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	<title>debre &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/debre/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "debre"</description>
	<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 22:27:46 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[:: CHeNONCeAU :: Olivier Debré, peintre voyageur, De la Touraine au monde... ]]></title>
<link>http://orbn.wordpress.com/?p=86</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 22:13:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Olivier</dc:creator>
<guid>http://orbn.fr.wordpress.com/2008/06/24/chenonceau-chateau-olivier-debre-touraine-peintre/</guid>
<description><![CDATA[
Après Zao Wou KI, Fassianos, Julian Schnabel, Miquel Barcelo, Valdés et Claudio Bravo, Chenonceau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3126/2593281865_2f16b41016.jpg?v=0" alt="" /></p>
<p style="text-align:justify;">Après Zao Wou KI, Fassianos, Julian Schnabel, Miquel Barcelo, Valdés et Claudio Bravo, Chenonceau rend hommage à Olivier Debré, peintre voyageur, né en 1920, disparu en 1999. </p>
<p style="text-align:justify;">L’exposition rassemble 20 œuvres, comme autant de témoignages de ses nombreux voyages, Etats-Unis, Grèce, Chine, Hong Kong, Maroc… Et traduit sa démarche originale, la recherche du contact direct avec la nature, son véritable atelier à ciel ouvert.</p>
<p style="text-align:justify;">Il peint la nature parce qu’il peint dans la nature, ses toiles sont transportées hors de l’atelier, dehors, dans ces paysages croisés à travers le monde. Le château offre ces fenêtres ouvertes sur d’autres paysages, à ses hôtes de tous les pays, qui franchissent les portes de cette galerie qui ne ressemble à aucune autre.</p>
<p style="text-align:justify;"><span class="titrerouge">Mais aussi les couleurs de la Touraine, source d’inspiration favorite du grand peintre français et terre où il aimait se ressourcer.</span></p>
<p><span class="titrerouge">A voir au château de chenonceau jusqu'au 5 novembre 2008</span></p>
<p style="text-align:right;">Plus<a href="http://www.chenonceau.com/media/fr/bio_debre.php" target="_blank"> d'infos </a>sur le site du château</p>
<p><img src="http://farm2.static.flickr.com/1347/864062047_91ce1e6c70_o.gif" alt="" /></p>
<p style="text-align:center;"><em>illustration : touraine rose tache jaune</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi Debré sur l'immigration par Maurice Nadeau]]></title>
<link>http://laquinzaine.wordpress.com/?p=201</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 18:18:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulinethomas</dc:creator>
<guid>http://laquinzaine.fr.wordpress.com/2008/05/04/loi-debre-sur-limmigration-par-maurice-nadeau/</guid>
<description><![CDATA[Journal en Public. Loi Debré sur l&#8217;immigration
Revue N° 711 parue le 01-03-1997
Mercredi 12 ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Journal en Public. Loi Debré sur l'immigration<br />
<em>Revue N° 711 parue le 01-03-1997</em></p>
<p>Mercredi 12 février (1997). En rentrant, le soir, sur le "répondeur"<br />
m'attend une voix amie: "Les écrivains doivent s'associer aux<br />
cinéastes pour refuser le projet de loi Debré sur l'immigration.<br />
J'attends votre signature, avant minuit". Je ne me demande<br />
pas si je suis écrivain, ma signature je la donne, d'autant plus<br />
que j'avais dit, il y a quelques jours, avant les cinéastes, "ils<br />
pourront toujours courir avant que je dénonce un étranger<br />
que j'aurais abrité..."<!--more--><br />
Jeudi 14. Je me vois dans Le Monde, près d'Edgar Morin,<br />
avec 154 autres. J'en reconnais quelques-uns, des "anciens"<br />
parmi les 121, — ceux qui rassemblent les signatures<br />
doivent avoir consulté la fameuse liste — les autres sont<br />
évidemment plus jeunes, je les connais plus ou moins. Tiens<br />
tiens! est-ce que les écrivains, les "intellectuels" que, depuis<br />
un certain temps, on accuse de dormir, commenceraient à se<br />
réveiller?<br />
Je pense que le détonateur ça a été l'élection de Vitrolles, la<br />
parade insolente du couple Mégret. Le Pen gagne du terrain,<br />
un peu plus tous les jours, le gouvernement et le triste Debré<br />
lui emboîtent le pas, espérant le battre à la course<br />
démagogique. La Gauche fait dodo. Les jeunes cinéastes et<br />
une centaine et demie d'intellectuels ont fini par s'en<br />
apercevoir.<br />
Vendredi, samedi, dimanche, le feu gagne. Voici qu'entrent<br />
en lice les universitaires, les chercheurs, les techniciens, les<br />
traducteurs... tout le monde veut en être. Tout ce monde —<br />
l'élite, dit-on — déclare haut et fort qu'elle violera la loi,<br />
qu'au-dessus de la loi, quand elle devient inique, existe le<br />
respect de soi, le respect de l'autre, une loi morale<br />
supérieure à toute règle concoctée par une majorité de<br />
soi-disant "représentants du peuple" auxquels une partie —<br />
qui n'est pas la plus imbécile — de ce peuple crie son<br />
dégoût.<br />
J'attends la suite. Feu de paille? Les socialistes se sont tus,<br />
et pour cause: ce sont eux qui, en 1982, Badinter garde des<br />
sceaux — Libération nous le rappelle — ont imaginé le<br />
certificat d'hébergement. Debré va un peu loin, Jospin le lui<br />
fait timidement remarquer: "pas jusqu'à la dénonciation, ça<br />
ne se fait pas, c'est vilain!"<br />
Pour le week-end, un assez long week-end, j'ai emporté<br />
Tanizaki en Pléiade, une grosse Pléiade, plus de 2 000<br />
pages, et ce n'est que le premier volume (il y en aura deux).<br />
J'avais lu autrefois Un amour insensé. Je reprends depuis le<br />
début, les oeuvres de jeunesse. C'était le temps en Occident,<br />
de Gide et d'Oscar Wilde, Tanizaki les apprécie. Il ne le leur<br />
cède en rien dans la liberté, sinon des peintures, du moins<br />
des situations où la sensualité (le désir de carnation blanche<br />
féminine, le froissement de la soie) s'exerce à plein, où se<br />
donnent libre cours avec une joie brutale fétichisme et<br />
fantasmes sadomasochistes. C'est le début du siècle, le<br />
Japon est en train de basculer dans une modernité qui ne<br />
garde du samouraï que le tranchant du sabre, l'honneur,<br />
autrefois guerrier, se portant ailleurs. Le Japonais Tanizaki<br />
est obnubilé par l'Occident, où il ne mettra jamais les pieds.<br />
Plus que par ses glorieux aînés, comme Sôseki, il jure par<br />
Flaubert et Maupassant.<br />
Lundi. De Sôseki, justement, La Quinzaine et Louis Vuitton<br />
publient des récits de voyages. J'en reçois les premiers<br />
exemplaires. Hilka a de nouveau réussi une très belle<br />
couverture.<br />
Avant de partir, j'avais commencé de lire Ostinato, le livre de<br />
Louis-René des Forêts en chantier depuis vingt-cinq ans.<br />
Libération et le Monde des Livres en ont fait la semaine<br />
dernière leur "ouverture". Excellents articles de Gaudemar<br />
dans l'un, de Kéchichian dans l'autre, admiratifs mais<br />
prudents et préférant laisser la parole à l'auteur sous forme,<br />
ici et là, d'entretiens. Des entretiens où Des Forêts redit ce<br />
qu'il dit dans son livre, mais en plus rapide et à la portée du<br />
lecteur pressé.<br />
Les 50 premières pages d'Ostinato m'avaient à ce point<br />
bouleversé, me transportant dans des souvenirs d'enfance<br />
que je faisais miens, illuminations d'instants portés à<br />
l'incandescence par une écriture d'une efficace beauté, que<br />
je décidai de ne pas emporter Ostinato en week-end. Je ne<br />
voulais pas le galvauder, le traiter en ouvrage ordinaire, ce<br />
n'était plus de "lecture" seulement qu'il était question.<br />
Certains de ces textes, je les avais lus autrefois, dans des<br />
revues, des plaquettes, par quel tour de magie sautaient-ils<br />
maintenant de la page dans mes propres souvenirs?<br />
Ostinato, je l'ai repris au retour. Toujours ces illuminations<br />
dans les souvenirs de guerre et de maquis (je pense aux<br />
"épiphanies" joyciennes), dans la déception, stupéfiée et<br />
amère de l'après-libération, et ce goût de la métaphore qui se<br />
meut entre ciel et terre, dans les territoires de l'enfance. Le<br />
deuil immense qui a frappé Des Forêts et sa compagne,<br />
comment l'auteur s'en remettrait-il dès lors que l'homme de<br />
chair et de vie en porte la marque crucifiante? L'homme et<br />
l'auteur, faisant mentir l'autre rêveur endurci qui s'en est pris<br />
à Sainte-Beuve, se confondent ici et ne font qu'un, appelant<br />
le lecteur à former un trio d'un seul tenant, et c'est bien en<br />
quoi Ostinato s'écrit hors de tout discours, fût-ce le discours<br />
autobiographique. Sur tous les modes, du grave à l'aigu, du<br />
confiant au désespéré, de l'à quoi bon? à l'élan pour repartir<br />
dans la fabuleuse aventure d'un langage qui permet de<br />
rebondir. Des Forêts, hanté par la mort qu'il veut voir proche,<br />
s'arc-boute dans des ruminations sans fin sur "l'échec" de<br />
son projet. On aura compris qu'il ne s'agit pas de l'échec d'un<br />
ouvrage de littérature. Ce qu'il redoute et désire à la fois c'est<br />
d'atteindre "le lieu premier, le non-lieu, le rien de rien où tous<br />
les mots étant heureusement abolis, le silence même perd sa<br />
nature et son nom".<br />
En son temps j'avais écrit sur Le Bavard, son premier livre. Il<br />
m'avait fait savoir que je n'y avais rien compris et il en était<br />
même un peu indigné: j'avais usurpé la place que j'occupais.<br />
Par la suite, je publiai dans Les Lettres Nouvelles "Les<br />
grands moments d'un chanteur" et La Chambre des enfants.<br />
Louis-René était devenu un ami que je retrouvai dans le<br />
projet de cette Revue internationale qu'avec Blanchot,<br />
Mascolo et Vittorini nous avons essayé de mettre sur pied. Et<br />
bien sûr, nous étions ensemble contre la guerre d'Algérie et<br />
parmi les 121.<br />
Secret et ténébreux, Louis-René? Sans doute. Et "obstiné".<br />
Bien sûr. Mais son rire, vous connaissez?</p>
<p>Maurice Nadeau</p>
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