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	<title>celtes &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "celtes"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 13:23:55 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[adepte de la religion des Gaulois]]></title>
<link>http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/?p=211</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 07:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>lecheminsouslesbuis</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;ai pu avoir, et j&#8217;ai parfois encore quelques problèmes avec le mot &#8220;druidisme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai pu avoir, et j'ai parfois encore quelques problèmes avec le mot "druidisme"... quand je veux me définir sur un forum ou définir la Voie que je suis, j'hésite toujours à mettre "druidisme", ou "druidisant" et  la plupart du temps je lui préfère"paganisme Celte"...</p>
<p>Dans l'antiquité, le mot n'existait pas ... et je ne pense même pas qu'il existait un mot particulier pour qualifier la religion de l'époque ... ce devait être "louer les dieux" ou "vivre" ou "être" et non pas "suivre une voie païenne". Bon mais c'est vrai le christianisme depuis est passé par là et on est en quelque sorte plus ou moins obligé de se définir par rapport à ça ... me font marrer ceux qui se lamentent "ohhh, ras le bol de se définir par rapport au christianisme..." en théorie je serais bien d'accord mais le problème est déja que c'est précisément de la faute au christianisme si on est obligé de le faire ... et que ceux qui se lamentent ainsi sont souvent ceux qui sont restés le plus proche du monothéisme, consciemment ou non ...</p>
<p>Aujourd'hui, le Druidisme s'entend, je pense, dans le cadre d'un système sacerdotal... Aujourd'hui c'est malheureusement bien souvent la Voie de ceux qui veulent parvenir à un "échelon" dans le "clergé"  (druidisant = apprenti druide ? non ?)... C'est malheureusement bien souvent vouloir devenir le curé qui ordonnance les cérémonies et qui dit quand "c'est bien" ou quand "c'est pas bien". Aujourd'hui,  le Druide c'est  aussi quelqu'un qui a une fonction publique , essentiellement de représentation ...  c'est une sorte de VRP, c'est lui qui passe à la télé pour parler du druidisme ,comme Le Scouezec pour qui j'ai pourtant beaucoup de respect et suis tout à fait conscient de l'importance du travail qu'il a pu faire... c'est lui, c'est elle qui va animer des foires et tenir un stand pour vendre ses bouquins parce qu'il faut bien vivre, et c'est aussi la grande druidesse, autoproclamée mais totalement inculte qui s'évertue, grisée par l'ambition, à répandre un druidisme frelaté dans des stages qui datent encore du New Age rose bonbon...</p>
<p>Mais ça, ce sont ceux qu'on voit le plus ... qui s'affichent en quelque sorte ... parce qu'il y en a d'autres qui abattent quand même un énorme boulot dont certains, par modestie tout autant que par honnêteté intellectuelle refusent même ce titre de Druide ... ils oeuvrent dans les fourrés, au fond des bois, bien loin des feux de la rampe comme, dans l'Antiquité le sorcier du village regroupant cinq ou six cabanes, qui n' avait pas forcément le titre de druide, mais qui l'était bel et bien, avec les salamalecs en moins et la prise sur le réel en plus ...</p>
<p>Car j'ai lu je ne sais plus où (pourtant il faudrait que je retrouve !!!) qu' il y avait principalement deux formes de religion chez les Celtes : le druidisme qui concernait essentiellement la classe guerrière et une sorte de paganisme de la nature qui concernait la classe productrice, le premier équivalent à la religion apportée par les indo européens et le second à la religion indigène ...Les deux s'étant progressivement amalgamées... Je crois d'ailleurs que je n'établis pas de frontière bien définie dans mes croyances, ni, pour ce qu'on en sait, entre le sacré tel qu'il était entendu aux  périodes paléolithique et néolithique et à la période celte ... donc, pour me définir, peut être vaudrait-il mieux dorénavant, choisir "adepte de la religion des Gaulois"...<br />
Je pense que le druide est l'homme du druidisme mais que l'ovate qui est aussi le descendant du chamane est  le "prêtre" de ce paganisme de la nature ... si on reste dans l'illustration du système sacerdotal, l'ovate serait le curé de campagne et le druide l'archevêque...Je pense que le Druide antique ne vivaient pas dans les petits villages mais dans les Cours des Rois ou, quand le système de la royauté a été abandonné, dans l'entourage immédiat des puissants. Et quand il se déplaçait il était accompagné de je ne sais combien de courtisans, de valets et d'esclaves, et de guerriers pour le protéger ... même si la caste était ouverte à des gens plus "modestes" j'ai bien peur là aussi que les Druides étaient pour leur majorité des aristocrates . Les classes populaires devaient avoir besoin de tous les bras de tous leurs enfants pour vivre et pas sur que le môme du plouc qui disait "moi je veux être druide" se prenait pas une baffe pour toute réponse... quoi que ça devait apporter une certaine notoriété à la famille et probablement des avantages substantiels donc cette assertion est sans doute à nuancer ...<br />
Le Druide antique avait des spécialités: la justice, l'astronomie, la philosophie aussi ... toutes choses dont ne s'occupaient pas les gens du peuple, ou que dans la mesure de leurs besoins, de leurs envies, de leurs nécessités ... au niveau du prolo lambda gaulois, la religion devait être complètement vécue au quotidien, bien loin des supputations métaphysiques, et ce qui nous en reste est bien souvent catalogué au chapitre des superstitions.  Je ne suis pas méprisant pour les prolos de base dont je parle, bien au contraire, parce que c'est là justement que je me situe, à leur niveau ... Je suis d'ailleurs redevable à l'Odet de m'en avoir fait prendre conscience, de ce qu'on y appelait, avant de lui tourner le dos si vilainement, le "druidisme sale". C'est à dire un druidisme qui n'hésite pas à salir sa saie et qui n'a pas peur de s'écorcher dans les broussailles, de se remettre en question et d'oser s'aventurer ... l'archétype du druide sale, c'est Merlin dans sa période sylvestre ... c'est le Merlin devin qui sait l'avenir et peut prophétiser dans "un grand éclat de rire" et c'est le Merlin fou qui parle avec les dieux, c'est le Merlin qui chevauche des animaux de la forêt et qui n'hésite pas à balancer des bois de cerf à la tête de son rival amoureux...</p>
<p>Un Druide d'aujourd'hui à l'évidence, ne peut pas être un "druide sale" parce qu'il doit faire "bonne figure" face à ceux qui l'entourent, "bien présenter" comme quand on va passer examen ...les rares druides sales que j'ai connus, il se sont mis à porter la saie de cérémonie, le tugan, propre et fraichement repassé, empestant la naphtaline, quand il n'a plus été question que de faire de la représentation et d'incarner le druide fédérateur, grand druide de la forêt des carnutes...Ce qui ne veut pas dire qu'il n'en reste pas quelques uns, ici et là ...<br />
Oui, je crois bien que la simplicité de mes croyances de ploucs est  effectivement ce qui me caractérise, du moins je l'espère ... et c'est pourquoi je suis tellement engagé dans mes recherches au sujet du pagus où je vis, où ma famille a vécu depuis des générations ... pour retrouver, faire revivre les croyances et les pratiques païennes de mes ploucs d'Ancêtres, trouver les liens qu'ils ont pu/su nouer avec le sol qui les a portés, qui me porte, au milieu des forêts, des rivières, des champs ... la magie à laquelle je crois est la magie naturelle où il est d'abord question de s'harmoniser avec son environnement, de s'insérer dans les forêts, les rivières, les champs, entendre les bruits des insectes, des oiseaux, des animaux dans sa tête, dans sa poitrine, dans son sang, et le bruissement des feuilles, et les clapotis de l'eau ...</p>
<p>Je n'ai rien à voir avec le druide de représentation, ce que je veux, c'est vivre mes croyances dans mon coin et les partager avec qui veut bien les partager avec moi ... je veux apprendre des techniques de guérison et autres techniques chamaniques pour aider ceux qui en ont besoin et qui le demandent mais sans qu'on dise pour autant que je suis un Druide, ou un Ovate ou quoi que ce soit ... je veux approfondir ma vision du monde et apprendre des techniques plus ou moins chamaniques pour me déployer, pour occuper tout mon espace et pour devenir entièrement ce que je suis... Je veux ritualiser sans avoir à me cacher et le faire avec qui je veux ...je ne vois pas pourquoi il faudrait être Druide pour ritualiser... on ritualise bien en individuel, pourquoi pas en groupe ... je ne vois pas pourquoi on aurait besoin d'un curé pour faire l'intercesseur entre les Dieux et nous ... c'est justement pour ça, en partie, qu'on n'est pas chrétiens ... parce que le Divin est immanent et qu'il suffit de tendre la main pour le toucher et qu'on a besoin de personne pour ça ... Le Druide est un professeur, et moi je me demande si je ne préfère pas rester toujours un étudiant...un étudiant et un plouc...<br />
Mais bon, je me demande pourquoi je fais tout ce discours sur les Druides que pourtant j'aime bien, discours inspiré par une poignée d'ambitieux, quelques arbres qui cachent la forêt alors qu'ils sont nombreux ceux qui oeuvrent avec sérieux. Car,à part ces différences d'ordre sacerdotal, il ne devrait en principe pas y avoir de différences notables entre Druidisme et Paganisme Celte/religion des Gaulois au niveau des croyances et de la pratique... en principe, le Druide et le Païen honorent et vénèrent les mêmes Dieux et Déesses celtes, où est le problème alors ? ah oui, un jour, j'avais lu que le paganisme celte était "au ras des paquerettes" ... et bien je revendique moi ce "au ras des paquerettes", et je crois qu'il vaut mieux avoir le nez au ras des paquerettes plutot que trop haut dans le ciel parce qu'on ne sait pas dans quoi on risque de marcher ...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1er mai 2008 !]]></title>
<link>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=529</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 16:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>M.B.</dc:creator>
<guid>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=529</guid>
<description><![CDATA[Yahoo ! Tempus n&#8217;a pas chômé dernièrement. Déjà, pratiquement la moitié de mon stage de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Yahoo ! Tempus n'a pas chômé dernièrement. Déjà, pratiquement la moitié de mon stage de psy s'est écoulée, toute la neige de ce lourd hiver a fondu, la verdure commence à jaillir dans la cour... C'est le 1er mai, le début du mois de ma fête, et la date traditionnelle de la fête celte de Beltane (l'inverse de l'Halloween, donc une fête en l'honneur de la lumière, de la jeunesse et de la fertilité).</p>
<p>Les celtes célébraient à cette date le mariage mythologique de la déesse-mère (dont le nom variait selon les régions et les cultes locaux) avec sa contrepartie masculine, marquant le début de la saison d'agriculture (c'était le temps des semis et de l'accouplement des animaux d'élevage). Évidemment, ce concept de mariage était bien difficile à assimiler par les missionnaires chrétiens durant la conversion des celtes, puisque la théologie judéo-chrétienne n'admet qu'un seul dieu qui n'a aucun égal féminin; les religieux de l'époque ont donc travaillé à remplacer la déesse par la femme la plus élevée de la mythologie chrétienne: Marie. En créant May Day ou Mary's Day les monothéistes ont, comme d'habitude, évacué soigneusement le contenu sexuel de la fête, célébrant les vertus de la Sainte-Vierge en lieu et place de l'union homme-femme. Quelle frigidité...</p>
<p>Sur cette digression mytho-historique, je vais sans plus tarder aller écouter Huron Beltane Fire Dance de Loreena McKennitt. :P</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Germains]]></title>
<link>http://olympias.wordpress.com/?p=82</link>
<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:58:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>dracoi</dc:creator>
<guid>http://olympias.wordpress.com/?p=82</guid>
<description><![CDATA[
Suite à la demande d’un de mes lecteurs, l’article de la semaine est dédié aux tribus peupla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-81" src="http://olympias.wordpress.com/files/2008/04/karthur3x.jpg?w=400" alt="" width="400" height="268" /></p>
<p>Suite à la demande d’un de mes lecteurs, l’article de la semaine est dédié aux tribus peuplant l’Est du Rhin que les Romains nommaient " <strong>Germains</strong> ".</p>
<p>Les Germains ne connaissant pas l’écriture et ayant encore moins de contact que les Celtes avec les Grecs et les Latins, peu d’éléments de leur culture nous sont parvenus.</p>
<p>Ils ne font leur apparition dans le monde latin qu’à partir du IIe siècle av. J.-C.. D’importantes vagues migratoires provenant des profondes forêts germaniques se rependent progressivement sur le territoire <strong>celtique,</strong> notamment en <strong>Gaule </strong>et provoque des effets de " domino " en chassant les Celtes de leurs terres.</p>
<p>Ces mouvements de population et les conflits qui éclatent entre Celtes et Germains inquiètent les <strong>Romains</strong>, qui voient d’un mauvais oeil ces bandes armées déferler au nord de leurs frontières et menacer leurs colonies celtiques.</p>
<p>Vers -110 Rome se décide à porter assistance à ses alliés du nord. Mais les premières batailles sont un désastre pour les légions.<br />
Le spectre du <em>sac de Rome</em> <em>par les Gaulois</em> au IVe siècle av. J.-C. ressurgit.</p>
<p>Un général, <strong>Caius Marius</strong>, aux idées novatrices et controversées est placé à la tête de l’armée. Il entreprend de profondes réformes des légions en créant une armée de professionnels.<br />
En -102, Marius écrase les Germains non loin d’<strong>Aix-en-Provence</strong> sur une montagne que l’on nommera plus tard " <em><strong>Sainte Victoire</strong></em> " en mémoire de ce jour glorieux.</p>
<p>Mais les invasions ne cessèrent pas pour autant.</p>
<p>En -58 une nouvelle invasion sur les territoires actuels de la <strong>Suisse</strong>, pousse les <strong>Helvetes</strong> à migrer.<br />
Cette migration déclenche une guerre <em>inter celtique</em> qui poussera une nouvelle fois les légions romaines à intervenir. À leur tête se trouve un jeune général ambitieux : <strong>Caius Julius</strong>, plus connu sous le nom de <strong>César.</strong></p>
<p>César est le premier à avoir réellement décrit les moeurs des Celtes, mais aussi des Germains, qu’il sera également amené à combattre.</p>
<p>Pour les Romains, les Germains - <em>encore plus que les Celtes</em> - sont la personnification même des " <strong>barbares</strong> ".<br />
Ils ont un aspect farouche et effrayant : des colosses, bien plus grand et robuste que les peuples de méditerranée.<br />
Ce sont de très bons cavaliers maniant de <strong>grandes épées</strong> ou des <strong>haches de guerre</strong>.<br />
Contrairement aux Celtes qui sont sédentaires et d’excellents fermiers, les Germains sont des pasteurs nomades qui refusent de s’installer définitivement dans un lieu afin de ne pas succomber à la tentation du <em>droit de propriété</em> (source, selon eux, de conflits fratricide).<br />
Ils n’ont pas de Druide comme les Celtes, mais pratiquent un<strong> polythéisme </strong>issu de la culture<strong> Scandinave</strong> et voue un véritable culte à la <strong>guerre</strong>.</p>
<p>César réussit à repousser les Germains à l’Est du Rhin, mais prend conscience que les légions ne pourront pas les vaincre sur leurs propres terres. Les forêts de Germanie sont bien trop denses pour les légions entrainées à manoeuvrer en rase campagne.</p>
<p>Rome adopte à l’égard des Germains une politique de confinement qui vise à les contenir derrière une frontière fortifiée : <strong><em>les limes</em></strong>.</p>
<p>Au cours des siècles, l’Empire affrontera à de nombreuses reprises les Germains.<br />
Certaines tribus seront finalement soumises ou s’allieront aux Romains.<br />
De nombreux mercenaires ou auxiliaires seront engagés dans les légions, notamment comme cavalier.</p>
<p>En 476, l’Empire est divisé et complètement affaibli.<br />
Des Germains - <em>de la tribu</em> <em>des<strong> Skires</strong></em> - entrent finalement à Rome et  déposent le dernier Empereur de Rome.</p>
<p>C’est la fin de l’<strong>Antiquité</strong> et le début du <strong>Moyen-Âge</strong>.</p>
<p>Pendant 200 ans, l’Europe va connaitre de nombreuses migrations germaniques que l'on nommera plus tard " <strong>les grandes invasions</strong> ".</p>
<p>De nouveaux royaumes sont fondés sur les cendres de l’Empire romain.<br />
Sur une grande partie de l’ancienne Gaule s’installent les " <strong>Francs</strong> " qui joueront un rôle central dans la fondation du <strong>royaume de France</strong> !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Guerriers Bleus]]></title>
<link>http://olympias.wordpress.com/?p=72</link>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 13:20:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>dracoi</dc:creator>
<guid>http://olympias.wordpress.com/?p=72</guid>
<description><![CDATA[


 

Alexandre le Grand, alors en guerre contre les tribus du nord de la Grèce, reçoit des ambass]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center">
<p align="center">
<div style="text-align:center;"><img src="http://olympias.wordpress.com/files/2008/04/ver0.jpg" alt="ver" /></p>
<address><em> </em></address>
</div>
<p>Alexandre le Grand, alors en guerre contre les tribus du nord de la Grèce, reçoit des ambassadeurs <strong>celtes</strong>, venus de lointaines contrées que les Grecs nomment "barbare".<br />
Le grand Roi est intrigué par ces hommes à l'apparence farouche. Il leur demande alors ce qu'il redoute le plus au monde, espérant bien qu'ils répondent que c'est lui. Mais les Celtes lui rétorque que s'ils mettent au-dessus de tout l'amitié d'un homme tel que lui, ils ne craignent en fait qu'une seule chose : q<em>ue le ciel ne leur tombe sur la tête </em>!<br />
Alexandre séduit, leur offre son amitié et conclut une alliance avec eux.</p>
<p>Ne connaissant aucune unité politique, la civilisation celtique est en réalité constituée d'une myriade de peuples aux cultures similaires se répandent des colonnes d'Hercule jusqu'aux rives du Danube. La présence celte est attestée sur les territoires actuels de l'Espagne, du Portugal, de la France, du Royaume-Uni, de la Suisse, du nord de l'Italie, de l'Autriche et une partie de l'Allemagne. Leur origine est très ancienne et se perd dans la nuit des temps, probablement issue des premiers peuplements européens par les hommes.</p>
<p>Les Celtes ne connaissaient pas l'écriture ou très peu. Quelques Celtes ont appris l'écriture grecque, notamment au contact de Massalia (Marseille). Mais, peu de textes rédigés par les Celtes nous sont parvenus. Les Celtes sont apparus dans l'Histoire au travers de textes postérieurs, rédigés principalement par leurs ennemis et en particulier par <strong>Jules César </strong>entre -58 et -52 dans son ouvrage "<strong>la guerre des gaules</strong>".</p>
<p>Les "Barbares", comme les nommes les Grecs et les Romains, sont par conséquent en grande partie connu pour leur caractère <strong>belliqueux </strong>et leur réputation de <strong>féroce guerrier</strong>. <strong>Rome</strong> se méfie de ces dangereux voisins qui ont saccagé et pillé la ville à l'époque où la république était encore jeune. Les stratèges romains font dresser des cartes de ces terra incognita. Ils découperont l'Europe celtique et plusieurs territoires : la péninsule <strong>Ibérique</strong>, la <strong>Gaule</strong>, la <strong>Belgique</strong>, la <strong>Britanie</strong>, la <strong>Germanie</strong>, etc..</p>
<p>En -58, Jules César est gouverneur de la <strong>Gaule cisalpine</strong> ( nord de l'Italie) et <strong>transalpine </strong>(sud-est de la France). À la tête de 4 <strong>légions</strong>, il intervient dans un conflit qui oppose plusieurs tribus gauloises. C'est le début de la guerre des gaules qui poussera progressivement les Romains à soumettre l'ensemble des nations celtiques.</p>
<p>Les légions doivent affronter de puissants guerriers à l'apparence terrifiante. Les Celtes sont, du point de vue des Romains, de vrais colosses. Ils portent les cheveux et une barbe longue, combattent nus ou quasiment nus et se recouvrent le corps de <strong>peinture de guerre bleue</strong>. Ils utilisent également de puissantes trompettes au son discordant dans le but d'effrayer leurs ennemies.<br />
Les guerriers affectionnent particulièrement le combat à cheval ou aux rennes d'un char de guerre. Du fait de leur grande maitrise des métaux, ils emploient de puissantes armes, notamment de grandes <strong>épées à deux mains</strong>.</p>
<p>Toutefois, les Celtes sont des guerriers rebelles et insoumis. Leur esprit belliqueux qui effraie tant leurs ennemis finira par causer leurs pertes. Les légions n'affrontent pas une armée, mais un groupe de guerriers se battant chacun pour sa gloire personnelle. Malgré leur supériorité numérique et leur valeur au combat, les Celtes seront défaits par les stratèges romains et leurs armées de professionnels disciplinés. <strong>Vercingétorix</strong>, le célèbre chef gaulois de la tribu des <strong>Arvernes</strong>, tentera de fédérer les nations de gaules afin de chasser l'envahisseur. Il sera tout de même vaincu à <strong>Alésia</strong> en -52, puis exécuté à Rome lors du triomphe de César.</p>
<p>Finalement, les Gaulois et leurs cousins celtes seront contrait d'accepter la <strong>Pax Romana</strong> et de déposer les armes. Mais leur expérience guerrière ne sera pas perdue. Les Romains les recruteront en masse dans les légions, particulièrement comme <strong>auxiliaire de cavalerie</strong>. Les nouveaux maitres de l'Europe profiteront également du savoir exceptionnel de leurs anciens ennemis dans la forge des métaux. C'est ainsi que la <strong>cotte de maille</strong> par exemple sera intégrée aux équipements des soldats et connaitra un franc succès même au-delà de Rome et jusqu'à la fin du moyen âge.</p>
<p>De façon générale, Rome n'a jamais complètement "romanisé" le monde celtique. La culture et les traditions ont perduré à travers les âges jusqu'aujourd'hui. Loin de l'image du barbare sanguinaire qu'ont voulu leur prêter leurs ennemis, les Celtes ont fait preuves d'une culture riche et d'un artisanat exceptionnel, notamment dans le travail d'<strong>orfèvrerie</strong>.</p>
<p>Il est communément admis que la civilisation européenne est basée sur la culture latine et grecque, mais il me semble plus juste d'ajouter la culture celtique comme troisième support à notre héritage.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prêts pour la Saint-Patrick ! セント・パトリックス・デイ・パレード]]></title>
<link>http://bretonsdujapon.wordpress.com/?p=285</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 09:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bretons du Japon</dc:creator>
<guid>http://bretonsdujapon.wordpress.com/?p=285</guid>
<description><![CDATA[Le vendredi 8 février, nous avons été invités par Irish Network Japan à une rencontre officiell]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le vendredi 8 février, nous avons été invités par <a href="http://www.inj.or.jp/" target="_blank" title="INJ"><font color="#008000"><b>Irish Network Japan</b></font></a> à une rencontre officielle nippon-irlandaise à la Résidence de l'Ambassade d'Irlande. Une délégation de "Bretons du Japon" y représentait la Bretagne. Stéphane Péan, Jean-Philippe Audren et Nathalie Le Roux-Shimada (tous trois membres du Bureau) étaient accompagnés de Sophie Quintin-Adali et Kikuko Shimizu, habituées des réseaux diplomatiques.</b></p>
<p>Nous avons eu l'occasion de rencontrer son Excellence l'Ambassadeur d'Irlande Brendan Scannell ainsi que le Président du Irish Network Japan, monsieur Derek Fitzgerald qui avait gardé un excellent souvenir de notre prestation lors de la parade Saint-Patrick 2007 en la qualifiant de "unique". Nous avons eu entre autre l'opportunité d'échanger avec madame Anne Lanigan, Directrice Japon de l'agence économique irlandaise "Enterprise Ireland" et monsieur Ikuo Hata, responsable des affaires internationales à TV Asahi.<!--more--></p>
<p>Avec nos amis du INJ, nous avons surtout évoqué la parade Saint-Patrick 2008 à laquelle notre association participera pour la deuxième fois cette année le <a href="http://www.inj.or.jp/stpatrick_e.html" target="_blank" title="Saint-Patrick 2008">16 mars 2008</a> (<a href="http://bretonsdujapon.files.wordpress.com/2008/02/injparade2008presentation.pdf" target="_blank" title="Saint-Patrick 2008">日本語, PDF</a>) sur l'avenue d'Omotesando.</p>
<p>Ces échanges fructueux participent de l'amitié entre Irlandais, Japonais et Bretons.</p>
<p>Sources : <a href="http://bretonsdujapon.wordpress.com/2007/03/27/parade-celtique-presence-bretonne-remarquee/" target="_blank" title="Saint-Patrick 2007">Parade Saint-Patrick 2007</a></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://bretonsdujapon.wordpress.com/files/2008/02/ambirlande.jpg" alt="Ambassade Irlande" border="1" height="332" width="444" /></div>
<div style="text-align:center;">son Excellence l’Ambassadeur d’Irlande Brendan Scannell</div>
<div style="text-align:center;">entouré de la délégation bretonne</div>
<div style="text-align:center;"><img src="http://bretonsdujapon.wordpress.com/files/2008/02/injparade2008.jpg" alt="Pub St Patrick 2008" border="1" height="300" width="450" /></div>
<div style="text-align:center;"><a href="http://bretonsdujapon.wordpress.com/2008/02/09/ambirlande/inj-st-patrick-parade/" target="_blank" title="Saint-Patrick 2008">セント・パトリックス・デイ・パレード</a></div>
<p align="center"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/tHqRBvX1n-o'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/tHqRBvX1n-o&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="center">Saint-Patrick 2007 avec An Dud Nevez (Claude Nadeau)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Solstice d'hiver]]></title>
<link>http://olympias.wordpress.com/2008/01/09/solstice-dhiver/</link>
<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 09:59:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>dracoi</dc:creator>
<guid>http://olympias.wordpress.com/2008/01/09/solstice-dhiver/</guid>
<description><![CDATA[




Les fêtes de fin d’année que nous connaissons aujourd’hui prennent leur racine dans l’A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;">
<div align="left"></div>
<p><img src="http://olympias.wordpress.com/files/2008/01/santa_claus_2.jpg" alt="Vieux Père Noël" height="359" width="253" /></div>
<div style="text-align:center;"></div>
<div style="text-align:center;"></div>
<p>Les fêtes de fin d’année que nous connaissons aujourd’hui prennent leur racine dans l’Antiquité, bien avant le christianisme ou l’invention du Père Noël de Coca-Cola.<br />
Les Romains, les Celtes et les Germains célébraient en cette période de l’année des festivités aux rites étrangement similaires aux nôtres. Cette période correspond au <b>solstice d’hiver</b> qui marque le rallongement des jours.</p>
<p>À Rome, les citoyens fêtaient les <b>Saturnales</b> en l’honneur du Dieu Saturne. De grandes festivités étaient organisées où tous les excès étaient permis. Les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du coup et s’offraient des cadeaux. Les esclaves jouissaient d’une relative liberté, devenant les égaux des citoyens. Les maitres devenant parfois, pour un temps, les serviteurs de leurs esclaves. Tous participaient à des ripailles, buveries et autres orgies. Une explosion de débauche, de vice et de violence.</p>
<p>À partir du règne d’Aurélien, les <b>Romains</b> fêtent officiellement le <i>Sol Invictus</i> (soleil invaincu). Le jeune dieu solaire était sensé surgir d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né. Une légende qui fait évidemment écho à une autre naissance.</p>
<p>Chez les <b>Celtes</b>, chaque mois lunaire correspond à un arbre. Pendant cette période le <b>sapin</b>, arbre de vie - toujours vert en hiver -  était au centre des festivités. Ils faisaient de grands feux pour lutter contre les ténèbres. Le sapin de Noël moderne, avec ses guirlandes et ses boules lumineuses, n’évoque-t-il pas un sapin en flamme ?<br />
De plus, les femmes et les enfants décoraient un arbre de blé, de fruits et de fleurs.<br />
Autre détail troublant, les Celtes évoquaient également le dieu <b>Gargan</b>, un bon géant portant une hotte remplie de cadeaux.</p>
<p>Les <b>Germains</b> et les <b>Nordiques</b>, aux traditions plus brutales, célébraient la tradition de <b>Yule</b> pour fêter le solstice. Ils décoraient également des arbres, mais avec les corps d’animaux et d’esclaves sacrifiés. Des fêtes en somme très joyeuses.<br />
On retrouve également un personnage similaire au Père Noël. <i>Hellequin </i>chez les Germains et <i>Odin</i>, le dieu de la guerre des Vikings, qui récompensaient ou punissaient les enfants sage ou désobéissant. Je pense que les enfants scandinaves devaient avoir un comportement exemplaire face à la menace d’un père Noël aussi effrayant !</p>
<p>En fouillant un peu plus loin, on s’aperçoit que même dans les cultures d’<b>Afrique</b> et du <b>Moyen Orient</b>, existaient des rites assez similaires.<br />
Une légende raconte que le dieu <i>Baal </i>fut sacrifié sur un sapin avant de ressusciter. La tradition veut que l’on décore un sapin d’or et d’argent afin de célébrer la renaissance du dieu.<br />
Une histoire qui fait penser étrangement à un autre dieu crucifié.</p>
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<title><![CDATA[Bretagne-Québec]]></title>
<link>http://enkerli.wordpress.com/2007/06/06/bretagne-quebec/</link>
<pubDate>Wed, 06 Jun 2007 14:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>enkerli</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par une drôle de coïncidence, trois liens entre la Bretagne et le Québec sont apparus dans ma vie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Par une drôle de coïncidence, trois liens entre la Bretagne et le Québec sont apparus dans ma vie, la semaine dernière.</p>
<p>Tout d'abord, un ancien étudiant m'invite à visiter la boulangerie Le Petit Breton, où il fait des pains succulents. J'ai d'ailleurs rencontré un des patrons, qui est lui-même Breton.</p>
<p>Puis Émilie Pelletier, une sociolinguiste montréalaise envoie sur Language Log un commentaire sur l'utilisation, par les Bretonnants, du cas du Québec comme exemple des difficultés rencontrées en situation minoritaire:</p>
<p><a href="http://itre.cis.upenn.edu/~myl/languagelog/archives/004551.html">Language Log: Liberty, Equality, Hypocrisy?</a></p>
<p>Puis, à <a href="http://podmtl.com/">PodMtl</a>,  le rassemblement de balado-diffuseurs et d'auditeurs de Montréal, je rencontre le très sympathique et enthousiaste Jean-François Blais, qui balado-diffuse avec le Breton Gwennaël Amice:</p>
<p><a href="http://bordeldemer.com/">Bordel de Mer - le podcast des chants de marins</a></p>
<p>Soit dit en passant, cette balado-diffusion est vraiment superbe. À l'écoute, on se met à sentir le varech.</p>
<p>Sans compter qu'une amie de ma mère,  Hélène Recule, va arriver de Bretagne avec toute sa famille dans quelques jours pour passer plusieurs mois au Québec et ailleurs au Canada.</p>
<p>Les liens entre la Bretagne et le Québec sont bien connus depuis longtemps. Je ne suis jamais allé en Bretagne mais ce qu'on m'en a dit semble assez Québécois. Beaucoup de Québécois sont d'origine bretonne ou normande. La musique québécoise comporte des éléments celtiques dont certains peuvent provenir de la Bretagne (alors que d'autres viennent d'Irlande ou d'Écosse). Certaines aspects de la géographie du Québec ressemblent un peu à la Bretagne, paraît-il. La Bretagne est suffisamment près de la Grande-Bretagne pour qu'il y ait eu des contacts, comme il y en a entre Francophones et Anglophones au Québec. Et, si je me trompe pas, certains Parigots visitent la Bretagne comme ils visitent le Québec: en colons. ;-)</p>
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<title><![CDATA[Nos ancêtres les Gaulois...]]></title>
<link>http://lartetcochon.wordpress.com/2007/05/08/nos-ancetres-les-gaulois/</link>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 14:52:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Emily Pearl</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les théories racialistes ayant eu cours durant le XIXème siècle et au début du siècle suivant o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Les théories racialistes ayant eu cours durant le XIXème siècle et au début du siècle suivant ont considérablement influencé la perception de l'art et les réflexions menées sur les origines de ce dernier à cette même époque. Ainsi, nombre d'auteurs, d'historiens de l'art ou de la littérature se sont appuyés sur ces théories dites racialistes (et non pas systématiquement racistes au sens où on l'entend aujourd'hui, bien que la frontière soit très ténue, voire nulle dans certaines écrits anciens) pour retracer les balbutiements d'une certaine forme d'art ou d'un genre littéraire donné selon des critères nationalistes.</p>
<p align="justify">Il était ainsi possible, au XIXème siècle, d'affirmer que certains peuples subissaient l'influence d'un certain type de "climat" (c'est-à-dire de leur environnement et non des conditions météorologiques) et de la "race" à laquelle ils appartenaient (j'emploie délibérément ce terme entre guillemets car je n'exprime en aucun cas une pensée strictement personnelle mais ne fais que reprendre des termes qui avaient largement cours au XIXème siècle et au début du XXème). De plus, il était couramment admis que certaines civilisations étaient purement et simplement dépourvues de toute forme d'art en raison de l'absence d'aptitudes jugées nécessaires à l'émergence de l'art. Si par bonheur ou par chance, une civilisation lointaine (éloignée de l'Europe de l'Ouest s'entend) était reconnue comme étant à l'origine d'un art qui lui était propre, celui-ci était constamment jugé sur la base des "merveilles" produites par l'art occidental et pouvait ainsi être aisément tourné en ridicule, car jugé par trop "primitif". Enfin, il faut impérativement de nos jours garder à l'esprit qu'au XIXème siècle et dans les premières années du XXème, ces théories racialistes avaient force de vérités scientifiques absolues dans un contexte où de nombreux érudits partaient en quête de l'origine de divers phénomènes tels que l'apparition de l'homme, de la pensée, de l'art ou encore de la politique.</p>
<p align="justify">Voici de quelle façon, en 1923, Gustave Lanson (alors directeur de l'Ecole Normale Supérieure) expliquait la naissance de la littérature française dans son <em>Histoire illustrée de la littérature française. </em></p>
<p><!--more--></p>
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<p align="justify"><em>Il ne nous appartient pas - et il serait sans doute infructueux - de rechercher ce qui nous est parvenu du sang ou de l'humeur de nos aïeux celtes ou gaulois, dans quelle mesure précise, de quelle façon la conquête romaine et l'immigration franque ont modifié le tempérament de la race, où s'étaient déjà mêlés plusieurs éléments. César et Strabon nous font un portrait des Gaulois de leur temps, où certains traits permettent de nous reconnaître:</em></p>
<ul>
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<p align="justify"><em>le courage bouillant et inconsidéré</em></p>
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<li>
<p align="justify"><em>le manque de patience et de ténacité</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>la soudaineté et la mobilité des résolutions</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>l'amour de la nouveauté</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>un certain sens pratique</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>la pente à se mêler des affaires d'autrui pour la justice</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>le goût de la parure et de l'ostentation</em></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><em>le goût de la parole et de l'éloquence</em></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><em>Tout cela est français. [...] Un abîme sépare aujourd'hui le génie celtique de l'esprit français. [...] Tout ce qu'il est permis d'inférer de la littérature gallo-romaine, c'est l'aptitude et le goût de la race pour l'exercice littéraire. [...] Notre nation ce me semble, est moins sensible qu'intellectuelle : plus capable d'enthousiasme que de passion, peu rêveuse, peu poétique, plus finement que fougueusement artiste et selon le degré de précision et d'abstraction que comportent les arts, plus douée pour la sculpture et l'architecture que pour la musique. [...] Elle poursuit la précision jusqu'à la sécheresse et préfère la clarté à la profondeur. [...] Race plus raisonnable que morale parce qu'elle est gouvernée par la notion du Vrai plutôt que du Bien, plus facile à persuader par la justice que par la charité, indocile même quand elle est gouvernable, tenant plus à la liberté de parler qu'au droit d'agir et encline toujours à railler l'autorité pour montrer l'indépendance de son esprit. </em></p>
<p align="justify"><em>[...] La forme inférieure du type français, c'est l'esprit gaulois, avec son insouciante polissonnerie et son inintelligence des intérêts supérieurs de la vie, ou le bon sens bourgeois trop souvent terre à terre, indifférent à tout, hors les intérêts matériels, plus jouisseur que sensuel et plus attaché au gain qu'au plaisir. [...] La forme frivole du type français, c'est l'esprit mondain, creux et brillant, mousse légère d'idées qui ne nourrit ni ne grise. [...] Enfin, la forme grave et supérieure de notre intelligence, c'est l'esprit d'analyse, subtil et fort, et la logique, aigüe et serrée : le don de représenter par une simplification lumineuse les éléments essentiels de la réalité. [...] C'est le don de l'invention psychologique et de la construction mathématique. </em></p>
<p align="justify"><em>Voilà les ressources et les dispositions principales que l'esprit français apporte pour faire sa littérature [...] : voilà les traits principaux et permanents pendant dix siècles d'intense production littéraire.</em></p>
</blockquote>
</blockquote>
<p align="justify">Aussi contestable que cette propension à catégoriser et décortiquer les oeuvres de la production littéraire française depuis la fin de l'Antiquité jusqu'aux balbutiements du XXème siècle puisse paraître, les différentes strates du "type français" décrites ci-haut par Gustave Lanson perdurent encore aujourd'hui jusqu'à être raillées plus ou moins subtilement par les observateurs étrangers. En effet, quel journaliste étranger n'a-t-il point fait voisiner au cours de sa carrière "l'esprit d'analyse subtil et fort", mâtiné d'un soupçon de rationnalité, et l'image d'Epinal du gentil grand-père revenant du marché une baguette sous le bras et la tête abritée d'un béret ? Bien que le terme de "race" soit aujourd'hui banni de tout homme rigoureusement formé aux principes de la République française, cette curieuse tendance de l'esprit humain à la catégorisation des ethnies et des nations n'en est pas moins vivace.</p>
<p align="justify">En poussant la logique de Gustave Lanson jusqu'à son terme, il apparaît nettement que chaque société, chaque civilisation, serait à même d'exceller dans une forme d'art plutôt qu'une autre (et ce, lorsque l'on daigne lui reconnaître un certain talent pour l'art tout court) selon un déterminisme que l'on est en mesure d'identifier, mais dont on ignore les causes profondes (si causes il y a). Ce hiératisme intellectuel, sous des dehors on-ne-peut-plus scientifiques et implacables, est proprement édifiant. Cependant, après avoir bu le calice jusqu'à la lie, Gustave Lanson concède à l'issue de sa démonstration (que je n'ai pas retranscrite ici) que ce déterminisme "nationaliste" et collectif ne transparaît jamais clairement dans une oeuvre littéraire en raison d'une certaine atténuation par les caractères individuels.</p>
<p align="justify">A l'heure où le débat concernant "l'identité nationale" fait rage, il est sans doute fort regrettable que le "génie celtique" n'ait point susurré à l'oreille de nos hommes politiques, qu'une fois de plus, l'histoire les avait précédés...</p>
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<p align="justify"><u>Source bibliographique :</u></p>
<p align="justify">LANSON (Gustave), <em>L'Histoire illustrée de la littérature française</em>, Hachette, 1923.</p>
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</item>

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