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	<title>connexion-a-linternet &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/connexion-a-linternet/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "connexion-a-linternet"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 23:50:00 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Convoiter le wifi du voisin, c'est pas bien !]]></title>
<link>http://decryptages.wordpress.com/?p=68</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 19:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jérôme</dc:creator>
<guid>http://decryptages.fr.wordpress.com/2008/04/03/convoiter-le-wifi-du-voisin-cest-pas-bien/</guid>
<description><![CDATA[Très présent dans les foyers grâce aux &#8220;box&#8221;, les connexions wifi, ne sont pas toujou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Très présent dans les foyers grâce aux "box", les connexions wifi, ne sont pas toujours sécurisées par leurs utilisateurs, souvent par ignorance ou négligence. Il peut alors être tentant de <span style="font-weight:bold;">profiter, voler, la connexion wifi de son voisin cela, à son insu</span>. L'infraction de <span style="font-weight:bold;">vol</span> n'est toutefois <span style="font-weight:bold;">pas constituée</span>. Pour mémoire le vol est défini comme la <span style="font-style:italic;">soustraction frauduleuse de la chose d'autrui</span> (<a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418127&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080403&#38;fastPos=1&#38;fastReqId=453028164&#38;oldAction=rechCodeArticle" title="lien vers Légifrance">art. 311-1 c. pénal</a>). En effet, rien dans l'utilisation d'une connexion ne peut être vu comme une soustraction. Dès lors cette infraction n'est pas constituée.<!--more--></p>
<p>Ce n'est pas parce que l'infraction de vol n'est pas constituée que l'utilisation frauduleuse de la connexion d'autrui n'est pas réprimée pour autant. En effet, l'<span style="font-weight:bold;">article 323-1 du code pénal</span> dispose que "<span style="font-style:italic;">le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d'un </span><span style="font-style:italic;" class="surligne">système</span><span style="font-style:italic;"> de traitement automatisé de données est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende</span>."</p>
<p>Procédons avec ordre pour comprendre cet article et ses différents éléments. Il faut :</p>
<ul>
<li>un <span style="font-weight:bold;">système de traitement automatisé de données</span>, élément central, de l'article, défini comme l'ensemble des éléments physiques et logiciels employés pour le traitement de données. Cette définition inclus aussi les réseaux assurant la communication entre les différents éléments du système. La définition, générale inclus donc, les <span style="font-weight:bold;">ordinateurs, modems, routeurs, box</span>... Cette définition ne concerne toutefois pas les atteintes physiques aux matériels qui sont concernées par les <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000006165341&#38;cidTexte=LEGITEXT000006070719&#38;dateTexte=20080403" title="lien vers Légifrance">articles 322-1</a> et suivants du code pénal.</li>
<li><span style="font-weight:bold;">une accession dans le système</span> :  il s'agit de toute action de pénétration ou d'intrusion : connexion, ouverture de fichier... Cette action doit se faire de manière frauduleuse c'est à dire <span style="font-weight:bold;">sans droit</span>, éventuellement à l'aide d'un logiciel sniffer. Cela signifie que même si la <span style="font-weight:bold;">connexion n'est pas protégée</span>, le simple fait de <span style="font-weight:bold;">se connecter</span>, même pour tester est constitutif de l'<span style="font-weight:bold;">infraction</span>. Cela ne dispense pas le propriétaire de son obligation de protéger son système si ce dernier contient des données personnelles. En revanche, accéder par <span style="font-weight:bold;">erreur</span> à l'Internet via la connexion wifi de son voisin ne sera pas constitutif d'infraction : il manquera l'<span style="font-weight:bold;">élément intentionnel</span> nécessaire à la commission d'un délit. L'intention de nuire au système n'est pas un élément à prendre en compte dans le sens où les nuisances occasionnées n'entrent pas en ligne de compte dans l'intrusion dans ledit système.</li>
<li>et ou <span style="font-weight:bold;">maintien dans le système</span>. Ce maintien recouvre l'hypothèse où la personne s'est rendue compte qu'elle avait pénétré un système où normalement elle n'a rien à faire et y reste malgré tout. L'intention de nuire n'est pas non plus nécessaire pour que l'infraction soit constituée.</li>
</ul>
<p>Si des <span style="font-weight:bold;">dégâts</span> sont occasionnés, suppressions, modifications d'informations, altération du système à l'occasion de l'accès frauduleux, l'alinéa 2 de l'article 322-1 prévoit une peine de <span style="font-style:italic;">trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.</span></p>
<p>Les questions de <span style="font-weight:bold;">preuves</span> relatives à l'accession, maintien, dégâts occasionnés sont les <span style="font-weight:bold;">mêmes que pour l'ensemble des délits</span> : il n'y a rien de spécifique en la matière.</p>
<p>L'hypothèse exposée ici ne recouvre bien sûr pas le cas où deux personnes voisines se mettent d'<span style="font-weight:bold;">accord pour partager une connexion</span> à l'Internet, par le biais d'une connexion wifi. Ici le <span style="font-weight:bold;">risque</span> n'est pas pénal : il n'y a pas d'infraction commise mais <span style="font-weight:bold;">civil</span> : le titulaire de l'abonnement n'a peut être pas l'<span style="font-weight:bold;">autorisation de la part du fournisseur d'accès</span> de partager sa connexion. Dans le cas présent, la réponse se trouve dans le contrat entre le titulaire de l'abonnement et le fournisseur d'accès.</p>
<p>Le partage de connexion peut également être <span style="font-weight:bold;">expressément autorisé</span> par le fournisseur d'accès à l'Internet. C'est le cas de <a href="http://www.neuf.fr/" title="lien vers le site de Neuf">Neuf</a> qui autorise ses clients à utiliser le <span style="font-weight:bold;">service </span><a href="http://www.fon.com/fr" title="lien vers le site de Fon">Fon</a> qui permet le partage de sa connexion à l'Internet avec d'autres clients du FAI.  Là encore c'est le contrat qui détermine ce que l'on peut faire.</p>
<p>Après une pluie de procès contre les digg-like, va t-on assister à des procès entre voisins pour abus de connexion wifi ? Rien n'est moins sûr ! Soit le voisin n'en sait rien et n'est pas capable de s'en rendre compte, soit il y a accord et le fournisseur d'accès à l'Internet peut difficilement le savoir. Les<span style="font-weight:bold;"> procès</span> pourront venir de l'<span style="font-weight:bold;">utilisation de connexions non sécurisées pour la commission d'infractions</span> sur l'Internet et là ce sera l'abonné négligent qui sera en première ligne, à son insu.</p>
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