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	<title>dictateur &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/dictateur/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "dictateur"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 09:53:15 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Vive Karadzic !]]></title>
<link>http://ledeblogueur.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 03:50:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-François Cossette</dc:creator>
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<description><![CDATA[On a pu le constater au mois de décembre 2006 lors de la mort de l&#8217;ex-dictateur chilien Augus]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align:justify;"><a href="http://ledeblogueur.files.wordpress.com/2008/07/une-femme-serbe-embrassant-la-photo-de-radovan-karadzic1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-228" src="http://ledeblogueur.wordpress.com/files/2008/07/une-femme-serbe-embrassant-la-photo-de-radovan-karadzic1.jpg?w=240" alt="" width="240" height="300" /></a>On a pu le constater au mois de décembre 2006 lors de la mort de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, il y en aura toujours pour oublier le passé, il y aura toujours des <a href="http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3222,54-844603@51-841382,0.html" target="_blank">partisans</a> de ces dictateurs sanguinaires pour saluer ces hommes, pour leur rendre un dernier hommage, pour perpétuer leurs oeuvres, pour entretenir leur culte, pour justifier <a href="http://courrierinternational.com/article.asp?obj_id=32753" target="_blank">la terreur</a> et le régime oppressif qu'ils ont employés afin, n'ont pas d'aider leur peuple, mais tout simplement pour se maintenir au pouvoir.  Récemment avec l'arrestation du génocidaire serbe Radovan Karadzic, on assiste au même phénomène, l'adulation d'un monstre, d'une racaille, d'un nettoyeur ethnique.  Je vous invite à visionner l'<a href="#mce_temp_url#" target="_blank">extrait</a> suivant sur France24 où un homme répond ceci: "Moi, je le défendrais avec des moyens qui ne sont pas pas permis. Je n’utiliserais pas des moyens démocratiques ", avant d'offrir un t-shirt au journaliste avec l'effigie d'un criminel de guerre serbe.  Qui sait si l'individu dans le reportage n'a pas violé une femme musulmane à l'époque du génocide.  Il a peut-être même participé activement à l'effort de guerre en massacrant quelques victimes innocentes.  Espérons seulement que Karadzic ira jusqu'au bout de son procès et ne sera pas victime d'un infractus comme Milosevic.</h4>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De l'enfant roi à l'enfant dictateur :/]]></title>
<link>http://niilah.wordpress.com/?p=121</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 18:57:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>niilah</dc:creator>
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<description><![CDATA[On connait tous les enfants roi, ceux qui connaissent ne connaissent pas les &#8220;je peux&#8221; m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On connait tous les <span style="color:#33cccc;">enfants <strong>roi</strong></span>, ceux qui <span style="text-decoration:line-through;">connaissent</span> ne connaissent pas les "<strong><span style="color:#33cccc;">je peux</span></strong>" mais qui n'emploient <span style="text-decoration:underline;">que</span> les "<strong><span style="color:#33cccc;">je veux</span></strong>" au <span style="text-decoration:underline;">présent</span> bien entendu parce que il leur faut tout de suite et dans le cas contraire on passe au <span style="color:#33cccc;">fausses<span style="text-decoration:underline;"> larmes</span>, aux larmes de <span style="text-decoration:underline;">crocodiles</span>, aux <span style="text-decoration:underline;">pleurs</span> et aux "je te parle plus, t'es plus <span style="text-decoration:underline;">mon copain/ ma copine</span></span><span style="text-decoration:underline;">"</span> etc etc etc...</p>
<p><a href="http://70.img.v4.skyrock.com/708/artistickindsoul/pics/1204719030_small.jpg"><img class="aligncenter" src="http://70.img.v4.skyrock.com/708/artistickindsoul/pics/1204719030_small.jpg" alt="" width="210" height="277" /></a><br />
Mais l'<span style="color:#339966;">enfant <strong>dictateur</strong></span> c'est bien <span style="text-decoration:underline;">pire</span> encore... bien entendu il regroupe en lui toutes les<span style="color:#339966;"> <strong>qualités</strong></span> requises pour être un enfant <span style="text-decoration:underline;">roi</span>, en plus exagéré! Lorsqu'il n'obtient pas de suite à ses "<em>je veux</em>" <span style="color:#339966;">il <span style="text-decoration:underline;">tape</span> du pieds, <span style="text-decoration:underline;">pleure</span> encore plus fort, crie encore <span style="text-decoration:underline;">plus fort</span>, vous fait passer pour le/la <span style="text-decoration:underline;">méchante</span> en limite disant que vous êtes un(e) <span style="text-decoration:underline;">martyre</span> et que de toute façon il va le <span style="text-decoration:underline;">dire</span> à sa maman qui va dire que vous êtes la méchante et que c'est <span style="text-decoration:underline;">lui la victime</span>....</span> parce que oui malheureusement l'enfant roi/ dictateur a <span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#3366ff;"><strong>toujours</strong> raison</span></span>!!</p>
<p>...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un an de droits de l'homme : ce que Nicolas a dit, ce que Sarkozi a fait.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=412</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 16:04:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/?p=412</guid>
<description><![CDATA[http://www.liberation.fr/actualite/monde/338538.FR.php
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.liberation.fr/actualite/monde/338538.FR.php">http://www.liberation.fr/actualite/monde/338538.FR.php</a></p>
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</item>
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<title><![CDATA[1.Savoir comment et où regarder (1.1)]]></title>
<link>http://leromanderenard.wordpress.com/?p=6</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 18:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
<guid>http://leromanderenard.wordpress.com/?p=6</guid>
<description><![CDATA[Sirotant un café, Bernard consulte divers dossiers que sa secrétaire vient de lui laisser lorsqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sirotant un café, Bernard consulte divers dossiers que sa secrétaire vient de lui laisser lorsqu’un téléphone cellulaire, sur son bureau, se met à vibrer et à émettre une mélodie de Beethoven, massacrée par cet instrument inapproprié. Il s’en empare rapidement et appuie sur la touche pour le contraindre au silence, ouvrant ainsi une porte sonore vers un lieu autre.</p>
<p>— Bernard Langlais à l’appareil.<br />
— Bonjour, c’est Renard.<br />
— …<br />
— Ça va?<br />
— Plaît-il? réponds finalement le patron d’un ton acerbe après deux secondes d’attente. De plus en plus, ses yeux noirs et ternes s'enluminaient sous ses lunettes de lecture. La bête se réveillait.</p>
<p>À force de pratique, l'autre bête s'était parfaitement mis en bouche son mensonge :</p>
<p>— Je ne me sens pas très bien ce matin, je vais prendre congé aujourd’hui… question de voir si ça n’pourrait pas aller mieux demain…<br />
— Très drôle, répond dare-dare le dirigeant, antidote à la joie de vivre. Rapportez-moi un billet médical en bonne et due forme demain matin, sans faute.<br />
— J’me rends à la clinique tout de suite, rétorque Renard, cela dit en regardant sa montre tandis qu’il ouvre son logiciel de courriel sur son ordinateur portable.</p>
<p>Après avoir inondé son supérieur de quelques salutations de convenances, il raccroche, se demandant si Kevin, son ami médecin, métissé entre l’Afrique et le Québec, est disponible pour l'heure du lunch. Quelques secondes lui suffisent pour écrire un petit mot, une invitation à manger au repaire habituel, sachant très bien que celui-ci consulte ses courriels à la moindre occasion.</p>
<p>Le duo se retrouvait souvent dans ce resto et, peu importe que ce soit ou le jour ou le soir, l'éclairage était toujours tamisé. Ils se sentaient attirés par ce capharnaüm haut en couleur de terre, aménagé essentiellement de banquettes séparées par des panneaux. Il y avait bien au fond une section — éternellement vide — pour les réceptions avec de grandes tables, mais on aurait cru que la vocation première du restaurant encourageait les rencontres à deux, quatre au maximum. N’importe qui pouvait se cacher ici : l’amoncellement des plantes de toutes sortes, des fougères et fleurs en pot garantissaient l’anonymat.</p>
<p>— Oui, un café pour moi, répond Renard à Ginette, la serveuse d’un âge vénérable pour cette profession, s’écrasant comme un pacha dans la banquette en cuir véritable.<br />
— T’es pas mieux que mort, crapule, lance Kevin, en mimant de le tuer avec une arme invisible. Si je ne le fais pas tout de suite, c’est Big Brother qui va t’écrabouiller, te réduire en une matière si fine qu’il va la mélanger à sa coke lors des soirées mondaines pour faire durer le plaisir.  Si j’étais toi, j’partirais à l'autre bout du monde pour pouvoir profiter des années qu’il me reste…<br />
— Lâche ça! réplique le roux, en le prenant par le poignet et en le retournant, comme pour l’immobiliser.</p>
<p>Après s'être dégagé, d'un air taquin Kevin lui jette :</p>
<p>— J’comprends quand même ton patron d’être toujours sur ton dos, t’es tellement indiscipliné, paresseux et inconstant. J’me demande même pourquoi il t’a engagé.<br />
—Parce que j’suis le meilleur…</p>
<p>Cette réplique, que seul Kevin peut entendre, car Renard s'interdisait de penser tout haut de cette manière devant toute autre personne, résultait d’une thérapie hautement personnelle pour acquérir une certaine confiance en lui. Dire franchement qu’il se croyait le meilleur l’affranchissait pendant quelques secondes de son sentiment d’impuissance et lui permettait d’espérer un jour vraiment y croire.</p>
<p>Comme souvent, la conversation bifurque du côté du patron de Renard. Dans la quarantaine tardive, Bernard dégageait une assurance disproportionnée, une complaisance envers sa personne qui transformait son charme naturel en une sorte d'agression. Petit de taille, il n'en laissait rien transparaître, trop occupé à repousser l'œuvre machiavélique du temps qui l'enrobait de plus en plus d'une couche adipeuse malgré son abonnement dans un centre de conditionnement physique. Il conservait presque indemnes les vestiges de la chevelure compacte de ses vingt ans, il n'y avait que quelques cheveux blancs et quelques ridules pour dévoiler la vérité.</p>
<p>Pour le rouquin, avis qu'il partageait unanimement avec les autres employés du bureau, il incarnait le parfait spécimen du demi-dictateur, assoiffé de pouvoir et frustré de ne pas en avoir plus; donc, très zélé quant aux plus infimes détails concernant son entreprise qu'il menait à bon port, quoique maladroitement. Empreint du souvenir douloureux de ses débuts dans le métier où la peur de tomber était omniprésente, ce qui le rendait impitoyable face à ses compétiteurs, il devint rapidement un pigiste ultra demandé jusqu'à ce qu'il embauche son premier employé tellement il avait de contrats; et puis un deuxième, un troisième, etc., les confondant par un réflexe malsain avec la concurrence. Et, transformé en patron par la force des choses, tandis qu’il montait son affaire, engageant de plus en plus d’employés, la grâce du sentiment de pouvoir le transporta, car il pouvait l'utiliser à son profit pour rabaisser les autres : sans aucun doute par ressentiment de la violence corporelle et verbale qu'il subissait de ses parents durant son enfance, surtout de la part de son père. En conséquence de quoi, les fluctuations de son humeur conduisaient à des règlements souvent absurdes, ce qui rendait l’atmosphère maussade au bureau pendant plusieurs mois. Par exemple, il chargeait les graphistes de ramener un contrat par mois pour prouver leur foi en l’entreprise. Tous savaient très bien que d’autres, spécialistes des relations publiques, s’occupaient de tout cela dans la boite avec brio et que certains graphistes, pères de famille, se gardaient des contrats externes pour faire des revenus supplémentaires afin de boucler les fins de mois difficiles. Et tous étaient d’accord pour dire que la décision de prendre un boulot de neuf à cinq dans un bureau était pour fuir la précarité de la pige et cesser d’angoisser à propos de la recherche de contrats. Alors, ce monsieur Moins-que-rien venait chambouler tout le système et leur semblant de bonheur si durement gagné s’écroulait comme un château de cartes. Moralement, ces coups bas leur faisaient extrêmement mal et les plus sensibles en faisaient même des cauchemars. Renard est un de ceux-là :</p>
<p>— J’ai rêvé que j’étais un Ninja et que je marchais dans un château. À un moment donné, j’me suis retrouvé devant une immense porte en pierre et quand j’ai voulu toucher la poignée, une voix d’outre-tombe m’a demandé de dire mon nom. Je l’ai dit et la porte s’est ouverte. Deux gardes m’ont saisi et, devant moi, il y avait un géant avec la tête de Bernard Langlais. Ses vêtements étaient faits avec plein de femmes nues, attachées ensemble par les poignets et les chevilles. Il m’a demandé si je comprenais pourquoi il était vêtu comme ça. Je lui ai répondu que non. Il m’a expliqué qu’avec sa taille, aucun tissu ne pouvait le tenir au chaud : la chaleur humaine le pouvait, et il trouvait ça très beau. Le seul problème, c’était très fragile : à chaque fois qu’il s’accrochait quelque part, une ou plusieurs femmes étaient blessées ou mouraient et il devait les remplacer. Il n’y avait presque plus de femmes disponibles et il m’a ordonné de partir le lendemain lui en chercher d’autres dans un village voisin. Les gardes m’ont fait enfiler un bracelet qui servirait à me suivre à la trace et m’ont enfermé dans une chambre pour la nuit.</p>
<p>Après avoir avalé une gorgée d'eau, il continue :</p>
<p>— Ce rêve était trop réel! J’en ai la chair de poule rien qu'en y repensant. Regarde! dit-il en remontant sa manche et en montrant ses poils rebroussés sur son avant-bras.</p>
<p>Suspicieux, Kevin passe rapidement sa main sur la pointe des poils tandis que Renard poursuit son histoire :</p>
<p>— Je voulais m’en sortir, avec mon épée, j'ai cassé le bracelet. J’me suis faufilé en dehors de ma chambre, je ne me souviens plus trop comment! J’me suis retrouvé comme par magie devant l’immense porte et je suis entré dans la pièce sans résistance. Le géant était là : il dormait tout nu près d'un immense feu de foyer. J'ai planté mon épée directement dans sa veine jugulaire, j’ai fait un grand trou, et il ne s’est même pas réveillé! J’suis entré, m’agrippant aux parois de la veine à tâtons pour me rendre au cœur, et j’entendais le battement de plus en plus fort à mesure que j’avançais. Alors, j’ai senti par la force de la pression que j’étais tout près et j’ai déchiqueté le cœur avec ma lame, il s’est arrêté. Quand j’suis sorti, j’ai entendu des cris de femmes. J'ai suivi les cris en nageant dans le sang du géant vers une partie de la chambre en retrait et j’ai découvert l’immense cage où elles étaient prisonnières pendant la nuit : le niveau du sang montait et risquait de les noyer. J'ai réussi à ouvrir la serrure de la porte avec mon épée. Je les avais libérées, mais, malheureusement, toutes les portes et les fenêtres de la chambre résistaient; en plus, le sang continuait de monter même s’il recouvrait totalement le géant. Quand j’ai eu la tête appuyée au plafond, j’me suis retourné de tous les côtés et j’ai vu autour de moi une quantité incroyable de visages de femmes qui pleuraient, dans un éclairage rouge. C’était trop intense, j’me suis réveillé à ce moment-là en sursaut.</p>
<p>Le regard en billes, Renard porte son verre d’eau à ses lèvres et essuie son front qui perlait.</p>
<p>— Oh la la! dit Kevin. Ça devait être très réel, tu t’es quand même souvenu de beaucoup de détails.</p>
<p>En effet, s’il avait su que ce rêve constitue en quelque sorte une ébauche de son destin, il aurait analysé ces détails à un autre niveau. Mais la lecture qu'il peut en faire à ce moment ne concerne que ses sentiments haineux envers son patron qui avaient pris corps dans ce scénario cauchemardesque. Cette interprétation tient bien la route pour lui; il peut s'en satisfaire. Et de le raconter à son ami a aussi contribué à évacuer la tourmente. Heureusement pour son confort psychologique, il ne se doutait pas que plusieurs éléments symboliques de ce rêve prendraient forme plus tard dans la réalité, et d'une manière tellement différente qu'il ne pourra faire les liens qui s'imposent.</p>
<p>Les deux amis continuent de déguster leurs repas tout en parlant de choses sans importance, comme pour contrer la charge émotive de la discussion sur Bernard Langlais. Ils savent tous deux qu’un trop-plein de bavardages calomnieux au sujet de cet individu risque de rendre Renard complètement enragé et qu’il pourrait par la suite mettre en péril sa sécurité financière par un coup de tête. Malgré tout le négatif qu’il peut en penser, il se plaît bien dans cette boîte et désire y rester le plus longtemps possible. Rien n'est parfait dans ce monde et il peut tout à fait passer outre cette zone grise. Question de perspectives.</p>
<p>Après avoir épuisé les généralités, les deux amis scrutent les environs en mâchouillant. Renard brise le silence :</p>
<p>— Et puis, y’a quelques profils intéressants à l’horizon?</p>
<p>En guise de réponse, son ami lui adresse un regard furtif tandis que son sourire perd de sa vigueur.</p>
<p>Comme tant d’autres, Kevin Lumumba est dépendant des réseaux de rencontre sur le cyberespace. Il est homosexuel et, tout comme la majorité des gens célibataires, les histoires sans lendemain sont son lot, son calvaire, sa plaie d'Égypte personnelle. Ayant entamé la trentaine depuis peu (tout comme le renard), bel homme n'ayant plus de temps à perdre, il fonde tous ses espoirs sur ce moyen impersonnel, car il n’apprécie plus depuis longtemps la promiscuité et la chaleur étouffante des boîtes de nuit; et surtout, parce qu'il déteste aborder les hommes gratuitement de vive voix. Le pire, quand il se sent la proie d’un autre, il se transforme en congélateur et se ferme tout simplement pour partir seul chez lui se réchauffer.</p>
<p>Après s’être adonnés à la traditionnelle conversation avec le patron-cuisinier du resto, ils payent l’addition et sortent dans la rue pour se diriger vers leurs automobiles respectives. Renard fit une chaude accolade à son ami, ajoutant qu'il apprécie tout le bien qu'il lui fait en écoutant son récit interminable. Kevin acquiesce de la tête.</p>
<p>Lorsque Renard ouvre la portière de sa voiture, il se souvient avoir oublié quelque chose de très important. Par chance, la voiture de Kevin n'est pas loin de là et Renard croit avoir le temps de le rattraper en courant. Il aperçoit de loin la voiture bleue qui démarre tranquillement, et il sprinte pour frapper d’un coup sec le coffre arrière. Kev entend le choc, freine brusquement, et le rouquin entre en collision avec le bolide, bang! Un peu sonné, il s’installe sur le siège du passager.</p>
<p>— J’pense que je sais ce que t’as oublié, lance le basané.<br />
— La raison pour laquelle, entre autres, j’voulais te voir aujourd’hui, poursuit Renard.</p>
<p>Et il continue en empruntant un accent mitoyen entre l’amérindien et le créole :</p>
<p>— C’est le Grand Manitou qui exige ce parchemin demain à l’aube pour ne pas déterrer la hache de guerre.</p>
<p>Pendant qu’il déblatère, Kevin ouvre déjà sa mallette, sort calmement un calepin et un crayon.</p>
<p>— Pour quelle raison aujourd’hui?  Toux carabinée, sinusite rapace ou fièvre affreuse! déclame le médecin. Le choix est pour Monsieur!</p>
<p>Renard lui répond que cela est sans importance, qu'il lui faut seulement une raison acceptable pour une petite maladie d’un jour, qu’il ne peut pas prendre plusieurs jours de congé, car les finances, c’est comme le bon pain chaud, ça disparaît rapidement!</p>
<p>Son faux billet à la main, il remercie Kevin chaleureusement. Alors qu’il s’apprête à sortir de la voiture, son principal et seul confident digne de cet honneur lui pose la question interdite :<br />
— Pourquoi est-ce que tu n’veux pas aller travailler aujourd’hui?</p>
<p>Fidèle à son secret, Renard le regarde avec un grand sourire mécanique, qui lui donne l'air d'une poupée vaudou, d'une copie miniature de lui-même, et murmure :</p>
<p>— Comme d'habitude, c’est <em>top secret</em>!</p>
<p>Kevin a perdu espoir depuis longtemps devant l’éternel mutisme de son ami. Il a épuisé toutes ses cartes, utilisé tous les stratagèmes possibles, fait du chantage sans succès. Planté profondément sur une question sans réponse, comme un balancier de métronome, il oscille dangereusement entre la peur et l’envie.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Enthousiasme]]></title>
<link>http://ruedelannoy.wordpress.com/?p=25</link>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 19:34:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>AnKo</dc:creator>
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<description><![CDATA[En tant qu&#8217;apprenti dictateur, je viens de créer une nouvelle doctrine :
Règle numéro 1 : I]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">En tant qu'apprenti dictateur, je viens de créer une nouvelle doctrine :</p>
<p style="text-align:justify;">Règle numéro 1 : Il est interdit de ne pas être optimiste.</p>
<p style="text-align:justify;">Règle numéro 2 : En cas de perte d'enthousiasme, la règle numéro 1 s'applique.</p>
<p style="text-align:justify;">Il n'existe pas de Règle numéro 3 car je, réunie en Conseil Suprème à moi toute seule, ai estimé que les deux règles précédemment citées se suffisent à elles-mêmes.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre But ultime étant d'atteindre au bonheur de tous les Hommes (et les Femmes aussi bien sûr - et les enfants), et cela pour qu'ils gardent le sourire. Comme Barjavel, comme Rousseau, comme Marx. Vivent les gentils dictateurs comme moi !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le dernier combat de Robert Mugabe]]></title>
<link>http://myjarida.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 17:06:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mélinda</dc:creator>
<guid>http://myjarida.wordpress.com/?p=41</guid>
<description><![CDATA[Le vieux lion du Zimbabwe n&#8217;est pas mort au soir du 29 mars. À peine a-t-il vacillé en enten]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le vieux lion du Zimbabwe </strong>n'est pas mort au soir du 29 mars. À peine a-t-il vacillé en entendant certains le dire prêt à céder sa place. À 84 ans, <strong>Robert Mugabe</strong> n'a pas l'intention de laisser aux mains de l'opposition <strong>un pays qu'il a contribué à rendre libre, et qui n'en finit plus de mourir.</strong></p>
<p>Deux semaines après une élection présidentielle dont on ne connaît toujours pas les résultats, le président lutte pour sa survie politique. <strong>Son rival Morgan Tsvangirai</strong>, leader du MDC, le principal parti d'opposition,<strong> revendique la victoire</strong>. Mugabe, lui, s'accroche aux rênes d'un pays exsangue qu'il mène d'une <strong>poigne de fer depuis 28 ans.</strong></p>
<p>Ceux qui l'imaginaient partir en catimini l'ont sous-estimé. Fidèle à son <strong>traditionnel discours anticolonialiste</strong>, Robert Mugabe livre ce qui sera peut-être son dernier combat. <em><strong>« Il ne partira jamais de son plein gré »</strong>, </em> affirme Sarah Harland, Zimbabwéenne et coordinatrice de la « Zimbabwe Association » qui s'occupe de réfugiés à Londres.</p>
<p>Mugabe n'a pas toujours été ce <strong>paria </strong>tant décrié par la communauté internationale. Il était même l'enfant chéri de l'Occident à ses débuts. Élevé par les jésuites, le jeune Mugabe, solitaire, préfère lire que de se faire des amis. <strong>En 1964, il est arrêté et emprisonné </strong>pour « discours subversif ». En détention, il obtient sept diplômes par correspondance auprès de la London University. À sa libération en 1974, il passe au Mozambique pour <strong>organiser la rébellion militaire </strong>et se convertit à l'idéologie marxiste.</p>
<p>Dans les années 1980, après <strong>une indépendance acquise au prix d'une guerre de libération qui fit 27 000 morts</strong>, il adopte une attitude conciliatrice vis-à-vis de la minorité blanche. Tous les espoirs sont alors permis. L'homme, cultivé et charismatique, est <strong>comparé à Nelson Mandela</strong>.</p>
<p>Mais dès 1983, il révèle sa nature brutale en organisant le <strong>massacre de plus de 10 000 dissidents dans le Matabeleland</strong>, fief de son rival Joshua Nkomo. Pragmatique, la communauté internationale ferme les yeux sur cet « écart ».<!--more--></p>
<p><strong>Le « camarade Bob » a toujours eu une relation ambiguë avec le système colonial </strong>qui l'a formé. Buveur de thé, fan de cricket, il a laissé <strong>Ian Smith</strong> - ex-Premier ministre blanc ségrégationniste - couler des jours heureux au Zimbabwe après l'indépendance.</p>
<h3><strong>" On l'appelle père de l'indépendance, c'est en fait un père qui dévore ses enfants"</strong></h3>
<p>Tour à tour anti-blanc puis rassurant pour les Zimbabwéens d'origine européenne, Mugabe manie habilement <strong>un double discours</strong>. En 2000, il bascule dans un <strong>populisme destructeur</strong> et expulse entre 4000 et 4500 fermiers blancs lors de sa réforme agraire. Selon Sarah Harland, il s'agissait de punir ceux qui avaient rejeté la constitution. <em>« Mugabe n'a pas été sincère sur les redistributions des terres. En fait, <strong>il n'a ni compassion ni respect pour les Zimbabwéens. »</strong></em></p>
<p>Pourtant, le grand pourvoyeur de discours anticolonial <strong>séduit toujours une partie de l'Afrique.</strong> Il ose dépenser 800 000 euros pour fêter son dernier anniversaire, quand plus des deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.<strong> </strong>Ancien grenier à grains de l'Afrique, <strong>le pays dépend aujourd'hui de l'aide alimentaire </strong>et subit une inflation galopante de 100 000%. Entre 3 et 5 millions de Zimbabwéens ont déjà fui leur pays pour travailler clandestinement en Afrique du Sud.</p>
<p>Robert Mugabe a toujours dit qu'il gouvernerait jusqu'à sa mort. Daniel Compagnon, professeur à l'IEP de Bordeaux, spécialiste du Zimbabwe, assure que le problème de cet <strong>autocrate orgueilleux</strong>, est qu'il <em>« ne conçoit pas de vivre en dehors du pouvoir. <strong>On l'appelle père de l'indépendance, c'est en fait un père qui dévore ses enfants. » </strong></em>Mais pour Oliver Kubikwa, secrétaire général de l'association des victimes politiques du Zimbabwe, basée en Afrique du Sud, <em>« la situation actuelle n'est pas seulement de la responsabilité de Mugabe. <strong>Son entourage joue un rôle important</strong>. »</em></p>
<p>Pour le vieux lion, pas question de finir comme l'ex-président du Libéria, Charles Taylor, sur les bancs d'un tribunal international. Pour éviter ce sort funeste, <strong>le plus vieux chef d'Etat africain</strong> devra se retrancher dans son palais présidentiel. <strong>En shona, sa langue maternelle, Zimbabwe veut dire forteresse.</strong></p>
<h3>Mélinda TROCHU</h3>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Environnement: Aurait-il fallu laisser faire Hitler?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=414</link>
<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 01:22:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=414</guid>
<description><![CDATA[Bon, d&#8217;accord, le titre de ce billet risque d&#8217;être plutôt provocateur.  En fait, je f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, d'accord, le titre de ce billet risque d'être plutôt provocateur.  En fait, je fais un parallèle avec ce dictateur aux idées sombres pour évoquer un article de Vivian Song, paru dans le Journal de Montréal de ce dimanche, intitulé "<a target="_blank" href="http://www.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/03/20080330-091705.html">Notre planète surpeuplée</a>".  Elle y parle d'une visite qu'elle a effectué dans une exposition de produits et services pour bébés et bambins, qu'elle appelle son "<em>tout premier Bébépalooza</em>", pour ensuite amener le sujet de la multiplication à outrance de notre espèce, qu'elle qualifie de "<em>quelque chose de fondamentalement épouvantable pour l'écologie de notre planète</em>".</p>
<p>Parmi les propos que madame Song déblatère, dans son article, elle dit que "<em>La fécondité de l'espèce humaine était déjà considérée comme un grand problème dans les années 1970, en même temps que la fumée crasseuse qui s'échappait des cheminées d'usines.  Les mouvements écologistes voyaient déjà le danger pour la planète de continuer à procréer avec autant d'insouciance.</em>"  Pour le bénéfice de l'information de madame Song, j'ajouterai que parmi les "grands problèmes des années 1970", les écologistes voyaient aussi le... refroidissement de la planète.  Elle ajoute que "<em>Pour les environnementalistes, la naissance d'un enfant est le résultat d'un désir égoïste de préserver la lignée génétique des parents aux dépens des ressources de notre monde.</em>"  Je ne vois pas en quoi une telle déclaration m'amènerait à redonner ne serait-ce qu'un gramme de crédibilité aux écolos.  Elle prétend aussi que "<em>La Terre compte déjà 6,7 milliards d'humains et ce nombre devrait grimper à 9,2 milliards en 2050.</em>"  Eh oui, la population de la Terre croît de façon exponentielle.  Pas de quoi téléphoner à sa mère, nous savons tous cela depuis longtemps.  Et pendant qu'on y est, comme les pauvres connards de nord-américains ne veulent rien savoir du protocole de Kyoto, nous allons tous crever de toute façon, alors le problème s'éliminera de lui-même.</p>
<p>Voyez-vous, la planète s'est toujours auto-régulée.  Lorsque la population d'une région devenait trop élevée, il se produisait des cataclysmes pour régulariser le tout, et freiner momentanément l'expansion.  C'est exactement ce qui est en train de se produire, et ce grâce aux environnementalistes.  Voyez par vous-même.  Les activistes de l'environnement veulent freiner l'accroissement de la population, et le font sur plusieurs fronts.  Comme c'est la coutume, les USA sont les premiers accusés.  Toujours selon l'article de madame Song, "<em>Au Canada, le taux moyen de fertilité se situe à 1,5 enfant par couple. Mais le taux de fertilité aux États-Unis est le plus élevé parmi les pays développés. Pourquoi? Parce que les Américains n'ont pas tous accès facilement à des soins médicaux, parce qu'on leur enseigne dès l'école à observer uniquement des programmes d'abstinence et parce que plusieurs sont trop pauvres pour accéder à une éducation scolaire supérieure, soutient M. Seager.</em>"</p>
<p>En passant, ce monsieur Seager, c'est John Seager, de l'organisation Population Connection, qui a pris la relève d'un autre organisme, celui-là appelé Zero Population Growth (ce qui veut dire "Population: Croissance zéro"), un mouvement qui suggérait aux futurs parents de penser aux conséquences planétaires de l'ajout d'une nouvelle bouche à nourrir.  Peut-être que je me bourre, mais je présume que ZPG a dû fermer ses portes à cause du manque de relève de son membership.</p>
<p>Quand je lis des articles de ce genre, je me dis que si l'on veut faire cesser la croissance de la population mondiale, il faudra bien commencer quelque part.  Quel peuple devrait-on éliminer en premier? (De là mon parallèle à Hitler.)  Je suggère que l'on commence par éliminer... les environnementalistes.  Non, mais sérieusement, il faut vraiment croire à la liberté d'expression pour laisser se répandre de telles opinions.  J'espère que madame Song n'a pas d'enfants, parce que, entre vous et moi, comment peut-on écrire un article d'une telle teneur, et ensuite regarder ses enfants dans les yeux et leur dire qu'on les aime plus que tout au monde?  De toute façon, elle semble visiblement ne pas en avoir, surtout quand on fait la lecture du compte rendu de son tout premier Bébépalooza.</p>
<p>Comme on peut le voir, en plus de vouloir que le monde entier leur donne une planète comme eux la veulent, les environnementalistes la veulent pour eux tout seuls.  En plus d'être exigeants, ils ne veulent pas partager.  Alors pourquoi devrait-on continuer de les croire?  Laissons ces prétentieux s'autodétriure eux-mêmes, et comme ça, nous finirons un jour par avoir la paix.</p>
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<title><![CDATA[Amir Khadir: ...terroriste?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=290</link>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 20:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[LCN nous apprend que le coprésident du parti Québec solidaire, Amir Khadir, aurait été espionné]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>LCN nous apprend que <a target="_blank" href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2008/02/20080212-105050.html">le coprésident du parti Québec solidaire, Amir Khadir, aurait été espionné</a> par le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) en raison de ses liens avec l'Organisation des moudjahidines du peuple iranien.  Plusieurs pays, dont le Canada, considèrent cette organisation comme un groupe terroriste, accusé d'avoir été mêlé à plusieurs attaques d'ambassades et de consulats iraniens.  Cette organisation aurait aussi été financée pendant un certain temps par feu le dictateur irakien Saddam Hussein.</p>
<p>Ce cher Amir Khadir, qui avouons-le, ajoute un peu de piquant dans le domaine de la politique québécoise, goûte donc maintenant à son tour au fait de se savoir espionné.  J'espère que ce fait le lui montera pas trop à la tête; s'il apprenait qu'à une certaine époque, des membres influents du PQ furent aussi espionnés, ce serait suffisant pour que celui-ci se prenne pour un vrai politicien.  J'espère aussi que l'autre coprésidente de Québec suicidaire, Françoise David, ne le foutra pas carrément dehors du parti, lui faisant connaître le même sort que celui d'un certain lieutenant-gouverneur québécois, qui fut lui aussi chassé de son job en raison de son soutien à une cause qui se passait ailleurs, pendant ses années d'études.</p>
<p>Mais Amir Khadir peut se consoler; en raison de ses prises de position passablement embarassantes pour certains personnages politiques, l'auteur du Blogue de Richard3 est probablement espionné, lui aussi, et son téléphone est possiblement sous écoute permanente.  Je devrai surveiller mes mots, la prochaine fois que je commanderai une pizza...</p>
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<title><![CDATA[Les expériences humaines]]></title>
<link>http://insomniaque.wordpress.com/2006/02/03/les-experiences-humaines/</link>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2006 20:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
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En 1938, Neville Chamberlain, Premier ministre britannique, croit avoir apporté une « paix hono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2"></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
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<p align="justify">En 1938, Neville Chamberlain, Premier ministre britannique, croit avoir apporté une « paix honorable » (<em>peace with honour</em>) et la « paix pour notre temps » en signant un accord avec le chancelier du Troisième Reich Adolf Hitler. Connu sous le nom des accords de Munich de sinistre mémoire, ce traité réglait pacifiquement la question des Allemands de la région des Sudètes en Tchécoslovaquie et, croyait-on, mettait un terme aux visées expansionnistes de l'Allemagne. L'histoire démontre que Chamberlain a eu tort et plusieurs hommes politiques se souviendront de Munich et de l'impossibilité de négocier avec des dictateurs.</p>
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<p align="justify">Lors de la mise en place progressive d'une intervention militaire au Viêt-nam entre 1961-1963, John Fitzgerald Kennedy, trente-cinquième président des États-Unis, ne veut pas répéter les erreurs de Neville Chamberlain, alors Premier ministre du Royaume-Uni, lors de la conférence de Munich. Kennedy perçoit une similitude entre la force totalitaire qui s'installe au Viêt-nam, c'est-à-dire le communisme, et le nazisme de l'époque de Chamberlain. Ainsi croit-il « [qu'il] est indispensable, pour éviter une catastrophe ultérieure, de ne chercher aucun compromis avec l'agresseur et de s'opposer sans faiblesse à ses initiatives. » (Portes, p. 67)</p>
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<p align="justify">La leçon de Munich ayant été appliquée auparavant en Europe occidentale et en Corée, le Président croit donc qu'elle est valable aussi pour le Viêt-nam puisque le même scénario semble se répéter. De plus, à sa politique de la « nouvelle frontière », Kennedy jumelle le slogan « Remettons le pays en marche » et promet d'appliquer une politique étrangère plus agressive que celle de ses prédécesseurs. Profondément marqué par une vision manichéenne du monde, Kennedy perçoit le conflit vietnamien comme l'affrontement de deux idéologies, cependant l'erreur commise est d'ignorer par le fait même d'autres aspects qu'ils soient nationaux, traditionnels ou économiques.</p>
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<p align="justify">Je n'attribue pas l'entière responsabilité du « bourbier » vietnamien à la seule personne de Kennedy, mais je crois que c'est sous sa présidence que l'engrenage de la mise en place d'une intervention militaire est déclenché. Doit-on uniquement juger du présent à la lumière des événements passés? L'exemple ci-dessus y répond par la négative : Kennedy s'est trompé, l'analogie entre le Troisième Reich hitlérien et la force communiste au Viêt-nam s'est avérée erronée. Mais un exemple ne fait pas une théorie. Réfléchissez quelques instants à vos expériences personnelles ou encore à ceux du monde qui vous entoure. Pour ma part, je vous propose trois exemples qui démontrent que les événements du passé ne sont que rarement utilisés à bon escient :</p>
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<p align="justify">Kennedy était un farouche anticommuniste, il utilisa la symbolique de Munich pour démontrer la nécessité d'intervenir au Viêt-nam.</p>
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<p align="justify">La Guerre du Kippour s'est déroulée du 6 octobre 1973 au 24 octobre de la même année entre Israël et une coalition menée par l'Égypte et la Syrie. Cette quatrième guerre israélo-arabe mena au début de la Crise économique de 1973. Cette crise n'est pas sans rappeler celle de 1929, c'est-à-dire que les signes avant-coureurs ont apparu quelques années avant le crash. Entre 1971 et 1973, les marchés sont en voie de saturation, on observe un ralentissement de la production, un progrès du chômage et une augmentation de l'inflation. Malgré l'expérience de 1929, les économistes et les hommes politiques n'ont pas su prévenir la crise de 1973</p>
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<p align="justify">En paraphrasant le général Dallaire, le génocide rwandais raconte l'incapacité de l'humanité à entendre l'appel à l'aide lancé par un peuple en danger. Pourtant, en 1945 les grandes puissances mondiales avaient conclu qu'aucun peuple ne devait subir le même sort que celui des Juifs. Il y a eu le génocide de Pol Pot et des Kmers Rouges, le Rwanda...</p>
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<p align="justify">L'être humain oublie vite et il utilise souvent les événements du passé uniquement lorsqu'il en retire des bénéfices notables. La sagesse s'acquiert notamment lorsqu'un individu apprend de ses expériences (bonnes ou mauvaises) et lorsqu'ils les utilisent pour améliorer son présent (dans le cas d'un individu ordinaire) ou celui des autres (hommes politiques par exemple). Être sage s'est aussi savoir interpréter les événements non pas à notre avantage, mais bien le plus objectivement possible. Il faut aussi savoir relativiser l'événement en le mettant en relation avec quelque chose du même genre ou en le plaçant dans un contexte. Finalement, il est primordial de savoir user de la <strong>dialectique</strong>, soit l'art de raisonner, de discourir en utilisant une méthode d'analyse de la réalité qui met en évidence ses contradictions et cherche à les dépasser et d'utiliser parfois le processus <strong>dialogique</strong>, c'est-à-dire recourir au dialogue lorsqu'une situation implique plus d'un protagoniste</p>
<p align="justify">Pour compléter cette réflexion sur les expériences humaines, peut-on dire que nous sommes uniquement la somme de nos expériences? Est-ce que ce que je suis présentement est directement relié à ce que j'ai vécu durant les premières années de ma vie? Je suis ce que je suis. Point. Mes expériences passées m'ont certes influencé et amené vers quelque chose, mais il ne sont pas MOI. Si je soustraits mes pensées, ma personnalité, mon intellect, mon vécu, je suis tout de même moi. Si j'avais eu un passé différent, mon présent ne serait pas le même. Je veux bien accepter de porter des fringues, mais qu'on ne vienne pas tenter de me convaincre qu'elles sont moi.</p>
<p>Kershaw, Ian. <em>Hitler</em>. Paris, Flammarion, 1999-2000. 2 volumes.</p>
<p align="justify">Portes, Jacques. <em>Les Américains et la guerre du Vietnam</em>. Bruxelles, Éditions Complexe, 1993. 358 pages.</p>
<p></font></font></p>
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