<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>chroniques-de-voyage &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/chroniques-de-voyage/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "chroniques-de-voyage"</description>
	<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 21:15:56 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[La plus longue classe de yoga de l'histoire]]></title>
<link>http://vertelime.wordpress.com/?p=72</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 19:13:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>vertelime</dc:creator>
<guid>http://vertelime.fr.wordpress.com/2008/05/02/la-plus-longue-classe-de-yoga-de-lhistoire/</guid>
<description><![CDATA[Rishikesh, Inde. On m&#8217;avait donné quelques noms de gens importants à interviewer dans cette ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Rishikesh, Inde. On m'avait donné quelques noms de gens importants à interviewer dans cette ville au bord du Gange. Cinéaste jeune et passionnée, je voulais avoir du bon matériel. J'ai donc dû mettre nombreux efforts pour trouver ce Maître, qui exerçait finalement dans un petit centre de yoga en marge de la ville. Je tairai son nom ici, puisqu'il possèderait une grande renommée à l'international. </p>
<p>Me voilà en face de son antre. On me laisse entrer et un jeune homme me demande le pourquoi de ma visite. Je lui explique gentiment que je veux voir le Maître. Il prend les petits escaliers qui mènent sur le toit et, après une conversation anormalement longue en hindi, m'invite à monter. Là-haut, je devine qu'en face de moi se trouve le <em>ô combien grand</em> Maître. Je le salue poliment et lui expose les raisons de ma visite. Puis, l'horreur, il se met à parler, parler et plus encore. Panique intérieure: je comprends au mieux 15% des mots qui sortent de sa bouche. Ce n'est cependant pas suffisant pour détecter le sens des phrases, si phrases il y a dans ce charabia.</p>
<p>C'est un peu surréel. Je pose une question, puis je n'ai aucune idée de la réponse. Je n'ai rien à quoi m'accrocher. Incertaine, je pose une autre question. La confusion est grande dans mon esprit, mais lui ne semble pas s'en rendre compte, tout absorbé qu'il est à s'écouter parler (je crois que lui au moins, il se comprend). Je finis par saisir au vol que je dois assister et <em>participer</em> à sa classe des femmes, qui va commencer. Si je comprends ainsi l'essence de son art, peut-être m'accordera-t-il ensuite une entrevue. Ok,<em> fine</em>. J'ai de l'orgueil et j'irai jusqu'au bout, tant qu'à m'être rendue jusqu'ici...</p>
<p>La grande pièce ressemble étrangement à un vieux garage et une quinzaine de jeunes étrangères s'activent pour épousseter et mettre en ordre les tapis. N'ayant qu'une connaissance limitée du yoga, je m'installe à l'arrière sur le côté. Bref, le plus loin possible de l'étrange personnage. Le Maître arrive et les jeunes filles se placent et le saluent. Le cours commencera sur une leçon <em>spécial femme</em> dont je ne peux profiter. Et ce n'est pas que je ne fais pas d'efforts! Il pose une question à une demoiselle en face de lui. Elle ne semble pas comprendre ce qu'il demande et s'ensuit la traduction d'une troisième à son oreille. Elle ne comprends pas plus et je tente de contenir mon sourire. Je ne suis pas seule à avoir envie de me défenestrer du haut de cette tour de Babel dans laquelle je me suis foutue.</p>
<p>Puis, l'action commence. <em>Oh my god!</em> Disons que ça change du <em>gentil</em> hatha yoga. J'aurais dû me méfier de toutes les photos de contorsion des maîtres yogis à l'entrée. Inconfort! Douleur! Merci à ma grande taille qui me facilite la tâche dans certaines positions. Je fais de mon mieux, j'ai chaud et j'essaie de maîtriser le temps avec mon esprit pour qu'enfin s'achève cette classe. Le Maître aboie quelques ordres et je m'ajuste en regardant les autres. Je ne sais pas si c'était de l'anglais ou de l'hindi et à vrai dire, je commence à m'en foutre un peu. Puis, une pause. Mon coeur veut crier sa joie, mais ce n'est que de courte durée. Horrifiée, j'observe les jeunes filles attacher de lourdes corde à des crochets au mur. Ça ne faisait que commencer, apparemment. </p>
<p>Puis, comme ça, alors que je suis contorsionnée, en sueur et acrochée au mur par d'épaisses cordes qui me labourent les mains, mon esprit se réveille: <em>Veux-tu bien me dire ce que tu fous ici?</em> Je suis à l'autre bout du monde et je souffre le martyr pour avoir en entrevue un pauvre fou... et tout ça pour un film? Ça me ramène à l'évidence que l'on oublie souvent en cinéma: ce n'est qu'un film. </p>
<p>J'ai chaud et en moi oscillent des sentiments de colère, de désespoir et d'impuissance. Mon regard tombe sur l'arrière de mon genou, que je n'avais que rarement vu jusqu'à ce jour. Mais qu'est-ce que ces groupies ont à vénérer ce personnage weirdo? La classe se termine, enfin. Le Maître est entouré de ses demoiselles qui le remercient à l'infini de pour cet enseignement lumineux. Je m'éclipse en douce avec mon sac contenant la caméra. En face, mon ami et chauffeur m'attend tout sourire sur sa moto. Il était comment, qu'il me demande.<em> No comments, </em>que je lui lance en riant.</p>
<p>Je n'ai finalement rien filmé ou photographié en relation avec cette classe. Je ne suis jamais retournée à ce centre non plus. Il ne restera au final pas grand chose de cette aventure, sauf, enfin, une bonne histoire à raconter.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dominique et l'autobus]]></title>
<link>http://vertelime.wordpress.com/2007/09/14/dominique-et-lautobus/</link>
<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 19:43:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>vertelime</dc:creator>
<guid>http://vertelime.fr.wordpress.com/2007/09/14/dominique-et-lautobus/</guid>
<description><![CDATA[Ça faisait quelques jours qu&#8217;on y était et on commençait à comprendre un peu la relation e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ça faisait quelques jours qu'on y était et on commençait à comprendre un peu la relation entre voitures, autobus et piétons: la rue appartient aux moyens de transport motorisés. Toi, si tu es dans tes petites bottines, tu évites d'y mettre le pied. Avec tout ça, cependant, se présentait un problème à chaque coin de rue. Devait-on risquer nos vies ou rester sur notre bord de trottoir? Bien entendu, nous étions jeunes et fous: nous choisissions à tout coup le risque.</p>
<p>Puis, un certain après-midi sur un coin de rue de San José, l'éternel dilemme s'est posé encore une fois. Chacun a suivi son instinct; Dominique traverse, mais pas moi. Je reste sur mon bout de trottoir, ce qui fut une excellente décision: le spectacle qui m'attendait reste encore à ce jour gravé dans ma mémoire. En une fraction de seconde, un gigantesque autobus surgit de nulle part. N'importe qui aurait eu l'air petit en face de ce véhicule arrivant à grande vitesse et ici, c'était Dominique, alors c'était encore plus impressionant! Bref, revenons à cette histoire qui s'est déroulée en 3 secondes et quart: Dominique voit le bus. Fige. <em>Lève les deux bras en l'air</em>, ahurie, puis part à la course se réfugier de l'autre côté de la rue. </p>
<p>Je crois que je n'ai jamais autant ri de toute ma vie et cette fois-ci, je suis sérieuse! J'y repense et je ris encore; elle est en danger de mort et, avant de se sauver en trombe, elle lève les bras en l'air! C'était pour mieux courir? L'image, je vous dis... </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'art de transgresser les interdits ]]></title>
<link>http://vertelime.wordpress.com/2007/09/04/interdits/</link>
<pubDate>Tue, 04 Sep 2007 03:35:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>vertelime</dc:creator>
<guid>http://vertelime.fr.wordpress.com/2007/09/04/interdits/</guid>
<description><![CDATA[Les instructions étaient claires: se laver les mains avant les repas et ne pas consommer de produit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les instructions étaient claires: se laver les mains avant les repas et ne pas consommer de produits laitiers, de glace dans les breuvages ou de fruits non-pelés. Nous étions au Pérou pour une douzaine de jours seulement, pas question de prendre la chance d'être malade!   </p>
<p>Le premier matin, au déjeuner, l'ensemble du groupe prenait son déjeuner en respectant ces règles simples. Enfin, sauf un jeune homme de 17 ans qui depuis le début faisait conférence sur tout et semblait connaître ça, lui, la vie. Assis bien droit au bout de la table, le voilà demandant de la glace pour son jus d'orange, innondant ses céréales de lait et pour finir, croquant dans une pomme non-pelée, évidemment. L'histoire ne dit pas s'il s'était lavé les mains, mais bon, vu que c'était dans les instructions aussi, je crois qu'on peut conclure sans hésitation que non! Aux commentaires des responsables sur le fait que c'était sûrement un peu risqué comme jeu, il répondait que les règles ne sont que des guides, qu'il faut y aller à l'intuition. Besoin de vous dire qu'on ne l'a pas revu les 3 jours suivants? </p>
<p>C'est toujours amusant de voir à quel point certaines personnes ont besoin de se rebeller contre toutes formes d'autorité, même si c'est à la limite du bon sens. Faut choisir ses causes, non? Même ici, j'ai vu des compratriotes <em>gringos </em>s'essayer sur des aliments peu recommandables pour avoir l'air cool, par simple envie de se montrer <em>intégrés</em>. Bon, tu as sans doute l'air rebelle sur le coup, mais un peu moins quand 3 heures après tu monopolises la seule toilette d'une fête en disant ne pas comprendre ce qui t'arrive.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
