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	<title>dessiller &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/dessiller/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "dessiller"</description>
	<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 02:04:12 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Souriez vous êtes libraire]]></title>
<link>http://desamours.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 12:40:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Turangalîla</dc:creator>
<guid>http://desamours.fr.wordpress.com/2008/03/17/souriez-vous-etes-libraire/</guid>
<description><![CDATA[Je me souviens, il y a presque dix ans, d’avoir entendu pour la première fois cette phrase : « N]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Je me souviens, il y a presque dix ans, d’avoir entendu pour la première fois cette phrase : « <em>N’oubliez pas la règle du BAM !</em> ». C’était ma première expérience professionnelle en librairie. « <em>BAM</em> ! »… « Bonjour », « Au revoir », « Merci ! ». <em>BAM</em> ! Et un client ravi. <em>BAM</em> ! Un autre. <em>BAM</em> ! Tout le monde est content. <em>BAM</em> ! Trop facile…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Je me souviens de cette autre expérience, en tant que libraire cette fois. C’est-à-dire que je n’étais plus « en caisse », mais « en rayon », confrontée aux attentes en tout genre de la clientèle en tout genre. La règle du BAM s’est alors trouvée face à ses limites et les miennes avec. On a beau avoir « <em>un réel goût pour le contact avec la clientèle</em> », il y a des moments, où tout bon libraire se doit d’apprendre à dire avec ses yeux : « <em>Etes-vous bien sûr, honorable client, de vouloir vous mettre dans cet état pour un retard de livraison</em> ? » et pas seulement <em>BAM</em>, même si <em>BIM</em> et <em>BOOM</em> s’en viennent à vôtre rescousse. Il y a des jours aussi, où <em>BAM</em> ne pourra pas expliciter « <em>lequel est le mieux, entre <span style="text-decoration:underline;">ce</span> cahier de vacances et <span style="text-decoration:underline;">ce</span> cahier de vacances.</em> » Enfin, c’était prévisible, et <em>BAM</em> demeure néanmoins une très bonne règle de base, j’en conviens.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Sauf que, <em>BAM</em> avec trois pans de longs à chaque coin des lèvres, ça ne marche pas. En tout cas pas avec <em>Rusalka</em> version cliente. J’admets pour avoir eu envie de commettre des illégalités sur autrui par le passé que certaines situations peuvent racornir le sourire temporairement, mais que l’on efface au moins l’ardoise de tout nouveau client passant le fronton de la boutique à qui l’on doit le bénéfice du doute suivant : « Il/elle/<em>Rusalka</em> n’est pas forcément de nature irritante, il se peut même qu’il/elle/<em>Rusalka</em> s’en vienne en paix ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Et puis disons-le, il existe des clients extras. Et puis disons-le aussi, il existe des clients plus qu’extras, et là ça devient moins extra… Quand après avoir eu affaire à un client pas très sympathique, voire méprisant, voire insultant (ça arrive), un autre client se fait tout gentil, tout en empathie lyrique et en parfaite harmonie avec vous, il est fort possible que celui-ci ne vous lâche pas le code barre jusqu’à ce que vous lui confirmiez ceci : « <em>Heureusement qu’on a aussi des clients comme vous, sinon BIM BAM BOOM…</em>».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">A-t-on fait le tour de la règle du <em>BAM</em>, sûrement pas ! En attendant, rajoutons-y un “S” pour “Sourire”. Mais pas n’importe quel sourire… Le sourire de Narcisse! Entier, infini, fatal… Le sourire à la soudaine apparition de l’Autre, du Moi-Autre ! Du client…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Souriez donc, vous êtes libraire.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em>BAMS </em>!</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><strong>Turangalîlâ</strong></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Voir rouge et ne pas freiner]]></title>
<link>http://desamours.wordpress.com/?p=3</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 09:28:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Turangalîla</dc:creator>
<guid>http://desamours.fr.wordpress.com/2008/03/05/voir-rouge-et-ne-pas-freiner/</guid>
<description><![CDATA[A tout conducteur grenoblois derrière son volant et son moteur à allure modérée et plus si affin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">A tout conducteur grenoblois derrière son volant et son moteur à <em>allure modérée</em> et plus si affinité, oyez ceci : vous me fatiguez la zénitude. Non pas que je vous haïsse, mais mon désamour est grand.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Je sais, ce ne sont pas là de jolis sentiments, et je devrais - comme le sempiternel bon ton ambiant me l’indique - <em>prendre sur moi</em>, (c’est tendance) et ne pas exprimer des choses avec ma bouche (c’est dégouttant). Comment vous dire alors à quel point vos pressions hystériques sur la pédale du milieu alors que le feu est… vert (!!!) entrent en résonance avec les évènements agaçants de mon quotidien fatigué. Comment tendre alors à vos yeux embués, le reflet abyssal du miroir de la virtuosité que vous mettez à l’œuvre dans l’art de me pomper la joie de vivre par quintal au km/h. Comment vous dire jusqu’à la percussion du neurone épargné par la vague d’abrutissement qui miroite au fin fond de vos pupilles, qu’en dessous <em>d’allure modérée</em>, vous vous rendez passible de mon terrible courroux. Qu’en dessous de ce seuil, vous n’aurez pas comme vous le pensez peut-être (le zèle étant la seule explication que j’ai trouvée après d’éventuels troubles sexuels), des bonbons distribués par des officiers de police vous ayant surpris en flagrant délit de bonne conduite. Et, comment vous dire, qu’il n’y a pas que les cocotiers que j’ai envie de secouer quand il me prend la fantaisie de traverser cette bonne vieille et éprouvante ville.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">C’est dit,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><strong>Turangalîlâ</strong></em>, de retour d’une course, qui s’annonçait pourtant dans la plus limpide des innocences.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Naître ou ne pas être]]></title>
<link>http://desamours.wordpress.com/?p=54</link>
<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 12:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Turangalîla</dc:creator>
<guid>http://desamours.fr.wordpress.com/2008/02/05/naitre-ou-ne-pas-etre/</guid>
<description><![CDATA[


Il est heureux que les grands auteurs naissent et meurent comme tout un chacun. S’il n’en ét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="storycontent">
<div class="snap_preview">
<div>
<div>Il est heureux que les grands auteurs naissent et meurent comme tout un chacun. S’il n’en était ainsi, nous serions obligés de parler d’eux quand leurs œuvres résonneraient avec pertinence au temps présent, et pas si, et seulement si, leur date de naissance ou de décès ferait un bon calcul avec siècle, demi-siècle, décennie et autres chiffres aussi ronds que dix<em> is</em>. S’il n’en était ainsi, il nous faudrait chercher à comprendre en quoi leurs pensées, en quoi leurs écrits, leurs recherches, leurs travaux, leurs découvertes, enrichiraient nos propres pensées, analyses et perceptions du monde et de nos semblables, au risque de l’épanouissement personnel et collectif (l’idéalisme aidant). Cela demanderait un travail. Une rigueur. Une volonté. Un éclair de lucidité. Mais pas que. Il me plait de croire - peut-être naïvement - qu’une étincelle suffit.</div>
<div>
</div>
<div>Aussi, j’en conviens, il est confortable de vandaliser au grès des décès et des naissances les rayons Gracq (par exemple) des bibliothèques et des librairies, après, et seulement après, le 23 décembre 2007. Avant, et seulement avant, il faudrait réanimer le plaisir de ramasser les pépites d’or qu’il aurait laissé sur son chemin. Se baisser donc, aller vers le bas, pour recueillir ce qui est au fond et non attendre bouche ouverte d’absorber au grès du vent ce qui flotte séculairement à la surface.</div>
<div>
</div>
<div>La stagnation va pour un temps. Le nôtre (de Temps) est-il vraiment le meilleur candidat à cela? Peut-on aujourd’hui, plus qu’hier, se payer le luxe de laisser notre eau croupir. Et de la boire. Et de s’en délecter. Ou du moins d’y croire, alors que le mensonge vient de nous-mêmes.</div>
<p><em><strong>Turangalîlâ</strong></em></p>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
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