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	<title>cinema-asiatique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/cinema-asiatique/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cinema-asiatique"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 08:34:03 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Kijû Yoshida à Toulouse, le mardi 6 mai]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/?p=561</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 09:10:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans le cadre de la programmation Erotiques du Japon, le cinéaste Kijû Yoshida et la comédienne M]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/05/cin-kijuyoshida.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-560" style="float:left;" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/05/cin-kijuyoshida.jpg" alt="" width="200" height="298" /></a>Dans le cadre de la programmation <em>Erotiques du Japon</em>, le cinéaste <strong>Kijû Yoshida</strong> et la comédienne <strong>Mariko Okada</strong> viendront rencontrer le public de la Cinémathèque de Toulouse et présenter le monument cinéphilique <em>Eros+Massacre</em>. Ce chef d’oeuvre de la Nouvelle Vague japonaise, ressort en copie neuve et en DVD grâce au courage éditorial de Carlotta films. Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à ce cinéaste, du 26 mars au 19 mai.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Kijû Yoshida</strong>, que l'on a pu comparer à<strong> Bergman</strong> ou <strong>Antonioni</strong> en Europe, est, avec <strong>Oshima</strong> ou<strong> Imamura</strong>, un des chefs de file de la Nouvelle Vague japonaise. Mais avant tout il reste un cinéaste inclassable qui cherche inlassablement à renouveler les possibilités narratives et plastiques du cinéma. Érudit, fin connaisseur de l'existentialisme, il est aussi le cinéaste du corps, support à fleur de peau parfait pour raconter ses histoires sensibles, souvent des portraits de femmes servis par son épouse et égérie, la célèbre et merveilleuse comédienne, <strong>Mariko Okada</strong>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Wild Side édite 6 nouveaux films du cinéaste Hideo Gosha en DVD]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/?p=555</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 10:29:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[En ce mois d’avril 2008, la filmographie du réalisateur japonais Hideo Gosha se voit une nouvelle]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/laproiedelhomme.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-556" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/05/laproiedelhomme.jpg" alt="" width="510" height="286" /></a>En ce mois d’avril 2008, la filmographie du réalisateur japonais <strong>Hideo Gosha</strong> se voit une nouvelle fois mise à l’honneur, avec l’édition de 6 nouveaux titres jusque là inédit en zone 2. Et contre toute attente, ce n’est pas HK Video qui s’y colle, en publiant un quatrième volume <em>Rônins et Yakuza</em>, mais bien Wild Side Video, éditeur historique du cinéaste qui publia en 2001,  une de ses œuvres maîtresses : <em>Goyokin</em> (1969). La qualité du travail de restauration effectué sur cette copie ainsi que sur ces dernières parutions laisse présager du meilleur pour ses copies à venir qui devraient se voir agrémentées de bonus précieux. Pour le packaging, pas de coffret annoncés mais 6 DVD vendus à l’unité.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/wild-side.jpg"><img class="size-full wp-image-557 alignleft" style="float:left;" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/05/wild-side.jpg" alt="" width="53" height="90" /></a> Wild Side propose ainsi cinq des derniers films du cinéaste, réalisés dans les années 1980, et centré autour de l’univers des geishas et des yakuzas. A savoir : <em>Dans l'ombre du loup, La proie de L'homme, Tokyo Bordello et Femme de Yakuza</em>. Quand au 6ème titre, il s’agit de l’édition en 2 DVD, d’un film de sabre monumental et totalement inédit de <strong>Hideo Gosha</strong> : <em>Hitokiri</em> réalisé la même année que <em>Goyokin</em>. Le second DVD lui, ne contiendra que des bonus ahurissants dont de nombreuses interviews de personnes ayant participées à la réalisation de ce film comme le chef opérateur <strong>Fujio Morita</strong> ou de gens ayant simplement côtoyées le réalisateur à commencer par sa fille <strong>Tomoe Gosha</strong>, le réalisateur <strong>Masahiro Shinoda</strong>, ou encore <strong>Mark Schilling</strong>, critique et auteur du livre Yakuza Movie Book.</p>
<p style="text-align:justify;">De quoi ravir les aficionados de <strong>Hideo Gosha</strong>, rare cinéaste japonais dont quasiment 80% de la filmographie est devenu disponible en DVD en l’espace de quelques années.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bikini+Katana+Zombie=]]></title>
<link>http://gamerxgeek.wordpress.com/?p=19</link>
<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 09:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>shawujin</dc:creator>
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<description><![CDATA[
C&#8217;est donc l&#8217;affiche promotionnelle du film One Chambara adapté du jeu vidéo du même]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://gamerxgeek.wordpress.com/files/2008/03/onecha.jpg" title="onechambara"><img src="http://gamerxgeek.wordpress.com/files/2008/03/onecha.jpg" alt="onechambara" /></a></p>
<p>C'est donc l'affiche promotionnelle du film One Chambara adapté du jeu vidéo du même nom. Un menu assez fanservice dans ce beat them all puisque l'on retrouve des zombies,des petites culottes,des katanas ainsi qu'une héroine en costume d'écolière japonaise. La sortie du film est prévue pour le moi d'Avril au Japon pour l'instant.</p>
<p><a href="http://gamerxgeek.wordpress.com/files/2008/03/onechamb2.jpg" title="onechamb2"><img src="http://gamerxgeek.wordpress.com/files/2008/03/onechamb2.jpg" alt="onechamb2" height="313" width="467" /></a></p>
<p>Scénario ? Je vous ai dit qu'il y avait des zombies avec des combats en bikini !</p>
<p>:)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Samouraï7 : Toshifume Takizawa (2006)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2008/01/21/samourai7-toshifume-takizawa-2006/</link>
<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 20:43:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
<guid>http://klrob.wordpress.com/2008/01/21/samourai7-toshifume-takizawa-2006/</guid>
<description><![CDATA[
Jean-Pierre Dionnet fait une nouvelle fois preuve de clairvoyance en distribuant, via sa toute jeun]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0000.jpg" title="bscap0000.jpg"></a><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0003.jpg" title="bscap0003.jpg"><img width="573" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0003.jpg" alt="bscap0003.jpg" height="353" style="width:561px;height:322px;" /></a></p>
<p align="justify">Jean-Pierre Dionnet fait une nouvelle fois preuve de clairvoyance en distribuant, via sa toute jeune structure : Asian Star, une nouvelle réussite de l’animation japonaise, SAMOURAÏ7. Produite par le talentueux Studio Gonzo, à qui l’on doit LAST EXILE ou le sublime GANTZ, SAMOURAÏ7 est une relecture prodigieuse des Sept Samouraïs de Akira Kurosawa.</p>
<p align="justify">Un projet ambitieux, voire titanesque. Car on ne s’attaque pas impunément au chef d’œuvre de Kurosawa. Considéré aujourd’hui par beaucoup comme un monument du 7ème art, la simple pensée de l’adapter relève du sacrilège. Pourtant, d’autres cinéastes comme John Sturges avec Les Sept Mercenaires ou plus récemment Tsui Hark et son superbe Seven Swords, réussirent à en proposer des variantes qui n’avaient pas à rougir devant l’original. Mais le projet de Toshifume Takizawa est pus fou. En effet, le cinéaste ne propose pas une variation mais bien une relecture de l’œuvre qu’il compte décliner en une série de 26 épisodes de 30 minutes chacun. L’intrigue reste donc identique à celle de Kurosawa, à savoir la recherche et l’engagement de 7 samouraïs par des villageois désespérés, assaillis et affamés par une horde de pillards. Comme dans le film, le riz, céréale de base d’une population et monnaie d’échange, constitue l’un des personnages centraux de l’histoire. Là où l’anime prend ses distances avec l’œuvre de Kurosawa, c’est dans l’époque où l’intrigue se déroule.</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0002.jpg" title="bscap0002.jpg"><img width="576" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0002.jpg" alt="bscap0002.jpg" height="325" /></a></p>
<p align="justify">Si Les Sept Samouraïs s’inscrit dans un Japon féodal reconstitué avec soin et véracité, SAMOURAÏ7, lui préfère un univers plus flou. Ici, les paysans traditionnels et les samouraïs côtoient des robots géants, des bandits armés de fusils d’assaut retranchés sous d’épaisses carapaces métalliques. Très original, très cohérent, ce mélange des genres opérés de main de maître par le prestigieux studio Gonzo, dont la fascination pour la technologie et les mecha en particulier prend ici toute son ampleur en constituant un des points forts de cette série.</p>
<p align="justify">Kurosawa Production, la société détentrice des droits du film initial, présidée d’ailleurs par la propre fille d’Akira Kurosawa, ne s’y trompa pas. Emballée par le scénario et les premières images, c’est avec sa bénédiction que le projet vit le jour.</p>
<p align="justify">Tourné en Haute Définition, chaque faramineux épisode de SAMOURAÏ7 coûte près de 300 000 $, soit un budget astronomique pour un animé. Mais la qualité est-elle au rendez-vous ? Et bien oui, disons qu’avec GANTZ, SAMOURAÏ7 est mon second gros coup de cœur de l’année 2006. C’est la découverte d’une série addictive, portée par un scénario intelligent, un visuel soigné et une animation d’une fluidité rare. Comme GANTZ, la série est produite par le studio Gonzo. Si on y retrouve cet incomparable savoir faire du mélange de 2D et 3D, qui donne des plans de caméras et une vitesse d’exécution des scènes de combat ahurissante, ces deux OAV diffèrent totalement sur la forme.</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0000.jpg" title="bscap0000.jpg"><img width="571" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0000.jpg" alt="bscap0000.jpg" height="332" /></a> </p>
<p align="justify">Moins claustrophobe que GANTZ, SAMOURAÏ7 fait la part belle à des paysages d’extérieurs. Le traitement et la mise en scène de la nature ne sont d’ailleurs pas sans rappeler les travaux du Studio Gibli et de Miyazaki en particulier. Le village, ses terres cultivées, les montagnes et les forêts enivrent. Les couleurs, les plans longs et lents s’opposent à merveille aux scènes de combat rapides et violentes. Il en va de même pour les décors urbains traités comme des paysages de nature. La technologie n’y ai pas agressive, mais baignée d’une lumière douce, la ville surprend par sa grandeur, sa profondeur.</p>
<p align="justify">Mais là où cette production brille une nouvelle fois, c’est par son intelligence et son engagement politique. Car SAMOURAÏ7 n’est pas une série violente. Bien au contraire, sa vison et les questions qu’elles posent rappellent les travaux d’un cinéaste américain très influencé par Kurosawa et trop vite accusé de faire l’apologie de la violence : Sam Peckinpah. Ici, la violence ne se regarde pas, elle se ressent. Il suffit de voir le début des combats entre samouraïs et bandits. Sept homme muent par la défense de paysans asservis tranchent à tout va. Les ennemis, mauvais par définition, tombent comme des mouches. Les paysans heureux de voir le mal terrassé, prennent alors conscience que derrière ses amures ce sont des hommes qui meurent. Leurs yeux n’expriment alors que le dégoût d’eux-mêmes.</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0006.jpg" title="bscap0006.jpg"><img width="603" src="http://klrob.wordpress.com/files/2008/01/bscap0006.jpg" alt="bscap0006.jpg" height="365" /></a></p>
<p align="justify">Film sur la fin des héros, ces samouraïs, aussi attachants et charismatiques soient-ils, ne sont plus que des tueurs, fruits d’une époque révolue, celle des guerriers. Avec la fin de la féodalité, l’arrivée de la paix, l’avenir appartient désormais aux paysans et aux commerçants. Le temps des marchands vient de supplanter celui des guerriers. Qu’importe l’issue de cette bataille, ces samouraïs livrent ici leur dernier combat, un combat perdu d’avance.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[TROPICAL MALADY : Apitchapong Weerasethkul (France/Thaïlande, 2004)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2007/03/02/tropical-malady-apitchapong-weerasethkul-francethailande-2004/</link>
<pubDate>Fri, 02 Mar 2007 15:52:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
<guid>http://klrob.wordpress.com/2007/03/02/tropical-malady-apitchapong-weerasethkul-francethailande-2004/</guid>
<description><![CDATA[Film thaïlandais, français
Réalisateur : Apichatpong Weerasethakul
avec Sakda Kaewbuadee, Banlop ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2007/07/trop-malady.jpg" title="trop-malady.jpg"><img align="left" src="http://klrob.wordpress.com/files/2007/07/trop-malady.jpg" alt="trop-malady.jpg" /></a>Film thaïlandais, français</p>
<p align="justify"><strong>Réalisateur</strong> : Apichatpong Weerasethakul<br />
avec Sakda Kaewbuadee, Banlop Lomnoi, Sirivech Jareonchon
</p>
<p align="justify"><strong>Distribution</strong> : <a target="_blank" href="http://www.advitamdistribution.com/" title="Ad Vitam">Ad Vitam</a></p>
<p align="justify"><strong>Synopsis</strong> : Keng, le jeune soldat, et Tong, le garçon de la campagne mènent une vie douce et agréable. Le temps s'écoule, rythmé par les sorties en ville, les matchs de foot et les soirées chaleureuses dans la famille de Tong. Un jour, alors que les vaches de la région sont égorgées par un animal sauvage, Tong disparaît. Une légende dit qu'un homme peut être transformé en créature sauvage... Keng va se rendre seul au couer de la jungle tropicale où le mythe rejoint souvent la réalité.</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-1.jpg" title="tropical-1.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-1.jpg" title="tropical-1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-1.jpg" alt="tropical-1.jpg" /></a></p>
<p>Troisième long-métrage de <strong>Apichatpong Weerasethakul</strong>, <em>Tropical malady</em> est un chef d’œuvre sensoriel et hypnotique.</p>
<p align="justify">Ce jeune cinéaste thaïlandais nous avait déjà abasourdi avec <em>BlissfllyYours</em>, premier film à s’inviter sur nos écrans français. Une oeuvre déconcertante de calme et de beauté dont beaucoup se contentèrent de retenir l’arrivée impromptue du générique après une bonne demi heure de projection. Une prise de liberté avec les codes narratifs du cinéma que s’octroie de nouveau le réalisateur en collant de force deux œuvres distinctes. Vous ne serez donc pas étonner de voir s’offrir à vos yeux ébahis, un générique, histoire de bien différencier les deux parties. Quant à savoir si <em>Tropical Malady</em> est une œuvre unique plus qu’un film gigogne, à vous de choisir.</p>
<p align="justify">Pour le réalisateur, s’obstiner à ne voir qu’un seul et même film risque de nuire grandement à sa compréhension.<br />
Prenons ainsi la première partie : il s’agit tout bêtement d’une histoire d’amour entre deux jeunes hommes : Keng, le jeune soldat, et Tong, un garçon de la campagne. Le temps s'écoule, rythmé par chant des grillons au cœur d’une jungle moite et luxuriante. Léger et tendre, le film s’étire entre les sorties en ville, les matchs de foot et les soirées chaleureuses dans la famille de Tong. Ici le désir est filmé avec grâce. On économise les mots et les gestes.<br />
Le seconde partie utilise les mêmes acteurs, ce qui, convenons en, peut dérouter, mais il faut bien le reconnaître les propos du film et leur narration diffèrent. Brusquement, la forêt idyllique, protectrice devient source d’un terrible secret : une légende affirme que l’esprit d'un grand chamane, peut s’incarner dans le corps d’un homme, pour le transformer en tigre... Tong vient de disparaître, happé par cette forêt alors que les vaches de la région sont égorgées par un animal sauvage. Keng décide de partir seul à sa rencontre.<br />
En un tour de main magistral, <strong>Apichatpong Weerasethakul</strong> réuni <strong>Kipling</strong> et <strong>Conrad</strong> pour mettre en scène ce conte ancestral et quasi universel : c’est la peur du loup. Car à bien y réfléchir, cet homme seul au milieu de cette forêt hostile, retombe à l’état de nature. De chasseur il ne tarde pas à devenir proie : celle d’un animal mythique mais aussi la proie de ses peurs enfantines. Muet, le film nous fait ressentir bien plus d’émotions qu’il n’en donne à voir. Difficile de résister aux sensations de froid et aux sentiments d’enfermement et d’oppression. De quoi donner raison au réalisateur pour qui « un film ne se ressent pas seulement avec la tête, mais avec le corps tout entier. »
</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-3.jpg" title="tropical-3.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-3.jpg" title="tropical-3.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-3.jpg" alt="tropical-3.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Simplement couronné du Prix du jury à Cannes 2004, <em>Tropical Malady</em>, n’est pas le dernier coup de cœur de quelques intellos, mais bien la réalisation d’un cinéaste majeur!</p>
<p align="justify"><strong>Filmographie sélective</strong> :<br />
2004 - Tropical malady<br />
2002 - Blissflly yours<br />
2000 - Mysterious Object at Noon
</p>
<p align="justify">A noter la sortie d’un coffret DVD regroupant les 2 premiers films de <strong>Apichatpong Weerasethakul</strong> chez MK2 éditions</p>
<p align="justify">Date de sortie : 24 Novembre 2004</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-2.jpg" title="tropical-2.jpg"></a></p>
<p align="justify">Zoom sur<strong> </strong><strong>Charles de Meaux</strong>, producteur des films <em>Tropical Malady</em> et <em>Blissfully Yours</em>. Cofondateur de la société de production Anna Sanders Films, <strong>Charles De Meaux</strong> réalise son premier film, <em>Le Pont du trieur</em>, en 2000. Trois ans plus tard, il part en Asie centrale tourner <em>Shimkent hotel</em> avec Melvil Poupaud, Romain Duris et Caroline Ducey. <em>Shimkent hôtel</em> et <em>Le Pont du trieur</em> sont rassemblés dans un coffret DVD, édité ckez Mk2, disponible contre une trentaine d'€uros.<br />
Rencontre à Auch, avec Charles de Maux, le samedi 16 Octobre 2005.
</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-2.jpg" title="tropical-2.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/tropical-2.jpg" alt="tropical-2.jpg" /></a></p>
<p align="justify"><strong>Tropical Malady</strong><br />
« En fait, <em>Tropical Malady</em> n’est pas un film, mais bien deux films différents que l’on a juxtaposé. C’est assez amusant, mais en fait, au départ il devait même y en avoir un troisième. On l’a monté. Il faisait 60 minutes environ. Enfin, c’était beaucoup trop long donc on a décidé de ne pas le mettre. »</p>
<p align="justify"><strong>Charles de Meaux</strong><br />
« Je suis producteur bien sûr, mais en fait, sur ce film, j’ai tout fait sauf investir un seul centime. Je ne le pouvais absolument pas. »</p>
<p><strong>La rencontre avec Apichatpong Weerasethakul</strong><br />
« J’ai rencontré le réalisateur au cours d’une exposition à New York. Il travaillait sur un projet de vidéos expérimentales. En fait Apichatpong Weerasethakul fait des œuvres vidéo en parallèle de ces films. Son travail est visible dans les musées plus qu’au cinéma d’ailleurs. »</p>
<p align="justify"><strong>Le tournage</strong><br />
« Pendant le tournage, je me suis occupé de la lumière. A cause des mauvaises conditions de tournage, notre directeur de la photo nous avait quitté en plein tournage. Il a bien fallu le remplacer. J’ai donc pris sa place. L’argent et le temps manquaient. Alors je me suis occupé un peu de tout pour que le projet puisse aboutir. Non, ce n’était pas des vacances !<br />
Par exemple, on avait loué des caméras à un chef de la mafia locale qui était prêt à tout pour récupérer son argent. Vous savez, j’ai carrément risqué ma peau en fait ! Sans parler du tournage dans la jungle. Jamais je n’ai frôlé la mort de si près. Je flippait à cause des serpents.Y en avait partout, c’était humide. D’ailleurs on était accompagné d’un médecin avec du sérum en cas de morsures et d’un garde de chasse armé pour les plus grosses bêtes.<br />
Il avait un fusil et un carnet d’amende. Comme c’était un parc, si tu arrachait un feuille tu devais payer une amande (rires). »</p>
<p align="justify"><strong>La sélection à Cannes</strong><br />
Plus le temps passait et moins je voyais le film se faire. Un jour, des gens de Cannes sont venus nous voir dans la jungle pour avoir un aperçu du film. Leur visite nous a tellement surpris qu’on avait rien à leur montrer. Du coup, on est quand même retourné en ville, histoire qu’ils ne repartent pas les mains vides. On leur a montré quelque rushs et ils sont repartis avec une vidéo sois disant d’avant projet. En fait la bande était toute noire.<br />
Quelques temps après, ils nous rappellent pour nous dire qu’ils trouvent le travail intéressant. On ne revenait pas. Je me demande d’ailleurs encore ce qu’ils ont bien pu réussir à voir sur la vidéo.<br />
On était super heureux de cette proposition de travail, mais là le vrai problème c’est qu’on avait plus que quinze jours pour monter ou plutôt faire un film. On s’est donc dispatché les rushs et on est parti chacun avec un Mac pour monter les rushs et faire quelque chose. A l’arrivée, il y avait deux parties qu’on a collées entre elles. »</p>
<p align="justify"><strong>Un film complexe ?</strong><br />
« Franchement, pas du tout, ce film là ne peut pas être plus simple !<br />
Non, sérieusement, ce n’est de la provocation. Si on prend le temps de regarder Tropical Malady de près, c’est d’abord une histoire rose genre Harlequin et enfin un conte pour enfants.
</p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-2.jpg" title="syndromes-and-a-century-2.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-2.jpg" title="syndromes-and-a-century-2.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-2.jpg" alt="syndromes-and-a-century-2.jpg" /></a></p>
<p align="justify"><strong>Charles de Meaux</strong> sera le producteur du prochain film de <strong>Apichatpong Weerasethakul</strong>: <em>Syndromes and a Century</em>, prévu d'ici Septembre 2007. Interprété par Nantarat Sawaddikul, Jaruchai Iamaram, Sophon Pukanok, <strong>Syndromes and a Century</strong>, devrait nous conter les souvenirs d'enfance du réalisateur thaïlandais auprès de ses parents médecins. Voici quelques images histoire de saliver jusqu'à la sortie de ce nouveau long métrage.<br />
<a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-1.jpg" title="syndromes-and-a-century-1.jpg"></a>
</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-1.jpg" title="syndromes-and-a-century-1.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-1.jpg" title="syndromes-and-a-century-1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/03/syndromes-and-a-century-1.jpg" alt="syndromes-and-a-century-1.jpg" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Catégorie 3 : Ebola Syndrome - Run to Kill - Raped by an Angel - Daughter of Darkness - Red To Kill]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/10/26/categorie-3-ebola-syndrome-run-to-kill-raped-by-an-angel-daughter-of-darkness-red-to-kill/</link>
<pubDate>Thu, 26 Oct 2006 11:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
<guid>http://klrob.wordpress.com/2006/10/26/categorie-3-ebola-syndrome-run-to-kill-raped-by-an-angel-daughter-of-darkness-red-to-kill/</guid>
<description><![CDATA[


 Après avoir publié l’été dernier, Full Contact, polar urbain hongkongais de catégorie 3, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/cat3.jpg" title="cat3.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/cat3.jpg" title="cat3.jpg"><img src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/cat3.jpg" alt="cat3.jpg" /><br />
</a></p>
<p align="justify"> Après avoir publié l’été dernier, <strong>Full Contact</strong>, polar urbain hongkongais de catégorie 3, signé Ringo Lam, <strong>HK Video</strong> nous étonne en proposant, dès cette rentrée, une nouvelle collection entièrement consacrée à ce cinéma hors norme.</p>
<p align="justify">Sobrement intitulée "<strong>Catégorie 3</strong>", cette nouvelle collection éditée sous la bannière Metropolitan, propose 5 films, tous plus barges les uns que les autres.</p>
<p align="justify">Ne nous y trompons pas, ces œuvres ne s’adressent pas un public des plus larges. Les jaquettes des DVD se chargent d’ailleurs de nous le rappeler, avec une pointe d'humour et un certain cynisme, sous couvert d’objectivité :<br />
« A Hong Kong, le système de classification des films est segmenté en groupes. Le premier inclut les films tout publics et le second, les films interdits aux moins de douze ans. Le dernier est, quant à lui, réservé aux films violents, érotiques et transgressifs. Une "zone interdite", investie par des réalisateurs sans tabou, et devenue par l'excès de ses audaces un genre à elle seule... On l'appelle la "Catégorie 3".
</p>
<p align="justify">Voici donc 5 films qui dépassent largement les limites du bon goût et du supportable en se revendiquant ouvertement violents, sadiques, érotiques et décadents !</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/red_to_kill_10.jpg" title="red_to_kill_10.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/red_to_kill_10.jpg" alt="red_to_kill_10.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Pris entre effarement et désir coupable de jeter un oeil furtif sur ses ouvres outrancières, l’éditeur à pris grand soin de proposer ces brûlots au prix modique de 12,99 € (soit un tarif bien inférieur à ceux auxquels nous a habitué HK Video).<br />
N’ayant pas encore succomber à la tentation, impossible de vous parler du contenu réel de ces DVD.
</p>
<p align="justify">En revanche, une chose est certaines, ces films ne sont pas des oeuvres dégénérées, réalisées par de quelconques tacherons asiatiques. La preuve, d'une part en constatant la participation de l'équipe de HK Video, porteur d'un regard éclairé sur le 7ème art asiatique et d'autre part, en regardant les 5 premiers titres de "Catégorie 3" proposés.</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/ebola_syndrom_4.jpg" title="ebola_syndrom_4.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/ebola_syndrom_4.jpg" alt="ebola_syndrom_4.jpg" /></a></p>
<p align="justify">On ouvre le bal avec le très attendu <strong>Ebola Syndrom</strong> de Herman Yau (avec Anthony Wong...), suivi d'une rareté composé par un cinéaste connu voire reconnu: <strong>Raped by an Angel</strong> de Andrew Lau (réalisateur d'<strong>Infernal Affairs</strong>), ainsi que trois perles du genre: <strong>Run and Kill</strong> et <strong>Red to Kill</strong> de Billy Tang et enfin <strong>Daughter Of Darkness</strong> de Ivan Lai.</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/daughter_darkness_1.jpg" title="daughter_darkness_1.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/daughter_darkness_1.jpg" alt="daughter_darkness_1.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Je vous laisse face à ce cruel dilemme : laisser parler vos instincts primaires et votre curiosité ou fuir ses abominations !</p>
<p>Les bonus se limiteront aux bandes-annonces des films de la Catégorie 3.</p>
<p align="left">Date de sortie: 3 Octbre 2006</p>
<p align="left">Prix: 12,99 €</p>
<p align="justify">La collection officielle <strong>HK Video</strong> reviendra le 14 Novembre, avec la sortie de <strong>Shaolin Karaté</strong>, interprété par le grand <a href="http://klrob.wordpress.com/2006/10/05/coffret-4-dvd-street-fighter-1974-japon-shigehiro-ogawa/" target="_blank">Sony Chiba</a>. Le film, réalisé par Norifumi Suzuki, auteur du très culte <strong>Le Couvent de la Bête Sacré</strong>, constituera la dernière sortie de l’éditeur pour l’année 2006.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[FULL CONTACT : Ringo Lam (1992, Hong Kong)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/10/24/full-contact-ringo-lam-1992-hong-kong/</link>
<pubDate>Tue, 24 Oct 2006 14:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un (classique du) néo polar hongkongais tout bonneme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullcontact_aff.jpg" title="fullcontact_aff.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullcontact_aff.jpg" title="fullcontact_aff.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullcontact_aff.jpg" alt="fullcontact_aff.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un (classique du) néo polar hongkongais tout bonnement désarmant: Full Contact.</p>
<p align="justify">Les yeux encore tout rougis par les dernières excellentes sorties DVD trimestrielles signées HK Video, s’est avec étonnement, que l’on découvre, début juillet 2006, une nouvelle publication de l’éditeur : Full Contact.</p>
<p align="justify">Une nouvelle sortie, donc, qui débarque, sans crier garde et permet une nouvelle de fois d’apprécier, le talent, la curiosité et l’audace de cette collection dirigée par Christophe Gans.</p>
<p align="justify">Attendu depuis des lustres par de nombreux fans de cinéma d’action, Full Contact, qui nous intéresse aujourd’hui, à ne surtout pas confondre avec la VanDammerie du même nom, demeure l’un des films les plus étonnants et dérangeants du cinéaste hongkongais Ringo Lam.</p>
<p align="justify">Méconnu, relayé en seconde catégorie derrière John Woo ou Tsui Hark, par les critiques occidentales, Ringo Lam a toutefois réussi à s’imposer tardivement (après la rétrocession de 1997) comme l’un des réalisateurs les plus important et les plus passionnant du néo polar Hongkongais. Sa célèbre Trilogie du Feu (School on Fire, Prison on Fire et City on Fire [dont Reservoir Dog de Tarantino, serait un remake secret]) y contribua largement et lui entrouvrît les portes d’Hollywood où il réussit à offrir à Jean-Claude Van Damme les deux meilleurs films de sa carrière : Risque Maximum (1997) et Réplicant (2001).</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc8.jpg" title="fullc8.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc8.jpg" title="fullc8.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc8.jpg" alt="fullc8.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Mais Ringo Lam est avant tout un cinéaste imprévisible, tour à tour chantre de l’indépendance ou ouvrier orfèvre d’un cinéma de commande à gros budget, s’attaquant à des bluettes sentimentales autant qu’à des polars urbains d’une rare violence.</p>
<p align="justify">Auteur versatile, aux revirements d’inspiration nombreux, il peut sans complexe véritablement transcender des films de commandes pour en faire des œuvres personnelles (Le temple du Lotus rouge, Risque Maximum…), ou perdre le contrôle de ses propres films en se laissant déborder par le flot d’idées contradictoires qui sommeillent en lui, comme ce fut le cas avec Full Contact.</p>
<p align="justify">Mais alors me direz vous qu’est donc que ce Full Contact ?</p>
<p align="justify">Réalisé en 1992, Full Contact est un polar urbain de catégorie 3, c'est-à-dire très violent, voire déviant, interprété par deux ténor du genre : Anthony Wong (le méchant dans A toute épreuve de John Woo) et Simon Yam (le tueur défiguré dans Une balle dans la Tête de John Woo) et épaulés par la superstar de Hong Kong : Chow Yun-Fat.</p>
<p align="justify">Videur dans un boite de nuit de Bangkok, Gao Fei (Chow Yun-Fat) se voit contraint d’accepter un dernier casse, au côté d’une bande de voyous crétinoïdes, dirigé par le sanguinaire Juge (Simon Yam), pour éponger les dettes de jeu de ami Sam Si (Anthony Wong). Trahi par se dernier, trop désireux de sauver sa misérable vie, Gao Fei est laissé pour mort, au beau milieu d’une maison en flamme. Remis de ses blessures dans un monastère, Goa Fei regagne la vie civile et constate que non seulement Sam s’épanouit sous l’aile de Juge, mais coule des jours heureux au côté de son ex-petite amie, la belle Mona. Bouffi de haine, sa vengeance sera terrible !</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc2.jpg" title="fullc2.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc2.jpg" title="fullc2.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc2.jpg" alt="fullc2.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Alors j’en conviens, le scénario ne brille pas par son originalité. Qui plus est, il s’incère parfaitement dans les grandes lignes directrices du cinéaste : c'est-à-dire une histoire désespérée et violente.<br />
Non, il faut rechercher sa particularité dans son traitement visuel : Full Contact est une œuvre vulgaire, violente, digne du meilleur cinéma d’action américain, bas de gamme, des 80’s.
</p>
<p align="justify">Il suffit, pour s’en convaincre, d’assister, les yeux béas, à la scène d’ouverture du film : l’attaque de la bijouterie. Elle est en tout point semblable à celle figurant dans le Flic de Beverly Hill 2 de Tony Scott. Même musique. Seul le rendu visuel change, plus vif, plus crade, plus cruel. Le film s’ouvre donc sur un univers moite, tout droit sorti d’un épisode de Miami Vice, peuplé d’êtres dégénérés, plus enclins à tout régler par la violence que par le dialogue.</p>
<p align="justify">Dans ce monde, les valeurs humaines n’ont plus court. Seul règne sans partage, le Juge, un être mégalo autant que parano, un double du Joker, lâché dans une ville ou aucun Batman n’existerait pour la sauver. Même folie, même rire démoniaque et même dandysme douteux que son homologue de la BD. Epaulé par une nymphomane et un homme de main débile, croisement entre un Joe l’indien et un Terminator de pacotille, l’équipe triomphe dans le ridicule. Un humour de comic book en parfaite contradiction avec les scènes de violence d’un réalisme sordide.</p>
<p align="justify"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc1.jpg" title="fullc1.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/247_2.jpg" title="247_2.jpg"><img src="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/247_2.jpg" alt="247_2.jpg" /></a><a href="https://klrob.wordpress.com/files/2006/10/fullc1.jpg" title="fullc1.jpg"> </a></p>
<p align="justify">Film de l’excès, du cliché, de la caricature, Full Contact, se présente comme le dérapage incontrôlé, mais bel et bien assumé de son auteur. Un cinéma expiatoire, fruit de tous les mauvais penchants de son concepteur qui justifie ses choix graphiques par le biais de l’acteur Simon Yam hurlant : « Si tu veux avancer dans cet univers de dingues, il faut être cinglé ! »</p>
<p align="justify">Et cinglé, il y a de quoi le devenir face à ce cinéma schizophrène, où le beau et le vulgaire s’entrechoquent, où les images chocs se heurtent à des sentiments tocs et où les clichés laissent la place à des plans d’anthologie.</p>
<p align="justify">Une Schizophrénie qui s’immisce jusque dans la construction narrative du récit, puisque très vite, il devient évident que Gao Fei, loin d’être le chevalier blanc, n’est que le double tragique de Juge. Deux êtres solitaires constituant les deux faces d’un même personnage. L’affrontement final devient alors inévitable !</p>
<p align="justify">Emotionnellement instable, Ringo Lam aime exorciser ses démons intérieurs par le biais du cinéma. Plus qu’une thérapie, c’est l’essence même de son art.</p>
<p align="justify">Jamais ennuyeux, Full Contact réussit, malgré ses défauts et ses contradictions,  à vous laisser pantois, partagé entre effarement et fascination.<br />
Avec ce film de Ringo Lam, le polar urbain de catégorie 3 venait d’obtenir ces lettres de noblesse !</p>
<p><strong>1 DVD (HK Video)</strong><br />
Langue : Film disponible uniquement en VOST</p>
<p>Son : Petit hic, le son a de nombreux échos et un son métallique. Dommage car l’image est impeccable !</p>
<p>Bonus : En bonus, vous retrouverez un livret collector de 56 pages très complet composé par Benjamin Rozovas et l’érudit David Martinez.</p>
<p>Prix: 24 €</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[GANTZ : Itano Ichiro (2004, Japon)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/10/05/gantz-itano-ichiro-2004-japon/</link>
<pubDate>Thu, 05 Oct 2006 12:07:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Le 22 mai 2006, l’éditeur Asian Star, propriété de Jean-Pierre Dionnet, vient de publier le de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/gantz-fuji-t1.jpg" title="gantz-fuji-t1.jpg"><img src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/gantz-fuji-t1.jpg" alt="gantz-fuji-t1.jpg" /></a></p>
<p align="justify">Le 22 mai 2006, l’éditeur Asian Star, propriété de Jean-Pierre Dionnet, vient de publier le dernier volet de GANTZ, assurément l’une des meilleures séries animées du moment.</p>
<p align="justify">Producteur et animateur de l’émission Cinéma de Quartier, sur Canal +, Jean-Pierre Dionnet, s’est intéressé très tôt aux productions japonaises. Défricheur de talents et dénicheur d’œuvres maîtresses du 7ème art, on lui doit l’achat de nombreux films pour l’éditeur Studio Canal. Kitano, Miyazaki, Tsukamoto … en DVD zone2, c’est lui !<br />
Depuis un peu plus d’un an maintenant, Jean-Pierre Dionnet, a décidé de voler de ses propres ailes, en créant sa société d’édition de DVD de cinéma asiatique, dans un marché quelque peu saturé. Avec une dizaine de sorties par trimestre, Asian Star est rapidement devenue un poids lourd du secteur, au grand damne de ses concurrents.<br />
En Novembre dernier, Jean-Pierre Dionnet inaugurait une nouvelle collection, consacrée au cinéma d’animation: Asian Star Anime. 2 séries récentes, de 26 épisodes chacune, étaient alors lancée : Gantz et Samouraï 7, toute deux produites par les Studios Gonzo.</p>
<p align="justify">C’est donc Gantz, série adictive par excellence, qui nous intéresse ce matin.<br />
Librement adaptée du manga crée par Hiroyu Oku en 2000 et toujours pas achevé à ce jour, Gantz est un anime d’action qui nous mène au tréfonds de l’âme humaine !
</p>
<p align="justify">Sur un quai de métro, Keï Kurono, jeune étudiant introverti, assiste impassible aux débattements éperdus, d’un clochard, ivre mort, au beau milieu des rails. Personne ne se décide à aller l’aider. Chacun attendant que quelqu’un d’autre y aille. Tout à coup, dans un geste héroïque, un étudiant, Kato Masaru, plonge et tente de remonter le sdf sur le quai. Mais impossible d’y arriver seul. Désespéré, il cherche de l’aide et croise malencontreusement le regard de Keï. Reconnaissant un ami d’enfance, susceptible de l’aider, Kato insiste. Bien obligé de lui venir en aide, Kei, saute sur les rails et saisit le bras du sdf. Juste le temps de la hisser sur le quai, un métro arrive en trombe et fauche les deux ados qui meurent sur le coup dans un geyser de sang. Tous deux se réveillent alors au beau milieu d’un appartement, du centre de Tokyo, en compagnie d’une poignée de personnes, morte elles aussi dans la journée. Derrière eux trône, sur le parquet une énorme sphère noire appelée Gantz. Une comptine retentit. La sphère s’ouvre et donne à chaque individu une combinaison sur mesure et des armes pour remplir au mieux leur mission : tuer des cibles désignées en un temps décompté. Seuls les survivants à la traque pourront prétendre revenir à la vie. Voilà en quelque lignes résumé, le premier épisode de la série.</p>
<p align="justify">Réalisé en 2004, Gantz est une animé intelligente et terrifiante disponible pour la première fois en France et ce dans une version non censurée.</p>
<p align="justify">L’extrême violence de la série réalisée par Itano Ichiro, à qui l’on doit les très brutaux Angel Cop, Violence Jack et Ken Le Survivant et la présence de scène de sexes totalement explicites amenèrent la télévision japonaise à amputer la série d’une bonne quarantaine de minute lors de sa diffusion. Gantz est donc bel et bien destiné à un public adulte.</p>
<p align="justify">Mais le plus hallucinant dans cette série, c’est sa noirceur et sa misanthropie. Dès le premier épisode, certainement le plus dérangeant, on déambule dans la tête des protagonistes. On subit leurs pensées, leurs désirs. On devient voyeurs malgré nous. Un principe narratif qui permet à l’auteur de passer au crible les travers de notre société et de porter sur elle un regard totalement désespéré. Le développement de l’individualisme ne peut que conduire l’homme à sa perte. En ce sens Gantz est une anime politique de premier rang, dénonçant avec des images fortes et chocs le retour de l’homme vers un état de nature dans lequel l’instinct primerait.</p>
<p align="justify">Car ici, les participants à ce jeu bizarre proposé par Gantz n’évoluent pas dans un monde imaginaire ou futuriste mais bien dans notre société contemporaine qu’ils réintègrent pour tuer sur demande des êtres étranges.</p>
<p align="justify">Si un scénario complexe, haletant, et une ambiance pessimiste voire malsaine assure à cette animé le statut d’œuvre à part, le code graphique n’est pas en reste. A l’instar de Burst Angel, Gantz est réalisé par les Studios Gonzo connus et reconnus pour deux caractéristiques. La première est un savoureux mélange de plan 3D et2D ce qui offre à la série des plans de caméras stupéfiants et une fluidité à vous scotcher au siège. La seconde plus légère mais tout aussi visible est leur faible pour les armes et les jeunes filles sexy à forte voire très forte poitrine. Je vous laisse imaginer le rendu avec ces fameuses combinaisons ultra moulantes !<br />
Le tout est d’une beauté visuelle rarement atteinte pour une série TV à ce jour. L’éditeur n’a donc pas hésité à ne regrouper que 3 épisodes par DVD. Visuellement, Gantz est une merveille !
</p>
<p align="justify">Et pourtant, le plus sidérant est l’originalité apportée aux méchants, volontairement proche du ridicule. Le premier à être exterminer est un homme poireaux, suivront des boudas géants….</p>
<p align="justify">Jamais, Gantz ne vous laisse souffler, l’intrigue devient de plus en plus tordue, étouffante et violente. Il vous faudra arriver au 26ème épisodes pour dénouer les nœuds de l’intrigue et arriver à une fin différente de celle du manga papier, celui-ci n’étant toujours pas achevé à ce jour.</p>
<p align="justify">Des bonus de qualité sont disponibles sur un DVD à part, offert avec le quatrième volume de la série. Chaque volume vous coûtera entre 20 et 25 € pièce.</p>
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Coffret 4 DVD STREET FIGHTER (1974, Japon) : Shigehiro Ogawa]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/10/05/coffret-4-dvd-street-fighter-1974-japon-shigehiro-ogawa/</link>
<pubDate>Thu, 05 Oct 2006 11:43:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[
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Aujourd’hui je vous propose de dé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img align="left" width="398" src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/street_fighter_z2hkvhd.jpg" alt="street_fighter_z2hkvhd.jpg" height="527" style="width:398px;height:527px;" /></p>
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<p align="left">Aujourd’hui je vous propose de découvrir un classique du cinéma bis japonais, disponible pour la première fois en France, et ce, grâce au travail, une nouvelle fois remarquable de l’éditeur HK Video !</p>
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<p align="justify">Après le coffret Hideo Gosha, ou la publication du Moine Sacrilège, en décembre dernier, HK Video met en parenthèse sa politique d’édition de films patrimoines du cinéma japonais pour présenter à un public plus large, l’acteur Sonny Chiba. Totalement inconnu dans nos contrées, monument au Japon, Sonny Chiba connu la gloire en 1974, en campant le personnage principal du film Street Fighter.</p>
<p align="justify">Né en 1939 au japon, gymnaste frustré, puis praticien émérite d’une pléiade d’arts martiaux, Sonny Chiba intègre le studio Toei à l’aube des années 60. Il y végète une bonne dizaine d’années, enchaînant de petits rôles qui lui assurent le statut de star locale, avant de créer sa propre école d’arts martiaux pour comédiens débutants. Or, pendant ce temps, un autre acteur féru d’arts martiaux et fondateur de nombreux clubs de Kung-Fu, à Los Angeles, devient une star planétaire : Bruce Lee. Une concurrence somme toute déloyale pour notre gymnaste, mais une attaque cérébrale stoppe net la carrière du petit dragon pour lancer celle de Sonny Chiba. En effet, la Toei, soucieuse de profiter de la vague Bruce Lee, trouve en Sonny Chiba un successeur tout désigné, pour jouer le rôle principal de Street Fighter. Le succès est immédiat. Deux suites verront le jour la même année : Return of the street fighter et Street fighter’s last revenge, ainsi qu’un spin off l’année suivante: Sister street fighter, seul et unique titre à sortir sur les écrans français. Sonny Chiba devient alors une énorme vedette au japon et un personnage culte dans les pays où le film est exporté. Car Street Fighter est violent, à un point tel qu’à son arrivée aux USA, il bénéficia d’une classification X. Une première à l’époque pour un film non pornographique.</p>
<p align="justify">Vous l’aurez donc compris, Street Fighter et ses suites, disponibles dans un très beau coffret, sont les films qui nous intéressent ce matin !</p>
<p align="justify">Laissons tomber pour l’instant le spin off : Sister street fighter. Les trois autres films sont réalisés par Shigehiro Ogawa. Loin d’être un grand cinéaste, il est l’auteur d’une bonne centaine de réalisations de piètre qualité. Lui aussi a gagné sont heure de gloire avec Street Fighter. Non pas qu’il ait eu du talent, mais disons simplement qu’il l’a mieux réussi que ces films précédents et que les suites à venir. Mais attachons nous à l’histoire :</p>
<p align="justify">La saga Street Fighter met en scène une nouvelle icône du cinéma japonais des années 70 : Takuma « Terry » Suguri, joué donc par Sonny Chiba. C’est ce personnage qui porte et fait le film. Un être iconoclaste, violent, solitaire, macho, sadique, provocateur, vénal, haineux et amorale. C’est en quelque sorte le double négatif de Bruce Lee. Tellement extrême et charismatique qu’on finit par le trouver attachant !</p>
<p align="justify">Tueur à gage, mercenaire, il se charge de sauver une riche héritière (car il n’aime pas recevoir d’ordre, c’est lui qui décide pour qui il travail !), de récupérer un enregistrement dévoilant l’existence d’un scandale politico industriel ou de combattre la mafia italienne (au japon bien entendu) !!!</p>
<p align="justify">Vous l’aurez donc compris c’est pas la peine de disposer de bac+5 pour comprendre le scénario.<br />
C’est du cinéma d’arts martiaux avec des chorégraphies parfaitement bien exécutées par un expert mais surtout sur joué à l’extrême. La palette de Sonny Chiba est en sens remarquable : poses appuyées, grimaces en tout genre aux moments les plus incongrus, le tout porté par des dialogues crus et dis avec le plus grand sérieux.
</p>
<p align="justify">Mais c’est aussi du cinéma d’action, car pour mener à bien ses missions Terry Suguri tue froidement, séduit la veuve, extorque l’orphelin…. La violence est tout bonnement gratuite, posées là pour le seul plaisir du spectateur de l’époque. C’est effarant ! On, frôle le gore : les méchants ne sont pas battus mais châtiés : On leur brise des bras, on leur fracasse le crâne avec image radio au moment du choc…deux scènes d’anthologie : émasculation à main nue pour cause de tentative de viol et arrachage de cordes vocales….le tout avec le sourire carnassier de Sonny Chiba !!!</p>
<p align="justify">Au fond, Street Fighter est à voir comme le témoin d’une époque, ou il existait encore un cinéma populaire, souvent violent, destiné à réveiller le mal qui sommeillait en chaque homme. Un cinéma avec de vrais méchants, des anti-héros absolus, un schéma narratif proche de la BD, un cinéma exutoire, comme l’était le western spaghetti ou le cinéma gore italien. Un monde dans lequel l’instinct prime sur l’intelligence sociale. C’est le cinéma de l’excès et du gratuit. En ce sens, ce coffret est jubilatoire !</p>
<p align="justify">Mais ce film incarne aussi la naissance d’un acteur étonnant, inclassable, au jeu approximative, digne contemporain des Bronson ou Clint Eastwood. Un acteur pourtant quelque peu oublié des années 80, plus glamours, qui se retira aux USA avoir de reprendre du service avec la nouvelle vague de Hong Kong. Difficile en effet d’oublier son interprétation phénoménale du méchant dans le film de sabre numérique de Anderw Lau : The Stormriders.<br />
Pourtant, c’est des USA que lui parvient sa consécration planétaire, via Quentin Tarantino qui n’hésite pas en voir en lui «le plus grand acteur jamais vu dans un film d’arts martiaux ». Premier fan, il n’hésitera pas à citer le film Streefighter dans le scénario de True Romance, avant de proposer un rôle sur mesure à Sonny Chiba, dans Kill Bill Vol.1.
</p>
<p align="justify">Ce coffret signé HK vidéo rend donc brillamment hommage à un acteur aussi culte que ce film !</p>
<p align="justify">Le packaging est soigné, la qualité des copies est impressionnante. Quant à l’absence de bonus, elle est comblée par la présence d’un livret d’une douzaine de pages, signées David Martinez.</p>
<p align="justify">Le tout, disponible pour une quarantaine d’€.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[MAREBITO - Takashi Shimizu (2004, Japon)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/09/29/marebito-takashi-shimizu-2004-japon/</link>
<pubDate>Fri, 29 Sep 2006 12:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
<guid>http://klrob.wordpress.com/2006/09/29/marebito-takashi-shimizu-2004-japon/</guid>
<description><![CDATA[
Si le cinéma fantastique contemporain a retrouvé ces lettres de noblesse et par là même, un sec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="503" src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/09/marebitohaut.jpg" alt="marebitohaut.jpg" height="275" style="width:503px;height:275px;" /></p>
<p align="justify">Si le cinéma fantastique contemporain a retrouvé ces lettres de noblesse et par là même, un second souffle, il peut aisément en remercier une poignée de réalisateurs japonais. Hideo Nakata auteur de la trilogie Ring et du sublime Dark Water, ou Takeshi Shimizu, qui nous intéresse aujourd’hui, virent ainsi leurs films faire l’objet de remakes américains (plus ou moins réussis).</p>
<p align="justify">Réalisateur atypique, Takeshi Shimizu s’est fait connaître avec Ju-On. Une œuvre qu’il tourna d’abord en vidéo, puis en 35 millimètres et enfin en version américaine (plus édulcorée), sous le titre de The Grudge.</p>
<p align="justify">Entre temps, il réalisa, en 2004, un film ovni, entièrement tourné en DV et ce, en un temps records : Marebito. C’est cette œuvre, que l’on peut aisément qualifier d’underground, que TFI Video a décidé, contre toute attente, de sortir en DVD, fin février 2006.</p>
<p align="justify">Masuoka, cameraman pour la télévision, est obsédé par les phénomènes de peur. Retranché chez lui, derrière un mur d’écrans, il se passe et repasse les images qu’il a filmées, dans le couloir du métro. Des images qui l’obsèdent : le suicide particulièrement violent, d’un homme, dont le regard était rempli d’effroi. Il n’a de cesse alors, de comprendre, les raisons de cette terreur. Pire il veut la ressentir à son tour. Caméra en main il arpente alors les rues et les sous-sols de Tokyo, à l’affût du moindre indice, du plus petit élément de compréhension. Egaré, hébété, il découvre un monde souterrain inquiétant, berceau des légendes urbaines japonaises. De ces labyrinthes, Masuoka remonte une jeune fille, « F », qu’il découvre nue, enchaînée et laissée à l’état sauvage.</p>
<p align="justify">Relecture trash de L’enfant Sauvage de François Truffaut, Morebito, n’est pas un film fantastique banal, dont le but premier serait de nous faire sursauter. Plus subtile, plus vicieux, Takeshi Shimizu nous installe, petit à petit dans une atmosphère dense, oppressante où l’effroi vient vous lécher l’échine. Le grain du DV et l’utilisation récurrente de plans caméras subjectives accentuent nettement cette sensation d’étouffement et d’aliénation. Une technique raffinée au service d’un scénario tordu et touffu, composé par le génial Chiaki Konaka scénariste entre autre, de l’énigmatique série animée Serial Experiment Lain de Ryutaro Nakamura. On y retrouve d’ailleurs cette fascination pour la technologie, la dépendance qu’elle engendre et les dérives schizophrènes qu’elle génère.</p>
<p align="justify">Trahi par ses propres images, Masuoka prend conscience d’un réalité « autre », parallèle à son monde. Et, comme chez Howard Philips Lovecraft, et sa quête mythique de Cthulhu, aucun retour en arrière n’est possible. Errant entre réalité et univers fantasmé, Masuoka s’enferme dans une folie dévastatrice et une schizophrénie naissante. Il filme, scrute, éduque et nourrit « F » jeune fille prostrée, muette et animale. Mais est-elle, comme il s’en persuade, la clé de ses recherches ou la source de sa démence ?</p>
<p align="justify">Shinta Tsukamoto, réalisateur phare du cinéma indépendant japonais, auteur des torturés Tokyo Fist, Gemini ou Tetsuo, campe magnifiquement, ce personnage rongé par ses propres démons.</p>
<p align="justify">Plus qu’une œuvre énigmatique et dérangeante, Marebito qui signifie « être venu d’ailleurs » est une expérience visuelle, difficilement oubliable.</p>
<p align="justify">Respectant le concept de film underground à l’initiative du projet, TFI Video n’offre ni plage VF, ni Bonus.</p>
<p>Prix : 19,99 €</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LE MOINE SACRILEGE - Kiyoshi Saeki (1968, Japon)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/09/29/le-moine-sacrilege-kiyoshi-saeki-1968-japon/</link>
<pubDate>Fri, 29 Sep 2006 12:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Pour cette nouvelle chronique cinéma, on reste sur le format DVD et on s’envole de nouveau, du c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><span><img width="490" src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/09/moinesacrilegehaut.jpg" alt="moinesacrilegehaut.jpg" height="230" style="width:490px;" /></span></p>
<p align="justify">Pour cette nouvelle chronique cinéma, on reste sur le format DVD et on s’envole de nouveau, du côté du Japon. Au programme, la 3ème et dernière parution du dernier trimestre 2005 des éditions HK Video, à savoir, Le Moine Sacrilège de Kiyoshi Saeki.</p>
<p align="justify">Si ni le film, et encore moins son auteur ne vous sont familiers, rassurez-vous, ceci est tout à fait normal. En effet, après le superbe coffret Hideo Gosha, HK Video, s’essaye de nouveau, avec succès, à la restauration du patrimoine cinématographique japonais.</p>
<p align="justify">Magnifiquement restauré, Le Moine Sacrilège est tout bonnement le 1er film du réalisateur à traverser nos frontières. Il est aussi son film le plus connu en occident. Longtemps remarqué pour ses films de Yakuza, Le Moine Sacrilège oscille plus franchement en direction du Kung Fu. Un genre loin de faire le bonheur du public japonais plus enclin à préférer le Chambara et le bruit des armes à feu. Le film marqua, malgré tout, son époque avec son personnage de moine peu conventionnel.</p>
<p align="justify">Shinkai, moine hédoniste, bâtit comme un ours, aime le jeu, les femmes, la boisson et la bonne chaire. Amoral, bagarreur, provocateur et indiscipliné, il devient très vite un embarras à la fois pour son temple et pour le clan Kito, heureux possesseurs de maisons de jeux et de prostitution où notre moine passe le plus clair de son temps. Mais, tout bascule lorsque, débordé par sa débauche, notre moine sacripant, décide de mettre un terme aux exactions du clan Kito, envers les femmes.</p>
<p align="justify">Sortie en 1968, Le Moine Sacrilège, est bien loin d’être un film anecdotique. Historiquement, il constitue l’une des premières apparitions marquantes de Tomisaburo Wakayama, sur grand écran, dans le rôle de ce moine peu orthodoxe, après plus de 200 rôles secondaires. Un acteur qui accéda à la postérité en interprétant, Itto Ogami, le « loup solitaire à l’enfant », héros redoutable de la série Baby Cart (dont le premier volume de cette saga : Le Sabre de la Vengeance fut réalisé par Kenji Misumi en 1972). Déjà vu en France et disponible en DVD (chez HK Video &#38; fraîchement réédité chez Wild Side avant noël), la série Baby Cart, imposait à Tomisaburo Wakayama un jeu d’acteur plus statique, plus lourd, faisant référence à un passé difficile et un code d’honneur samouraï qui ne l’entrave plus dans Le Moine Sacrilège. Quel étonnement et quel plaisir de le voir jouer tant de facettes d’un personnage. Sadique, pervers (il faut le voir séduire une jeune veuve venue le consulter pour un simple réconfort moral), comique mais aussi dramatique. Il donne magnifiquement vie à un personnage attachant, un incontournable de l’univers fantasmagorique du cinéma. Il devient d’ailleurs difficile de ne pas remarquer les liens consanguins entre ce moine excessif et les personnages interprétés par Bud Spencer en Italie au moment où les westerns glissaient insidieusement vers la comédie. A commencer par cette dextérité, hors du commun, à aligner des baffes sur ses adversaires.</p>
<p align="justify">Mais heureusement, tout ne repose pas sur cet acteur. Bien au contraire, c’est la construction même du film et le talent du réalisateur qui permettent ces changements de rythmes et d’ambiance. On passe ainsi en un clin d’œil du rire aux larmes, du burlesque au scènes de combat les plus maîtrisées. Cette capacité, tout bonnement hallucinante de la part du cinéaste Kiyoshi Saeki à mélanger les genres, et la formidable utilisation des personnages secondaires, font de se film un œuvre de référence pour le cinéma de genre, et le cinéma Japonais dans son ensemble.</p>
<p>1 DVD (HK Video)</p>
<p>Langues : VO sous titrée uniquement</p>
<p>Bonus : Bande annonce originale (fort endommagée), Filmographie et biographie de Kioshi Saeki et Tomisaburo Wakayama qui est mort en 1992, à l’âge de 62 ans.<br />
La simple vue du nombre d’œuvres qui n’ont pas dépassée les frontières japonaises a de quoi rendre malade.</p>
<p>Suppléments : Un texte, sur feuillet cartonné, analyse les particularités de ce film et le replace dans un contexte historique.</p>
<p>Prix : 20 €</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[UNE BALLE DANS LE TETE &amp; LES LARMES D’UN HEROS : John Woo (2004, Hong Kong)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/09/27/une-balle-dans-le-tete-les-larmes-d%e2%80%99un-heros-john-woo-2004-hk-video/</link>
<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 14:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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Film de guerre anti-héros, radical et pessimiste, Une Balle Dans La Tête est l’œuvre la plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center" style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;"></span></p>
<p align="center" style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;"></span></p>
<p align="center"><img width="555" src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/uneballedanslatetehaut612b.jpg" alt="uneballedanslatetehaut612b.jpg" height="296" style="width:555px;height:296px;" /></p>
<p align="justify">Film de guerre anti-héros, radical et pessimiste, Une Balle Dans La Tête est l’œuvre la plus personnelle de John Woo.</p>
<p align="justify">Réalisé en 1990 et porté par un casting d’exception (Tony Leung, Jacky Cheung et Waise Lee), ce film nous mène à Hong-Kong en 1967. Trois amis inséparables : Ben, Frank et Paul, se voient contraints de quitter la ville au plus tôt. Une rixe entre bandes rivales qui tourne court, une dette d’honneur lavée dans le sang et les voilà contraints de trouver refuge au sein du l’enfer vietnamien. Décidés à faire fortune au plus vite, notre trio profite de son entrée dans Saigon pour se lancer dans un trafic juteux avec une triade locale. Un coût de poker risqué que les tourments de la guerre transforment en odyssée tragique. Rapidement, notre trio, moins unis qu’il n’y semblait, se désagrège sous la pression. Mû par une cupidité sans borne, Paul, le plus lâche du groupe, n’hésitera pas à mettre un terme à cette amitié sans prix.</p>
<p align="justify">N’y allons pas par quatre chemins, Une Balle Dans La Tête est un film très violent. Son titre est d’ailleurs on ne peut plus explicite. Pourtant, ce dédordement d’hémoglobine n’est pas gratuit. Il faut voir en effet dans cette balle qui ronge peu à peu le cortex de Jackie Cheung une métaphore de toute cette violence qu’il à intégrée au fil de sa vie. Est-ce le métal que le conduit à cet état végétative ou la mort qu’il a semée et côtoyée, sans vraiment l’assumer au fil de ce voyage à travers la guerre.</p>
<p align="justify">Grand pacifiste devant l’éternel, la guerre tient un rôle déterminant dans la vie et l'oeuvre de John Woo. Au cours d’une récente interview offerte en bonus : John Woo et la guerre (34 mn), le cinéaste revient sur sa trilogie guerrière : Les Larmes d’un Héros (1983), Une Balle dans la Tête (1990), et Windtalkers (2002), et nous explique pourquoi cette œuvre est humaniste.</p>
<p align="justify">Son premier film de guerre, Les Larmes d’un Héros, aussi brouillon soit-il est l’occasion de découvrir ce mélange hasardeux entre action et sentiments qui allait poser les bases de son cinéma à venir (A Toute Epreuve, Volte Face …)</p>
<p align="justify">Malheureusement, cette histoire de mercenaires poursuivis par l'armée Vietnamienne, après avoir enlevé un baron de la drogue, s’est vue partiellement défigurée par ses producteurs. Déçu des apports idéologiques apportés de force par John Woo et qui plombaient l’ambiance génale du film, ils décidèrent de pimenter l’intrigue de quelques scènes de sexe et de comique troupier. Document historique, plus que film culte, Les Larmes d’un Héros, permet d’apprécier le jeu d’acteur d’Eddy Ko et Lam Ching-Ying tout en savourant l’apport du western et des films de sabres à ce cinéma de genre.</p>
<p align="justify">John Woo montre déjà une certaine maîtrise esthétique qui n’échappera par à Tsui Hark, premier producteur à confier au maître l’entière responsabilité pour monter Le Syndicat Du Crime. Ces deux fortes têtes du cinéma hongkongais, réunis au sein de la Film Workshop Compagnie, allaient naturellement réussir à se brouiller. De cette séparation allait enfin naître ce projet cher au cœur de Woo : Une Balle Dans la Tête. Une situation sur laquelle revient le producteur Terence Chang au cours d’une interview (9mn).</p>
<p align="justify">Au final, HK réalise là une copie sublime de ce chef d’œuvre, qui on l’espère, remportera sur format DVD, le succès public qu’il n’a pas connu lors de sa sortie en salle.</p>
<p>2DVD (HK Video)</p>
<p>Langues : Français Dolby Digital 5.1 / Cantonais Dolby Mono d’origine<br />
Durée : 246 minutes<br />
Public : Interdit au moins de 16 ans<br />
Bonus : Le film LES LARMES D'UN HEROS, 2 Interviews (John Woo &#38; Terence Chang), Filmographies, Bande-annonces, galerie de photos, liens internet.<br />
Date de sortie : 27 Octobre 2004<br />
Prix : 29,99 €</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[GUNMEN : Kirk Wong (1988, Hong Kong)]]></title>
<link>http://klrob.wordpress.com/2006/09/27/gunmen-kirk-wong-1988-hong-kong/</link>
<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 12:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Produit par Tsui Hark au sein sa propre compagnie: la Film Workshop, Gunmen est un film emblématiq]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img width="512" src="http://klrob.wordpress.com/files/2006/10/gunmenz2hk9.jpg" alt="gunmenz2hk9.jpg" height="191" style="width:512px;height:191px;" /></p>
<p align="justify">Produit par Tsui Hark au sein sa propre compagnie: la Film Workshop, Gunmen est un film emblématique pour qui s'intéresse au cinéma de Hong Kong. En effet, réalisé à un moment où la Film Workshop cherche à diversifier ces productions, Gunmen renouvelle le genre du film d'action classique hongkongais en installant l'intrigue au cœur du Shanghai des années 30.</p>
<p align="justify">Un univers urbain dans lequel évolue le jeune Ding fraîchement rentré de la guerre pour s'engager dans la police. Intègre et animé d'un sentiment de justice sans équivoque, il n'hésite pas à appliquer ses propres règles pour s'opposer à la pègre locale. L'assassinat de son supérieur par un tueur, ancien tortionnaire zélé durant la guerre civile chinoise, l'anime d'un esprit de vengeance sans égal. Bien décidé à éradiquer le trafic d'opium à Shanghai, il décide de faire appel à ses anciens compagnons d'armes pour mener à bien sa croisade. La ville s'embrasse, les cadavres s'amoncellent.</p>
<p align="justify">Rien d'étonnant si l'histoire vous semble un tantinet déjà vue, car Gunmen n'est ni plus ni moins qu'une relecture, par la houlette du western américain, du film de Brian De Palma Les Incorruptibles. Un télescopage culturel jouissif où l’on traverse la rue principale côte à côte, fusil en main, vêtu de la panoplie du cow-boy version Clint Eastwood pour s’acheminer vers un combat de rue apocalyptique digne de Peckinpah en plein Shanghai. On regrettera seulement la reprise un peu poussive et répétitive des compositions de Ennio Morricone par un proche parent asiatique de Charlie Hollègue.</p>
<p align="justify">Visuellement, le film va vite, trop peut être, au point de rendre le début difficilement compréhensible : trop de scènes débutent en même temps pour n’aboutir qu’à une impasse narrative. Un écueil du au manque chronique d’argent pour finir ce tournage dont s’extirpe avec génie Kirk Wong. Preuve de son talent : passée cette première demi heure, les personnages prennent de l'épaisseur, l'intrigue s'étoffe et les scènes d'actions réalisées avec maestria nous accrochent littéralement au siège.</p>
<p align="justify">Même si on est loin des sommets de la compagnie (Le Syndicat du Crime, The Killer…), Gunmen, distille fraîcheur, maîtrise et adrénaline, ce qui ne dément en rien son statut de film d'action majeur.</p>
<p align="justify">Au niveau des bonus, le 2nd DVD offre filmographies et biographies ainsi que deux reportages indispensables: Gunmen revisité composé d'une interview croisée de Kirk Wong et David Wu (acteur et monteur du film) ainsi que L'atelier du film, un documentaire en voix-off française sur la création et la décadence de la Film Workshop Compagnie.</p>
<p align="justify">Mais la plus grande surprise provient du bonus caché de ce même DVD, à savoir le film complet et en Vost Shanghai Grand de Man Kit Poon (1997). Oeuvre ambitieuse, Shanghai Grand est sans doute l'une des productions les plus aboutie de Tsui Hark. Ce film trop peu connu se permet d’ailleurs le luxe de surpasser Gunmen. Ce supplément caché est à ce jour la seule édition DVD de ce film disponible en France.</p>
<p align="justify">Une surprise de taille qui mérite largement l'acquisition de ce DVD collector.</p>
<p>2DVD (HK Video)</p>
<p>Langues : Français Mono / Cantonais Dolby Mono<br />
Durée : 1H 28<br />
Son : 5.1 Dolby Digital<br />
Bonus : 2nd DVD avec 2 Documentaires, Filmographies, Shanghai Grand, Bande-annonces, liens internet<br />
Date de sortie : 23 sep 2004<br />
Prix : 29 €</p>
]]></content:encoded>
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