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	<title>clandestin &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "clandestin"</description>
	<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 20:16:38 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Despre trenuri si camera 85... ]]></title>
<link>http://nebundelegat.wordpress.com/?p=112</link>
<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 09:34:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>nebundelegat</dc:creator>
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<description><![CDATA[Am spus de nenumarate ori ca viata este ca un tren in care ne suim si nu mai coboram, numai ca in tr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Am spus de nenumarate ori ca viata este ca un tren in care ne suim si nu mai coboram, numai ca in trenul asta mai apar si calatori clandestini, care se urca si/sau coboara din el cand au ei chef. Cum se intampla asta? Pai e simplu. Noi deschidem usile in diferite statii. Permitem anumitor calatori sa se suie in trenul nostru. Ei calatoresc o perioada cu noi, insa dupa o perioada ne anunta ca... ei trebuie sa coboare la prima. Iarasi mergem deci singuri si tot ceea ce vedem in fata ochilor sunt doua sine. Una in dreapta, alta in stanga. Si mergem si ratacim in pustiu pana cand constatam ca nu mai avem sine. Ce facem atunci?<br />
Nu! Nu ne putem intoarce inapoi! Avem demnitate, avem orgoliu... deci nu putem face asta. Atunci coboram noi de pe sine si ne spunem: "Poate prindem si noi urmatorul tren!", dar este si o posibilitate sa nu prindem niciun tren...<br />
Al vostru umil, calator clandestin... Dement0r.</p>
<p>Este destul de frig, si este noapte. Imi aud pasii apasati pe ciment. Am un sentiment de <em>deja-vu</em>, dar totusi continui sa merg mai departe. Nu ma uit nici in stanga, nici in dreapta, nici in spate, nici in fata. Ma uit doar in jos. La un moment dat, in reflectia unei balti vad o lumina. "Hotel Camera"... intru, deoarece frigul imi trecuse cu mult de oase. La receptie un batranel cu niste ochelari de soare pe ochi. Ma saluta si ma intreaba daca vreau o camera. Ii spun ca da. Se apropie de raftul cu chei si-mi da cheia de la camera '85. Imi spune ca este la etajul 8, cum ies din lift, a doua usa pe stanga. Liftul destul de vechi ma inspaimanta. Cand cobor insa din el ma simt mai in siguranta. A doua usa pe stanga... usa cu numarul '85. Sa intru? Sa nu intru? Descui o data si pasesc pragul cu dreptul. E o bezna de nedescris.<br />
Cand aprind insa lumina totul se schimba. Eram imbracat intr-un halat alb. In mijlocul camerei vad o femeie care-mi pare cunoscuta. Statea pe o masa de operatie. Una din asistente-mi spune ca-i pare bine ca am venit atat de repede si-mi tot spune termeni medicali. Ma uit la mainile mele si aveam manusi chirurgicale. Asta este... am ajuns atat de departe, mi-am zis ca trebuie sa o fac, fara sa ma gandesc la femeia de pe masa de operatii. Ii spun femeii sa impinga pana cand ii spun eu. Impinge o data... impinge de doua ori... impinge de trei ori... abia a patra oara am reusit sa-l prind de cap. Il trag usor afara, dar nu spunea absolut nimic. La naiba! Ce are? De ce nu plange? Iau <a href="http://dexonline.ro/search.php?cuv=forceps" target="_blank">forcepsul</a> si-i tai cordonul ombilical. Stau sa ma gandesc o clipa daca sa mai incerc ceva sau nu. Il iau in brate si ma uit la el. Ce mic eram atunci... Ma uit la femeia de pe masa de operatii si-i spun ca-mi pare rau, am facut tot posibilul, iar ea incepe sa planga.<br />
Declar decesul: 02 iunie 1986, ora 21:15.</p>
<p>Iarta-ma mama!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[inca un pic]]></title>
<link>http://zmeulclandestin.wordpress.com/?p=8</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 23:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>zmeulclandestin</dc:creator>
<guid>http://zmeulclandestin.fr.wordpress.com/2008/10/01/httpzmeulclandestinblogspotcom/</guid>
<description><![CDATA[Doar un click pe zmeul curcubeu
te mai desparte de blogul meu

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Doar un click pe zmeul curcubeu</p>
<p>te mai desparte de blogul meu</p>
<p><a href="http://zmeulclandestin.blogspot.com/"><img class="alignnone size-medium wp-image-10" title="dimineata unui fluture" src="http://zmeulclandestin.wordpress.com/files/2008/10/header.jpg?w=300" alt="" width="300" height="88" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Saïd, clandestin à Mayotte : « C'est dur, tout le monde a peur de sortir... »]]></title>
<link>http://myjarida.wordpress.com/?p=127</link>
<pubDate>Mon, 15 Sep 2008 12:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mélinda</dc:creator>
<guid>http://myjarida.fr.wordpress.com/2008/09/15/said-clandestin-a-mayotte-%c2%ab-cest-dur-tout-le-monde-a-peur-de-sortir-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[ 
Il vit en France depuis dix ans, sur l&#8217;île de Mayotte, petit caillou niché dans le canal d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Il vit en France depuis dix ans, sur l'île de Mayotte, petit caillou niché dans le canal du Mozambique. Originaire des Comores, Saïd* n'a pas de papiers. Et pourtant, c'est sur « l'île au lagon » qu'il a construit sa famille. Témoignage d'un Grand Comorien, las de vivre dans la clandestinité.</strong></p>
<p><a href="http://myjarida.files.wordpress.com/2008/09/dsc01844.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-128" title="dsc01844" src="http://myjarida.wordpress.com/files/2008/09/dsc01844.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /><!--more--></a></p>
<p>Originaire de Grande Comore, Saïd est arrivé à Mayotte lorsqu'il avait vingt ans. Le bel âge. En 1997, il se dispute avec les parents de Fatima*, la jeune femme qu'il aime. « Elle était déjà promise à un homme plus riche. Sa famille m'a menacé avec des coupe-coupe alors j'ai dû m'enfuir », raconte-t-il ses lunettes de soleil vissées sur la tête.</p>
<p>Pour Saïd, l'eldorado s'appelle Mayotte (la seule île de l'archipel des Comores restée française en 1974). Le jeune homme se rend d'abord à Anjouan par avion. Il se souvient : « A l'époque, c'était facile de trouver des barques pour rejoindre Mayotte. Mais maintenant, c'est vraiment difficile. » Il y a dix ans, la traversée coûtait 70€ contre environ 300 à 400€ aujourd'hui.</p>
<p>A Mayotte, sur une population de 200 000 âmes, le quart n'a pas de papiers. Les clandestins sont en grande partie des Anjouanais qui débarquent sur les plages en kwassas (des embarcations de fortune), après une traversée de 70 kilomètres dans des conditions pitoyables. Bien souvent, des enfants, des femmes enceintes, des malades s'entassent... « Pour nous, ça ne s'est pas vraiment bien passé. On a eu plusieurs pannes de moteur. Du coup, on a  mis douze heures au lieu de six », se souvient Saïd.</p>
<h3 style="text-align:center;"><strong>« Même les enfants savent qu'il faut fuir la police. »</strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour lui, comme pour tant d'autres, les quatre îles ne forment qu'une seule et même famille. « Ce qui pose problème, c'est la politique », juge-t-il. Depuis 1995, et le « visa Balladur », les Comoriens ne peuvent plus venir à leur guise à Mayotte, ce qui a intensifié le ballet des kwassas. L'article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, « toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays », est un parcours du combattant pour les Comoriens. Chaque année, des dizaines de personnes périssent ou disparaissent dans le lagon mahorais.</p>
<p>A son arrivée en 1997, Saïd a réussi à travailler dans la maçonnerie, la peinture... Mais depuis 2005, les conditions se sont durcies. « Il faut des papiers maintenant pour réussir à travailler. Du coup, je ne peux plus faire que des petites bricoles chez des amis m'zungus (blancs) », explique-t-il.</p>
<p>En dix ans, Saïd a vu les difficultés s'accentuer. « Avant, il n'y avait pas beaucoup de contrôles. Je pouvais bouger 24 heures sur 24. Mais en ce moment, c'est vraiment dur. Tout le monde a peur de sortir. Même les enfants savent qu'il faut fuir la police. Si je n'ai pas de travail, je ne sors pas. Cela fait plusieurs mois que je n'ai pas touché de salaire et j'ai un loyer, des factures à payer... » Silence. « Ici, on ne pense pas à la mort, on pense aux flics. Tu dors, tu penses aux flics. Tu te réveilles, tu penses aux flics... »</p>
<p><a href="http://myjarida.files.wordpress.com/2008/09/dsc01854.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-129" title="dsc01854" src="http://myjarida.wordpress.com/files/2008/09/dsc01854.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<h3 style="text-align:center;"><strong>« Sambi nous a promis plein de choses...<br />
Mais on ne voit rien que la galère et des morts dans la mer. »</strong></h3>
<p>C'est à Mayotte que Saïd a construit sa famille. Fatima, dont ses parents refusaient leur relation, s'est enfuit d'Anjouan pour le rejoindre en 1998. Aujourd'hui, le couple et leurs deux enfants survivent grâce à leurs amis qui leur confient des petits travaux.</p>
<p>« L'an dernier, les flics ont débarqué chez nous à quatre heures du matin », raconte Saïd. « Moi j'avais le papier de la préfecture mais ils ont pris ma femme et l'ont emmenée au centre de rétention. Heureusement, des amis ont réussi à la faire sortir. »</p>
<p>Même s'il attend avec impatience une régularisation, Saïd n'en peut plus de vivre caché. « Mes enfants sont nés à Mayotte. Si nous sommes régularisés, ils deviendront français. Mais pour l'instant, je ne reçois que convocations sur convocations... Alors si ça ne marche pas, je rentre », lâche-t-il à bout de force. Il assure : « Aux Comores, c'est la misère. Il y a beaucoup d'arriérés de paye, de problèmes pour la santé, l'école... Sambi nous a promis plein de choses... Mais on ne voit rien que la galère et des morts dans la mer. »</p>
<p>Hasard de la vie, il y a quelques années, Saïd a découvert une carte d'identité en rangeant les affaires de son père décédé. Emu, il précise : « Elle était de nationalité française. »<strong></strong></p>
<p style="text-align:right;"><strong>Mélinda Trochu</strong></p>
<p align="right"><strong>* Prénoms d'emprunt. Photos d'illustration<br />
</strong></p>
<p align="right"><strong> </strong></p>
<p align="right"><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Alì Juburi, morto di sciopero della fame]]></title>
<link>http://insorgenze.wordpress.com/?p=27</link>
<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 09:01:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>insorgenze</dc:creator>
<guid>http://insorgenze.fr.wordpress.com/2008/08/18/ali-juburi-morto-di-sciopero-della-fame/</guid>
<description><![CDATA[Quando in galera è il tuo corpo che diventa il luogo della rivolta
di Paolo Persichetti, 
 Liberazi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Quando in galera è il tuo corpo che diventa il luogo della rivolta</strong></h3>
<h4>di <span style="text-decoration:underline;">Paolo Persichetti</span>,<strong><em> </em></strong></h4>
<h3><strong><em> Liberazione</em> 13 Agosto 2008 </strong><a href="http://insorgenze.files.wordpress.com/2008/08/46-blindato.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-24" src="http://insorgenze.wordpress.com/files/2008/08/46-blindato.jpg" alt="" width="134" height="149" /></a></h3>
<p>La vicenda di Alì Juburi, il detenuto iracheno quarantaduenne morto lunedì scorso a causa di uno sciopero della fame intrapreso per protesta contro una condanna che considerava ingiusta, è una di quelle notizie che troviamo confinate nelle brevi dei grandi quotidiani nazionali o che al massimo riempiono lo spazio di un articolo della stampa locale. Vite che scivolano via nell’indifferenza generale, sospiri persi nelle distrazioni di una estate afosa. Le cronache ci dicono che si trattava probabilmente di una persona sorpassata dagli eventi, triturata dai meccanismi di un dispositivo burocratico-punitivo che non riabilita ma macera le esistenze, soprattutto quando sono fragili.</p>
<p>Arrestato a Milano, rinchiuso a san Vittore, subito dopo la condanna di primo grado gli è toccato il destino dei tanti stranieri ospiti delle nostre carceri: <em>lo sfollamento</em>. I grandi carceri giudiziari funzionano così. I detenuti appena condannati vanno via per lasciare posto ai “nuovi giunti”. Qualcuno ce la fa a restare perché c’è sempre una piccola sezione penale pronta ad accogliere i raccomandati, quelli che hanno un mestiere utile al carcere (muratori, idraulici, elettricisti) e gli asserviti alla custodia. I residenti finiscono nei “penali” della città, se esistono, o nelle carceri della provincia. I più sfigati vengono distribuiti nella regione. Una norma del regolamento penitenziario salvaguarda il diritto di prossimità al luogo di residenza dei familiari, l’istituto di assegnazione non deve distare oltre i 300 chilometri. Così c’è scritto… Il criterio non vale per le categorie speciali, come i detenuti in 41 bis, gli Eiv.</p>
<p>Gli stranieri (una volta si diceva “forestieri”, parola migliore che indica soltanto la provenienza da fuori, non l’estraneità, la diversità), che nella stragrande maggioranza dei casi sono soli, vengono sbattuti, “tradotti” (altro termine della burocrazia penitenziaria) nei quattro angoli del paese. Da una città del Nord a causa di uno sfollamento si può arrivare anche in Sicilia. Juburi era finito a Vasto, sul litorale abbruzzese. Condannato a un anno e tre mesi era rimasto in carcere. Non risulta che avesse recidive, non aveva altre condanne e si protestava innocente per quella che aveva subito. Secondo la legge avrebbe potuto essere fuori. Per gli incensurati che incorrono in pene inferiori ai due anni è prevista la condizionale. Il pacchetto sicurezza, che per alcuni reati detti di «particolare allarme sociale» modifica questa norma, è stato approvato solo più tardi. Juburi deve essere incappato in un giudice che ha anticipato i tempi, uno di quelli che annusano con particolare solerzia la direzione del vento. Sicuramente non aveva avvocato, non poteva permettersene uno bravo. Avrà avuto un legale assegnato d’ufficio che senza parcella non si è minimamente interressato al suo caso. Per lui nessuna misura alternativa.</p>
<p>Se sei straniero non vale. È più facile che ti condannino perché su di te pesa un pregiudizio sfavorevole. Magari ti manca il permesso di soggiorno e hai una residenza al nero che non puoi certificare. Allora non ti resta che accettare il carcere e aspettare che passi. Potresti fare una richiesta di rimessa in libertà, ma non lo sai, non parli bene la lingua, non conosci le leggi, ti chiedono solo di rispettarle. Hai solo doveri ma non diritti. Magari sei sfortunato e non incontri nessuno che vuole o può aiutarti. Nessuno che si sofferma a parlarti, che ti chiede da dove vieni, perché sei lì. Sei solo un <em>paria</em>, uno dei tanti buttati in fondo a una cella. Non capisci cosa succede e perché ce l’hanno tanto con te che volevi solamente vivere, mangiare, vestirti, avere una donna, dei figli. No, per te non vale. Allora ti monta la rabbia, una rabbia che ti torce le budella, ti prende lo stomaco, ti fa digrignare i denti. Vorresti urlare al mondo quell’assurda situazione, ma oltre le mura del carcere c’è solo campagna. Una bella campagna che ti ricorda la tua terra. Gli alberi da frutto, gli ulivi. Ricordi quando eri bambino e correvi tra i campi di grano. Invece ora apri gli occhi e vedi solo sbarre e cemento mentre la vita scorre ritmata dal rumore di grosse chiavi d’ottone. Fuori non c’è nessuno, solo il vento. La rabbia allora fa il cammino inverso, ritorna in te, s’impadronisce del tuo corpo, lo usa come un’arma. Tu diventi il luogo della lotta, lo strumento della protesta. Non hai altro. Hai solo quel corpo e lo usi.</p>
<p>Un filosofo che conosce quelle parole che tu non sai la chiama la «nuda vita». Tu fai della nuda vita il mezzo della rivolta. Non accetti quel che succede. Smetti di mangiare. I primi giorni senti freddo, tanto freddo. Brividi atroci lacerano le tue ossa, la notte il cuore batte fortissimo, ti prende l’affanno. Poi senti come una febbre che ti brucia la pelle. Il corpo divora se stesso. Il tuo peso precipita ma tu già non senti più il morso della fame. Lo stomaco si è chiuso, le forze mancano, ma basta stare fermi e coperti. Le ore passano nel dormiveglia. Ormai sei nella vertigine e non sai più tornare indietro.</p>
<p>Dicono che sia un mezzo di lotta nonviolenta. Che fesseria! Non c’è forma più violenta di uno sciopero della fame, di un corpo che divora se stesso. Autofagia. Altri si mutilano, si tagliano a fettine. Sfregiano la propria pelle con idelebili cicatrici. Rughe che parlano di dolore. Piaghe vive, zampilli di sangue che sporcano i muri tra urla eccitate e fuggi fuggi generale. Un modo di richiamare l’attenzione, segno di fragilità, di disperata voglia di comunicare senza avere gli strumenti giusti per farlo. Nel 2007 (fonte Antigone) gli atti di autolesionismo recensiti sono stati 3687. Circa duemila in meno del 2004, grazie agli effetti dell’indulto. Comunque l’8,14% della popolazione detenuta. La triste storia di Alì Jaburi insieme a queste cifre cifre ci dice che il carcere è il problema, non la soluzione.</p>
<h3>Il detenuto Alì, lasciato morire di fame</h3>
<p><strong>di Piero Sansonetti, <em>Liberazione</em> 13 Agosto 2008</strong> <a href="http://insorgenze.wordpress.com/files/2008/08/46-blindato.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-24" src="http://insorgenze.wordpress.com/files/2008/08/46-blindato.jpg" alt="" width="134" height="149" /></a></p>
<p>Alì Juguri era un cittadino iracheno, arrestato in Italia per il tentato furto - pare - di un telefonino. Detenuto da molti mesi aveva iniziato uno sciopero della fame durissimo. Carcere di Vasto, carcere dell'Aquila, poi in ospedale. Si dichiarava innocente. Il tribunale, in primo grado, lo aveva giudicato colpevole e lo aveva condannato a un anno e qualche mese. Non sappiamo perché Alì non avesse ottenuto la condizionale e la scarcerazione. Non sappiamo come fosse stata impostata la sua difesa.<br />
La storia di Alì Juguri (la leggerete a pagina 2) è una storia semplice e come tutte le cose veramente semplici è importante. È una storia di carcere, di pena certa - come si dice oggi - di sistema giudiziario. E poi, soprattutto, come avete capito, è una storia di morte. Perché Alì è morto, due giorni fa, nell'ospedale de L'Aquila. Da tre mesi era ricoverato lì perché aveva deciso di non mangiare più dal momento che non trovava nessun altro modo per proclamare la sua innocenza, per protestare contro le istituzioni e cercare giustizia. Noi non sappiamo quasi niente della vita di questo iracheno di 42 anni. Sappiamo che è entrato in carcere a Milano una decina di mesi fa, che non ha avuto una buona tutela giudiziaria perché gli avvocati che lo hanno "assistito" non hanno provato nemmeno ad ottenere per lui la condizionale, e perché dopo la condanna di primo grado è stato "frullato" via come tanti suoi simili, stranieri, dal carcere milanese, per sovraffollamento, e mandato a Vasto. Da Vasto a l'Aquila.<br />
C'è qualcosa, nella sua storia, che - come una lente di ingrandimento - ci permette di osservare questo sistema giudiziario elefantiaco, obeso, burocratico. E' un sistema giudiziario che deve rispondere a tre «potenze», a tre «caste»: i giudici, la politica e l'opinione pubblica. Tre «caste» in lotta perenne tra loro e in grado di condizionarsi, danneggiarsi, aiutarsi. Il «patto» tra queste tre potenze è sempre in bilico, e tiene sempre in bilico gli equilibri della politica italiana. Ma sempre trova un suo equilibrio. Basato su che cosa? Sulla necessità dei giudici di mantenere il proprio potere, sulla necessità dei politici di proteggere se stessi e le classi dominanti, sulla necessità dell'opinione pubblica di ottenere promesse di giustizia, di punizione dei colpevoli o presunti, di vendetta.<br />
La chiave che permette questo equilibrio è quella del garantismo temperato. In che modo? Impastandolo con il giustizialismo, sulla base di una netta distinzione di classe: garantismo discreto per i ceti più solidi, per i politici, per gli stessi giudici, per chi è in grado di pagare; severità e sospensione dei diritti per i più deboli. Specie per quelle fasce di popolazione universalmente riconosciute come «estranee»: per esempio gli stranieri, o i piccoli delinquenti, i tossicodipendenti, le prostitute.<br />
Questo «patto» per la giustizia è quello che ha sempre impedito la riforma della giustizia. Ha permesso, con aggiustamenti successivi, di non toccare nessun privilegio e di scaricare sulla parte più debole della società il prezzo.<br />
Alì ha pagato questo prezzo. Alì, che probabilmente era innocente - e certamente lo era fino al pronunciamento della Cassazione - ma è che è morto, non sappiamo per la responsabilità di chi, senza poter ottenere giustizia. E senza suscitare grande scandalo, visto che ieri era quasi impossibile trovare notizie su di lui: il mondo dell'informazione non è affatto interessato, e nel mondo politico gli unici a muoversi, al solito, sono stati i radicali (interrogazione Bernardini-Turco: grazie).<br />
Oggi non si grida allo scandalo per uno che muore da detenuto. Si grida allo scandalo per l'indulto, perché ogni tanto c'è qualche disgraziato che torna sulla via del delitto (anche se le cifre ci dicono che statisticamente chi ha goduto dell'indulto torna a delinquere in misura tre volte inferiore rispetto a chi esce dopo aver scontato tutta la pena). Ma il vero scandalo dell'indulto è che non è servito a molto. Le carceri sono di nuovo piene, e sono piene di persone - moltissimi stranieri - accusate di reati per i quali la carcerazione potrebbe non essere necessaria. Lo scandalo è che l'indulto avrebbe dovuto essere un piccolo passo, e poi ci sarebbe dovuta essere l'amnistia e poi la riforma. E invece la finta guerra tra politica e magistratura rende impossibile tutto questo. Finché noi non riusciremo a indicare in questo patto tra i due "poteri" il colpevole per la mancata giustizia, continueremo ad essere vittime di un antipolitica che è il cemento dell'alleanza ipocrita e gaglioffa tra i poteri, e del loro dominio incontrastato.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[I dannati della nostra terra]]></title>
<link>http://insorgenze.wordpress.com/?p=14</link>
<pubDate>Sun, 17 Aug 2008 17:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>insorgenze</dc:creator>
<guid>http://insorgenze.fr.wordpress.com/2008/08/17/i-dannati-della-nostra-terra/</guid>
<description><![CDATA[I Dannati della nostra terra                  
di Paolo Persichetti
su Liberazione del 03/07/2008
Pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>I Dannati della nostra terra                  <a href="http://insorgenze.files.wordpress.com/2008/08/images.jpeg"><img class="alignright size-full wp-image-15" src="http://insorgenze.wordpress.com/files/2008/08/images.jpeg" alt="" width="101" height="101" /></a><br />
di <strong>Paolo Persichetti</strong><br />
su <strong>Liberazione del 03/07/2008</strong></p>
<p>Parole semplici che raccontano storie terribili sono quelle raccolte da Renato Curcio nella sua ultima ricerca sociale sul lavoro migrante. I «dannati della terra», espressione impiegata da Frantz Fanon in un testo del 1961 per indicare la moltitudine degli esclusi, sono diventati oggi quei dannati del lavoro che danno titolo al volume edito da Sensibili alle foglie ( <em>I dannati del lavoro. Vita e lavoro dei migranti tra ossessione del diritto e razzismo culturale , pp. 136, euro 14</em>). Donne e uomini, persone con valigie cariche di storie e non reati ambulanti. «Imprenditori dei sogni», come dovremmo in realtà chiamarli se fossimo in grado di frantumare gli occhiali deformanti dell'opposizione regolari/irregolari. Una scena imponente di milioni di umani che da città e villaggi di ogni continente si mettono in viaggio animati dall'immaginazione di un futuro diverso da quello disegnato per tutti noi dai consigli di amministrazione delle aziende globali. «Umani non ancora infettati dalla "codificazione feticistica" che come un virus epidemico sta spegnendo il pensiero della discontinuità negli autoctoni del Vecchio continente». Umanità ancora umana che non sa che farsene dei piccoli sogni a "prezzi mai visti" smerciati da Carrefour. C'è altro e di meglio in ciascuno di loro, scrive Curcio: «l'energia di chi pensa ancora la crescita non soltanto come una variabile economica[…] di chi rivendica per sé il diritto primordiale a esistere, prima di ogni legge degli uomini, prima del capitale, prima del mercato, prima delle carnivore ambizioni delle imprese globali». Loro, i migranti, sanno di non essere più radice ma vento. Sopravvissuti a viaggi spaventosi, le loro radici sono ormai gambe che spostano il mondo, scirocco e grecale, libeccio e levante. Solcano autostrade, passano valichi e navigano mari, s'ingegnano a trovare sempre nuovi cammini, molti muoiono lungo strade di stenti, sui sentieri del deserto oppure naufraghi nel cimitero liquido dei mari. Approdano sulle rive ridotti a scorie di mareggiate, pasti avanzati dei pesci impigliati alle reti. Dal 1998 sono già diecimila gli annegati nel Mediterraneo e nell'oceano Atlantico, tremila i dispersi. Trecento, quelli schiacciati, soffocati o congelati negli interstizi più assurdi ricavati nei camion della speranza. L'avventura del lavoro migrante, la scelta del viaggio "intemerato" non nasce in luoghi lontani ma inizia da noi. Sono le aree più obese del mondo, quelle in cui operano i grandi centri capitalistici che creano quella sorta di vuoto d'aria che attira gli sciami migranti delle aree più spolpate del pianeta. L'impossibilità d'accedere alla via regolare, dovuta ai costi esorbitanti della corruzione e della speculazione che presiede i circuiti dei consolati, un sottobosco d'agenzie ufficiose, di piccoli faccendieri, mediatori e furbastri d'ogni genere pronto a lucrare su ogni passaggio burocratico, spiega la scelta della via "irregolare", quella delle barche che giustamente Curcio rinuncia a definire «illegale» per non farsi complice della discriminazione che poi andrà a estendersi sull'intera vita di chi ne diverrà il bersaglio. Sono le nuove modalità del capitalismo attuale, delle grandi aziende che progettano se stesse a misura del mondo, insieme alla centralità produttiva assunta da paesi privi di normative sul lavoro che spiegano il fenomeno migratorio. Questo processo, che vede aziende extraterritoriali organizzare il movimento di merci, capitale e persone, serba nel suo seno una grande contraddizione: mentre la libera circolazione delle merci non trova ostacoli soltanto il movimento umano suscita rigetto. Tutto si sposta, ma solo le persone in movimento impauriscono. Tuttavia una soluzione andava trovata perché i limiti posti alla circolazione delle persone compromettono le capacità di consumo interno. Così il trattato di Schengen, entrato in vigore nel 1995, ha introdotto un doppio binario, un'area di privilegio comunitaria che ha però il suo rovescio nell'emergere immediato di una zona parallela, quella degli "illegali", dei "clandestini".</p>
<p><a href="http://insorgenze.files.wordpress.com/2008/09/2-dannati-del-lavoro-jpg.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-179" title="2-dannati-del-lavoro-jpg" src="http://insorgenze.wordpress.com/files/2008/09/2-dannati-del-lavoro-jpg.jpg" alt="" width="500" height="363" /></a></p>
<p>Cambia in questo modo la nozione di frontiera. Il confine visibile scompare ma al suo posto nasce la fortezza. Una fortezza Europa armata di banche dati integrate sempre più specializzate, come il sistema informatico Schengen (Sis) che include informazioni su cose e persone. L'antico presupposto della fortezza medievale era il ponte levatoio, la presenza comunque d'un passaggio all'esterno. Al contrario l'Europa fortezza si costruisce come una rocca senza aperture. La rete di centri di permanenza temporanea (Cpta, Cpa, Cid), destinati a divenire dopo l'ultimo "pacchetto sicurezza" varato dal governo Berlusconi "Centri di identificazione ed espulsione", più che materializzare i confini interni interrompono la tradizionale continuità territoriale sulla quale posava la vigenza del diritto nazionale, sancito dal combinato disposto degli articoli 3 e 5 della costituzione. Un diritto a macchia di leopardo, dei territori di sospensione delle garanzie costituzionali emergono dando luogo a uno stato di diritto stratificato. Al tempo stesso, come in un gioco di prestigio, la nozione di "sicurezza" è sovrapposta a quella di "regolarità". In questo modo "l'irregolarità amministrativa" diventa una forma di clandestinità presto sanzionata come un reato. Tecnicamente l'internamento amministrativo, la carcerazione senza reato, che contraddistingue la rete dei centri di permanenza, appartiene alla tradizione del sistema dei campi di concentramento. Ma la vera caratteristica di questi nuovi luoghi d'internamento temporaneo è il fatto d'essere divenuti dei centri di raccolta per rastrellamenti di forza-lavoro semischiavizzata. Il sistema dei centri di permanenza appare dunque funzionale alla formazione di una nuova «sottoclasse di lavoratori», figlia della nuova e perversa relazione che si è stabilita tra stratificazione del diritto e forme estreme (extralegali) di flessibilità e precarietà del mercato del lavoro. Nasce in questo modo una classe di lavoratori completamente priva di diritti, sospinta alla «clausura di un trattamento quasi-schiavistico», una forma di mercificazione selvaggia e di alienazione totale delle esistenze umane eccedenti, posta ben al di là delle stesse condizioni che caratterizzano il "lavoro nero". Messi nella situazione di non poter trattare alcunché, queste forme neoschiavistiche di lavoro segnalano la «caduta dal piano del diritto a quello del patto. Tra il datore di lavoro e il lavoratore si stipula, in altre parole, un contratto privato, molto simile a un "patto d'omertà", in cui ciò che viene dichiarato (l'apparenza, appunto) è pura menzogna mentre ciò che viene taciuto è una sostanziale violazione delle leggi». Una condizione umana radicalmente esclusa e continuamente esposta a rotolare nell'abisso dell'internamento. Oltre a garantire la massima valorizzazione del capitale, questo «lavoro dannato» condiziona anche l'intero mercato del lavoro e diventa una minaccia permanente verso le altre fasce precarie e flessibili ancora dotate di un minimo di diritti e capaci di opporre forme di resistenza. È la vecchia storia, sempre attuale, dell'esercito proletario di riserva. L'Italia, poi, ha conosciuto la minaccia della precarietà fin dall'operaio massa meridionale dei primi anni 60. Al pari della precarietà, anche il razzismo è un conto mai chiuso. "Indesiderabili" è la parola chiave degli attuali Cpt, come lo fu per il legislatore fascista dopo l'introduzione delle leggi razziali del 1938 e che due anni più tardi provocarono l'apertura di oltre 200 campi di concentramento. In una circolare inviata dal ministero degli Interni si poteva leggere: «Detti elementi indesiderabili apportatori di odio contro i regimi totalitari, capaci di qualsiasi azione deleteria, per difesa dello Stato et ordine pubblico vanno tolti dalla circolazione».  Nel frattempo però il razzismo ha mutato aspetto. A quello biologico si è sostituito un «razzismo culturale» fondato su un preteso differenziale tra civiltà. Questo razzismo, spiega Curcio, ha una intrinseca valenza politica legata alla "costruzione della paura". La percezione dell'insicurezza viene impiegata per orientare la rabbia verso bersagli di comodo, senza diritti e totalmente deboli, come è il caso dei Rom. Ma questo "sentimento" nasce da un moto reale di consapevolezza dei lavoratori di fronte a un destino precariamente sospeso. Trasformare questa domanda di sicurezza in razzismo è l'operazione politica in corso, quella da ribaltare completamente. Il paradigma reazionario, oggi egemone, è riuscito modificare il modo di produzione dell'immaginario facendo apparire lo sfruttamento più brutale come una forma di diversità, uno stigma, quando nella realtà è proprio lo sfruttamento che ci rende stranieri.  Rimettere al centro dell'attenzione culturale e politica la critica del lavoro, a partire dai suoi aspetti più bestiali, è una delle strade obbligate che la sinistra deve ritrovare se vuole tornare a esistere.</p>
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<title><![CDATA[La quadrature du cercle!]]></title>
<link>http://bantous.wordpress.com/?p=281</link>
<pubDate>Mon, 11 Aug 2008 00:05:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Paul &#38; Mick</dc:creator>
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<description><![CDATA[Des travailleurs clandestins arrêtés sur le chantier d&#8217;un centre de rétention
Vu sur libeor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3 class="entry-header"><a href="http://www.libeorleans.fr/libe/2008/08/des-travailleur.html">Des travailleurs clandestins arrêtés sur le chantier d'un centre de rétention</a></h3>
<p>Vu sur<a href="http://www.libeorleans.fr/libe/2008/08/des-travailleur.html" target="_blank"> libeorleans.fr</a></p>
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<title><![CDATA[România europeană văzută dintr-un tren personal]]></title>
<link>http://deserturealitatii.wordpress.com/?p=116</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 11:12:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Dan CĂLIN</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Dacă vrei să iei pulsul naţiunii şi să faci o baie de mulţime te urci într-un tren personal ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://deserturealitatii.files.wordpress.com/2008/05/dsc08853.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-117" src="http://deserturealitatii.wordpress.com/files/2008/05/dsc08853.jpg?w=300" alt="" width="300" height="204" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#993300;"><strong>Dacă vrei să iei pulsul naţiunii</strong></span> şi să faci o baie de mulţime te urci într-un tren personal cu navetişti. Am fost până la Ciulniţa şi am trăit senzaţia. Aici am dat peste fauna interesantă de români simpli. Trebuie să fii prea corect să iei bilet când cel puţin trei sferturi sunt călători clandestini care dau 1 leu naşului.</p>
<p style="text-align:justify;">Loc pe scaun prinzi doar dacă te urci în tren când e tras în gară şi dai din coate. Apoi afli că aici totul este de vânzare: CD-uri cu manele şi filme, portocale, telefoane mobile, ciocolată şi napolitane, haine, seminţe şamd. Te uiţi în jur şi vezi că oamenii mănâncă salam sau cârnaţi, beau bere ori vin, fumează unde au chef şi vorbesc tare şi porcos. Te împrieteneşti repede cu oricine şi te poţi băga în discuţie fără să se supere cineva.</p>
<p style="text-align:justify;">Dacă eşti atent ce se vorbeşte în jurul tău afli care este preţul terenului sau caselor din satele prin care treci, cum e viaţa şi cât se câştigă în Italia sau Spania, cine a născut/murit sau s-a căsătorit etc. Totul bine condimentat cu glume şi miştouri porcoase. În plus fundalul sonor este asigurat de manelele care se aud de la casetofoane sau telefoane mobile.</p>
<p style="text-align:justify;">Bomboana de pe tort a fost gara Ciulniţa unde am găsit apă de băut nepotabilă cu care nu se răcoreau doar câinii comunitari, ci şi mulţi oameni. Cam asta este realitatea la firul ierbii a României europene din mileniul trei. Asta este viaţa la ţară văzută dintr-un tren personal care se târăşte prin staţii ca românii prin viaţă.</p>
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<title><![CDATA[Les vacances de la honte.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=147</link>
<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 11:45:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de &#8220;miles&#8221;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de "miles" de fidélité de la part des compagnies aériennes.</p>
<p>S'offrir des vacances à bon compte sur le dos des clandestins ne semblent pas gêner outre mesure les flics de la République!</p>
<p>AIR FRANCE, qui transporte la majorité des clandestins expulsés par avion, ne veut pas faire de commentaire.</p>
<p>Si le procédé vous choque, une solution, choisir une autre compagnie et faire savoir pourquoi.</p>
<p>Violences policières "circulez, y a rien à voir".   (A lire sur www.bakchich.info)</p>
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<title><![CDATA[Black and White]]></title>
<link>http://saimaisama.wordpress.com/?p=29</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 15:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>saimaisama</dc:creator>
<guid>http://saimaisama.fr.wordpress.com/2008/03/21/black-and-white/</guid>
<description><![CDATA[
It&#8217;s a long-weekend again. Thank God.
Luckily for me, aside from school, life&#8217;s been mo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://fc01.deviantart.com/fs27/f/2008/073/6/a/6a7d2a7606e48468.jpg" height="537" width="537" /></div>
<p>It's a long-weekend again. Thank God.</p>
<p>Luckily for me, aside from school, life's been more or less normal. There are the occasional family small problems but its become practically an everyday thing so I'm getting used to it. It's not a good thing to get used to, sure. But really, it's nothing new anymore. My moral goes down a lot during those times but hell, I'm human too.</p>
<p>I haven't been able to write anything properly lately. My steam seems to have to run out but this happens now and then ... I'll get back on track soon. I still got about two months before I have to finish my second draft so I can still take it easy.</p>
<p>On the bright side, I finally got a new iPod! I was supposed to get an 8GB Nano but the 80GB classic was on sale so my Dad bought it for me (well, I did pay more than a 1/3 of it tho'). It's so new an shiny! @_@</p>
<p>I've been toying around until late last night. Converting my anime into mp4 format takes longer than I thought ... but I did manage to get some Koutetsu Sangokushi, Shigofumi, Ghost Hound episodes in it. I'm planning on getting the entire Code Geass series in it soon too ... since I plan on re-watching it one last time before R2.</p>
<p>Speaking of CG, I've been quite a CG freak lately. I'm really overly excited for r2 that it's unhealthy. The only thing I have yet to devour is the manga (and the light novels, but I can't read kanji or kana soo ...) which I plan to after re-watching the anime one more time. Lulu has definitely gone up in my list of favorite male anime characters. His probably already in 2nd place (after Matt)! Tomoya's in third and Ryuichi soon following.</p>
<p>In the Drama CD department, I'm desperately trying to listen to non-BLCDs. I've found a few I'm interested in listening to (namely Dogs and the Saiunkoku Monogatari dramas). I've already got Dogs in my iPod but I haven't finished it yet. I've only listened to Badou's story so far (I skipped Mihai's)</p>
<p>I did listen to Ahomo: Mossore tho' and damn that was one hell of a funny drama! It wasn't BL, per say but it was slash (and one of the main characters was homo). I also got the 2nd CD of Only the Ring Finger knows but I haven't gotten any further than the first track yet. My list of things to listen and watch has definitely increased to a point where I don't know what to do anymore. Things will get worst when all the spring anime start airing and I really do go nuts so I have to shorten the list before then.</p>
<p>Last bit of news, it's my birthday in about 15 days! That's something to look forward too, thank God! Actually, I'm going to ask my brother if he can bring me to Marché Clandestin and pay for some manga/novel I want (namely Junjo Romantica and Only the Ring Finger knows)  ... (well, I kind of want FAKE, too) The most important is definitely at least one volume of Junjo and the first novel of Ring Finger. If he's willing to pay for more, I might get Gravitation EX and the second volume of Junjo.</p>
<p>Honestly though, I just really need $$ for my b-day. All my money went to my iPod so I'm broke. Its times like this I wish I was old enough to have a job. *mutters* Just one more year! (I'm turning 15)</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Lettre à Monsieur le Préfet, objet : étranger en situation irrégulière]]></title>
<link>http://psestos.wordpress.com/?p=87</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 09:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Emmanuel</dc:creator>
<guid>http://palimpsestes2.fr.wordpress.com/2008/03/15/lettre-a-monsieur-le-prefet-objet-etranger-en-situation-irreguliere/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Monsieur le Préfet,
Je viens par ce courrier vous informer que j&#8217;ai eu connaissance de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>"Monsieur le Préfet,</p>
<p>Je viens par ce courrier vous informer que j'ai eu connaissance de la présence sur le territoire de notre beau département d'une personne étrangère résidant sans titre de séjour valable.</p>
<p>Je suis parfaitement étonné que personne, ni parmi la population locale, ni au sein de vos services, n'ait réagi depuis le temps que dure cette situation intolérable.</p>
<p>Français de coeur et bien évidemment de souche, payant régulièrement mes impôts, je ressens cette situation avec une grande tristesse et une profonde indignation. Notez bien que je n'ai rien contre les étrangers bien sur, mais il y a des lois votées par notre représentation nationale, donc légales et légitimes, et il me semble qu'elles soient faites pour être appliquées.</p>
<p>Ce Monsieur, qui bien évidemment tait sa nationalité, est à ma connaissance venu du Sénégal. Ces références ne disent rien de la profession qu'il exerce et j'imagine qu'il agit dans l'ombre.</p>
<p>Des documents présents à son domicile, des photographies notamment, d'après ce que l'on m'en a rapporté, me laisse à penser qu'il agit parfois armé, et qu'il n'hésite pas, me semble t-il, à utiliser certains symboles de notre belle république dans sa tenue vestimentaire.</p>
<p>Vous comprendrez bien, Monsieur le Préfet, que je vous demande, en tant que citoyen, en tant que républicain respectueux des valeurs portées par notre président et par son ministre de l'identité nationale, qu'une telle situation cesse.</p>
<p>Je pense que vous n'aurez aucun mal à interpeler cet individu. Il réside à la <span class="texte_12">Nécropole militaire française de Cerny-en-Laonnois, chemin des Dames,</span> depuis juin 1917, Allée 125, rangée C. Il est né en 1895.</p>
<p>Dans l'attente d'une réaction rapide, veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments respectueux.</p>
<p>Signé : illisible."</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://psestos.files.wordpress.com/2008/03/tirailleur.jpg" alt="tirailleur.jpg" /></div>
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<h5><em> </em></h5>
</div>
<div style="text-align:center;">
<h5><em>Vallée de la Doller, 1914-1918, Jean-Marie EHRET, Georges REDHALER, Bernard SUTTER, Daniel WILLME</em></h5>
<p align="left">
<p align="left">Merci à l'auditeur de Là-bas si j'y suis, France Inter, qui m'a inspiré cette fiction, modeste mais géniale...</p>
<p align="left">
<p align="left">Vous voulez que ça cesse ? Moi aussi.</p>
<p align="left">Pour qu'on arrête de rafler les gamins à l'aube ou à la sortie de nos écoles de la République :</p>
<p style="text-align:center;" align="left"><a href="http://www.google.fr/url?sa=t&#38;source=web&#38;ct=res&#38;cd=1&#38;url=http%3A%2F%2Fwww.educationsansfrontieres.org%2F&#38;ei=AFvKSN2BK5i60gXp4t24AQ&#38;usg=AFQjCNHRh-BGzFuq0txt8xX6fwHyopAfmA&#38;sig2=BJyE9xd82U-QyADrqfn83g"><img class="size-full wp-image-567 aligncenter" title="resfok" src="http://palimpsestes2.wordpress.com/files/2008/09/resfok.gif" alt="" width="389" height="544" /></a></p>
<p align="left">
<p align="left">(EDIT du 12 septembre 2009 : comme il me reste un peu d'instinct grégaire, je relaie volontiers les messages de RESF portés par Nathalie ou Thomas que vous pourrez notamment trouver ici où <a href="http://jesuispasunmecmarrant.wordpress.com/2008/09/12/ca-veut-dire-quoi-tout-ca/">là</a>. La seule écoute d'un Xavier Darcos murmurant qu'il n'y avait pas de rafles dans les écoles de la République dans l'émission "A vous d'en juger" du 11/09 sur France 2 devrait suffire à se motiver - Pour ma part, j'ai préféré vous redonner à lire ce texte inspiré dont le seul talent revient à cet auditeur modeste et génial de France Inter... Merci d'être passé)</p>
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<p align="left"><a href="http://www.educationsansfrontieres.org/"> </a></p>
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</div>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Serge Daniel : « le clandestin est un assassin du temps »]]></title>
<link>http://ninachauvet.wordpress.com/?p=32</link>
<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 21:52:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>ninachauvet</dc:creator>
<guid>http://ninachauvet.fr.wordpress.com/2008/02/18/serge-daniel-%c2%ab-le-clandestin-est-un-assassin-du-temps-%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Serge Daniel Gbogbohoundada est journaliste au Mali. Lors de reportages dans le Sahara, il a découv]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Serge Daniel Gbogbohoundada" rel="attachment wp-att-33" href="http://ninachauvet.wordpress.com/2008/02/18/serge-daniel-%c2%ab-le-clandestin-est-un-assassin-du-temps-%c2%bb/serge-daniel-gbogbohoundada/"><img src="http://ninachauvet.wordpress.com/files/2008/02/serge-daniel.jpg" alt="Serge Daniel Gbogbohoundada" width="154" height="264" align="left" /></a>Serge Daniel Gbogbohoundada est journaliste au Mali. Lors de reportages dans le Sahara, il a découvert le paysage effrayant des « villages de clandestins ». Des clandestins prêts à tout pour quitter leur pays d’origine. Fuir la honte, la misère et atteindre l’Europe. Un rêve qui s’avère le plus souvent être un cauchemar. Comme l’explique Serge Daniel, aucune loi ne pourra les arrêter, sinon la mort. Une réalité au centre de son livre d’enquête, <strong><em>Les routes clandestines</em></strong>.<br />
Repenser les politiques de co-développement et lutter contre les mafias clandestines sont les premiers éléments de réponse. L’Afrique n’est pas vide de talents, bien au contraire. Du temps et de l’initiative, voilà les remèdes pour faire que ce magnifique continent accueille au lieu de repousser. <!--more--></p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous décidé de mener cette enquête, qui s’est avérée être un véritable périple pour vous-même ?<br />
</strong></p>
<p>Il y a eu deux déclics. Un jour, j’étais en reportage dans le Sahara pour y analyser les problèmes d’islamisme. A la frontière entre le Mali et l’Algérie, dans une localité du nom de Tinzaouaten, je suis tombé sur ces hommes installés dans une sorte de no man’s land, avec des ghettos de Nigérians, de Camerounais, etc…Ils avaient été refoulés d’Algérie, ou venaient du Mali pour aller vers l’Algérie. Ces deux types de clandestins voulaient continuer le chemin vers  l’Europe ou retenter une nouvelle fois leur chance. Il s’agissait de tout, sauf de rentrer chez eux.<br />
Le deuxième déclic s’est produit après après avoir vu un clandestin, toujours au nord du Mali, qui n’avait plus d’eau à boire. Il était en panne. Mais ne se décidait pas à retourner en arrière.</p>
<p>Le problème était simple. Je me suis rendu compte très tôt que le clandestin est un assassin du temps. En Europe, le temps nous assassine. Nous avons toujours des rendez-vous, des courses à faire…Mais sur les routes de l’immigration clandestine, le clandestin est cette personne qui peut rester un jour, une semaine, des mois, des années sur un lieu avant d’atteindre un autre, sans même parfois rejoindre son but final.<br />
Je me suis donc rendu compte que si je voulais faire quelque chose de sérieux, il fallait que je prenne du temps.<br />
De plus, je ne pouvais pas mener l’enquête d’un seul trait. Car j’avais d’autres activités. Je suis journaliste pour l’AFP et RFI au Mali.<br />
<strong><br />
Comment les candidats à l’immigration procèdent-ils pour atteindre leur pays d’arrivée?<br />
</strong><br />
Il existe un triptyque sur les routes clandestines : il y a les transporteurs, les hébergeurs et les passeurs. Le passeur, s’il est un peu le nœud de l’affaire, ne peut rien faire sans les deux autres. Sans transport ni hébergement, il n’y a pas d’immigration clandestine. C’est la raison pour laquelle on parle de filière.<br />
Il y a ensuite quatre ou cinq types de filières d’immigration en Afrique. La traversée de la mer, ou l’escalade des enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta en font partie.<br />
Dans la ville nigériane d’Agadez, ou la ville malienne de Gao, les clandestins se regroupent. L’objectif est d’aller à chaque fois vers le sud de l’Algérie dans la localité du nom de Tamanrasset. L’une des possibilité est de se diriger vers Ceuta et Melilla, que les clandestins appellent les PMB (petits murs de Berlin).<br />
Le trajet d’Agadez ou de Gao jusqu’aux enclaves prend de deux semaines à sept ans. Car sur les routes de l’immigration, le clandestin n’a parfois plus les moyens de continuer. Il peut donc devenir rabatteur de clandestins à son tour, ou exercer un tout autre métier afin de passer une nouvelle frontière.</p>
<p><strong>Passeurs et rabatteurs estiment, à plusieurs reprises dans votre livre, qu’ils ont le devoir d’aider ces hommes et femmes à partir…<br />
</strong><br />
Oui. Car les clandestins partent pour vivre. Alors que rester sur le continent c’est mourir.<br />
Il y a notamment celui est au chômage, qui veut améliorer son quotidien. Mais les gens s’en vont aussi à cause de la pression familiale. Certaines familles se cotisent et disent à un jeune : « le sort t’a désigné pour partir. Tu vas aller nous représenter. Tu te débrouilles pour partir. Si tu n’y arrives pas, ne reviens plus ! ». Et puisque l’Africain, particulièrement, n’aime pas la honte, la mort devient pour lui une délivrance.<br />
Sur les routes de l’immigration clandestine, en Mauritanie notamment, j’ai rencontré un jeune qui m’a dit : « je vais partir. Si j’arrive en Europe, je t’appelle. Sinon ça signifie que je suis mort ». Il ne m’a jamais appelé.</p>
<p><strong>Les lois de plus en plus répressives à l’égard de l’immigration clandestine ne les arrêtent donc pas ?<br />
</strong><br />
Aucune loi, aucune barrière ne pourra retenir le clandestin. Il y a ceux qui veulent partir de leur pays d’origine, ceux qui sont déjà arrivés en Europe et sont en situation irrégulière, et les autres, dont on ne parle pas souvent, ces milliers de ressortissants subsahariens qui sont bloqués sur les routes de l’immigration clandestine. Ils ne peuvent plus continuer, et ils ne peuvent plus revenir.<br />
Les solutions doivent concerner ces trois catégories de clandestin. Car si vous régularisez seulement ceux qui sont en Europe, ça créera un appel d’air. Ceux qui sont sur les routes de l’immigration seront tentés de venir. Et si vous faites venir ceux qui sont bloqués sur les routes clandestines, ceux qui sont dans leur pays d’origine seront, à leur tour, tentés par le départ.</p>
<p>Il faut donc d’abord lutter contre les mafias clandestines. On sait qu’après le trafic de drogue et celui d’argent, le trafic humain est le troisième trafic par ordre d’importance dans le monde. C’est un marché de 10 milliards d’euros. L’intérêt économique est donc évident. Mais les mafias ne pourraient pas exister sans une coopération entre les pays de départ, de transit et d’arrivée. Le travail doit donc être mené en commun. Et comme je l’ai déjà expliqué, les mafias reposent sur un triptyque. Démantelez l’un des trois éléments qui les composent, et elle ne tiennent plus. C’est relativement facile.</p>
<p><strong>Aujourd’hui les pays traversés par l’immigration clandestine sont coupables…<br />
</strong><br />
Je parle de coresponsabilité. Selon moi, les premiers responsables sont d’abord les pays de départ. Prenez les Constitutions de ces pays et leurs lois fondamentales : il y est dit clairement que les gouvernants s’engagent à assurer le bien-être du peuple. Ensuite, on trouve les pays d’arrivée. Il faut souligner, au cas où on ne le saurait pas, que les Africains qui viennent de pays francophones se dirigent vers les pays francophones d’Europe, de même pour les anglophones. La colonisation, le poids de l’histoire l’expliquent. D’où une responsabilité partagée par le Nord.</p>
<p><strong>Les réponses du Nord n’ont rien réglé ?<br />
</strong><br />
C’est certain. Il faut faire très attention à ce qu’on appelle aujourd’hui, en France notamment, l’aide au retour. Le ministère français de l’immigration et de l’identité nationale estime  qu’il y a un pic de l’aide au retour, mais c’est normal. Nous sommes en février, c’est l’hiver et il fait froid. Certains repartent avec cette aide pour revenir plus en force.<br />
Les immigrés clandestins envoient plusieurs centaines de millions d’euros dans leur pays d’origine, c’est bien plus que l’aide des pays européen versée aux pays de départ.<br />
Il faudrait sans doute réorganiser cette aide-là d’abord. Actuellement, elle va généralement dans la consommation, et ne créé ni emplois, ni projets. L’Afrique doit bouger, mais en impliquant l’ensemble des acteurs : pays de départ, d’arrivée, associations de clandestins, ONG…Il y a de plus en plus d’associations de clandestins en Afrique. Au Mali, l’AME (Association malienne des expulsés) fait une campagne de sensibilisation pour démotiver les départs. C’est ce genre d’association qu’il faut aider, car elles sont crédibles. Elles sont composées de membres qui ont eux-mêmes tenté l’aventure et ont été renvoyés au Mali.<br />
<strong><br />
Le rapport de la France à l’immigration semble vous gêner…<br />
</strong><br />
Il faut dépasser le débat politicien. Nicolas Sarkozy a mis en place un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Mais quel acte Brice Hortefeux a-t-il réalisé dans le cadre de l’identité nationale ? Aucun. Parce que tout le monde sait très bien quelle est son identité. On ne doit pas avoir de rapports incestueux avec un pays. On aime un pays, on s’y sent bien, on a envie d’y vivre, on est Français ou toute autre nationalité.<br />
Pour ma part, j’aime l’Afrique et j’aime la France aussi. Je n’ai pas envie de choisir.<br />
Le terme même de « Ministère de l’identité nationale » est une violence sémantique qui ne règle absolument rien. Personne n’a besoin d’un tel ministère. Parler de co-développement serait plus intelligent et porteur pour tous.<br />
L’an dernier par exemple, il y a eu 23 000 expulsions. Pensez-vous que ça fait 23 000 emplois de plus pour les Français ? Non. De plus, L’immigration africaine est d’abord intercontinentale. Les Africains vont d’abord en Afrique. Sur les 4 millions de Maliens à l’étranger aujourd’hui, plus de 3 millions sont en Afrique, et peut-être 200 000-300 000 en France.</p>
<p><strong>Malgré  la répression, les expulsions et surtout la mort de nombreux clandestins, les candidats au départ sont toujours aussi nombreux. Pourquoi continuent-ils de partir ? N’aiment-ils pas leur pays d’origine ?<br />
</strong><br />
C’est ce que j’appelle la mentalité de départ. Il y a les clandestins motivés par le départ, des non motivés motivables, des non motivés non motivables. Mais quand la motivation est là, rien ne peut empêcher le départ. Pour eux le compte à rebours a commencé. Ils sont désespérés, mais possèdent une énergie incroyable. Ils habitent des trous, mangent des rats, se prostituent…C’est la raison pour laquelle la mort est une délivrance pour eux. Il se passe des choses incroyables dans la tête d’un clandestin.</p>
<p>Ça m’a changé. Je suis devenu plus cartésien que jamais. Je ne peux plus dormir plus de cinq heures d’affilée. Et les clandestins ne dorment que par intervalle courte : une  demi-heure, une heure maximum. La peur de se faire attraper est constante.</p>
<p><strong>L’Afrique est-elle condamnée à être un continent pauvre, un lieu de départ ?</strong></p>
<p>Il ne faut pas mentir : c’est d’abord un échec des Africains. Mais l’Afrique a des ressources. Elle est quasiment le seul continent dont les populations parlent au moins deux langues. On ne peut pas désespérer de ce continent. L’Africain a une capacité d’adaptation énorme. Il faut plutôt parler de cette richesse-là, et se battre pour la développer. L’Africain est plus que tout autre ouvert sur l’étranger.<br />
Je ne suis pas un théoricien de l’immigration. Mais je m’intéresse au terrain. Il faut repenser la coopération, se battre contre les mafias clandestines. Envisager les solutions sur le long terme : commencer aujourd’hui pour avoir des résultats dans quinze ans !</p>
<p><strong><em>Propos recueillis par Nina Chauvet</em></strong></p>
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<title><![CDATA[Les tetes raides : expulsez moi]]></title>
<link>http://ilemarante.wordpress.com/2008/01/09/les-tetes-raides-expulsez-moi/</link>
<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 11:58:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>khaledw</dc:creator>
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<description><![CDATA[tres belle chanson des tetes raides&#8230;..
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>tres belle chanson des tetes raides.....<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/ak95VbsljHA'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/ak95VbsljHA&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
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<title><![CDATA[Au seuil de la forteresse Europe]]></title>
<link>http://rihlasciencespo.wordpress.com/2007/11/27/au-seuil-de-la-forteresse-europe/</link>
<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 14:25:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sarrdanapale</dc:creator>
<guid>http://rihlasciencespo.fr.wordpress.com/2007/11/27/au-seuil-de-la-forteresse-europe/</guid>
<description><![CDATA[ 
Keep banging
Keep banging on the wall of Fortress Europe
Asian Dub Foundation - Fortress Europe
De]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote> <font color="#000000"><img src="http://idata.over-blog.com/1/37/02/36//Tangergrille.JPG" alt="Tangergrille.JPG" align="bottom" border="0" height="184" width="244" /></font></p></blockquote>
<blockquote><p><font face="Arial, sans-serif"><font size="2">Keep banging<br />
Keep banging on the wall of Fortress Europe</font></font></p></blockquote>
<blockquote><p><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><i>Asian Dub Foundation - Fortress Europe</i></font></font></p></blockquote>
<p align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Des ombres se faufilent entre des containers, s'arrêtent, restent tapies plusieurs minutes à l'abri des projecteurs, puis repartent. Il est minuit sur le port de Tanger. Depuis la plate-forme qui surplombe les quais d'embarquement des ferry pour l'Espagne, nous assistons à un étrange manège. L'immigration illégale prend ici un visage très concret, celui des candidats qui tentent sans relâche de franchir les dernières barrières qui les séparent de l'Europe.</font></font></font></p>
<p align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Pourtant, jusqu'au terminal de départ, les contrôles de police ne semblent pas très stricts. Nous avons franchi sans encombres les trois barrages établis dans l'enceinte du port, bien que notre présence à cette heure avancée soit plus que suspecte. Le dernier ferry a en effet levé l'ancre il y a plus d'une demi-heure et le prochain ne partira pas avant l'aube. </font></font></font></p>
<p align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Les allées, éclairées comme en plein jour, sont presque vides. Quelques rares chauffeurs de camion somnolent dans leur véhicule ou sirotent un thé à la menthe dans les rares gargotes du port encore ouvertes à cette heure. Des Espagnols évidemment, mais aussi des Roumains, des Tchèques, des Grecs, des Bulgares... La terrasse où nous nous trouvons, séparée des quais par un petit fossé et une grille de plus de trois mètres, est le seul endroit où règne un semblant d'activité.</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Une dizaine de jeunes hommes sont accoudés à la balustrade qui surplombe le fossé, attendant négligemment comme l'on peut attendre un spectacle. Ils ne parlent pas, ou peu. Parfois, deux ou trois d'entre eux se détachent du groupe et descendent de quelques mètres la pente faible de la terrasse. Ils s'arrêtent tous au même endroit, regardent en contrebas, repartent comme si de rien n'était.</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Soudain, un des hommes s'élance par dessus la rambarde, et en un éclair il est passé par dessus la grille et s'est laissé tomber entre deux conteneurs du quai. C'est alors que l'on distingue la fine poutrelle métallique sur laquelle il a couru pour franchir le fossé. Et que l'on comprend tout l'intérêt stratégique du lieu. Ce soir-là, en une demi heure, nous avons vu cinq personnes franchir l'obstacle de la sorte.</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2"><font color="#000000">Une fois sur le quai, impossible de savoir ce que deviennent les candidats à l'émigration illégale. Certains courent se cacher derrière un autre couvert, en attendant le moment propice pour s'embarquer. D'autres se terrent sous des camions, et tenteront de s'accrocher sous la carrosserie quand le véhicule redémarrera. Comment croire, pourtant, que les quelques agents du port et les policiers qui patrouillent sur le quai, ne voient rien, ne surveillent pas spécifiquement cette faille dans la muraille ?</font><br />
<font color="#000000"><br />
« Les policiers, si tu ne payes pas ils voient, si tu payes ils ne voient pas » nous confie un des jeunes hommes présents. « J'ai beaucoup d'amis qui sont passés comme ça » ajoute-t-il, en pointant du doigt le passage qu'empruntent les émigrants. « Moi je n'essaie pas de passer, mais ça fait trois ans que j'accompagne des gens qui veulent passer. » Ainsi appartiendrait-t-il à un réseau de passeurs. Impossible d'en avoir la confirmation, mais nous en avons vite la conviction. En effet, nous n'avons guère le temps d'échanger plus de mots qu'un homme plus âgé, d'une quarantaine d'années, vient interrompre notre discussion en signifiant à notre interlocuteur d'aller un peu plus loin.</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2">Nous ne nous éternisons pas sur le port, nous en avons déjà beaucoup vu. Rien de sensationnel, que des scènes apparemment ordinaires ici. Mais ce soir-là à Tanger, nous avons pu voir ce que l'on ne fait que fantasmer depuis l'Europe. Nous avons pu mettre des visages sur l'immigration illégale.</font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><font size="2">Louis Moulin</font></font></p>
]]></content:encoded>
</item>

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