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	<title>eclipse-de-lune &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/eclipse-de-lune/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "eclipse-de-lune"</description>
	<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 15:15:01 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[antinomie existentielle]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=263</link>
<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 14:52:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quelle belle journée pour se sentir vivre et réaliser que je ne suis pas encore morte.
Quelle bell]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle belle journée pour se sentir vivre et réaliser que je ne suis pas encore morte.<br />
Quelle belle façon de se dire adieu et quelle belle vie qui s’offre maintenant à moi.<br />
Quelle belle idée que d’essayer de survivre jusqu’au prochain bonne nuit souhaité avec envie.<br />
Quelle belle matinée pour s’en foutre éperdument et quel beau coup de pied bien placé pour recommencer. Quelle belle tragédie que de pouvoir commencer à respirer léger.</p>
<p>Quelle belle attente, signe incontestable de patience, que la tombée du crépuscule.<br />
Et comme elles sont belles les larmes transparentes, chaudes, parfaites, qui glissent tout doucement le long de mes joues blanchies par le manque de sommeil, les idées préconçues et l’accumulation de déceptions.</p>
<p>Et dire que demain il faudra répéter les mêmes gestes mécaniques, les mêmes idées maladroites, les mêmes paroles impertinentes, les mêmes mots avachis. Quelle est belle cette vie qui nourrit mes peurs les plus affreuses, ces évidences qui me suivront en fin de compte partout.</p>
<p>Qu’il est beau ce mal qui gruge tranquillement la totalité de mes aspirations les plus secrètes, telles des ombres peintes en noir assombrissant les carreaux d’une existence, fronçant l’ouverture d’esprit, rabattant l’espoir à maintes reprises ressassé.</p>
<p>Tout simplement magnifique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[culpabilité]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=252</link>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 19:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je me demande à quel point c’est de ta faute.
Si je suis incapable de m’aimer, ou d&#8217;aimer]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je me demande à quel point c’est de ta faute.<br />
Si je suis incapable de m’aimer, ou d'aimer en général?<br />
S’il m’est impossible de penser qu’à 30 ans, j’ai réussi mes objectifs professionnels?<br />
Si toutes mes relations, amicales ou amoureuses, finissent par tomber dans un vide routinier et blafard?<br />
Si je doute de tout?<br />
Si je me sens coupable parce que j’ai l’impression de t’abandonner?<br />
Si j’ai le sentiment d’avoir misérablement échoué dans ma mission de vie?<br />
Si tout ce que j’ai accompli jusqu’à présent m’apparaît nul, voire inintéressant, alors qu’il y a beaucoup de travail et d'intégrité?<br />
Et si je suis comme je suis, en fait?<br />
Pourtant, jamais je n’ai reçu d’accolades, d’encouragements ou de félicitations, jamais je n’ai vu la fierté briller dans tes yeux. Jamais je n’ai vu en toi un être réconfortant et agréable à côtoyer. Pourquoi aurais-je envie de me confier alors que l’écoute ne fait pas partie de tes aptitudes, tes qualités, que je peine d’ailleurs toujours à trouver. C’est à se demander si tu en possèdes au moins une tellement elles sont enfouies, cachées par les monstruosités qui sortent parfois de ta bouche, de tes pores. Toujours cette espèce de compétition, alors que j’essaie de te prouver que je suis fondamentalement une bonne personne, saine d’esprit et de corps, pourvue de mille et une qualités.</p>
<p>Est-ce de ta faute si je suis incapable de mettre le doigt sur la raison qui me pousse parfois à agir comme une idiote auprès des gens que j’aime parce que je ne sais plus où donner de la tête, alors qu’en réalité, tout ce que je souhaite au fin fond de ma petite personne meurtrie, serait que tu m’acceptes pour ce que je suis réellement, que tu m’aimes pour ce que j’incarne à tes yeux, que tu sois enfin authentique.</p>
<p>Après tout, je suis ta fille.<br />
Et parce que moi, assurément, je t’aime maman.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[body language]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=222</link>
<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 16:07:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ton reflet ne ment pas : je me vois en toi.
Sous chaque petit trait, chaque petite chose que tu fais]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ton reflet ne ment pas : je me vois en toi.<br />
Sous chaque petit trait, chaque petite chose que tu fais, chaque petit geste que tu poses.<br />
Seule le soir à réfléchir à cette vie qui défile rapidement sous tes yeux, recroquevillée dans cette bulle si fragile, tu sentiras ma présence, fidèle après toutes ces années.</p>
<p>Et je me vois dans tes yeux.<br />
Je suis parfois les larmes que tu déverses.<br />
Je suis parfois le pincement qui masque la douleur réelle.<br />
Je suis parfois le filtre qui tamise les émotions trop fortes.<br />
Je suis parfois la roche sur laquelle tu t’accroches quand le courant est trop intense.</p>
<p>Les traces laissées sur le sable sont restées intactes. Tu navigues, tu vagabondes sans attache, de ville en ville, de personne en personne, sachant que je serai là advenant un obstacle insurmontable. Je serai ta brise printanière dans les tempêtes tropicales.</p>
<p>Mon visage brille dans le tien.<br />
La vie nous sourit de toutes ses dents.<br />
Les mots deviennent inutiles; les silences prennent leur sens.<br />
Ta main glissera dans la mienne et je comprendrai que tu es enfin là, pour moi.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[la danse]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=214</link>
<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 13:48:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[À l’intérieur de sa bouche résonnaient les voix qui l’avertissaient des dangers qui le guetta]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>À l’intérieur de sa bouche résonnaient les voix qui l’avertissaient des dangers qui le guettaient. Il les connaissait, il les évitait, mais le gouffre lui paraissait interminable, inévitable. Ne pas regarder vers le bas, oublier que le goût de ses lèvres à elle était encore présent à son esprit. Il aimait la détester, il détestait l’aimer autant. Toujours la même danse rythmée, effrénée, qui s’exécutait sous ses yeux, qui lui coupait le souffle. Toujours cette maudite danse avec laquelle il devait composer. Compenser sa perte. Désemparé aujourd’hui, il entrevoyait les conséquences demain. Il le savait. Il le comprenait. Pour cette nuit, pour ce baiser, pour son lit qu’elle avait bien voulu partager. Elle devait lui glisser entre les mains, trop belle pour être vrai, c’est ce qu’il se répétait comme un mauvais mantra. Elle pesait 50 tonnes sur ses épaules, alourdissant son petit corps amoureux, ralentissant son élan. Elle prétendait. Il s’abandonnait. Elle s’éloignait. Elle l’évitait.</p>
<p>Il payait maintenant le prix d’avoir été amoureux d’un être magnifique, sous tous les angles. Et il rêvait maintenant de mourir puisqu’il mourait d’envie d’attirer son attention pendant quelques secondes à peine, en attendant patiemment qu’elle entre définitivement dans la danse. Avec lui.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[si j'avais su]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=174</link>
<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 18:26:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
<guid>http://roxylalune.fr.wordpress.com/2008/07/14/si-javais-su/</guid>
<description><![CDATA[(Il y a plus à l’amour que le vague sentiment d’être amoureux. Il y a plus à la vie que le si]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>(Il y a plus à l’amour que le vague sentiment d’être amoureux. Il y a plus à la vie que le simple fait de respirer. Il y a plus à l’immobilité que l’insensibilité. Il y a plus à la malhonnêteté qu’une véritable ignorance. Il y a plus à l’absence que la capacité de pardonner.)</p>
<p>Voilà à quoi je m’attendais.<br />
J’ai perdu le nord, mon chemin, qui m’a pris si longtemps à retrouver. Pourtant, je savais mieux que de me laisser tenter par les bras de quelqu’un d’autre afin d’oublier, d’ignorer. Le crépuscule s’installait; une autre journée de perdue qui se terminait. Dans un wagon de métro silencieux et morne, je sentais que les gens endormis questionnaient mon jugement. Percutée, culbutée, je n’en pouvais plus. Le trajet avait été si court et mes pensées si longues.</p>
<p>Gênée par la gêne, je me suis effondrée.<br />
L’amour m’a chuchoté : «Attends»</p>
<p>Je suis ainsi sortie dans la nuit, seule, et j’ai marché. La noirceur gagnait lentement ma chair et mes os, elle me tenaillait telle une morsure infectée par la solitude et les années. Les mots venaient tranquillement à moi, alors que les remords prenaient naissance à la racine du temps. Ils me répétaient le même refrain, ils me dessinaient le même destin : «Cet égarement, cet éloignement, mais pourquoi? On finit toujours par assumer la vérité, la réalité; on finit toujours par voir la lumière par un bel après-midi brisé, méprisé.»</p>
<p>Il me fallait souffrir mes souffrances alors que j’essayais de les enterrer.<br />
L’immobilité m’a tout pris et la malhonnêteté m’a tourné le dos : «Essaie d’oublier»</p>
<p>Je t’ai devant moi, je t’ai dans mes pensées, et j’aimerais que tu lises les mots que j’écris secrètement depuis. Mais tout revenait : ces images. Tout me hantait : ces images. Mettre le blâme sur un cœur blasé? Sur un cœur qui a trop aimé? Je sais pas, je ne sais plus.</p>
<p>L’esprit déconfit, je fixais le rouge violacé des yeux qui me transperçaient; voilà que mon propre reflet me jugeait. Le mal était fait. Je pensais maintenant à tes bras et à quel point ils me manquaient.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[monologue]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=167</link>
<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 15:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’est le dernier jour de février, le soleil brille de tout son éclat, c’est frais mais rassura]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le dernier jour de février, le soleil brille de tout son éclat, c’est frais mais rassurant. Dans la cour, les jacinthes fleurissent tranquillement et les oiseaux pépient gaiement les premiers rayons chaleureux d’un printemps en devenir. «Aujourd’hui, j’aimerais marcher jusqu’à l’estuaire du Saint-Laurent et m’asseoir sur la rive rocailleuse, les pieds à l’eau. C’est ce que j’avais l’habitude de faire lorsque j’étais enfant et coquine; je me recueillais sur cette même berge et j’imaginais ma vie future remplie d’anecdotes, d’aventures et de péripéties. Par contre, si je pouvais vivre ma vie à nouveau, je ferais tout différemment. Je ne traînerais pas mes vieux fantômes comme de vulgaires boulets inutiles, intimes. Je me demande toutefois si les deuxièmes chances existent vraiment. Je ne crois pas. Après tout, on croit bien ce qu’on voit concrètement. Et on voit ce qu’il y a ici, maintenant. C’est notre côté rationnel qui prend le dessus. La mort ne m’effraie pas. Je me dis que je serai transformée en grains de sable qui feront partie intégrante d’un désert quelconque. Secrètement, le désert de Thar me plairait bien... La seule chose qui m’horripile en fait est le processus qui accompagne la mort, le dépérissement, le flétrissement. Je ne sais simplement pas ce qui va se passer ou comment ça va arriver. Cette course constante à la survie m’inquiète un peu. Je suis essoufflée.»</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[art et amour]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=157</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 16:14:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Elle connaissait le chemin secret qui débouchait directement dans un cœur amoureux. Une caresse do]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Elle connaissait le chemin secret qui débouchait directement dans un cœur amoureux. Une caresse donnée avec tendresse dans la pénombre coupée par l’émotion. Un simple baiser, des lèvres serrées, hermétiquement pressées les unes contre les autres, c’était la sensation même du bonheur suprême, de la situation parfaite, d'un laisser-aller assuré…</p>
<p>Les mots chuchotés étaient pour elle, les plus pénibles, ceux qui viennent directement du myocarde endormi ou aigri; ces mots muets qui disent « je t’aime » sans même être prononcés, ceux qui définissent la mince ligne séparant l’art de l’amour.</p>
<p>« Essaie-moi » qu’elle lui avait dit silencieusement, en le regardant droit dans les yeux.<br />
« J’ai l’impression d’être une plume tout légère bercée par le souffle du vent quand je suis avec toi. »</p>
<p>Avec le temps et toute la légèreté du monde, elle comprendra que ces histoires ne sont ni art ni amour, mais bien de l’art amoureux qu’elle seule comprend la signification cachée...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[condition humaine]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=143</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 19:24:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Plus jamais je devrai résister si je venais à posséder ce monde, le meilleur des deux. L’unive]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>(Plus jamais je devrai résister si je venais à posséder ce monde, le meilleur des deux. L’univers, à travers l’espace, m’assiège et m’avale comme un tout petit atome; par la pensée, je finis donc par comprendre ce monde, le meilleur des deux supposément, dans lequel je vis.)</p>
<p>Ce matin, je me suis glissée péniblement à l’extérieur de mon lit, si douillet, si chaud, si réconfortant. Je ne supporte pas l’idée que ta silhouette, mon illusion fantasmée, soit si lourde à soulever, à oublier.</p>
<p>Si seulement.</p>
<p>Cette condition dans laquelle tu m’avais laissée, ce cœur que tu avais brouillé, ce ruisseau qui avait coulé sur mes joues blanchies par la douleur, par l’horreur, ont-ils eu l’effet prévu ? Imagine-toi un instant que c’est de toi que je parle.</p>
<p>Oui, toi.</p>
<p>Comme ces expériences passées, j’avais craint la chute libre, mais cette fois-ci, c’était différent puisque mon cœur a finalement cessé de battre. Le monde, le meilleur des deux, vient de faire son aveu. J’ai gagné la course imaginaire qui prend fin nulle part où nul ruban attend mon arrivée. Les squelettes sont cachés, enterrés, sous les lattes du plancher où ils peuvent être ignorés, où ils peuvent être piétinés, malgré ma condition en cavale, malgré le brouillard criant et les idées noires. Je t’avais su tout près, je t’avais connu qui me chuchotait des secrets que je n’étais supposée entendre. Je te connaissais qui agrippait mon cœur à deux mains seulement pour me le redonner, tout emballé, ce cœur qui tressaillait comme de toutes petites explosions, qui se manifestait horriblement à chaque battement. J’avais peur, peur que tu trouves le moyen de recracher mon nom de la même façon que tu craches les graines d’un melon. Regorgeant d’amour et de conséquences, je m’étais questionnée : est-ce ma peau que tu veux ou est-ce de l’amour, tout simplement ? Je comprends soudainement pourquoi ta vérité m’a laissé ensanglantée : ta proximité avait révélé beaucoup plus que ce que tu te permettais d'admettre volontairement. Je me souviens d’un rendez-vous que nous avions mutuellement convenu. Je me souviens clairement des minutes précédant cette rencontre. Je me revois traversant tranquillement le parc, l’esprit vif mais calme, le cœur battant, le sang bouillant, le sourire fendant, j’avais senti l’odeur timide et printanière des lilas, et aujourd’hui je (res)sens cette même petite brise qui m’avait jadis fait frissonner (était-ce réellement des frissons de temps ou d’engouement ?), je revois mes gestes, je revis mes émotions. Et dans la beauté d’un ciel métallique et tumultueux, je t’avais vu marcher, je t’avais vu penser, je t’avais vu qui me regardait de biais. J’adorais. Je t'aimais. Déjà.</p>
<p>Mais c’était il y a déjà très longtemps.</p>
<p>Pendant que tu te réveilles dans ton petit coin de ville immobile, le visage embrouillé comme tes idées, poids démesuré, étouffé par tes peurs sans profondeur, les mots viennent à manquer, comme cet air qui t’asphyxie.</p>
<p>Et pendant que tu te réveilles dans ton petit coin de ville, je me glisse calmement à l’extérieur de mon lit, si douillet, si chaud, si réconfortant. J’ai remporté la course imaginaire, j’ai franchi la ligne d’arrivée et je vis dorénavant dans un monde doré, le meilleur des deux. L’amour survit à nos deux solitudes éloignées.</p>
<p>Et je pense que j’ai tout dit ce que j’avais à dire sur le sujet. J’ai puisé dans mes ressources et je les ai épuisées. Fatiguée mais consciente, je pense à toi. Oui, toi. Et je pense à cette flamme que tu as été.</p>
<p>Et je souris au meilleur des deux mondes. Et je respire ton absence.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[torpeur et entêtement... ou la raison pour laquelle il déteste radiohead]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=142</link>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 00:47:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il est finalement ici, assis seul, et il ressent la vie, il digère la maturité. Le livre à la rel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il est finalement ici, assis seul, et il ressent la vie, il digère la maturité. Le livre à la reliure tout craquelée et défraîchie lui indiquait qu’il avait réussi, non sans peine. De tous ces regards, de toutes ces images de son visage, de toutes ces émotions et moments qu’il n’avait été capable de décrire puisqu’ils contenaient pour lui un bonheur démesuré, il comptait maintenant les jours et il corrigeait les compulsions. Ses mains restaient malgré tout liées, son corps malgré tout meurtri; il n’avait plus rien à perdre et tout à gagner. Noyé par le son des gouttelettes qui s’évanouissait sur la fenêtre, il savait qu’il ne pouvait attendre de dire tout ce qu’elle ne voyait pas. Elle pouvait courir, courir encore plus si elle le voulait et trouver ce qui la pousse à se défiler si rapidement, ou elle pouvait lui dire ce qu’il peut faire, ce qu’il doit faire afin de trouver les réponses. Il avait grandi d’elle, des branches d’un arbre quasi mourant, mais il se savait capable de la sauver si seulement elle acceptait de le regarder. Il y aurait si peu de lui si ce n’était d’elle. « Garde ton sourire pour les autres », il ne voulait pas celui qu’elle lui réservait. Le faux. Plus il essayait, plus elle le fuyait. À travers les tempêtes, il avait réussi à rejoindre la rive sans trop de dommage. Il s’était déplié lentement comme une lettre trop longtemps gardée sous pli, cachetée, où l'amoureux se mélangeait à l’épistolaire, où l’angoisse croisait la quiétude. Où les mots n’étaient pas un jeu. Où l’enjeu disait gros.</p>
<p>« Dis-moi, t'arrive-t-il de lutter pour trouver les bons mots ?<br />
Et dis-moi, est-ce que la bonne façon de les formuler, de les entasser, de les coincer dans une phrase te fait mal ? On ne badine pas avec les mots. Encore moins avec l’amour.<br />
Trop d’angles. Trop de facteurs. Trop de craintes liées à l’attente d’un signal.<br />
Découvrir l’absence. Découvrir une présence.<br />
Rechercher l’explosion qui apeure ou qui assourdit.<br />
S’éterniser sur ce qui est ressenti. Je m’ennuie. »</p>
<p>Il avait ce sourire imbécile sur le visage; le sourire d’une personne qui a les deux yeux remplis de promesses et de détresse, d’une personne flabbergastée par des sentiments tout nouveaux, tellement beaux, mais crissement lourds. Le temps qui s’était écoulé depuis la dernière fois qu’il l’avait vue lui paraissait ne jamais avoir existé. Pourtant, il avait su glisser ses doigts le long de sa nuque et regarder tout en profondeur l’état de son cœur. Et pourtant, il avait su qu’il allait souffrir lorsqu’elle se volatiliserait. Et depuis, il se tient toujours au même endroit. Il attend. Les lumières clignotent et tamisent sa torpeur et son entêtement. La communication se perd pendant que son empire s’effondre; des paroles maintes fois entendues lui traversent l’esprit et contre toute attente prennent tout leur sens.</p>
<p><em>I am a moth who just wants to share your light / I’m just an insect trying to get out of the light / I only stick with you because there are no others</em></p>
<p><em>You are all i need, you are all i need / I am in the middle of your picture / Lying in the reeds</em></p>
<p>Contre toute espérance, il aspirait encore sa présence. Malgré le silence, malgré l’insignifiance.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[pour la postérité]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/03/13/pour-la-posterite/</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 19:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
<guid>http://roxylalune.fr.wordpress.com/2008/03/13/pour-la-posterite/</guid>
<description><![CDATA[Crier et beugler et frapper.
Oublier les raisons de nos chinoiseries. Poursuivre nos routes puisque ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Crier et beugler et frapper.<br />
Oublier les raisons de nos chinoiseries. Poursuivre nos routes puisque les tempêtes n’étaient que passagères. Essayer, du moins. Parfois on glisse, parfois on tombe et parfois on ne se relève tout simplement pas. Rester sonné de toutes ces amitiés ruinées par un baiser.</p>
<p>À la lumière de mes histoires obscures, le feu m’enflammait et l’opacité chantait. Ma silhouette ombragée s’affaiblissait près de la tienne, trop grande, trop forte, trop parfaite ; le fantôme de ta voix résonnait encore dans mon crâne vidé, dans cette ville qui m’était si étrangère, dans ce ciel étoilé rendu trop familier. Écho clandestin et volatil. J’aimerais revenir sur mes empreintes passées pour ne pas entendre le déchirement d’un cœur traumatisé, pour avoir la certitude que tes yeux ne sont ni bleus ni gris, que l’amour ne se trouve pas dans l’appartenance ou dans les objets qui nous entourent, malgré les significations particulières dans les souvenirs qu’ils évoquent. Et j’aimerais revenir sur mes empreintes passées pour prendre le temps de marcher, les yeux clos, main dans la main, les doigts noués, et suivre les traces d’une allégresse secrète, ma détresse silencieuse. Me laisser guider par les chauds rayons, sans me réchauffer. Être complètement secouée de frissons jusqu’à la racine des émotions, les négliger pour les étouffer. Presque. Retenir mon souffle pendant l’engourdissement afin de m’endormir, même quand ça ne me tente pas, même quand je suis incapable de rester éveillée. Même quand je crois mettre fin à mes rêves par le réveil.</p>
<p>J’avais senti mes cordes vocales se désaccorder, la concavité de mes pensées, l’aveuglement volontaire d’avoir voulu regarder directement dans ton cœur. Sans le savoir, tu as été mon <i>deus ex machina</i>, un dénouement inopiné, une tristesse inventée. D’avoir voulu surmonter l’effondrement par la rupture, dominer les amitiés ruinées par un baiser et virevolter vers de nouveaux fondements, les histoires obscures se sont évanouies. Éclipsées.</p>
<p>Comme toi.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[coincée]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/03/03/sans-issue/</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 19:53:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
<guid>http://roxylalune.fr.wordpress.com/2008/03/03/coincee/</guid>
<description><![CDATA[Il ne voulait pas rester. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait plus se chicaner. Les jours se tra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne voulait pas rester. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait plus se chicaner. Les jours se transformaient en nuits. Un vice versa perpétuel. Rien ne semblait vouloir changer. Tout stagnait, tout était impossibilité, toujours cette même putain d’impossibilité qu’elle incarnait, qui rendait l’histoire étrange. Tellement étrange. Il ne trouvait aucune issue, aucune solution. Une vague avait croisé son chemin, le ressac avait été catastrophique. Il s’était écrasé sur les roches, sur la toute petite roche pointue et cinglante qu’elle était. Il devait sauter, fermer les yeux et sauter à pieds joints. Il n’avait d’autres choix. Un cri perçant remplaçait sa voix. Une voix muette, un hurlement en deux temps. Elle le fixait, le trouvait beau. Sitôt qu’elle s’imaginait une autre personne plus séduisante que lui (elle croyait bien les mensonges qui défilaient en boucle dans sa tête), les regards se faisaient déviants, la distraction inévitable et la tristesse inépuisable. Il se sentait abandonné. Abattu et seul malgré tout l’amour qu’il ressentait, qu’il expiait, qu’il offrait tout emballé, scintillant, généreusement. Il s’affolait chaque fois qu’il sentait l’omniprésence d’une distance qui s’installait. Entre elle et lui. En elle. Elle.</p>
<p>Et en plein milieu d’une nuit de novembre, elle s’était réveillée les bras vides, les bras froids. Il avait fui. À son tour, elle eut peur, peur de dormir et d’être hantée par son image, de lui. Peur de reconnaître ses torts, son manquement, ses sentiments qu’elle avait tenu cachés, peur d’avoir peur. D’elle. Et maintenant, ses rêves n’étaient plus ce qu’ils étaient. Elle n’était plus ce qu’elle avait souhaité, ce qu’elle rêvait d’être. L’amour de sa vie s’était enfui. La chaleur dans son corps avait disparu. Elle se transformait en étrangère détachée de sa propre réalité, de sa propre personnalité.</p>
<p>Et en pleine nuit de novembre, elle venait de comprendre que l’amour qu’elle ressentait et qu’elle avait tenté par tous les moyens d’ignorer la hanterait à jamais. Et elle serait perdue à jamais.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[quand les tripes parlent plus fort que la raison]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=136</link>
<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 03:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[petite sœur :
La première fois que tu es partie, ça n’avait duré que quelques semaines. Je m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>petite sœur :</p>
<p>La première fois que tu es partie, ça n’avait duré que quelques semaines. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Tu es partie la journée même de ma fête. Ma vingt-cinquième année d’existence coincide étrangement avec mon premier véritable calvaire émotif que j’ai eu l’honneur de vivre. Évidemment, c’est du sarcasme. Et du cynisme. Et de l’ironie. Et beaucoup de chagrin. Merveilleux ingrédients dont je suis manifestement et inconditionnellement sous le joug.</p>
<p>Et maintenant, voilà que je me retrouve au même endroit maladivement émotif, mais avec cinq chandelles de plus à mon gâteau au double chocolat…</p>
<p>Tu sais, j’ai un nouveau tatouage où tu joues un rôle de premier plan. Autant dire que tu fais partie intégrante du personnage que je suis devenu. Tu es ce tout petit point encré, indélébile, qui orne si majestueusement l’angle droit de mon bras gauche. Entourée de spirales familiales, tu représentes un poi(d)s étrangement apaisant et léger. Souriant. Tu sais, les amitiés évaporées, les connaissances éphémères, les gens qui se prétendent des amis, tu m’en avais avertie. Évidemment, la naïveté l’a facilement emporté sur la raison et l’illusion de vouloir en quelque sorte te remplacer, trouver l’équivalent, l’équilibrant, le saisissant. Retrouver ce petit côté rationnel qui me permettait d’éviter les gaffes monumentales…</p>
<p>Tu sais, j’ai mis la main sur le carnet que tu m’avais jadis envoyé. Tu étais au Pakistan je crois; tu vivais des montagnes russes d’émotions et tu surmontais littéralement un amoncellement de tristesse sinueuse. Je me suis empressée de le (re)lire. Je le connaissais par cœur, comme ces fables de La Fontaine qu’on nous faisait répéter jusqu’à ce que vomissement lexical s’en suive. La vue de ton écriture maladroite, enfantine, la lecture de tes pensées, chose que tu as très rarement voulu partager, du moins quand tu étais en chair et en os à quelques villes de moi, me rendent hyper vulnérable. Comme si tu avais besoin d'être à 6 000 km pour me faire part de ce que tu ressens dans ta tête, dans ton corps. Comme si j'avais besoin que tu sois à des milliers de kilomètres de moi pour avouer toute l'importance que tu revêts à mes yeux, et ce, malgré l'éloignement trop éloigné. J'imagine ta grosse face de punaise au sourire diaboliquement charismatique et j'imagine aisément nos prochaines retrouvailles. Un moment donné. Et ça me fait tout chaud au cœur, tout en me faisant sourire et oublier momentanément mes petits tourments existentiels. Un petit bonheur qui vient aviver mes toutes nouvelles pattes d'oie dans mes coins <i>d’yeux </i>de presque trentenaire...</p>
<p>Mais tu sais, cinq mois se sont écoulés depuis les dernières nouvelles. Octobre.<br />
Tu sais, pour une grande sœur, c’est long.<br />
Très long…<br />
Trop long.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[consumé]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/?p=132</link>
<pubDate>Thu, 07 Feb 2008 02:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[J’ai toujours un fond de mélodie qui traîne paresseusement dans ma tête. Ça m’apaise, incons]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai toujours un fond de mélodie qui traîne paresseusement dans ma tête. Ça m’apaise, inconsciemment. Elle trottine, refrain après refrain, et je m’évade, rime après rime. Bien souvent, je me cache sous ce ramassis de notes. Et parfois, je réalise qu’il y a une vie cachée sous la chanson. Une vie secrète. Une vie que je n’ai pas nécessairement voulue ainsi, une vie que j’ai appris à détester, une vie que j’ai apprivoisée puis aimée.</p>
<p>*******</p>
<p>L’air était dense. Tellement qu’un papillon aventureux aurait très bien pu mourir étouffé. Suis-je trop cynique pour aimer une personne comme toi ? L’amour ne venait pas gratuitement dans ce monde rempli de haine; il y avait un prix à payer chaque fois que tu claquais la porte. Et pour une raison que j’ignore, je me suis endettée, bien malgré moi, pour toi. J’avais décidé de te pardonner sans même savoir que tu m’avais brûlée, tu avais changé. Cœur de loup. Cœur de pierre. J’entendais tes mots que j’avais inventés, tu disais mon nom comme si un Nous pouvait exister. Je sentais la confusion. Et les mensonges parmi les petites vérités. J’étais amoureuse. Mais j’étais la seule. C’est drôle comment ce sentiment est impossible sans coup de poing sur la gueule. Ou dans le ventre. Pliée en deux, l’œil au beurre noir, je t’avais senti dans mon cœur avant même de te connaître. J’essayais de respirer ce qui te faisait peur. Je t’avais proposé des kilomètres, mais tu n’avais pris que quelques centimètres. Tu t’es perdu avant d’accomplir tout ce que tu avais dit que tu ferais, comme changer le monde, prendre du temps pour moi. Et maintenant, tu dors alors que le monde tourbillonne. Révolutionne. Je ressens le mal pendant que la résistance s’installe. Longtemps je t’ai comparé à une jolie pièce inondée par les premiers rayons printaniers ou encore à une magnifique chanson qui transforme l’utopie en réalité. Les fleurs qui avaient l’habitude de fleurir de tes yeux me manquent. Et la cendre que tu as aujourd’hui dans ton regard vient trahir ton cœur consumé. Les litres de café ingurgités n’y pourront rien, tout comme les gallons de larmes versées. Les onces de whisky n’y changeront rien, ni même le vin. Tu as tant changé et tu n’y vois rien.</p>
<p>Sur un fond de mélodie, toujours, je rêvasse à ton image qui me revient sans cesse. Peut-être qu’un jour, qui sait, je me laisserai à nouveau tomber dans ta gravité.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[pantalon couleur prune et torse nu]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/01/16/pantalon-couleur-prune-et-torse-nu-2/</link>
<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 15:08:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[(back by popular demands)
La journée était terne et pluvieuse, propice à une prompte grivoiserie ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>(<i>back by popular demands</i>)</p>
<p>La journée était terne et pluvieuse, propice à une prompte grivoiserie toujours appréciée. Il y avait quelque chose dans l’air. Je ne sais quoi exactement. Une espèce de mélancolie, de tristesse. J’avais enfilé mon plus beau pantalon de pyjama. De couleur prune. Étrangement, je n’aime pas les prunes. J’étais couchée en étoile parce que je voulais profiter de tous les recoins frais gracieusement offerts par mon lit. Demi-comateuse et torse nu. Je n’arrivais pas à décider si je me laissais galamment envelopper par le sommeil ou si je devais fixer un objet imaginaire sur mon mur, perdue dans mes pensées. <i>9 Crimes</i> tournait sur <i>repeat</i> depuis au moins deux bonnes heures. <i>Leave me out with the waste. This is not what I do. It's the wrong kind of place. To be thinking of you.</i> J’étais fascinée par ce que la mélodie créait dans ma tête. Dans mon corps. J’étais hypnotisée par la beauté et la symbiose des voix de Damien Rice et Lisa Hannigan. Le piano. À la première note, un frisson parcourait toutes les vertèbres de ma colonne, une par une, tranquillement, jusqu'à ce que mon cuir chevelu se hérisse. <i>It's the wrong time. For somebody new. It's a small crime. And I've got no excuse. </i>Profondeur. Angoisse. Émotion. Le genre de chanson que j'écoute les yeux fermés, complètement désillusionnée de la vie, blottie dans les bras réconfortants de la personne dont je suis éperdument amoureuse, à ce moment-là. Ça change souvent. Je n’y peux rien, je craque souvent au premier battement de cils. Ou au premier regard éblouissant. Ou au premier sourire fondant. Ou au premier baiser enflammé. Ou au premier effleurement grisant. <i>Is that alright with you?</i></p>
<p>C’est habituellement à cet instant que je réalise que mon imagination a pris le dessus sur la réalité. Je ne suis pas blottie dans les bras réconfortants de la personne dont je suis éperdument amoureuse, je n’ai pas de premier battement de cils, de premier regard éblouissant, de premier sourire fondant, de premier baiser enflammé, de premier effleurement grisant. Je suis simplement couchée, torse nu, en pantalon couleur prune.</p>
<p><i>9 Crimes</i> sur <i>repeat</i>.</p>
<p><i>It's the wrong kind of place. To be cheating on you. It's the wrong time. She's pulling me through. It's a small crime. And I've got no excuse.</i></p>
<p>Je frissonne.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[le lac]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/01/15/le-lac/</link>
<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 02:40:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[La nouvelle l’avait bouleversé.
Elle lui avait donné l’impression qu’une ombre singulière e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle l’avait bouleversé.<br />
Elle lui avait donné l’impression qu’une ombre singulière et meurtrière se tenait silencieusement dans son dos et qu’elle faisait tranquillement glisser ses doigts glacés et gantés sur sa colonne, suivant le relief irrégulier de ses vertèbres et s’arrêtant entre chaque respiration. Il en était frigorifié. Et stupéfié.</p>
<p>Depuis quelques jours déjà, la menace du temps était propice à son frissonnement. Ou peut-être pas.</p>
<p>La route avait été longue. Sa vie, elle, serait courte. Aucune idée de l’endroit où il se trouvait. Il s’en contrefichait d’ailleurs éperdument. Il jonglait avec les pourquoi, les comment, les jamais et les peut-être qui tombaient dans le vide, coagulés par une nouvelle réalité. Absurde. Mais vraie. Il souhaitait récupérer ses rêves, les retrouver afin qu’il puisse à nouveau s’évader, se libérer. Mais on les lui avait volés. Maintenant, il devait tuer le temps pendant que défilent les journées sans fin, pleurer l’éternité d’un enfer non convoité. Devant lui s’étendait un lac magnifique où l’horizon s’y évanouissait. La beauté du paysage pesait sur ses frêles épaules d’homme; il se laissait bercer, comme hypnotisé, par le léger clapotis de ses pas sur le rivage, par les ricochets, petits et grands, du galet qu’il venait de lancer à l’eau, par la formation d'ondulations infinies, comme celles ressenties dans son cœur. Tout son corps. « Prends-le mon cœur, de toute façon il t’a toujours appartenu », qu’il disait. Qu’il criait. L’écho revenait comme un boomerang, le giflait, lui rappellait qu’il était désormais seul, seul à clapoter, à vociférer sa douleur qui se déchargeait sans aucune retenue dans ses veines, dans sa gorge, muette. Tristesse rageuse et ravageuse. Une tristesse qui coulait sur ses joues d’homme fragile, marqué par la fatigue. Et son passé. Comme un caillou, il était tombé lourdement, sans émotion, préférant l’oublier, l’abandonner aux détriments d’un présent négligé, rongé. Toute sa vie, il avait lutté pour dire les bonnes choses au bon moment. Toute sa vie, il s’était interrogé. Quand ? Courir, toujours courir sans oser prendre le temps de s’arrêter et affronter. La mort, telle une poursuite sans trêve. Respirer, inhaler une vie qui fuit malgré tout, ravagée par les affres corrosives du trépas. Sa quête reposait désormais sur lui; entre ses mains, son destin. « Moi », qu’il laissait échapper dans un sifflement. À l’horizon, le soleil, orange et heureux, se couchait sur le magnifique lac aux reflets ondulés par un galet innocemment lancé et les émotions d’un homme sauvagement ravagé.</p>
<p>La nouvelle l’avait certes ébranlé. Plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Comment ignorer le ralentissement d’une vie immobilisée par la maladie ? À genoux devant ce lac si magnifique, l’homme pleurait sa fatalité. Toute sa vie, il avait poursuivi une quiétude interdite. Toute sa vie, oui. Mais jamais de toute sa vie avait-il pensé qu’il n’aurait d’autre choix que de mourir en silence.</p>
<p>Dans le silence et la solitude d’un lac si magnifique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[perspective différente]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/01/08/perspective-differente/</link>
<pubDate>Tue, 08 Jan 2008 01:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[All the umbrellas in London / Couldn&#8217;t hide my love for you…
Comme il aurait aimé avoir eu ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>All the umbrellas in London / Couldn't hide my love for you…</i></p>
<p>Comme il aurait aimé avoir eu la présence d’esprit de lui chantonner ces douze petits mots dans le creux de l’oreille. Comme il aurait aimé sentir sa peau se hérisser à nouveau de frissons au contact de sa bouche sur son cou. Mais il n’en n’avait pas eu le courage. Par manque de couilles. Et il était maintenant trop tard. Il devait réapprendre à entrelacer ses doigts avec ceux d’une inconnue éphémère, à joindre son corps, inconsciemment amoureux d’une autre, à celui d’une femme qu’il cherchera sans doute à oublier afin d’immortaliser à jamais celle pour qui sa vie s’était divisée en chapitres interminablement heureux. Elle. Sa peau laiteuse, ses yeux pers qui ne voulaient rien laisser paraître, cette bouche dont il ne voulait se départir, ses seins chauds où plus souvent qu’autrement ses mamelons trahissaient tout le plaisir qu’elle ressentait, c’est ce qu’il souhaitait retrouver. Elle. Elle qui avait osé se tenir bien droite devant son désintérêt, elle qui l’avait alors repoussé, refusé puis aimé plus qu’il ne l’aurait souhaité. En moins de deux, il en était éperdument tombé amoureux. Partout où il allait, il entendait son sourire, il respirait sa lumière, il jouissait de sa présence parfois réelle, parfois utopique. Elle était un mystère. Son mystère. Combien de fois s’était-il imaginé sans lendemain, sans elle, combien de fois s’était-il épouvanté à l’idée de ne plus voir son visage s’épanouir à la lueur du soleil printanier ? Ou de ne plus entendre ses bonjours enchanteurs des petits matins enchantés ? Il vivait chaque journée comme si c’était la dernière. Ne rien tenir pour acquis et vivre à tout prix, telle avait été sa devise. Rien n’est éternel, même l’amour qui se sentait de la racine des cheveux jusqu’au bout des orteils, comme un fourmillement continu, une profonde excitation en forme de boule dans le creux de la gorge. Non, même pas cet amour-là.</p>
<p>Elle s’était exilée, partie. Enfuie. Amour corrompu. Amour déchu.</p>
<p>Il y avait pourtant cru. Son espoir incandescent l’avait fauché sans pitité. Privé de sa présence, il se sentait pauvre, silencieux, inutile. L’angoisse montra son visage et le força à parler son langage. Il n’aimait pas. Toute sa vie, il avait connu soit l’amour blanc, soit l’amour noir. Jamais d’entre-deux. Jamais heureux. Gris. Toute sa vie, il croyait que l’amour était soit bien, soit mal. Jamais d’émerveillement satiné. Elle lui avait permis de connaître l’amour magnifiquement coloré, scintillant. Ses souvenirs n'étaient plus qu'une image brouillée et censurée. Il trouvait sa mémoire cruelle. Il apprit à écouter à travers le silence, à surcharger sa bouche de mots qu’il aurait aimé pouvoir partager. Avec elle. Sa langue prenait des airs mesquins de lame à double tranchant. Ses mots se découpaient sous son incapacité. Ses mots trahissaient son immobilité, ses pensée. Ses non-dits étaient laissés en suspens. Par manque de couilles. «Je t’aime», qu’il se répétait incessamment. «Je t’aime.»</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[murmures]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2008/01/03/murmures/</link>
<pubDate>Thu, 03 Jan 2008 02:05:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Enfermée dans ma chambre depuis plusieurs jours, c’est à peine si j’ai aperçu la couleur du c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Enfermée dans ma chambre depuis plusieurs jours, c’est à peine si j’ai aperçu la couleur du ciel. Je sentais que je ne méritais pas les rayons du soleil. La noirceur aidait jusqu’à ce que l’alcool s’évapore. Et c’est à ce moment-là que je réalisais que la conscience, elle, ne disparaissait jamais. Quand j’étais petite, j’imaginais ma vie d’adulte : je me voyais scrupuleuse et heureuse. La femme de quelqu’un. Je m’imposais des limites et je rêvais de ne pas avoir à les franchir. Et si je n’avais d’autre choix que de les enjamber, je me réveillais complètement perdue. Et déçue. Je devenais momentanément une ombre sans vie, allongée et transformée, qui barbouillait mon mur de chambre gris. Je ne me sentais plus protégée dans le confort de ma coquille, mais plutôt dépassée par une toute nouvelle réalité, emprisonnée par les mensonges que seule la clé de la vérité saura libérer.</p>
<p>***</p>
<p>J’avais pourtant retiré le bouclier entre nous afin que tu puisses poser tes lèvres sur les miennes; j’avais cessé de me méfier pour me retrouver à nouveau enveloppée de tes bras rassurants. J’avais besoin que tu saches comment je me sens, j’avais besoin que tu comprennes que je me laissais tranquillement engouffrer dans une piscine de toi. Noyée mais comblée. Tes murmures apaisants avaient transporté mon cœur loin de l’obscurité, de cette obscurité affolante, insécurisante. Tu m’avais laissée sur un fond de quiétude, une paix profonde qui m’appartenait enfin. Je n’avais pas compris que cet instant allait rapidement devenir un enfer. Mon enfer. Ma tête était ouatée par le bruit. De toutes petites voix me chuchotaient de partir et tentaient de me convaincre que c’était la fin. Mais je n’ai pas écouté. J’ai préféré parier ma peur. Tout ou rien. J’avais versé des larmes de miel pour que tu restes. Pour ne pas que tu m’oublies, que tu te replies. Tes murmures apaisants me hantaient comme un cauchemar. Me cajolaient tout en douceur. Me libéraient de mes tourments, me transportaient jusqu’au sommet le plus haut. Je connaissais mon cœur, je savais qu’il ne changerait jamais.</p>
<p>***</p>
<p>Enfermée dans ma chambre depuis plusieurs jours, j’avais pleuré du lait chaud pour me réconforter. J’étais partie à la recherche de sagesse, mais je n’ai su regarder aux bons endroits. Tes murmures apaisants continuaient de me protéger, de m’enrober. Je redécouvrais une solitude insipide, sans goût, loin de ce que j’avais appris à apprécier. De toi. Tes silences se sont solidifiés, concrétisés, comme ton absence. Les limites avaient été franchies. La Terre venait tout simplement d’arrêter de tourner.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[amère rétrospective]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/12/29/amere-retrospective/</link>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 17:05:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les années se suivent et ne se ressemblent décidément pas. Une chance. Avec l’achèvement d’u]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les années se suivent et ne se ressemblent décidément pas. Une chance. Avec l’achèvement d’une année, viennent nécessairement les résolutions. Évidemment, je n’y adhère aucunement par manque de volonté et de conviction. Je préfère de loin constater et exorciser que questionner et rester stupéfiée. Douze mois d’apprentissage, d’introspection, de démesure (irrationnelle), de constats, d’erreurs, de rechutes (parfois émotives, parfois physiques), de combats (éternels), de négativité momentanément oubliée en présence de petits clins d’œil, de grands bonheurs innocents, et ce, jusqu’à ce que reviennent les coups de poing marquants. 2007 m’a appris à baisser les yeux sur les aléas de la vie sans les ignorer, mais à les surmonter, les braver. À ma façon, il va sans dire. Je me suis (in)volontairement cognée le nez. J’ai pleuré ma naïveté, à maintes reprises. Je me suis enfargée dans l’enchantement. J’ai souri à mon euphorie. J’ai senti la lourdeur du temps faire place à une légèreté nouvelle, étrangère. J’ai connu la chaleur du désillusionnement, du rêve. J’ai cherché à tort la raison, l’explication cachée sous certaines actions incompréhensibles, irréalistes. J’ai tenté de me convaincre que mon cœur apprenait pendant que mon esprit analysait les maux, les joies, les désenchantements. Je me suis ouverte pour mieux me refermer. Savoir quand se laisser aller, avec qui. Surtout. J’ai évidemment aimé. L’a(rgh)mour. Sentiment déchirant où plus souvent qu’autrement on se retrouve à découvert, affaibli, impassible devant un destin quasi heureux. Où on ne realise pas tout ce qu’on possède avant de le perdre à nouveau. Confrontation. Où on n’ose pas s’investir par peur de se péter la gueule, une gueule déformée par un passé formateur… Sourires sincèrement difformes, mais authentiques.</p>
<p>Quand je pense aux douze derniers mois, je revis les émotions musicales. Ma paix intérieure, mon allégresse. C’est comprendre ce que signifie <i>Music starts where words fail</i>. 2007 a été un manque de mots; un trop-plein de mélodies liées à tout, à rien, à un vide, à un plein. À une douceur. À une peur. À un battement de cœur. À des souvenirs. Surtout.</p>
<p>2007, c’est tout ça. 365 jours d’émotions vécus à vive allure, de course effrénée. Le meilleur reste à venir. Supposément. Je reprends à peine mon souffle en vue d'une année nouvelle, en fredonnant :</p>
<p><i>My dear acquaintance, it's so good to know you / For strenght of your hand / That is loving and giving / And a happy new year / With love overflowing / With joy in our hearts / For the blessed new year</i></p>
<p>... bonne année très chère amie, que celle qui marquera ton trentième printemps soit la meilleure d'entre toutes.</p>
<p>******</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[juste une minute]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/12/26/juste-une-minute/</link>
<pubDate>Wed, 26 Dec 2007 14:34:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[As-tu déjà réfléchi à ce qui protège nos cœurs ?
Une simple cage thoracique composée de côt]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>As-tu déjà réfléchi à ce qui protège nos cœurs ?<br />
Une simple cage thoracique composée de côtes et autres parties variées.<br />
Avec facilité, on en extrait les dégâts afin de stopper la confession d’un muscle trop souvent sollicité…</p>
<p>*******</p>
<p>Emêlés sur le plancher de la cuisine carrelé, nos corps se perdaient démesurément l’un contre l’autre, sans rien ni personne pour nous arrêter. Je savais qu’il y avait un petit coin de ton cœur que j’occupais. Juste un tout petit. Je n’en demandais pas plus. Une minute, tout au plus, où j’étais la raison de ton existence. Juste une toute petite. Grisante. Où tu te perdais, où la division entre l’imaginaire et le réel était à peine perceptible. Où tu retirais la lame tranchante de ta poitrine pour faire place au merveilleux, au sentiment inconditionnel. À moi. La douceur de ma peau me définissait si bien, c’est ce que tu disais. Différente, c’est ce que tu répétais. Mais je ne comprenais pas, une main, peu importe d’où elle vient, est une main. Décidément, l’incompréhension rendait l’interprétation des gestes impossible.</p>
<p>La vie bouge lentement quand on attent les bouillonnements. J’avais la tête qui tournait. Comme cette langue qui en demandait plus. Juste un tout petit peu. Je reconnais avoir voulu te maintenir fermement contre mon corps amaigri par le désillusionnement. Je maintiens avoir voulu t’embrasser, encore. Juste un tout petit peu. Je me souviens des innombrables larmes versées pour toi. Maintenant assèchées. Oubliées. Presque.</p>
<p>Avec le temps, j’ai appris que ton image, ton si beau visage, ne viendrait qu’interrompre mes rêves les plus fous. Au beau milieu de la nuit. Ou de la journée. N’importe quand. Je pensais continuellement à toi, malgré le détachement. Tu m’avais rejoint; je n’avais rien demandé. Et tu es reparti de la même façon, sans aucune explication. Le début avait été la fin. Aucun milieu. La fragilité de nos rêves était remplacée par la vulnérabilité. Je me sentais désormais comme une pure étrangère à tes yeux, et aux miens.</p>
<p>Juste un tout petit peu.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[vertige ]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/12/18/vertige/</link>
<pubDate>Tue, 18 Dec 2007 20:45:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
<guid>http://roxylalune.fr.wordpress.com/2007/12/18/vertige/</guid>
<description><![CDATA[(Si je pouvais, je grimperais cette montagne en courant, je franchirais les kilomètres infranchissa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>(Si je pouvais, je grimperais cette montagne en courant, je franchirais les kilomètres infranchissables, j’escaladerais ta solitude fortifiée et je crierais tout mon amour, toute ma haine, toute ma bêtise, en prenant bien soin de former un porte-voix avec mes mains pour que mes mots incompréhensibles se rendent aussi loin que possible. Jusqu’à tes oreilles. Pour que mes mots s’accaparent de tout ton corps, te giflent, te fassent comprendre tout ce que tu refuses de comprendre, trop perturbé par ton instabilité, ton émotivité camouflée.)</p>
<p>L’intimité d’un retour à la maison en voiture à 3 h du matin, accompagnée, où la fatigue, où la suffocation causée par une gêne soudaine rendent la parole impossible. Le silence, l’immobilité de la route, le réconfort et la rigueur des différents panneaux de circulation. L’indifférence. C’était un de ces moments où j’aurais voulu pleurer toutes les larmes de mon corps, sans raison apparente, simplement pour laisser couler cette espèce de satiété dégoûtante sur mes joues. La sentir se déverser de son plein gré, me vider. Pleurer ce que j’avais à dire, inconsciente que je te déchirais en morceaux, que je te dépouillais de cet instant. Ta passion grondait irrégulièrement tel le tic-tac d’une horloge, interrompu par le ronflement étouffé du tonnerre. L’exaspération se sentait chaque fois que tu expirais. J’inspirais mes désirs, je soufflais à pleins poumons sur ton désintéressement. J’insufflais toute ma sensibilité. Tu te refermais, comme tes yeux; tu te cloîtrais de moi. Chaque fois, j’en étais renversée. Ton abandonnement me tétanisait; j’aurais voulu tout donner, tout t’inspirer, tant le courage que la force.</p>
<p>(J’avais réussi à grimper cette montagne en courant, à franchir les kilomètres infranchissables, à escalader ta solitude fortifiée. Pour toi. J’avais crié tout mon amour, ma haine qui n’en était pas, ma bêtise. Pour toi. J’avais été présente jusqu’aux derniers instants. Pour toi. Mais sans même crier gare, tu m’as stigmatisée du regard pour mieux te détacher, pour mieux prendre tes distances. De moi.)</p>
<p>Je n’ai su trouver la force de rappliquer. À ma façon, je t’ai pris une dernière fois dans mes bras afin d’essayer de remplacer l’état sinistre dans lequel tu te trouvais par l’espoir, un espoir véritable qui, à lui seul, saura contrer tous tes malaises, tes coups de poing qui m’empêchent d’être là pour toi; qui saura remplir le néant qui te dévore depuis si longtemps. Sans le savoir, j’ai plongé pour une dernière fois également mes yeux rassurants dans les tiens.</p>
<p>Et maintenant, j’attends.</p>
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<title><![CDATA[des fois]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/11/30/des-fois/</link>
<pubDate>Fri, 30 Nov 2007 17:40:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[… je ne sais pas ce que je recherche. Ou pourquoi c’est vide.
… je suis incapable de contrôle]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>… je ne sais pas ce que je recherche. Ou pourquoi c’est vide.<br />
… je suis incapable de contrôler ma folie. C’est ce que j’apprécie le plus.<br />
… je me sens terriblement mal. Et je sais pourquoi. Des fois, non.<br />
… je déteste mon style, mon corps, mon visage. Mon sourire. Je ne devrais pas.<br />
… je souhaiterais que tu comprennes mes défauts, les petits comme les gros.<br />
… je voudrais passer inaperçue, être invisible ou ne pas exister, carrément.<br />
… je ne dis pas ce que je ressens. Parce que j’en ai trop dit. Ou parce que j'ai rien à dire.<br />
… je regrette mes gestes, mes paroles, mes regards, mes pensées. Souvent, en fait.<br />
… j’aimerais avoir six ans. Encore.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[sucre d'orge]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/11/27/sucre-dorge/</link>
<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 02:56:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[16 h 46, un lundi de fin de novembre. J’avais les yeux qui piquaient d’avoir trop lu de mots fut]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>16 h 46, un lundi de fin de novembre. J’avais les yeux qui piquaient d’avoir trop lu de mots futiles, agrammaticaux et incompréhensibles. J’avais une migraine qui menaçait de déclarer la guerre, mais incertaine des enjeux impliqués. Le gonflement de mon estomac affamé me donnait des airs de petit Biafra. J’exagère à peine. Je n’avais même pas eu le temps de déposer mon Pilot Hi-Tecpoint V5 extra fine rouge. Toute la journée, il avait habillé ma main droite cicatrisée et il avait barbouillé ma paume de sa bille écarlate. Comme d’habitude. J’étais épuisée. Mentalement. Mon téléphone m’indiquait qu’un message flottait dans ma boîte vocale. J’avais un étrange <em>feeling</em> dans mes tripes. Le son. Le ton. Ta voix. Toujours aussi espiègle, aussi grave, aussi joyeuse. Toujours aussi facile à reconnaître, malgré le bruit ambiant, malgré l’éloignement, malgré l’absence.</p>
<p>Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis notre dernier échange. Physique, purement et simplement. Mais pas uniquement. J’en gardais des souvenirs si vifs qu’il m’arrivait de devoir inspirer-expirer à quelques reprises, question de laisser l’excitation qui s’éveillait en moi diminuer d’intensité. Depuis, j’avais décidé d’oublier les papillons d’énervement qui m’accaparaient la minute où je pensais à toi. Oublier les fois où j’avais attendu dans l’obscurité de ma chambre, notre chambre, que tu viennes me rejoindre. Oublier les heures qui s’égrenaient trop rapidement en ta présence. Chaque fois que je revoyais ces images, je ne pouvais m’empêcher de chanter en boucle <em>I never really cared until I met you, and now it chills me to the bone…</em> Tu avais eu cette emprise; tu avais laissé ta marque. Tellement de promesses avaient été formulées, comme si nous étions continuellement enivrés par nos présences, nos parfums, inconscients de ce qui nous arrivait, de ce qui nous attendait. Nous étions amoureux. L’un de l’autre. Mais nous n’osions l’avouer. Pourtant, nous nous regardions droit dans les yeux jusqu’à ce que nos pupilles se dilatent, jusqu’à ce que l’envie se fasse sentir sur nos lèvres, jusqu’à ce que nos mains deviennent impatientes de retrouver la chaleur qui se dégageait de nos corps nus. Jusqu’à ce que l’envie se fasse entendre. Jusqu’à ce que l’envie soit insupportable. Insurmontable. Inépuisable.</p>
<p>Cet été-là, tu avais été ma rechute. Tu avais fait briller mon cœur. Tu n’avais aucune idée depuis combien de temps je voulais effleurer ta bouche et sentir ta poitrine se gonfler dans mes bras. Contre moi. J’en avais des frissons.</p>
<p>Et cet été-là, nous avions été amoureux. L’un de l’autre. Tu avais posé ta tête sur mes cuisses et nous avions discuté. Ma main silonnait tes cheveux parsemés de minces filets blancs, elle effleurait ton bras; mon regard caressait tout ton être. Mon cœur t’aimait. À ma façon, j’avais laissé une marque subtile.</p>
<p>16 h 46, un lundi de fin de novembre, ta voix enregistrée et lointaine enveloppait mon oreille. Elle avait l’effet d’un sucre d’orge qui se dilue, tranquillement, laissant échapper un petit goût caramélisé et sucré. Réconfortant.</p>
<p>Je savais que ce soir, je pouvais t’attendre dans l’obscurité de ma chambre, qui n’était plus la tienne. Ou la nôtre. Je savais que tu serais là avant moi. Pour moi. Malgré ton impatience légendaire, tu aurais pris tout ton temps. Et malgré la gêne causée par les quelques mois d’éloignement, nous savions que nous serions à nouveau amoureux. L’un de l’autre. Pour une nuit, au moins.</p>
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<title><![CDATA[pincements de cœur d’un 9 novembre]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/11/12/pincements-de-coeur-d%e2%80%99un-9-novembre/</link>
<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 02:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je m’étais réveillée au beau milieu de la nuit, celle de jeudi à vendredi, en ne sachant pas t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je m’étais réveillée au beau milieu de la nuit, celle de jeudi à vendredi, en ne sachant pas trop ce qui venait de se passer. C’était probablement le <em>plouk</em> du robinet de cuisine qui faisait des siennes. Encore. Ou un mauvais rêve. J’étais loin d’être certaine. J’étais frigorifiée et malgré mon pyjama couleur prune et mes deux douillettes, je n’arrivais pas à me réchauffer. C’est comme si ce qui me gardait au chaud s’était soudainement volatisé. Je sentais tout le poids de la nuit sur mes épaules, nues et frêles. Je sentais qu’elle m'attirait vers ses profondeurs les plus tétanisantes. Il y avait une absence, un rien nulle part. Une noirceur que même le <em>plouk</em> du robinet de cuisine n’arrivait pas à diluer. J’ai essayé de mettre de la couleur dans le trou noir et vide que tu as laissé. Un passage, le tien. Mais depuis, je refoule mon passé sans réellement posséder une vision de mon avenir. J’ai ouvert ma poitrine et j’en ai extirpé un cœur qui pince, qui pique, qui s’en veut de ne jamais battre au bon rythme, au bon moment, pour la bonne personne. Maintenant que je suis disparue, je me demande où je vais pouvoir me cacher. Ou réapparaître. Malgré l’esquisse de ton visage que je dissimulais sous mes sourires naïfs, je me suis rendue compte que je ne te connaissais pas. Tout comme je ne comprenais pas ce qui était permanent dans la vie, je ne comprenais plus. Peut-être que tout ce que j’avais en ma possession était précieux. La vérité est que j’ai perdu ce que j’avais de plus précieux.</p>
<p>Assise sur le bord de mon lit, je fixais mon mur comme s'il était sur le point de répondre à toutes mes questions. Je l'examinais, j’attendais, j’écoutais. <em>Plouk</em>. Silence. Je sentais la fébrilité dans mes cicatrices. Rêver n’était même plus agréable puisque tu ne faisais plus partie de mon imagerie. Tu t’étais évaporé en l’espace d’une nuit, celle de jeudi à vendredi.</p>
<p><em>Plouk</em>. <em>Plouk</em>. Même les larmes interdites qui coulaient sur mes joues froides ne parvenaient pas à réconforter les <em>poum-poum </em>de mon cœur extirpé, subtilement et silencieusement délaissé.</p>
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<title><![CDATA[la vie est un amalgame de verbes]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/11/05/la-vie-est-un-amalgame-de-verbes/</link>
<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 21:26:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[On marche, on erre, on traverse comme si de rien n’était, comme si les défis n’étaient pas in]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On marche, on erre, on traverse comme si de rien n’était, comme si les défis n’étaient pas insurmontables afin de voir, entendre, écouter ce que la vie a à nous offrir, parfois sur un plateau d’argent, parfois avec un bâton dans les roues. Souvent, nous cherchons à être aimé, à être embrassé, à être possédé simplement parce que c’est réconfortant, simplement parce que c’est plaisant, simplement pour ne pas avoir à s’expliquer, à s’excuser de ressentir autant. Ou simplement pour alléger un cœur meurtri qui souhaite oublier. Ou simplement pour faire semblant, faire croire à l’univers tout entier que tout va bien quand la réalité est évidemment tout autre.</p>
<p>Il n’y a rien de juste à l’amour.<br />
Il n’y a rien d’étonnant au fait d’être hanté par le souvenir de ta tendresse incertaine, si soudaine. Même aujourd’hui où ta douceur est encore présente, je porte une trace presque effacée, comme repoussée par un deuxième souffle. Ou un troisième peut-être.</p>
<p>Il n’y a rien de juste à la proximité.<br />
Il n’y a rien de troublant au fait que tu veuilles t’éloigner. Mais plus tu t’éloignes, plus tu te rapproches de ce que je suis, de ce que j’aspire à être : un passage indélébile de ce que j’étais et heureusement de ce que je suis toujours, que tu viendras probablement à regretter. Ou à aimer.</p>
<p>Il n’y a rien de juste au silence.<br />
Il n’y a rien d’affolant au fait que nous évoluons dans le silence. Même si j’ai parfois besoin d’entendre tes mots, de voir ta bouche former des phrases, ton langage silencieux restera le plus bel acte de pureté et de complicité à mes yeux.</p>
<p>Il n’y a rien de juste à la perfection.<br />
Il n’y a rien de plus saisissant que toutes les petites imperfections qui te complètent si bien. Je t’ai dit que je t’aimais, c’était pour l’éternité. Je me suis amourachée parce que tu es qui tu es, tu es ce que tu es : purement céleste.</p>
<p><em>You’re my sweetest downfall</em>...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[impossible de mieux résumer]]></title>
<link>http://roxylalune.wordpress.com/2007/10/30/impossible-de-mieux-resumer/</link>
<pubDate>Tue, 30 Oct 2007 21:02:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>roxylalune</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il suffit de profiter de l’occasion quand elle se présente, oui.
La soirée avait été longue et]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left">Il suffit de profiter de l’occasion quand elle se présente, oui.</p>
<p>La soirée avait été longue et mes allusions s’étaient avérées vraies. Tu m’as vu qui te regardait. Et tu m’as surprise en avouant que c’était parfait. Le plaisir était désormais mien.</p>
<p>Le temps, l’endroit, les marques de faiblesses sur ton visage, la sincérité dans tes yeux, tout y était. L’état de ton cœur en disait long. Tu savais aussi bien que moi que le début pouvait également signifier la fin. Je t’ai surpris en avouant que tu étais parfait. Le temps manquait. Gênés par la lueur d’une aube naissante sur nos peaux nues, nous nous accrochions à cette journée nouvelle jusqu’à ce qu’elle devienne la nôtre. Profiter. De nos présences, de nos corps, de notre complicité. C’était tout ce que je demandais, c’était ce que tu voulais.</p>
<p>L’émotion tout comme le sentiment nous appartenaient.<br />
Et nous nous sommes surpris en avouant que c’était parfait.</p>
]]></content:encoded>
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