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	<title>debats-et-rebonds &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/debats-et-rebonds/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "debats-et-rebonds"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 15:36:08 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Amos Gitai chez Laure Adler sur France Culture]]></title>
<link>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=98</link>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 22:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=98</guid>
<description><![CDATA[Le réalisateur Amos Gitai était l&#8217;invité de Laure Adler dans l&#8217;émission &#8220;l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le réalisateur Amos Gitai était l'invité de Laure Adler dans l'émission "l'Avventura", sur France Culture, le 30 avril.</p>
<p>Pour l'écouter : <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/avventura/?PHPSESSID=37947edef041fdbb773b606f3c20ac9c">http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/avventura/?PHPSESSID=37947edef041fdbb773b606f3c20ac9c</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["De la page à l'écran": le salon du Livre 2008 en vidéo]]></title>
<link>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=78</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 18:51:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=78</guid>
<description><![CDATA[RENCONTRES. Le site Akadem (le campus numérique juif), qui a filmé les conférences du Salon du Li]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">RENCONTRES. Le site <a href="http://www.akadem.org/" target="_blank">Akadem</a> (le campus numérique juif), qui a filmé les conférences du <a href="http://www.salondulivreparis.com/1/Presentation.htm?lang=fr">Salon du Livre 2008</a> consacré à Israël, vient de mettre les vidéos en ligne. L'une des conférences réunissait <a href="http://www.amosgitai.com/html/home.asp">Amos Gitaï</a>, <a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2008/03/21/etgar-keret-le-reveur-philosophe/">Etgar Keret</a> et Ron Leshem (auteur de l'ouvrage à l'origine du film '<em><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2008/03/28/beaufort-forteresse-de-labandon/">Beaufort</a></em>', de Joseph Cedar) autour de la question de l'adaptation des textes israéliens à l'écran. Animé par la journaliste Laure Adler, le débat a été interrompu par une petite manifestation pro-palestinienne : <a href="http://sdl.akadem.org/TR_CINEMA.php">http://sdl.akadem.org/TR_CINEMA.php</a></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="color:#888888;">(merci à Alia qui a eu la gentillesse de me transmettre le lien).</span></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Janine Euvrard : "Les réalisateurs israéliens doivent apprendre à parler d'eux-mêmes"]]></title>
<link>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=38</link>
<pubDate>Sun, 17 Feb 2008 11:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=38</guid>
<description><![CDATA[INTERVIEW. Janine Euvrard est l&#8217;auteur de Israéliens-Palestiniens : que peut le cinéma ?, (]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a title="Janine Euvrard" href="http://labobinedisrael.wordpress.com/files/2008/02/janine-euvrard.jpg"></a><img style="width:86px;height:141px;" src="http://labobinedisrael.wordpress.com/files/2008/02/janine-euvrard.jpg" border="0" alt="" width="171" height="277" align="left" />INTERVIEW. <strong>Janine Euvrard</strong> est l'auteur de <em><strong>Israéliens-Palestiniens : que peut le cinéma ?</strong>,</em> (2005, éditions Michalon), un livre d'entretiens avec <strong>réalisateurs israéliens et palestiniens</strong>. Elle est également l'intigatrice et organisatrice de la biennale au cinéma Les Trois Luxembourg de Paris <em><a href="http://www.quepeutlecinema.com/">Moyen-Orient : que peut le cinéma</a>, </em>dont j'ai déjà parlé dans ce blog. <strong>Militante antisioniste</strong> de la première heure, Janine Euvrard explique ici sa démarche et son travail pour la paix.</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>1. Comment vous est venue l'idée de faire le voyage dont vous faites le récit ? Comment est né le livre ?</strong> </p>
<p>[audio <a href="http://www.themp3host.com/uploads/5d35b06e95.mp3">http://www.themp3host.com/uploads/5d35b06e95.mp3</a>]<br />
(4 mn 04)</p>
<p> </p>
<p><strong>2. Et le festival ?</strong></p>
<p>(5 mn 44)</p>
<p><strong>3. Lors des éditions 2003 et 2005, votre festival s'intitulait "Israéliens Palestiniens : que peut le cinéma?". En 2007, c'était "Moyen-Orient : que peut le cinéma?". Pourquoi l'avoir renommé ?</strong></p>
<p>(3 mn 34)</p>
<p><strong>4. Après avoir organisé déjà trois éditions et avoir écrit un ouvrage sur ce sujet, quelle est votre réponse à la question du pouvoir du cinéma?</strong></p>
<p>(2 mn 54)</p>
<p><strong>5. Pourquoi le cinéma israélien est-il, d'après vous, plus répandu en France que le cinéma palestinien ?</strong></p>
<p>(1 mn 44)</p>
<p><strong>6. Les cinémas israélien et palestinien ne sont-ils pas en train de se construire l'un contre l'autre ?</strong></p>
<p>(3 mn 49)</p>
<p>&#62;&#62; Lire <a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/tag/que-peut-le-cinema/">mes billets sur l'édition 2007 du festival de Janine Euvrard</a><br />
&#62;&#62; Lire le commentaire d'<a href="http://edgarmorin.sescsp.org.br/arquivo/download/arquivos/morin_JanineEuvrard.doc">Edgar Morin sur l'ouvrage de Janine Euvrard</a> (document word)<br />
&#62;&#62; Lire une <a href="http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=MOUV_027_0090">autre interview de Janine Euvrard</a> dans la revue <a href="http://www.cairn.info/accueil.php">Cairn</a> (fichier pdf)<br />
&#62;&#62; Site officiel du festival <em><a href="http://www.quepeutlecinema.com/">Moyen-Orient : que peut le cinéma?</a></em></p>
<p><em>(Crédit photographique: site <a href="http://www.francofil.se/nouvelle/filrouge/Portrait/portrait12-2003.htm">Francofil</a>)</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Haaretz : le nouvel intérêt français pour la culture israélienne]]></title>
<link>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=37</link>
<pubDate>Thu, 07 Feb 2008 18:43:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://labobinedisrael.wordpress.com/?p=37</guid>
<description><![CDATA[PRESSE. Le journal israélien &#8220;Haaretz&#8221; a publié un article de Daniel Ben Simon sur le ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">PRESSE. Le journal israélien "<b>Haaretz</b>" a publié un article de <b>Daniel Ben Simon</b> sur le <b>nouvel intérêt des Français pour la littérature et la cinéma</b> <b>israéliens</b>. Voici un extrait de la traduction de l'article, publié dans le n°900 de <a href="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82062"><b>Courrier International</b></a> (31 janvier 2008).</p>
<blockquote>
<p align="left">Le romancier juif et français <b>Marek Halter</b> est assis en face de moi dans un restaurant très chic de l'avenue Montaigne, au coeur du quartier parisien de la haute couture, et il a du mal à maîtriser son enthousiasme. "<i>Vous n'imaginez pas l'engouement des maisons d'édition françaises pour les livres sur les Juifs et sur Israël</i>", lance-t-il d'une voix tonitruante qui fait se retourner les autres clients du restaurant. (...)</p>
<p align="left"><!--more--></p>
<p align="left">Marek Halter sort justement de chez son éditeur, où il vient de signer un contrat pour un nouveau livre. "<i>Mon livre parlera des Juifs et de la Pologne, </i>dit-il. <i>Il y a encore quelques années, ce genre de sujet n'aurait intressé personne à part quelques Juifs très âgés. Aujourd'hui, ça intéresse l'ensemble des Français. Et ils ne s'intéressent pas seulement aux Juifs de Pologne, mais à tout ce qui concerne les Juifs et Israël</i>". Marek Halter se souvient que, il n'y a pas si longtemps, la simple évocation d'Israël suscitait un silence gêné de ses interlocuteurs, à cause du conflit sanglant avec les Palestiniens. Aujourd'hui, les auteurs israéliens comme Amos Oz et Aaron Appelfeld jouissent en France d'une popularité inédite. "<i>Je me souviens de cette époque</i>", ajoute Edna Dagon, une Israélienne qui vit en France et s'occupe de la promotion de la littérature israélienne. "<i>C'était le désert. Nous traduisions Meir Shalev et on vendait à peine 3000 exemplaires. Aujourd'hui, la situation a radicalement changé</i>".</p>
<p align="left"><b>TOUT SAVOIR D'UNE SOCIÉTÉ QUI DOUTE D'ELLE-MÊME</b><br />
Les Français accueillent maintenant à bras ouverts la littérature israélienne. Selon Edna Dagon, les lecteurs français éprouvent désormais une grande curiosité pour les auteurs israéliens et ont envie d'entendre parler de ce pays dont limportance géopolitique semble inversement proportionnelle à sa taille. (...) "<i>Ils se sont rendu compte que, par le biais de la littérature, on pouvait comprendre plus intimement la société israélienne</i>". (...)
</p>
<p align="left">Cet engouement pour la littérature israélienne reflète également le récent dégel des relations diplomatiques entre les deux pays. Le retrait d'Israël de la bande de Gaza a sans doute marqué un tournant. Depuis, les relations ne cessent de s'améliorer - et plus encore depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. (...) Marek Halter [explique] : "<i>Les Français ont découvert que ce petit pays avait produit quarante auteurs publiés en France. (...) C'est un honneur qui n'est accordé ni à un pays francophone comme la Belgique, ni aux Pays-Bas, ni à d'autres pays plus peuplés</i>", souligne-t-il.</p>
<p align="left">Et ce phénomène ne se cantonne pas à la littérature. Les <b>films israéliens</b> remplissent les salles. Même les troupes de danse font salle comble. En règle générale, ce genre de spectacles n'attirait qu'un public de Juifs français qui exprimaient ainsi leur solidarité avec Israël. Aujourd'hui, le public est bien plus large. (...)</p>
<p align="left">"<i>Quand un habitant de Dijon va voir un film israélien, pour moi c'est comme s'il avait visité Israël pendant une heure et demie</i>", [précise Anita Mazor, l'attachée culturelle de l'ambassade d'Israël]. Plusieurs personnalités littéraires juives françaises ont également contribué àcette inversion de tendance en multipliant les apparitions à la télévision pour présenter un autre aspect d'Israël : un pays en pleine crise d'identité, qui doute et s'inquiète pour son avenir.</p>
</blockquote>
<p align="justify">Et en complément, vous pouvez lire l'excellente revue de presse de Gian Paulo Accardo, journaliste italien et également parue dans Courrier International, sur le thème : <a href="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82381">Doit-on boycotter la littérature israélienne ? </a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cinéma israélien et co-production]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2008/01/27/cinema-israelien-et-co-production/</link>
<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 10:48:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2008/01/27/cinema-israelien-et-co-production/</guid>
<description><![CDATA[ECONOMIE. Dimanche 20 janvier à 11h, le Salon du Cinéma consacrait une table ronde sur l&#8217;imp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>ECONOMIE. Dimanche 20 janvier à 11h, le <a href="http://www.salonducinema.com/">Salon du Cinéma </a>consacrait une table ronde sur l'importance de la co-production pour le cinéma israélien. Plus spécifiquement, la rencontre s'intéressait à la co-production France-Israël. Compte-rendu.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Intervenants :<br />
<strong>-Xavier Merlin</strong>, directeur des Affaires européennes et internationales du <a href="http://www.cnc.fr/Site/Template/Accueil.aspx?SELECTID=614&#38;&#38;t=2"><strong>CNC</strong></a> <br />
<strong>-</strong><a href="mailto:david@filmfund.org.il"><strong>David Libkind</strong></a>, directeur d'<a href="http://www.filmfund.org.il/page.aspx?section=141"><strong>Israel Film Fund</strong></a> (équivalent en Israël du CNC français, producteur de '<em>Kadosh</em>', '<em>The Bubble</em>', '<em>Tu marcheras sur l'eau</em>',... pour ne citer qu'eux)<br />
<strong>-</strong><a href="http://www.sddistribution.fr/"><strong>Sophie Dulac</strong></a>, productrice et distributrice (dont la boîte a distribué, entre autres, '<em>Prendre femme</em>', '<em>Avanim</em>' et co-produit '<em>La Visite de la Fanfare</em>')<br />
<strong>-Yaël Fogiel</strong>, directrice des <a href="http://www.filmsdupoisson.com/">Films du Poisson </a>(co-producteur des<em> </em>'<em>Méduses</em>')</p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">La Politique de la France, à travers le CNC, en matière de co-production</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin</strong> : Le CNC a toujours eu envie d'échanger et de dialoguer avec d'autres cultures. Concrètement, pour accompagner cette envie, le CNC négocie des <strong>accords entre la France et un certain nombre d'autres pays </strong>qui<strong> </strong>servent à aider les films étrangers à trouver des financements en France de la part du CNC, des chaînes de télévision (premier producteur de films en France) ou de la part d'entreprises privées. A ce jour, il y a une cinquantaine d'accords. Les pays européens, plus proches voisins de la France ont été les premiers à signer dans les années 1960. Puis, les pays francophones d'Afrique et du Maghreb ont suivi. Et progressivement, ce champ de coopération s'est élargi à des pays d'Amérique latine, d'Asie, et du bassin Méditerranéen dont <strong>Israël</strong>. C'est donc une politique très large, mais qui correspond à la réalité du travail cinématographique : beaucoup des films étrangers qui sont diffusés en France sont en fait des co-productions. Aujourd'hui, la France produit environ 220 films par an et un tiers sont des co-productions internationales.</p>
<ul>
<li><font color="#000080"><strong>L'accord France-Israël</strong></font></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin</strong> : Un <strong>premier accord</strong> avec Israël avait été signé <strong>dans les années 1980</strong>. Mais ça n'a pas très bien fonctionné. Le vrai départ date de 2001 suite à des renégociations de l'accord de co-production. <strong>Depuis 2002, on dénombre 28 films co-produits par la France et Israël</strong>. C'est un nombre spectaculaire. Israël arrive en effet en <strong>sixième position</strong> derrière la Belgique (pays frontalier et francophone), l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni (tous proches voisins européens). Il y a donc une dynamique extrêment positive et un bilan dont nous avons nous-mêmes été surpris. De plus, parmi ces films co-produits, on trouve des films qui ont eu à la fois un <strong>succès public</strong> et des prix dans les <strong>grands festivals</strong> comme celui de Cannes.<br />
Le CNC, au-delà de l'accord de coopération, essaye d'accompagner les films plus largement : on a mis en place des bourses d'aide à l'écriture des scénarios, on accueille depuis plusieurs années des professionnels israéliens dans le cadre du Producers Network à Cannes pour créer des contacts entre Français et Israéliens. </p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">Le rôle d'Israël Film Fund et du gouvernement israélien</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>David Libkind :</strong> Ce fonds a été <strong>créé en 1980</strong>. Chaque année, nous produisons <strong>une dizaine de films</strong> avec environ <strong>400 000 euros </strong>de subventions par film. Si la co-production avec la France est si importante, c'est selon moi pour deux raisons : tout d'abord, il y a une proximité certaine entre ces deux pays, et deuxièmement, notre région est au centre des conflits qui secouent le monde et le public mondial a envie de comprendre ce qui s'y passe à travers le cinéma aussi et non seulement à travers les médias. Par ailleurs, notre façon de faire des films en Israël ressemble beaucoup à celle de la France : on pourrait presque dire que nous avons copié ce qu'on appelle le "cinéma d'auteur". Depuis 2001, il y a presque eu une <strong>révolution de l'émergence des films israéliens en France</strong>. On doit beaucoup à Charles Zrihen qui a créé en 2001 le <a href="http://www.isratim.co.il/">Festival du film israélien </a>et qui a permis à de nombreux réalisateurs israéliens et français d'échanger.<br />
Par ailleurs, le ministère des Finances israélien a mis sur pieds <strong>une commission pour réfléchir aux façons d'encourager les co-productions</strong>. Elle vient de faire la suivante proposition : actuellement, si un producteur étranger vient avec un million d'euros pour une coproduction, 30% doivent être versés au fisc israélien ; mais la commission propose maintenant de rembourser au producteur étranger la moitié de ces 30% soit, pour reprendre l'exemple du million d'euros, 150 000 euros qui pourraient être directement réinjectés dans la production du film.</p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">Le rôle de la co-production dans l'émergence du cinéma israélien en France</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Sophie Dulac : </strong>La co-production a indéniablement joué un rôle dans ce sursaut puisqu'il a permis au cinéma israélien d'être plus facilement financé et distribué en France. D'ailleurs, la France est le pays étranger dans lequel les films israéliens ont le plus de succès. Mais ça n'a pas joué à 100% : il y a aussi des <strong>talents en Israël</strong>, des coups de coeurs sur des films qu'on a envie de montrer en France, indépendamment des accords de co-production. C'est le cas de la '<em>Visite de la Fanfare</em>' qui n'a pas tout de suite trouvé de soutien auprès des professionnels, et qui a eu du mal à trouver des financements.  Ils doivent s'en mordre les doigts aujourd'hui puisqu'il a atteint les 300 000 entrées, ce qui est exceptionnel sur ce genre de films.<br />
Bien sûr, Sophie Dulac Distributions ne produit que cinq/six films par an, doit faire <strong>des choix</strong> et ne peut pas produire tous les films israéliens... En tout cas, ce qui me plaît dans ce cinéma-là, c'est qu'il y a une émergence de <strong>jeunes réalisateurs</strong> qui sont très critiques à l'égard de leur propre pays (et il n'y a que eux qui peuvent le faire) tout en sachant aussi parler de sujets très divers, sociétaux, économiques et pleins d'humour parfois.
</p>
<p align="justify"> <strong>Yaël Fogiel</strong> : Je suis d'origine israélienne, ça fait 20 ans que je vis en France et je me sens donc très proche de cette question de co-production franco-israélienne. Les Films du poisson ont produit jusqu'ici essentiellement des films français. Avec '<em>Les Méduses</em>', on s'est posé pour la première fois la question de savoir si l'on voulait co-produire, car ça nous place dans une situation particulière ! On a accepté car le projet nous plaisait réellement, indépendamment du fait que le film était israélien. Mais il y a une vraie<strong> créativité cinématographique en Israël</strong> ces dernières années qui nous donne envie de continuer.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><strong><font color="#000080">Politique, cinéma israélien et co-production</font></strong></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Dans le public :</strong> Existe t-il une corrélation entre l'intérêt des Français pour le <strong>cinéma israélien et la politique</strong> ?</p>
<p align="justify"><strong>Sophie Dulac :</strong> Dans le cinéma israélien, on n'a plus envie de trouver des connotations politiques. Ce n'est pas le but. J'aimerais qu'on sorte de cette image-là car quoi qu'il arrive il y aura toujours de gens pour politiser un film israélien. Le cinéma c'est de la <strong>culture</strong>, et il est vrai qu'il véhicule un certain <strong>message</strong>, mais je ne pense qu'il faille estimer que l'intérêt du public pour le cinéma israélien est uniquement lié aux problématiques politiques.</p>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin  :</strong> Le CNC est un établissement public qui <strong>dépend du Ministère de la Culture français</strong> donc on pourrait effectivement se demander si l'action du CNC est guidée par des considérations politiques. La réponse est non. Que ce soit pour Israël ou pour d'autres pays, quand on décide de développer un partenariat, on ne le fait que si on estime que c'est dans l'intérêt de la profession, dans <strong>l'intérêt du cinéma</strong>. On n'obéit pas du tout à un agenda politique, mais à des impératifs culturels et aussi, il faut bien l'avouer, économiques. Et je suis sûr que c'est le cas de nos partenaires israéliens.</p>
<p align="justify"><font color="#999999"><em>Un grand merci à Eva Guerda pour sa contribution fondamentale à la rédaction de ce compte-rendu.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Que peut le cinéma? (3/3) : enfin des éléments de réponse !]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/01/que-peut-le-cinema-33-enfin-des-elements-de-reponse/</link>
<pubDate>Sat, 01 Dec 2007 14:36:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/01/que-peut-le-cinema-33-enfin-des-elements-de-reponse/</guid>
<description><![CDATA[RENCONTRE. La musique porte conseil. Après la diffusion du documentaire de Paul Smaczny, &#8216;Kno]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/udi-aloni-filmmaker.jpg" title="Udi Aloni"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/azza-el-hassan.jpg" title="Azza el-Hassan"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2008/01/udi-aloni-israel-montre-sa-bobine.jpg" title="Udi Aloni, israeli filmmaker"></a>RENCONTRE. La musique porte conseil. Après la diffusion du documentaire de Paul Smaczny, '<i>Knowledge is the beginning</i>', en clôture du festival '<i><a href="http://www.quepeutlecinema.com/index.php?home.htm">Moyen Orient : Que peut le cinéma?</a></i>', (un très beau documentaire qui traite d'un orchestre de jeunes Palestiniens et Israéliens...) le débat a enfin été lancé. Et les réalisateurs présents (Aya Kaniuk, Dominique Dubosc, Udi Aloni...) se sont, pour la plupart, risqués à donner des éléments de réponse, plus ou moins optimistes, plus ou moins développés. Verbatim.</p>
<p align="justify"><!--more--></p>
<p align="justify"><b>Amer Alwan</b>,<b> Irakien, venu présenter '<i>Irak, entre fiction et réalité</i>' :</b></p>
<blockquote><p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/amer-alwan.jpg" title="Amer Alwan"><img vspace="2" align="left" width="101" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/amer-alwan.jpg" hspace="6" alt="Amer Alwan" height="116" /></a>"Ce que je trouve magnifique, et particulièrement avec le film de Paul Smarczny [<i>qui raconte l'aventure d'un orchestre de jeunes Israéliens et Arabes, dirigé par l'Israélo-allemand Daniel Barenboïm</i>], c'est que quand on filme une personne tenant un instrument de musique, il prend l'apparence d'un ange. Et quand on filme quelqu'un avec une arme, une mitraillette, ou un tank, il ressemble à un démon. Il faudrait vraiment cesser de filmer les militaires et commencer à ne filmer que les musiciens.<br />
Pour répondre à la question "que peut le cinéma?", je dirais que les films sont inutiles car tout le monde sait ce qui se passe au Moyen-Orient, et les gens n'ont pas besoin de nous pour être au courant. Les changements, en ce monde, sont entre les mains des gens de pouvoir, et ils le savent".</p></blockquote>
<p align="justify"><b><a href="http://www.mahsanmilim.com/index.html">Aya Kaniuk</a></b>, <b>Israélienne, venue présenter avec Tamar Goldschmidt, '<i>To pass an elephant through a needle's eye</i>' :</b></p>
<blockquote><p>"Le cinéma, c'est comme tout. On essaye d'exprimer quelque chose à travers notre propre prisme, et cette chose que l'on essaye d'exprimer doit ensuite passer à travers le prisme de la personne qui le reçoit. Et naturellement, il est très difficile de changer la manière dont pensent les gens. Mais laissez-moi vous raconter ce qui nous est arrivé, à Tamar et à moi, à peine deux jours avant de venir à Paris. Nous avons reçu une lettre d'un père qui consultait <a href="http://www.mahsanmilim.com/index.html">notre site</a>, sur lequel se trouvent la plupart de nos travaux documentaires. Son fils allait avoir 18 ans, c'est-à-dire l'âge de la conscription en Israël. Le père avait laissé son fils regarder nos films par-dessus son épaule. A la fin, le fils a déclaré qu'il ne voulait pas aller à l'armée, qu'il ne voulait pas aller dans les Territoires occupés. Ca nous a montré que nous pouvions vraiment provoquer un changement, même à petite échelle. Ca a été un véritable cadeau".</p></blockquote>
<p align="justify"><a href="http://www.dominiquedubosc.org/default.lasso?-session=natio:9341F39BD110AF40FD8130459B67F216"><b>Dominique</b> <b>Dubosc</b></a><b>, Français, venu présenter '<i>Fragments d'histoire palestinienne</i>' :</b></p>
<blockquote><p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/dominiquedubosc_sm.jpg" title="Dominique Dubosc"><img vspace="2" align="left" width="90" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/dominiquedubosc_sm.jpg" hspace="6" alt="Dominique Dubosc" height="87" /></a>"Je ne peux dire qu'une chose. Cela fait plus de quarante ans que je fais des films sur le conflit entre Israéliens et Palestiniens et je ne pense pas que ça puisse changer quoi que ce soit".</p></blockquote>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><b><a href="http://www.udialoni.com/">Udi Aloni</a></b><b>, Israélien, venu présenter '</b><a href="http://www.forgivenessthefilm.com/"><b>Forgiveness</b></a><b>' :</b></p>
<blockquote><p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/udi-aloni-filmmaker.jpg" title="Udi Aloni"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2008/01/udi-aloni-israel-montre-sa-bobine.jpg" title="Udi Aloni, israeli filmmaker"><img vspace="2" align="left" width="105" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2008/01/udi-aloni-israel-montre-sa-bobine.jpg" hspace="4" alt="Udi Aloni, israeli filmmaker" height="117" /></a>"Si ma grand-mère était encore là, elle dirait : "<i>Parfois le cinéma peut changer les choses et parfois, il ne peut pas</i>". La grande sagesse d'antan.<br />
Mon film s'appelle 'Pardons', au pluriel, et je voudrais vous raconter une histoire à ce sujet. Lors d'une conférence, Jacques Derrida a parlé de Jankélévitch disant qu'il n'avait jamais réussi à pardonner les Allemands. Un jour, un jeune Allemand lui a écrit une lettre lui disant qu'il n'était pas responsable et lui demandant pourquoi il ne pouvait pas lui pardonner. Jankélévitch lui a répondu que ce n'était pas à lui de pardonner tous les Allemands, qu'une personne ne pouvait pas pardonner tout un peuple. Il l'a tout de même invité à Paris pour le rencontrer. Le jeune Allemand est venu, et ils se sont assis face à face, mais n'avaient rien à se dire. Ils se sont alors mis au piano et ont joué ensemble de la musique. Et je me suis dit que moi, je ne pouvais pas demander pardon aux Palestiniens car les crimes ont encore lieu en ce moment, ce n'est pas fini. On ne peut demander pardon pour le présent. Mais parfois, dans mes moments optimistes, j'ai l'impression que faire des films, c'est comme Jankélévitch et ce jeune garçon jouant du piano ensemble : maintenir en vie le langage de paix, au cas où, un jour, le miracle ait lieu, l'occupation s'arrête, que je puisse enfin demander pardon, et qu'il y ait quelqu'un pour me pardonner. C'est à l'artiste de maintenir ce langage de paix en vie pour le jour où il pourra enfin être utilisé".<br />
<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/26/udi-aloni-si-on-aime-israel-cest-le-moment-de-commencer-a-le-critiquer/"><font color="#993300">&#62;&#62; Lire mon interview d'Udi Aloni : "Si on aime Israël, c'est le moment de commencer à le critiquer".</font></a></p></blockquote>
<p align="justify"><b>Azza el-Hassan, Palestino-jordanienne, venue présenter '<i>Always look them in the eyes</i>' :</b></p>
<blockquote><p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/azza-el-hassan.jpg" title="Azza el-Hassan"><img vspace="2" align="left" width="99" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/azza-el-hassan.jpg" hspace="6" alt="Azza el-Hassan" height="144" /></a>"Quand j'ai décidé de rentrer à l'école de cinéma, je pensais que le cinéma pouvait tout changer. Mais plus je fais de films et plus je me rends compte qu'il ne change rien. Le cinéma est un outil de réflexion, pas un outil de propagande. Comme les films d'Eisenstein n'ont été compris qu'après la Révolution, comme les films sur la guerre du Vietnam n'ont été écoutés qu'après que cette guerre ait éclaté, nos films sur le Moyen-Orient ne peuvent qu'exprimer un état de fait et ouvrir un espace de discussion, mais pas changer le monde. Ce qui change le monde, c'est l'idéologie, selon moi. Car c'est son rôle".</p></blockquote>
<p align="justify"><b>Tamar Goldschmidt</b> (Israël, '<i>To pass an elephant...</i>'), <b>Jamal Khalaile</b> (Cisjordanie, '<i>Mohammad and the Capoeira</i>'), et <b>Abdel Salam Shehada</b> (Gaza, '<i>Another Kind of tears</i>') étaient également présents mais n'ont pas souhaité répondre à la question... ce qui constitue déjà, en soi, un élément de réponse.</p>
<p align="justify">La prochaine édition de ce festival doit avoir lieu courant 2009.</p>
<p align="justify"><font color="#993300">&#62;&#62; Lire : "</font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/22/que-peut-le-cinema-1-pas-grand-chose-si-lon-en-croit-cette-1ere-soiree/"><font color="#993300">Que peut le cinéma? (1/3): pas grand chose, si l'on en croit cette 1ère soirée...</font></a><font color="#993300">"<br />
&#62;&#62; Lire : "</font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/01/que-peut-le-cinema-3-enfin-des-elements-de-reponse/"><font color="#993300">Que peut le cinéma? (2/3): 'Forgiveness' ou tragédie grecque en terre promise</font></a><font color="#993300">"</font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Que peut le cinéma? (1/3) : pas grand chose, si l&#8217;on en croit cette 1ère soirée&#8230;]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/11/22/que-peut-le-cinema-16-pas-grand-chose-si-lon-en-croit-cette-1ere-soiree/</link>
<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 08:32:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/11/22/que-peut-le-cinema-16-pas-grand-chose-si-lon-en-croit-cette-1ere-soiree/</guid>
<description><![CDATA[COMPTE RENDU. Comme promis, je me suis rendue à la soirée d&#8217;ouverture du festival &#8216;Moy]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">COMPTE RENDU. Comme promis, je me suis rendue à la <b>soirée d'ouverture du festival <a href="http://www.quepeutlecinema.com/index.php?home.htm?lang=fr">'Moyen-Orient : que peut le cinéma'</a></b><a href="http://www.quepeutlecinema.com/index.php?home.htm?lang=fr"> </a>(voir <a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/08/moyen-orient-que-peut-le-cinema/">mon post du 8 novembre 2007</a>). L'instigatrice et organisatrice de cette belle initiative, <a href="http://http://labobinedisrael.wordpress.com/2008/02/17/janine-euvrard/">Janine Euvrard</a> était souffrante et n'a pas pu venir présenter ce festival qui, après-tout, est bien le sien.</p>
<p align="justify"><!--more--></p>
<p align="justify">D'abord, <b>les films</b>. Je ne vais pas m'attarder dessus, parce qu'aucun n'était à proprement parler israélien (mais Israël y montrait bien un bout de sa bobine !). Je n'ai malheureusement pas pu assister à l'intégralité des diffusions, seulement à 'The Colour of Olives' et 'The Iron Wall', deux long métrages.</p>
<p align="justify"><b><a href="http://www.thecolourofolives.com/main.htm"><img vspace="3" align="left" width="276" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/11/colour-of-olives.jpg" hspace="6" alt="The Colour of olives, affiche, Carolina Rivas" height="179" />'The colour of olives'</a></b>, film palestino-mexicain de la réalisatrice <b>Carolina Rivas</b>, est un documentaire qui retrace en une semaine la vie d'une famille palestinienne, piégée par le mur de séparation, coupée de ses terres, enfermée et littéralement asphyxiée par les règles des militaires et la proximité d'une colonie juive. Mais, ce n'est pas n'importe quel documentaire ; j'appellerai ça <b>'documentaire d'art et d'essai'</b> : le film est, selon moi, avant tout un très joli exercice de style, où le travail sur la forme est tellement poussé qu'il en finit par trop retravailler et donc desservir le fond. Le film presque muet -des citations sont intercalées entre certaines scènes, écrites blanc sur noir. Avec beaucoup de portraits en gros plan, quasi statiques, des différents membres de la famille. Il semble que le projet de Rivas ne soit pas d'informer, car si l'on apprend certaines choses grâce à ce documentaire, d'autres restent sans réponse. C'est, du moins, le sentiment que j'ai eu en sortant de la salle. Reste qu'il s'agir d'un très beau film que je recommande à toute personne qui s'intéresse tant au travail esthétique qu'au sort des Palestiniens.</p>
<p align="justify">Quant à <b><a href="http://www.theironwall.ps/">'The Iron Wall'</a></b>, de <b>Mohammed Alatar</b>, c'est un concentré pur d'infos, sans gros travail cinématographique :<br />
[video]http://youtube.com/watch?v=0JEI04jVvg0[/video]<br />
Cinquante-deux minutes d'information en continu. Le film retrace depuis les années 20, les années Jabotinsky, la lente conquête de terrain par les sionistes d'antan et les colons d'aujourd'hui. Il explique comment petit à petit, la terre promise (sans mauvais jeu de mots) aux Palestiniens n'a cessé de diminuer comme peau de chagrin. Et de ce point de vue, c'est très réussi. (si vous voulez voir tout le film en streaming, il est <a href="http://youtube.com/results?search_query=THE+IRON+WALL">disponible sur Youtube en 6 parties</a>)</p>
<p align="justify"><b>Je regrette surtout deux choses au sujet de cette première journée</b> du festival. D'abord, les deux long métrages diffusés ne montraient qu'<b>un côté des souffrances</b> : le côté palestinien. D'ailleurs, c'était évident durant le débat aussi où seules trois personnes étaient invitées, toutes trois engagées auprès des Palestiniens : <a href="http://www.bibliomonde.com/auteur/dominique-vidal-1930.html"><b>Dominique Vidal</b></a>, journaliste au <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/">Monde Diplomatique </a>a une<a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/11/chahid-vidal-warchawski.JPG" title="Chahid Vidal Warshawski - Que peut le cinéma?"><img vspace="3" align="right" width="298" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/11/chahid-vidal-warchawski.JPG" hspace="6" alt="Chahid Vidal Warshawski - Que peut le cinéma?" height="207" /></a> vision très modérée du conflit sinon proche des Palestiniens ; <b>Leïla Chahid</b>, représentante de l'Autorité Palestinienne à Bruxelles ; et <b>Michel Warshawski</b>, fondateur d'une organisation israélo-palestinienne milititant pour les droits des palestiniens (l'<a href="http://www.alternativenews.org/">AIC</a>)...<br />
Je ne dis pas que je ne pense pas comme eux que l'occupation est un crime contre l'humanité, que la construction du mur en est un autre. Mais, pour avoir un débat, il faut des personnes de plusieurs camps sinon, ça devient un club de bien pensance, enfermé dans une salle, et ça ne mène nulle part. Un couple de sionistes n'a d'ailleurs pas été autorisé par le reste de la salle à exprimer son point de vue. C'est un peu dommage : le débat doit-t-il prêcher des convaincus ?<br />
Je n'ai eu aucun problème avec le fond du "débat", mais pour ce qui est de la forme, il vaut peut être mieux réintituler ces moments "rencontres" au lieu de "débats".
</p>
<p align="justify">Last but not least, ce que je regrette par dessus tout, c'est quand même qu'on n'ait, à aucun moment cherché à répondre à la question de la semaine : <b>"que peut le cinéma? ". La question n'a pas été posée une fois.</b> Comme si les films devaient répondre d'eux mêmes, et qu'après, on passait aux choses sérieuses. Il serait plus judicieux, je pense, de profiter de la présence des réalisateurs (car ils étaient là !) et de chercher à comprendre le pouvoir de l'image, ses possibilités d'action dans une guerre de 100 ans. J'ai été très déçue, car il s'agit tout de même du nom du festival ! Je reste cependant optimiste et mets ça sur le compte du côté très "politique" des invités du jour. La réponse sera sans doute apportée dans les prochains jours du festival...</p>
<p align="justify">Pour finir, et pour vous remercier d'avoir lu jusqu'ici, je vous raconte la dernière blague juive qui circule en Israël (relatée par Dominique Vidal):</p>
<blockquote><p>"Un mec s'étonne que les invitations à la conférence d'Annapolis n'aient pas encore été envoyées. Un autre lui répond que ça dépend : pour un mariage, il faut les envoyer plusieurs mois à l'avance, mais pour un enterrement, la veille suffit".</p></blockquote>
<p align="justify">&#62;&#62; Lire : "<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/26/que-peut-le-cinema-2-forgiveness-ou-la-tragedie-grecque-de-la-terre-promise/">Que peut le cinéma? (2/3) : 'Forgiveness' ou tragédie grecque en terre promise</a>"<br />
&#62;&#62; Lire : "<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/01/que-peut-le-cinema-3-enfin-des-elements-de-reponse/">Que peut le cinéma? (3/3) : enfin des éléments de réponse!</a>"</p>
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