<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>cocasseries &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/cocasseries/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cocasseries"</description>
	<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 20:58:12 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Fahrenheit 469]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=118</link>
<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 00:21:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=118</guid>
<description><![CDATA[«Mollusques, crevettes, pandas, moutons, peaux d&#8217;ours s&#8217;abstenir !» L&#8217;inscriptio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em>«Mollusques, crevettes, pandas, moutons, peaux d'ours <strong>s'abstenir !</strong>»</em> L'inscription se détache, grande, noire, distincte, même pas drôle, d'un gigantesque panneau d'affichage. Je roule en mode semi-pilotage automatique, c'est-à-dire, l'œil prétendument rivé sur le bitume, histoire de faire croire au Dragon que je suis de tout cœur avec lui dans son épopée autoroutière à 130 à l'heure, et l'esprit virevoltant sur une scène de karaoké, où, drapée de blanc, je chante Glory Box dans un charivari de soupirs et d'acclamations. Une aire de repos plus loin, un autre panneau m'assène l'avertissement suivant : <em>«Avis à tous ceux qui, pour leur survie, ont besoin de milliers de kilomètres cubes d'océan, de vastes étendues arctiques, de steppes désertes à l'infini. <strong>Ceci n'est pas pour vous !</strong>»</em></p>
<p style="text-align:justify;">Des dizaines d'options se livrent une lutte sans merci dans ma tête quelque peu fiévreuse. Yeux-de-ruminant-étonné, hennissement-de-cheval-à-l'arrière-train-molesté, ricanement-sinistre-d'hyène. Je choisis de demeurer aussi muette qu'une carpe. Et de repiquer du nez dans mon karaoké mental, où on me demande, avec force gémissements, de chanter Think. Je m'exécute, toute guillerette.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Plus que quelques collines en chapelet et une barrière. La dame du péage nous regarde avec, tatouée sur son visage, l'expression d'une profonde pitié. <em>«Ils ne vont tout de même pas nous faire avaler des chenilles, en guise de bienvenue, comme dans Koh Lanta !»</em> Le capitaine me regarde, ahuri. <em>«Quoi ?!»</em> Je me terre dans un mutisme honteux, comme pour faire oublier ma remarque hautement débile à un dragon aux narines fumantes.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Marrakech nous apparaît dans <strong>une nébuleuse de poussière brûlante, de pollution et d'air suffoquant</strong>. <em>«Ça y est, vous y êtes, bande de malotrus ! Quand je vous disais que c'était infernal !»</em> <strong>I-n-f-e-r-n-a-l</strong>. C'est le mot. Quand les Autoroutes du Maroc disposeront de telles pancartes, un service grandiose sera rendu aux aoûtiens en mal de rafraîchissantes distractions. Plus importante qu'une indication sur la limitation de vitesse, plus importante qu'une injonction de tracer droit devant, de ne jamais s'arrêter conformément à une quelconque loi, <strong>la sommation de rebrousser chemin séance tenante, dès que le mercure se mettrait à grésiller au fond du thermomètre</strong>. Là, il grésille allègrement. Au McDo de la poste, les températures font frôler l'apoplexie quand, du haut de ses 195 centimètres, un bipède huilé, gominé, pailleté d'une sueur pestilentielle entreprend de se frotter contre vous pour soi-disant attraper son plateau. Ici, les jupes courtes tournoient curieusement au contact d'un air inexistant, dès lors qu'un immense gaillard montre le bout de son bermuda. Les gris-gris frétillent à l'extrémité de téléphones dernier cri. Les sourires, d'abord larvés, explosent dans un vacarme d'hilarité à peine croyable. <strong>Une autre idée de pancarte</strong>. Les canons suprêmes de l'axe Casablanca-Rabat se feront beaucoup de mouron à la vue des beautés moyennes qui tricotent de long en large l'avenue Guéliz. Ici, une jolie fille est prodigieusement belle, par la seule grâce du tintamarre d'ovations qui l'accompagne partout où elle va. Un jeune homme propret, mignonnet, est beau à tomber, par je ne sais quel karma de regards lancinants qui se jettent sur lui comme une fratrie d'alligators sur un bébé-buffle.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-align:justify;">Cette ville me fait l'effet d'une <strong>énorme poêle à frire</strong>. Cassez deux œufs bien dodus sur les ventres fermes de ces demoiselles. Ils se calcineront aussitôt. Faites mariner une cuisse de poulet façon tex mex sur les torses bien en évidence de ces messieurs. Elle se carbonisera en deux temps trois mouvements. Taillés dans de l'ocre brun, les corps rivalisent de robustesse avec les buildings sanglants. Narguent la canicule en sécrétant autant, sinon plus de chaleur. Les hauts de ces dames offrent des vues mirifiques sur toutes les surfaces, toutes les cavités charnues, semblant dire à ces messieurs : <em>«Secouez-moi ! La pulpe est en bas. Elle doit remonter !»</em> Les hommes, ces hormones en conserve, se promènent par gangs, aiguisant leurs dents et prenant garde à en atténuer la férocité par une large couche de sourires rutilants. Une réserve peuplée de fauves, en somme. Un Halloween estival. <strong>Chaud, brûlant, bouillonnant</strong>. Hot in here! Et ce n'est que le début.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Tamagotchi : au commencement ]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=85</link>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 10:19:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=85</guid>
<description><![CDATA[Boulevard Ghandi, Joué Club. Jungle Tamagotchi© aiguise un silex en décochant des regards incendi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Boulevard Ghandi, Joué Club. <strong>Jungle Tamagotchi©</strong> aiguise un silex en décochant des regards incendiaires à tout ce qui froufroute sur le rayon. De tendre et moelleuse, sa consanguinité avec les Tamagotchi© de la surface s'est, au fil des jours, muée en un motif de haine profonde, complètement irrationnelle. S'escrimant contre cette espèce de conditionnement pavlovien martelé avec finesse à ses congénères, contre ces coups de matraque douillets qui leur enseignent à être souriants, rêveurs, folâtres ou mutins, à n'être <strong>que</strong> ça, Jungle Tamagotchi<strong>© </strong>a exploité le bellicisme larvaire dont on l'a agrémenté à la naissance pour développer une infinitude de sentiments hostiles. Envieux, il s'indigne de ce qu'<strong>Einstein Tamagotchi©</strong> ait un bâton de craie anti-érosion en permanence entre les doigts ou de ce qu'il soit doté d'une moustache mieux coiffée et plus fournie. Voir frétiller les écailles de <strong>Mermaid Tamagotchi©</strong> à chaque bruissement de <strong>McDreamy Tamagotchi©</strong> lui fait friser des degrés de détestation qu'il se croyait incapable d'éprouver. Mais sa pleine, sa souveraine antipathie ne se vivifie au point de revêtir le caractère le plus abominable que lorsque <strong>Tamagotchi© Symphony</strong> entreprend d'entonner une de ses merveilleuses chansons.</p>
<p style="text-align:justify;">Il faut dire que Symphony est, de loin, la plus gracieuse de toutes les babioles parlantes du magasin. Doré comme une reliure de bible, ce Tamagotchi-là n'a nullement besoin d'être actionné pour scintiller de toutes ses forces, tel un météore dans un ciel d'été. Son inertie est un ravissement, sa mobilité, une extase. La beauté candide de Tamagotchi© Symphony fait succomber plus d'une fillette quand, d'un petit bec frémissant, il se met à siffloter les airs de Michelle ou le Middle eight de Losing My Religion. Sa communauté l'adore et les <strong>Beatle Tamagotchi©</strong>, avec qui il compose régulièrement, lui vouent une dévotion sans bornes.</p>
<p style="text-align:justify;">C'est dans ce contexte de haches affûtées et de sonates en fa mineur que le Maître, las de régenter sa galerie de sous-fifres incompétents, décide de s'arracher à son bureau de la rue des Pétunias et d'obliquer vers sa boutique préférée. Contournant <strong>Beach Tamagotchi©, Boogie </strong><strong>Tamagotchi© </strong>et <strong>Geek Tamagotchi©</strong><strong>, </strong>sa démarche féline le mène vers l'étagère du Tamagotchi vedette, bien dans sa peau. Il le palpe, vérifie certains réflexes avant de froncer les sourcils et de plonger dans une profonde méditation. Trois minutes plus tard, le Maître rabat avec humeur le caquet au Tamagotchi Symphony. La vendeuse accoure, effarée. <em>"Un problème, monsieur ?</em>" Le Maître acquiesce froidement. <em>"Vous n'avez pas quelque chose de moins... débile ?</em>" La vendeuse, catastrophée : <em>"Mais c'est le plus beau, le plus gentil, le plus affectueux de toute la collection !</em>" Le Maître, plus glacial que jamais : <em>"Ai-je l'air d'une grand-mère en mal de câlins ? Arrangez-vous pour qu'il soit moins beau, moins gentil, moins affectueux. Moins con, pour résumer... Si vous avez besoin d'un dessin, un peu comme... celui-là." </em>Le Maître avance simultanément vers le Jungle Tamagotchi. <em>"Alors vous allez le débarrasser de ces habits de sauvageon, en faire une sorte de Tamagotchi mondain, passe-partout. Ah ! Il me dévisage férocement, c'est bien, ça veut dire qu'il a du caractère. Il mordille même un peu, voilà qui est ravissant. Il chante ? Mettez-moi 80 Go de capacité de stockage dans celui-là et emballez-le moi vite, que je retourne au boulot." </em>La vendeuse s'exécute, médusée. <em>"Mais pourquoi prenez-vous ce vilain petit Tamagotchi ?! Il n'est pas du tout commode. Vous verrez, il vous fera des misères. Il dira non à tout ce que vous proposerez, il faut vraiment être maso pour chercher une si désagréable compagnie !" </em>Le Maître, imperturbable : <em>"Des choses qui opinent constamment du chef, j'en ai eu et je ne peux plus les voir en peinture. Vous... préféreriez la bave du chien débile aux griffures du chat espiègle, vous ? Oh et puis laissez tomber, vous comprendriez pas, de toute façon. Contentez-vous d'empaqueter." </em>Le Maître se saisit de sa toute nouvelle acquisition et marche tranquillement, en direction du quartier Corneille. Il n'a en tête que cette sixième étagère, qu'il doit épousseter et vider pour que Tamagotchi puisse froufrouter en toute quiétude... (To be continued)...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Suicide d'un jouet (2)]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=73</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 07:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=73</guid>
<description><![CDATA[Gentle impulsion, shakes me makes me lighter, fearless on my breath&#8230; Teardrop on the fire, fea]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em>Gentle impulsion, shakes me makes me lighter, fearless on my breath... Teardrop on the fire, fearless on my breath</em>...</p>
<p style="text-align:justify;">Le visage du Maître émerge, crayeux, d'un feuillage dense, noir, ébouriffé. Telle une ombre chinoise, la chevelure ondoie suavement sur le front plissé du Seigneur. Elle forme un faisceau de bancs de brume qui lui engloutit les tempes et lui obstrue la vision.</p>
<p style="text-align:justify;">Le vieil appartement décrépi a subi d'extraordinaires modifications. Les étagères tapissent désormais tous les murs. Un nombre incalculable de jouets se dévisagent férocement. Programmées pour parler le matin, les poupées russes se déclenchent par groupes de cinq et répètent à peu près le même baragouin, des hululements de détresse, des sifflotements thoraciques, une bruyante gêne respiratoire. Le Maître les a toutes alignées sur les étagères du salon, en prenant soin de garder la plus minuscule dans le ventre de sa mère. Les joues de ce fœtus en bois de chêne sont anormalement couperosées. Une insidieuse pleurésie lui ronge implacablement les poumons. L'emboitement le tuera à coup sûr. Le deuil collectif dure généralement une heure tous les matins. Dans une semaine, les neurones de ces demoiselles seront suffisamment atteints pour que la famille entière perde complètement les pédales. Le Maître les remplacera alors par un contingent de soldats de plomb souffrant unanimement du syndrome de la guerre du Golfe.</p>
<p style="text-align:justify;">L'insurrection capillaire est à son paroxysme. La méticuleuse administration de trois ou quatre coups de peigne s'impose. Allongeant le bras, le Seigneur ouvre un tiroir et farfouille distraitement, sans adresser le moindre regard à l'armoire à glace, de peur de tressaillir à la vue de son spectre dans le miroir. Ses doigts buttent contre un carré en plastique, puis contre un assortiment de petites choses spongieuses. Le Maître se retourne brusquement. La boite multicolore. Un œil aqueux, des ressorts rouges. Les ventricules du Tamagotchi. Un plumet de cils interminables, ce bec qui se répandait en une délicieuse bouillie de paroles incompréhensibles. Et puis cette odeur. De yaourt, de karité, de poudre pour bébé. <em>"Allô ?! Sénateur du Miamouillinois ?!</em> Froufroutement, battement de cils. <em>Le clan Clinton à l'appareil ! Vous nous avez mis à genoux, nous avons des bleus partout mais nous vous félicitons quand même parce que nous ne sommes pas mauvais joujoux ! Veillez à ne pas laisser Parkinson, Alzheimer et autres accès de goutte envahir la Maison Blanche ! Notre nation ne doit pas se transformer en maison de vieillesse... Dites, vous pensez que je peux prétendre à la vice-présidence ?" </em>Le Maître sourit. Tamagotchi se serait arrangé pour glisser au moins trois proutiproutous dans la conversation téléphonique. <em>Something in the way she moves... Attracts me like no other lover... Something in the way she woos me... I don't want to leave her now... You know I believe her now... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em></em>Le Maître attrape un pot de colle, une paire de ciseaux et des pinceaux à gouache. Rafistoler les ventricules, remodeler le candide minois, lustrer le pelage puis réinitialiser. L'apparence est arrangeable. Au pire, Tamagotchi sera une belle breloque, à exhiber aux côtés des miniatures d'Elephant Man et des chevaliers du Zodiac. Au mieux, Tamagotchi se remettra à pousser des cocoricos, à cligner malicieusement des yeux et à mastiquer de la guimauve imaginaire. Une seule hantise. Que Tamagotchi ne froufroute plus jamais comme avant.</p>
<p style="text-align:justify;">Les poupées russes se mettent à bruire dangereusement. Le Maître dépose son matériel sur un bureau. Avant de ressusciter le Tamagotchi, il détruira d'abord Barbies, Ferraris miniatures, figurines de Dumbo et canards en plastique. Something in the way she knows, and all I have to do is think of her, something in the things she shows me, don't want to leave her now, you know I believe her now...</p>
<p style="text-align:justify;">* Se référer au billet suivant : http://inyoureyes1.wordpress.com/2008/04/15/du-triste-destin-des-jouets/</p>
<p style="text-align:justify;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/fG8eQBSp9Ao'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/fG8eQBSp9Ao&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[West Side Story ]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=50</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 14:49:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=50</guid>
<description><![CDATA[Sawsene : Is there anybody going to listen to my story&#8230;
Miriam à Bouchra : Elle est partie co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: Is there anybody going to listen to my story...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Bouchra </strong>: Elle est partie comme un furet. Le temps d'un générique phare court, je te dis ! C'est hallucinant, sans même dire au revoir, il faut être diablement culottée pour faire ça ! Hein, Sawsene que t'étais là quand elle n'y était plus ?! Que tu ne l'as même pas vue faire coulisser la porte de sortie ! Si ça se trouve, elle a dû bien nettoyer son bureau et celui du boss avant de s'en aller, ne serait-ce que pour récupérer les sachets de sucre en poudre !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: All about the girl who came to stay... She's the kind of girl you want so much it makes you sorry...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Hanane </strong>: Et en plus, ça fait quatre mois qu'elle est là, quatre mois qu'elle contemple des tableaux excel sans jamais sortir de son bureau, pas même pour aller aux chiottes. Quand je pense que Rita est  venue trois mois après elle, et que telle une tornade, elle a réussi à engranger les recettes publicitaires les plus ahurissantes depuis la création de cette boite ! Hein Sawsene ?!</p>
<p><strong>Sawsene </strong>: Still you don't regret a single day. Ah girl! Ffff...Girl!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Bouchra </strong>: Alors je vous explique. Elle a été parachutée dieu seul sait d'où, pour percevoir un salaire monstrueux et nous pourrir la vie à tous. Une espèce de matrone, quoi. Dire que Frank s'est barré à cause d'elle, lui le maître, la perle, le météore, la brise qui me permettait d'émerger le matin quand j'avais la tête dans le postérieur... Il était magnifique, lui, hein Sawsene ?!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: When I think of all the times I've tried so hard to leave her... She will turn to me and start to cry...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Hanane </strong>: Ah et le comble. Le comble ! Elle fumait dans les toilettes. Un matin, j'entre et devinez ce que je trouve. Un amoncellement de mégots tout ce qu'il y a de plus repoussant, un monticule de cendres et une odeur à vous faire déglutir votre petit déjeuner ! Hein qu'elle nous pourrissait la vie, cette idiote, Sawsene ?!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: And she promises the earth to me, and I believe her, after all this time I don't know why...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Bouchra </strong>: Moi, si j'ai failli me barrer, c'est à cause d'elle et d'elle seule, et tout le monde ici pourra te le certifier ! Sur ma vie, si elle était restée, ç'aurait été elle ou moi ! Même Sawsene envisageait de quitter, n'est-ce pas, chérie ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: Ah, girl! Ffff...Girl! She's the kind of girl who puts you down when friends are there, you feel a fool...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Hanane </strong>: Ca y est, il nous faut un syndicat ici ! Ou alors non, pas vraiment un syndicat, juste un représentant des salariés. Il faut torcher un mail à Dounia pour qu'elle voie ça avec le patron. S'ils n'obtempèrent pas, on envoie nos signatures à l'inspection du travail. T'es d'accord, Sawsene ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: Titititititititititititit...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Sawsene </strong>: Tu... es sûre que ça va ? Chérie, tu es toute moite, tu m'as l'air toute drôle, ce matin... Qu'est-ce qui t'arrive, allez, déballe à maman !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: When you say she's looking good, she acts as if it's understood. She's cool, ooh, ooh, ooh...</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Hanane </strong>: T'as pas remarqué qu'elle ressemble de plus en plus à un Doliprane, avec cette pâleur inouïe, enfin oublie les joues couperosées, ça c'est la fièvre et le l'Oréal caresse. Sawsene, mon poussin, si tu es souffrante, je te remplace sans problème !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: Tititititititititititit... Girl! Ffff...Girl!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Hanane </strong>et à <strong>Bouchra </strong>: Attrapez-la avant qu'elle n'aille fredonner ses idioties là où on se fait virer quand on fredonne des idioties ! Soyez gentilles, les filles, pas de rudoiements, vous ne voyez pas comment elle arrive à peine à se tenir debout ? Elle est toute chancelante... Viens, chérie, je m'en vais te raccompagner chez toi. Dis, tu pourras indiquer ton adresse au taco ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Sawsene </strong>: Was she told when she was young that pain would lead to pleasure? Did she understand it when they said, that a man must break his back to earn his day of leisure? Will she still believe it when he's dead? Ah girl!Ffff...Girl!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miriam </strong>à <strong>Sawsene </strong>: Bon allez viens... On appelle le chauffeur...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Où le soldat Le3zaoui fait ses adieux au camarade S.G avant de s'en aller en guerre]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=49</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 23:51:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=49</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Sans blague !&#8221;  J&#8217;acquiesce. Mes yeux pétillent, je prends mon sourire le plus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em>"Sans blague !"</em>  J'acquiesce. Mes yeux pétillent, je prends mon sourire le plus malicieux et raconte ma mésaventure avec la verve d'un histrion de Djemaâ El Fna. Le café prend une allure de Cour des Miracles. Là bas, une guirlande de filles pérorent à l'infini, ici, un attroupement de garçons regardent goulûment les jeunes pipelettes. Je me fais moi-même pipelette pour bien décrire le scénario à mon ami. Sofiane répond habituellement au doux sobriquet de Le3zaoui. C'est le spécialiste des narrations de vols tortueux à destination de Beyrouth. Le reluqueur professionnel d'uniformes d'hôtesses de l'air fringuantes. Le rouleur d'yeux attendris, un tantinet agacés devant le spectacle d'horreur que peut représenter un couple de vieux s'embrassant. Le genre d'homme qu'une éraflure sur sa tôle peinerait peut-être davantage que de perdre l'amour de sa vie... Un florilège de choses pour lesquelles je ne l'échangerais, en somme, contre aucun autre intermittent du célibat - En cela, on est à peu près pareils - Pour revenir à mon histoire, Sofiane me prend de court et me dit avec beaucoup de détachement - Il lit Sport Hebdo en louchant sur mon écran d'ordinateur - : <em>"C'est vrai que c'est très... Comment dire... Recherché. Mais j'aurais fait mille fois mieux ! Qu'est-ce qui te paraît illogique sur cette page ?</em>" Je balaie un tableau de scores d'un regard circonspect. <em>"G, G, G, G ?!"</em>  me hasardai-je à dire. <em>"Nope ! Ca c'est l'équipe qui a aligné quatre victoires consécutives. Alors regarde. Chelsea. En dessous, le logo du PSG. Manchester. En dessous, le logo de l'OM. Donc, si j'ai bien compris, le mec a pris le tableau de l'équipe.fr, a remplacé les scores et a gardé l'ornement exactement à l'état où il se trouvait sur la page initiale. Ah ! Les journalistes. Vous êtes impossibles</em>." Je le foudroie du regard. <em>"Tu ne vas tout de même pas comparer ce qui se distribue gratuitement dans le train navette et les cafés avec ce que JE fais !"</em>  Sofiane, plus flegmatique que jamais : <em>"Avec ce que vous faisiez, madame, quand je vous envoyais des Newsletters quotidiennes avec les résultats de la ligue des Champions et ceux de la Formule 1 !" </em>Je ramasse mon matériel en fulminant : <em>"Certes. Bon c'est bien beau tout ça, mais moi j'ai faim."  </em>Direction le Kyotori. Ou quand les blagues salaces fusent à propos de la frappante similitude du Kyotori avec un organe féminin très localisé que vous devez aisément reconnaître, à moins de disposer d'un neurone et demi qui se dorent la pilule sous 40° de fièvre jaune. Les sashimis volent d'une assiette à l'autre, les pizzas-sushis aussi, ça baragouine des mots incompréhensibles entre deux bouchées et ça se bat pour les restes de gingembre dans un petit bocal rosâtre. A côté, House M.D remasterisé. La gonzesse raconte à son père comment ces connards de toubibs ont laissé une compresse dans le crâne de son ami. J'avale un california roll en même temps que s'égrènent ces jolies évocations d'incompétence médicale. Le temps que Sofiane enfourne un maki que le père se met à disserter sur le problème d'indigestion qui s'est vite métamorphosé en ulcère du colon sous les mains expertes d'un chirurgien. <em>"Appétissant !"</em>  Sofiane, Dalaï Lamesque : <em>"Ca me les démolit de devoir entendre ça alors que je mastique ces choses. J'ai la désagréable impression d'avaler des boyaux humains</em>. <em>On y va ?</em>" On y va. A pieds, m'ssieurs dames. Bassir sort de l'Amistad, accompagné d'une agglomération de femmes empaquetées dans du linge à la propreté douteuse. Une voiture s'arrête à un coin de rue et se met à faire des avances à Le3zaoui. Quatre filles. Les légendaires coloc', les filles, là, blogueuses à la retraite, qui tiennent un journal intime tout ce qu'il y a de plus délirant. Les numéros me sont déroulés par l'aimable Sofiane après une petite discussion tout en malice avec ces demoiselles. Le boulot des prochaines semaines m'est donc servi sur une belle route goudronnée, désertique, à deux pas de la gendarmerie, à deux pas de chez moi aussi. <em>"Bon, j'aurais peut-être fait s'accumuler trois ou quatre autres événements tordus de la sorte, pour provoquer un effet papillon, une espèce de serendipité et je t'aurais probablement cousu la pire cocasserie du siècle</em>." J'ouvre la porte de l'immeuble, sous l'oeil vitreux de Sofiane. <em>"Gare à mon courroux ! Fais-moi savoir quand tu te fais exploser à Beyrouth Ouest, que j'organise un tapage médiatique en règle. A bientôt !"  </em>; <em>"T'es sûre que tu veux pas m'escorter jusqu'au quartier où j'habite ? Je crains les coupe-gorge."  </em>Je souris. Et ça prétend vouloir s'aventurer au milieu des blindés du Hezbollah ! On aura tout entendu.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maman vs Ploucs-la-Ville*]]></title>
<link>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=46</link>
<pubDate>Sun, 11 May 2008 23:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>inyoureyes1</dc:creator>
<guid>http://inyoureyes1.wordpress.com/?p=46</guid>
<description><![CDATA[Sans doute l&#8217;événement le plus cocasse de la semaine. Je longe tranquillement la côte, m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Sans doute l'événement le plus cocasse de la semaine. Je longe tranquillement la côte, m'attardant tantôt sur l'écume des vagues, tantôt sur des enfants d'une dizaine d'années, dormant à même le sol, emmitouflés dans de petites couvertures trouées et grelottant de froid. La folle crinière de ma mère flotte sur son front soucieux. Je lui raconte l'essentiel de mes échanges avec un journaliste de la Gazette du Maroc, qui m'a certifié que le huitième congrès international de l'église évangélique américaine s'articulerait en septembre prochain autour de notre pays. Que les évangélistes ambitionnaient de convertir 10% de la population du Royaume à l'horizon 2020. La voiture repose à quelques mètres du Lido et nous avons déjà parcouru toute la distance séparant l'hôtel Riad Salam du KFC. Trois énormes silhouettes se profilent sur les petites bosses du trottoir. Le temps de m'exclamer en un "Salut !" agacé à la vue de ce même reporter que j'ai laissé "flasher" à la rédaction il y a une heure, que le trio de faces de fouine nous dépasse de quelques centimètres. Les sifflotements fusent, le darija est tordu dans tous les sens, le suc des compliments les plus libidineux m'est déroulé sous les pieds, tel un tapis de clous. Ma mère s'arrête et m'immobilise dans une empoignade sans équivoque. Bon. J'en profite pour scruter les Unes de la Yellow Press arabophone. Les ploucs s'engagent dans le kiosque et tripotent des sacs de chips en me regardant de la manière la plus "parlante" qui soit. Maman, ou le Dragon, pour changer un peu, m'arrache presque un lambeau de chair en reprenant sa course effrenée vers la voiture.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Quelle bande de salopards ! Quand je pense que je t'ai "arrosée" ma vie durant, que je t'ai pétrie et modelée comme une argile noire pour faire de toi la fille que tu es... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Maman... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Je t'affuble d'un tutu de ballerine, je te livre en pâture à des profs névrosés pour que tu apprennes à te tenir droite, à marcher avec distinction, à être raffinée... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Maman... Ce n'est rien... Arrête...</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Je te reprends quand tu dis des conneries, je te fabrique pour la planète Rose, et voilà qu'une confrérie de salopards de machos de merde osent te manquer de respect comme ça, alors que tu es avec ta mère ! </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Maman ! </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Tourne-toi, que je voie un peu ce qui ne va pas. </em>Elle me fait pivoter et plonge ses sourcils froncés dans le moindre recoin de mon pantalon, de mon manteau. <em>Efface-moi ce rose sur tes pommettes, là. </em>Je m'exécute. <em>Les enfoirés, les imbéciles, les bouseux, les trous du... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- MAMAN ! </em></p>
<p style="text-align:justify;">Le Dragon s'arrête net. <em>"Montre-les moi"</em>, dit-elle, furieuse. Je les lui montre et louche simultanément vers deux keufs, postés au milieu du rond point. Le sac vole dans les airs et en deux temps trois mouvements, elle a déjà le poing vissé dans le col d'un des ploucs. Plouc n°1 n'en revient pas qu'une petite dame qui fait la moitié de sa taille l'agresse de la sorte.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Espèce d'enflure, on ne t'a pas encore dit qu'une nouvelle loi a été votée et que tu encours désormais jusqu'à deux ans de prison dès que tu te mets à raisonner avec ce qu'il y a sous ton froc ?</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- J't'assure, madame, je ne l'ai pas regardée ! S'il te plait, lâche-moi, madame !</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Non, tu ne l'as pas regardée, sale raclure de chiottes. Tu l'as suivie pendant un quart d'heure, le temps qu'on traverse toute la côte en courant. Ta fratrie réunie n'a pas fait la moitié de ses études, et tu oses la draguer. Je vais t'apprendre à viser plus haut que ce que toutes tes espérances te permettent de faire, salopard de pisseur de merde ! </em></p>
<p style="text-align:justify;">Et c'est là que j'hallucine réellement. De son autre main, le Dragon lui assène une claque bruyante, mémorable, extraordinaire. Les policiers arrivent en se dandinant doucement sur la chaussée. Plouc n°1, 2 et 3 prennent leurs jambes à leu cou et détalent en roulant des yeux effrayés vers ma mère. Une dame armée de son mari se répand en injures : <em>"Je vous jure, madame, que si vous les aviez entraînés au poste, j'aurais témoigné pour vous. Je les ai entendus débiter leurs conneries, vous avez bien fait, madame."</em> Le Dragon me prend par la main et marche frénétiquement vers le Lido. <em>"Quand on passe sa vie à voyager entre la maison et le conservatoire pour bien éduquer ses enfants... Et que des idiots se permettent ce genre d'agissements, franchement, on se dit qu'on aurait dû sacrifier solfège et danse classique pour trois bonnes heures hebdomadaires de judo et un garde du corps."</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Maman... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em>- Ca me met hors de moi ! Ca m'emmerde, ça me... </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="text-decoration:underline;">* Expression empruntée aux demoiselles de Casallywood Charnel, dont voici le lien : </span><a href="http://eshadesyr.wordpress.com/">http://eshadesyr.wordpress.com/</a></em></p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
