<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>desolant &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/desolant/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "desolant"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 14:35:06 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Dans la vitrine]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=382</link>
<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 20:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=382</guid>
<description><![CDATA[Les petites filles...
J&#8217;ai beau avoir passé de nombreuses années de ma vie au Venezuela, ce ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_386" align="aligncenter" width="430" caption="Les petites filles..."]<img class="size-full wp-image-386" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/07/dans-la-vitrine1.jpg" alt="Les petites filles..." width="430" height="322" />[/caption]
<p>J'ai beau avoir passé de nombreuses années de ma vie au Venezuela, ce pays ne cessera jamais de m'étonner. Jusqu'où ira-t-il?</p>
<p>Je déambulais hier dans le centre de Mérida, lorsque je fus attiré par un attroupement devant les vitrines d'un magasin de vêtements. Surprise et consternation! Des petites filles -les plus jeunes devaient avoir 4 ou 5 ans- étaient en train de se trémousser devant un public admiratif. Des mannequins vivants revêtus des vêtements et accessoires vendus dans le magasin.</p>
<p>Visiblement, elles aimaient ça. Il a suffi que je dégaine mon appareil photo pour qu'elles prennent des poses quasi professionnelles -faux sourire y compris. De petites miss en puissance.</p>
<p>J'ai déjà écrit un billet sur les <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/24/subtile-exploitation-des-petites-filles/" target="_blank">concours de beauté pour enfants</a> qui s'organisent ça et là dans le pays. Dans la récente émission <em>Faut pas rêver</em> consacrée au Venezuela, un <a href="http://fautpasrever.france3.fr/index-fr.php?page=emission&#38;id_rubrique=56&#38;id_article=359" target="_blank">mini-reportage</a> illustrait également la fièvre qui accompagne les concours de petites miss dans les écoles. Toutefois, même s'ils peuvent être considérés néfastes pour de jeunes enfants, ces concours ont lieu dans des cadres fermés, selon des règles bien établies. Avec les vitrines, on fait un pas de plus : on expose les petites filles aux yeux de tous, sans cadre régulateur. Le quelconque passant devient alors voyeur par le simple fait de déambuler par là. Question : que se passe-t-il dans les têtes des uns (admirateurs) et des autres (admirées) en cet instant de rencontre?</p>
<p><strong>Course folle à la beauté</strong></p>
<p>On pourrait épiloguer sans fin sur le phénomène. Reconnaissons qu'il est avant tout culturel : toute gamine vénézuélienne qui se respecte rêve d'être un jour miss, et pour cause : les médias -la télévision en tête- lui en mettent plein la vue de ces miss qui réussissent, véritables princesses des temps modernes. La pauvreté (mais pas seulement elle) accentue le phénomène : être miss, c'est monter dans l'échelle sociale, c'est avoir une chance de réussite. À la limite, tout cela serait normal si les parents n'en remettaient pas une couche, et une grosse. Fiers de leur progéniture, ils désirent ardemment que leurs enfants deviennent « quelqu'un ». Il suffit que leur gamine de deux ans manifeste une coquetterie spéciale pour qu'elle soit immédiatement poussée à la développer à l'extrême. On en fera une miss! On la maquillera, on la déguisera, on l'accompagnera dans cette course folle à la beauté. Et on n'hésitera pas, le cas échéant, à la placer dans une vitrine! Terrible programme!</p>
<p>Quel mauvais service est ainsi rendu aux enfants, sans le savoir. Quel mal leur est fait, en les dirigeant aveuglément vers les valeurs les plus superflues et les plus superficielles. Et quelle lourde responsabilité assument donc les parents envers leurs enfants, sans qu'ils en soient bien conscients.</p>
<p>Ainsi va la vie, ainsi va l'éthique dans ce Venezuela trop souvent absorbé par le futile, trop sensible aux paillettes, surtout si elles viennent du Nord.</p>
<p>En d'autres lieux, ce sont d'autres types de femmes que l'on rencontre derrière les vitrines. La différence entre les deux n'est peut-être pas aussi grande qu'il n'y paraît.</p>
[caption id="attachment_387" align="aligncenter" width="430" caption="... et les ados"]<img class="size-full wp-image-387" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/07/dans-la-vitrine2.jpg" alt="... et les ados" width="430" height="322" />[/caption]
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Autosatisfaction béate]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=351</link>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 03:26:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=351</guid>
<description><![CDATA[La Culebra, œuvre de José Márquez
venezueLATINA vient de franchir la barre des 50.000 visites! Il]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_352" align="aligncenter" width="440" caption="La Culebra, œuvre de José Márquez"]<img class="size-full wp-image-352" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/07/la_culebra_jose-marquez.jpg" alt="La Culebra, œuvre de José Márquez" width="440" height="311" />[/caption]
<p style="text-align:left;"><strong>venezueLATINA</strong> vient de franchir la barre des 50.000 visites! Il n'est pas dans mes habitudes de faire dans l'autosatisfaction béate et de m'apesantir sur les dessous de ce blogue. Toutefois –une fois n'est pas coutume– j'irai de quelques réflexions et analyses sur la face cachée de <strong>venezueLATINA</strong>.</p>
<p style="text-align:left;">Lors de la création du blogue en janvier 2007, je m'étais dit qu'avec vingt lecteurs par jour en moyenne, l'effort en valait la peine. Plutôt modeste, comme vous voyez. J'ai maintenant dix fois plus de visiteurs par jour. Bon, je ne me fais pas trop d'illusions : de ces 200 visiteurs, combien sont intéressés, combien sont intéressants?</p>
<p style="text-align:left;">Un petit coup d'œil sur les statistiques du blogue donnent quelques réponses. Voyons d'abord le hit parade des pages les plus lues (ou les plus vues) :</p>
<ul style="text-align:left;">
<li> <a href="http://venezuelatina.com/2007/10/21/au-pays-des-seins-silicones/" target="_blank">Au pays des seins siliconés</a> (2571 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/01/28/denudees-mais-pas-trop/" target="_blank">Dénudées, mais pas trop</a> (2080 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/04/06/une-semaine-pas-toujours-tres-sainte/" target="_blank">Une semaine pas toujours très sainte</a> (1634 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/09/23/dieu-est-avec-les-venezueliens/" target="_blank">Dieu est avec les Vénézuéliens!</a> (1503 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/le-venezuela-en-francais/" target="_blank">Le Venezuela en français</a> (802 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/06/24/subtile-exploitation-des-petites-filles/" target="_blank">Subtile exploitation des petites filles</a> (597 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/" target="_blank">Le cuatro : instrument-roi de la musique vénézuélienne</a> (544 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/auteur/" target="_blank">L'auteur</a> (537 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/05/01/vous-avez-dit-deforestation/" target="_blank">Vous avez dit déforestation?</a> (490 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/" target="_blank">Petits calculs pétroliers</a> (487 vues)</li>
<li><a href="http://venezuelatina.com/2007/07/24/maria-lionza-venus-du-venezuela/" target="_blank">María Lionza, vénus du Venezuela</a> (446 vues)</li>
</ul>
<p style="text-align:left;">Cela donne tout de suite une petite idée de ce qui intéresse mes chers lecteurs. Pour confirmer, voyons les mots-clés les plus souvent introduits ayant mené à <strong>venezueLATINA</strong> :</p>
<ul style="text-align:left;">
<li>seins	(1011)</li>
<li>courir	 (622)</li>
<li>belles filles	(580)</li>
<li>déforestation (497)</li>
<li>seins siliconés (395)</li>
<li>gros seins (313)</li>
<li>deforestation (290)</li>
<li>belles femmes (279)</li>
<li>sur la plage	(273)</li>
<li>les plus belles femmes du monde (260)</li>
<li>beaux seins	(223)</li>
<li>seins silicone (212)</li>
<li>a la plage (197)</li>
<li>sein silicone (189)</li>
<li>des seins (170)</li>
<li>bulldozer (159)</li>
</ul>
<p style="text-align:left;">Ne nous voilons pas la face : ce qui passionne mes visiteurs et petits curieux, ce sont les filles et le cul (ou plus exactement les seins). Faut pas être Freud pour le savoir, le sexe a été, est et sera le moteur essentiel de l'activité humaine. <strong>venezueLATINA</strong> le confirme!</p>
<p style="text-align:left;">Cela remet les choses en place : de mes 200 lecteurs quotidiens, la moitié viennent pour les nichons, pour la promesse d'en voir de beaux ou d'en voir de gros (les pauvres, à part l'une ou l'autre photo bien innocente, ils seront déçus). Si j'élimine en plus ceux qui viennent pour <em>courir</em> (gros mystère cette deuxième position de <em>courir</em> : j'ai essayé mille fois d'inscrire le mot dans tous les moteurs de recherche, je ne tombe jamais sur <strong>venezueLATINA</strong>!) et pour <em>bulldozer</em> (oui, j'ai écrit un <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/19/le-bulldozer-et-le-systeme-d/" target="_blank">billet</a> là-dessus), il ne reste plus grand monde...</p>
<p style="text-align:left;">Je remercie donc les quelques-uns (si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous en êtes, j'en suis sûr!) parmi les 50.000 visiteurs qui s'intéressent tout simplement au... Venezuela.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entre sensationnel et véridique]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=344</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 02:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=344</guid>
<description><![CDATA[Pompistes vénézuéliens : le bonheur!

Au Venezuela, on roule gratis : c&#8217;est le titre de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h5 style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-345" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/pompistes.jpg" alt="pompistes en folie" width="450" height="337" /><strong>Pompistes vénézuéliens : le bonheur!<br />
</strong></h5>
<p><strong><a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/25/au-venezuela-on-roule-gratis-par-jean-pierre-langellier_1062670_3232.html#xtor=EPR-32280123" target="_blank">Au Venezuela, on roule gratis</a> : </strong>c'est le titre de l'<a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/25/au-venezuela-on-roule-gratis-par-jean-pierre-langellier_1062670_3232.html#xtor=EPR-32280123" target="_blank">article</a> que signe aujourd'hui Jean-Pierre Langellier dans <em>Le Monde</em>. Plus sensationnel que cela, tu meurs. L'ex-journal de référence fait maintenant la concurrence à <em>Paris-Match</em>... Misère et décadence de la presse écrite. Passons...</p>
<p>Cela dit, la plupart des informations reprises par Jean-Pierre Langellier dans son billet sont véridiques. Elles ne font que confirmer ce que je disais dans deux de mes précédents articles : <a href="http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/" target="_blank">Petits calculs pétroliers</a> (10 novembre 2007) et <a href="http://venezuelatina.com/2008/06/07/la-premiere-essence-ecologique-au-monde/" target="_blank">La première essence écologique au monde</a> (7 juin 2008).</p>
<p>En quelques lignes :</p>
<ul>
<li>au Venezuela, l'essence est ridiculement bon marché</li>
<li>politiquement, aucun dirigeant n'ose toucher au sacro-saint prix à la pompe</li>
<li>le bas prix incite à la consommation effrénée de carburant et de grosses voitures</li>
<li>c'est l'environnement qui en souffre</li>
</ul>
<p>Inutile de politiser la chose et de désigner du doigt Hugo Chávez, comme a tendance à le faire subtilement et entre les lignes Jean-Pierre Langellier. Tous les dirigeants politiques et économiques du pays sont passés par là avant lui.</p>
<p>Inutile non plus de jouer les bonnes âmes et de défendre à tout prix le gouvernement comme le font <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3232,36-1062670@51-629165,0.html" target="_blank">certains lecteurs</a> du <em>Monde</em>. Au nom de quoi ce qui est mauvais en Europe (les gros véhicules polluants, le gaspillage) deviendrait-il acceptable au Venezuela?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Exotique, vraiment?]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=341</link>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 02:38:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=341</guid>
<description><![CDATA[Mikhaïl W. Ramseier, Micha pour les intimes, m&#8217;écrit un mot depuis l&#8217;île vénézuéli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/pulpanegra.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-342" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/pulpanegra.jpg?w=199" alt="Pulpa Negra, par Mikhaïl W. Ramseier" width="199" height="300" /></a>Mikhaïl W. Ramseier, Micha pour les intimes, m'écrit un mot depuis l'île vénézuélienne de Margarita pour me signaler l'existence d'un ouvrage qu'il vient d'écrire, <em>Pulpa Negra</em>. Je ne connais pas cette personne dont le nom sonne résolument russo-allemand. Curieux de nature, je m'informe et voici ce que je trouve :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Infatigable bourlingueur, Mikhaïl Wadimovitch Ramseier est né au pays de Blaise Cendrars et Nicolas Bouvier. Descendant de l'immigration russe, son parcours ne pouvait être que chaotique et jalonné d'aventures exotiques... Après avoir publié des recueils de poésie dès l'âge de dix-sept ans, il a été chauffeur de taxi, professeur de tennis, rédacteur publicitaire, graphiste, journaliste et éditeur. Sillonnant la planète en tous sens, il a enseigné le français à Katmandou, travaillé dans le tourisme en Mongolie et en Afrique du Sud, et enfin posé ses plaques dans une petite île des Caraïbes. Père de trois enfants, il a publié en 2006 </em>La Voile Noire<em>, un ouvrage qui traite de piraterie et d'anarchie.</em></p>
<p>Je rappellerai d'abord aux ignorants et aux oublieux que le pays de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blaise_Cendrars" target="_blank">Blaise Cendrars</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bouvier" target="_blank">Nicolas Bouvier</a> n'est autre que la Suisse. Pas étonnant, ce pays a la réputation d'avoir accueilli un grand nombre d'aristocrates russes réfugiés des révolutions de 1917. Quant à la <em>petite île des Caraïbes</em>, qui, étrangement, n'est pas nommée, je peux vous dévoiler qu'il s'agit de Margarita, au Venezuela. Étrange personnage que ce Mikhaïl Ramseier, qui semble s'intéresser à la fois aux pirates et aux anarchistes, Russes de préférence, comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Aleksandrovitch_Bakounine" target="_blank">Bakounine</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Kropotkine" target="_blank">Kropotkine</a>.</p>
<p><strong>Ménager les autochtones</strong></p>
<p>Voilà pour la bio. Quant à l'ouvrage <em>Pulpa Negra</em> (intitulé ainsi en français), il porte le sous-titre de <strong>Roman exotique</strong> et se déroule dans un « <em>pays qui n'est pas nommé, pour ménager les autochtones</em> » (merci pour eux!). On apprend cependant que ces derniers sont « <em>dirigés par un président révolutionnaire qui fait la nique à George Bush</em> ». Suivez mon regard, la devinette est facile...</p>
<p>On apprend aussi que « <em>les réalités locales sont loin des reportages flatteurs type </em>Géo<em> ou </em>Thalassa<em>... Là-bas, faut pas se mentir, la société est construite sur la paresse et le laxisme : faut s'habituer</em> ». Avec une appréciation aussi élogieuse (on comprend maintenant pourquoi il convient de « ménager les autochtones »), le cadre est définitivement dressé pour des aventures dignes de <em>Tintin chez les Picaros</em> :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>L'Amérique latine, l'Amazonie, les Caraïbes : de quoi faire rêver tout Occidental avide de changer sa vie étriquée contre un peu de soleil et un coin de ciel bleu! Mais se baigner tous les jours dans une mer turquoise, passer ses loisirs à cueillir les noix de coco et les bananes de son jardin (...), ce n'est pas si facile que ça! Le paradis, ça se mérite (...).</em></p>
<p>La quatrième de couverture, d'où j'extrais ces lignes, continue :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>L'auteur nous brosse un portrait de la vie quotidienne de petits blancs égarés à l'autre bout du monde. (...). On l'aura compris, </em>Pulpa Negra<em> n'est pas un guide ou un récit de voyage, pas plus qu'un reportage ou un documentaire culturel. </em>Pulpa Negra<em>, c'est un témoignage. Lucide et sans complaisance. Le texte est torché à l'emporte-pièce (...).</em></p>
<p><strong>L'argument imparable</strong></p>
<p>Très beau tout cela, mais il faut terminer d'attirer le chaland. L'argument est imparable :</p>
<p style="padding-left:30px;"><em>Et puis la pulpe noire, c'est parfois merveilleux : une viande si tendre et savoureuse que l'on ne trouve que là-bas : la chair sensuelle des plus belles filles du monde ; cette couleur particulière qui prône la liberté sans contrainte.</em></p>
<p>N'en jetez plus! Tous les poncifs sont là. Il ne manquait plus que le sexe. Le voici enfin. Qui peut encore résister?</p>
<p>Au bout du compte, c'est malheureusement le Venezuela qui y perd. Le voilà misérablement rabaissé au niveau de pays <strong>exotique</strong>. Sans même le nommer, on fait de lui, à peu de choses près, une vulgaire république bananière. Sa seule fonction sera donc de faire rêver, au travers des images d'Épinal les plus éculées qui soient, les petits blancs occidentaux en mal de sensations fortes. Triste destinée pour un pays comme le Venezuela –et pour toute l'Amérique latine.</p>
<p>Tintin, je vous dis.</p>
<h5 style="padding-left:60px;"><strong>On peut se procurer <em>Pulpa Negra </em><strong>(livre broché ou téléchargement) </strong>auprès de l'éditeur en ligne <a href="http://www.lulu.com/content/2059126" target="_blank">Lulu</a> . On peut également lire sur ce site les premières pages du roman. Pour tout dire, je n'ai pas été trop impressionné par le style « à l'emporte-pièce ». À tout prendre, je préfère encore <a href="http://venezuelatina.com/2007/03/04/sas-a-caracas/" target="_blank">S.A.S. à Caracas</a>.</strong></h5>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La première essence écologique au monde]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=317</link>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 23:18:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=317</guid>
<description><![CDATA[
Essence écologique? Vous avez bien lu, vous avez bien vu : il est écrit en toutes lettres Gasolin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-318" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/essence_ecolo.jpg" alt="" width="360" height="480" /></p>
<p>Essence écologique? Vous avez bien lu, vous avez bien vu : il est écrit en toutes lettres <em>Gasolina ecológica</em> sur la photo ci-dessus. Il faut oser! Au Venezuela, on ose : recouvrez de vert les deux poignées de la pompe, et vous obtiendrez une essence écologique!</p>
<p>Cet argument de vente est apparu il y a déjà quelques années, en même temps que l'introduction de l'essence sans plomb. On peut d'ailleurs se demander si un tel argument était vraiment nécessaire dans un pays où l'essence se vend à un prix unique, peu importe la marque ou la région. Toujours est-il que le tétraéthyle de plomb n'étant plus utilisé comme additif, l'essence vénézuélienne est devenue subitement écologique, verte, propre! Comme si les émanations de CO2 ne comptaient pour rien. Comme si la consommation effrénée de carburant et les moteurs mal réglés n'avaient aucune importance.</p>
<p><em>Réchauffement global? Très peu pour moi, pour autant que j'aie ma bagnole, mon essence, ma liberté!</em> C'est qu'avec l'essence, on touche à une sorte de tabou au Venezuela, que l'on peut résumer comme suit : <em>Il y a plein de pétrole dans les entrailles du pays. Ce pétrole appartient à la nation, donc à tous, donc à MOI. Touche pas à mon essence!</em></p>
<p><strong>Politiquement lynché</strong></p>
<p>Et voilà pourquoi le Venezuela continue à bénéficier non seulement de la « première essence écologique au monde », mais aussi et surtout de l'essence la moins chère du monde. Le dernier président qui a osé toucher au sacro-saint prix de l'essence (c'était Carlos Andrés Pérez, en 1989) a été politiquement lynché. Autant dire que plus personne, par la suite, n'a osé y toucher. Le prix de l'essence à la pompe reste fixé à 0,098 Bs. F. le litre de super (soit quelque chose comme 0,025 euro, vous avez bien lu) et 0,070 Bs. F. le litre de normale (je me refuse à calculer). Autant dire qu'à ce prix-là, l'essence est presque complètement <a href="http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/" target="_blank">subsidiée</a>.<em> D'ailleurs, pourquoi la payer, si elle NOUS appartient?</em></p>
<p>Hugo Chávez a bien évoqué quelquefois la nécessité de procéder à une augmentation du précieux liquide. Mais il n'a pas encore osé passer à l'acte. S'il réussit cette gageure sans qu'il y ait des émeutes du type <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caracazo" target="_blank">Caracazo</a> de février 1989, on pourra affirmer sans crainte qu'il a un contrôle ab-so-lu du peuple vénézuélien. On est loin du compte, quoiqu'en disent ceux qui voient en lui un dictateur, en puissance ou réel.</p>
<p>Résultat: la première essence écologique du monde est aussi la moins chère de la planète. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ce tableau qui indique le prix de l'essence à la pompe dans plusieurs grandes villes du monde (attention, les chiffres sont donnés en dollars US par gallon, soit 3,8 litres):</p>
<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/06/worldgasprices.jpg" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-319" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/worldgasprices.jpg" alt="Prix de l\'essence dans le monde" width="450" height="405" /></a></p>
<p>Malheur à vous si vous vivez à Londres, à Paris ou à Hong Kong! Pensez plutôt à déménager à Téhéran, Ryadh, Koweit ou... Caracas! En prime, dans cette dernière ville, vous aurez la conscience tout à fait tranquille : vous consommerez une essence 100 % écolo!</p>
<h5>» Sur le même sujet, voir aussi mon article <a href="http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/" target="_blank">Petits calculs pétroliers</a>.</h5>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Glaciers en danger de mort]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=301</link>
<pubDate>Sun, 18 May 2008 22:47:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=301</guid>
<description><![CDATA[
Rares sont ceux qui savent que la Cordillère des Andes commence (si on part du nord) ou se termine]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/05/glacier2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-322" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/06/glacier2_440.jpg" alt="Fonte des glaciers dans la Sierra Nevada de Mérida" width="440" height="310" /></a></p>
<p>Rares sont ceux qui savent que la Cordillère des Andes commence (si on part du nord) ou se termine (si on part du sud) au Venezuela. Plus rares encore sont ceux qui imaginent que le pays possède des glaciers. C'est pourtant le cas sur les quelques sommets de la Sierra Nevada de Mérida qui culminent à plus de 4800 mètres d'altitude.</p>
<p>Tout au moins, c'était le cas. Car nous assistons ici, en direct, à la mort inexorable des glaciers. Il n'en reste plus qu'un digne de ce nom, celui des pics Bonpland et Humboldt, culminant à 4945 m (il a cependant perdu 87 % de sa superficie depuis 1952).  Ceux des pics <a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Pico_Bol%C3%ADvar" target="_blank">Bolívar</a> (4978 m) et La Concha (4922 m) ont disparu totalement ou presque. Je les voyais encore de ma fenêtre il y a une vingtaine d'années.</p>
<p>Les cartes ci-dessus présentent une simulation dans le temps du retrait des glaciers dans la Sierra Nevada de Mérida. Comme on le voit, l'évolution est particulièrement flagrante de 1910 à 2003. Sur le terrain, cela donne ceci :</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-303" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/glacier1910_200px.jpg" alt="" width="200" height="317" /> <a href="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/glacier2006_200px.jpg"><img class="size-full wp-image-304" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/glacier2006_200px.jpg" alt="" width="200" height="317" /></a></p>
<h5 style="text-align:center;"><strong>Glacier du Pic Bolívar en 1910 (à gauche) et en 2006 (à droite)</strong></h5>
<p>Certes, tout n'est pas attribuable au réchauffement climatique global. Il existe des macro-phénomènes qui expliquent les cycles de glaciation, telles que les variations de l'activité solaire,  de l'orbite de la Terre autour du soleil et de l'inclination de l'axe de rotation de la Terre. On estime ainsi que les glaciers andins ont atteint leur extension maximale il y a 18.000 ans, avant même que l'homme ne peuple la région. Plus proche de nous, il y eut un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Petit_%C3%A2ge_glaciaire" target="_blank">petit âge glaciaire</a> vers 1650-1700, en pleine époque coloniale. Toutefois, à partir du début du XIXe siècle, tous les témoignages concordent : les glaciers sont en recul.</p>
<p>Depuis une quarantaine d'années, le phénomène s'accélère de façon drastique. Malgré les dernières réticences de quelques scientifiques qui répondent aux ordres d'entreprises n'ayant aucun intérêt à ce que la vérité se sache, il ne fait maintenant plus aucun doute que ce réchauffement a aussi et surtout des causes humaines.</p>
<p><strong>Aux avant-postes</strong></p>
<p>Concrètement, en ce qui concerne les glaciers de Mérida, les faits parlent d'eux-mêmes : la ville, située au pied de la cordillère, à quelques kilomètres à vol d'oiseau des glaciers, comptait 25.000 habitants en 1950. Elle en compte actuellement 300.000. Durant la même période, le nombre de véhicules crachant du CO2 s'est multiplié de façon exponentielle, de même que les immeubles et les aires bétonnées.  Parallèlement, la déforestation s'est accentuée, seulement limitée par la présence de parcs nationaux de part et d'autre de la ville. En clair, la chaleur produite par les activités urbaines montent jusqu'à la Sierra, précipitant la fonte des glaciers. Plus évident que cela, tu meurs.</p>
<p>À Mérida, nous sommes donc aux avant-postes du phénomène. Nous nous trouvons sous les tropiques, entourés de montagnes qui culminent à moins de 5000 mètres. Un lieu « privilégié » pour assister non seulement au recul des glaciers, mais aussi à leur disparition certaine. Le tout en temps presque réel.</p>
<p>De notre balcon d'observation, nous attendons patiemment la prochaine glaciation, ou mieux encore : la disparition de l'humain de la face de la Terre.</p>
<h5><strong>Sources : </strong></h5>
<h5><strong>Juan Rincón (et al.), <em>Parques Nacionales del Estado Mérida</em>, Mérida: FONACIT/Fundación Bioandina, 2007 (Les illustrations proviennent de cet ouvrage).</strong></h5>
<h5><strong> </strong></h5>
<h5><strong>Carlos Schubert, <a href="http://pubs.usgs.gov/prof/p1386i/venezuela/text.html" target="_blank">Glaciers of Venezuela</a>, 1999.</strong></h5>
<h5><strong>Jennifer N. Morris (et al.), <a href="http://www.easternsnow.org/proceedings/2006/morris_et_al.pdf" target="_blank">Retreat of Tropical Glaciers in Colombia and Venezuela from 1984 to 2004 as Measured from ASTER and Landsat Images</a>, 2005.</strong></h5>
<h5><strong>Photos de la Sierra Nevada de Mérida sur <a href="http://picbolivar.wordpress.com" target="_blank">Pleine vue sur le pic Bolívar</a>.</strong></h5>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'amour, la mort, les immondices]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=292</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 22:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=292</guid>
<description><![CDATA[
Eros, Thanatos. Les voici une fois de plus réunis en un seul lieu. Et quel lieu! Un dépôt d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2368/2381983334_893743c131.jpg" alt="El amor, la muerte" width="400" height="500" /></p>
<p>Eros, Thanatos. Les voici une fois de plus réunis en un seul lieu. Et quel lieu! Un dépôt d'immondices sauvage, comme il en abonde par ici, en bordure d'une petite route menant aux Pueblos del Sur.</p>
<p>Passant par là l'autre jour, j'ai dû freiner sec pour en croire mes pupilles. Oui, c'est bien un cercueil en bonne et due forme qui se trouve là! Un de ces cercueils « modernes » en métal imitation bois. Il semble complet et en bon état, avec couvercle et tout. Non sans quelque crainte, je m'approche pour l'examiner de plus près : ouf, il est vide! Mais comment et pourquoi ce grand objet inutilisé est-il arrivé là? Le mystère reste et restera entier...</p>
<p>Attiré et fasciné par la boîte morbide, je n'avais pas remarqué, au premier abord, le soutien-gorge suspendu au fil de fer barbelé. il était, lui, en moins bon état, éreinté par le temps passé là. Mais la même question se posait : pourquoi et comment cette pièce intime avait-elle atterri dans un endroit aussi repoussant?</p>
<p>Sur cette rencontre fortuite entre un objet de mort et un objet d'amour (ou tout au moins de sexe), on peut imaginer des dizaines d'histoires, toutes plus ou moins nauséabondes. Je les laisse à votre imagination.</p>
<p>De mon côté, je me lance dans la rédaction d'un polar haletant, dont l'action se déroulera, bien entendu, au Venezuela. Exotisme garanti.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les vautours dans la ville]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/11/11/les-vautours-dans-la-ville/</link>
<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 20:51:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/11/11/les-vautours-dans-la-ville/</guid>
<description><![CDATA[
 Imaginez-vous en pleine ville de Mérida, à 500 mètres à peine de la place Bolívar, au lieu-di]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/11/vautours.jpg" alt="Les vautours dans la ville" /></p>
<p> Imaginez-vous en pleine ville de Mérida, à 500 mètres à peine de la place Bolívar, au lieu-dit <em>La Cruz Verde</em>. Vous descendez la rue, négociez le virage, et tout à coup des dizaines de <em>zamuros</em>, ces sympathiques vautours aussi appelés urubus, se présentent à vos yeux. Ils s'affairent tranquillement autour de sacs d'immondices amoncelés auprès d'une baraque jaune.</p>
<p>Ne croyez pas qu'ils s'effraient de votre arrivée : ils décollent au dernier moment pour atterrir quelques mètres plus loin. Leur butin est trop beau pour l'abandonner d'un coup d'un seul. Selon leur habitude, en cas de visite impromptue, ils se placent simplement en sécurité à quelques mètres de là, pour revenir aussitôt dès que le danger sera passé. Tranquilles, je vous dis. De vrais vautours.</p>
<p>Devant cette vision et surtout cette odeur presque apocalyptiques, vous vous posez tout de même des questions : pourquoi tant d'immondices à cet endroit? Et quelle est la fonction de cette petite construction jaune?</p>
<p><strong>Mauvaise gestion d'une bonne idée</strong></p>
<p>Je m'informe : il se fait que la construction jaune est destinée au dépôt des immondices du <em>barrio</em> (un quartier pauvre, à la limite du bidonville) situé à proximité de l'endroit. Construit sans planification, le <em>barrio</em> a des ruelles trop étroites pour y laisser passer le camion récollecteur et l'administration communale a construit cet abri pour que les habitants y déposent leurs immondices. Excellente intention.</p>
<p>Oui mais... il y a tout de même deux hics : premièrement, des personnes qui n'ont rien à voir avec le <em>barrio</em> passent en voiture et viennent déverser là leurs propres immondices. C'était même le cas, jusqu'il y a peu, du McDonald local! Cela multiplie évidemment la quantité d'immondices dans un lieu qui n'est visiblement pas conçu pour cela. Et deuxième hic : le passage du camion municipal est plutôt irrégulier, provoquant une accumulation d'immondices dans une rue passante.</p>
<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/11/vautours2.jpg" alt="Urubu" align="right" />Bref, il s'agit de la typique mauvaise gestion d'une bonne idée –ce qui est assez fréquent par ici.</p>
<p>Les <em>zamuros</em>, eux, sont satisfaits. Et, tout bien réfléchi, ils ont raison. Non seulement ils se nourrissent à bon compte, mais encore ils peuvent s'enorgueillir de faire le travail que les humains ne font pas : nettoyer la ville!</p>
<p><span style="font-size:78%;"><strong>PS</strong> : Pour en savoir plus sur les <em>zamuros</em> (urubu noir en français,  dont le nom scientifique est <em>Coragyps atratus</em>), voyez la page qui leur est dédiée sur le site <a href="http://www.oiseaux.net/oiseaux/ciconiiformes/urubu.noir.html" target="_blank">oiseaux.net</a>.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Petits calculs pétroliers]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/</link>
<pubDate>Sat, 10 Nov 2007 21:33:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/11/10/petits-calculs-petroliers/</guid>
<description><![CDATA[
Tiens, le prix du baril de pétrole vient de battre un nouveau record (on est habitué) : 98,62 US$]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/11/prix_essence.jpg" alt="Prix de l’essence à la pompe" /></p>
<p>Tiens, le prix du baril de pétrole vient de battre un nouveau record (on est habitué) : 98,62 US$... En même temps, à la pompe au Venezuela, nous continuons à bénéficier de l'essence la moins chère du monde :  70 bolivars le litre de normale (soit 0,032 US$ au taux de change officiel –ne parlons pas ici du dollar parallèle, ce serait franchement indécent) et 97 bolivars le litre de super (soit 0,044 US$). Arrondissons le tout à 0,04 US$ le litre. Non, vous ne rêvez pas : 25 litres pour un dollar, 35 litres pour un euro! Que les incrédules examinent la photo ci-dessus!</p>
<p>Or un baril de pétrole brut vaut 159 litres. Le litre de pétrole brut vaut donc :</p>
<p align="center">98,62 US$ : 159 = 0,62 US$</p>
<p>Nous obtenons donc qu'au Venezuela, un litre d'essence à la pompe vaut 15,5 fois moins qu'un litre de pétrole brut sur le marché international! Vous me suivez?</p>
<p>Mais attention! D'un baril de pétrole on ne tire pas 159 litres d'essence, mais bien moins. Je n'entrerai pas dans les détails, mais cela dépend du cru et des traitements qui lui sont apportés. Soyons bon prince, et ne tenons pas compte de ces futilités techniques...</p>
<p>Ne tenons pas compte non plus :</p>
<ul>
<li>du coût du transport du brut jusqu'aux raffineries</li>
<li>du coût du raffinage</li>
<li> du coût du transport des raffineries aux stations-services</li>
<li>des coûts d'exploitation d'une station-service</li>
</ul>
<p>Sinon, on arriverait à la conclusion que l'essence vénézuélienne se vend à un prix 25 fois moindre que son coût de production.</p>
<p><strong>Qui perd gagne</strong></p>
<p>Qui gagne et qui perd à ce petit jeu distortionné? Le consommateur gagne, cela ne fait aucun doute. Il ne se préoccupe pas du tout du prix de l'essence lorsqu'il se trouve à la pompe (mais se préoccupe plutôt du prix du lait, 25 fois plus cher, qui a disparu du marché!).</p>
<p>On pourrait croire que l'État, grand propriétaire des ressources pétrolières, y perd. De fait, d'un point de vue strictement économique, il perd quelque chose comme un dollar US chaque fois qu'un litre d'essence est débité à la pompe. Cela fait beaucoup si l'on pense aux quelque 5 millions de voitures qui font en moyenne un plein de 30 litres par semaine! Un petit calcul nous indique que le manque à gagner serait d'environ 8 milliards de dollars par an!</p>
<p>Mais détrompez-vous : l'État ne perd pas, l'État ne perd jamais lorsqu'il fait des cadeaux... Il se gagne l'opinion publique, et cela n'a pas de prix! Idéologiquement, le concept qui se diffuse, c'est que le pétrole appartient aux Vénézuéliens, donc qu'il est juste qu'ils ne le paient pas, ou si peu. Ce fondement est sacré : tout gouvernement qui a tenté de changer de paradigme s'est allègrement cassé la pipe. Hugo Chávez, friand de peuple, est encore moins enclin à prendre un tel risque. Il a besoin de voix pour sa réforme constitutionnelle, et pour le reste!</p>
<p><strong>Et le grand perdant est...<br />
</strong></p>
<p>Par contre, il y a un grand perdant dans toute cette affaire, et non des moindres : l'environnement. Les statistiques indiquent que le Venezuela est de loin le plus gros producteur non seulement de pétrole, mais aussi de CO2, en Amérique Latine! Pour vous en assurer, voyez la carte sur le nouveau site des Nations-Unies qui monitorise les <a href="http://www.mdgmonitor.org/map.cfm?goal=&#38;indicator=&#38;cd=" target="_blank">objectifs de développement du millénaire</a>.</p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/11/emissions_co2.jpg" alt="Émissions de CO2 dans le monde (2004)" /></p>
<p align="center"><span style="font-size:78%;"><strong>Émission de CO2 par habitant dans le monde en 2004 (tonnes) :</strong><br />
Le Venezuela (cercle rouge) se distingue en Amérique latine</span></p>
<p>Selon le <em>Carbon Dioxide Information Analysis Center</em> (CDIAC) du Département de l'Énergie des États-Unis (je sais, on va encore me dire que c'est une source tendancieuse), le Venezuela a en effet émis 6,57 tonnes de CO2 par habitant en 2004. Cela le situe certes bien en dessous des gros pollueurs que sont les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Russie. Il se trouve cependant dans la même tranche que la plupart des pays européens. La petite différence, c'est que ces derniers sont des pays hautement industrialisés dont le revenu par habitant est très élevé. Cela ne justifie pas, mais cela explique, le niveau relativement élevé d'émission de CO2 dans ces pays. Mais au Venezuela?</p>
<p>Avec quelques autres pays (la Lybie, l'Arabie Saoudite, Oman, l'Iran, les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale ... –comme par hasard des producteurs de pétrole), le Venezuela se révèle être l'un des champions d'émissions de CO2 dans le dit Tiers-Monde. Triste record...</p>
<p>Je ne dis pas que le prix ridicule du carburant en est la cause unique, mais à n'en pas douter c'en est l'une des principales. Quand le prix de l'essence n'est une préoccupation pour personne, on obtient un parc automoteur éminemment pollueur : les vieilles américaines aux énormes moteurs mal réglés des plus pauvres côtoient les SUV dernier cri des plus riches. Un cocktail véritablement catastrophique pour l'environnement.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Peut-on encore écrire sur le Venezuela?]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/10/09/peut-on-encore-ecrire-sur-le-venezuela/</link>
<pubDate>Wed, 10 Oct 2007 00:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/10/09/peut-on-encore-ecrire-sur-le-venezuela/</guid>
<description><![CDATA[
Comme vous le savez peut-être, je publie certains articles de venezueLATINA dans Agoravox et Centp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/10/tostos_graffiti.jpg" alt="Graffiti à Tostos" /></p>
<p>Comme vous le savez peut-être, je publie certains articles de venezueLATINA dans <a href="http://www.agoravox.fr/" target="_blank">Agoravox</a> et <a href="http://www.centpapiers.com/" target="_blank">Centpapiers</a>, deux médias –français et québécois, respectivement– promoteurs du « journalisme citoyen ». Je sélectionne pour ce faire les billets de portée plus générale, qui peuvent intéresser un public curieux, mais non spécialisé. Ce sont aussi, le plus souvent, des articles qui touchent de près ou de loin à la politique vénézuélienne.</p>
<p>Mon précédent billet, consacré à la <a href="http://venezuelatina.com/2007/09/30/corruption-la-honte/" target="_blank">corruption au Venezuela</a>, fut de ceux-là. Publié dans les deux sites web cités plus haut,  il attira une avalanche de réactions. Sur Agoravox, cela tourna même à l'hystérie. Je vous invite à y jeter un <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29837" target="_blank">petit coup d'œil</a> : les injures et les noms d'oiseaux volent bas, très bas, parfois à l'encontre de l'auteur (dur, dur), mais pas uniquement : les coups les plus forts (facho, stalinien, raciste...) se donnent entre commentateurs. Dans une telle logorrhée, personne n'y retrouverait ses petits...</p>
<p>De quoi s'agit-il exactement? D'un débat entre personnes qui ne connaissent pas le Venezuela, mais qui ont toutes une opinion arrêtée sur ce qui s'y passe. Une opinion qui correspond à une préconception ou matrice idéologique préexistante : Chávez (encore lui, bien sûr) est soit dieu, soit démon. Et de citer souvent des références politiques françaises (!) pour le prouver!</p>
<p>Dans tout cela, l'article original, son auteur, ses idées mêmes, ne comptent plus pour grand chose. Oubliés, évacués, remplacés par de grandes déclarations entendues qui ne mènent nulle part, mais qui, apparemment, font du bien à celui qui les profère.</p>
<p>D'où ma question de départ : peut-on encore écrire sur le Venezuela? Peut-on encore faire preuve d'indépendance d'esprit, de qualités d'analyse et de pondération quand il est question du pays de Chávez? Ou bien faut-il nécessairement s'aligner sur les grandes matrices idéologiques qui font la pluie et le beau temps en ces beaux pays de France et d'ailleurs?</p>
<p><strong>Se taire? </strong></p>
<p>Poser la question, c'est y répondre : oui, il est bien difficile d'afficher une vision critique –critique de gauche, progressiste, entendons-nous bien– du processus en cours au Venezuela. Cela disqualifie automatiquement le discours, tant au Venezuela qu'à l'étranger, où les esprits sont particulièrement échauffés sur la question. La « révolution » n'a que faire des mous et des faibles, elle doit aller de l'avant, selon les uns (dont Chávez lui-même). Il est insupportable de voir dans le processus en cours au Venezuela des aspects positifs et des avancées sociales indéniables, selon les autres. Pauvre de nous...</p>
<p>Je ne me tairai pourtant pas, même si je dois continuer à endurer des sarcasmes, des injures et des cotes plutôt basses dans l'applaudimètre du journalisme citoyen! Je continuerai donc à écrire –ici, dans Agoravox, Centpapiers ou ailleurs– avec ce même esprit d’indépendance, en tentant de conserver la lucidité qui fait défaut à beaucoup dès qu’il est question du Venezuela actuel.</p>
<p>Dur, dur, je vous dis.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Corruption : la honte]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/09/30/corruption-la-honte/</link>
<pubDate>Sun, 30 Sep 2007 23:59:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/09/30/corruption-la-honte/</guid>
<description><![CDATA[
La honte ! Dans l&#8217;indice 2007 des perceptions de la corruption dans le monde (IPC) que publie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/09/carte-corruption.jpg" alt="Carte de la corruption - Transparency International" /></p>
<p>La honte ! Dans l'indice 2007 des perceptions de la corruption dans le monde (IPC) que publie <a href="http://www.transparency.org/" target="_blank">Transparency International</a>, le Venezuela figure en 162e position sur 179 pays (voir la carte ci-dessus). Seul Haïti fait pire en Amérique latine. Pas vraiment brillant... Bien sûr, le rapport ne calcule pas la corruption en tant que telle –bien difficile à évaluer–, mais seulement la perception de corruption. Il n'empêche, cela ne trompe pas : la corruption est ici partout.</p>
<p>Partout? Oui, du plus haut au plus bas de l'échelle sociale, il existe au Venezuela une véritable culture de la corruption. Au plus haut, c'est le fonctionnaire qui prélève au passage son pourcentage (jusqu'à 30 %, dit-on!) sur les contrats publics qu'il accorde et, en face de lui, l'entreprise qui prévoit ce surcoût dans son devis. Au plus bas, c'est l'automobiliste en infraction qui « arrange la chose » avec le policier.</p>
<p>Plus symptomatique encore : je connais le cas, dans une école primaire, de gamins chargés par l'instituteur de surveiller momentanément la classe qui se font payer par leurs camarades pour ne pas dénoncer leurs petites incartades... Une culture, je vous dis, qui s'apprend et s'internalise dès le plus jeune âge. C'est comme la potion magique d'Obélix, on tombe dedans quand on est petit.</p>
<p>Il y a aussi la corruption institutionnalisée. Si vous avez besoin d'un quelconque document administratif, on vous demande si vous le voulez <em>habilitado</em>. Il s'agit d'une invite presque légale à <em>agilizar</em> le processus : moyennant un supplément parfois conséquent, vous recevrez votre document dans des délais raisonnables. Sinon, bonne chance…</p>
<p>Impossible donc de vivre au quotidien au Venezuela sans avoir trempé, un jour ou l'autre, dans une affaire de corruption, petite ou grande. Et n'oublions pas que dans toute affaire de corruption, il y a au moins deux intervenants : celui qui demande et celui qui accepte; celui qui offre et celui qui reçoit. L'un et l'autre partagent un sentiment de culpabilité, à un degré divers, mais culpabilité tout de même. Cela n'incite pas, évidemment, à faire se délier les langues.</p>
<p><strong>Racines historiques</strong></p>
<p>Il existe bien entendu des racines historico-anthropologiques à de tels comportements. Bolivar lui-même dénonçait déjà en son temps le mauvais usage des fonds publics par l'administration. La faiblesse de l'appareil d'État, au 19e siècle, n'a fait que renforcer la tendance, imprimant la corruption dans son fonctionnement même.</p>
<p>Au 20e siècle, l'économie du pétrole a permis à la corruption d'atteindre de nouveaux sommets. Désormais, on traitait en dollars, et qui plus est avec des multinationales désireuses de s'assurer une part du gâteau pétrolier vénézuélien, quel qu'en soit le prix. Le prix, c'est la corruption. Cela n'aide pas les pratiques éthiques...</p>
<p>Et au 21e siècle? Avec le prix du barril de pétrole qui atteint des sommets inégalés, il n'y a jamais eu autant d'argent dans le pays. Le contrôle des changes, dont l’effet est de créer un dollar parallèle valant plus de deux fois le dollar officiel, ne fait qu'aggraver les choses. Finalement, l'arrivée, avec Hugo Chávez, d'un nouveau personnel politique longtemps écarté des affaires et désireux de prendre enfin sa revanche (<em>À moi le tour!</em>), facilite encore cette course à l'argent facile.</p>
<p>Officiellement, on parle de combattre la corruption. Hugo Chávez a même dit qu'il allait se charger personnellement de ce dossier. Mais rien n'y fait, pas même la « morale socialiste ». On reste à la case départ, comme avec les gouvernements précédents. Trop d'amis, sans doute, sont impliqués, maintenant comme avant.</p>
<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/09/corruption.jpg" alt="Dessous de table" align="right" />Dans l'opposition, on crie au scandale : jamais, selon ses représentants, la corruption n'a été aussi élevée. En fait, on a plutôt l'impression que ce qui les dérange, c'est que ce ne sont plus eux qui en profitent, mais de nouveaux venus sur le marché...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grrrr pis double-grrr]]></title>
<link>http://thelatch.wordpress.com/2007/06/28/grrrr-pis-double-grrr/</link>
<pubDate>Thu, 28 Jun 2007 02:50:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>thelatch</dc:creator>
<guid>http://thelatch.wordpress.com/2007/06/28/grrrr-pis-double-grrr/</guid>
<description><![CDATA[
ÇA SUFFIT !!!



Pourquoi qu&#8217;il faut que TOUTE arrive en même temps&#8230; 



Au bureau, o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><a href="http://bp3.blogger.com/_y1Anq6eq_P8/RoMoByPT4fI/AAAAAAAAACA/UGd3ILx-5Iw/s1600-h/No-way-bank.jpg"><img style="float:right;cursor:hand;margin:0 0 10px 10px;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_y1Anq6eq_P8/RoMoByPT4fI/AAAAAAAAACA/UGd3ILx-5Iw/s200/No-way-bank.jpg" border="0" /></a></div>
<div align="justify"><strong>ÇA SUFFIT !!!</strong></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"><strong></strong></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Pourquoi qu'il faut que <em>TOUTE</em> arrive en même temps... </div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Au bureau, on me prends pour <em>Superman, </em>on me rajoute des heures en pensant que je vais être capable de toutes les faires puis je leur demande une simple chose, et c'est à peine si on m'envoie pas promener, pis là, pour couronner le tout, je commande des chèques sur internet après le souper, puis en revenant du boulot (bref, v'là un gros 15 minutes de ça), je me ramasse au guichet automatique pour voir si j'ai reçu ma paye, pis kin... gadonc... ma carte débit <strong>NE FONCTIONNE PAS ! </strong></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Imaginez-vous donc que la banque avec leur super système, ben par sécurité à trouver que c'était de la fraude (le fait de commander des chèques sur internet). Pourquoi vous mettez l'option <strong>COMMANDEZ DES CHÈQUES</strong> debord sur votre pu***n de site web, si c'est de la fraude pour vous...</div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Grrr... je suis sur le pont de boycotter les banques pis mettre mon argent entre les pages des livres qu'on a à la maison tsé... </div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Bon... fini le chialage compulsif pour ce soir, je vais essayer d'aller me calmer un peu en allant m'<em>effoirer</em> en face de ma TiVi.</div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<div align="justify">Bonne journée à tous demain ! </div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Subtile exploitation des petites filles]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/06/24/subtile-exploitation-des-petites-filles/</link>
<pubDate>Sun, 24 Jun 2007 18:19:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/06/24/subtile-exploitation-des-petites-filles/</guid>
<description><![CDATA[
On parle beaucoup, ces temps-ci, de l&#8217;exploitation des enfants en Chine. C&#8217;est bien. On]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/06/nina_merida.jpg" alt="Affiche du concours Niña Mérida" /></p>
<p>On parle beaucoup, ces temps-ci, de l'exploitation des enfants en Chine. C'est bien. On parle moins d'un phénomène d'exploitation, certes plus subtil, qui est monnaie courante en Amérique Latine, et singulièrement au Venezuela.</p>
<p>Je veux parler des concours de beauté pour enfants. J'ai déjà mentionné, dans des billets antérieurs (<a href="http://venezuelatina.com/2007/01/28/denudees-mais-pas-trop/">Dénudées mais pas trop</a> et <a href="http://venezuelatina.com/2007/05/01/epinglees-au-mur/">Épinglées au mur</a>), la folie obsessionnelle qui entoure les concours de beauté au Venezuela. En voici une preuve de plus. Il y a quelques jours, a eu lieu à Mérida le concours <em>Niña Mérida</em>, qui réunissait 26 petites filles âgées de 7 à 10 ans venues des quatre coins de la région.</p>
<p>Cela se passe exactement comme pour les « grandes », à l'exception, tout de même, du défilé en bikini. Affiches pour la promotion des candidates (photo ci-dessus); visites protocolaires, y compris à la <em>gobernación</em> (le gouvernement régional –qui cautionne l'événement en l'annonçant sur son site web); défilé le jour J dans la grande salle du centre culturel de la ville; proclamation des résultats; rires et pleurs...</p>
<p>Bien sûr, l'exploitation des fillettes n'est pas aussi physique que dans les usines de briques en Chine (encore que le physique est au centre de la chose). Baignant dans les paillettes et le glamour, l'opération semble a priori moins nocive. Mais est-ce si sûr? Que se passe-t-il dans la tête des fillettes qui participent à ce jeu pervers? Que retiendront-elles de l'expérience? Et –au-delà– que retiendra de l'expérience ce vaste public familial composé en grande partie d'enfants du même âge que les candidates? Sans parler des téléspectateurs de la télévision régionale qui ont droit, les veinards, à la diffusion en direct du concours?</p>
<p>Ce qui est en jeu, c'est toute une image de la petite fille, de la femme, de la société. Et là, cela commence à faire mal. Mine de rien, à travers ces concours (il y en a partout, Mérida n'est pas une exception), ce qui se profile, c'est la sexualisation prématurée de la petite fille et, indirectement, du petit garçon –voyeur en l'occurence, car il n'existe aucun concours équivalent pour lui. C'est aussi la distribution des rôles futurs : « sois belle et souris », pour elle; « regarde et profites-en », pour lui. Merveilleux programme...</p>
<p>Rien d'étonnant après tout : tout cela est à l'image de la société toute entière, qui a intégré de tels modèles depuis belle lurette. Papa, maman, l'adolescent, l'adolescente, les grands-parents, tous sont consentants et participent en définitive de cette comédie. C'est l'école de la vie, en quelque sorte.</p>
<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/06/reina_infantil9.jpg" alt="Concours Niña Mérida" align="right" />Ce qui révolte, c'est précisément qu'il n'y a nulle part, vraiment nulle part, le moindre signe de révolte. C'est ainsi, et c'est bien comme ça. Pour le bonheur des petites filles, pour le bonheur de tous...</p>
<p>Le socialisme du XXIe siècle cher à Hugo Chávez a encore pas mal de pain sur la planche!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[C'est un fait]]></title>
<link>http://thelatch.wordpress.com/2007/06/20/cest-un-fait/</link>
<pubDate>Wed, 20 Jun 2007 18:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>thelatch</dc:creator>
<guid>http://thelatch.wordpress.com/2007/06/20/cest-un-fait/</guid>
<description><![CDATA[Un fait assez étrange mais quand même, ça me fait plaisir de vous le partager aujourd&#8217;hui :]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un fait assez étrange mais quand même, ça me fait plaisir de vous le partager aujourd'hui :</p>
<p>Je transpire des <em>genoux</em> !</p>
<p>Assez inusité hein ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vie de chien vénézuélien]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/06/13/vie-de-chien-venezuelien/</link>
<pubDate>Thu, 14 Jun 2007 02:15:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/06/13/vie-de-chien-venezuelien/</guid>
<description><![CDATA[
Il ne fait pas bon être chien au Venezuela. Bien entendu, il y a plusieurs catégories de chiens, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/06/la_abuela_y_el_perro.jpg" alt="La grand-mère et le chien" /></p>
<p style="text-align:left;">Il ne fait pas bon être chien au Venezuela. Bien entendu, il y a plusieurs catégories de chiens, mais la plupart d'entre eux sont loin de vivre la belle vie.</p>
<p style="text-align:left;">La catégorie inférieure, ce sont ces chiens perdus que l'on croise au hasard d'une route, souvent en pleine forêt. Généralement décharnés, boîteux, pouilleux, minables, arriveront-ils seulement à réintégrer la vie sauvage de leurs ancêtres lointains? Rien n'est moins sûr. Abandonnés là par des personnes sans scrupules, ils sont appelés inéluctablement à la dégénérescence et à la mort.</p>
<p style="text-align:left;">Catégorie immédiatement supérieure : celle des chiens qui cohabitent dans une famille, à la campagne ou à la ville. «Cohabitent », car ils ne sont pas vraiment adoptés. Ils sont là, c'est tout, parfois arrivés par hasard. On leur donnera au mieux les pauvres restes des repas, mais on les traitera aussi comme des moins que rien. Les coups ne leur sont pas épargnés, les injures non plus, quand il ne sont pas en outre les souffre-douleur des enfants du voisinage.</p>
<p style="text-align:left;">Catégorie un peu plus élevée : les chiens qui n'appartiennent à personne, mais sont adoptés par une communauté. Il n'est pas rare de les voir rôder toujours autour du même bloc d'appartements, attendant de leurs yeux tristes quelque message ou quelque nourriture. Ils restent cependant à la merci du bon vouloir des humains. Ainsi, la bande de chiens de la faculté des sciences de l'Université des Andes, à Mérida, étaient célèbres. Plusieurs étudiants et professeurs les avaient moralement et sentimentalement adoptés; ils leur apportaient régulièrement de la nourriture. Un petit bout de bonheur. Mais ce n'était pas suffisant : une décision administrative, prise pour d'obscures raisons d'hygiène, a signé leur arrêt de mort. Les étudiants manifestèrent leur opposition, mais rien n'y fit : les chiens furent condamnés.</p>
<p style="text-align:left;">Ces trois catégories mises ensemble, cela fait déjà beaucoup de chiens. La seconde est de loin la plus nombreuse : 80 % des chiens vénézuéliens en font partie. C'est la vraie norme au pays. Quant à la première et la troisième catégories, elles comptent ensemble quelque 10 % des chiens.</p>
<p style="text-align:left;">Il reste 10 % pour la dernière catégorie : celle des chiens qui possèdent un maître, un vrai. Chiens de garde (sécurité oblige), chiens policiers (trafic de drogue oblige) ou simplement mascotte de la famille. Des chiens bourgeois, souvent; des chiens jouets, aussi; des chiens fonctionnaires, parfois.</p>
<p style="text-align:left;">Petite anecdote finale, qui révèle bien la relation du Vénézuélien moyen avec le chien : je voyageais avec une dame originaire de la campagne comme il y en des milliers. Dans une courbe de la route (nous étions dans les Andes), un homme exhibe pour la vente un chiot de la race dite Mucuchies. Réaction de la dame à mes côtés : « Moi, je n'achèterai jamais un animal qui ne se mange pas! ».</p>
<p style="text-align:left;">En d'autres termes, le chien vaut moins que le poulet : il n'a pas les honneurs de la table.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des pâtes impérialistes pour les pauvres]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/05/28/des-pates-pour-les-pauvres/</link>
<pubDate>Tue, 29 May 2007 01:29:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/05/28/des-pates-pour-les-pauvres/</guid>
<description><![CDATA[
On connaît les diatribes de Hugo Chávez contre les méfaits de l&#8217;impérialisme et des grand]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/05/pates_cargill.jpg" alt="Pâtes du Mercal fabriquées par Cargill" height="424" width="340" /></p>
<p>On connaît les diatribes de Hugo Chávez contre les méfaits de l'impérialisme et des grandes entreprises multinationales. On connaît moins certains accommodements que la révolution bolivarienne peut prendre avec certains de ses « ennemis ».</p>
<p>Un exemple ? Le gouvernement a lancé de grands programmes sociaux appelés <em>misiones</em> [missions]. Parmi celles-ci, la mission Mercal a consisté à mettre sur pied un réseau parallèle pour la distribution et la vente des produits de première nécessité.  Même si les magasins et marchés Mercal s'adressent en priorité aux moins nantis,  ils sont ouverts sans discrimination à tous les Vénézuéliens. Il s'agit d'un effort gouvernemental pour rompre les tout-puissants monopoles de distribution du pays et défendre le pouvoir d'achat des plus pauvres. Sans aucun doute, les intentions sont bonnes, même si parfois elles se trouvent compromises par certaines pratiques de corruption et de favoritisme, déviation fréquente au Venezuela.</p>
<p>Eh bien, les pâtes que l'on vend dans les Mercal à 1200 bolivars le kilo (environ 0,30 €) sont fabriquées par Cargill du Venezuela, ni plus ni moins. Cargill, l'une des multinationales les plus vilipendiées au monde pour ses pratiques peu respectueuses de l'environnement et des droits des travailleurs!</p>
<p>Jugeons-en : <a href="http://www.greenpeace.org/belgium/fr/press/releases/cargill-joue-un-r-le-pivot-dan" target="_blank">Cargill joue un rôle pivot dans la destruction de l'Amazonie</a>, dénonce Greenpeace. Non seulement la multinationale participe activement, voire frauduleusement, à la déforestation afin de promouvoir la culture intensive du soja, mais encore elle compte parmi ses fournisseurs des fermes pratiquant des formes d'esclavagisme. Cargill a d'ailleurs été condamnée à plusieurs reprises par la justice brésilienne, en raison de ses pratiques abusives.</p>
<p>On n'en est pas là au Venezuela. Certes, présente surtout dans la grande distribution, Cargill contrôle une bonne partie du marché des farines, du riz, des huiles et des pâtes, à tel point qu'il est bien difficile d'éviter ses produits dans les supermarchés. Mais, somme toute, la filiale vénézuélienne de Cargill apparaît comme une entreprise capitaliste tranquille et exemplaire, qui soulève un minimum de vagues.</p>
<p>Il n'empêche : la mission Mercal pourrait choisir des fournisseurs plus recommandables, et favoriser notamment la petite et moyenne industrie nationale. Ce serait une bonne façon de pratiquer dans les faits le « développement endogène » que prêche à longueur de discours Hugo Chávez et d'offrir des pâtes moins impérialistes aux Vénézuéliens.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vous avez dit déforestation?]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/05/01/vous-avez-dit-deforestation/</link>
<pubDate>Wed, 02 May 2007 02:30:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/05/01/vous-avez-dit-deforestation/</guid>
<description><![CDATA[
Le Venezuela a l&#8217;un des taux de de déforestation les plus élevés de la planète. Chaque an]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/05/deforestation_masparrito.jpg" alt="Déforestation entre Calderas et Masparrito" /></p>
<p>Le Venezuela a l'un des taux de de déforestation les plus élevés de la planète. Chaque année depuis 1990, il perd 0,6 % de ses forêts : quelque 287 600 hectares de forêt sont irrémédiablement détruits, sans compter la dégradation qu'entraînent l'exploitation forestière, les exploitations minières et l'extraction de pétrole. Entre 1990 et 2005, le Venezuela a officiellement perdu 8,3 pour cent de sa couverture forestière, soit environ 4 313 000 hectares –l'équivalent de la superficie de la Suisse. Le processus a tendance à s'accélérer depuis 2000, révolution bolivarienne aidant. Celle-ci se montre en effet laxiste s'agissant d'occupations de terre par des paysans.</p>
<p>J'ai été témoin des effets navrants de la déforestation au cours d'une randonnée qui m'a mené de Calderas a Masparrito, dans le piémont andin près de Barinas. Au long des cinq heures de marche, ce ne fut que désolation, dévastation, paysage en complet bouleversement. Il s'agissait ici d'une colonisation agricole dans toute sa splendeur, moyennant la pratique de la terre brûlée.</p>
<p>Les forêts ne sont de personne. Il suffit de choisir un espace, de le clôturer, d'en « améliorer l'usage » (à savoir abattre les arbres pour leur substituer une activité productive –patûrage ou culture) pour avoir l'espoir de recevoir, un jour plus ou moins lointain, un droit de propriété. Si une route est projetée (comme c'est le cas entre Calderas et Masparrito), cela ne rend que plus appétissante l'entreprise, car le terrain se mettra à valoir.</p>
<p><strong>Jeter la pierre?</strong></p>
<p>Nombreux sont donc ceux qui tentent leur chance. Ce ne sont pas nécessairement les plus pauvres : il faut disposer d'un certain capital pour clôturer l'espace et payer les ouvriers qui déforesteront.</p>
<p>Mais cette déforestation sauvage est aussi le fruit de l'ignorance. Il ne faudra que quelques années au colon pour s'apercevoir que les terres défrichées ne conviennent pas pour l'élevage et qu'elles s'épuisent rapidement si on les cultive –à moins d'y insuffler des tonnes d'engrais hautement polluants. Entretemps, le mal sera fait : la forêt primitive aura disparu et ne reviendra plus jamais. Laissé en friche, le terrain sera la proie des fougères et d'une basse végétation envahissante.</p>
<p>Faut-il pour autant jeter la pierre sur le paysan défricheur? Il a sa logique : il doit nourrir ses enfants (souvent nombreux) et surtout assurer leur avenir. Laissé à lui-même, il trouve la solution dans la conquête de nouvelles terres. Bien conseillé, il pourrait plutôt accroître la productivité, généralement très faible, de celles qu'il possède déjà.</p>
<p>Du reste, les habitants du Nord, Européens et Américains, sont bien mal placés pour donner des leçons à ceux du Sud. N'ont-ils pas été historiquement, depuis des siècles, les plus grands défricheurs de la planète, à tel point qu'il n'existe pratiquement plus de forêts primitives en Europe et en Amérique du Nord? Maintenant que les problèmes environnementaux sont planétaires, il est bien beau de sonner l'alarme, mais gardons tout de même une perspective historique et une certaine humilité.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2007/05/01/vous-avez-dit-deforestation/deforestation-a-el-vegon-entre-calderas-et-masparrito/" rel="attachment wp-att-109" title="Déforestation à El Vegón, entre Calderas et Masparrito"><img src="/files/2007/05/deforestation_elvegon.thumbnail.jpg" alt="Déforestation à El Vegón, entre Calderas et Masparrito" align="right" /></a>En effet, il serait tout de même malvenu d'exiger des paysans du Sud qu'ils résolvent les problèmes du monde. La solution passe plutôt par l'offre aux petits paysans d'alternatives sociales et économiques viables et crédibles qui leur permettent de concevoir un avenir décent pour eux et leur famille, sans devoir passer par la déforestation.</p>
<p>Mais les responsables politiques et économiques auront-ils l'imagination, la capacité et surtout le courage de se lancer dans un tel défi?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un petit échantillon de haine]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/03/11/un-petit-echantillon-de-haine/</link>
<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 13:34:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/03/11/un-petit-echantillon-de-haine/</guid>
<description><![CDATA[D&#8217;emblée, Anastasia dit que son blogue est «&nbsp;100 % antichaviste » (admettons), «]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/04/anastasiaenelexilio.thumbnail.jpg" alt="Blogue d’Anastasia" align="left" />D'emblée, Anastasia dit que son <a href="http://anonima-anastasia.blogspot.com/" target="_blank">blogue</a> est «&#160;100 % antichaviste » (admettons), «&#160;complètement fasciste » (cela dit sans le moindre soupçon de culpabilité, ce qui en dit long sur la culture politique de l'auteur) et qu'il « incite à la haine envers le président bien-aimé » (ailleurs, on serait condamné pour moins que cela). Bien entendu, Anastasia a tellement le courage de ses opinions qu'elle reste anonyme.</p>
<p>Dans le corps de ses messages, on trouve de très belles et très profondes <a href="http://anonima-anastasia.blogspot.com/2007/02/y-quien-tiene-la-culpa.html" target="_blank">diatribes</a>, du genre :</p>
<blockquote><p>En lo personal pienso que la psiquis del chavista debería ser considerada objeto de estudio por toda la comunidad psiquiatrica del país y del mundo... la de Chavez no porque nos es humana y por lo tanto es incomprensible!!! ni siquiera los psicologos de los perros pueden ayudarlo...</p></blockquote>
<p>Je traduis : <span style="font-style:italic;">Personnellement, je pense que la psyché du chaviste devrait être considérée comme un objet d'étude par toute la communauté psychiatrique du pays et du monde... Celle de Chávez, non, car elle n'est pas humaine et est donc incompréhensible!!! Même les psychologues des chiens ne pourraient lui venir en aide...</span></p>
<p>Bon, ce n'est là qu'un petit échantillon de haine. Dans le cas qui nous préoccupe, celle-ci se trouve sans doute attisée par l'exil (volontaire) de l'auteur. Mais ce même sentiment de haine se retrouve aussi chez bien des antichavistes de l'intérieur. Surveillons donc nos fréquentations...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dénudées, mais pas trop]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/01/28/denudees-mais-pas-trop/</link>
<pubDate>Mon, 29 Jan 2007 01:40:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/01/28/denudees-mais-pas-trop/</guid>
<description><![CDATA[Un blogue intitulé Bellas Venezolanas. Voilà bien le condensé de la vision dominante qu&#8217;ont]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/bellas_venezolanas.jpg" alt="Bellas Venezolanas" />Un blogue intitulé <a href="http://bellasvenezolanas.org/" target="_blank">Bellas Venezolanas</a>. Voilà bien le condensé de la vision dominante qu'ont de la femme presque tous les Vénézuéliens, ainsi que, malheureusement, bon nombre de Vénézuéliennes. Sous-titre du blogue : <span style="font-style:italic;">Un Tributo a la belleza de la Mujer Venezolana. ¡La Belleza no sólo es física!</span> (traduction : Un hommage à la beauté de la femme vénézuélienne. La beauté n'est pas que physique!).</p>
<p>La beauté n'est peut-être pas uniquement physique, mais reconnaissons que les photos du site sont, elles, très « physiques » : le blogue n'est qu'un défilé de photos de beautés généralement plutôt dénudées, agrémentées d'un mini-commentaire tout à fait quelconque sur chacune d'elles.</p>
<p>L'auteur de cette compilation n'a pas eu a chercher loin pour alimenter son blogue. La plupart des photos proviennent de publications vénézuéliennes, que ce soient des quotidiens, des magazines, des sites web, des publicités ou les calendriers de la brasserie Polar.  C'est qu'une telle image de la femme fait partie du quotidien dans ce pays où la beauté féminine est chantée dès le plus jeune âge. Ouvrez la télévision et vous tomberez sur un concours de beauté pour fillettes de huit ans! Chaque village, chaque quartier, chaque école couronne annuellement sa reine de beauté. En haut de la pyramide, le concours Miss Venezuela, véritable institution nationale, parvient à réunir tout un peuple le temps d'une soirée.</p>
<p>Mine de rien, derrière la façade, le site véhicule plusieurs idées reçues sur la femme vénézuélienne :</p>
<ul>
<li>Les Vénézuéliennes sont les plus belles femmes du monde</li>
<li>Elles ne sont pas seulement belles, elles sont aussi autre chose (travailleuses, créatives, le soutien de la famille, etc.)</li>
<li>Glorifions-les en exhibant leur beauté physique</li>
</ul>
<p><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/gianninamorales13.jpg" alt="Dénudée, mais pas trop" align="left" />Beauté dénudée, mais pas trop : la photo doit pouvoir être vue par tout le monde, y compris par les enfants, car elle a une fonction « formatrice » : assurer tous azimuts la reproduction de ces idées reçues sur la femme vénézuélienne, en imprégner la société jusque dans ses derniers recoins. Petits garçons/petites filles, adolescents/adolescentes, hommes/femmes, même combat en faveur des belles vénézuéliennes!</p>
<p>De cette façon, le machisme (car, vous l'aurez deviné, c'est de cela qu'il s'agit) n'est pas le seul apanage des hommes, il devient l'affaire de tous et de toutes... et a donc un bel avenir devant lui.</p>
<p>PS : Signe des temps, le même auteur publie aussi un blogue intitulé <a href="http://hotbellasvenezolanas.org/" target="_blank">Hot Bellas Venezolanas</a>, dans lequel les beautés, parfois les mêmes, apparaissent encore plus dénudées. Généralement, elles montrent le haut, ce qui reste « inconvenant » pour beaucoup de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes. Quelquefois, elles vont jusqu'à découvrir le bas, ce qui est bien plus inconvenant encore. Comme l'indique son auteur dans une mise en garde adressée aux mineurs, son contenu est <span style="font-style:italic;">borderline</span>, limite. Il témoigne certes d'une évolution des mœurs au Venezuela, mais ne peut (encore) jouer de rôle « formateur », comme le font les photos du blogue original <span style="font-style:italic;">Bellas Venezolanas</span> et des grands médias vénézuéliens.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un pays en flammes]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/03/01/un-pays-en-flammes/</link>
<pubDate>Fri, 02 Mar 2007 00:09:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/03/01/un-pays-en-flammes/</guid>
<description><![CDATA[
Je savais que cela brûlait autour de moi, mais pas à ce point. Ce matin, il m&#8217;est venu à l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/pays_en_flammes-petit.jpg" alt="pays en flammes" /></p>
<p>Je savais que cela brûlait autour de moi, mais pas à ce point. Ce matin, il m'est venu à l'idée de télécharger la <a href="http://maps.geog.umd.edu/firms/kml/" target="_blank">couche Keyhole Markup Language</a> (KML), qui permet d'afficher dans <a href="http://earth.google.fr/" target="_blank">Google Earth</a> les incendies actifs détectés durant les 48 dernières heures en Amérique du Sud (photo ci-dessus).Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le Venezuela, avec sa voisine la Colombie, est littéralement en flammes! L'image ci-dessus parle d'elle-même : ce sont des milliers d'incendies qui, ces deux derniers jours, ont été détectés dans le pays. La saison sèche y est bien sûr pour quelque chose, mais l'humain aide énormément : depuis le paysan qui, dans le but de « nettoyer » un bout de terrain et le préparer pour les prochaines semailles, y met le feu, sans toujours en avoir le contrôle, jusqu'au pyromane qui trouve qu'un incendie fait joli dans le paysage...</p>
<p>Les conséquences en sont catastrophiques pour la faune et la flore, donc pour la biodiversité, sans compter la production d'énormes quantités de CO2 dans l'atmosphère, la déforestation et ses effets néfastes sur l'approvisionnement en eau et la pollution directe provoquée par la fumée.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.wordpress.com/2007/03/01/un-pays-en-flammes/incendie-pres-de-merida/" rel="attachment wp-att-72" title="Incendie près de Mérida"><img src="/files/2007/04/incendie_merida.thumbnail.jpg" alt="Incendie près de Mérida" align="right" /></a>J'observais hier, de ma fenêtre, l'incendie le plus proche de chez moi, à seulement quelques centaines de mètres de la ville de Mérida, dans les Andes (ci-contre). Un feu minuscule, si on le compare à d'autres, sur les flancs d'une colline en face du pic Bolivar, la montagne la plus haute du pays (4980 m).</p>
<p>Mais on distingue aussi, de l'autre côté de la ville, la fumée d'un incendie majeur qui s'attaque au <span style="font-style:italic;">páramo de los Conejos</span> dans le parc national Sierra de la Culata. Près de Ejido, c'est une autre fumée qui s'élève et qui, portée par le vent, empeste toute la région. Où que l'on regarde, c'est bel et bien le Venezuela tout entier qui brûle...</p>
<p>PS : Pour un suivi en temps presque réel des incendies sur la planète, consultez le site du <a href="http://maps.geog.umd.edu/firms/default.asp" target="_blank">Fire Information for Resource Management System</a> (FIRMS).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du mauvais usage des bouteilles de Solera (et autres)]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/02/28/du-mauvais-usage-des-bouteilles-de-solera-et-autres/</link>
<pubDate>Thu, 01 Mar 2007 00:37:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/02/28/du-mauvais-usage-des-bouteilles-de-solera-et-autres/</guid>
<description><![CDATA[Bleues ou pas, Solera ou pas, on retrouve les bouteilles de bière dans les fossés, le long des rou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/bouteilles_indesirables.jpg" alt="Le long de la route…" align="left" />Bleues ou pas, <a href="http://www.venezuelatina.com/2007/02/du-bon-usage-des-bouteilles-de-solera.html">Solera</a> ou pas, on retrouve les bouteilles de bière dans les fossés, le long des routes. La végétation les dissimule parfois, mais elles sont là.</p>
<p>Par temps chaud et sec (nous sommes à présent en saison sèche), elles provoquent le désastre : des incendies. Une fois ces derniers éteints, voici que leur présence massive est subitement révélée! Combien de litres (d'alcool) ont été bus le long de cette portion de route? Le décompte est proprement hallucinant.</p>
<p>À cet égard, on peut déplorer de multiples choses : la pollution visuelle, bien sûr. Mais aussi la conduite en état d'ivresse, comme on peut le supposer à la seule vue de ce spectacle. Et enfin la pire conséquence : les incendies qui se généralisent en cette période de l'année où les pluies se font rares.</p>
<p>Il est clair que le long des routes les incendies sont provoqués, même si ceux qui les provoquent ne le savent pas. Il suffit d'une bouteille jetée six mois plus tôt pour voir s'envoler en flammes une colline entière, avec les conséquences que l'on sait pour l'environnement. Mais le coupable est déjà loin, en train de jeter une autre bouteille le long d'une autre route...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du bon usage des bouteilles de Solera]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/02/11/du-bon-usage-des-bouteilles-de-solera/</link>
<pubDate>Sun, 11 Feb 2007 20:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/2007/02/11/du-bon-usage-des-bouteilles-de-solera/</guid>
<description><![CDATA[Les bouteilles de Solera Light sont jolies, mais elles sont aussi une véritable plaie pour le pays.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/solera_light.jpg" alt="Bouteille de Solera light" align="left" />Les bouteilles de Solera Light sont jolies, mais elles sont aussi une véritable plaie pour le pays. Non consignées, on les retrouve le plus souvent, une fois consommées, le long des routes ou dans les endroits les plus impossibles. Et leur couleur bleue ne fait rien pour les dissimuler.</p>
<p>De plus, la bière Solera Light est à la mode au Venezuela, comme tout ce qui est <span style="font-style:italic;">light</span> d'ailleurs. J'ai même vu des publicités pour des <span style="font-style:italic;">chicharrones</span> (croustilles de lard gras) <span style="font-style:italic;">light</span>, c'est tout dire!</p>
<p>Bref, cette bière, qui se veut premium et distinguée, fait un tabac au Venezuela, où il est toujours de bon ton de montrer qu'on est une classe au-dessus du voisin.</p>
<p>Le revers de la médaille, c'est cette énorme pollution visuelle qu'elle provoque, car, faut-il le dire, le recyclage est une notion encore très vague et très lointaine dans le pays. La brasserie Polar, son producteur, ne semble pas non plus se préoccuper pour cet état de fait désolant. Pourquoi le ferait-elle, puisque chaque bouteille bleue, même brisée le long d'une route, est une publicité subliminale pour sa Solera Light, la seule qui vient dans un conditionnement aussi voyant.</p>
<p>Et puis, au cours de mes pérégrinations de cette semaine, je tombe sur cette perle : un lampadaire artisanal fabriqué avec les fameuses bouteilles bleues de Solera Light!</p>
<p><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/04/lampe_soleralight.jpg" alt="Lampe réalisée avec des bouteilles de Solera" align="left" />C'était dans un restaurant de Barinitas, <span style="font-style:italic;">La Mazorca</span> (facile à trouver, sur la route principale qui mène à Mérida). L'ensemble était du plus bel effet, même de jour. Le propriétaire m'assure que la nuit, c'est encore plus féérique : le bleu tranche agréablement avec les tons jaunes clairs et beiges qui caractérisent la décoration du restaurant.</p>
<p>Le créateur de cette véritable œuvre d'art du recyclage est Efren Montilla, <span style="font-style:italic;">el poeta</span>, un des nombreux poètes dont s'enorgueillit Barinitas. C'est aussi lui qui, avec des moyens restreints, s'est chargé de la décoration générale de l'endroit, qui ne manque pas de goût. Le poète s'est fait architecte.</p>
<p>Sa solution de recyclage ne résoudra certes pas la question de la pollution par la petite bouteille bleue, mais elle est un baume à l'âme et un hymne à la créativité. On voudrait aussi que l'entreprise Polar fasse sa part d'effort et se montre un peu plus responsable : qu'elle cesse tout simplement de vendre sa bière dans des bouteilles non consignées.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
