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	<title>ca-se-passe-dans-ma-tete &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/ca-se-passe-dans-ma-tete/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "ca-se-passe-dans-ma-tete"</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 12:58:27 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Attente]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/03/attente/</link>
<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 02:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bon là j&#8217;ai hâte que ma médecin appelle pour me dire à quelle heure je vais à l&#8217;hô]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bon là j'ai hâte que ma médecin appelle pour me dire à quelle heure je vais à l'hôpital vendredi matin. Je sais que j'y vais, mais je sais pas quand...</p>
<p>Ça m'a inquiété un peu cette histoire de ne pas entendre le coeur du bébé. Je sais que je n'ai pas à m'en faire, que la médecin ET le site de Pampers (référence s'il en est une!) disent que c'est habituel... ça m'a agacé plus que je pensais. En fait, c'est la première fois que ça m'a fait pensé à la possibilité d'une fausse couche. Pas que je crois que je vais perdre mon bébé, loin de là! Mais c'est la première fois que la pensée m'effleurait l'esprit. Anyways, je suis en santé et je prends soin de moi. Je crois que j'ai envie d'avoir le coeur net et enfin entendre ce petit coeur.</p>
<p>J'espère que je vais mieux dormir cette nuit. Jonathan a fait des rêves étranges lui aussi la nuit dernière. Dont un où il se faisait pourchasser par un ours... ;)</p>
<p>---</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[BlogHer sur les fausses couches]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/?p=35</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 00:46:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je suis tombée là-dessus tantôt:
Grief and Motherhood in the Event of a Miscarriage
Je suis conte]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tombée là-dessus tantôt:<span><a href="http://www.blogher.com/grief-and-motherhood-event-miscarriage"></a></span></p>
<p><span><a href="http://www.blogher.com/grief-and-motherhood-event-miscarriage">Grief and Motherhood in the Event of a Miscarriage</a></span></p>
<p>Je suis contente de lire ces témoignages et je constate que chacune gère sa peine comme elle peut. Que ce soit une grossesse de 6 semaines ou de 6 mois, la peine ressentie n'est pas proportionnelle au temps qu'on a été enceinte.</p>
<p>Ça fait déjà un mois que j'ai dépassé le 21 janvier, la date à laquelle j'étais "supposée" accoucher. Certaines ressentent un certain relent de tristesse lorsque cette date fatidique arrive. Pas moi. J'ai réalisé que j'avais bien terminé mon deuil et que j'étais passé à autre chose.</p>
<p>Malgré tout, J'EN PEUX PU D'ATTENDRE DE RETOMBER ENCEINTE!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'exposition]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/08/31/lexposition/</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 02:43:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hier soir je suis allée voir l&#8217;exposition Le monde du corps 2 au Centre des Sciences. Depuis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hier soir je suis allée voir l'exposition Le monde du corps 2 au Centre des Sciences. Depuis une semaine que je faisais des jokes de cadavres avec ma soeur Nadine, j'avais hâte de savoir ce qu'il en était. J'étais un peu sous le choc au début de voir tous ces écorchés éventrés exhibés... Puis finalement, on s'habitue et ça devient banal. J'ai appris beaucoup de trucs et j'étais surtout fascinée de comparer des organes sains avec des organes malades.</p>
<p>Puis, je vois au loin une bannière qui annonce la partie Système reproducteur et génital (quelque chose comme ça). Ummm. Je sais pertinemment qu'il y a un foetus exposé, des madames se sont exclamées "as-tu vu comment y'était petiiiiiiiiiiiiiiiit!" près de moi, ailleurs dans la salle. Je redoute un peu ma réaction mais ma curiosité l'emporte.</p>
<p>Je m'approche donc d'une première table vitrée. Je vois au loin un foetus de 5 mois qui flotte dans un tube transparent. Oufff. C'est presque un bébé. Les larmes me montent au yeux. Je ne suis pas capable de regarder une seconde de plus. Je mets à pleurer. Une chance que Jonathan est pas trop loin derrière. On se retire dans un coin et on se console. On est encore triste.</p>
<p>Je m'essuie les yeux et je rejoins Nadine et Valérie qui attendent leur tour près d'un autre display. Sur celui-là, dans des tout petits tubes transparents, des embryons de la semaine 4 à la semaine 8. On part du grain de sable à la crevette. Je ne peux pas m'empêcher de remarquer à voix haute à la dernière éprouvette: "Le mien, y'était comme ça". Et puis là  ma gorge se serre (encore en ce moment, alors que j'écris elle se serre) et je tente de trouver la sortie au plus vite avant d'éclater en sanglots. Jonathan a l'oeil rouge aussi alors qu'on se dit que cette aventure n'est pas encore finie.</p>
<p>J'imagine que le fait de voir le minuscule bébé de huit semaines a matérialisé une partie de ma peine et l'a fait revivre. Ça m'a beaucoup shakée. Combien de sursauts vais-je vivre encore?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mauvais call]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/08/25/mauvais-call/</link>
<pubDate>Sat, 25 Aug 2007 04:15:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Message sur mon répondeur hier soir: l&#8217;afficheur marquait &#8220;Privé&#8221;. J&#8217;écou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Message sur mon répondeur hier soir: l'afficheur marquait "Privé". J'écoute, c'est un jeune homme dynamique, un infirmier de l'hôpital du Sacré-Coeur qui me confirme qu'il a eu ma demande pour une échographie et que je dois rappeler à la clinique pour prendre rendez-vous.</p>
<p>Euh.</p>
<p>Je suis un peu troublée: y'a personne qui a mis une note à mon dossier? J'étais pourtant au même hôpital pour mon curretage. J'efface le message avec la vague impression que tout cela est bizarre et arrive à un moment assez crucial. Je vous en reparle plus loin.</p>
<p>Je me dis: si je rappelle pas, j'aurai pas de rendez-vous. End of the story. Ben qui c'est qui m'appelle pas ce midi: l'hôpital du Sacré-Coeur, clinique d'échographie! J'ai eu la grande joie d'annoncer au même infirmier dynamique que j'avais fait une fausse couche et que je n'étais plus enceinte. Ummmm. Malaise. Mais là, il me rappellera plus!</p>
<p>Je vous disais que ça arrivait dans un timing spécial. En effet, jeudi matin, Jonathan et moi avons eu une bonne conversation dès notre réveil. On travaille comme des mongols dernièrement et le fossé s'était encore creusé entre nous. On s'ennuyait beaucoup l'un de l'autre, sans pouvoir vraiment se rejoindre, sans avoir le temps de se retrouver. Et bien on a décidé que c'était assez! On a parlé beaucoup, notamment du fait que notre pattern de workaholic a été une façon de se réconforter individuellement après la fausse couche. Avoir trois jobs en même temps, on connaît ça, c'est notre quotidien. Pour effacer le deuil, on s'est jeté dans ce qu'on savait faire le mieux. Mais chacun de notre bord. On savait bien qu'on allait se revoir dans le détour, et bien ça s'est fait au carrefour entre les rêves et le réveil-matin.</p>
<p>Je suis donc heureuse de vous annoncer que j'ai retrouvé l'envie de fonder une famille! Nous avons réouvert la production!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La guérison]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/08/06/la-guerison/</link>
<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 22:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
<guid>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/08/06/la-guerison/</guid>
<description><![CDATA[Je reviens tout juste d&#8217;un rendez-vous chez mon médecin. Il était déjà pris dans le temps ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je reviens tout juste d'un rendez-vous chez mon médecin. Il était déjà pris dans le temps que j'étais encore enceinte et de toutes façons, après un curretage, le gynéco m'avait dit qu'il fallait que je la voie anyways. D'un coup qu'il y aurait des complications et pour le soutien psychologique j'imagine.</p>
<p>Dans mon cas, ça s'est déroulé tellement bien physiquement (pas de douleur, presque pas de saignement) et psychologiquement (plein de support et d'amour de toutes parts!) qu'elle m'a fait part des résultats de mes prises de sang, de mon test d'urine et de ma demande à la CSST. Avis à toutes les travailleuses autonomes: nous ne sommes pas éligibles au retrait préventif. Tout comme les médecins d'ailleurs... C'est ce qu'elle m'a dit!</p>
<p>Ça m'a un peu shakée en dedans de raconter encore mon long séjour à l'hôpital et surtout de la revoir, un mois après qu'on ait appris la triste nouvelle. Exactement un mois en fait, c'était le 6 juillet. Les émotions sont beaucoup mois vives, mais y'a toujours un peu d'incompréhension qui reste. J'ai compris que c'était la nature, que c'était pour le mieux, que c'était répandu... mais y'a quand même un "pourquoi nous autres" qui reste. J'imagine que c'est une épreuve que Jon et moi devions traverser afin de tester notre couple et les raisons qui nous poussent à fonder une famille. Et bien ça confirme ce que je pensais quand je l'ai marié: Jonathan, c'est le bon.</p>
<p>Nous avons vécu notre deuil en simultané. Nous étions tristes et assez renfermé sur nous-mêmes. On s'est éloigné l'un de l'autre pour digérer la peine en solitaire. On a repris notre routine de workaholic, en pensant que la tristesse allait s'estomper et que tout allait revenir comme avant. Mais des fois, la vie nous rappelait en pleine face que c'était pas encore terminé. Petite parenthèse à ce sujet... Je n'ai pas senti de jalousie par rapport à d'autres nouvelles mamans. Par contre, apprendre qu'une amie était tombée enceinte par accident, ça m'a fait quelque chose. Un sentiment d'injustice: y'en a qui en veulent même pas et qui ont un bébé quand même. Fin de la parenthèse.</p>
<p>Ce qui est vraiment incroyable avec Jonathan, c'est que nous sommes capables d'avoir un recul par rapport à notre couple et s'observer de l'extérieur. Alors qu'on  était loins l'un de l'autre, on le savait. On se gardait à l'oeil pour ne pas se perdre. Et puis, ça a débloqué le weekend passé. Jonathan était parti 2 jours à Éclipse, se défouler en nature sur de la grosse musique forte. Je me suis ennuyée. J'avais le goût de le retrouver, lui. Et c'était réciproque. On a reconnecté à mon retour d'une répétition très tard dimanche soir, on a jasé très très longtemps et ça a fait du bien.</p>
<p>On est donc passé à un autre stade! Je ne crois pas qu'on va se garrocher dans la procréation, même si mon cycle menstruel est revenu à la normale. J'ai le goût de retrouver mon homme, de passer du temps avec lui et me confirmer à moi-même que c'est vraiment le bon temps pour moi de devenir maman. Me poser les vraies bonnes questions quoi.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Update]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/15/update/</link>
<pubDate>Sun, 15 Jul 2007 15:48:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pis? Avez-vous été capable de lire mon dernier billet jusqu&#8217;au bout? Il était vraiment à l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pis? Avez-vous été capable de lire mon dernier billet jusqu'au bout? Il était vraiment à l'image de mon séjour à l'hôpital: interminable. La prochaine fois, je vous ferai une série en épisodes pour faire durer le suspense.</p>
<p>Ma convalescence se déroule très bien. J'ai été très tranquille mercredi et j'ai repris mes activités régulières (ou presque) jeudi et vendredi. J'ai eu mal au ventre 2 fois et j'ai très peu de saignements. Je m'en remets assez bien je pense.</p>
<p>Avec les Moquettes, nous avons la chance d'avoir notre blogue sur le site de Voir.ca. Nous écrivons chacune un billet par semaine. Ma journée à moi, c'est le jeudi. Je voulais écrire sur ma fausse couche, je ne voyais pas de quoi d'autre je pouvais parler, tous les autres sujets me paraissaient futiles. Mais comment en parler? J'ai réussi à faire de quoi de pas pire je pense. Pas trop personnel ennuyant. Je vous laisse juger, <a href="http://www.voir.ca/blogue/billet.aspx?iIDBillet=6112&#38;iIDBlogue=27" title="Blogue Voir.ca">allez lire </a>et vous me laisserez vos commentaires. J'ai bien hâte de voir quel genre de commentaires je vais avoir...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La patiente]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/11/la-patiente/</link>
<pubDate>Wed, 11 Jul 2007 21:19:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
<guid>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/11/la-patiente/</guid>
<description><![CDATA[Tout d&#8217;abord, merci à vous tous pour vos messages d&#8217;amour et de support. C&#8217;est tr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#ff6600">Tout d'abord, merci à vous tous pour vos messages d'amour et de support. C'est très généreux de votre part et je prends le tout en me disant que je suis extrêmement privilégiée d'avoir un entourage aussi merveilleux. Vos encouragements m'ont aidé à passer au travers de cette épreuve qui n'en finissait plus de finir...</font></p>
<p>Je suis arrivée à l'hôpital du Sacré-Coeur lundi matin avec ma maman. À 8h15, j'étais à l'urgence pour m'inscrire dans le processus qui me ferait voir un gynécologue et pour ensuite avoir mon curretage. Vers 13h, j'avais eu le temps de voir tout le monde qui attendait sur une chaise entrer dans une salle d'examen. À boutte, j'ai appelé à ma clinique, où ma médecin de famille pratique. La secrétaire me confirme que c'est la seule façon d'avoir les soins: s'inscrire à l'urgence et attendre qu'un gynécologue se libère. Sinon, on peut faire le curretage en clinique privée et ça coûte 300$.</p>
<p>Vers 14h30, ça fait 6 heures qu'on se les gèle dans la salle d'attente sur-climatisée, mon nom est enfin appelé. J'entre dans la salle d'examen, l'infirmière s'excuse: "J'ai pris le mauvais dossier, ce n'est pas encore ton tour". ARRRG! Au moins 15 minutes plus tard, je me fais appeler pour vrai et je rencontre une interne qui travaille avec la gynécologue de garde. Elle me pose toutes les questions, me fait un examen gynécologique rapide et me dit qu'elle transmettra toutes les infos à Dre Gagnon.</p>
<p>J'attends encore une heure après Dre Gagnon. Une chance, quand je la rencontre dans la salle d'examen, je la trouve très gentille et elle me mets en confiance. Je suis un peu plus près de mon curretage: je me mets en jaquette bleue, on me fait une prise de sang, on me pose une intraveineuse et on m'amène une civière. J'attends dans le corridor, dans ma civière, de me faire monter à l'étage de gynécologie. Ma mère en profite pour aller manger. Moi je suis à jeun depuis dimanche soir, il faut avoir l'estomac vide pour l'intervention. Ça fait 20 heures que j'ai pas mangé.</p>
<p>Pendant que ma maman est partie à "L'Oasis", on me monte au 2e étage. Les deux étudiantes en soins infirmiers qui s'occupent de moi ont la délicatesse de me mettre dans une chambre privée. Sinon, j'aurais été coloc avec une nouvelle maman... C'est le même département. J'en profite pour dormir un peu. Ma maman me retrouve vers 17h30 après m'avoir cherché dans les dédales de l'hôpital. J'ai beaucoup aimé la présence de ma maman toute la journée. On a eu beaucoup de plaisir ensemble à rigoler, à jaser, à faire des Sudokus, à essayer de deviner "quelle langue ils parlent eux". On a aussi joué à un jeu, c'est "nomme le plus de mots qui commencent par la lettre...". Dans la chambre d'hôpital, on a sorti tous les mots en B qu'on connaissait. Devant cet effort intellectuel intense, je me suis endormie à "belvédère".</p>
<p>Pendant ma sieste, Jonathan est arrivé avec mon père et ma soeur. Ils sont venus jaser avec moi et me réconforter. On s'organise pour le retour à la maison après l'opération que je souhaite avoir en soirée. Ma mère reste donc avec moi le temps que Jonathan, Nadine et Claude vont manger. Pendant qu'ils se régalent d'un savoureux club sandwich chez Paul et Suzanne (je suis toujours à jeûn), la nouvelle arrive par l'infirmière: la chirurgie est annulée, c'est reporté à demain matin.</p>
<p>Là, je suis vraiment à boutte de tout: d'attendre, du système de santé pas bon, d'avoir faim, de repousser tout le temps le moment où je vais en finir avec cette aventure... Je pleure de rage et de déception en mangeant des toasts. Je vais passer la nuit à l'hôpital.</p>
<p>Ma mère est remerciée de ses bons services et envoyée chez elle après 14 heures d'attente en ma compagnie. Mon père et ma soeur vont me chercher un club sandwich pour me bourrer un peu. Ensuite, ils vont chez moi chercher mes lunettes et les brosses à dents. Jonathan va passer la nuit avec moi à l'hôpital. Nouvelle job ou pas, il restera. Lundi, c'était la première journée de Jon à son nouvel emploi.</p>
<p>Je me suis effondrée de fatigue dans mon lit. Jonathan a essayé tant bien que mal de dormir sur 3 chaises alignées. Il m'aime cet homme. Pour vrai.</p>
<p>Le lendemain vers 7 heures, Jonathan est allé aux nouvelles: on ne sait toujours pas si on va me passer dans l'avant-midi. Pourtant, j'étais supposée d'être sur les listes d'urgence des deux gynécologues en service. Mais mon cas n'est pas "vraiment" urgent: je n'ai pas de maux de ventre, d'hémorragie, d'intoxication... Je suis trop en santé donc j'attends. Après avoir attendu un gynécologue, j'attends qu'une salle d'opération se libère pour que le dit gynécologue me fasse mon curretage, une job d'environ 10 minutes.</p>
<p>L'autre gynécologue en service, celui que j'ai vu vendredi dernier d'ailleurs, le Dr Shimani, vient me voir dans ma chambre vers 9 heures. Ce sera en soirée. QUOI! Encore attendre toute la journée! C'est la vie me dit-il, habitué à ce système merdique.</p>
<p>Jonathan et moi nous attelons donc à passer la journée dans ma chambre bleue (et moi dans ma jaquette bleue) en faisant pas grand-chose. Les visites des infirmières entrecoupent nos parties de bonhomme pendu, de tic-tac-toe. Nous avons eu le temps de refaire notre budget. J'ai tenté de brainstormé avec Jonathan sur son jeu de table Wuxia le renard, mais c'en était trop pour ma personne encore à jeûn. J'ai flanché après 10 minutes. Nous avons aussi composé des histoires et des chansons. Voici mon hit:</p>
<p><font color="#999999">Trois poches de soluté<br />
Ça enlève toute sanité<br />
On va aller en clinique privé<br />
Faire enlever ce petit bébé</font></p>
<p>C'est de mauvais goût, j'avoue. Ça été inspiré de la décision que Jonathan et moi avons prise à la fin de l'après-midi: si la chirurgie devait être encore reportée au lendemain, et bien nous allions crisser notre camp de ce damné hôpital et j'allais prendre rendez-vous pour avoir le curretage en clinique privée. Nous avons appelé Nadine pour qu'elle vienne passer la soirée avec nous et qu'elle nous ramène en voiture si nous quittions ce soir. Je ne sais pas si le fait d'avoir pris une décision a influencé le cours des choses, mais vers 19 heures, une infirmière est venue me chercher pour me monter en salle d'opération. YEAH! ENFIN! J'ai croisé Nadine sur ma civière dans le corridor.</p>
<p>Jonathan est venu attendre avec moi avant qu'on m'admette dans la salle d'opération. Je n'avais pas mes lunettes ni mes verres de contact, c'était donc très flou et irréel comme paysage. L'anesthésiste est venu m'informer du déroulement de la chirurgie: anesthésie générale par intraveineuse, l'opération dure 10 minutes, je me réveille pendant une heure, je devrais être bonne pour retourner chez moi ce soir. Joie. Je laisse Jonathan alors qu'on m'amène dans une salle super éclairée. On m'installe des électrodes, on me plogue le médicament qui endort dans les veines, je prends trois puffs d'oxygène et ciao! Je suis partie.</p>
<p>Je me suis réveillée avec de vives crampes dans le bas du ventre. L'infirmière m'a plogué un anti-douleur qui n'a pas tardé à agir. J'étais bien emmitouflée dans ma civière. Je me suis réveillée tranquillement. J'étais en train de rêver que j'assistais à un concert. On m'a descendue à ma chambre où Jonathan et Nadine m'attendaient. Je suis restée en haut deux heures qu'ils m'ont dit.</p>
<p>J'ai donc récupéré une heure et demie dans la chambre. Je m'endormais constamment. J'étais un peu étourdie, mais je me sentais quand même bien. J'ai fait mon pipi, j'ai mangé mes toast. Nadine est partie chercher l'auto et à 23h30, j'ai quitté l'hôpital à petits pas en m'accrochant au bras de Jonathan. C'était enfin terminé.</p>
<p>J'ai passé presque 40 heures à l'hôpital pour une opération de 10 minutes.</p>
<p>Le titre vient de Jonathan. Ce ne pourrait pas être plus adéquat comme titre!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De battre mon coeur s'est arrêté]]></title>
<link>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/08/de-battre-mon-coeur-sest-arrete/</link>
<pubDate>Sun, 08 Jul 2007 15:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marianne</dc:creator>
<guid>http://mariannelabanane.wordpress.com/2007/07/08/de-battre-mon-coeur-sest-arrete/</guid>
<description><![CDATA[Vendredi 6 juillet, je suis allée à l&#8217;hôpital du Sacré-Coeur pour essayer d&#8217;entendre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 6 juillet, je suis allée à l'hôpital du Sacré-Coeur pour essayer d'entendre à nouveau le coeur de ma petite crevette. Dans le bureau de ma médecin, on n'a rien entendu. Je suis donc allée en échographie au début de l'après-midi. Entre temps, j'avais eu le temps de faire mes prises de sang, d'aller reconduire Jonathan pour sa dernière journée de travail chez Sidlee, d'engouffrer un énorme déjeuner et de retourner chercher Jonathan.</p>
<p>À l'échographie, on ne voit toujours pas le coeur battre. La médecin qui est là mesure le foetus: 2.7 cm. Elle me regarde doucement: "Il y a eu arrêt de grossesse à 8 semaines."</p>
<p>Fausse couche.</p>
<p>Jonathan et moi avons beaucoup pleuré dans corridor de l'hôpital. C'est vraiment une triste nouvelle. On était déjà attaché à ce petit être. Après une heure, les idées étaient déjà un peu plus claires. Bien que ce ne soit pas une bonne nouvelle, ce n'est pas une mauvaise nouvelle non plus. Ce n'est que partie remise. Petit bébé n'était pas assez fort pour continuer, la vie a décidé que ce n'était pas cette fois que j'allait enfanter.</p>
<p>Je viens d'entrer dans les statistiques: une femme sur quatre vit la même chose que moi, c'est beaucoup quand même. La vie est plus forte que tout et elle fait ce qui est le mieux pour la suite des choses.</p>
<p>J'ai donc un foetus décédé dans l'abdomen depuis 3 semaines et je n'ai eu aucun symptôme... Étant donné que l'évacuation de la chose ne se fait pas par voies naturelles, je vais aller à l'hôpital demain matin pour avoir un curretage. Je suis contente d'avoir pris la fin de semaine pour absorber les émotions, repasser le film des évènements dans ma tête et jaser de tout ça avec des gens. Je suis allée dans un chalet avec la famille proche de Jonathan. Vendredi soir, je n'aurais pas été prête pour l'intervention sous anesthésie. Aujourd'hui, j'ai hâte qu'on m'enlève cette petite roche pour que je puisse passer à autre chose.</p>
<p>Je vais continuer d'écrire sur ce blogue, ce contretemps fait partie de l'expérience aussi!</p>
]]></content:encoded>
</item>

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