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	<title>cg-13 &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cg-13"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 23:32:09 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Marseille est le nouvel écrin européen de la culture, aubaine ou danger budgétaire ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=315</link>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 13:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au terme d’un suspens insoutenable, le verdict est finalement tombé : Marseille sera, en 2013, la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/marseille-provence-2013.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-316" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="marseille-provence-2013" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/marseille-provence-2013.jpg" alt="" width="280" height="278" /></a><strong>Au terme d’un suspens insoutenable, le verdict est finalement tombé : Marseille sera, en 2013, la Capitale européenne de la Culture avec la ville de Kosice, en Slovaquie.</strong> Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette décision, prise à l’unanimité par le jury au détriment des trois autres villes en lice (Lyon, Bordeaux et Toulouse), a immédiatement laissé place à une déferlante d’enthousiasme et de joie, de la part de tous les acteurs politiques, économiques et culturels.</p>
<p>Ce succès n’est pas le fruit du hasard, tant le dossier marseillais était, selon les experts, bien ficelé. La cité phocéenne n’a pas de raison de bouder son plaisir et l’exaltation est de mise, la fête étant à la hauteur de l’événement. Pourtant, la deuxième ville de l’Hexagone, reste une cité pauvre, « souffrant d’un déficit d’image et d’un retard structurel important », comme le souligne Jacques Pfister, Président de l’Association Marseille-Provence 2013.</p>
<p>Au-delà des retombées culturelles insufflées par la dimension euro-méditerranéenne du projet, une question, nettement moins médiatique, se pose : celle du budget nécessaire à la consolidation du paysage culturel et, in fine, du niveau d’implication financière des collectivités locales en vue d’asseoir la réputation du « pays de Marcel Pagnol ».<!--more--></p>
<p><strong>Les prétentions marseillaises avec, en ligne de mire, le succès lillois</strong><br />
Le label « Capitale européenne de la culture » a été crée en 1985 par Mélina Mercouri, alors Ministre grecque de la Culture. A l’origine, son initiative est motivée par une volonté ambitieuse de valorisation des richesses, de rapprochement des peuples afin de renforcer le sentiment de citoyenneté européenne. Plusieurs villes françaises ont déjà eu le privilège de soulever le trophée : Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004.</p>
<p>De ces trois expériences passées, celle qui retient le plus l’attention est sans conteste Lille, qui fait figure d’exemple à suivre de par son impressionnant palmarès. Avec un budget initial de 74 millions d’euros et un montant de recettes estimé à 72 millions d’euros, le succès économique lié à l’obtention du titre de « Capitale culturelle européenne » a de quoi faire tourner la tête. A cette performance, la maire socialiste Martine Aubry ne manque pas de vanter la réussite populaire et médiatique sans précédent  de cette nomination temporaire dans « la cour des grands » : 2500 manifestations se sont déroulées tout au long de l’année, la fréquentation touristique a explosé, l’image de la ville s’est améliorée grâce à la diffusion de près de 2000 reportages audiovisuels, 6500 articles dans la presse française et plus d'un millier dans la presse étrangère.</p>
<p>A Marseille, le budget prévu devrait peser près de 100 millions d’euros et nos savants économistes misent sur un retour sur investissement supérieur à six. Son titre en poche, Marseille peut d’ores et déjà afficher le sourire des grands jours et laisser sa défaite lors de la Coupe de l’America au rang des mauvais souvenirs.</p>
<p>Cependant, derrière ces chiffres officiels, se dessine une réalité bien plus préoccupante : Marseille a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ? Il ne faut pas se leurrer, la préparation et la mise en place de 74 projets d’expositions, de spectacles, de commandes artistiques, de colloques et d’ateliers représentent un coût faramineux, nécessitant un sur-investissement financier de Marseille, de sa Communauté urbaine, des inter-communalités partenaires, mais surtout, des riches collectivités que sont la Région et le Département. Un tel constat nourrit donc un certain nombre de doutes quant à la capacité d'investissement d'une des villes les plus endettées de France.</p>
<p><strong>Les dessous d’une nomination</strong><br />
Dès l’annonce des résultats, après les félicitations et les encouragements, les rumeurs en coulisse ont rapidement fusé, entachant quelque peu la fiesta spontanément organisée à la Friche de la Belle de Mai.</p>
<p>D’abord, face aux 98 millions d’euros promis par la Municipalité pour mener à bien son projet, les 60 millions d’euros portés aux budgets des concurrentes Lyon et Bordeaux font pâle figure. Le directeur artistique du projet Lyon 2013 explique cette inégalité par le fait que Lyon est déjà confortablement dotée en termes d’infrastructures culturelles. « Nous n’allions tout de même pas faire semblant d’être pauvres » ironise-t-il, un brin suffisant.</p>
<p>Ensuite, l’engagement personnel du maire UMP Jean-Claude Gaudin dans le projet et, l’engouement non dissimulé du Président Nicolas Sarkozy pour les Ateliers de l’Euroméditerranée ont fait couler beaucoup d’encre, quant à l’éventualité d’un coup de main politique pour l’emporter.</p>
<p>En dépit d’une amitié affichée entre les deux hommes politiques, d'ailleurs très exagérée, le maire s’est défendu de l’existence d’un quelconque appui étatique, affirmation confortée par les promesses d’objectivité et de neutralité du jury. « Notre jury était indépendant et n’a subi aucune pression d’aucune sorte de la part des officiels français. Beaucoup moins que d’habitude » répond Sir Robert Scott. Le débat est clos, les suspicions balayées et les susceptibilités apaisées… Au demeurant, il ne fait aucun doute que la belle unanimité des responsables politiques locaux, tous partis confondus, à aider au succès que l'on sait. Plus avant, l'omniprésence des présidents Guérini (département) et Vauzelle (région) a sécurisé le bouclage financier du dossier, du moins pour l'heure et sur le papier...</p>
<p><strong>Un financement encore incertain</strong><br />
Enfin, la question qui est sur toutes les lèvres est celle des aides au financement prévues dans le dossier de candidature de Marseille. Personne n’est dupe : il semble difficile de reproduire le modèle lillois de 2004 avec ses 140 millions d’euros mis sur la table, dont 12 millions de fonds privés.</p>
<p>A Marseille, les caisses sont loin d’être pleines. L’Etat et l’Europe ne consentent à participer qu’à hauteur de 14 770 000 euros ; autant dire, que sur un budget total d’environ 100 millions d’euros, cela risque d’être un peu léger… Cruel paradoxe quand on sait que la Ministre de la Culture, lors de l’annonce des résultats, qualifiait les Ateliers de l’Euroméditerranée de « projet de l’Etat ».</p>
<p>Dans le label « Capitale européenne de la culture » sommeille donc un cadeau, qui peut s’avérer empoisonné avec des retombées économiques et médiatiques relatives. Marseille devra donc manipuler les fonds publics et privés avec une extrême précaution, comme le laisse entendre l’audit commandé par sa Communauté urbaine, indiquant que « la capacité d’endettement de la ville sera de 14 ans en 2014, si l’ensemble des dépenses d’investissement sont ramenées au niveau de 2009 ».</p>
<p>Parce-que le titre de Capitale européenne de la culture peut se révéler un redoutable piège et surtout, parce-qu’elle est attendue au tournant, Marseille devra amorcer son virage budgétaire avec vigilance et ce, pour ne pas tomber dans les profondeurs des « oubliées de la Culture », à l’image de Luxembourg et Sibiu (Roumanie) en 2007.</p>
<p>Mener à bien une multitude de projets artistiques est une intention des plus louables mais l’impact sur les habitants doit être mesurable ; triste exemple que celui de Barcelone, qualifiée de « capitale de la culture qui ne sert à rien » en raison de l’opacité des sommes budgétaires allouées à l’événement en son temps.</p>
<p>Loin de nous l’idée d’être des oiseaux de mauvaise augure, nous participons du bonheur collectif et considérons cet événement comme une chance pour Marseille et le département des Bouches-du-Rhône. Néanmoins, partant du postulat selon lequel la raison est le fondement même de la réussite, Marseille ne tirera son épingle du jeu que si la ville montre son plus beau visage : celui de l’union et de la cohésion entre les différentes entités territoriales partenaires, doublées d’une transparence et d’une rigueur budgétaire à toute épreuve.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : duel sans merci entre Gaudin et Guérini]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=294</link>
<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 13:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/09/18/senatoriales-2008-dans-les-bouches-du-rhone-duel-sans-merci-entre-gaudin-et-guerini/</guid>
<description><![CDATA[La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-296" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="gaudin-guerini" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="332" height="183" /></a><strong>La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plus que de mesure.</strong> Loin du rythme d'un sénateur. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/19/gaudin-guerini-le-duel-se-poursuit-au-senat/" target="_blank">Remake des municipales oblige</a>. Dimanche, le verdict des 3061 (ou 62 selon les sources) grands électeurs du département tombera et nous saurons qui, de la droite ou de la gauche, emportera la majorité des 8 sièges de sénateurs.</p>
<p>Après un imbroglio dont seuls les Verts ont le secret, six listes seront finalement en lice (voir en fin d'article), dont les deux principales, conduites respectivement par <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">Jean-Claude GAUDIN</a> (U.M.P.), «Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône» et par <a href="http://www.jn-guerini.fr/" target="_blank">Jean-Noël GUERINI</a> (PS-PCF), « Faire gagner les Bouches-du-Rhône ».<!--more--></p>
<p><strong>Guérini ratisse </strong><strong>chirurgicalement</strong><strong> le terrain </strong><br />
Comme à l'accoutumée, Jean-Noël Guérini, bourreau de travail, s’est lancé très tôt dans l’arène. Fort de son poste présidentiel au Conseil général des Bouches-du-Rhône, où il règne sans partage depuis 10 ans, il connaît bien les spécificités et les attentes de chaque ville et village du département. Aussi, quand il arrive à l’ombre de tel ou tel clocher, il est reçu en homme providentiel. Depuis des mois, il arpente le terrain, tel un sportif infatigable. « J’ai un cœur neuf » dit-il à l’envi, rappelant son opération cardiaque de janvier 2007. Il n’aura pas compté son temps, toutes les municipalités du département auront été passées au peigne fin, souvent deux voire trois fois.</p>
<p>Toutes, sauf Istres, dont l’édile François Bernardini, son prédécesseur à la tête du Conseil général, a été condamné en 2000, à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux. Bien que réélu maire, pas question pour Guérini de lui donner quitus pour le remettre en selle, il a donc décliné l’invite. Le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, n’aura pas été si regardant. Le 5 septembre dernier, il se rendait dans la ville fleurie trop heureux de pouvoir ajouter les quelques dizaines de voix Istréennes dans son escarcelle. En vain...</p>
<p>Ainsi, en quadrillant le territoire, Guérini a sans nul doute donner le ton de la campagne, forçant son adversaire à mener bataille beaucoup plus activement qu’il ne l’avait prévu à l’origine. Plus encore, c’est lui qui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-2008-j-n-guerini-quand-je-mene-un-combat-je-le-fais-pour-gagner/" target="_blank">recentré le débat sur les seules Bouches-du-Rhône</a>, loin des clivages politiques nationaux dans lesquels le vice-président de l’UMP voulait le voir trébucher.</p>
<p><strong>Rose, rouge et vert en demi teinte…</strong><br />
Présentant une liste de rassemblement qui «transcende tous les clivages politiques », c’est pourtant, au final, les seuls partis socialistes et communistes qui se présentent unis aux suffrages des grands électeurs. Nonobstant le soutien, à mots couverts mais sans présenter de liste concurrente, du MoDem.</p>
<p>Côté écologiste, la tentative de ralliement a en partie échouée. Si Marianne Moukomel, patronne des Verts dans les Bouches-du-Rhône, lui a <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/09/12/senatoriales-je-regrette-la-division-des-verts/" target="_blank">officiellement apporté son soutien</a> défendant qu’à « Marseille et dans notre département, le réalisme plaide pour un large rassemblement afin de ne pas courir le risque d’offrir un siège de sénateur supplémentaire à Jean-Claude Gaudin », la Direction nationale du parti ne l’a pas entendu de cette oreille.</p>
<p>Arguant du fait qu’aucun accord n’avait pas été trouvé au niveau national avec la rue de Solferino, elle a tôt fait, à quelques heures de la clôture du dépôt des listes en préfecture, de présenter, à l’arraché, une liste autonome très marseillo-marseillaise. Courageuse mais isolée, Marianne Moukomel a donc décidé de se mettre en retrait du mouvement écologiste. Lequel d’ailleurs, dès le lendemain, lui enlevait toute possibilité d’expression sur Internet, son webmestre étant aux ordres de la ligne nationale. Ambiance… Pourtant, elle réitérait le bien fondé de son soutien, hier soir au Parc Chanot devant les centaines de grands électeurs marseillais d’un Jean-Noël Guérini très offensif.</p>
<p>Au jeu des pronostics, la gauche part gagnante sur le papier. Certes, elle a perdu trois communes pourvoyeuses de grands électeurs depuis le dernier scrutin sénatorial comme Trets, Aix-en-Provence et La Ciotat, mais les observateurs la créditent au-dessus des trois sièges espérés par le patron du bateau bleu.</p>
<p><strong>Jean-Claude Gaudin sonne le tocsin partisan</strong><br />
En vieux loup de la politique, le maire de Marseille, sait tirer les enseignements des erreurs de la campagne municipale où il était parti, selon certains de ses fidèles, trop tard. Il n’est plus question non plus de revivre l’<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/06/09/trahisons-surprises-et-cohabitation-la-saga-de-la-communaute-urbaine-de-marseille/" target="_blank">incroyable saga de la Communauté urbaine</a> où, faute de campagne, sa majorité s’est vu défaite par le socialiste Eugène Caselli.</p>
<p>Jean-Claude Gaudin s’est donc activé depuis un mois et demi. Il est encore loin du ratissage systématique de son adversaire, mais pas moins de 80 visites de terrain étaient inscrites dans son agenda. Un tour de force pour cet homme plutôt rompu aux us et coutumes d’un sénateur.</p>
<p>Pourtant, il n’a pas manqué d’originalité dans cet exercice. Son lancement de campagne sur Internet avec <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=962&#38;Itemid=60" target="_blank">un clip vidéo</a> sur fond de Bonne-Mère et de Vieux-Port était plutôt bien senti, même pour un enjeu politique dont la cible des grands électeurs se joue d’abord sur le terrain de l’extrême proximité et du rapport humain.</p>
<p>Là aussi, il use jusqu’à la corde les ficelles du charme et de l’affectif. Du Gaudin pur jus, joyeusement pagnoslesque, comme il sait faire. Ici, il raconte ses souvenirs d’enfance aux plus jeunes. Là, il livre aux plus anciens ses amitiés politiques, ses liens indéfectibles avec tel ou tel édile, mort ou vivant, qui a fait ou fera l’histoire du village visité.</p>
<p>Si l’orateur de talent, invariable, fait vibrer la sensibilité des élus, il sait aussi jouer du bâton pour rappeler au bercail UMP les moutons égarés, trop fascinés à son goût par l’herbe riche du socialiste Conseil général. Il ne manque donc aucune occasion pour resituer l’enjeu du scrutin au niveau politique et institutionnel. National s’entend. Certes, la Haute assemblée est le lieu de la représentation des territoires, c’est aussi et surtout l’endroit où l’on vote les lois.</p>
<p>Contrairement à son concurrent de gauche qui mise toute sa campagne sur la proximité et le local, Gaudin se positionne ici avec l’autorité du numéro 2 de l’UMP : « Si on est candidat, c'est qu'on est d'un bord. Nous soutenons la politique du président de la République ». Une mise au point sans appel, un brin menaçante… En a-t-il encore les moyens ? Rien n'est moins sûr.</p>
<p>C’est aussi pourquoi, tout au long de la campagne, il a laissé planer le doute sur son éventuelle mais perpétuelle candidature au « Plateau », la présidence du Sénat. Ladite candidature ne manquant pas de faire sourire à Paris face aux pointures Larcher et Raffarin. C’est peu dire qu’il brigue le poste depuis de longues années, non sans atouts…</p>
<p>Côté chiffres, Gaudin ambitionne un 4e siège de sénateur, faisant jeu égal avec la gauche. Plutôt confiant, son colistier, Bruno Gilles, susurrait sur La Chaîne Marseille (LCM), hors plateau et en "off", que le compte était bon avec l’appui des voix Istréennes. Mauvaise pioche.</p>
<p>Aujourd’hui même, on apprend que les grands électeurs istréens issus de la majorité municipale soutiendront finalement Jean-Noël Guérini, "comme le suppose notre engagement politique" déclare le maire d'Istres à nos confrères de <a href="http://www.laprovence.com/articles/2008/09/17/566814-Region-en-direct-Le-maire-d-Istres-Francois-Bernardini-soutient-Jean-Noel-Guerini.php" target="_blank"><em>La Provence</em></a>… Les jeux restent donc très ouverts. Résultats dimanche en fin d’après-midi…</p>
<p>-------------------------------------------------</p>
<p><strong>Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : les listes candidates</strong></p>
<p><strong>« Faire gagner les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Noël Guérini, 2°) Isabelle Pasquet, 3°) Roland Povinelli, 4°) Samia Ghali, 5°) Serge Andréoni, 6°) Janine Ecochard, 7°) Michel Amiel, 8°) Magali Giovannangeli, 9°) Jean-Pierre Maggi, 10°) Florence Masse.</p>
<p><strong>« Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône »</strong><br />
1°) Jean-Claude Gaudin, 2°) Sophie Joissains, 3°) Bruno Gilles, 4°) Anne-Marie Ayme-Bertrand, 5°) Patrick Boré, 6°) Carole Colombo-Seipelt, 7°) Roland Giberti, 8°) Muriel Mur-Boualem, 9°) Mathias Pétricoul, 10°) Amapola Ventron.</p>
<p><strong>« L’écologie Les Verts »</strong><br />
1°) Bruno Cogaign, 2°) Joëlle Boulay, 3°) Jean-Yves Petit, 4°) Annick Delhaye, 5°) Jean-Eudes Joffrin, 6°) Michèle Poncet-Ramade, 7°) Christian Noix, 8°) Andrée Reversat, 9°) Sébastien Barles, 10°) Flora Boulay.</p>
<p><strong>« Faire Front pour le Sénat »</strong><br />
1°) Bernard Marandat, 2°) Marie-Claude Aucoutourier, 3°) Stéphane Ravier, 4°) Viviane Ricard, 5°) Pierre-Louis Caussé, 6°) Mireille Barde, 7°) Laurent Comas, 8°) Marie-Odile Raye, 9°) Gérard David, 10°) Eléonore Bez.</p>
<p><strong>« S.P.Q.R.13 »</strong><br />
1°) Georges Grolleau, 2°) Patricia Glineur, 3°) Lucien Fevriero, 4°) Charlotte Chantron, 5°) Jean-Claude Franquin, 6°) Aline Megier, 7°) Pierre Grolleau, 8°) Yvonne Maurel, 9°) Claude Gros, 10°) Jocelyne Gamus.</p>
<p><strong>« Parlement du handicap »</strong><br />
1°) Alain Comoli, 2°) Nelly Bossé, 3°) Jean-Marie Girardeau, 4°) Marcelle Sanson, 5°) Jacques Berthelot, 6°) Catherine Flayol, 7°) Pierre-Marie Sanson, 8°) Catherine Malleret, 9°) Abderrahman Bataoui, 10°) Martine Brochen.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Congrès du PS : la ligne est claire, du moins dans les Bouches-du-Rhône]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/07/01/congres-du-ps-la-ligne-est-claire-du-moins-dans-les-bouches-du-rhone/</guid>
<description><![CDATA[Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-238" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="175" /></a><strong>Moi, combien de divisions ?</strong> C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.</p>
<p>La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c'est l'enjeu.</p>
<p>Aujourd'hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « <a href="http://www.reconstruirelagauche.fr/" target="_blank">reconstruire la gauche</a> », Martine Aubry tente « <a href="http://www.martineaubry.fr/" target="_blank">une vision pour espérer, une volonté pour transformer </a>», Ségolène Royal veut « <a href="http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/consulter-et-signer-la-contribution-combattre-et-proposer/28-06-2008" target="_blank">combattre et proposer</a> », Bertrand Delanoë aspire à la « <a href="http://www.clarte-courage-creativite.com/" target="_blank">clarté, courage et créativité</a> », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « <a href="http://besoindegauche.over-blog.net/" target="_blank">besoin de gauche</a> », pas moins que les "<a href="http://www.reconquetes.eu" target="_blank">reconquêtes</a>" d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.<!--more--></p>
<p><strong>La ligne claire</strong><br />
Devant ces combats fratricides, cette guerre des chefs, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (photo), révulsés par la chronique d’un échec politique annoncé, ont décidé de lancer leur propre contribution : « <a href="http://www.laligneclaire.fr" target="_blank">La ligne claire</a> ».</p>
<p>Au lancement de cette initiative, beaucoup de journalistes comme ceux de <em>Libération</em>, du <em>Monde</em> ou du <em>Parisien</em> titraient sur le refus d'un affrontement Royal-Delanoë, les qualifiant de "casques bleus" pour <em>Profession Politique</em>. Pourtant, assez rapidement, on pouvait lire que le trio d'élus locaux étaient "courtisés" et "dragués", synonyme d'un intérêt croissant pour les ténors du parti et pour les médias. Comme aucun d’entre eux n'est candidat au poste de 1er secrétaire du PS, certains confrères notaient leur liberté de ton tout en pointant la « révolte des baronnies » (<a href="http://www.laligneclaire.fr/?page_id=7" target="_blank">Revue de presse complète</a>).</p>
<p>Le 24 juin dernier, lors d'une conférence de presse commune, le médiatique Député-maire d'Evry, Manuel Valls, est venu renforcer leurs rangs." Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales » affirmait-il à l’occasion.</p>
<p>Avec ce texte, les élus locaux souhaitent mettre en avant la gestion moderne et pragmatique de leur territoire, sans avoir à recevoir de leçon d’ouverture de quiconque et notamment des éminences nationales. Ils se prévalent aussi d'une connaissance et d'une expérience précise pour gagner les élections et veulent clairement peser lors du prochain congrès pour enrayer la machine à perdre de Solférino. Faiseurs de roi, donc.</p>
<p><strong>L’union est presque sacrée à Marseille</strong><br />
Dans les Bouches-du-Rhône, avec près de 8000 cartes, la fédération socialiste est la quatrième plus importante de France et, à l’heure où chaque carte d’adhérent va peser lourd, ce poids n’a pas de prix. D’autant que l’homme fort de ladite fédération, Jean-Noël Guérini, emmène avec lui la quasi totalité de ses troupes dont le 1er fédéral, Eugène Caselli (lui même fraîchement élu à la tête de la Communauté urbaine de Marseille : MPM) et Michel Vauzelle, le président de la région Paca.</p>
<p>Certains élus néanmoins, défaits par les dernières élections ou en « froid » politique, ont préféré soutenir la contribution de Bertrand Delanoë, créant ainsi une minorité, difficilement audible dans le département. Il en va de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, de Christophe Masse et de Michel Pezet.  Si l’on peut imaginer que Jean-Noël Guérini ne voit pas d'un très bon œil cette mini-fronde socialiste, ce dernier demeure très attentif à ne briser aucun lien. Pour preuve, il déjeunait vendredi dernier avec le maire de Paris descendu à Marseille pour promouvoir son livre et sa contribution. Chacun joue plus ou moins cette partition d’ailleurs, en témoigne la visite éclair de la députée ex-fabusienne, Sylvie Andrieux, à la librairie du Virgin Megastore pour saluer Bertrand Delanoë.</p>
<p>Rares sont les militants qui vont lire et analyser les contributions durant l'été, l’appel des vacances sera sûrement plus délectable. Mais, en fin tacticien, Jean-Noël Guérini sait qu'il pourra compter sur une grande majorité des militants provençaux pour signer sa contribution et le suivre dans ses choix stratégiques. Pour le moment, la ligne est claire donc, elle le sera encore durant la torpeur estivale. L’université d’été de la Rochelle, fin août, relancera sûrement la machine en affûtant les stratégies…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin - Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=233</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/06/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-234" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="341" height="116" /></a><strong>Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein.</strong> Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s'opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.</p>
<p>Avec un scrutin au suffrage indirect, l'intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.</p>
<p>Pour le maire de Marseille, l'élection au "plateau", c'est à dire  à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L'enjeu n'est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.</p>
<p>Jamais en effet il n'aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l'avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.</p>
<p>Sitôt l'accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux "G" se sont donc mis au travail d'arrache-pied.<!--more--></p>
<p>Le sénateur-Maire de Marseille, fragilisé par la défaite de la droite à la présidence de MPM, s'est rapidement mis en campagne, multipliant visites, rencontres ciblées, discrètes et appels téléphoniques aux différents élus et Maire du département.</p>
<p>Jean-Noël Guérini n'est pas en reste. Fort du succès de l'élection d'Eugène Caselli à la Communauté urbaine, qui avait aussi pour but de conforter sa position et son influence dans la métropole marseillaise, il ratisse discrètement et consciencieusement le département. Conforté, il est vrai, par le basculement de plusieurs communes à gauche et sa victoire écrasante aux cantonales.</p>
<p>Les calculettes s'activent donc dans les états-majors. Sur les 8 sièges à pourvoir, la gauche se verrait bien en gagner 5 à 6, ne laissant que le strict minimum à Jean-Claude Gaudin, soit 2 à 3 sièges. Pourtant, le maire de Marseille prétend dans les colonnes de <em>La Provence</em> : "je devrais arriver à décrocher trois sièges sans problème. Je peux même en espérer un quatrième".</p>
<p>Même si ce dernier reconnaît que depuis qu'il siège au Sénat (1989), "c'est la liste la plus facile à préparer que j'ai connue", il doit quand même transiger avec les désirs de Maryse Joissains, l'édile d'Aix-en-Provence, d'habitude peu affable à son encontre, mais très soucieuse d'obtenir l'investiture de sa fille Sophie en deuxième place de sa liste... Autre épine, Renaud Muselier. Mais, par bonheur, ce dernier préfère le Palais Bourbon laissant à son député suppléant, Bruno Gilles, le soin de prendre la 3° place.</p>
<p><strong>Une élection peut en cacher une autre</strong><br />
Le "plateau" du Sénat fait donc figure, pour Jean-Claude Gaudin, d'ultime défi, de derniers lauriers, un triomphe de fin de carrière. Quelque-chose de très personnel, une reconnaissance finale. Ce désir, toujours inavoué et dont il ne parle qu'à ses plus proches amis tel que Claude Bertrand ou Dominique Vlasto pourrait enfin revêtir les habits de la réalité lors de ce dernier round électoral.</p>
<p>Pour réussir son pari, le vice-président de l'UMP cultive plus que jamais son réseau et conforte ses amitiés. Tous les mardis, généralement à l'Elysée, Jean-Claude Gaudin participe à la réunion hebdomadaire de la majorité aux côtés du Premier ministre Fillon, de Patrick Devedjian (patron exécutif de l'UMP), Jean-Pierre Raffarin (patron honorifique de l'UMP), Christian Poncelet (président du Sénat), Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) ou encore Henri de Raincourt (sénateur de l'Yonne, président du groupe UMP du Sénat). L'occasion pour lui de peaufiner sa stratégie et de jauger son principal adversaire à la présidence de la Haute-Assemblée, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p>Plus encore, il entretient comme jamais ses amitiés, notamment au sein des anciens Républicains &#38; indépendants, comme Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l'Eure ou Jean-Paul Emin, sénateur de l'Ain, envoyés en émissaires auprès de leurs collègues pour "tâter" le terrain.</p>
<p>Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale de 1981 à 1989, Jean-Claude Gaudin a surtout été pendant dix-huit ans président de la commission des investitures de son ancien parti et occupe, aujourd'hui encore, le même poste à l'UMP. Autant dire que de nombreux élus lui sont - ou se sentent - redevables de leur élection.</p>
<p>Le candidat Gaudin ne manquera pas de le leur rappeler lorsque les candidatures émergeront publiquement. Pour l'heure, hormis lui-même et Raffarin, on compte d'autres prétendants comme l'UMP Gérard Larcher ou le centriste Jean Arthuis.</p>
<p>Si Jean-Claude gaudin est assuré d'être élu sénateur par le truchement des 3062 grands électeurs du département, sa victoire doit être éclatante s'il veut devenir le troisième homme de l'Etat. Un succès à même de faire oublier ses déconvenues municipales et, surtout, son échec à la Communauté urbaine de Marseille. Là est l'enjeu. Ses adversaires ne manqueront pas d'utiliser cet argument en cas de victoire à la Pyrrhus, Renaud Muselier non plus.</p>
<p>Vengeur, son ex-dauphin, toujours à la chasse aux traîtres, ne lui a pas pardonné sa mort politique prématurée et pourrait se sentir prêt à activer contre lui ses réseaux UMP-canal gaulliste avec l'aide probable de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, dont la visite est prévue dans quelques jours à Marseille et qui a annoncé hier dans les colonnes du quotidien catholique <em>La Croix</em> la relance de son mouvement gaulliste "Le chêne."</p>
<p><strong>Comme en 1998, PS et PCF unis ?</strong><br />
De l'autre côté de l'échiquier politique, la gauche s'organise. Le sénateur communiste Robert Bret, en désaccord avec son parti, ne se représente pas. Un temps, Jean-Marc Coppola, secrétaire fédéral du PCF 13, a imaginé former une liste autonome. Idée vite oubliée après avoir fait le décompte de ses amis dans le département.</p>
<p>D'autant que la proposition d'union de Jean-Noël Guérini offrant la 3° place,  éligible, n'a pas laissé les communistes de marbre. Problème pour le PCF et pour son leader départemental, parité oblige, il faut chercher "la" femme en question, Annick Boët ayant quitté l'esquif rouge depuis belle lurette. Qu'importe, la solution devrait être rapidement trouvée...</p>
<p>A la troisième place, les fidèles du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne manquent pas. Au choix, Roland Povinelli, maire d'Allauch ou Serge Andréoni, maire de Berre l'Etang. Samia Ghali, vice-présidente de la Région Paca, fraîchement élue maire des 15° et 16° arrondissements de Marseille, pourrait occuper la 4° place.</p>
<p>Avant la trêve estivale, les listes se peaufinent, les rencontres s'intensifient, les déjeuners se multiplient et les stratégies s'aiguisent. Si la position de force est acquise à la gauche dans le département et devrait se concrétiser, pour Jean-Noël Guérini, par au moins un siège supplémentaire, il faudra sans nul doute compter sur la ténacité de Jean-Claude Gaudin qui joue là son baroud d'honneur.</p>
<p>Ce qui est écrit sur le papier prend quelque-fois, dans les Bouches-du-Rhône, des tournures étonnantes, bien loin des rapports de force politiques établis. L'élection d'Eugène Caselli à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille en est le meilleur exemple...</p>
<p>----------------------------------------------------------<br />
<strong></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Règles du jeu :</strong></span><br />
Le renouvellement triennal du 21 septembre 2008 concerne les 7 sièges de sénateurs des Bouches-du-Rhône. Un siège supplémentaire est à pourvoir en septembre en raison de l’évolution de la démographie. Les sénateurs seront élus pour un mandat de 6 ans, par un corps de grands électeurs au scrutin proportionnel plurinominal (par liste).</p>
<p>Les grands électeurs sont au nombre de 3062. Parmi eux : les 16 parlementaires, les 51 conseillers régionaux, les 57 conseillers généraux et 2 938 délégués des 119 communes du département.</p>
<p><strong>Ils sont renouvelables, à gauche :</strong><br />
GUÉRINI Jean-Noël (PS)<br />
BRET Robert (PCF)<br />
PICHERAL Jean-François (PS)<br />
SIFFRE Jacques (PS)</p>
<p><strong>à droite :</strong><br />
GAUDIN Jean-Claude (UMP)<br />
GIRAUD Francis (UMP)<br />
VALLET André (Union centriste-UDF)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[
La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x55nrm]</p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.<!--more--></p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c'était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l'Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l'un de ces moments historiques qu'offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p>[dailymotion id=x56dz6]</p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d'honneur à l'homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui "ont menti à leurs électeurs" et "volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d'ambitions pour eux" et d’ajouter, "pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu'il m'avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches." Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n'existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d'ailleurs souligné par le récent rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d'engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L'organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l'heure, l'homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>------------------------------------------------------<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin est maire, Guérini en embuscade ou en premier ministre ? Le centre renaîtra-t-il à Marseille?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/03/23/gaudin-est-maire-guerini-en-embuscade-ou-en-premier-ministre-la-renaissance-du-centre-renaitra-t-elle-a-marseille/</guid>
<description><![CDATA[
Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l&#8217;électi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="guerini-gaudin.jpg" href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg"><img class="alignleft" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" border="1" alt="guerini-gaudin.jpg" hspace="12" vspace="12" width="349" height="192" align="left" /></a><strong></strong></p>
<p><strong>Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l'élection municipale de Marseille.</strong> Il y avait comme une intensité, une émotion visible dans tous les regards, dans les postures, presque romanesque. Une volonté de vouloir bien faire, de tamiser les risques de mauvaises surprises, de vivre honnêtement l'humilité et surtout, de prendre, quel que soit le camp politique où l'on se situât, conscience de la réalité du scrutin, la vérité des urnes.</p>
<p>Rarement le comptage des bulletins devant élire le premier magistrat de la ville, à été suivi avec autant d'attention, comme si l'impossible pouvait encore se produire. De part et d'autre, l'égrenage des bulletins, a fait retenir son souffle à l'assemblée... 47, 48, 49, 50, 51, c'est fait, Jean-Claude Gaudin est élu ! On sentait comme un "ouf" de soulagement collectif, comme si, jusqu'au dernier moment, cette victoire à l'arraché devait pouvoir être remise en cause par le secret des votes de ses amis politiques... Le maire sortant, étrangement ratatiné, se grandi spontanément, il sut désormais, qu'une charge énorme lui incombait et qu'elle était plus difficile que jamais. "Ah !!!" entendait-on dans l'hémicycle Bargemon.<!--more--><br />
<strong><br />
Voir et comprendre, réaliser en somme...</strong><br />
47,48,49, Jean-Noël Guérini, fraîchement réélu la veille à la présidence du très riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, réalisait qu'il n'y aurait pas, pour lui, de 50, et encore moins de 51. La lenteur du dépouillement fit subitement comprendre à celui qui a obtenu le meilleur score des progressistes marseillais depuis 25 ans, qu'il ne serait pas, au final de cette incroyable aventure, maire de Marseille. Il y eut, en ce moment, comme une réalité psychologique qui s'imposât. Une réalité dont, à la seconde, loin du tumulte d'une campagne qui fut l'une des plus longues de l'histoire de Marseille, le candidat de gauche discernait l'impitoyable couperet. Sans nul doute il sut qu'il s'était imposé comme le leader de l'opposition, il comprit qu'il était devenu incontournable et que rien ne pourrait se faire sans lui désormais. Après avoir bien épluché tous les résultats, les sondages, les études prospectives, les zooms qualitatifs... Il se convint du succès et du travail réalisé : réunir la gauche, ouvrir au centre, mobiliser les baronnies et séduire au-delà de ses frontières naturelles.</p>
<p>Tout le monde reconnaît l'excellence de sa campagne, aux premiers rangs desquels les plus fidèles UMP. Il a tenu sur la longueur, et son programme travaillé et chiffré sera, sans nul doute, repris en grande partie par Jean-Claude Gaudin, une aubaine pour le vieux cacique, dans le plus grand intérêt des Marseillais. Pour autant, on sent dans le regard de cet affectif, de ce catholique pratiquant, une prise de conscience, celui de la non victoire. Le début d'un vrai deuil. Lorsque le maire enfile l'écharpe républicaine, l'homme réalise soudainement qu'il est encore assis. Sûrement douloureux.</p>
<p><strong>Les affres des derniers jours de campagne pour Guérini</strong><br />
Les derniers jours de la campagne ont été affreux pour les candidats, en particulier pour Guérini qui avoue en avoir été blessé. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/19/guerini-elu-gaudin-inquiete-quelle-majorite-de-paille-ou-de-faiblesse/" target="_blank">Rien ne lui aura été épargné</a>, les tracts diffamatoires sur son nom (jouant de l'homonymie avec le chef de la pègre des années 40 et 50, nous avons même lu l'un d'entre eux qui prétendait que c'était son frère ! Sauf que lui-même est né en 1951...), les libelles en arabe distribués par grandes eaux dans les boîtes aux lettres sur la religion juive de sa femme et son opposition à la construction de la grande Mosquée de Marseille dans les quartiers musulmans ou supposés l'être (ce qui est faux, naturellement, il en est même l'un des principaux défenseurs), la manipulation de la presse notamment <em>France 3 Méditerranée</em> laissant filer, 3 jours avant le 2e tour, un reportage vidéo-trottoir l'accusant de toutes les bassesses avec mise en demeure tardive, c'est à dire après l'élection, du CSA (l'instance de régulation nationale de la presse audio-visuelle affirmant "qu'il ne fallait plus recommencer !"), l'incroyable parti pris en début de campagne du quotidien régional, fraîchement racheté par le groupe Hersant, <em>La Provence</em>. Les incroyables inscrits Varois dans le secteur éligible de  Guérini, qui laissent toujours songeur sur la propreté électorale qui ne sont pas sans rappeler, si elle sont avérées, les funestes méthodes du RPR pour emporter les "guerres" électorales avec des personnes aussi affables et peu amènes qu'un Charles Pasqua, expert peu regardant, dont les leçons font encore mouche semble-t-il. Les Giscardiens se souviennent encore des 13 millions de francs permettant d'éditer avec l'appui sans condition d'un Pierre Joxe socialiste, alors en charge de l'élection de François Mitterand, négocié dans une sombre cave du quartier latin parisien, du tract anti-giscardien, "Le petit télégraphiste de Moscou". Quand aux supposés diamants... Infamants et stupides ! Un bon deal RPR-PS ! Dieu merci l'histoire sait faire naître la vérité, une bonne leçon. Tout se sait un jour et la vérité triomphe toujours... Malheureusement toujours trop tard, les historiens sont impitoyables de vérité, 20 ans trop tard, on ne saurait les en blâmer... Mais à l'aune de l'actualité électorale de Marseille, tout fait viande à nouveau et, en l'occurrence, assaisonnée à la morale "allégée"...</p>
<p><strong>Un consensus salutaire, réel ?</strong><br />
Pour autant, le plus admirable de cette cérémonie fut l'envie de bien faire, réelle ou supposée, contrainte ou naturelle. Hormis les saillies inaudibles, violentes et hors de propos d'un Patrick Mennucci rongeant son frein, Jean-Claude Gaudin, en fin politique, sait qu'il ne pourra rien faire sans Guérini, le vrai patron de l'opposition. D'abord parce qu'il connait l'état financier de sa ville, exsangue, ensuite  parce que son opposant est le président du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, et qu'enfin, selon lui, les Marseillais se sont reconnus dans nombre de propositions de son adversaire. Il tend donc la main, après avoir accordé tous les bureaux et les moyens à son opposition, gage de bonne volonté (information à vérifier dans quelques semaines...). Il ne sera plus le patriarche, maître du micro pendant la comedia dell'arte que furent ses conseils municipaux de naguère.</p>
<p>Immédiatement, il estime que le slogan de son opposant "Faire gagner Marseille" n'est plus antinomique avec son ambition de faire "Partager la réussite de Marseille " (son slogan de campagne). Il avoue avoir "entendu pendant la campagne les attentes des Marseillais en matière de propreté, de logements, d'équipements sociaux, de qualité de vie". Son programme ne pourra se réaliser qu'en "recherchant avec l'opposition une convergence de vues". Le ton est donné, le fond de la mandature aussi.</p>
<p>Jean-Noël Guérini répond avec consensualité, à la hauteur de l'événement, en républicain démocrate. <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/21/jean-noel-guerini-il-n%e2%80%99est-pas-question-une-fois-les-elections-passees-que-les-idees-et-les-projets-que-nous-avons-defendus-rejoignent-le-cimetiere-des-reves-decus-conseil-municip/" target="_blank">Il félicite d'emblée  le nouveau maire, rappelle le nouvel état des forces, presqu'égal : 4 secteurs pour lui, contre 4 secteurs pour la majorité, et bombarde la criante conclusion : une fracture insupportable et dangereuse pour la Ville de Marseille. De fait, il souhaite une gestion de la ville plus "équilibrée", plus "juste."</a></p>
<p>Non sans répliquer aux affiches, aux propos et aux slogans lancés par le candidat Gaudin durant la campagne et qui laissaient supposer qu'aimer Marseille équivalait à voter pour lui, Guérini rétorque que l'amour de Marseille appartient à tous, y compris lui, sans qu'aucun ne puisse s'arroger l'exclusivité dudit amour, sans monopole électoraliste ou patriarcal. Il affine, manière d'inviter son collègue à suivre ses propres prescriptions, qu'il n'est pas question que les idées développées pendant sa campagne "rejoignent le cimetière des rêves déçus". Puisque Jean-Claude Gaudin a fait un pas vers lui, il en fait un aussi : "Le dialogue, l'écoute et le respect devront présider à la mise en forme et à la réalisation des projets sur lesquels nous serons amenés à travailler pour le bien des habitants."</p>
<p>Jean-Noël Guérini pense à un syndicat mixte des transports, expérimenté dans les villes qu'il affectionne et dont il sait les réussites, Lyon et Barcelone entre autres,  mais aussi pointe le "drame de la pauvreté, les retards dans certaines cités ou quartiers." Dans un discours cadre où l'on se demande qui est vraiment le maire de Marseille, il donne le cap de ce qu'il convient de faire : "l'urgence nous commande de dépasser la loi commune et de mettre en place les outils qui favoriseront une marche en avant profitable à chacun."</p>
<p><strong>Une mandature impossible? Le centre renaîtrait-t-il à Marseille ?</strong><br />
Au final, nous voilà dans une mandature impossible et pourtant, peut-être, salutaire. Celle d'une cohabitation in vivo, in concreto. Gaudin effectuant son dernier round électif, il en sortira à 74 ans, et Guérini préparant sa future élection, rêve d'enfance, à la mairie de Marseille. Les deux hommes se respectent. Ils vouent à Marseille le même culte, la même passion, ils sont de quartiers différents, Guérini pour le populaire quartier du Panier, celui qui a su intégrer toutes les migrations, Gaudin, pour sa mairie de Bagatelle et Mazargue, les quartiers riches et bien pourvus. Ils ne sortent pas de grandes écoles, ils se sont construits par passion, pour et par eux-mêmes. Les deux gouvernent au centre, ils sont rassembleurs. Démocrate chrétien ou social démocrate, les étiquettes peuvent être facilement collées à l'un ou l'autre. Une différence qui, en France, parait ténue, pour ne pas dire inexistante, il sera intéressant de voir ce que produira cette cohabitation...</p>
<p>Rêvons... Et si Marseille devenait le terrain expérimental de la rencontre des centres, ce qu'elle a toujours été, historiquement. Gaston Defferre, soutenu par De Gaulle pour asseoir l'anti-communisme en 1946, Vigouroux qui n'a rien fait d'autre avec le talent qu'on lui reconnaît un peu tardivement (Euromed, les lieux culturels mais surtout, "Marseille espérance", là où se retrouve tous les chefs religieux pour parler, réfléchir et proposer ensemble. Un sas de décompression génial en période de supposée guerre de religions). Gaudin, qui ne cesse d'affirmer qu'il provient de cette famille centriste (il est pourtant le vice-président du parti présidentiel et, semble-t-il, reconduit dans ses fonctions), par conséquent que sa culture est de tendre la main à un Guérini dont les gènes sont naturellement réalistes voire pragmatiques.</p>
<p>Est-ce que Marseille, une fois de plus, ne pourrait réaliser le rêve national, le pari fou et si sensé de Bayrou? Sûrement moins précis dans les concepts, sûrement plus juste dans le vivre ensemble. Creusons un peu la réflexion. Si à Marseille on gouverne sans drapeau, sans bannière, rouge, rose, orange ou bleue, le seul souci politique proviendra seulement du prochain congrès national du Parti socialiste. C'est là où le positionnement de Jean-Noël Guérini sera forcément majeur. Lui, le leader incontesté de la fédération du PS 13, dirigée par son fidèle Eugène Caselli . C'est de là que nous comprendrons la ligne à discerner au-delà de la phase, forcément centrale et rassembleuse, du moment.</p>
<p>Ségolène Royal et sa volonté de rapprochement avec le Modem, Bertrand Delanoë, lui aussi partisan d'un recentrage socialiste sans être allé au bout de ses intentions à Paris, ou la cohorte des rénovateurs ? François Hollande à raison de jouer la durée et le respect du calendrier, on verra à l'automne...</p>
<p>Guérini prétend qu'il n'est marié à personne, il a imposé un inter-groupe (PS-Verts-MoDem-Pcf-société civile) à la mairie, dont il sera le patron, mais son directeur de campagne, le très ségoliniste Patrick Mennucci, veille au grain...</p>
<p>Guérini devra trancher à l'automne, le Sénat ou le leadership municipal de l'opposition? Un seul bouillonne d'impatience, le nouveau maire du 1er et du 7e arrondissement, Patrick Mennucci en personne...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Municipales et cantonales à Marseille : Guérini élu, Gaudin fébrile... Quelle majorité, de paille ou de faiblesse ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 21:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au lendemain des élections locales, qu&#8217;elles soient municipales ou cantonales, les états-maj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="550.jpg" href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg"><img class="alignleft" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" border="1" alt="550.jpg" hspace="12" vspace="12" width="322" height="242" align="left" /></a><strong>Au lendemain des élections locales, qu'elles soient municipales ou cantonales, les états-majors s'agitent pour respecter ou infirmer les promesses données aux uns et aux autres durant les campagnes.</strong> Le nombre de postes ou de sièges n'étant pas extensible à l'infini, contrairement aux engagements de campagne... Il y aura forcément des heureux et des déçus qui dénonceront avec force trémolos dans la voix la trahison de dernière minute, souvent à juste titre, c'est la loi du genre.</p>
<p>Le calendrier, quant à lui, s'accélère et les négociations vont bon train pour tirer ça au clair. L'expérience humaine est souvent douloureuse dans ces moments de vérité ou l'hypocrisie formatée des campagnes de rassemblement doit laisser place au pragmatisme solitaire de la nouvelle configuration du temps, des lieux et des personnes... Avec ses nouveaux rapports de force que l'on soit majoritaire ou non.<!--more--></p>
<p><strong> Guérini élu d'office au Département</strong><br />
Tentons d'y voir plus clair. Demain, selon la législation (premier jeudi après l'élection cantonale), le Conseil général des Bouches-du-Rhône doit élire son nouveau président avec des règles protocolaires très strictes. Jean-Noël Guérini, le presque gagnant des élections municipales de Marseille, tant sa campagne est admirée désormais jusque dans les rangs mêmes de l'UMP, parti que l'on a connu moins humble durant la campagne, a peu de souci à se faire, sa majorité est renforcée et son positionnement de leader de gauche "ouvert" et "rassembleur" ne fait désormais plus l'ombre d'un doute. Sur les 57 élus que comptent le département, 31 sont socialistes, 2 sont divers gauche, 6 sont communistes et seulement 17 sont UMP et 1 sans étiquette. Pour autant, il sera intéressant de voir comment ledit patron va répartir les pouvoirs des vice-présidences et des délégations selon la nouvelle carte électorale du département, le tout en ligne et en direct sur le<a href="http://www.cg13.fr/tele_election.html" target="_blank"> www.cg13.fr</a> paraît-il. Jean-Noël Guérini a su surprendre pendant sa campagne contre Jean-Claude Gaudin, nul doute qu'il aura encore "400 mètres d'avance" sur ce coup-là.</p>
<p><strong> Gaudin et sa majorité de paille</strong><br />
Vendredi matin aura lieu le premier conseil municipal de Marseille. Et là, les choses risquent de ne pas être aussi limpides qu'au Département. Pourquoi ? D'abord les chiffres :  49 élus de l'opposition guériniste pour 51 de la majorité gaudiniste et un élu du front National qui risque d'être souvent bien utile à l'édile marseillais, en route pour son troisième mandat. Il en a l'habitude puisque, élu à la présidence du conseil régional Paca naguère , il gouvernât avec l'extrême droite sans trop se sentir géné. Plus encore, il soutint avant même d'être candidat lui-même, contre son camp, Daniel Simonpiéri à Marignane. Ledit Simonpiéri étant un élu Front national pendant plus de 30 ans puis MNR, un court instant, avant de devenir le pourfendeur des causes pieds noirs peu affables. C'est l'homme de la statuaire immonde au regard de la relecture partisane et peu acceptable de l'histoire de la guerre en Algérie et de la paix en Méditerranée. Dieu merci laminé aux dernières élections, Gaudin ne lui aura servi de rien, et le soutien de Muselier et de l'UMP à son concurrent a été bien plus bénéfique que cette amitié gaudiniste incompréhensible...</p>
<p>Ainsi, la majorité du très habile maire de Marseille, en termes d'expressions pagnolesques quand il s'agit de charmer, est très loin d'être soudée. S'il semble acquis que le premier adjoint d'alors, autant dire Renaud Muselier, ne fait plus parti du jeu, calmé par une présidence probable à la Communauté urbaine (MPM) et un refus très abusif en termes de communication, selon la presse locale qui ne se lasse pas de cirer les pompes sans vérifier ses informations, d'entrer au gouvernement.</p>
<p><strong>Premier adjoint : Blum ou Teissier  ?</strong><br />
Bref, la lutte est quasiment ouverte entre Roland Blum et Guy Teissier pour le poste de premier adjoint. Si Blum semble tenir la corde, il est en effet bien plus fidèle à Gaudin que ne l'est Teissier, plus frondeur en ancien militaire qu'il est. Néanmoins, ce dernier est celui qui a apporté le plus d'élus à Gaudin, reconnu comme étant l'un des meilleurs parlementaires et fraîchement réélu à la présidence de la commission "défense" de l'Assemblée nationale.</p>
<p>Les dernières informations semblent vouloir nous convaincre que le prochain remaniement ministériel, autrement dit, après la présidence française de l'Union européenne, verrait l'entrée d'un Marseillais de l'envergure d'un Teissier, d'un bon oeil. Pour l'heure on répond à l'Élysée, sans trop maîtriser la langue de bois, que le choix s'est fait sur les meilleurs et que les candidats du pauvre Gaudin, que l'on tient peu en estime, "ne sont pas à niveau...". Teissier, intelligent mais trop à droite, mal à propos dans une politique d'ouverture désormais claire au centre voire à gauche, Muselier ? "trop con", "on le nourrit d'espoir, il a l' Union méditerranéenne, il n'en fera rien, on le regrette déjà... Honnêtement quelle enclume !"</p>
<p>Gaudin est fort mari de la situation, il souhaitait de tout cœur voir son principal concurrent interne catapulté à Paris, pour organiser ses affaires entre ses vrais et ses moins vrais amis locaux. Il a l'habitude, il sait faire, sauf qu'aujourd'hui, il suffit à Guérini de convaincre un seul des siens pour voir capoter ses projets municipaux. Sauf que le projet municipal du maire sortant à été ficelé à l'arraché, sûr qu'il était de sa victoire jusqu'à la mi-janvier, et surpris par la qualité de la campagne de son concurrent et de sa montée inexorable dans les sondages le donnant même gagnant contre lui, il n'a pas pris le temps nécessaire pour boucler son affaire. Le voilà seul devant ses formules d'agences de communication, 21 idées pour le XXIème siècle ! La formule l'a emporté mais quoi derrière? Nous le verrons, pour le meilleur ou pour le pire...</p>
<p><strong> UMP : une campagne fort peu morale !</strong><br />
Poussé, il est vrai par les instances nationales de l'UMP et surtout par l'Élysée. Il devait l'emporter coûte que coûte, sans trop regarder la morale. Sûrement que ce catholique convaincu et convainquant aura quelques remords de vérité au moment du jugement dernier, comme nous tous il est vrai. Sauf qu'il portait jusqu'alors sa bonne foi en bandoulière provençale, force bonnes formules à la bouche, de quoi déchanter désormais au regard  du contrôle de la presse locale, qu'il lui a valu les admonestations du CSA (instance indépendante de régulation de la Presse), un peu tardives, élections faites, et des attaques tous azimuts, souvent en arabe, pour pointer l'épouse d'origine juive de son concurrent et l'incroyable opposition inventée 2 jours avant le 2ème tour de Guérini sur la grande Mosquée, alors qu'il en avait été le principal instigateur en demandant de respecter les règles de la République sur la formation du clergé musulman.</p>
<p>Nous n'aborderons pas les surprenants 1880 électeurs du 4ème et 5ème arrondissements,celui dans lequel, étonnamment, Guérini était candidat, qui habitent et vivent dans le Var et qui ont fait élire Renaud Muselier, sans qu'ils n'aient jamais voté avant cette élection à Marseille. La justice donnera, dans 5 ans, son avis... La machinerie et les méthodes de l'ex RPR aura donc encore frappé à Marseille... Muselier connaît la musique non ? Pas grave, il est élu, il a débouché le champagne et bu au goulot avant même les résultats, un peu trop sûr de lui non ?</p>
<p>Nous tairons les excuses publiques imposées par le CSA au patron de France 3 Méditerranée, Patrick Gabet. Excuses charcutées sur leur site Internet de France 3, peu publiques parce que jamais diffusées sur le net contrairement aux préconisations du CSA. Ledit Gabet, candidat émérite aux honneurs impossibles, est si estimé par ses collègues, qu'il fut un candidat, hier tout juste, malheureux à la direction de l'école de journalisme et de communication de Marseille, soutenu par seulement 3 voix.</p>
<p>Les journalistes sont, somme toute, peu reconnaissants envers un collègue peu srupuleux lui-même des fondements de leur métier, autant dire, un minimum d'indépendance. Cela dit ils sont rares dans le coin, Lagardère et maintenant Hersant ayant dit ce qu'ils étaient, l'adoubement ou le RMI, on comprend le choix de nos valeureux journalistes locaux...</p>
<p>On ne peut que compatir et souhaiter la défaillance permanente voire la vigilance sans faille tant ils se sont reposés en oubliant le rôle qu'ils avaient à mener. Les journalistes devront se secouer les plumes ou se voir engloutir. Facile à dire et, une fois de plus, nous compatissons. Mais ont-ils choisis ce métier pour la villa avec femme et enfants? Il se trouve que ces nouveaux patrons de presse peu regardant, laissant l'oreillette ouverte pour le Gaudin ex-maire mais candidat déjà élu, s'est fait prendre pour un abusif suceur de pompes. C'est heureux mais pas assez selon nous. Surtout, la veille du second tour, un reportage où Guérini était traité d'escroc et de voleur, un scandale journalistique, digne d'une république bannière, mérite d'être catapulté très loin des sphères journalistiques.</p>
<p>Nous sortons des élections municipales dans la pire configuration politique possible. Nous vous fichons notre billet que le seul élu Front national fera souvent la couture entre les deux majorités presque égales. L'antithèse d'une bonne gouvernance. Exactement l'inverse de ce que proposaient les deux candidats Gaudin et Guérini. Les Marseillais ont tranchés, déchirés entre quatre secteurs populaires acquis à la gauche au Nord et les quatre secteurs de droite au Sud.</p>
<p><strong> L'avenir de Marseille, on reconduit sans rien dire ?</strong><br />
Précisément ce que ne devrait pas être Marseille qui avait su garder jusqu'alors son vivre ensemble, sans trop d'anicroches et qui faisait jusqu'alors, figure d'exemple mondial. Précisément la Marseille qui n'avait jamais vu poindre le moindre barbecue de voitures dans les cités, contrairement à Strasbourg et aux cités environnants Lyon ou Paris, voire Toulouse. Précisément ce qui faisait sa chance parce qu'elle se fondait sur le richesse de sa nature, qui est quasi exclusivement humaine, parce qu'elle n'avait pas su perdre le sens de la palabre et du vivre ensemble. A Marseille, ou l'on se fond humblement dans la nacelle ou on décolle ailleurs !</p>
<p>Les observateurs que nous sommes exultons, bien des choses vont se produire et nos lecteurs, nous l'espérons, nous ferons confiances, pas sûrs que les Marseillais dans leur ensemble le fassent... Honnêtement, on craint le pire, Papy Gaudin, rassurez-nous !</p>
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<title><![CDATA[Municipales à Marseille, Gaudin élu à l'arraché avec une majorité squelettique, et demain ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=214</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 02:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/03/17/municipales-a-marseille-gaudin-elu-a-larrachee-avec-une-majorite-squelettique-et-demain/</guid>
<description><![CDATA[Ça y est, c&#8217;est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.jpg" title="gaudin1.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.jpg" alt="gaudin1.jpg" align="left" border="1" height="231" hspace="12" vspace="12" width="359" /></a><b>Ça y est, c'est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis 13 ans, Jean-Claude Gaudin. </b>On peut dire qu'il a eu chaud, jusqu'à tard dans la nuit, les résultats étaient encore incertains (50,42% pour lui). Sans que l'on connaisse à cette heure les résultats définitifs, ce dont nous sommes sûrs, c'est du nombre des élus à la mairie centrale : 51 pour Jean-Claude Gaudin, 49 pour Jean-Noël Guérini et un élu Front National. "Même si ce fut une élection difficile, je continuerai à être le maire de tous les Marseillais" concédait le vice-président de l'UMP victorieux. Quelle campagne !</p>
<p>Celui dont on ne donnait pas trop cher, patron du puissant Conseil général des Bouches-du-Rhône, a réussi le pari presque impossible de s'imposer sur la scène politique marseillaise et nationale en faisant trembler les baronnies UMP locales. Jean-Noël Guérini a gagné en effet, à l'issue d'une campagne incroyablement longue (il s'est lancé en effet le 8 septembre dernier, presque 5 mois avant Gaudin) et menée tambours battants, une crédibilité et une notoriété que personne ne lui accordait alors. Ayant obtenu plus de 49% des voix, il vient d'obtenir le meilleur score de la gauche jamais obtenu à Marseille depuis 25 ans. Un leader est né, sans nul doute. Il faudra compter avec cette force de la nature, qui dort peu et travaille 20h sur 24h. <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Il le dit dès ce soir</a>, non sans avoir félicité le vainqueur par téléphone, "le rassemblement qui s’est constitué autour de moi et de mon projet est à l’évidence porteur d’espérance pour 2014. Je vais m’y employer dès demain, faites-moi confiance."</p>
<p>Voilà que Marseille est réellement coupée en deux, quatre secteurs populaires au Nord pro Guérini et quatre secteurs aisés au Sud pro Gaudin, la pire configuration possible pour une ville qui faisait exemple mondial du vivre ensemble sans que le lien de la palabre n'ait disparu, le seul vrai "melting pot" réel. Cela n'augure pas un avenir serein dans une ville dans laquelle la richesse est surconcentrée face à la pire des pauvreté à quelques mètres de là.</p>
<p>Les verres de la victoire bues, les ripailles digérées, le plus intéressant sera de constater comment cette majorité squelettique va pouvoir gouverner sereinement. Le résultat des urnes offre le pire pour Marseille selon nous. Chaque dossier devra être négocié à l'arrachée. Il suffira à la majorité ou à l'opposition de convaincre l'un ou l'autre des élus en place pour bloquer ledit dossier.  Assisterons-nous à un gouvernement municipal de paille ?</p>
<p>Ce soir Guy Teissier, ne disait pas autre chose à la télévision, "il va falloir changer de comportement face aux Marseillais, être plus à l'écoute, plus humble" en faisant un clin d'œil appuyé à ses amis de l'UMP, manière de signifier qu'une opposition interne au parti présidentiel pourrait émerger si on ne l'écoute pas, lui qui a apporté le plus d'élus de droite à Jean-Claude Gaudin. Ambiance...</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Municipales 2008 à Marseille : les titans Guérini et Gaudin s'empoignent lors de leur première confrontation]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=183</link>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 20:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/02/22/municipales-2008-a-marseille-les-titans-guerini-et-gaudin-sempoignent-lors-de-leur-premiere-confrontation/</guid>
<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, en fin d&#8217;après midi, sur les ondes de France Bleue, a eu lieu le premier d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="415_gaudin_guerini2.jpg" href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/415_gaudin_guerini2.jpg"><img class="alignleft" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/415_gaudin_guerini2.jpg" border="1" alt="http://www.lepoint.fr" hspace="12" vspace="12" width="323" height="215" align="left" /></a><strong>Aujourd'hui, en fin d'après midi, sur les ondes de France Bleue, a eu lieu le premier débat entre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin et son opposant de Gauche, Jean-Noël Guérini,</strong> par ailleurs patron du puissant Département des Bouches-du-Rhône. Au-delà d'une cacophonie radiophonique entre deux tempéraments méditerranéens bien trempés due à une quasi absence de médiation, d'arbitrage et de direction journalistique, deux lectures peuvent s'apprécier au sortir de cette confrontation in vivo.</p>
<p><strong>Gaudin a compris qu'il peut perdre</strong><br />
Ceux qui attendaient le laminage en règle de Guérini par la célèbre faconde de Gaudin en sont pour leur frais, non seulement il a tenu tête mais il a fait montre d'un répondant qui, sans nul doute, doit augmenter la puissance de la lame de fond perçue ces dernières semaines à Marseille du côté de la Ruche, QG de campagne du patron de la gauche. On apprenait en effet, la veille du débat, dans un <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/22/sondage-municipales-marseille-guerini-gaudin-a-egalite-a-50-le-21-fevrier-2007/" target="_blank">sondage LCM-Opinionway </a>réalisé entre le 15 et le 19 février auprès de 1307 Marseillais, une parfaite égalité entre les deux principaux concurrents, égalité remarquable aussi dans les secteurs qui vont faire le futur maire de la Cité phocéenne. Autant dire aussi la perte de 10 point pour l'équipe sortante UMP en quelques semaines.</p>
<p>De quoi irriter Jean-Claude Gaudin qui pensait, il y a quelques jours encore,  son élection acquise les doigts dans le nez, et projetait dès lors une campagne aussi courte que possible, fort de sa notoriété (il avait prévu son entrée en lice officielle vers le 9 février). Cette assurance, tentons la "suffisance", n'est plus de mise désormais. Ce faisant,  il a entendu <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/01/18/guerinigaudin-la-campagne-pour-les-municipales-de-marseille-entre-enfin-dans-le-vif-du-sujet/" target="_blank">les alertes pilotées par le Président Sarkozy</a> de l'Élysée et par ses collègues patrons de l'UMP (Devedjian entre autres), lui intimant l'ordre d'entrer dans la bataille immédiatement, défaits par les calamiteux sondages internes du parti présidentiel dont certaines hypothèses le donnaient perdant. Son avance sondagière officielle fondant comme neige au soleil, naturellement. Pas du tout préparé à cette accélération de calendrier, le site Internet de Gaudin buggait allègrement dans les premiers jours de sa mise en ligne <a href="http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2053-c-encore-de-rire.html?" target="_blank">en choisissant des têtes américaines pour illustrer ses administrés marseillais </a>et, plus encore, ses tentes blanches disséminées dans la ville en guise de sièges de campagne par secteur ne sont pas encore toutes opérationnelles à 15 jours du premier tour...</p>
<p>Aux auditeurs que nous fûmes, l'agacement de Gaudin, souvent goguenard, distillant habituellement les formules grand-guignolesques version Pagnol, mais bien senties, pour ne pas répondre aux questions qui fâchent, s'est mué durant le débat, en agressif concurrent. C'est-là, nous semble-t-il, la plus grande victoire de Guérini. Le maire sortant a donc enfin pris conscience qu'il était en train de perdre sa mairie, il est assurément redescendu de son Olympe. C'est heureux pour la confrontation d'idées et, par conséquent, pour la démocratie locale, d'autant que s<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/11/thierry-noir-journaliste-a-la-provence-reagit-vivement-a-notre-article-sur-le-musellement-de-la-presse-locale-par-jean-claude-gaudin/" target="_blank">a main-mise sur la presse régionale est devenue si officielle qu'elle est insupportable aux démocrates que nous sommes, parfois  il faut dire stop aux abus et, comme personne ne le fait, Internet est le bon médium, jugez-en par vous même !</a></p>
<p>Gaudin ce soir a été fébrile, et la voix ne trahit pas, elle a tremblé, s'est muée parfois en celle d'un preux chevalier, alors qu'il était le maître de céans, le baron de sa baronnie, devant défendre avec force son propre territoire, voire même son autorité, désormais contestée... Fait rare, voire unique de mémoire d'observateur. Pas un mot sur son projet ! Pas un ! Il n'a fait que défendre, coûte que coûte, au prix d'une obstruction verbale et d'une volonté de monopolisation de l'échange, nonobstant quelques saillies mordantes, son bilan. Est-ce suffisant ? Vraiment ?</p>
<p><strong>Un premier corps à corps, pas encore un débat</strong><br />
Pour ceux qui attendaient sagement une confrontation d'idées, de projets, la déception est de mise aussi, sans nul doute. Nous avons entendu le combat de deux chefs, une sorte de premier round entre deux hommes qui se côtoient depuis des années, sans se connaître vraiment. Guérini n'ayant de cesse de clamer le respect, la bienséance, la dignité, le rappel au calme. Voilà que les deux fils de Defferre, <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/edmonde/video/x4bq5x_edmonde-charlesroux-soutient-jeanno_politics" target="_blank">l'un plus légitime que l'autre selon l'épouse du feu-patriarche de la ville, Edmonde Charles-Roux</a>, ont pris conscience ce soir en offrant à nos oreilles attentives qu'il fallait tourner une page de l'histoire de Marseille.</p>
<p>L'échange a ceci d'incroyable que les deux hommes se sont testés, jaugés et se sont affranchis du père. Ce soir, les deux principaux candidats sont, sans qu'ils s'en s'aperçoivent, devenus adultes, politiquement s'entend, l'un sur le (trop?) tard, à l'âge d'un patriarche, l'autre ayant pris conscience durant sa campagne de ce qu'il était vraiment, un leader. Ils ont joué le rôle d'Abel et Caïn de l'ancien testament ou de la Torah. Devenus libres, ils sont en quête de la reconnaissance de leur nouveau maître, le peuple marseillais. Le propos de leurs échanges décousus s'est centralisé presque exclusivement sur l'histoire, le passé et donc sur les bilans Defferre, Vigouroux, Gaudin. Embarrassés tous deux, qui de le défendre, qui de le stigmatiser pour mieux le récupérer. Personne n'a proposé, les deux forces s'annihilant.</p>
<p>La grande frustration de l'auditeur provient du fait qu'il était curieux d'entendre les deux patrons entrer dans le vif de leur projet. Rien de tel, nous avons assisté à la pesée de deux poids-lourds avant le combat à venir. Ce débat radiophonique n'a été qu'un premier reniflage. Là aussi, selon-nous, l'exercice dans une vision objective mais pessimiste est presque un succès de Guérini qui, de facto, change de braquet dans sa campagne : il n'est plus challenger, c'est le vainqueur potentiel de l'élection municipale de mars prochain et, donc, le possible futur maire de Marseille. D'un autre côté Gaudin, ayant pris conscience de sa possible défaite va sûrement se déchaîner pour sauvegarder son pouvoir, dans le dernier round de son histoire.</p>
<p>Au fond, ce soir, nous venons d'entrer réellement en campagne entre deux rivaux d'égale stature. Par pitié sur quels projets ?</p>
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