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	<title>culture-societe-et-religion &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/culture-societe-et-religion/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "culture-societe-et-religion"</description>
	<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 23:10:03 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[DECES ACCIDENTEL D’ABDOU LATIF GUEYE : Polémique autour du véhicule du député ]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=127</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 12:13:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[NETTALI - Le décès accident du député Abdou Latif Guèye, vice-président de l’Assemblée nati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="surtitreUne">NETTALI - Le décès accident du député Abdou Latif Guèye, vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal continue à susciter des réactions. Mais au-delà de l’émotion, c’est maintenant la polémique qui s’est installée autour de la fiabilité du véhicule 4x4 Hover du député. Il s’agit des véhicules de marque chinoise acquise récemment par l’Assemblée nationale du Sénégal. Des 4x4 qui avaient d’ailleurs fait l’objet de vives critiques.<!--more--></div>
<div class="surtitreUne"></div>
<div class="surtitreUne">C’est d’abord Abdoulaye Wilane, chargé de la communication du Parti socialiste (Ps) qui fait une sortie sur la chaîne de télévision privée 2Stv pour formuler des interrogations pour le moins suspicieuses sur la fiabilité du véhicule du député Abdou Latif Guèye. M. Wilane dit n’avoir fait que reprendre des propos de Mame Mactar Guèye, frère du défunt qui a soutenu que deux ou trois députés bénéficiant du même véhicule l’ont joint par téléphone pour lui indiquer que le 4x4 Hover devient instable et difficilement maîtrisable au-delà de 80 kilomètres/heure.</div>
<div class="texte">
<p class="spip">Le chargé de la Communication de la Ps soutient n’avoir fait que répéter les propos de Mactar Guèye, par ailleurs porte-parole de la Cap21. Mais c’était largement suffisant pour susciter l’ire du représentant sénégalais des ces véhicules 4x4 Hover. En effet, dans un communiqué renvoyé dans les rédactions de la place, Ibrahima Fall, Dg de la société concessionnaire précise que "ce qui est en cause dans cet accident mortel sera établi par le rapport de gendarmerie qui en a fait le constat". Avant de poursuivre : "Il y a non seulement le rapport de gendarmerie, mais aussi le témoignage des rescapés." Et de refuser "toute polémique et toute extrapolation politicienne de ce tragique évènement."</p>
<p class="spip">Plus tôt dans la journée du dimanche, le professeur Iba Der Thiam, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a indiqué sur la chaîne de télévision privée Walf Tv son souhait que l’on aille au-delà d’une simple autopsie pour mener une enquête afin de déterminer les circonstances exactes du décès du député Abdou Latif Guèye, par ailleurs secrétaire général du Rassemblement démocratique sénégalais (Rsd). Iba Der Thiam rappelle d’ailleurs le combat de Latif Guèye contre certaines puissantes lobbies comme les homosexuels, les francs-maçons, les pédophiles...</p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LABA SOCE, NDIAGA MBAYE, AMINATA FALL MAKHOURA DIA GUEYE.... Tragique solitude de fins de jours des artistes ]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=125</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 12:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ils ont pour noms Laba Socé, Ndiaga Mbaye, Aminata Fall, Makhourédia Guèye, etc. Tous des artiste]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="garticle"><strong>Ils ont pour noms Laba Socé, Ndiaga Mbaye, Aminata Fall, Makhourédia Guèye, etc. Tous des artistes de la musique et de l’art dramatique, sans oublier beaucoup d’autres aujourd’hui disparus et qui officiaient dans l’art, lato sensu. Ils ont un trait commun, c’est d’être morts dans une sorte de solitude n’eût été l’assistance des membres de leurs familles et de quelques bonnes volontés. Pour le célèbre chanteur Ndiaga Mbaye, après plus de 30 ans de carrière musicale, il a disparu sans maison ni voiture, lesquelles lui ont été promises la veille de sa mort sans qu'il n'y ait jamais eu de suite.</strong></span></p>
<p><span class="garticle"><strong></strong></span>Pour le célèbre «Maestro» Laba Socé, le Roi de la musique Salsa, celui-là qui aurait convaincu l’Europe et les Caraïbes, il a fallu que quelques uns de ses amis organisent un Téléthon qui lui procurera quelques subsides, mais à un moment très critique de sa longue maladie qui l’emportera finalement. Naguère, le sort de la célèbre artiste comédienne et chanteuse Aminata Fall n’aura pas été des meilleurs, même si elle a finalement reçu une certaine assistance.<!--more--></p>
<p>Hier, c’est Makhourédia Guèye qui a tiré sa révérence avec le sentiment qu'a la population de non-assistance que ce soit l'Etat et de personnes privées à l'endroit d'artistes célèbres mais pas riches qui en ont eu vraiment besoin à la fin de leur vie. Mais si M. Guèye au moins avait sa maison à Pikine (banlieue dakaroise), pour Ndiaga Mbaye et Laba Socé, cela n’a pas été le cas.</p>
<p>C’est dire que ceux qui ont passé toute leur vie à nous faire rire et surtout à stimuler la bonne humeur dans les foyers mais également à passer des messages aux populations et surtout à éduquer les jeunes, ne bénéficient pas toujours des honneurs de la Nation et de sa reconnaissance. Pourtant, les médailles, certaines facilitations et ouvertures d’opportunités pourraient leur permettre d’améliorer leur situation financière du moins pour les plus célèbres dont le talent est incontestable. Toutefois, il serait injuste de tout mettre sur le dos de l’Etat même si nous n’avons jamais compris pourquoi les pirates de CD et de cassettes les revendent avec autant d’aisance et de facilité dans les rues de Dakar et ailleurs. Car, à ce niveau, une répression policière permanente aurait aidé à juguler un mal qui tue en fait la création artistique.</p>
<p>Néanmoins, certains artistes y sont pour quelque chose dans ce qui leur arrive. Le caractère trop informel des groupes et troupes de théâtre, la précarité des statuts, le manque de professionnalisme, de sponsors, sont autant d’obstacles à l’épanouissement des artistes. Les œuvres sont de plus en plus médiocres et les populations peu enclines à s’investir dans la protection des artistes. Ce sont elles en effet qui achètent les œuvres piratées, ce qui rend paresseux les créateurs et enrichit malheureusement des intermédiaires hors-la-loi. Au niveau du Bureau sénégalais des Droits d’Auteurs (Bsda), retards et absence de versement de redevances dues aux artistes de la part des radios, télévisions et autres, n’est pas pour encourager la création.</p>
<p>Il s’y ajoute qu’au Sénégal, l’industrie artistique, depuis que l’on en parle, a du mal à décoller. Une situation qui laisse les artistes dans une sorte de léthargie et d'anarchie assimilable à une jungle où les plus forts ont tendance à s’en prendre aux plus faibles.</p>
<p>La preuve, comme dans les partis politiques, les groupes, troupes et autres associations naissent et disparaissent tous les jours dans un milieu où l’égocentrisme et l’individualisme sont de mise. Aujourd’hui, des artistes qui ont compris ces difficultés sont en train de mettre en place des associations et autres structures corporatistes. Un élan que l’Etat doit accompagner pour un bon assainissement du secteur.</p>
<p>Par Assane Samb, Le Matin</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sit-in à Dalifort-foirail : les femmes crient leur ras-le-bol ]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/2008/04/04/sit-in-a-dalifort-foirail-les-femmes-crient-leur-ras-le-bol/</link>
<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 09:05:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[Leur commune est bâtie dans une sorte de marécage. Elles sont tout le temps victimes d’inondatio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="spip" align="justify"><a href="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/04/inondation.jpg" title="inondation.jpg"><img src="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/04/inondation.thumbnail.jpg" alt="inondation.jpg" align="left" /></a><b>Leur commune est bâtie dans une sorte de marécage. Elles sont tout le temps victimes d’inondations et en proie à l’insécurité et à toutes sortes de maladies. A travers un sit-in, elles ont exigé des solutions, et menacent même de marcher sur le palais.</b></p>
<p class="spip" align="justify">Après des années de vaine espérance et devant la menace que constitue l’autoroute à péage qui passe à quelques pas de leurs maisons, les femmes de Dalifort-Foirail ont organisé, samedi dernier, un sit-in pour crier leur ras-le-bol. Le rassemblement autour de l’autoroute leur étant interdit par le maire, Kansoumbaly Ndiaye, sous prétexte qu’elles n’avaient pas d’autorisation, elles se sont rabattues sur le terrain de basket, munies de foulards et de brassards rouges, de pancartes, de banderoles et autres supports, scandant des slogans.<!--more--></p>
<p class="spip" align="justify">Selon Ken Bougoul Lô, « nous sommes venues parler à Abdoulaye Wade pour exiger l’assainissement de notre commune. Nous en souffrons beaucoup. Nous pataugeons dans la boue. Nos enfants attrapent toujours des malades (choléra, diarrhées, etc.). En 2004, on nous avait demandé de cotiser 4 000 frs par famille pour régler ce problème. Depuis lors, on se borne à nous répéter que les dossiers sont en cours. Dans deux mois, ce sera la saison des pluies, et nous serons obligés de sortir de nos maisons pour aller louer des chambres ailleurs. Nous demandons à Me Wade la canalisation du quartier, car nous sommes des citoyens à part entière. Un mur sera érigé entre l’autoroute et les maisons, mais celle-ci sera dotée d’un tuyau auquel nous voulons être connectés ».</p>
<h3 class="spip">Les inondations, l’autoroute…</h3>
<p class="spip" align="justify">Le mur de l’autoroute, selon elle, sera source de problèmes, après celui de la voie ferrée. « Nous allons nous retrouver enfermés. Avec la hauteur que prend cette route, nous serons dans une sorte de ravin et toutes les eaux de pluie vont s’écouler vers nos maisons. Il y a trois ans, nous étions comme dans une mer. Ce qui a entraîné la mort de deux personnes. Cela risque de se répéter encore », avertit-elle. D’après Adama Cissé, les populations ne dorment plus en paix à cause des dangers. « Nous risquons de vivre une situation pire qu’en 2005. Nous demandons vivement au président de nous entendre, parce que nous avons remarqué que les intermédiaires ne règlent rien. Les femmes versent les eaux usées dans la rue, causant ainsi le paludisme et toutes sortes de maladies. Actuellement, nous n’avons pas d’interlocuteur. Une délégation était allée rencontrer le maire, mais celui-ci semble ne pas trouver de solutions à nos problèmes. Pire, il ne nous écoute même pas. On en a marre ». Ce qu’appuie Nafissatou Cissé selon qui, « on en a ras-le-bol. On ne mange plus à notre faim. A chaque fin de mois, nous dégageons un budget spécial pour le vidange des fosses. Nous ne sommes plus en sécurité. Pendant l’hivernage, les taxis ne veulent plus entrer ici. Et tout le temps, nous sommes victimes d’agressions. Quand nous allons voir notre maire, il nous répond que c’est un problème général. Nous avons d’autres préoccupations, comme des routes de qualité, mais notre problème primordial, demeure la canalisation. Concernant l’autoroute, les ouvriers sont en train de superposer les nattes. Ils en ont déjà installé cinq et comptent en mettre sept. Ce qui nous inquiète, car nous allons nous retrouver en contrebas ». Et de menacer que si, deux mois après cette marche, on ne fait rien pour elles, les femmes vont marcher sur le palais de la République pour se faire entendre par Wade.</p>
<h3 class="spip">Nécessité d’une maternité</h3>
<p class="spip" align="justify">Fatou Kiné Diop dénonce le défaut de lumière, depuis un an, sur l’autoroute. Ainsi, les agresseurs leur mènent la vie dure. Ce qui lui fait réclamer un poste de police. En plus, pour elle, quand il pleut, il est impossible d’accéder à la maternité qui ne compte que deux lits et manque terriblement d’équipements. L’espace allant de la mairie à la maternité étant inondé, les femmes accouchent à domicile, dit-elle, avant d’exiger, en plus, un lieu de collecte d’ordures. A propos de la maternité, le cas de Yakaty Sow est assez pathétique : « Pendant l’hivernage passé, j’ai accouché à la maternité. Le taxi ne voulait pas y entrer. Ce jour, j’ai tant saigné que j’ai été obligée de faire le tour de cinq hôpitaux. J’ai atterri à l’hôpital Principal, avec des palpitations. On m’a révélé que j’avais des problèmes cardiaques. J’ai accouché d’un prématuré qui a séjourné pendant un mois et huit jours à l’hôpital. Après, pour récupérer mon bébé, on m’a réclamé 1 million 800 000 frs. Tout cela, à cause d’une maternité inondée qui a failli me coûter la vie ».</p>
<p class="spip" align="justify">Une autre dame parle de la ligne haute-tension qui émet des étincelles et à côté de laquelle des mécaniciens ont établi leurs garages avec leur matériel de soudure. Leurs camions, en plus de boucher les rues, pénètrent très souvent dans les maisons dont ils abattent les murs de clôture. Il y a quelques jours, un de ces engins a tué un élève. En plus, les ruelles servent de déviation à l’autoroute. Récemment, une nuit, un bus a failli percuter un immeuble, car il y faisait sombre. Et les bandits s’y cachent la nuit, guettant les habitants à agresser. Ces mécaniciens rétorquent chaque fois, que nul ne peut les dégager de là, car ils ont reçu l’autorisation du maire et paient régulièrement des taxes. Fily Diop confirme qu’un jour, un camion est rentré dans sa maison. Quand elle est allée à la gendarmerie de Hann, les hommes en bleu lui ont conseillé de négocier avec le chauffeur pour les réparations. Elle a eu droit à un rafistolage qui l’a obligée à tout reprendre, avec ses propres moyens.</p>
<p class="spip" align="justify">A la mairie de la commune, on nous a appris que le maire se trouvait au foyer. Mais sur place, un des accompagnateurs de Kansoumbaly nous a fait savoir que ce dernier n’était pas disposé à parler à la presse.</p>
<p class="spip" align="justify">Par Demba Silèye Dia, African Global News</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le père de Youssou Ndour soutient Karim Wade]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=106</link>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 19:38:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
<guid>http://m2cforum.wordpress.com/?p=106</guid>
<description><![CDATA[ Ça y est, Youssou Ndour-père s’en mêle ! La ‘Génération du concret’ devrait s’enorgue]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong> <span class="garticle"><strong>Ça y est, Youssou Ndour-père s’en mêle ! La ‘Génération du concret’ devrait s’enorgueillir d’avoir réussi à enrôler Elimane Ndour dans ses rangs. Lui qui est désormais le coordonnateur national du Mouvement d’appui aux actions de Karim pour la Génération du concret (Maak/Gc). You n’a jamais affiché ses amitiés politiques, son père, lui, met les pieds dans le plat. Un engagement aux côtés de Karim Wade qu’il met au nom de sa ‘liberté totale’. Dans l’entretien qu’il nous a accordé à la fin de la série de réunions de sa structure, ‘le vieux’ comme l’appellent ses frères de… ’mouvement’ martèle être prêt à aller jusqu’au bout de son engagement. </strong><br />
<!--more--></span></strong></p>
<p><strong>Wal Fadjri : Qu’est-ce qui vous a convaincu à adhérer dans ce mouvement dit Mouvement d’appui aux actions de Karim pour la Génération du concret (Maak/Gc), une structure de la ‘Génération du concret’ aujourd’hui au centre d’une grande suspicion ? </strong></p>
<p>Elimane Ndour : Si on me pose cette question, je ne l’esquiverai pas. Car ce n’est pas aujourd’hui que je me suis intéressé au père de Karim. Avant, je ne le (Me Wade) connaissais pas. Mais, chaque fois qu’il avait des problèmes, je formulais des prières pour qu’il s’en sorte. Je le faisais parce que c’est un musulman comme moi. En plus, nous partageons la même foi en Khadimou Rassoul. En 1998, quand il a eu maille à partir avec la justice, bien que je ne sois, alors, pas de son parti et que je ne l’aie pas soutenu, je me suis dit que c’est un homme bien, une telle chose ne devait pas lui arriver. Quand il a été libéré, je me suis ouvert à un de mes gendres, l’ancien lutteur Pape Kane, proche de Wade pour lui dire que je voulais voir Me Wade. Une fois sur les lieux, j’ai fait appel à Pape Kane qui m’a alors aidé à accéder au salon. Là, j’ai trouvé Me Wade et Ousmane Ngom (actuel ministre de l’Industrie, Ndlr). Je me suis présenté et lui ai dit que dans mon quartier (Rue 15 X corniche) où j’assume les fonctions de chef, se trouvent nombre de ses militants. Et c’est pour cette raison que je suis venu le réconforter en guise de solidarité. L’autre raison qui motive ma visite, ai-je poursuivi, est son (Me Wade) appartenance à la famille de Khadimou Rassoul en qui je suis resté fidèle toute ma vie. Enfin, lui ai-je dit, puisque vous êtes un homme de savoir, je me suis fait le devoir, comme nous l’a recommandé la religion, de venir le saluer. Je lui avais aussi fait savoir que notre guide Khadimou Rassoul a été déporté loin des siens pendant 7 ans. Il ne s’en est jamais plaint. Pourquoi le ferait-il, lui Ablaye Wade, pour avoir été emprisonné pendant 15 jours ? Et je lui ai dit de tourner la page. C’est en ce moment qu’Ousmane Ngom lui a chuchoté : ‘C’est le père de Youssou Ndour.’ Me Wade a alors dit : ‘Tel père, tel fils.’ En me raccompagnant, j’avais tenu à dire aux militants massés sous 1a tente dressée à l’entrée de la maison de s’inscrire sur les listes électorales et de se faire établir une carte nationale d’identité. S’il plait à Dieu, c’est Wade qui serait président en 2000.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Mais vous étiez socialiste quand vous teniez de tels propos ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : J’étais bien socialiste. Mais il se trouve que je suis fils de roi. On ne m’intimide pas, on ne me prend pas non plus en otage. Je suis libre de mes mouvements. J’ai agi ainsi parce que les habitants de mon quartier sont attachés à Wade. C’est un devoir pour moi de leur exprimer ma solidarité. Et puis, moi, mes références, ce sont les recommandations divines. Dieu nous recommande de donner, de pardonner, mais de ne point céder à l’intimidation.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : A cette époque, en tant que socialiste, aviez-vous eu le pressentiment que l’alternance était imminente, voire inéluctable en 2000</strong> ?</p>
<p>Elimane Ndour : (Un silence) Chaque croyant doit intérioriser l’idée qu’il n’est rien. Parce que c’est Dieu qui est tout. Moi, j’ai été bien servi par Dieu. Je suis courageux. Dieu a dit que si un certain nombre d’individus sont réunis, il y a, dans la foule, mon ami. Cet ami de Dieu n’en est pas conscient. Il y a des choses qui ne se disent pas. Jamais je n’ai porté de gris-gris. Je n’ai jamais été voir un charlatan pour moi-même ou Youssou. Gris-gris ? Jamais ! Je crois suffire à Youssou pour des bénédictions. Ce qu’on m’avait recommandé, je continuerai à le faire. Je n’ai pas entre mes mains la vie de Youssou, mais je suis capable de certaines choses. C’est ce que je fais pour mes enfants et mes épouses. Quand je formulais mes prières pour Wade, Je n’avais pas demandé la permission au Ps. Parce que je ne suis pas la propriété du Ps, je n’en suis pas, non plus, l’esclave. Je ne suis pas préoccupé par la réaction du Ps. Et puis, c’est une question de personnalité. Cette dernière n’a rien à voir avec la fortune. La personnalité est une affaire de sang, ce n’est pas tendre la main, voler ou s’agenouiller devant quelqu’un.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Vous n’avez pas encore dit ce qui vous a conduit à militer à la ‘Génération du concret’ au point d’être le coordonnateur de votre structure ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Tu n’as rien compris mon fils… Bon… Karim ne cherche pas la fortune. Son père n’a dit à personne qu’il allait l’imposer à la tête de l’Etat. Quiconque aurait été à la place de Wade aurait agi de la même sorte. Youssou est mon fils, personne ne peut nous opposer. Il me vénère et a l’intuition de mes moments de difficultés pour voler à mon secours. Karim est avec son père, il a les dispositions d’un bon fils. Et puis, il faut savoir que Karim n’a pas créé un parti, il a bien dit que c’est un mouvement. Il n’a jamais dit qu’il allait remplacer son père. Il y a, c’est vrai, trop de bruit dans le pays. Tout cela est le résultat de la lutte pour le pouvoir. Sachez que j’ai beaucoup de considération pour Wade, mais je ne m’active pas dans la ‘Génération du concret’ rien que pour le voir ou l’approcher. Il y a des choses que je connais et que Wade ignore. C’est normal, parce que celui qui est au pouvoir ne voit pas tout. Ceux qui sont utiles au prince n’ont pas accès à lui. Mais, les chasseurs de primes vont vous raconter des histoires. Je suis un conseiller authentique, je sais ce qui se passe dans le pays. J’ai, pendant longtemps, dirigé les fanals de Ndoumbé Ndiaye pour aller chez le gouverneur.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Trouvez-vous normal que Wade installe son fils au pouvoir ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je ne dis pas que c’est normal. Mais, en fait, cela n’a jamais été envisagé. Wade dit qu’il n’impose personne. Wade ne peut le faire. Ce qu’il y a, c’est que si on peut applaudir Youssou, Dieynba ou Ami, on doit pouvoir le faire pour Karim. Il est du pays, il est diplômé, il a le droit de tendre la main aux gens. Il n’a pas été question de parti, Karim a bien dit ‘Mouvement’. Les documents sont là avec moi (il désigne du doigt une caisse).</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Mais comment vous êtes-vous retrouvé dans cette structure ? Est-ce Karim qui vous a sollicité ou êtes-vous allé vous-même vers lui ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je suis le président des riverains de la Corniche Ouest. Karim et le maire de la ville Pape Diop sont venus, un jour, me voir pour me parler de leur projet sur la corniche. Ils sont venus à pied me trouver dans mon atelier pour m’en parler lors de notre première rencontre. Ensuite, à l’approche du pèlerinage à La Mecque, une fille m’appelé au téléphone pour me dire que Karim Wade me demande de passer au bureau de l’Anoci prendre deux billets pour La Mecque qu’il m’a offerts. Je ne tends jamais la main, allez chez Youssou voir si vous me trouverez là-bas. Je ne lui ai (Karim) pas fait la demande. Et puis, j’ai bien de l’argent pour me payer deux billets pour La Mecque. Son geste était plutôt lié à l’accueil que je leur avais réservé (à Karim et Pape Diop). Je me suis alors demandé comment lui rendre la monnaie de sa pièce. Et c’est ainsi qu’un jour, Riche Niang, ancien lutteur, m’invite à une réunion du Maak Gc. On me demande de prier pour l’assistance. Je formule les mêmes vœux que lorsque j’étais allé chez Me Wade, libéré de prison. C’est en ce moment que Pape Mor Ndiaye m’annonce que, désormais, je suis le coordonnateur national. J’ai décidé alors de m’engager, d’autant que je cherchais le moyen de rendre à Karim la monnaie de sa pièce. Et puis quand j’étais venu prendre les billets pour La Mecque, on m’a installé seul dans un fauteuil très joli et c’est Karim en personne qui m’a donné les billets. C’est cette considération qui m’a convaincu à m’engager, malgré mon âge et mon emploi du temps chargé. J’y suis, mais je ne suis contre personne. Je suis un notable qui ne ment pas et qui n’a pas peur.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : C’est vrai que la Gc est un mouvement, mais allez-vous continuer à y adhérer si on en fait un parti politique ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je vais continuer si la Gc devient un parti politique. Tant que Karim est vivant, je continuerai à être à ses côtés. Et j’en assumerai toutes les conséquences. Je n’ai pas, pour cela, demandé l’autorisation de ma famille. J’ai pesé et soupesé toutes les conséquences d’un tel engagement.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Justement, vous n’êtes pas un homme ordinaire, d’autant que vous êtes le père de Youssou Ndour. Est-ce que pour le fait d’être le père d’une telle vedette, vous lui avez demandé la permission ou en avez-vous discuté avec lui auparavant ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : C’est le bon Dieu qui m’a fait ce cadeau d’avoir comme fils Youssou Ndour. Ce dernier me connaît comme un homme digne, qui ne vit qu’à la sueur de son front. Jusque-là, je travaille comme lui, Youssou Ndour. Il ne m’a jamais vu tendre la main et il sait que je ne cherche pas auprès de Karim de l’argent. Je m’engage en toute sincérité et j’en assumerai toutes les conséquences.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Maintenez-vous que vous n’avez jamais discuté avec Youssou de votre engagement à la ‘Génération du concret’ ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Mais cela ne fait même pas deux semaines (l’entretien a eu lieu le jeudi 28 mars dernier). Et je vous ai dit que je n’ai rien cherché, je suis tombé dessus. Je ne cherche pas de l’argent, autrement je me serai adressé à Youssou. C’est lui qui me soigne quand je suis malade, mais ce n’est pas Youssou Ndour qui me fera renoncer à ça. Je vous ai dit que personne ne peut faire un chantage. Je suis âgé, mais je ne suis pas amnésique. Je suis bien conscient de mes actes. Je sais aussi discerner ce qui en vaut la peine ou pas.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : C’est dire donc que vous et votre fils Youssou, vous n’avez pas la même conception par rapport aux politiciens. Lui il s’est donné comme ligne de conduite la neutralité mais vous, vous êtes dans l’arène politique.</strong></p>
<p>Elimane Ndour : J’ai ma liberté totale. Ni ma femme ni mes enfants ne me dictent ma conduite. Parce qu’ils savent que je ne fais rien qui dérape. Je ne me bats pas, je ne ‘déconne’ pas dans la maison d’autrui, je ne vole pas. Ma famille me fait confiance. Ce n’est pas l’argent qui m’a conduit à la Gc. On m’a fait un crédit, je cherche le moyen de le payer. Je l’ai trouvé dans la Gc/Maak qui est un moyen de solder un passif. Ma famille ne dira rien. Non, ils ont peur de moi. Pas parce que je suis violent. Loin s’en faut ! Je n’ai jamais giflé mon enfant, je ne bats pas ni ne répudie mon épouse. Je les considère comme des humains comme moi.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Seulement, la politique au Sénégal est un milieu où il y a des invectives, des dénigrements…</strong></p>
<p>Elimane Ndour : (Il coupe net) C’est vrai, mais si on a peur d’être injurié, on doit se garder de provoquer. Dans la vie, il faut tolérer, être posé et patient. Je n’ai mangé l’argent de personne, je n’ai mangé chez personne, je pardonne d’avance toute offense. Quiconque me reprocherait de m’être engagé dans la Gc, est lui-même trempé dans une activité. Je suis une personne, et qui ne meurt pas vit. Qu’on cesse les invectives. Chacun est libre de faire ce qu’il veut.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Avec le recul, vous avez dû être affecté par la brouille entre Youssou Ndour et Karim…</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Quand l’affaire s’est produite, je suis resté serein. Moi je suis posé, celui qui ne l’est pas, ne peut rien régler dans la vie. Je me suis dit que les protagonistes sont deux fils. Je n’ai même pas interrogé son père. Je me disais qu’avec le temps, cela se réglerait. Je vous ai dit que je ne me mêle pas des affaires de Youssou au point de lui porter ombrage. Je ne lui reproche jamais de ne pas m’avoir averti avant de s’engager dans une opération. Il est adulte, intelligent. C’est vrai, quand cette interview sera publiée, on trouvera à redire. Mais moi, je n’ai pas quitté le Pds. Je suis le conseiller de Pape Diop. Si je chemine avec Wade, Pape Diop ne s’en plaindrait pas. C’est d’ailleurs impossible, parce que Pape et Ablaye sont des amis.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Voulez-vous dire que vous êtes un conseiller de Pape Diop ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Ah ! (Pour marquer sa surprise, puis il exhibe une carte professionnelle) C’est clair ! On m’appelle à m’associer dans une structure d’un fils du président, j’y vais. Surtout que c’est le leader du mouvement, Karim lui-même qui me demande de coordonner le mouvement pour lui. Cela veut dire que je suis utile dans ce mouvement. Ceux qui m’ont choisi, l’ont fait à juste raison. Celui qui me voit conduire moi-même mon véhicule et me prend pour un vaurien, se trompe lourdement. Il sera déçu s’il cherche à se frotter à moi. Quiconque me demande de le couvrir et de le protéger, saura qu’il est bien protégé. Je suis une simple personne qui cherche à payer une dette. Karim n’a rien de plus que mon fils. Seulement voilà, c’est le bon Dieu qui recommande d’être reconnaissant envers son bienfaiteur. Même si Wade me disait de laisser Karim, je ne le ferais pas. Quand Karim m’a remis les billets pour La Mecque, je lui ai dit que personne ne peut être caporal et général en même temps. Vous n’êtes pas Wade, mais son fils. Soyez obéissant envers votre père et vous verrez plus tard. Pour revenir à votre question sur les invectives dans la politique, je dis n’avoir peur de personne. J’ai confiance en Dieu, lui qui a déjà tracé notre destin et sait quelle fortune nous aurons demain. Mais pour ce qui est de la fortune, Dieu l’assujettit à l’effort. Passer des journées à égrener son chapelet n’a enrichi personne.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Voulez-vous dire que vous travaillez encore ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je travaille !</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Que faites-vous comme travail ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je suis un menuisier métallique. Je ne mets pas la main à la pâte, je coordonne plutôt un atelier qui fabrique du fer forgé. D’ailleurs, Karim en a payé pour m’honorer. Je ne fais rien, il y a des apprentis et des chefs de famille qui travaillent à l’atelier.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Où avez-vous appris ce métier ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je suis mécanicien. Toute la Médina le sait. Si c’est le commerce, je le fais mieux que vous. Je suis électricien. Je suis chauffeur, tu me vois comme ça au volant (il introduit la clé et s’apprête à allumer le véhicule). En 1957, j’allais au Magal de Touba avec un véhicule 4 chevaux.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : Donc vous êtes un homme aux douze métiers ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : Je sais tout faire ! Ce qui importe, c’est le travail. Là où nous allons dans l’au-delà, il n’y a plus de critères de naissance. Personne ne doit dire que tel immeuble ou tel véhicule est à moi. Parce qu’en mourant on n’apporte rien, on laisse tout derrière.</p>
<p><strong>Wal Fadjri : A présent que vous êtes le coordonnateur national du Maak/Gc, peut-on s’attendre vous voir faire des tournées dans les régions ?</strong></p>
<p>Elimane Ndour : On m’a fait coordonnateur national de ce mouvement. J’irai partout, même en Italie Partout où il y a des partisans de Karim, je suis prêt à y aller. Ceux qui m’en veulent pour m’être engagé dans ce mouvement, doivent savoir raison garder. Je n’en veux à personne, mais je crois avoir la liberté de faire ce que je veux. Tous les Médinois savent, en tout cas, que je ne suis pas de tempérament à tendre la main. Je continuerai à soutenir Wade tant que je vis, c’est une recommandation de Dieu.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rapatriement de fonds par les émigrés : Pour une maximisation des bénéfices pour les pays d’origine ]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=53</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 13:28:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[La migration apparaît, de nos jours, comme l’un des traits déterminants de la vie économique, s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="garticle"><b>La migration apparaît, de nos jours, comme l’un des traits déterminants de la vie économique, sociale et politique du monde. Sous ce rapport, les pays d’origine devraient profiter davantage de la valeur ajoutée que leurs diasporas respectives peuvent apporter aux stratégies gouvernementales. Ce qui doit pousser les pouvoirs publics à réfléchir sur comment améliorer, faciliter et gérer le processus des rapatriements des salaires afin d’en maximiser les bénéfices pour le développement de leurs pays. </b></span></p>
<p>‘Migration et développement en Afrique’, c’est le thème de l’atelier qui a réuni du 17 au 19 mars dernier les sommités des questions de migration. Il s’agissait pour ces experts, sous l’égide de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), de se pencher sur l’intégration de la migration dans les politiques de développement en Afrique afin de sensibiliser les acteurs sur l’impact de ce phénomène sur le développement du continent. Parce que, comme le reconnaît le directeur général adjoint de l’institution spécialisée des nations unies en charge des questions de migration, Ndioro Ndiaye, les pays d’origine devraient profiter davantage de la valeur ajoutée que leurs diasporas respectives peuvent apporter aux stratégies gouvernementales. Et sous ce rapport, les pouvoirs publics devraient réfléchir aux moyens d’améliorer, de faciliter et de gérer le processus de rapatriement des salaires afin d’en maximiser les bénéfices pour le développement.<!--more--><span class="garticle">En fait, les effets de la migration internationale au niveau macro-économique sont des plus évidents. En ce sens que ce phénomène peut être à la fois la cause et le résultat du sous-développement. Une situation qui peut être soit atténuée ou aggravée par la migration. Car, comme le reconnaît l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), ces dernières années, on a pu assister à une prise de conscience croissante du potentiel que recèle la migration en matière de développement. Contrairement à une certaine idée qui faisait que jusqu’à tout récemment, il prévalait une perception surtout négative du lien unissant migration et développement, faisant principalement ressortir la nécessité d’éradiquer les causes profondes de la migration, de l’exode des cerveaux, de l’épuisement des populations actives et de l’exode rural. Mais désormais, on prête davantage d’intérêt aux effets positifs et au potentiel que recèle la migration en matière de développement, et notamment aux contributions économiques, sociales et culturelles des migrants et à l’atténuation de la pression démographique et de celle qui s’exerce sur le marché du travail à la fois dans les pays d’origine et dans les pays de destination.</span></p>
<p>Toutes choses qui font dire au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, Mamadou Lamine Keita, à la clôture de cet atelier de trois jours, qu’il apparaît nécessaire pour les Etats, d’établir des mécanismes adéquats et transparents pour canaliser la migration de la main d’œuvre dans des filières sûres, légales, humaines et ordonnées. Ce qui peut leur permettre de tirer le maximum de bénéfices de ce phénomène migratoire.</p>
<p>Cependant, la migration n’est pas que bénéfique. Si pour les pays d’accueil, elle peut accroître la flexibilité et la productivité de l’économie et contribuer à la croissance, il peut en être autrement pour les pays d’origine qui doivent faire face à la dépendance de l’économie à l’égard des rapatriements de fonds effectués par les émigrés, et l’exode des compétences pouvant résulter de l’émigration des plus qualifiés.</p>
<p>Par Ibrahima Diaw, Wal Fadjri</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[LE FLEAU DE  LA MENDICITE INFANTILE ]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 07:57:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quel choc en arpentant les ruelles de Dakar et bien d’autres villes au Sénégal, je ressens en vo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/talibes.jpg" title="talibes.jpg"><img src="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/talibes.thumbnail.jpg" alt="talibes.jpg" align="left" /></a>Quel choc en arpentant les ruelles de Dakar et bien d’autres villes au Sénégal, je ressens en voyant ces dizaines d’enfants en guenilles faisant la quête pour quelques pièces ou vivres.</p>
<p>Malheureusement cette image est tellement présente aux yeux des Sénégalais qu’elle est devenue banale et  normale en faisant partie de leur quotidien.</p>
<p>Le plus difficile pour moi c’est d’entendre certains de mes compatriotes tenir un discours de fatalité et de résignation comme quoi il ne serait pas possible d’endiguer ce problème, car faisant parti de notre culture.<br />
Pour moi, il n’existe aucune culture au monde ayant la mendicité comme faisant partie de ses fondements.<br />
D’autres personnes aussi vous diront que  la majorité de ces enfants ne sont pas Sénégalais et que l’Etat aurait autre chose à faire que de s’occuper de ces  « étrangers ».<!--more--><br />
Désolé pour eux, mais l’Etat Sénégalais les a accepté à l’intérieur de ses frontières et ces enfants « étrangers » n’ont pas choisi de naître dans des pays qui ont connus la guerre, la famine, la maladie et les épurations ethniques et il est du rôle régalien de l’Etat de tout mettre en oeuvre pour le bien être de chaque enfant vivant chez nous.<br />
Notre culture de la « TERRANGA » nous l’impose, nos bases religieuses et sociales nous obligent à le faire.<br />
Et que dire de certains « marabouts » qui exploitent cette misère, source de manne financière pour eux sous le couvert d’un enseignement religieux que d’ailleurs la plupart de ces enfants sont totalement dépourvu ; laissés à eux mêmes, confrontés à la violence de la société, beaucoup de ces enfants finissent par sombrer dans la délinquance juvénile, la drogue ou soumis à des réseaux pédophiles.</p>
<p>Les conséquences peuvent être catastrophiques pour l’avenir de notre pays pour deux raisons que je citerai sans rentrer dans leur développement :</p>
<p>1-    Ces enfants représentent toute une génération sacrifiée et autant d’élites de demain qui pourraient être nos futurs dirigeants, chercheurs, professeurs et intellectuels dont notre Pays pourrait se servir pour son développement. Nous tuons notre propre avenir.<br />
2-    Une partie de ces enfants qui ont connus la guerre et ses atrocités ont été soumis à des chocs psychologiques importants et à une violence aveugle ; ces faits pourraient avoir des conséquences très néfastes pour la sécurité du pays.<br />
Imaginez ces enfants dans 10 ou 15 ans n’ayant connus que la violence, quelle impact cela aurait sur la montée de l’insécurité dans notre pays ; Ils pourraient facilement être recrutés et utilisés par des organisations et cellules en tout genre pour semer le trouble et le désordre au Sénégal.<br />
Sans jamais avoir connu une vie de famille et la chaleur d’un foyer, ils pourraient se laisser tomber dans les bras du premier malfrat qui leur offrirait un semblant de bien être dont ils ont toujours rêvé et qui les obligerait à se lancer dans de sales besognes.</p>
<p>Ces enfants représentent une vraie bombe sociale qui pourrait nous exploser à tous sur la figure et dont les conséquences sont nombreuses et peu connues.</p>
<p>Les parents et les familles des enfants mendiants Sénégalais ont aussi une grande part de responsabilité dans le développement de ce fléau ; il est impensable de donner son enfant à un marabout pour qu’il lui dispense un enseignement coranique  qui va le mettre dans la rue et qui est encore plus pauvre que soi.<br />
Car ce marabout n’a ni les moyens humains et encore moins les moyens financiers de gérer un tel afflux d’enfants ; mais par cupidité, certains n’assument pas leur responsabilité et voient en ces enfants un moyen de gérer leur dépense quotidienne.</p>
<p>C’est là que l’Etat doit intervenir et c’est avec une vraie volonté politique et des dirigeants moins préoccupés par les consignes de vote que donnerait tel marabout que l’on arriverait à résoudre ce problème.<br />
Cela sera certainement douloureux et prendra du temps mais le jeu en vaut la chandelle.</p>
<p>Je ne prétends pas amener des réponses sur cette question qui divise beaucoup notre Société, mais il faut oser soulever le problème, en parler, ne pas laisser que les religieux s’emparer du problème et susciter le débat d’idée autour de cette question.<br />
Réagissez sur ce blog, faites vos propositions, donnez votre sentiment et vos idées pour améliorer la vie de ces enfants qui sont notre avenir<br />
Ouvrez le débat.</p>
<p>Maurice GOMIS</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cheikh Tidiane Sy: "Le sang va couler, si le pays n'est pas purifié"]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=45</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 16:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[Face aux périls de toutes sortes qui s’amoncellent sur le ciel sénégalais, Serigne Cheikh Tidia]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/cheikh_tidiane_sy_moustarchidine.jpg" title="cheikh_tidiane_sy_moustarchidine.jpg"><img src="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/cheikh_tidiane_sy_moustarchidine.thumbnail.jpg" alt="cheikh_tidiane_sy_moustarchidine.jpg" align="left" /></a><span class="garticle"><b>Face aux périls de toutes sortes qui s’amoncellent sur le ciel sénégalais, Serigne Cheikh Tidiane Sy Ibn Seydi Ababacar Sy propose une recette : ‘Il faut purifier le Sénégal par la générosité de cœur ou par le sang’.</b></span></p>
<p><span class="garticle"><b></b></span><span class="garticle">Mamadou Sarr et Seyni Diop -Envoyés spéciaux à Tivaouane (Wal Fadjri)<br />
</span></p>
<p>La recommandation forte faite, hier, par Serigne Cheikh Tidiane Sy Ibn Seydi Ababacar Sy, c’est qu’’il faut purifier le Sénégal par la générosité de cœur ou par le sang’ pour éviter des catastrophes. Serigne Cheikh, comme l’appellent familièrement ses condisciples et ses disciples, a remis au goût du jour, avant-hier mercredi, ce vieux conseil qu’il formule depuis trente ans, lors de la célébration du Gamou de Tivaouane. C’était devant des dizaines de milliers de fidèles membres pour la plupart du Dahira ‘Moustarchidine Wal Moustarchidaty’ au champ des courses de Tivaouane. ‘Si ce pays n’est pas purifié par la générosité de cœur, le sang va couler’, prévient-il.<!--more--></p>
<p><span class="garticle">Serigne Cheikh Tidiane Sy, dont les paroles sont aussi rares que les sorties publiques, a profité de la tribune du Maouloud pour tenir aux fidèles un discours de plus de six heures d’affilée qui a embrassé les sujets les plus divers, allant de la religion à la politique. Selon, le fils de Seydi Ababacar Sy, premier khalife général des tidianes, qui se veut la ‘conscience’ du pays, il y a trop de tiraillements et de complots au Sénégal. Aussi a-t-il invité les uns et les autres pour que ‘tout ce qui sera entrepris se fasse sur la place publique pour la paix de tous’ comme au temps du Prophète Mouhamed (Psl). Sans se départir de son humour, il a prôné la solidarité entre les Sénégalais, car la vie est devenue dure. ‘Si tu vois une injustice, il faut le dire’, enseigne-t-il. ‘Je suis contre qu’on intente un procès d’intention contre quelqu’un sous le simple prétexte qu’il va avoir un budget de guerre. Les combines ne sont pas bonnes. Dans un pays de musulmans, on ne doit pas tenir des propos malveillants sur les gens’, fustige le chef religieux qui citera sa propre expérience pour avoir été l’objet de plusieurs cabales du temps des régimes de Senghor et d’Abdou Diouf. Et de rappeler aux acteurs politiques que, même dans l’adversité, les rapports administratifs doivent se faire dans les règles de l’art. Par conséquent, il a mis en garde contre cette tendance qu’ont ceux qui sont à des positions de pouvoir ‘d’intellectualiser la médiocrité’ et de cultiver la haine.</p>
<p>Par ailleurs, le guide des Moustarchidines a déclaré que le drame du Sénégal, ce sont ses chefs religieux qui, selon Serigne Cheikh Tidiane Sy, sont à l’origine de ce qu’il appelle ‘la folklorisation de la religion’. Aussi s’est-il insurgé contre les résurgences de la tradition dans la religion musulmane, qui déterminent notre vécu quotidien et notre rapport au monde. De la même manière, il a dénoncé la perte des valeurs qui a fait le lit des catastrophes et de la misère. Selon lui, l’argent est devenu une valeur de référence pour tout le monde, alors que celui-ci est source de division.</p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Moustapha Sy: "Wade a bien été hué" à Tivaouane]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/?p=38</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 14:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
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<description><![CDATA[La réaction du porte-parole du Khalife général de la famille Sy de Tivaouane n’a pas laissé in]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/moustapha-sy.jpg" title="moustapha-sy.jpg"><img src="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/moustapha-sy.thumbnail.jpg" alt="moustapha-sy.jpg" align="left" /></a><span class="garticle"><b>La réaction du porte-parole du Khalife général de la famille Sy de Tivaouane n’a pas laissé indifférent Serigne Moustapha Sy, guide spirituel des Mouchtarchidine wal moustarchidaty. Vingt-quatre (24) heures après le démenti de Serigne Abdoul Aziz Sy "Junior", le fils de Cheikh Tidiane Sy est monté au créneau, sur les ondes de la Rfm, pour confirmer que le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade a essuyé des hées lundi dernier, lors de sa visite au khalife général des Tidianes, Serigne Mansour Sy dit "Borom Daaraji".</b></span><!--more--></p>
<p class="spip">&#160;</p>
<p class="spip">Evoquant les dénégations de Serigne Abdoul Aziz Sy "Junior", Serigne Moustapha Sy, ironisant, retient que les propos du porte-parole du khalife général des Tidianes sont en porte-à-faux avec la réalité.</p>
<p class="spip">"Je l’ai entendu dire que ce n’est pas à Tivaouane, la ville d’El Hadj Malick Sy que le président (Wade) a été hué. Mais je confirme bien que c’est à Tivaouane, ville d’El Hadj Malick Sy qu’il a été hué", affirme Serigne Moustapha Sy qui qualifie en même temps de "réaction épidermique", la sortie de Serigne Abdoul Aziz Sy "Junior".</p>
<p class="spip">Mieux, Serigne Moustapha Sy dans le style imagé qui est le sien, estime qu’il ne faut pas nier la réalité, "il faut plutôt décrypter le message" des populations qui ont conspué le président Wade, "sinon il y aura un autre message", déclare-t-il, en invitant "Junior" à la "sérénité".</p>
<p class="spip">Pour rappel, le porte-parole du Khalife général des Tidianes de Tivaouane Abdoul Aziz Sy « Junior » a fait une sortie au vitriol contre les journalistes mercredi à quelques heures de la célébration du Maouloud (naissance du Prophète Mahomet).</p>
<p><span class="garticle"><b></b></span></p>
<p class="spip">Dans un discours prononcé devant de nombreux fidèles, la délégation gouvernementale dirigée par Me Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur, des membres du corps diplomatique établi au Sénégal et de représentants des autres confréries du Sénégal, « Junior » a durement chargé la presse en wolof l’accusant de véhiculer des « contrevérités ».</p>
<p class="spip">Le porte-parole du khalife des Tidianes sénégalais a fustigé le compte-rendu fait par la presse sur la dernière visite lundi de Me Abdoulaye Wade à Tivaouane. Le président Wade avait été conspué par des habitants de la ville religieuse qui ont scandé des slogans dénonçant le coût exorbitant des denrées de première consommation comme le riz, l’huile, etc.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Junior" s'en prend aux journalistes]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/2008/03/21/junior-sen-prend-aux-journalistes/</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 13:54:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
<guid>http://m2cforum.wordpress.com/2008/03/21/junior-sen-prend-aux-journalistes/</guid>
<description><![CDATA[
Tout était condamnable dans le discours que le porte-parole de la famille maraboutique de Tivaouan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="garticle"><span class="texte_art"><b></b></span></span></p>
<p class="spip" align="justify"><b><a href="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/junior.jpg" title="junior.jpg"><img src="http://m2cforum.wordpress.com/files/2008/03/junior.thumbnail.jpg" alt="junior.jpg" align="left" /></a>Tout était condamnable dans le discours que le porte-parole de la famille maraboutique de Tivaouane, Serigne Abdoul Aziz Sy, a servi, mercredi, aux nombreux fidèles venus assister à la cérémonie officielle du Maouloud, commémorant la naissance du Prophéte mahomed (Paix et Salut sur Lui). Ni le lieu, ni les circconstances, encore moins le ton utilisé n’étaient appropriés pour asséner "ses vérités" aux journalistes, et par ricochet, aux Sénégalais qui voudraient prendre en "otages" (sic)Tivaouane.<!--more--></b></p>
<p>Le marabout, visiblement hors de lui, avait-il besoin de s’emporter pour défendre le chef de l’Etat ? Si, comme il le prétend, le président Wade n’avait pas été conspué lors de sa visite dans la cité religieuse, pourquoi diantre, les forces de l’ordre auraient-ils usé de gaz lacrymogène pour disperser la foule ? Il y a bien des choses qui clochent dans le discours de Abdoul Aziz Sy Junior et repris deux fois de suite par la télévision nationale.</p>
<p><span class="garticle"><span class="texte_art"></span></span></p>
<p class="spip" align="justify">Quelle mouche a bien pu piquer le porte -parole de la famille Sy pour qu’il se comportât de la sorte. Dire qu’il est plus instruit que les journalistes et qu’’il se délecte à chaque fois qu’il lit leurs "bétises" (sic) dans les colonnes des journaux, est indigne d’un représentant de la plus grande famille de la Tidjania au Sénégal. Surtout que ces propos sont loin de réfléter la vérité. La haine et le mépris qui avaient été les seules motivations du discours de Junior n’avaient pas leur place dans une manifestation religieuse, a fortioro commémorant la naissance du Prophéte (Psl), symbole de Pardon et de Générosité.</p>
<p class="spip" align="justify">On le sait, il y a des marabouts encore nostalgiques des années où ils pouvaient tout se permettre avec leurs talibés ou fidèles, jusqu’à donner des "Ndigueul" (consignes) de vote. Cette période là est révolue.</p>
<p class="spip" align="justify">Les talibés savent désormais différencier la religion de leur vie de citoyen, notamment quand il s’agit de prendre position sur une politique qui a fini de ruiner tous leurs espoirs. La disette a fini de s’emparer de nos campagnes, des centaines de jeunes en quête de lendemains meilleurs ont péri en mer, l’inflation ne permet plus d’assurer les repas quotidiens dans la plupart des familles sénégalaises.</p>
<p class="spip" align="justify">Voilà des sujets sur lesquels on attendait Junior. Comme tous les autres marabouts, du reste.</p>
<p class="spip" align="justify">Par Babacar Dione, African Global News</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un mariage sur trois se termine par un divorce]]></title>
<link>http://m2cforum.wordpress.com/2008/03/21/un-mariage-sur-trois-se-termine-par-un-divorce/</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 11:59:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>m2cforum</dc:creator>
<guid>http://m2cforum.wordpress.com/2008/03/21/un-mariage-sur-trois-se-termine-par-un-divorce/</guid>
<description><![CDATA[
A Dakar, 1/3 des mariages se termine par un divorce, selon les enquêtes et les estimations qu’un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="garticle"></span></p>
<p class="spip"><b>A Dakar, 1/3 des mariages se termine par un divorce, selon les enquêtes et les estimations qu’une sociologue, le Dr Fatou Binetou Dial, a pu faire. Au cours d’une conférence, elle estime que les couples qui dépassent les 5 années ont une chance de survivre.</b></p>
<p class="spip">Pour de nombreuses femmes, le mariage est un moyen de valorisation sociale. Mais, le constat du nombre élevé de divorces, dans une ville comme Dakar, pousse certains à s’interroger sur le sens et l’objectif du mariage. Le Dr Fatou Binetou Dial, sociologue, a écrit, sur la base d’une enquête effectuée à Dakar, un ouvrage intitulé « Mariage et divorce à Dakar ». Cet ouvrage a été le prétexte d’un débat sur la problématique des divorces précoces.</p>
<p class="spip">L’enquête a utilisé des méthodes quantitatives et qualitatives, selon le Dr Dial. 1.290 individus ont été enquêtés dont des femmes appartenant à des catégories socioprofessionnelles différentes.<!--more--></p>
<p class="spip">Selon le Dr Dial, le mariage occupe une place importante dans nos sociétés où ses vertus alimentent des discussions populaires. Un discours idéologique sur la nécessité du mariage se retrouve même chez les jeunes filles. Sur le plan religieux, il existe plusieurs indications sur la sacralité des liens du mariage, en tant qu’union entre deux individus de sexes différents en vue de fonder une famille. Si tel est alors le cas, pourquoi existe-t-il des cas de plus en plus récurrents de divorces ?</p>
<p class="spip">Le Dr Fatou Binetou Dial tient à rassurer. « On a toujours divorcé dans nos sociétés, surtout dans les 40 dernières années », explique-t-elle. Cela n’empêche pas Lilyan Kesteloot de chercher à connaître la proportion de femmes divorcées. C’est une proportion assez faible, souligne le Dr Dial. « Cela tourne autour de 5 %. Mais à Dakar, 1/3 des mariages se termine par un divorce, selon les enquêtes et les estimations que nous avons pu faire », affirme la sociologue selon qui « les couples qui dépassent les 5 années ont la chance de survivre ».</p>
<p class="spip">Revenant sur les causes du divorce, le Dr Fatou Binetou Dial considère que, « généralement, le divorce intervient au cours des cinq premières années du mariage. Les causes sont multiples et variées. Il y a les problèmes avec la belle famille, la polygamie, le maraboutage, les problèmes de castes, l’anthropophagie, entre autres causes de séparation des couples », éclaire le Dr Dial.</p>
<p class="spip">Selon elle, il ressort de son enquête que le défaut d’entretien est « une cause fourre tout et on y met toutes les causes réelles et celles non avouées ». L’absence d’amour entre conjoints et la jalousie sont aussi des facteurs de divorce. La conférencière estime, par ailleurs, que « les unions faites sur la base d’arrangements se rompent très vite ». Et les femmes se remarient souvent avec ceux qu’elles aiment le plus. D’où l’importance qu’occupe la question de l’amour au sein des couples.</p>
<p class="spip">Le mariage est une souffrance, selon la sociologue pour qui, « la patience et l’abnégation peuvent maintenir le couple ».</p>
<p class="spip">L’émigration pose aussi problème à ses yeux. Elle est à l’origine d’un déficit d’intimité et de chaleur et conduit à des conflits voire au divorce. « Certains couples à Dakar vivent comme s’ils n’étaient pas mariés », regrette la conférencière. Le divorce est également lié à la précocité et à la rapidité du mariage.</p>
<p class="spip">De l’avis du modérateur, le Pr. Oumar Ndao de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « la sorcellerie et l’anthropophagie précipitent en outre les divisions ».</p>
<p class="spip">Serigne Mansour Tall, qui intervenait dans les débats, estime que l’écart d’âge entre les conjoints est très important pour le maintien et la survie des couples. Il est en moyenne de 10 ans au Sénégal, souligne le Dr Dial. Parmi les solutions pour prévenir le divorce, Bouba Tall, un autre intervenant, considère que l’exemple du mariage endogamique est intéressant. « Chez les Halpular, il est souvent plus facile de refaire le mariage en cas de divorce », souligne M. Tall.</p>
<p class="spip"><b>Trois catégories de divorcées...</b></p>
<p class="spip">Il y a trois catégories de femmes divorcées, selon les résultats de l’étude du Dr Fatou Binetou Dial. Il y a les femmes divorcées analphabètes qui ont un « parcours matrimonial complexe ». « Pour cette catégorie, après le divorce, le remariage est la seule issue salutaire », révèle le Dr Dial.</p>
<p class="spip">La seconde catégorie est celle des femmes qui optent pour un divorce judiciaire. Pour ces dernières, le remariage n’est pas une priorité. Cependant, malgré leur option de ne pas se remarier, elles finissent par le faire. La dernière catégorie est celle des femmes financièrement aisées. Ces dernières, après le divorce, se donnent d’autres préoccupations comme l’éducation de leurs enfants. « Elles disent toujours qu’elles sont à la recherche d’un mari en vue de sauver des apparences. Ces femmes aisées qui divorcent ne perdent que leur statut de femmes mariées, mais ne sont pas matériellement déstabilisées », éclaire la conférencière.</p>
<p class="spip">Selon elle, certaines contradictions sont dues au manque d’application du Code de la famille. « Les lois sont favorables aux femmes, mais elles ne se les approprient pas », déplore-t-elle, soulignant que « la procédure judiciaire pour le divorce est très lente et pesante ». Pour elle, les normes sociales font souvent que les femmes renoncent à leurs droits.</p>
<p class="spip">Le Pr. Abdoulaye Bathily soulignera l’importance du rôle des enfants dans la prolongation des mariages et des ruptures. « Les enfants jouent un rôle central dans le prolongement ou l’entrée en ré-union de leurs parents. Les enfants ne sont pas des freins au remariage », a précisé le Dr Dial. D’autres contradictions résident également dans le fait que les gens ne se marient pas souvent pour de l’argent, mais des divorces interviennent du fait de l’argent, pense le modérateur, le Pr. Oumar Ndao. Autre paradoxe : le fait que la société traditionnelle donne une large autonomie à la femme, alors que l’Islam exige une soumission totale au mari.</p>
<p class="spip">Par Souleymane Diam Sy (stagiaire), Le Soleil</p>
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