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	<title>drole-depoque &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/drole-depoque/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "drole-depoque"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 19:27:34 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Le département à côté de la plaque?]]></title>
<link>http://fredbeck.wordpress.com/?p=42</link>
<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 10:18:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredbeck</dc:creator>
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<description><![CDATA[Discussion ce matin sur les ondes d&#8217;Europe 1 à propos des nouvelles plaques minéralogiques, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Discussion ce matin sur les ondes d'<a title="Réécouter l'émission" href="http://www.europe1.fr/Radio/Emissions/(id)/1200/(nom)/La-question-du-jour/(date)/31/07/2008" target="_blank">Europe 1</a> à propos des nouvelles plaques minéralogiques, qui vont faire sauter le numéro du département. Selon des sondages, près des deux tiers des Français seraient vent debout contre cette réforme. Cela "fait partie de l'identité de la France", dit une dame, qui rappelle aussi que le numéro départemental permet d'occuper les enfants pendant les longs trajets. Moi qui ai, comme tout le monde, appris les départements à l'école et sur l'autoroute, je ne me souviens plus que de 14 (Calvados), 59 (Nord), 63 (Puy-de-Dôme), 75, 92, 93, 94, 95, et ne me demandez pas les préfectures ! Preuve que l'apprentissage a ses limites... Ce qui me chiffonne davantage, c'est de savoir si Xavier Darcos a coordonné sa réforme de l'école primaire avec la suppression du département sur les plaques minéralogiques. Car soit il faut en finir avec le département -- comme le suggère Jacques Attali, ce qui plaît bien à Nicolas Sarkozy -- soit il faut mettre les bouchées doubles à l'école, avec une bonne idée de recyclage : récupérer toutes les anciennes plaques, les distribuer dans les écoles et les riveter au dos des chaises...</p>
<p>Il y en a d'autres qui trouvent agréable de repérer sur la route, loin de chez eux, un conducteur de leur département d'origine. Cela permet de lancer un petit signe de complicité, un sourire, un clin d'oeil... Ces auditeurs oublient de dire que cela permet aussi de klaxonner et d'insulter les envahisseurs qui viennent polluer notre région, encombrer nos routes et mégoter sur une formule pizza-quart de rosé à 25 euros. A fortiori s'ils sont parisiens. Les Parisiens, tiens, doivent bien être les seuls à se réjouir de la disparition du département. Fini les queues de poisson, les pneus crevés des "75" sur les parkings du Var.</p>
<p>Sauf que tout ce petit monde se trompe : le département à côté de la plaque, ce sera possible. Le numéro pourra être en effet remplacé par le logo ou le blason du département, ce qui provoque déjà de vifs débats <a href="http://www.macommune.info/actualite/lion-comtois-vote-vicie-selon-allenbach-1913.html"><img class="alignright" src="http://www.macommune.info/photos/actualite/article/1214820071_lion_comtois_010.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a> dans certains coins comme, par exemple, en Franche-Comté, où le conseil général a décidé un peu vite de choisir son horrible logo plutôt que d'opter pour l'élégant écusson. Querelles historiques et héraldiques en perspective...</p>
<p>Bref, numéro, écusson ou autre, libre à chacun aussi de décorer sa voiture avec le fanion de son club de foot préféré, un pare-soleil figurant un paysage de coucher de soleil de sa région ou encore un autocollant "Je nique les Parisiens".</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le beurre, l'argent du beurre et plus encore]]></title>
<link>http://fredbeck.wordpress.com/?p=40</link>
<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 15:37:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredbeck</dc:creator>
<guid>http://fredbeck.fr.wordpress.com/2008/07/28/le-beurre-largent-du-beurre-et-plus-encore/</guid>
<description><![CDATA[Trop libéral ou pas assez, telle est la question que se posent collectivement les Français à prop]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Trop libéral ou pas assez, telle est la question que se posent collectivement les Français à propos de Nicolas Sarkozy. Nul doute qu'ils feraient aussi bien de se la poser à eux-mêmes. Réformer le système de retraite, l'assurance maladie, l'assurance chômage, "rentabiliser" les dépenses publiques, chasser les rentes indues, tel est le souhait de chacun. Mais qui ose pousser la réflexion plus loin, vouloir non seulement la réforme mais aussi les conséquences de la réforme ? Personne ou presque.</p>
<p>Tant que les uns voudront plus de professeurs, d'infirmières, d'agents de police et d'agents d'ambiance, de médiateurs culturels et de peigneurs de girafe sous contrat subventionné, tant qu'ils voudront dans le même temps conserver les faveurs de leur régime spécial de retraite et la qualité des soins que leur assure un système de santé unique au monde, le tout sans s'exposer à une hausse de l'impôt sur le revenu ou de la CSG, sans encourager l'entreprise qui emploie leur conjoint à déménager dans un pays moins gourmand en charges mais alors sans non plus faire supporter la facture de tout cela à leurs enfants ni leurs petits-enfants, on ne s'en sortira pas.</p>
<p>Tant que les autres voudront dégraisser l'Etat, réduire les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques, taillader les filets de sécurité sociale et privatiser sans discernement les services publics sans avoir à affecter les trois quarts de leurs revenus dans des assurances privées, des systèmes de sécurité pour les protéger des pauvres et des fonds d'épargne pour financer leur retraite et les études de leurs enfants, on en s'en sortira pas non plus.</p>
<p>Bref, tant qu'une explication globale et dépassionnée des enjeux ne sera pas livrée aux Français, chaque gouvernement sera assigné à la quadrature du cercle. Autrement dit à l'impossible.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Régis Debray, Paris-Plage et Mai-68]]></title>
<link>http://fredbeck.wordpress.com/?p=30</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 17:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredbeck</dc:creator>
<guid>http://fredbeck.fr.wordpress.com/2008/05/01/regis-debray-et-mai-68/</guid>
<description><![CDATA[ Revoici Régis Debray en ce joli mois de mai 2008 où, sous les pavés, Paris-Plage est devenu un d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="float:right;" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/4184YQVWb2L._SL500_AA240_.jpg" alt="" width="240" height="240" /> Revoici Régis Debray en ce joli mois de mai 2008 où, sous les pavés, Paris-Plage est devenu un des dérisoires symboles de l'héritage de Mai-68, c'est-à-dire de la soumission des pseudo-révolutionnaires à la société de consommation, soumission volontaire et d'autant plus que les soixante-huitards en sont, depuis trente ans, devenus les maîtres. Un bac à sable, du gazon artificiel, des parasols sponsorisés, quelques animations subventionnées et voilà une initiative aussi populaire que l'Union du mouvement du même nom, exemple de cette solidarité du XXIe siècle qui ressemble étrangement au paternalisme du XIXe: plutôt que du pouvoir d'achat, de bons euros à utiliser de manière responsable, voici en lieu et place du plaisir gratuit chaussé dans un partenariat public-privé. Des pauvres qui ne peuvent pas se payer la mer se voient offrir la Seine pour côtoyer des bobos exhibitionnistes. Voilà pour le pouvoir municipal une belle image de solidarité et de mixité sociale...</p>
<p>Régis Debray semble bien loin de ces considérations? Annonçait-il hier et décrit-il aujourd'hui autre chose que cela, que l'on pourrait ainsi résumer: l'échec de 68, c'est la réussite des soixante-huitards. A lire pour s'en convaincre un ouvrage déjà trentenaire qui vient d'être réédité: <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/275550062X?ie=UTF8&#38;tag=revuerepublic-21&#38;linkCode=as2&#38;camp=1642&#38;creative=6746&#38;creativeASIN=275550062X" target="_blank">Mai-68, une contre-révolution réussie, éd. Mille-et-une nuits</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nettoyage de printemps]]></title>
<link>http://fredbeck.wordpress.com/?p=28</link>
<pubDate>Sun, 27 Apr 2008 11:05:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredbeck</dc:creator>
<guid>http://fredbeck.fr.wordpress.com/2008/04/27/nettoyage-de-printemps/</guid>
<description><![CDATA[Max Mosley, le grand manitou du sport automobile, piégé en fâcheuse posture par un vidéaste ind]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Max Mosley, le grand manitou du sport automobile, piégé en fâcheuse posture par un vidéaste indélicat...  D'aucuns diront qu'il n'est pas le premier. Et puis, après tout, libre à chacun de se livrer à des activités sado-masochistes si c'est entre adultes consentants. Le malaise vient plutôt de la mise en scène : entre costume de déporté et uniforme nazi, le décor des orgies privées de M. Mosley coupe l'appétit. Le dégoût prend même de l'ampleur quand on apprend que le père de Max, Oswald, était un pro-nazi anglais, fondateur de la British Union of Fascists (BUF), leader, dans les années 1930, des "chemises noires" britanniques, marié en 1936 à Berlin chez Joseph Goebbels. M. Mosley serait-il donc nostalgique de la belle époque des SS ?</p>
<p>Étrange coïncidence : <a title="Sa Wikibio" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Balestre">Jean-Marie Balestre</a>, prédécesseur de Max Mosley à la tête de la FIA, fondateur de l'Auto-Journal, mort il y a juste un mois, est notoirement reconnu comme un ancien collaborateur. En 1940, Ballestre adhère à « Jeune front », une organisation d’extrême droite dont le chef est Robert Hersant, son ami de toujours. Il aurait été membre de la SS française d'après <a class="postlink" href="http://www.humanite.fr/1996-11-06_Articles_-Jean-Marie-Balestre-sortie-de-route" target="_blank">le portrait de humanite.fr</a> mais obtiendra sa carte de déporté en 1954 et sera fait chevalier de la légion d'honneur en 1979.</p>
<p>Et puis, à quelques jours près, voici que Jean-Marie Le Pen revient dans l'actualité en extrayant de la fosse septique le nauséabond "point de détail". Un sursaut du vieux grigou pour ne pas tomber dans l'oubli ? Au point de voir sa fille se démarquer sans détour de la vision qu'a son père de la Seconde Guerre mondiale. Et si le printemps n'était pas l'occasion de faire un grand nettoyage de la mémoire ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A bon chat, bon rat !]]></title>
<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/21/a-bon-chat-bon-rat/</link>
<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 13:14:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
<guid>http://pastiches.fr.wordpress.com/2007/09/21/a-bon-chat-bon-rat/</guid>
<description><![CDATA[Alors que la guerre de Cent ans bat son plein, dans le toril de Brunehildegarde  il y a eu du rifif]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#000000"><strong><strong>Alors que la guerre de Cent ans bat son plein, dans le toril de Brunehildegarde  il y a eu du rififi.</strong></strong></font></p>
<p><font color="#000000"><strong><strong> </strong></strong></font></p>
<blockquote></blockquote>
<p align="justify"><font color="#000000"><strong>Brunehildegarde apinchait ses planches potagères et soupières.- Ah, misère de caquesangue ! cria-t-elle. Ah, caquesangue de misère ! cria-t-elle. Ah ! Puis, cessant de piouter, se tut.<br />
Charmant, le miron moigneux qui, coufle comme chanoine, se dorait darnier et pelotons aux caresses de Phébus, se leva aux cris et s’en vînt aux petons de sa maîtresse fort triboulée.</strong></font></p>
<p align="justify"><font color="#000000"><strong><!--more--></strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Eh bien, fenotte, il y a embarras ? fit-il sans façon.</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Ah, misère de caquesangue ! se reprit à crier Brunehildegarde, les lumas ont engoués mes petiotes laitues et toi, gouliafre qui roupille, gavache qui jocquait pendant le sabbat des gluants tu viens, pelisse enfarinée, me demander si il y a embarras ?</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Mais, fit Charmant ébaffé par l’ire, je ne m’embesogne point de ces fifres mols et baveux ma mie : jamais  ce ne fut pas dans le menu que Dieu me dessina !</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Tu oses bagouler, marpaut pelu ! cracha l’outrée. Et paf, lui mande un babequin ; et paf un tatin sur la nuque ; et paf une soubarde sur le menton ; et paf, paf, deux lamuses terrifiques sur la goule pour montrer c’est qui qui commande au toril. </strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> Toutes choses qui firent tintin dans le crâne du vilain et le mirent à deux pouces de défunter par décolage. Tintin et miracule aussi car, au dernier carillon, Charmant, qui était un prince maléficié, tout flape à terre, fut rendu d’une boute à son état de jouvent crapaud d'avant métaporphose qui le fit conil miaulinant amateur de souris grises et gras rats. Or, on sait que  le crapaud, viande  creuse à boutons, est  fort peu prisé du peuple des lumas qu'il adore et dévore .</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Oh ! fit la cogneuse qui, à la vue de la bête,  commença à se marcourer le ménillon à cause du prodige.</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> - Oh, oh ! fit une gigle cornante à la vue du plat en soufflé. Mussée dans le retrait , au fond du courtil à gauche, elle se pourléchait ja babines et denture en pensant au fiestin.</strong></font></p>
<blockquote>
<p align="justify">&#160;</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La rillée.]]></title>
<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/21/la-rillee/</link>
<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 13:01:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
<guid>http://pastiches.fr.wordpress.com/2007/09/21/la-rillee/</guid>
<description><![CDATA[Le bestiaire culinaire.
 
Aubin d’Angers, dit  Maurice la        Charcute. 1273.



              ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size:14pt;">Le bestiaire culinaire.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong><span style="font-size:12pt;">Aubin d’Angers, dit  Maurice la        Charcute. 1273.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong><br />
</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>       <span style="font-size:12pt;"> </span><span style="font-size:14pt;">               </span>Je vais vous dire la vérité au sujet de la rillée, sans mentir d’un        mot, conformément au Livre de Coquina, qui ne commet pas d’erreurs, et qui        ne manque jamais de montrer quantité d’exemples véridiques et célèbres,        authentiques, sincères et délectables.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Ce livre ne traite pas de mets futiles et vulgaires, il contient des        recettes agréables au Père miséricordieux qui ressuscita au troisième jour        son fils Notre Seigneur  Jésus Christ au sujet duquel Jacob a dit : « Il a        dormi comme le lion et comme le petit du lion.</strong><strong> »</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>          Ecoutez  tout d’abord ce que je vais vous apprendre du        PORCUS (aucun autre animal ne peut lui être comparé) qui en français est        appelé cochon, je ne connais pas son nom en grec.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Le cochon est sale et puant car il ne se soucie pas longtemps de sa        toilette. Il est gourmand et affamé en permanence. Et sa nature est telle        qu’il fait du gras de tout ce qui lui tombe sous le groin et qu’il avale        très goulûment.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Cependant il est moins répugnant que la hyène que la loi divine nous        interdit et nous défend totalement de manger, car elle se nourrit de        cadavres et elle demeure dans leurs tombeaux. </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Le cochon a quatre pattes comme le chat, deux oreilles comme la vache, un        nez et une bouche à notre manière. Ses yeux sont ceux d’un oiseau et sa        queue est semblable à celle du crocodile,  mais elle est en forme de        tire-bouchon et beaucoup plus petite. Son corps est couvert de piquants        non venimeux, et ils sont doux lorsqu’on les caresse dans le bon sens.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Et sachez que la femelle a ses petits dans la gueule avant que des les        mettre au monde. Quand les cochons de lait tombent dans son ventre, il lui        pousse des dents du fond, et son odorat devient si perçant que la cochonne        peut flairer un trésor enterré au pied d’un chêne. </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong><strong>               Cette bête est le symbole des Princes et des hommes de Dieu chez qui,        n’en doutez pas, les mœurs répugnantes, les grossiers grognements et        l’odeur infecte cachent la beauté de l’âme. C’est pour cette raison qu’il        est écrit : « tout est bon chez le cochon. »  </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                   Je vais vous parler maintenant du très riche mystère que renferme le        cochon. Cet animal possède la propriété d’entrer dans la rillée. Mais        seulement quand il est saigné, haché très menu et mêlé à la graisse qu’il        produit en abondance entre sa couenne et sa chair. Les rillées valent bien        des déserts quand elles sont cuites à terme. C’est un mets fort agréable        en bouche et qui se range aisément dans des pots.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>         Il existe beaucoup de gens, à mon avis, qui ressemblent au        cochon : ils sont meilleurs morts que vifs, et ils sont plus digestes pris        en morceaux que dans leur entier. </strong></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jeunesse !]]></title>
<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/20/jeunesse/</link>
<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 13:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
<guid>http://pastiches.fr.wordpress.com/2007/09/20/jeunesse/</guid>
<description><![CDATA[Alors qu&#8217;en ce 2 août 1346 les Flamands, sous le commandement de Henri  de Flandres, commence]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong>Alors qu'en ce 2 août 1346 les Flamands, sous le commandement de Henri  de Flandres, commencent les hostilités contre les Français, Brunehildegarde va  attaquer sa buée.</strong></strong></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><br />
La mesnie étant au pourpris pour une courte sieste sous  la ramée, Brunehildegarde ouvrit son faudesteuil et s'assit pour souffler un  peu.<br />
Sur le sol de terre battue, fraichement jonché, s'entassaient braies,  broignes, chainses, pourpoints, surcots, robes et cotes, chausses, escoffles et  un méchant mantel de bourras fort élimé.<br />
- Sacrée bué ! fit la maîtresse de  céans.<br />
- Et n'allez pas nous mélanger la brunette et le bureau comme bidaus  et guicliers sur  champ de bastaille, grinça le vieux Tourchetil d'Ertemberg  cloué depuis deux jours sur son grabat suite à une mauvaise chute  de roussin.<br />
Brunehildegarde haussa les épaules.<br />
- Ne gabez donc pas! Je  vous trouve fort guépin ce jour à vouloir me férir de vos dondaines et à  chercher attine et brouillis depuis prime comme marmouset puces en tonsure  !<br />
- C'était une jungle, fit le vieux rabroué.<br />
- Gaudissez, gaudissez !  Gaudira bien qui gaudira le dernier !<br />
Irée par le ribaudaille qui  l'encagaguait depuis le chant du coq, Brunehildegarde vida cul sec un hanap de  chuchenn allongé de marc puis, d'un bond, se leva pour s'atteler à  l'ouvrage.</strong></p>
<p><strong>Qu'elle ne fut pas sa surprise en encommençant le tri de  trouver sous le tas un jupon de mailles fort souillé. Par chance elle avait  oublié de laisser trempouiller le tas depuis laudes comme à  l'accoutumée.<br />
" Parce que pour ravoir la rouille de fer sur le linge, par le  saint sang brégoy, c'est pas de la tourte !" s'exclama la ménagère in petto. Et,  sur ces paroles pleines de bon sens, qui témoignait d'une longure pratique  lavandeuse, elle vida une cruchée de cervoise coupée de vin clairet.<br />
"Mais au  fait, se fit-elle la reflexion à haute voix, à qui peut bien appartenir ce jupon  si ce n'est au jeune Torftoul de Roissey-le-Châtel en convalescence chez notre  seigneur, son oncle ?"<br />
Elle se souvînt alors que la veille au soir, sur le  coup de complies, Tortfoul était passé rendre visite à  Bruneguillemette, sa onzième fille, mais lorsqu'elle s'en était aller coucher à  matines passées d'un Pater, elle n'avait point remembrance avoir vu le  tourtereau et la tourterelle redescendre du grenier.<br />
Dans son fiantoir  Torchetil d'Entember qui grignotait une pomme de court pendu, couina comme une  ratepenade qui gobe la mouche:<br />
- Cor Bieu, il sait tenir le brelant le  Toftoul !<br />
</strong></p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quelques leçons tirées du 11 septembre 2001]]></title>
<link>http://fredbeck.wordpress.com/2007/08/20/quelques-lecons-tirees-du-11-septembre-2001/</link>
<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 16:53:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredbeck</dc:creator>
<guid>http://fredbeck.fr.wordpress.com/2007/08/20/quelques-lecons-tirees-du-11-septembre-2001/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;ai écrit ça en octobre 2001. En le relisant, je me suis dit que cela avait un petit intér]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span><font size="2">J'ai écrit ça en octobre 2001. En le relisant, je me suis dit que cela avait un petit intérêt de le partager car nous ne sommes pas bien loin de la situation d'alors...</font></span><span></span> </p>
<blockquote><p><span><font size="2">Il a été dit, à la suite de la tragédie du 11 septembre dernier, que le XXIe siècle avait vraiment débuté à cette date. Quel est alors ce nouveau siècle ? Celui du <em>« choc des civilisations »</em> ?<br />
Si tel est le cas, ne nous inquiétons pas trop : si l'on en croit Silvio Berlusconi, <em>« il faut être conscients de notre suprématie »</em>. Gaussons-nous légèrement : cette <em>« civilisation supérieure »</em> est celle qui a fait d'Oussama Ben Laden ce qu'il est, celle qui a joué l'islamisme contre le communisme sans la moindre conscience des conséquences qui, pourtant, commençaient à être visibles dans les Balkans, au Pakistan, en Afghanistan évidemment. La civilisation que M. Berlusconi admire tant a armé et arme encore les fous d'Allah (les moudjahidin tirent davantage au M16 américain acheté par l'Arabie Séoudite qu'à la kalachnikov détournée de feu l'Armée Rouge). C'est toujours cette civilisation qui, au nom d'une conception intégriste de la liberté individuelle, laisse s'établir, s'épanouir et s'épancher en son sein même les plus extrêmes prosélytes du <em>djihad</em>.<br />
La supériorité de l'Occident n'est rien d'autre que de l'enflure, une baudruche de confiance gonflée de dollars et de scénarios hollywoodiens. S’il est une leçon à prendre de ces événements, espérons que ce soit une leçon de modestie.<br />
Pour autant, ceux qui réfutent à grands cris toute hiérarchisation tendant à placer au-dessus des autres la civilisation occidentale seraient-ils prêts à soutenir que la soumission de la femme, les châtiments corporels, la guerre sainte, la confusion plus ou moins grande entre les pouvoirs spirituel et temporel, qui font partie des piliers de la civilisation musulmane, valent nos valeurs d'égalité, de laïcité, de tolérance et d'humanisme qui se trouvent au fondement de la civilisation occidentale ?</font></span></p>
<p><span><font size="2">Opposer la civilisation occidentale à la civilisation arabo-musulmane n’a pas de sens car cette dernière, en définitive, fait partie de l’Occident. Culturellement, elle en est bien plus proche en tout cas que la civilisation japonaise.<br />
La religiosité exacerbée de la société américaine, le puritanisme hérité des sectes protestantes, ont créé une forme de complicité avec les États religieux (Pakistan, Arabie Séoudite, Iran) ou du moins une compréhension particulière. À l’époque où le grand satan était le communisme, le dictateur pakistanais Zia vendit à la CIA la théorie du <em>« Muslim Belt »</em>, ceinture verte qui contiendrait les Rouges. Les États-Unis ne se firent pas prier : union des croyants contre le communisme. Ainsi naquirent Ben Laden et les camps d’entraînement pour apprentis fondamentalistes sur fonds conjugués de Séoudiens et d’Américains.<br />
Le communisme disparu, la guerre du Golfe terminée, les troupes américaines restant stationnées dans la région, l’entente cordiale s’est rompue. Les partis pris des États-Unis dans le conflit israélo-palestinien ont rendu l’Oncle Sam insupportable, surtout qu’il ne fit rien pour entretenir les relations nouées avec l’allié pakistanais, devenu inutile, se tournant même davantage vers le juteux marché indien, et rien non plus pour stabiliser l’Afghanistan après le départ des troupes soviétiques.<br />
Tout cela parallèlement à une hypocrisie indécente : les millions des princes du pétrole mécènes des terroristes se recyclaient aussi dans les fonds d’investissement américains, dans les palaces parisiens ou encore sur les yachts de la Côte-d’Azur. En somme, voilà deux mondes qu’on dit aujourd’hui en guerre, mais deux mondes étroitement entremêlés.<br />
Les États-Unis ne représentent pas le Bien contre le Mal : ils ne se sont jamais battus pour la démocratie, pour les droits de l’homme ou même pour l’Occident. Ils se sont battus pour défendre leurs intérêts immédiats ou leur avenir. Aveuglés par le souvenir de la Libération, nous idéalisons les États-Unis, nation qui n’est rien d’autre qu’égoïste parmi d’autres nations égoïstes, cynique parmi les cyniques, d’autant plus que tout est fait sous couvert de grands et généreux principes qui ne sont en fait autre chose que des slogans bons pour CNN.<br />
Qu’on ne voie pas là de l’anti-américanisme primaire ! le constat dressé consiste juste à rappeler que les États-Unis, plus puissants et plus riches, ne sont pas pour autant plus désintéressés et plus généreux que les autres nations qui se réclament des Droits de l’homme ; ils ont seulement un art inégalé pour le faire croire.<br />
Il est malséant de le dire mais, cessons de nous leurrer, les relations internationales ne peuvent pas être fondées essentiellement sur le droit des gens. S’il peut leur arriver de se rapprocher de ces critères, c’est que, exceptionnellement, les grands médias dominants jouent leur rôle d’alerte de l’opinion, mettent en exergue une insupportable situation, et créent un mouvement qui pousse les gouvernements à se saisir de ces problèmes. Les trois quarts du temps, les résolutions de l’Onu sont prises dans la plus parfaite indifférence. Des déclarations d’intention, des condamnations de principe sont prononcées mais on en reste là et le « droit des gens » reste bafoué sans émouvoir personne.<br />
La litanie serait longue, des guerres oubliées ou des pommes de discorde que les « gendarmes du monde » n’ont arrachées que lorsque le fruit était déjà mûr.<br />
Une fois pour toutes : l’intervention d’une nation dans un conflit qui lui est étranger, opération qui coûte cher et qui peut entraîner des pertes humaines, ne se décide pas à la légère et ne se décide tout court que si un bénéfice en est à retirer, soit qu’il y ait danger pour elle à laisser prospérer l’embrasement (mobile extra-national), soit qu’il y ait une nécessité de politique intérieure, autrement dit une pression de l’opinion sur ses gouvernants (mobile intra-national). Cette règle est indépassable car une nation dans son être collectif et unitaire, obéit à une rationalité différente de celle des individus qui la composent.</font></span></p></blockquote>
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