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	<title>ecrits &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/ecrits/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "ecrits"</description>
	<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 08:31:18 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Statut: De Retour]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=181</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 20:04:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=181</guid>
<description><![CDATA[Occupée à plein de chose, dont la vie.
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Occupée à plein de chose, dont la vie.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un culte personnel]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=180</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 00:50:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=180</guid>
<description><![CDATA[
[Exercice sur un thème que vous ne verrez pas souvent abordé ici...]
Mon esprit ne se résout pas]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
[<em>Exercice sur un thème que vous ne verrez pas souvent abordé ici...</em>]</p>
<p>Mon esprit ne se résout pas encore à conceptualiser un dieu comme vengeur, bienveillant, tout-puissant ou encore observateur. Ma conscience est contrainte à n’admettre que la possibilité d’un dieu inexistant. Par ailleurs, je sais ne me prononcer que dans la limite de mes capacités spirituelles, et peut-être bien sont-elles limitées. </p>
<p>Voilà : mon dieu n’a pas de nom, ni d’existence, ni de but, ni de volonté, ni de pouvoir, ni d’amour, ni de haine, ni de rancune, ni de désirs, ni de courage, ni de lâcheté. Et c’est ainsi que ma foi agnostique s’exerce simplement, car je m’abandonne dans cette chose qui n’existe que pour moi dans son inexistence. Son absurdité me convient parfaitement : peut-être que cela vient du fait que l’abstraction ne me pose de problème. De ce fait, je le retrouve dans tout ce qui est porté à ma conscience. </p>
<p>Je lui nie donc toute humanité : pourquoi mon dieu serait-il humain? À mes yeux, un dieu ne peut être humain par définition. Il est la vie, la mort, le temps, l’espace. Sans volonté, il est ce qui nous permet d’exister; car toute chose pourvue de volonté désirerait-elle notre existence? Je n’en suis pas certaine. Désirerait-elle sa propre existence? Pourquoi mon dieu chercherait-il à être, pourquoi chercherait-il à ne pas être? Certainement, mon dieu n’a pas de volonté. Par conséquent, je lui refuse les sentiments, si involontairement volontaires.</p>
<p>J’admets ne conceptualiser mon dieu que dans la mesure où il me permet une optimisation à la fois du sentiment de sécurité et de liberté. Après tout, n’est-ce pas ainsi que chacun choisit son dieu? Certains philosophes choisissent le dieu qui les bénit, d’autres celui qu’ils tuent, d’autres celui qu’ils vénèrent, d’autres celui qu’ils ignorent. Je me plais à penser qu’il s’agit là d’une opération rationnelle d’une complexité telle par l’inclusion des sentiments dans le calcul, laquelle est facilement désignée par la majorité d’irrationnelle.</p>
<p>Pour toutes ces raisons bien plus nombreuses que celles évoquées dans ce texte, je relègue le culte à une sphère strictement privée. Non pas qu’il ne puisse s’exercer collectivement : bien au contraire. Mais que les convictions qui l’animent, elles, sont laissées au bon vouloir de chacun. Nous ne pouvons tenter de les inculquer à qui n’est pas porté naturellement vers elles. C’est ici que l’être se doit d’être pleinement responsable de son agir. Bien entendu, cet énoncé est vain dans la mesure où il reste un simple énoncé. L’application de celui-ci dépasse probablement le sens populaire malheureusement superficiel, mais j’ose espérer que de rares personnes s’exercent à la tâche de la responsabilité. </p>
<p>De cette manière, la tentative de conversion m’apparaît dénaturant la foi et agressante. La connexion avec le sacré ne relève-t-il pas d’une communion intérieure avant tout? Ceux qui ne cessent d’exhiber et d’imposer leur foi pour n’en faire qu’un vulgaire produit de vente portent-ils si peu de respect à leur dieu? Et si j’appose un déterminant possessif devant le terme de dieu lorsque j’évoque mon dieu, c’est par ailleurs afin de souligner que je me l’approprie dans sa grande inexistence, sans gêne… même s’il n’appartient à personne, mais pourquoi se restreindre à un paradoxe près? L’égoïsme et la spiritualité ont un lien fort et de longue date. Il est aisé de comprendre la volonté de conversion de plusieurs; certes je continue de croire qu’il s’agit là de faiblesse. Car au fond, n’est-ce pas simplement vouloir être confirmé dans sa foi que de vouloir en convaincre également les autres?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En privé]]></title>
<link>http://physicienne.wordpress.com/?p=75</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 08:07:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>vyllis</dc:creator>
<guid>http://physicienne.wordpress.com/?p=75</guid>
<description><![CDATA[Pas beaucoup de nouveaux articles cette semaine. Non que je n&#8217;ai rien à dire. Pour me faire t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Pas beaucoup de nouveaux articles cette semaine. Non que je n'ai rien à dire. Pour me faire taire il en faudrait bien plus. Mais surtout parce que j'ai pas mal bossé sur la partie privée. Arriver à finaliser exactement ce que je voulais faire m'a pris plus de temps que prévu. A croire que c'est un axiome informatique : faire quelque chose de nouveau prend trois fois le temps prévu.</p>
<p style="text-align:justify;">Toute une partie réservée aux intimes (très peu nombreux pour l'instant). Pour les autres je vais vous faire baver un peu. Cette partie contient la plupart des textes que j'ai écrit depuis 3-4 ans (bon cela ne fait qu'une dizaine de textes au total) soit pour le plaisir soit pour répondre à des appels à textes (sans succès pour l'instant).</p>
<p style="text-align:justify;">Le gros avantage que j'y vois c'est de pouvoir bossé sur mes textes sans avoir à me coltiner mon portable (prêté par la WordCo).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Danse de l'esprit sous la pluie et suite]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=178</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 05:02:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=178</guid>
<description><![CDATA[[J'ai rajouté une petite fin à la première partie et la deuxième partie suit]

“And hold your ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[<em>J'ai rajouté une petite fin à la première partie et la deuxième partie suit</em>]</p>
<div style="text-align:right;"><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“And hold your own<br />
Know your name<br />
And go your own way”</em></p>
<p>Jason Mraz, Details In The Fabric
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Romantique de nature, j’ai rêvé des illuminations les plus spectaculaires, d’éclairs perçant le ciel telle une réponse univoque d’un dieu dont je ne connaissais pas le nom ou encore de hasards planifiés par une force surnaturelle bienveillante. Et comme les romantiques s’efforcent d’éprouver rapidement les symptômes de leur enthousiasme, j’eus la fantaisie d’aussitôt percevoir une réponse. En effet, la fin du monde qui se produisit me poussa aux précipices de l’euphorie, en tant que romantique exaucée. Durant cet épisode de changements successifs, le déluge soudain confirma que ciel et vent étaient indubitablement libres, malgré nos multiples velléités de les soumettre. C’est ainsi que je me suis trouvée à prendre une douche en public, marchant encore plus vite pour ne pas que les regards passants se fixent sur mon expression béate. Je riais aux éclats malgré la transparence croissante de mon chandail. Ce fou rire irrésistible s’emparait de moi comme si ce dieu dont j’ignore toujours le nom avait placé une chaudière au-dessus de l’entrebâillement d’une porte que j’avais enfin ouverte à grands coups. Et moi de reconnaître l’humour de bon cœur, avec ce dieu sans nom qui me disait qu’après tout, ce n’était pas si mal d’ouvrir des portes. Un seau d’eau, était-ce donc la pire chose que je pouvais craindre? Quel soulagement!</p>
<p>Après quelques mètres de baignade dans les nuages, je ralentis ma course : la pluie ayant eu raison de moi, je ne pouvais que profiter de ce rafraîchissement incongru. C’était un moment irréel, hors de la dimension quotidienne. Cela tenait au miracle, à l’absurde, digne d’un scénario à l’américaine. Un moment hors du temps, poussé le souffle de la grâce éphémère et de la gratuité d’une représentation si spectaculaire des forces naturelles, me prodiguait le plus doux des répits. Séchant à un café en bonne compagnie, mon monde tournait autour d’un soleil nouveau, dont l’aube promettait beaucoup. L’apparition de nouvelles idées fixes créait un départ frénétique à partir d’une escale méprise pour une ligne d’arrivée, et ainsi la course continuait-elle. Alors, la venue de chimères ou plutôt le retour, de pensées excessives préjugeait la prochaine belle saison bien ravissante. La tête haute, je savais à présent que les sentiers que j’avais parcourus culminaient en un point lumineux, et un point tournant, de ma vie. Tout à offrir, rien à perdre, peut-on seulement promettre mieux? </p>
<p>Oui, à présent je m’accroche à cette certitude : la fin du monde a eu lieu, la fin d’un monde révolu, de commencements avortés, de peurs injustifiées. Comment ne pouvais-je pas voir les promesses étincelantes des auspices d’abondance? Et confiante dans l’avenir, je ne redoute pas de trahison. </p>
<div style="text-align:right;">
<img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee2.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“Well open up your mind and see like me<br />
Open up your plans and damn you're free”</em></p>
<p>Jason Mraz, I’m Yours
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Le premier contact m’angoisse instinctivement, donc que dire de celui avec la vie. Peut-être qu’il incombe à mon malaise l’ouverture et la découverte continuelle. Est-ce à cela que je dois ma renaissance? Quelle félicité! De marcher sous le soleil, de courir sous les orages. De vivre cette existence monotone et exaltante à laquelle j’avais rêvée. Sautiller entre deux rangées de bibliothèques, sourire effrontément en regardant les figures impassibles des passagers du métro, je me contente des petites bouffées d’oxygène que le bonheur m’insuffle. Ne pas savoir ce qui se prépare, comme c’est palpitant. Nous croyons désirer une chose, mais voilà que la vie en décide autrement. Est-ce mieux pour autant? Qui sait… mais croire que cela peut l’être, oui, c’est cela de vivre! D’en faire une surprise constamment renouvelée, de se laisser prendre au jeu. Je m’identifiais à un endroit, je suis expédiée à un autre, et pourtant ma joie n’est pas moindre. Et cetera, de fil en aiguille, mon caractère réputé rigide ou du moins réfractaire au changement s’adoucit pour, même, s’aventurer dans des contrées inconnues de celui-ci.</p>
<p>J’ai d’ailleurs une drôle de superstition : imaginer un scénario, ou une manière dont les évènements se dérouleront, empêche automatiquement la réalisation de cette projection. Mon expérience à ce jour m’a donné raison, peut-être serait-ce une autre blague de ce dieu sans nom qui s’amuserait à contrer les plans de ceux qui planifient leur vie? Tout cela pour dire que dès lors, je cesse de rêver et je m’implique dans le réel, ce réel se modèle de façon troublante à ce que j’aurais pu espérer dans le cas échéant. Cela constitue une découverte fantastique qui m’oblige à revoir ma propre vision de moi-même, surtout de mon caractère que je croyais justement rigide et figé. </p>
<p>Et tout ce chemin pour réaliser que d’un peu de tout, que d’un peu de rien : voilà de quoi l’existence est faite. Auparavant, il me semblait être dans une salle d’attente vide et d’espérer entendre un numéro qui serait le mien. À présent, je n’ai pas changé de place, mais j’ai mon numéro en main et le décompte diminue sans cesse. Il s’avère infiniment plus facile d’attendre en sachant que notre tour viendra que dans l’ignorance du grand moment à venir. Et la vie de nous réserver une de ses ruses : celui qui acquiert cette confiance dans le futur devient subitement acteur de celui-ci, bien involontairement. De cette manière, j’observe cet univers réagir autour de moi à d’infimes gestes de ma part tels les premiers battements d’aile d’un papillon tout fraîchement éclos. </p>
<p>Alors j’avance à une cadence plus sûre, d’un pas encore davantage ancré mais plus léger. Donc je disais, eh oui, toute ma personne dansait sous la pluie.</p>
<p>[<em>À suivre...</em>]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Bac 2008 appartient à l'histoire.]]></title>
<link>http://shemustfly.wordpress.com/?p=261</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 17:13:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aahd</dc:creator>
<guid>http://shemustfly.wordpress.com/?p=261</guid>
<description><![CDATA[

Il aurait peut-être fallu que le bac soit un homme pour m&#8217;inspirer, ou -il est toujours bon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-263" src="http://shemustfly.wordpress.com/files/2008/06/p1010731.jpg" alt="" width="379" height="311" /></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;">Il aurait peut-être fallu que le bac soit un homme pour m'inspirer, ou -il est toujours bon de nuancer comme dirait le monsieur- un enfant qui se serait perdu dans les lacets de son insouciance, ou un caprice qui aurait oublié le chemin pour finir entre les doigts d'une fantaisiste, ou, ou, ou...</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Mais puisque l'ordre instauré par Dieu ici bas a voulu que beauté et bêtise ne se confondent jamais, je me contenterai de citations de personnes assez douées pour pouvoir voir dans le BAC une Muse à part entière...</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">A</span> <span class="B15 txtC50">quoi</span> <span class="B15 txtC50">bon</span> <span class="B15 txtC50">apprendre</span> <span class="B15 txtC50">ce</span> <span class="B15 txtC50">qui</span> <span class="B15 txtC50">est</span> <span class="B15 txtC50">dans</span> <span class="B15 txtC50">les</span> <span class="B15 txtC50">livres</span>, <span class="B15 txtC50">puisque</span> <span class="B15 txtC50">ça</span> <span class="B15 txtC50">y</span> <span class="B15 txtC50">est</span> ? </span><span class="B14 txtC20">[Sacha Guitry]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Pour ne pas s'encombrer avec les livres, parait-il -_-"</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">Le</span> <span class="B15 txtC50">plus</span> <span class="B15 txtC50">simple</span> <span class="B15 txtC50">écolier</span> <span class="B15 txtC50">sait</span> <span class="B15 txtC50">maintenant</span> <span class="B15 txtC50">des</span> <span class="B15 txtC50">vérités</span> <span class="B15 txtC50">pour</span> <span class="B15 txtC50">lesquelles</span> <span class="B15 txtC50">Archimède</span> <span class="B15 txtC50">eût</span> <span class="B15 txtC50">sacrifié</span> <span class="B15 txtC50">sa</span> <span class="B15 txtC50">vie</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Ernest Renan]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Le plus simple écolier m'a servi de camarade de classe et je doute qu'Archimède eu été jaloux de ne pas avoir été lui X-) Mais on l'aime bien le Khbiza...</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">J</span>'<span class="B15 txtC50">ai</span> <span class="B15 txtC50">toujours</span> <span class="B15 txtC50">réussi</span> <span class="B15 txtC50">à</span> <span class="B15 txtC50">rater</span> <span class="B15 txtC50">tous</span> <span class="B15 txtC50">mes</span> <span class="B15 txtC50">examens</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Raymond Devos]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Je suis une enfant prodige, et Roumani est un cerveau parlant, Tbark'Allah!</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">La</span> <span class="B15 txtC50">salle</span> <span class="B15 txtC50">de</span> <span class="B15 txtC50">classe</span> <span class="B15 txtC50">est</span> <span class="B15 txtC50">le</span> <span class="B15 txtC50">living</span> <span class="B15 txtC50">room</span> <span class="B15 txtC50">de</span> <span class="B15 txtC50">la</span> <span class="B15 txtC50">culture</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Quino]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Un billet sans humour n'en est pas un.</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">Le</span> <span class="B15 txtC50">baccalauréat</span> <span class="B15 txtC50">est</span> <span class="B15 txtC50">le</span> <span class="B15 txtC50">certificat</span> <span class="B15 txtC50">que</span> <span class="B15 txtC50">donne</span> <span class="B15 txtC50">l</span>'<span class="B15 txtC50">Etat</span> <span class="B15 txtC50">et</span> <span class="B15 txtC50">qui</span> <span class="B15 txtC50">atteste</span> <span class="B15 txtC50">à</span> <span class="B15 txtC50">tous</span> <span class="B15 txtC50">que</span> <span class="B15 txtC50">le</span> <span class="B15 txtC50">jeune</span> <span class="B15 txtC50">Untel</span> <span class="B15 txtC50">ne</span> <span class="B15 txtC50">sait</span> <span class="B15 txtC50">absolument</span> <span class="B15 txtC50">rien</span> <span class="B15 txtC50">faire</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Paul Valéry]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Démentez-le et je fais des morts...</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">Les</span> <span class="B15 txtC50">diplômes</span> <span class="B15 txtC50">sont</span> <span class="B15 txtC50">faits</span> <span class="B15 txtC50">pour</span> <span class="B15 txtC50">les</span> <span class="B15 txtC50">gens</span> <span class="B15 txtC50">qui</span> <span class="B15 txtC50">n</span>'<span class="B15 txtC50">ont</span> <span class="B15 txtC50">pas</span> <span class="B15 txtC50">de</span> <span class="B15 txtC50">talent</span>. <span class="B15 txtC50">Vous</span> <span class="B15 txtC50">avez</span> <span class="B15 txtC50">du</span> <span class="B15 txtC50">talent</span> ? <span class="B15 txtC50">Ne</span> <span class="B15 txtC50">vous</span> <span class="B15 txtC50">emmerdez</span> <span class="B15 txtC50">pas</span> <span class="B15 txtC50">à</span> <span class="B15 txtC50">passer</span> <span class="B15 txtC50">le</span> <span class="B15 txtC50">bac</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Pierre Desproges]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*On m'accusera d'inciter à l'inculture, au chômage, à la débauche... Parce que c'est vrai, parce qu'on est au Maroc.</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">Dans</span> <span class="B15 txtC50">la</span> <span class="B15 txtC50">vie</span>, <span class="B15 txtC50">il</span> <span class="B15 txtC50">faut</span> <span class="B15 txtC50">choisir</span> : <span class="B15 txtC50">être</span> <span class="B15 txtC50">riche</span> <span class="B15 txtC50">ou</span> <span class="B15 txtC50">bachelier</span>. </span><span class="B14 txtC20">[Frédéric Dard]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*CHOISIR !!!? AAA...AAAH !!!</p>
<blockquote><p><span class="B15 txtC40"><span class="B15 txtC50">Les</span> <span class="B15 txtC50">premiers</span> <span class="B15 txtC50">de</span> <span class="B15 txtC50">classe</span> <span class="B15 txtC50">qui</span> <span class="B15 txtC50">se</span> <span class="B15 txtC50">prennent</span> <span class="B15 txtC50">au</span> <span class="B15 txtC50">sérieux</span> <span class="B15 txtC50">sont</span> <span class="B15 txtC50">des</span> <span class="B15 txtC50">cancres</span> <span class="B15 txtC50">qui</span> <span class="B15 txtC50">s</span>'<span class="B15 txtC50">ignorent</span>.</span><span class="B14 txtC20"> [Alice Parizeau]</span></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">*Quoi de plus délicat que de finir avec une consolation pour ceux qui ne l'ont pas eu ^^.</p>
<p style="text-align:center;">¤¤¤</p>
<p style="text-align:justify;">Passons à présent aux choses sérieuses, shall we...</p>
<p style="text-align:justify;">Ce que la cyberpresse en dit :</p>
<h3><span style="text-decoration:underline;"><strong>Chiffres:</strong></span></h3>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">Les épreuves du Baccalauréat Maroc 2008 se dérouleront le mardi, mercredi et jeudi 3, 4 et 5 Juin 2008. L'épreuve du Baccalauréat regroupe cette année plus de 300.000 candidats (266.105 en 2007) dont 44,8% candidates et 68 981 candidats libres, soit une augmentation de 5.2% pour cette catégorie, par rapport à l'année précédente.</p>
</blockquote>
<h3><span style="text-decoration:underline;"><strong>Prédictions:</strong></span></h3>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">S'agissant des résultats Bac 2008, le Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique table cette année sur un taux de réussite au Bac meilleur que celui réalisé en 2007 ayant atteint 39.1% avec une primauté des branches scientifiques, mathématiques et techniques sur les branches littéraires.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:right;"><em>Source : emarrakech.info</em></p>
<p style="text-align:justify;">La réalité, elle, est tout autre...</p>
<blockquote>
<h1 style="text-align:justify;">Faible taux de réussite au baccalauréat 2008 au Maroc</h1>
<p class="date" style="text-align:justify;">2008-06-18</p>
<p style="text-align:justify;">Moins de deux cinquièmes des candidats au bac ont réussi les épreuves de la première session au Maroc. La deuxième session pour ceux qui ont obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10 commencera le 1er juillet.</p>
<p class="source" style="text-align:justify;">Par Sarah Touahri pour Magharebia à Rabat – 18/06/08</p>
<p style="text-align:justify;">Quelque 83 000 élèves (38,11 pour cent), dont plus de la moitié de filles, ont passé avec succès les examens de la première session du bac au Maroc, a fait savoir le Ministère de l'Education, mardi 17 juin. Le taux de réussite varie en fonction des filières. Comme à l'accoutumée, les candidats dans les filières littéraires ont enregistré de moins bons scores, avec seulement 24,34 pour cent, que ceux des filières scientifiques, dont le taux de réussite a été de 49,52 pour cent. Ce sont les candidats libres qui ont enregistré les plus mauvais scores, avec seulement 2 156 des 18 109 candidats admis (12 pour cent).</p>
<p style="text-align:justify;">La moyenne la plus élevée enregistrée lors de cette première session a été de 18,71/20.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Ministère de l'Education a déclaré qu'il escomptait que le taux de réussite au plan national augmente après que les 183 106 candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10 lors de la première session auront passé la deuxième session, du 1er au 3 juillet.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces dernières années, le taux de réussite au plan national est resté à peu près inchangé, a indiqué le professeur Abdelkebir Moudenni à Magharebia.</p>
<p style="text-align:justify;">"L’année dernière, à titre d’exemple, ce chiffre a été de 39,1 pour cent. Un taux très faible, qui reflète le niveau de nos candidats au baccalauréat. Beaucoup de personnes se trouvent ainsi exclues des études supérieures à cause d’un système d’enseignement défaillant", a-t-il expliqué.</p>
<p style="text-align:justify;">"[Les candidats] arrivent à réussir pendant des années même s’ils n’ont pas le niveau requis et se trouvent piégés au baccalauréat", renchérit le professeur Samira Brikech.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour leur part, les élèves se sont plaints que certains des examens étaient trop difficiles pour le temps imparti.</p>
<p style="text-align:justify;">"J’ai révisé pendant toute l’année et j’ai pu décrocher une moyenne de 15 sur 20 en classe, mais j’ai eu un grand problème lors de l’examen car les épreuves reposaient surtout sur la culture générale et l’analyse, notamment en philosophie et en anglais ; chose que les enseignants n’essaient pas d’inculquer à leurs élèves", a expliqué Meriem Baki à Magharebia.</p>
<p style="text-align:justify;">"J’ai réussi, mais sans la mention qui me permet de rentrer dans une bonne école ou un institut supérieur", ajoute-t-elle, les yeux pleins de larmes.</p>
<p style="text-align:justify;">L'amie de Meriem, Salima, a également réussi, mais sans devoir travailler trop dur. "Je ne suis pas une bonne élève comme Meriem, qui passe tout son temps à travailler. En dépit de cela, j’ai pu réussir, car les épreuves testaient la capacité du candidat à l’analyse", explique-t-elle.</p>
<p style="text-align:justify;">Le professeur Mourad Fellah a expliqué que le système de l'examen, en particulier dans les filières littéraires, est passé de l'apprentissage par cœur à un système où l'accent est mis sur l'analyse.</p>
<p style="text-align:justify;">"Pendant des années, on a fait l’erreur de soumettre les élèves à des examens basés uniquement sur les cours qu’ils écrivaient en classe. Cela encourageait la triche et ne permettait pas aux candidats au baccalauréat d’avoir un esprit critique qu’ils peuvent exploiter dans ses études supérieures ou dans leur futur travail", a-t-il expliqué à Magharebia. "Mais maintenant, les choses ont changé, quoique cela ne plaise pas aux élèves."</p>
<p style="text-align:justify;">Les résultats définitifs seront connus après les délibérations de la session de rattrapage, les 12 et 13 juillet.</p>
</blockquote>
<p style="text-align:right;"><em>Source: magharebia.com</em></p>
<h3><span style="text-decoration:underline;"><strong>Mon mot à dire:</strong></span></h3>
<p style="text-align:justify;">Il n'est pas faux que le système pédagogique a changé, du moins sur papier ministériel... Une décision prise à la hâte vers la fin de l'année scolaire par le ministère -soucieux de pondre des réformes mais pas du temps adéquat pour nous les faire avaler... crues- a rendu la philo une vraie poussière dans l'œil... pour s'avérer enfin n'être que du vent : beaucoup de bruit, de soucis, de cours, de méthodologies innovées, discutées, débatées, refusées, digérées, pour rien. Frustrant.</p>
<p style="text-align:justify;">Sauf orientation différente, ou conditions personnelles, ou omission quelconque de ma part, la Meriem de l'article n'avait pas à se plaindre : une personne qui avait ingurgité le programme n'était demandée qu'à le vomir sur la feuille proprement et avec une belle écriture lisible.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais le plus grand mystère, l'énigme des énigmes, la devinette de chez devinette, c'est cette translation révolutionnaire de l'éducation qui, selon le respectueux professeur qui, d'ailleurs, ne fait que servir d'écho à ce qui retentit plus haut, ferait surgir la logique, la perspicacité, le sens de l'analyse, de la critique, de la créativité en nous, oui nous-même, ces bacheliers se posant des questions sur le sens même de ces gros mots... limite grossiers. Peut-être qu'avec un examen où l'on rappelle que la limite de <em>ln(x)</em> sur <em>x </em>est nulle quand <em>x</em> tend vers +∞, peut-être qu'avec un examen pareil n'a-t-on pas voulu tester nos connaissances mathématiques, mais plutôt si oui ou non nous avions assez d'esprit, de sens analytique et critique pour réaliser qu'on se moquait délibérément de l'étudiant qui avait passé l'année entière à apprendre et à appliquer la limite <em>rappelée </em>sous toutes les formes possibles et impossibles, justement pour ne pas l'oublier et donc avoir besoin d'un <em>rappel</em> niché entre les consignes... On espère bien que ce soit le cas car plusieurs auront la joie de se découvrir de la perspicacité à en revendre.</p>
<p style="text-align:justify;">Toujours dans le bain des Réformes (avec un grand R officiel et ministériel),  les sujets thématiques ont créé la plus grande confusion dans les rangs des élèves. Au moins n'ont-il pas eu la désobligeance d'apparaitre de nul part au beau milieu de l'année, car on a bel et bien pensé à mentionner dans les manuels la relation entre l'exponentiel et les crédits bancaires (un exercice non résolu), les suites numériques et la génétique (un exercice non résolu), et même la Vérité en philosophie et la chimie (une phrase, pour ceux qui lisent les introductions aux chapitres)! Bien qu'il soit opportun de dire qu'<em>il ne nous restait plus que ça </em>ou que <em>c'est ce qui nous manquait</em>, je vais quand même saluer un tel changement qui n'en est pas un en vérité, puisque nos programmes dont nos exercices n'ont été qu'une copie plagiée et traduite avec le plus grand soin à partir de manuels français... Personnellement, je me suis bien régalée en compagnie de notre ami le golfeur qui a frappé la balle pour que je vienne lui prédire sa trajectoire après l'avoir frappée ; ça ne sert strictement à rien et tout le monde est heureux.</p>
<p style="text-align:justify;">Les Sciences de la Vie et de la Terre (je ne passe pas sans admirer l'authenticité de la traduction français-marocain) n'a pas échappé à la bénédiction des Réformes. Une matière certes intéressante et captivante, mais on a beau se croire Pasteur ressuscité,  on finit par trop dire ou dire mais pas assez, ou méditer sur un détail qu'on jugerait intrigant, ou déballer les bonnes informations au mauvais endroit, et ça compte pas, ou peu. Ceci dit, la géologie a été ajoutée et la biologie gonflée par tout ce qu'a inventé la science de plus inutile, au grand bonheur des spécialisés...</p>
<p style="text-align:justify;">Sans doute par Grâce Ministérielle, l'unique matière qui a échappé à la cure des Réformes reste l'anglais (ou du moins je pense) et qui a été à la portée sans plus, vu la différence vertigineuse entre les niveaux... Sans commentaire.</p>
<p style="text-align:justify;">Finalement, le Bac a beau se plaire dans le rôle de parfait gâcheur de fête, il reste un tournant des plus cruciaux dans la vie du commun des mortels...</p>
<p style="text-align:justify;">Et une en particulier.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-268" src="http://shemustfly.wordpress.com/files/2008/06/9raya4.gif" alt="" width="136" height="130" /></p>
<p><strong>~Aahd</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pause]]></title>
<link>http://franznasner.wordpress.com/?p=52</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 15:16:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Franz Nasner</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;ai tout vidé, ma douleur, ma tristesse, mon désespoir, ma misère, mon cœur, mon sang, ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">J'ai tout vidé, ma douleur, ma tristesse, mon désespoir, ma misère, mon cœur, mon sang, ma tête, mes idées, mes paroles, mes écrits, mes mots, mes larmes, ma vie. Je n'ai plus d'inspiration. J'ai tout dit.</p>
<p style="text-align:justify;">Il ne me reste plus qu'à t'attendre. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter, le malheur tire son énergie d'une source inépuisable. Ce n'est qu'une question de temps avant que je ne me remette à écrire.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">J'existe, mais pas sans toi, comme l'ombre existe, mais pas sans la lumière.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les quatre]]></title>
<link>http://marcperron.wordpress.com/?p=11</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 04:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>marcperron</dc:creator>
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<description><![CDATA[Deuxième partie
La musique est une chose qui m’a toujours passionnée. Elle fait partie du cercle]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deuxième partie</strong></p>
<p class="NormalVerdana" style="text-indent:45pt;margin:0;"><span style="font-weight:normal;font-size:8.5pt;font-family:Verdana;">La musique est une chose qui m’a toujours passionnée. Elle fait partie du cercle très restreint de mes Éternels, tellement elle est encrée en moi comme (et peut-être plus que) la vie qui m’anime. De surcroît, avant même que je ne sus lire ou écrire les verbes et les nombres, je pouvais déjà lire les rythmes et les sons. Ce n’est, en fait, que plus tard que je pus lire lettres et chiffres, par l’entremise du système d’accord, cadeau de l’Amérique musicale. À ce moment n’approchait pas encore l’idée de l’âge de la raison : je n’eus d’aucune façon d’inquiétudes échéancières dans le bordage des premières notes que je couchai sur les cinq parallèles, seulement vieux d’un âge habituellement insuffisant pour se livrer à de telles occupations. Le dentier au scorbut, les quatre fils métalliques avec leur cheval, leur cousin obèse et les six parallèles y passèrent tous. Seul le multiple sourire dut se contenter de l’interprétation plus ou moins certaine. Puis, dans un élan de découverte point à l’horizon le nègre abatônné d’Amérique. Celui que l’on frappe ou que l’on balaie, que l’on cogne ou que l’on bong… Alors m’apparut une grande révélation : les mélodies du dernier siècle qui avaient été populaires avaient encouragé leurs interprètes à succomber au laxisme, en exigeant d’eux, outre les multiples talents musicaux, de ne savoir compter que jusqu’à quatre. Les premiers du XXième insistèrent sur les pairs, et cinquante automnes plus tard naquit l’amour pour le premier impair, puis ils arrêtèrent de délaisser le second. En plus, en assemblant ces mots de quatre temps, ils construisirent des compléments, des sujets et des verbes de quatre mots musicaux, et finalement fondèrent des phrases de longueurs diverses ayant toutes en commun d’être divisibles par quatre.</span></p>
<p class="NormalVerdana" style="text-indent:45pt;margin:0;"><span style="font-weight:normal;font-size:8.5pt;font-family:Verdana;"> </span></p>
<p class="NormalVerdana" style="text-indent:45pt;margin:0;"><span style="font-weight:normal;font-size:8.5pt;font-family:Verdana;">Cette obsession pour le quatuor en a probablement d’ailleurs rendu fou quelques uns… En fait, toutes les actions finissent par avoir leur quête initiale, leur réponse en suspens, leur nouveau questionnement, puis leur finale. Ainsi, des choses aussi simples que manger se scindent en quatre parties dans l’esprit du néo-musicien, qui prépare, attend, mange, et apprécie. Limite? Il n’interprète pas que la musique à son instrument, mais aussi le monde qui l’entoure. Et puis question de la conception des choses : que ce soit en lien ou non avec l’influence musicale de l’avant-dernier siècle de l’humanité, le cerveau humain, quand il compte, perçoit toujours plus facilement par ensembles de quatre. Peut-être est-ce en cette portance naturelle vers les quatre que s’explique l’obsession.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Est-ce juste moi ou...?]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=176</link>
<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 12:46:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=176</guid>
<description><![CDATA[
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/rataplan.jpg" alt="" width="323" height="162" class="aligncenter size-full wp-image-177" /></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ex abundancia cordis]]></title>
<link>http://lamaisonvide.wordpress.com/?p=372</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 20:50:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>NotAnAndroid</dc:creator>
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<description><![CDATA[========
Je vous aurai prévenus&#8230;.
========
C&#8217;est bien lui que je regarde. L&#8217;insta]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>========<br />
Je vous aurai prévenus....<br />
========</p>
<p>C'est bien lui que je regarde. L'instant d'avant, j'étais devant sa porte, un peu fébrile.<br />
Ces dernières années, nous nous sommes appliqués à dessiner un point de fuite imaginaire, quelque part entre l'amitié et le sexe. Une autre réalité, faite de rencontres épisodiques, hantée par nos silences.<br />
Je le retrouve ce soir.<br />
Et déjà je le déshabille; son corps a gagné en vigueur, comme figé, taillé dans un marbre que j'effleure de mes doigts d'esthète. Mais c'est le désir qui me saisit, cet élan presque suicidaire qui me précipite vers lui avec violence. Il sait l'apaiser, de caresses seulement, et enfin, je me livre à sa puissance qui m'immerge et me transperce.<br />
Puis viennent ces moments privilégiés, lorsque le corps est enfin rassasié, et que l'esprit se fait plus clair. Cette façon qu'il a de me regarder et que je n'arrive pas à soutenir. Cette étrange pudeur qui nous sépare soudain. Je me tiens, un peu à distance et sans rien dire, de peur faire sombrer un moment dont l'équilibre ne tient qu'à un fil.<br />
Je m'essaie tout de même pour un instant à un exercice de haut vol : deviner les pensées d'un homme. Il n'est personne qui avance mieux caché. Pour le suivre pas à pas, il faut emprunter les chemins de l'ombre, les clartés obscures. Marcher dans les plaines sombres, pourchasser les coursiers de la lune. Mon esprit, plombé par le poids de mon corps fatigué, ne se prête pas à cette folle équipée : de conjectures en conjectures, mes yeux se ferment et je bascule dans le rêve.<br />
Au réveil, j'ai le cœur léger, le sourire aux lèvres. Je suis son amie, je crois. Je suis bienveillante et douce, comme j'aime à l'être avec lui, comme il me connait. Je babille, il m'écoute avec indulgence pendant que nous marchons ensemble dans la ville. Le temps semble s'être arrêté, et plus rien ne m'importe. L'instant d'après, c'est déjà loin...<br />
Tout ce que j'en sais, ce qu'il me reste repose ici. Pour écrire, il faut d'abord vivre, vivre intensément. Et si j'ai encore quelques phrases à mettre sur le papier, c'est grâce à lui.</p>
<p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une femme qui sait]]></title>
<link>http://shemustfly.wordpress.com/?p=254</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 16:34:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aahd</dc:creator>
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<description><![CDATA[





Silence.

Les murs retenaient leur souffle et le clair de lune se glissait sur la pointe des p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-256" src="http://shemustfly.wordpress.com/files/2008/06/__touch___by_kaasutii1.png" alt="" width="496" height="154" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Silence.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Les murs retenaient leur souffle et le clair de lune se glissait sur la pointe des pieds pour finir sur le bout de ses doigts. La moindre ridule de ses mains suscitait toute la fascination de l’éternelle enfant qu’elle avait le caprice d’être. Elle se retournait les mains, les examinait de tous les angles possibles, pliait et dépliait les doigts comme si elle eut trouvé au creux des paumes un secret trop beau pour être palpable. Ses doigts ne tremblaient même pas, et elle n’avait pas le temps pour s’étonner de la quiétude infini qui en prenait possession. Jamais elle ne s’était autant senti maitresse de ses sens, et leur pouvoir à l’état brut reportait la crédulité à plus tard. Les nuages quelque part plus haut entrèrent en scène pour diriger l’orchestra nocturne vers des notes une octave plus graves… Les lueurs sélénites quittèrent les doigts fantaisistes et finirent sur un territoire où ils avaient depuis longtemps régné en maîtres élus en consentement absolus. Doucement et comme sous un effet hypnotique, la rêveuse reporta sa méditation sur la cadence d’un relief rendu abstrait par les soins des reflets crépusculaires. Avec une lenteur maladive, elle approcha du bout du doigt l’imitation parfaite de la quiétude en sachant pertinemment qu’elle ne tarderait pas à la brouiller. Jamais peintre ne vit naitre pareil miracle d’entre ses doigts, et le frisson qui<span> </span>parcouru le dos de l’endormi en était la preuve incontestable. Le somnolant ne bougea pas, n’ouvrit même pas les yeux, mais sourit de ce sourire qui précède l’ode au bonheur, cette ode même qui a troqué le temps pas l’éternité, et dont il détenait le secret depuis que ces doigts posèrent pieds sur son royaume. Il les laissa tracer quelques pas de plus sur une terre déjà conquise avant de se manifester tout sens éveillé, parfaitement ranimé et assez conscient pour répondre présent à l’appel. D’une subtilité de félin, il se retourna sans troubler la sérénité d’une nuit tranquille à faire imploser le plus rude des sensibles. Le ressuscité estima l’artiste d’une prunelle chargée de sens subjectifs qu’elle ne sembla pas remarquer. Son air sérieux contrastait avec les traits amusés qui lui faisaient face et, avec l’assiduité dont se vantent ces autres scientifiques, elle s’obstina à finir ce qu’elle avait si bien commencé, n’épargnant le moindre bout de vie que pour y revenir avec plus de présence. Personne n’aurait été capable de dire combien de temps était passé, et aucune âme qui vive n’aurait pu deviner que le temps s’était engagé à ne pas passer, contributions symboliques qu’offrent parfois les éléments à la vue de miracle. Quand à un moment il fut question de lèvres, et que les doigts explorateurs se déclarèrent parfaits impuissants à en tirer le meilleur, c’est la bouche qui se proposa volontaire à reprendre la relève. Elle ne toucha point les sujets en question, mais se contenta d’y mêler son souffle à peine plus lourd qu’une idée. La personne qui répondait à la qualité d’homme perdit toute liaison avec l’amusement, car il sentait une présence douteuse s’approcher du domaine de ses sens. La folie n’était pas loin, à guetter dans la pénombre la lueur dans les yeux et l’écume au recoin des lèvres. En moment opportun où les perceptions humaines cèdent la place aux reflexes fauves, l’épieuse prit possession du provoqué qui regardait à présent de par ses yeux et bougeait par sa démence. L’ingénieuse, elle, perdit de son sérieux et le remplaça par la docilité d’une femme qui sait.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Et c’est sous la bénédiction du Créateur que la vie prit son court jusqu’au petit jour...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong>~Aahd</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Danse de l'esprit sous la pluie]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=173</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 02:52:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=173</guid>
<description><![CDATA[
“And hold your own
Know your name
And go your own way”
Jason Mraz, Details In The Fabric


Roma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:right;"><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“And hold your own<br />
Know your name<br />
And go your own way”</em></p>
<p>Jason Mraz, Details In The Fabric
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Romantique de nature, j’ai rêvé des illuminations les plus spectaculaires, d’éclairs perçant le ciel telle une réponse univoque d’un dieu dont je ne connaissais pas le nom ou encore de hasards planifiés par une force surnaturelle bienveillante. Et comme les romantiques s’efforcent d’éprouver rapidement les symptômes de leur enthousiasme, j’eus la fantaisie d’aussitôt percevoir une réponse. En effet, la fin du monde qui se produisit me poussa aux précipices de l’euphorie, en tant que romantique exaucée. Durant cet épisode de changements successifs, le déluge soudain confirma que ciel et vent étaient indubitablement libres, malgré nos multiples velléités de les soumettre. C’est ainsi que je me suis trouvée à prendre une douche en publique, marchant encore plus vite pour ne pas que les regards passants se fixent sur mon expression béate. Je riais aux éclats malgré la transparence croissante de mon chandail. Ce fou rire irrésistible s’emparait de moi comme si ce dieu dont j’ignore toujours le nom avait placé une chaudière au-dessus de l’entrebâillement d’une porte que j’avais enfin ouverte à grands coups. Et moi de reconnaître l’humour de bon cœur, avec ce dieu sans nom qui me disait qu’après tout, ce n’était pas si mal d’ouvrir des portes. Un seau d’eau, était-ce donc la pire chose que je pouvais craindre? Quel soulagement!</p>
<p>Après quelques mètres de baignade dans les nuages, je ralentis ma course : la pluie ayant eu raison de moi, je ne pouvais que profiter de ce rafraîchissement incongru. C’était un moment irréel, hors de la dimension quotidienne. Cela tenait au miracle, à l’absurde, digne d’un scénario à l’américaine. Un moment hors du temps, poussé le souffle de la grâce éphémère et de la gratuité d’une représentation si spectaculaire des forces naturelles, me prodiguait le plus doux des répits. Séchant à un café en bonne compagnie, mon monde tournait autour d’un soleil nouveau, dont l’aube promettait beaucoup. L’apparition de nouvelles idées fixes créait un départ frénétique à partir d’une escale méprise pour une ligne d’arrivée, et ainsi la course continuait-elle. Alors, la venue de chimères ou plutôt le retour, de pensées excessives préjugeait la prochaine belle saison bien ravissante. La tête haute, je savais à présent que les sentiers que j’avais parcourus culminaient en un point lumineux, et un point tournant, de ma vie. Tout à offrir, rien à perdre, peut-on seulement promettre mieux? </p>
<p>[À suivre]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Laissez vivre le centenaire...]]></title>
<link>http://shemustfly.wordpress.com/?p=244</link>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 22:47:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aahd</dc:creator>
<guid>http://shemustfly.wordpress.com/?p=244</guid>
<description><![CDATA[


Je te parle à toi et à personne d’autre, n’en doute pas une seconde, c’est à toi que je ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-258" src="http://shemustfly.wordpress.com/files/2008/06/hazard-crw_8781from_clr.jpg" alt="" width="450" height="456" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Je te parle à toi et à personne d’autre, n’en doute pas une seconde, c’est à toi que je m’adresse. Sans sens fondus dans la masse et visibles à la grande loupe, sans expressions enflées vicieusement arrachées à l’inspiration, sans mots pompeux recherchés dans le fin fond de je ne sais quel caprice, et ce n’est malheureusement pas tout. Nos bonnes vieilles sales habitudes qui nous ont si savamment tenus compagnie sont à mettre au placard le temps d’un pincement de cœur douloureux à me glacer le sang dans les veines et tout ce qui coule dedans, y compris toi, doux arsenic de mon cœur, mon amour exécré, je te crache. Et je me souviens…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un souvenir moisis, boiteux, édenté, au faciès chiffonné, à l’âme prête à céder au moindre éternuement et qui ne tient à la vie que pour compter les cheveux qui lui restent à perdre me regarde du coin de l’œil et attend que je vienne lui faire gouter de mes lèvres, fantaisie de ces autres vieillots refusant d’admettre que l’abstinence est d’usage à un âge où il est bon de se contenter des souvenirs<span> </span>glorieux d’antan. Je continue de te toiser de loin sans plaisir, si on omet celui du soulagement qu’il me procure de te voir raidir. Rares sont les centenaires sans charme aucun, et tu es d’une rareté de perle, sans offense… Et dire qu’on n’arrête pas de répéter à qui veut l’entendre que les souvenirs, avec le temps et l’âge, s’adoucissent, fleurissent, lalala... Le tien lui, pour sortir de la masse à te faire rougir de fierté, commence à sentir. Toujours dans la sincérité et aussi incroyable que cela puisse paraitre, je t’avoue qu’il m’arrive de me désoler devant le pouvoir destructif du temps, des fois même de pleurer la belle personne que tu me présentais, aux jours heureux, derrière le prénom. Le prénom, ce châtiment de la langue mère où sons et étouffements n’arrêtent pas de se disputer le peu de sérénité à pervertir. Oui, je l’ai aimé, le prénom travesti, ma seule richesse et mon grand contentement, le seul don que ta main courte fut capable de me tendre, ou plutôt que je parvins à atteindre. Je ne t’en voulais pas et ne compte pas commencer maintenant, le respect élémentaire que je dois encore aux personnes âgées m’en empêche. Je ne t’en voulais pas car c’était trop demander à une personne qui était habituée à ne donner que pour reprendre, à ne prendre que pour reprendre et à ne reprendre que pour reprendre encore et toujours. Et même vieux de cent ans, tu n’arrêtes pas d’en réclamer, juste pour le plaisir de te savoir recevoir, avaler, t’empiffrer, et les dimensions exorbitantes que prend ton ventre ne semblent pas te déranger le moindre du monde.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Tout ça... et encore... et surtout... L’amour n’est pas aveugle, mais mille fois pire ; c’est leur roi même, un borgne, vile et boiteux avec une bosse à la place du cœur, des bras arrachés par ses propres soins et une bouche béante pendante jusqu’aux genoux, de surcroit.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Et ça me rogne.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p><strong>~Aahd</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ah Google...]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=171</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 22:24:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=171</guid>
<description><![CDATA[Petit aparté que je trouve quand même troublant: selon l&#8217;engin statistique, quelqu&#8217;un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Petit aparté que je trouve quand même troublant: selon l'engin statistique, quelqu'un se serait retrouvé sur ce blog en tapant "recit adolescentes cul torture" dans un moteur de recherche. Eh bien, pauvre personne qui s'est retrouvée sur mon site: comme quoi on n'arrête pas le progrès!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du danger des illusions (Partie 1).]]></title>
<link>http://joeyleavitt.wordpress.com/?p=56</link>
<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 08:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Joey Leavitt</dc:creator>
<guid>http://joeyleavitt.wordpress.com/?p=56</guid>
<description><![CDATA[     Un tube pour faire des bulles de savon. La notice sur le côté est illisible. Un regard da]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>     Un tube pour faire des bulles de savon. La notice sur le côté est illisible. Un regard dans la vitre, elle replace ses cheveux. Elle est prête pour ce soir. Un premier rendez-vous, le plus délicat. Enfin tout dépend de la rencontre.</p>
<p>     Elle s'est faite aussi belle qu'elle le pouvait. Son physique est un peu ingrat, mais elle a du charme, et elle espère qu'il s'en rendra compte. Les portes s'ouvrent. Elle descend de la rame et emprunte l'escalator, se plaçant à gauche pour laisser passer les gens pressés. Elle elle ne l'est pas. Elle n'est pas en retard et en plus elle a un peu peur. L'appréhension plus ou moins normale que l'on ressent dans ces moments. Ca fait longtemps qu'elle attend ça. Elle a toujours eu l'impression de le connaître depuis longtemps, comme si elle était liée à lui.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify">      L'escalier mécanique la mène jusqu'au hall de la station. Une station qu'elle ne connait pas. Elle cherche une indication sur les panneaux éparpillés sur les murs. Il lui a donné le nom de la rue, elle devrait être indiquée. Des gens la contourne, alors qu'elle reste immobile au milieu de la foule. Elle est bousculée, perdue. Elle n'aime pas les endroits bondés. Trop de danger, trop d'évènements imprévisibles, trop de psychologies complexes en mouvement.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify">     Un groupe de skinheads passe et la fixe avec insistance. Ils ont un air de folie. Une lueur dans les yeux qui veut dire qu'elle doit se méfier, faire attention à sa vie. Alors elle baisse les yeux, et se concentre sur ses escarpins jaunes. Lorsqu'elle relève enfin la tête, les skinheads ont disparu, et elle trouve enfin l'indication qu'elle cherchait. Elle se met alors en mouvement, et d'un pas décidé elle monte les escaliers qui vont la mener à l'air libre.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify">     Lorsqu'elle arrive dans la rue, il pleut des trombes d'eau. Les passants s'empressent de se mettre à l'abri ou de déployer leur parapluie. Mouillé, le pavé devient glissant. Aucun homme ne correspond à la description que lui a donné son rendez-vous. Il y a bien un grand brun à quelques mètres, mais si elle ne se trompe pas ses yeux sont marrons et non pas bleus, et ses cheveux sont coupés bien trop courts. Pourtant lorsque leurs regards se croisent, une étrange chaleur nait dans son ventre, et pendant un court instant elle a l'impression que le sol va se dérober sous ses pieds. Mais l'inconnu tourne les talons et s'en va, comme si il avait attendu quelque chose qui n'arrivera jamais.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify">     Dépourvue de parapluie, elle choisit de se protéger de la pluie en s'asseyant sur un rebord de fenêtre, un peu à l'écart du reste des passants. C'est alors qu'elle les voit. Ils s'avancent vers elle, échangeant des sourires entre eux. Les chaines accrochées à leurs ceintures se balancent au rythme de leur pas, alourdi par de grosses bottes. Elle regarde ailleurs, espèrant qu'ils ne la remarqueront pas. Mais elle sait qu'il est déjà trop tard.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify">     Les trois hommes s'arrètent à environ deux mètres d'elle, et celui situé entre les deux autres, portant un tatouage qui lui remonte jusque derrière les oreilles et qui semble faire office de leader, lui demande de s'approcher d'un mouvement de l'index.</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;" align="justify"> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revue Grave-Pupilles]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=169</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 22:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Il y avait ce poème sans titre sur lequel je suis tombée, qui m&#8217;a tout de suite plu.

par R]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;">
<p>Il y avait ce poème sans titre sur lequel je suis tombée, qui m'a tout de suite plu.</p>
<p><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/chaise.jpg" alt="" width="250" height="166" class="aligncenter size-full wp-image-170" /><br />
<a href="http://rrye.deviantart.com/art/Breakneck-rocker-2nd-pic-86186894">par Rryee</a></p>
<p>Isabelle Fournier, août 1987</p>
</div>
<div style="text-align:justify;">
<p>"C'est tellement con la vie<br />
On sourit et personne répond<br />
Personne répond parce qu'on n'sourit plus<br />
Et on aime toujours ceux qui ne nous aiment pas<br />
Et ceux qui nous aiment finissent toujours par nous aimer quand on n'les aime plus<br />
Et c'est toujours celui qu'on attend qui vient pas<br />
Et celui qui vient c'est toujours celui qu'on attend pas<br />
Et ce que c'est con les belles heures qui se déguisent en secondes<br />
Et y a toujours un mot qui me chatouille la cervelle<br />
Et mon coeur qui sourit et ma bouche qui se scelle<br />
La mer si belle qui invente des tempêtes<br />
Le ciel si bleu qui se poudre de gris<br />
Et mon coeur en bouillie et ma bouche qui rit<br />
Et y a toujours plus con que soi<br />
Et y a le mort vivant qu'on touche et qu'on ne voit pas<br />
Et je ne verrai jamais ces veines qui courent sous ta peau<br />
Et mon regard qui se perd quand je te croise<br />
Et le monsieur en veston qui court et ne regarde jamais les nuages<br />
Et y a un gars qui meurt à trente ans<br />
Et trente ans plus tard y a une vieille dame sans enfant qui pleure sur sa tombe<br />
Et y en a toujours un qui sait pas nager quand le bateau coule<br />
Et y a le petit laid si gentil qu'on aime beaucoup beaucoup<br />
Et faut pas s'en faire avec ces riens<br />
Et c'est la vie qui continue"</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ces soirs]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=166</link>
<pubDate>Fri, 30 May 2008 05:30:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Première averse d’été. Cela signifie autant que la première nuit blanche d’hiver. C’est u]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/05/soir.jpg' align="left"></p>
<div style="text-align:justify;">Première averse d’été. Cela signifie autant que la première nuit blanche d’hiver. C’est un rite de passage, avec comme trame sonore les généreux sanglots du ciel. De tristesse ou de joie?</p>
<p>Un soir, j’ai l’alcool triste. Mais comme chacun de nous est prisonnier de ce qu’il est, dans une certaine mesure, je me console en me disant que je préfère de loin être prisonnière de moi-même que des autres. C’est peut-être dû à la peur de l’inconnu, mais cette intime conviction me permet d’avancer dans le monde et de me sentir libre dans ma prison. Cette liberté virtuelle me permet d’accepter le réel. </p>
<p>Et pourtant, les barreaux de ma prison me semblent parfois trop épais pour que ma petite volonté les lime afin de me permettre d’accéder à la liberté réelle. Ce monde adulte qui me toise. Qui compte les secondes restantes d’innocence, innocence tâchée d’une promesse de mort. Qui tue l’enfance à coup de cernes sous les yeux. </p>
<p>J’ai toujours eu une conscience aiguë du temps qui passe, du temps qui fuit. Petite, la peur d’oublier me retenait déjà des heures à rédiger des comptes-rendus précis en écrivant des journaux entiers en série. C’était plus fort que moi, je ne pouvais m’en empêcher. Il n’y a pas si longtemps, je m’effondrais en larmes à l’idée d’une séparation temporaire, j’en tremblais fiévreusement. </p>
<p>Un autre soir, j’ai l’alcool heureux. Je souris autour d’une table d’amis, je ne suis plus seule dans le groupe. Je suis jeune, jeune et encore avec la vie devant moi. Rien n’est à mon épreuve, les rêves les plus fous deviennent possibilités. Il y quelque chose de ces soirées qui s’inscrit dans l’intemporel, dans le voyage intersidéral. Entre le monde de ce que je suis et de ce que je deviendrai, un pont s’établit clairement. Fini le cul-de-sac de l’adolescence, s’ouvre devant moi une voie qui ne demande qu’à être tracée au gré de ma volonté. </p>
<p>Cette séparation qui me mortifiait m’apparaît alors mon seul gage de liberté et la seule façon de foncer sans retenue vers ce futur, avec une inconscience indomptable. Je regarde le monde avec des yeux nouveaux, une simplicité filtre les images qui me parviennent. Le courage insensé de la jeunesse et du temps devant soi me pousse à errer, confiante que j’aurais amplement le loisir de retrouver mon chemin, de panser mes blessures, de refaire ce que je ferais différemment… plus tard. Et de vivre le moment présent, de le rater s’il le faut, mais tout sauf le regretter. </p>
<p>Un dernier soir je suis sobre, et cette vivacité reste miraculeusement inscrite en moi. Elle s’y est posée pour y rester, et je ne la laisserai certainement pas repartir. J’ai enfin trouvé l’insouciance consciente que je cherchais. J’ai hâte de m’engager dans le monde, de mettre ma main sur les épaules de cette humanité que j’aime malgré tout, de la serrer contre mon cœur, de devenir quelqu’un d’utile à ma manière. J’ai retrouvé l’enfant que je n’ai jamais été aussi loin que mes souvenirs remontent (bien que je ne doute pas de l’avoir été, fait appuyé par des récits parentaux de réveils ensoleillés). J’ai trouvé l’adulte que je veux devenir, et la métamorphose commence déjà.</p>
<p>Après l’averse d’été, un autre phénomène crucial se prépare : l’arc-en-ciel ne saura tarder.</p>
<p>À suivre...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The limit of death...]]></title>
<link>http://groupuscule.wordpress.com/?p=37</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 06:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>groupuscule</dc:creator>
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<description><![CDATA[represents the past in its real form; it is not the physical past whose existence is abolished, nor ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>represents the past in its real form; it is not the physical past whose existence is abolished, nor the epic past as it has become perfected in the work of memory, nor the historical past in which man finds the guarantor of his future, but rather the past which manifests itself in an inverted form of repetition.47 (262)</p>
<p>Footnote 47, (268): “(Added in 1966:) These four words [<em>renversé dans la repetition</em>] in which my latest formulation of repetition is found (1966), have been submitted for an improper recourse to the ‘eternal return’ [<em>toujours present dans l’éternel retour</em>], which was all that I could get across at that time.”</p>
<p><!--more--></p>
<p>Protest too much?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lacan's curse]]></title>
<link>http://groupuscule.wordpress.com/?p=31</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 06:26:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>groupuscule</dc:creator>
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<description><![CDATA[Let whoever cannot meet at its horizon the subjectivity of his time give it up then. For how could h]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Let whoever cannot meet at its horizon the subjectivity of his time give it up then. For how could he who knows nothing of the dialectic that engages him in a symbolic movement with so many lives possibly make his being the axis of those lives? (264).</p>
<p><!--more--></p>
<p>[cf. <a href="http://groupuscule.wordpress.com/2008/05/27/deleuzes-curse/">Deleuze's curse</a>; can one leave one's mark beyond the symbolic?]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[the gift of human language]]></title>
<link>http://groupuscule.wordpress.com/?p=29</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 06:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>groupuscule</dc:creator>
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<description><![CDATA[death as a means can be recognized in every relation in which man is born into the life of history. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>death as a means can be recognized in every relation in which man is born into the life of history. This is <strong>the only life that endures and is true</strong>, since it is transmitted without being lost in a tradition passed on from subject to subject. It is impossible not to see how loftily this life transcends that inherited by the animal, in which the individual fades into the species, since no memorial distinguishes its ephemeral appearance from the appearance that reproduces it in the invariability of the type.  (263)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ecrire ?]]></title>
<link>http://espacedecreations.wordpress.com/?p=12</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 12:59:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>auresienne</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;AI ECRIS DANS L&#8217;URGENCE COMME SI MA VIE EN DEPENDAIT SOUS LES SIRENES DES AMBULANCES
J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color:#0000ff;">J'AI ECRIS DANS L'URGENCE COMME SI MA VIE EN DEPENDAIT SOUS LES SIRENES DES AMBULANCES<br />
J'AI ECRIS PAR INSTINCT PAR SURVIT J'ME SUIS SURPRISE A ECRIRE AFIN DE SUPORTER LA VIE<br />
TROP DE MOI DANS MES ECRITS, PEUT ETRE QUE J'N'ECRIS PLUS, JE M'ECRIS<br />
JE N'ECRIS PAS QUE POUR M'OUBLiiéE, PARFOIS J'ECRIS POUR QU'ILS NE PUISSENT JAMAIS OUBLIER POUR QU'ILS NE PUISSENT JAMAIS NIER LE MARTYRS DES BRAVES SOUDAIN J'ECRIS DES VOLCANS QUE JE GRAVE, JE N'ECRIS QUE POUR DIRE VRAI<br />
J'AI PAS L'CHOIX J'ECRIS, JE CRIE, J'ECRIS SI J'ECRIS C'EST POUR METTRE FACE A FACE MES REGRETS ET MES ESPERANCES<br />
SI J'GRATTE AUTANT DE TEXTES C'EST QU'MON ECRIT N'A PAS MAIGRI, ENVIE D'CROIRE QU'A NOTRE EPOQUE LES GENS PEUVENT ENCORE S'ECOUTER, LA OU J'HABITE Y' A TROP D'GAMINS QUE LA VIE A DEJA DEGOUTE, J'ECRIS PARCE QUE LES EPREUVES M'ONT INSPIREES,<br />
J'ECRIS PARCE QU' IL SUFFIT D'UNE FEUILLE ET D'UN STYLO MEME LE DERNIER DES CANCRES PEUT S'EXPRIMER PAS BESOIN DE DIPLOME DE PHILO,<br />
J'ECRIS SURTOUT POUR TRANSMETTRE ET PARCE QUE J'CROIS ENCORE AU PARTAGE, A L'ECHANGE DES EMOTIONS, UN SOURIR SUR UN VISAGE<br />
ALORS NON ON CHANGERA PAS LE MONDE ON EST JUSTE DES CHRONIQUEURS D'UN QUOTIDIEN EN NOIR ET BLANC QU'ON ESSAYE DE METTRE EN COULEUR MAIS SI ON CHANGE PAS LE MONDE, LE MONDE NE NOUS CHANGERA PAS NON PLUS<br />
ON A DU COEUR DANS NOS STYLOS ET LA SINCERITE COMME VERTUE<span style="font-size:10px;">"</span></span></h2>
<h2 style="text-align:right;margin:0;padding:0;"><span style="font-size:8px;"><span style="color:#0000ff;">Kery James, Grand Corps Malade, Zaho __ "Je m'écris" </span></span></h2>
<h2><span style="color:#0000ff;"> </span></h2>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Duel contre soi (extrait)]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=160</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 23:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=160</guid>
<description><![CDATA[


Dans le ciel orageux, les nuages noirs feront progressivement place aux premiers rayons de soleil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;">
<p><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/05/mains.jpg" alt="" width="379" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-161" /></DIV></p>
<div style="text-align:justify;">
<p>Dans le ciel orageux, les nuages noirs feront progressivement place aux premiers rayons de soleil. Je me permets de rêver encore. Ces rêves qui m’habitaient durant l’âge de l’innocence, ces rêves qui me portaient jusque dans les bras du sommeil. Et Morphée de chuchoter des promesses farfelues à mon oreille durant mes songes. À nouveau, je refais le pari de tenter la naïveté de l’espoir. Ce grand luxe m’est possible, car j’ignore ce qui m’attend. Et beaucoup m’attend, ainsi il m’est permis d'espérer beaucoup. Même si j’ignore encore de quoi ce beaucoup sera composé. D’où la naïveté de l’espoir, qui réside en la croyance que ce beaucoup sera davantage meilleur que pire. Toutefois, une chose a changé. Je ne fais plus qu’espérer bêtement, je sais également qu’il faudra mettre en scène le décor de ce beaucoup meilleur.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hommage à Jedi Kada]]></title>
<link>http://espacedecreations.wordpress.com/?p=10</link>
<pubDate>Sun, 11 May 2008 05:56:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>auresienne</dc:creator>
<guid>http://espacedecreations.wordpress.com/?p=10</guid>
<description><![CDATA[
Le vieil homme agonisant dans une chambre de l&#8217; hopital il sait qu&#8217;il va mourir.
Il ne ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-11" src="http://espacedecreations.wordpress.com/files/2008/05/jedi5.jpg?w=225" alt="nov 2008" width="225" height="300" /></p>
<p>Le vieil homme agonisant dans une chambre de l' hopital il sait qu'il va mourir.</p>
<p>Il ne peut plus parler. Tout passe par les yeux.</p>
<p>Il voudrait que sa petite-fille soit près de lui.</p>
<p>Il espère qu'elle sera là.</p>
<p>Il ne sait pas ce qu'il veut d'autre.</p>
<p>La douleur est trop forte.</p>
<p>Il a besoin de douceur.</p>
<p>Il a besoin de gentillesse.</p>
<p>Il a besoin de Nora.</p>
<p>La voici qui entre dans la chambre.</p>
<p>Pour lui, c'est comme s'ils s'étaient quittés la veille, sauf que le temps est court.</p>
<p>Elle est là.</p>
<p>Il peut enfin s'apaiser.</p>
<p>Il se sent soutenu, il sent l'amour et la force de la vie qui continue.</p>
<p>Il sent que tout arrive au bon moment.</p>
<p>Il peut dire sa souffrance.</p>
<p>Il sait qu'il est compris.</p>
<p>Il peut partir en paix, et dans l'amour.</p>
<p>Agnès</p>
<p>6 avril 2008</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
