaux de grande facture qui s’intéressent aux enjeux politiques et sociaux et qui parlent chinois. Donc, forcément, on est obligé de travailler avec des traducteurs chinois, on est obligé aussi de se fier à nos collègues chinois pour avoir une nouvelle. Quand on vous envoie comme reporter spécial en Chine pour une semaine, vous ne pouvez pas arriver à comprendre toutes les réalités sociales, culturelles et politiques. Vous avez absolument besoin à ce moment-là d’un guide, d’un fixer, d’un stringer. Sans que nos collègues chinois soient libérés et qu’ils aient la capacité de nous apporter de vraies informations, on sera des aveugles en train de se balader dans un champ de mines. Et à partir de ce moment-là, qu’est-ce qu’on peut apporter vraiment comme information? Je ne crois pas qu’il y ait eu tant d’améliorations que ça.</p>
<p><strong>Entrevue avec Béatrice Vaugrante</strong></p>
<p><em>LGÉ : Croyez-vous que, d’ici août 2008, il y a un pays qui va prendre une position très ferme par rapport aux Jeux olympiques? Ou est-ce qu’il y aura seulement les ONG qui vont contester?</em></p>
<p>Mme Vaugrante : Politiquement, je ne sais pas s’il y a un pays qui pourrait commencer à faire vraiment pression. Je pense qu’il y a plusieurs cibles à avoir. C’est sûr qu’on a abandonné le CIO. C’est clair que ce n’est pas lui qui va changer le monde. Il faut faire pression sur le Canada. Le mouvement d’Amnistie va faire pression sur tous les autres gouvernements et s’ils entendent du bruit, oui, ensemble, ils pourront faire quelque chose. Il faut faire pression sur les entreprises, avec les millions de dollars qui sont en jeu, si on fait du bruit ça peut commencer à les chatouiller un petit peu qu’on dise qu’ils sont là-bas et qu’ils ne font rien.</p>
<p><em>LGÉ : Avez-vous des noms d’entreprises en particulier?</em></p>
<p>Mme Vaugrante : Pour l’instant, non, car il n’y a pas d’entreprise que nous avons commencé à cibler, mais il y a sûrement des gros noms qui vont participer là-bas.</p>
<p><em>LGÉ : Bombardier?</em></p>
<p>Mme Vaugrante : Des Bombardier ou autres, donc est-ce qu’on va les interpeller, est-ce qu’on va leur dire «qu’est ce que vous faites là-bas»? Ce sont sûrement des cibles possibles lors de la campagne de janvier que nous allons faire. Il faut cibler aussi les médias. Radio-Canada a acheté des droits importants comme chacun des pays participants là-bas. Comment vont-ils pouvoir à la fois être là-bas et ne pas se poser des petites questions sur l’environnement. Donc, il y a plusieurs cibles. Ce n’est pas un pays qui fera la différence.</p>
<p><em>LGÉ : Est-ce que vous croyez que nous sommes un peu dépourvus, au Québec, en informations par rapport à la Chine?</em></p>
<p>Mme Vaugrante : Nous sommes certainement dépourvus en informations, car nous avons souvent des idées déjà faites. Oui, on sait, à peu près, qu’il n’y a peut-être pas de liberté d’expression, etc. Évidemment, les articles portent beaucoup plus sur le développement économique que sur la violation des droits humains. Donc, c’est une excellente opportunité pour nous à saisir, pour faire du bruit, des activités innovantes, médiatiques, pour dire : «Hey, venez porter votre regard.» Les gens veulent être informés. Il n’y a personne qui veut se fermer les yeux d’une manière ouverte. Amenons-leur l’information d’une manière simple, avec des questions simples, pour qu’ensuite on aille plus loin dans les questions complexes, parce que c’est complexe. Amenons le sujet sur la table avec des activités comme ça, pour que ce soit plus simple pour les gens.</p>
<p><em>LGÉ : Est-ce que vous allez préparer des actions qui seraient un peu plus choc au fur et à mesure que la date butoir va approcher?</em></p>
<p>Mme Vaugrante : Nous ne sommes pas tellement dans les actions choc, nous sommes plutôt, pour le moment, dans des actions graduelles pour informer et sensibiliser, commencer à mettre les spots bien avant le 8 août. On verra ce qu’on va faire au mois de janvier, on verra ce qu’on va faire au mois de mars et on verra ce qu’on va faire le 7 août.</p>
<p><a href="http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2638/31/" target="_blank">http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2638/31/</a></p>
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<title><![CDATA[TOGO : Quand la répression oblige à fuir]]></title>
<link>http://noechartier.wordpress.com/?p=16</link>
<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 15:12:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>noechartier</dc:creator>
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<description><![CDATA[


Koffi Antoine Nadjombé, auteur du livre 
Togo : Quand la répression oblige à fuir.
(Noé Chart]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="imageContainer" style="float:right;padding:5px;">
<div class="imageBorder" style="border:1px solid #cccccc;background-color:#eeeeee;padding:4px;">
<div class="imageImageBorder"><img src="http://www.lagrandeepoque.com/LGE/images/stories/LGE/international/koffi_togo.jpg" border="0" alt="Koffi Antoine Nadjombé" width="300" height="200" /></div>
<div class="imageCaption" style="width:300px;color:#666666;font-size:11px;font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-weight:bold;">Koffi Antoine Nadjombé, auteur du livre <em></em></div>
<div class="imageCaption" style="width:300px;color:#666666;font-size:11px;font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-weight:bold;"><em>Togo : Quand la répression oblige à fuir</em>.</div>
<div class="imageCaption" style="width:300px;color:#666666;font-size:11px;font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-weight:bold;">(Noé Chartier/La Grande Époque)</div>
</div>
</div>
<p><strong>Puni pour sa participation à un rapport d’Amnistie internationale sur la situation des droits de l’homme dans son pays, Koffi Antoine Nadjombé doit quitter sa terre natale pour échapper à la mort. Quelques années plus tard, son aventure toute réelle se retrouve dans les pages d’un livre qui l’aide à se libérer des fantômes du passé.</strong></p>
<p>Nous sommes en 1999. Le dictateur au pouvoir depuis 1967, Gnassingbé Eyadema, règne d’une main de fer sur le Togo, petit pays de l’Afrique de l’Ouest. Un rapport d’Amnistie internationale, qui documente et révèle les crimes du régime au monde entier, est publié. Les autorités sont nerveuses et veulent mettre la main sur les responsables. Koffi Antoine Nadjombé, professeur de philosophie, est au centre de la mire.</p>
<p>Commence alors une descente aux enfers, menée de mains d’hommes vils et corrompus. Koffi est détenu, interrogé, torturé, envoyé dans une prison surpeuplée… pour son travail de défense des droits de l’homme. Libéré par la «bonne grâce» du dictateur, le pouvoir essaie de le récupérer, de l’amadouer, tout en le surveillant de près à toute heure par des agents en civil. La situation devient insupportable, Koffi s’échappe, dans un scénario dépassant la fiction hollywoodienne. Puis vient l’exil, dans un pays qui n’a pas que la terre de froide : le Danemark. Environnement hostile et sentiments d’ostracisme qui le pousseront à «fuir» une deuxième fois pour se réfugier au Canada, à Montréal plus précisément.</p>
<p>Toutes ces péripéties sont racontées dans le livre qu’il vient de publier : <em>Togo : Quand la répression oblige à fuir</em>. Imprimé sans éditeur, il s’agit d’une œuvre qui représente une démonstration d’une force de caractère que même la torture n’a pu briser. C’est un cri du cœur pour mettre fin aux exactions, une action de libération qui ne peut attendre à jamais l’arrivée d’un preneur. Le livre se lit bien, pour certains d’un coup tellement il accroche, et est écrit dans un langage imagé qui va droit au but dans sa simplicité.</p>
<p><em>La Grande Époque </em>a rencontré M. Nadjombé.</p>
<p><em>LGÉ : Vous avez dû fuir votre pays en raison d’un rapport d’Amnistie internationale. Maintenant, vous avez écrit un livre qui, vraisemblablement, vous empêchera d’y retourner…</em></p>
<p>M. Nadjombé : Oui, on peut le dire ainsi. Mais, moi, je ne vois pas les choses de la même manière. La plupart de ceux qui ont quitté leur pays – suite à des répressions, des peines d’emprisonnement – n’ont pas voulu écrire pour des raisons de sécurité personnelle, mais je pense qu’il faut rompre avec la loi de l’omerta, la loi du silence. Dans mon esprit, c’est qu’il faut rendre compte de ce qui se passe, il faut le dire et de façon claire et nette, afin de pouvoir aider des gens qui peuvent ou qui pourront faire des enquêtes là-dessus et qui pourraient aussi donner plus de lumière pour ceux qui sont encore là-dedans.</p>
<p><em>LGÉ : Est-ce que vous pensez que le rapport a eu un impact positif sur le régime ou cela a-t-il simplement mené à plus de répression?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Dans un premier temps, il y a eu plus de répression, mais au fur et à mesure que le temps avance, aujourd’hui des régimes ne peuvent plus se permettre de prendre le peuple en otage, donc ce qui fait que le Togo, comme tout autre pays, s’ouvre aujourd’hui, parce qu’il y a la Charte des droits de l’homme qu’il faut respecter, il y a la Déclaration universelle des droits de l’homme qu’il faut respecter. Le Togo a ratifié ces conventions, donc il est obligé de suivre et de se soumettre aux exigences de ces conventions.</p>
<p>En 2005, le grand dictateur est mort, en occurrence Eyadema Gnassingbé, et il a été remplacé par son fils. Son fils n’a pas pour le moment (on ne sait pas si c’est parce qu’il n’a pas encore pris le goût du pouvoir)… ça semble donner quelque chose ni figue ni raisin, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de répression systématique des opposants qui sont là; certains des opposants sont rentrés dans le gouvernement.</p>
<p>Le grand hic qui a été le grand problème, c’est comment Faure [Gnassingbé] est arrivé au pouvoir. Ce n’était pas une élection, il a été placé au pouvoir par des militaires et à coup de sacrifices humains, près de 800 Togolais ont été tués pour que Faure puisse être sur son trône. On espère qu’à travers lui de bons moyens seront pris pour que les droits humains soient respectés. Jusqu’alors, on peut au moins le dire, il n’y a pas encore une répression massive comme on en a connu dans le temps de son papa.</p>
<p>On espère que les élections législatives qui vont venir prochainement puissent donner de bons résultats, que ce soit des élections pures et limpides. Il a l’habitude de féliciter les autres qui ont organisé des élections pures et démocratiques; cette fois, ce doit être lui qui soit félicité d’avoir organisé des élections sans tache, sans bavure. Et, après ces élections législatives, il sera obligé de se resoumettre à une autre élection présidentielle pour être sûr d’être président ou pas. Pour le moment, on ne le considère pas comme président. On l’appelle Monsieur Faure. Il n’est pas encore le président des Togolais, et le président des Togolais tout le monde le connaît.</p>
<p><em>LGÉ : C’est qui?</em><em></em></p>
<p>M. Nadjombé : C’est Bob-Akitani [Emmanuel Bob-Akitani, chef de l’opposition durant les élections de 2005 jugées non transparentes, ndlr].</p>
<p><em>LGÉ : Donc vous dites que la situation est un peu moins pire. Est-ce que ça veut dire que vous pourriez retourner au Togo?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Dans mon cas, non, je ne pense pas. Pour moi, les conditions ne sont pas encore réunies. Il doit vraiment y avoir un changement politique clair et net, un changement politique qui pourrait apporter des améliorations, qui accepterait des organisations de défense des droits humains sur le terrain au Togo. À ces conditions-là, avec un président démocratiquement élu, un Parlement élu, on pourrait commencer le processus de retour.</p>
<p><em>LGÉ : Dans votre livre, vous vous échappez d’une manière totalement rocambolesque, extravagante, courageuse, on voit les agents du régime qui, sans répit, vous poursuivent… Est-ce qu’ici, même au Canada, vous pouvez être l’objet d’intimidations?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Oui. Le régime a toujours des gens ici qui surveillent nos activités, nos allées et venues. Mais le Canada ne permet pas qu’il y ait une atteinte directe à notre vie, à notre personne physique, mais il y a toujours des manières de se défaire des opposants du régime. On connaît des gens ici qui sont des étudiants permanents. Ce sont des gens qui sont toujours étudiants et qui n’évoluent pas, qui n’avancent pas, et qui trouvent des moyens de vivre et, ces personnes, nous connaissons le travail qu’elles font au Canada.</p>
<p><em>LGÉ : Des espions?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Oui. On pourrait les appeler des espions, des hommes du régime. Ils sont là, on les connaît. Il y en a à Montréal, à Québec, à Toronto… Partout où il y a des Togolais, il y a de ces personnes-là.</p>
<p><em>LGÉ : Votre livre n’est pas tendre envers le Danemark et sa politique sur l’immigration, malgré que ce pays a été le premier à vous accueillir…</em></p>
<p>M. Nadjombé : J’en profite pour remercier le Danemark de nous avoir sauvé la vie. Nous en sommes très, très, très reconnaissants. En tant que quelqu’un ayant fui l’oppression, quand on rentre dans un pays où l’on trouve ces mêmes formes d’oppressions, d’infantilisation des gens…, les étrangers, les réfugiés qu’ils accueillent deviennent des non-désirables. Nous n’étions pas les bienvenus finalement. Nous comprenions dans la population que nous n’étions pas les bienvenus. Nous étions de trop, nous étions des voleurs d’emplois, nous étions des tricheurs «parce que nous ne voulions pas travailler» mais, du travail, il n’y en avait pas. Les étrangers, surtout les réfugiés d’origine africaine, sont considérés comme des faiseurs d’enfants. Tout ça, jumelé dans une politique intentionnellement organisée, fait que je n’ai pas d’excuse pour cet état des choses au Danemark. C’est comme ça jusqu’à ce jour.</p>
<p>Je ne fais pas de la propagande pour qui que ce soit, mais quand les sociaux-démocrates étaient au pouvoir lorsque nous sommes arrivés, la situation était autre. Les réfugiés, les étrangers, étaient les bienvenus. Tout était fait pour nous accueillir, les centres étaient là. Mais dès les élections de 2001 qui ont fait venir la droite au pouvoir, c’était fini. C’était vraiment le retour à l’enfer : les réfugiés devaient se cacher, nous n’avions plus droit à quoi que ce soit, ce qui fait que je ne peux être tendre envers un pays qui a été qualifié pendant longtemps de champion de la défense des droits de l’homme.</p>
<p>Une grande partie de la population est raciste.</p>
<p><em>LGÉ : Nous voyons beaucoup de préjugés ressortir avec la commission Bouchard-Taylor… Est-ce que vous sentez que la situation pour les immigrants est meilleure au Canada?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Oui, la situation est mieux au Canada.</p>
<p><em>LGÉ : Votre livre n’a pas encore d’éditeur. Vous avez décidé de le publier quand même. Pourquoi?</em></p>
<p>M. Nadjombé : J’ai décidé de le publier et de ne pas attendre un éditeur parce que j’ai essayé de prendre un temps maximum pour écrire – près de trois ans pour écrire ce livre – et ne pas le publier serait une sorte de blessure que je porterais. Alors, pour moi, le publier était nécessaire, c’était comme une thérapie. Il faut faire connaître sa douleur, il faut faire connaître ses souffrances, si on les étouffe, alors c’est nous qui porterons les revers. Donc, pour moi, c’est vraiment une thérapie, c’est vraiment un soulagement, une libération de publier ce livre, quoi qu’il m’ait coûté… Je suis toujours dans l’espoir de trouver un éditeur sous peu.</p>
<p><em>LGÉ : En quelques mots, qu’est-ce que vous souhaitez au Togo, à l’Afrique, au monde?</em></p>
<p>M. Nadjombé : Au Togo, je souhaite la venue d’une république démocratique meilleure, que les bandits qui sont au pouvoir actuellement – des filous qui sont en train de voler le pays avec leurs copines – qui n’ont d’autre forme de gouvernement que la «cleptocratie», que toutes ces personnes s’évincent et que l’Afrique renaisse dans ses droits et ses devoirs face à l’humanité, face au monde. Et que l’Afrique puisse jouer le rôle qui lui revient et que l’on ne connaisse pas l’Afrique que par les guerres, les famines, les atrocités inimaginables, c’est mon souhait le plus ardent. Je pense que la nouvelle génération est prête à ce que ce rêve devienne réalité. Ça peut prendre du temps, mais ça va se réaliser.</p>
<p><em>Le livre</em> Togo : Quand la répression oblige à fuir <em>de Koffi Antoine Nadjombé est disponible à la section canadienne francophone d’Amnistie internationale à Montréal, 6250, boul. Monk. Téléphone : 514 766-9766.</em></p>
<p><a href="http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2536/31/" target="_blank">http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2536/31/</a></p>
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<title><![CDATA[Ha les Iraniennes!!!]]></title>
<link>http://telesalon.wordpress.com/2006/12/15/ha-les-iraniennes/</link>
<pubDate>Fri, 15 Dec 2006 11:43:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>telesalon</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tiens Ironisons quelque peu. Méfiez-vous des Iraniennes. À tout bout de champ elles menacent de no]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Tiens Ironisons quelque peu.<a href="http://bp0.blogger.com/_LKUOM6QGKS4/RYKrO84plfI/AAAAAAAAAEc/NyMK6aOpW6o/s1600-h/zahra-amir-ebrahimi.jpg"><img style="float:left;cursor:hand;margin:0 10px 10px 0;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_LKUOM6QGKS4/RYKrO84plfI/AAAAAAAAAEc/NyMK6aOpW6o/s200/zahra-amir-ebrahimi.jpg" border="0" /></a> Méfiez-vous des Iraniennes. À tout bout de champ elles menacent de nous faire sauter, de nous dissumuler de l'uranium dans nos vêtements, nos portes-documents, de se voiler comme des terroristes et de faire sauter nos autobus.... Elles viennent ici pour voler vos contacts dans vos ordinateurs, voler notre technologie et tout retransmettre aux services secrets Iraniens. Elles menaçent de nous séduire et de filmer les ébats et d'envoyer ça aux services secrets de Stephen Harper pour qu'ils nous extradient en Iran afin qu'on subisse le fouet Islamique. Je vous le dis, tous des salopes, j'en suis certain.</p>
<div>Bien non. Franchement, je rigole! C'est des conneries tout ça.</p>
<p>Je vais vous dire une chose. J'ai une amie Iranienne. En fait une très bonne amie à moi, non elle n'est pas voilée, pis si elle le serait ça changerait rien pour moi et elle serait tout autant jolie et agréable. Bien oui que voulez-vous ça s'adonne qu'elle est très jolie et belle naturelle à part de cela. Elle est très pacifiste, elle boit de l'alcool à l'occasion et n'en a rien à foutre des intégristes de la musulmanie ou du moins presque rien à foutre. Je n'ai jamais rencontré une personne aussi franche, douce et qui se dévoue autant à son enfant. C'est maintenant une Québécoise bien intégrée qui parle un français meilleur que bien des gens nés ici. C'est une très bonne personne et elle pourrait montrer des leçons de bonne maman à plusieurs mères Québécoises de souche. Pour mon amie, tout passe dans sa vie après son enfant. C'est un bon exemple pour la société. Bien sûr elle est peut-être l'exception en tant que femme de son pays. Mais j'en doute.</p></div>
<div>Alors quand je lis que la pauvre actrice Iranienne Zahra Amir Ebrahimi est menaçée de 1 an de prison et 99 coups de fouets parce ses ébats sexuels ont été filmés... Ça m'écoeure.<br />Paris Hilton et Britney Spears ont fait pire que cela et rien ne leur est arrivée sauf une réputation modifiée trop souvent à leur gré.</p>
</div>
<p>
<div>Mercredi soir au bulletin de nouvelle j'ai vu des séquences de la vidéo sur la grosse télé de mon papa. J'ai regardé la vidéo dans son intégralité hier soir supposément de l'actrice Iranienne qui s'envoie en l'air... Sur un minuscule lit, on aperçoit deux amants aux gestes maladroits. La lumière est tamisée, très orangée et la chambre est étroite. Leur lit est bruyant et grince sans cesse on voit presque rien dans ce film on devine plus souvent qu'autrement.</div>
<p>
<div>Ceux qui ont réussi à reconnaître l'actrice dans ce film de piètre qualité sont très forts pour ne pas dire qu'ils ont monté le coup et qu'ils lui en veulent. La pauvre actrice Iranienne risque la torture et la prison pour quelque chose qu'elle n'a peut être pas fait. Imaginez l'état lamentable d'une personne après avoir subit 99 coups de fouets!!!</div>
<p>
<div></div>
<div>Puis dans le fond, qu'est-ce que ça changerait tant si elle l'avait fait? Qui n'a jamais filmé ses ébats sexuels? Bien oui parfois ça peut tomber entre mauvaise mains ou à la Paris Hilton, on peut faire exprès pour que ça tombe entre meilleurs mains. Je trouve que l'Iran exagère beaucoup dans ce dossier. J'espère qu'Amnistie Internationale agira dans ce dossier qui n'a aucun sens. </div>
<div class="blogger-post-footer">Merci de visiter le blogue sur la télé de mon salon</div>
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<title><![CDATA[Le silence des ados ou l'indifférence des médias]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/le-silence-des-ados-ou-lindifference-des-medias/</link>
<pubDate>Thu, 09 Nov 2006 08:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le silence des ados ou l&#8217;indifférence des médias
François Gervais, Animateur et éducateur ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le silence des ados ou l'indifférence des médias</strong></p>
<p><strong>François Gervais, Animateur et éducateur en prévention des toxicomanies à l’École secondaire d’Oka</strong></p>
<p>Réflexion sur une citation de votre éditorial du numéro de Nov-Déc-Jan.: «L’image que l’on vend a-t-elle un pouvoir plus grand que le contenu?»</p>
<p>À la dernière manifestation contre la mondialisation, des milliers de personnes, dont plusieurs jeunes, ont marché pacifiquement obéissant aux règles de l’art. Le lendemain, que retrouvait-on dans les journaux? Pleines pages colorées d’images de quelques anarchistes qui lançaient des objets et qui voulaient tout casser.</p>
<p>Dans les reportages des autres médias, nous n’avions retenu que les «paroles» les plus violentes. Les journalistes ont réagi de la même manière à la dernière manifestation des étudiants contre les coupures des prêts et bourses; les pacifiques recevant beaucoup moins d’attention.</p>
<p>À chaque année le Club 2/3 organise une marche de solidarité avec douze milles jeunes dans les rues de Montréal. À peine une capsule de 15 secondes (moins qu’une publicité) couvre l’événement. Si cette année, quelques jeunes parmi eux décident de lancer des légumes sur des fenêtres d’une grandebanque, les médias investiront combien de secondes au même rassemblement?</p>
<p>À la fin du mois de novembre dernier, chez nous à l’école secondaire d’Oka, l’équipe des jeunes d’Amnistie internationale a recueilli en vingt minutes plus de mille signatures lors d’une campagne contre la violence faite aux femmes. La population de l’école a encouragé cette belle initiative en plantant un arbre, l’arbre de la non-violence. De plus, ayant perdu un an plus tôt une élève assassinée par son père, plusieurs élèves, dont la sœur de la victime, ont exprimé sur une banderole géante un mot au Premier Ministre Jean Charest lui demandant d’agir rapidement avec plus de ressources en santé mentale et d’investir pour une meilleure prévention. Aucun média n’était intéressé à couvrir ces actions des jeunes jusqu’au moment où une cinquantaine d’élèves ont défié les règles de sécurité pour marcher sur une route provinciale. Quel message avons-nous envoyé aux jeunes? Si vous voulez être écoutés, donner du pouvoir à votre parole: Allez! Défiez tout!</p>
<p>L’affaire Jeff Fillion et sa bataille avec le CRTC illustrent un problème qui n’a rien à voir avec la liberté d’expression, mais avec le droit d’avoir un auditoire et d’être écouté. On peut dénoncer le manque de respect de plusieurs animateurs vedettes, mais on ne peut nier qu’ils attirent un auditoire parce qu’ils comprennent les règles du jeu: bousculer, scandaliser, démolir, être spectaculaire… Comme certains journalistes, ces clowns des ondes ne reçoivent pas le mandat d’informer, mais celui de vendre un produit. Ce qu’ils font moins hypocritement que d’autres. Soyons honnêtes, les médias (hors du réseau alternatif de plus en plus menacé), existent pour vendre et stimuler l’appétit des «consommateurs» que nous sommes. D’ailleurs, je confonds de plus en plus les circulaires avec le véritable journal!</p>
<p>Quand des chanteuses des années soixante sentent le besoin de voler une chemise ou de déféquer dans un hôtel pour s’exprimer, imaginons ce que des adolescents anonymes peuvent utiliser pour dénoncer ce qu’ils vivent. Nous détenons le record du taux le plus élevé de suicides chez les jeunes; triste silence des ados, scandaleuse indifférence des adultes.</p>
<p>Nous cherchons depuis longtemps à comprendre la violence des jeunes. Nous cesserons de chercher le jour où nous accepterons de nous voir dans la réponse; nous qui écoutons seulement le spectaculaire, le scandale, le sang. Nos adolescents le savent, alors ils agissent en conséquence. Désirant moi-même être écouté, j’aurais voulu dépouiller mon propos de toute nuance et de réflexion, pour ne laisser que les insultes et les jugements choquants. Hélas, je n’ai pu faire mieux, autrement j’aurais trop manqué de respect envers ma propre intelligence et la vôtre, je l’espère. Quelle place accordera-t-on maintenant à mon propos, peut-être trop pacifique pour nos grands quotidiens?</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/publicites-sexistes-au-college-notre-dame/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/17/publicites-sexistes-au-college-notre-dame/</a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/viol-mediatique/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/01/viol-mediatique/</a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/fuck-les-medias-tuent/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/08/fuck-les-medias-tuent/</a></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Droits des enfants ]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/31/droits-des-enfants/</link>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2006 13:28:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/31/droits-des-enfants/</guid>
<description><![CDATA[Droits des enfants 
Par Mario St-Pierre, Trois-Rivières.
Célébrer la Journée nationale de l’en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Droits des enfants </strong></p>
<p><strong>Par Mario St-Pierre, Trois-Rivières.</strong></p>
<p>Célébrer la Journée nationale de l’enfant, c’est confirmer le rôle essentiel que doivent jouer les enfants dans leur propre vie et celle de leur collectivité, c’est reconnaître qu’ils sont des citoyens à part entière qui peuvent, et doivent contribuer de façon significative aux décisions qui permettront que leur pays soit digne des enfants.</p>
<h3>Les Etats-Unis bafouent les droits des enfants</h3>
<p>Nos voisins du pays de l’Oncle Sam prétendent être les grands défenseurs des droits de humains, déclarent la guerre au nom de la liberté et revendiquent le titre de policiers du monde. Pourtant, ils s’entêtent à ne pas ratifier la Convention relative aux droits de l’enfant . La peine de mort, l’emprisonnement à vie et les droits des adultes semblent primer sur le respect de leurs propres enfants.</p>
<p>Avec la Somalie les Etats-Unis sont les seuls à ne pas avoir ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant qui célèbre son 15e anniversaire cette année. En fait, 25 États américains  refusent d’abolir la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs, des handicapés ou des mineurs atteints de maladies mentales reconnues. De telles pratiques vont carrément à l’encontre de la convention qui prône, entre autres, le droit à la vie et le meilleur intérêt possible de l’enfant. Plus particulièrement l’article 37 de la Convention qui protège l’enfant contre toute forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants y compris la peine capitale ou l’emprisonnement à vie sans liberté de libération.</p>
<p>Les Etats-Unis ont du mal à s’engager face à ce document de droits internationaux. La première raison mise de l’avant stipule que la convention fragilise le droit des parents sur les enfants. On jumelle cet argument à l’avortement. Il faut souligner que les Etats-Unis s’opposent à l’avortement en propageant l’idée de l’abstinence sexuelle comme solution miracle. De nombreux lobbies, soutenus par le Sénateur Jesse Helms, laissent croire que cette Convention brime les parents. On le surnomme «sénateur du non» pour son opposition systématique aux traités internationaux. Il a quitté ses fonctions en janvier 2003. Après avoir consacré sa dernière année au Congrès américain pour lutter contre le sida. Atteint d’un cancer et d’une maladie musculaire l’obligeant à utiliser une chaise roulante, Monsieur le Sénateur aurait-il eu des remords face à ses positions intransigeantes? Osons espérer que oui!</p>
<p>En mai 2002, plus de 7 000 personnes provenant du monde entier se sont rassemblées à New-York pour prendre part à la Session extraordinaire des Nations Unies sur les enfants, la plus importante jamais réalisée. Mais encore là, les Etats-Unis ont largement handicapé l’événement en s’opposant à toutes référence à la Convention. En décembre 2003, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils désiraient ratifier la Convention mais qu’ils souhaitaient auparavant déposer une réserve sur l’article 37 qui condamne le recours à la peine de mort contre les enfants. Certains des 25 États américains, qui conservent la peine capitale dans leur arsenal juridique applicable à des mineurs, n’hésitent pas à l’appliquer concrètement. N’ayant visiblement rien compris à l’essence même de la Convention, leur demande a été rejetée.</p>
<p>Au nom de la liberté, combien d’autres décisions nos voisins justifient : guerre, tuerie d’innocents, refus de protéger des gens en situation de pauvreté… Comment, en tant que société sensible aux droits fondamentaux, pouvons-nous tolérer ces comportements? Imaginez, un instant, qu’au Québec l’on mette à mort un enfant pour un crime commis. Nous assisterions à tout un tollé de protestations et d’indignation de toutes parts. Il faut dénoncer cette « toute puissance américaine » qui ne respecte aucun droit humain fondamental en déclarant la guerre à qui mieux mieux, en tuant, en laissant mourir des enfants dans leur propre pays. Le Président Bush dénonce l’avortement mais il se garde bien le droit de tuer des enfants de leur vivant!</p>
<h3>Des centaines de jeunes condamnés à mort</h3>
<p>Une vingtaine d’États américains dont le Texas, ont recours à la peine capitale pour des personnes qui ont commis des crimes alors qu’ils étaient mineurs ou, dans certains cas sont exécutés alors qu’ils n’ont pas encore 18 ans.</p>
<p>La section canadienne francophone d’Amnistie internationale nous invite à écrire au Gouverneur du Texas pour demander de commuer les sentences de mort prononcées contre tous les mineurs.</p>
<p>Consulter le site: <a href="http://www.amnistie.qc.ca/">www.amnistie.qc.ca</a> ou par téléphone: (514) 766-9766</p>
<p><strong>NDLR</strong>: Les États-Unis sont contre le Tribunal international. Ils ne veulent pas être jugé par d’autres gouvernement. De plus, le processus juridique pour ratifier et signer une entente internationale est très lourd. Les États-Unis ont mis 30 ans pour ratifier la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Après 17 ans, ils n’ont pas encore ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes! Malgré tout, ils peuvent prendre la décision d’attaquer un pays beaucoup plus rapidement.</p>
<p><em>«Ceux qui prétendent conférer la légitimité doivent eux-mêmes l’incarner; ceux qui invoquent le droit international doivent eux-mêmes s’y soumettre.»</em> <strong>Extrait du message du Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, 21 septembre 2004</strong>.</p>
<h3>Regroupement des organismes Espace du Québec</h3>
<p>Le 20 novembre est la journée consacrée aux enfants. Cette date a été désignée suite à l’adoption par l’Organisation des Nations Unies (ONU), de la Déclaration et de la Convention des droits de l’enfant.</p>
<p>Il est essentiel de promouvoir des rapports égalitaires et basés sur le respect entre les adultes et les enfants. Prenons le temps aujourd’hui de faire quelque chose de spécial avec notre enfant, pour lui démontrer qu’il est important et qu’il occupe une place essentielle dans notre vie.</p>
<p>Aujourd’hui, prenons le temps...</p>
<ul>
<li>de lui préparer un repas aux chandelles avec, comme musique d’ambiance, son disque favori.…</li>
<li>de lui réserver un «vrai 15 minutes» pour jouer avec lui…</li>
<li>de lui raconter de beaux souvenirs lorsqu’il était bébé (ses premières dents, ses premiers pas…)…</li>
<li>de l’écouter, l’encourager et s’émerveiller de tout ce qu’il a à offrir et du sens particulier qu’il donne à notre vie…</li>
<li>et particulièrement aujourd’hui, pensons à lui dire combien nous l’aimons.</li>
</ul>
<p>Textes sur la <strong><a title="famille" href="http://www.journaldelarue.com/Famille.html" target="_blank">famille</a></strong>:</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/14/les-quebecois-sont-fous-de-leurs-enfants/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/14/les-quebecois-sont-fous-de-leurs-enfants/</a></p>
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