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	<title>faut-quca-continue &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "faut-quca-continue"</description>
	<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 08:10:45 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Chausser les souliers de quelqu' un d' autre]]></title>
<link>http://mandoline.wordpress.com/2008/07/08/chausser-les-souliers-de-quelqu-un-d-autre/</link>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 07:02:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>mandoline</dc:creator>
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<description><![CDATA[ 
 Vous avez déjà eu à prendre des décisions qui ne reposaient pas véritablement sur vous, qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/07/1166018.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;margin:0 10px 0 0;" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/07/1166018-thumb.jpg" border="0" alt="1166018" width="174" height="174" align="left" /></a> Vous avez déjà eu à prendre des décisions qui ne reposaient pas véritablement sur vous, qui n' étaient, en fait, en rien reliées à vous? Avez-vous déjà eu à assumer quelqu' un d' autre que vous, tenu par un fil imaginaire, en suspend au dessus de la vie, avec l' obligation d' inverser les rôles et de nager plus fort qu' le courant pour finir englouti sous les algues d' un étang gluant ? Oui oui, ce genre d' endroit qui, de loin, semblait, à prime abord, l' endroit idéal pour accoster, pour faire dorer le rêve, le mirage du siècle!, le bed and breakfest de tout montréalais abruti par la ville qui croyait enfin trouver refuge sur une île calme à la jupe au bleu plus pur et aveuglant que l' étincelle émanant des yeux insouciants d' un enfant... Passer sa vie à réajuster le tir, ça vous fait redouter l' instinct en vous. Ça vous fait bouder la vie de ne pas avoir su vous doter d' une boussole digne de ce nom. Ça vous donne des airs de tit-gamin-qui-veut-qu' on-lui-dise-tout-comment-pourquoi-et-de-quelle-façon s' enligner, parce que sans la carte routière, la batterie de rechange et les câbles à booster, il aurait jamais appris à marcher.</p>
<p> </p>
<p>Vous savez quoi? J' veux juste vivre ma vie! J' demande rien à personne, j' mène ma 'tite vie à des kilomètres de l' endroit d' où <em>sa mère</em> a cru bon éduquer la mienne, forger ma peur aussi, <em>pratiquement aussi dosée qu' le besoin d' respirer</em>. . La chienne à chaque brin d' oxygène qui entre pour mieux vous empoisonner le bonheur.  La <em>culpabilité</em> de s' en détoxiquer. La fascination de la voir analyser les failles du prototype premier. Son moule. Ses failles. Se servir de l' enfant pour prendre les décisions qui reviennent habituellement aux grands. Alors, avec un tout petit semblant de rien, parce que vous savez pas les choses autrement, avec le mal d' avancer, mais le besoin d' acquérir cette fierté, bien en dehors de vous, sans trop vous courber. La tête droite qui se fait lourde mais qui doit tenir bon pour équilibrer la génétique. L' implacable destination. La différence. Oh, pas tant ce chemin qui vous colle à la peau et qui vous laisse devenir, que celui qui ne ressemble pas au sien. Contourner. Sans destination. Que la nécessité d' éviter les nids de poule alors que vous auriez pu descendre de la voiture et vous inventer un pays. Lui dessiner des ailes de routes ou de vagues. Que le panorama souhaité comme façon de procéder, de procréer.  Rejoindre ce que vous êtes. Relier vôt coeur à vos pieds. Ne plus vous conditionner. Être convaincu que vous n' êtes pas dans l' obligation de vous greffer les poils du cul sur la tête, de vous coller le service à la clientèle sur le cv des amours, envisager une façon de faire différente au lieu d' abdiquer en enfourchant des détours sans fin, des culs-de-sac comme ces boucles de rue d' Europe qui reviennent toujours en leur sens.... Espérer ne pas devenir<em> ce fruit qui s' fiche le ruban de la catégorie au visage</em>. Ce malapris qui ne tombe jamais loin de l' arbre. Souhaiter l' exception, le coup de vent, qui vous changera en confiture pour vous faire planer tout l' espace durant... Ce droit, cette chance, ce pouvoir d' être qui vous voulez, quand vous le voulez. Figer le temps. Devenir soi. Jouer avec les mousses de son nombril. Se rebeller contre le modèle. Le seul. Alors qu' on sait et qu' on passe ses jours à rester juste de l' autre côté de la corde de peur de perdre pied, de s' enfarger dans les fleurs du plancher, alors qu' il faudrait seulement marcher dessus, doucement, un pas à la fois,  et avec le sourire. Ne pas s' en faire. Vivre. Du moins essayer, au mieux de ses capacités.</p>
<p> </p>
<p>Non, c' est vachement mieux faire comme si, parce qu' il faut être <em>socialement</em>, <em>mentalement </em>et <em>physiquement</em>.  <strong>Apte</strong>. <em>Spirituellement</em>, osez même pas y penser! Le travail y' a que ça de vrai! Ne pas devenir l' ombre de soi-même, ça fait pas fructifier l' économie, ça gonfle encore moins les voiles du capitalisme. Ça change surtout pas la bâtardise en sang royal. Ça donne même pas un laisser-passer-envoyez-se-faire-paître-les-fichus-formulaires-à-l'urgence-quand-vous-êtes-en-train-de-crever. Nan, réfléchir, <em>ça promet aucun rang social</em>. Bah non, vaut mieux posséder. Acquérir. Détenir le pouvoir absolu. Les richesses. L' argent! Parlez-moi de valeurs qui rendent leurs colonnes aux hommes qui ont voulu réfléchir, et qui ont perdu la source même de l' idée. Philosopher, pffff, on  a déjà pendu pour moins que ça! <em>À quoi bon expliquer qu' on fonce avec la volonté rattachée au plus profond des tripes parce que y' a que ça qui va les empêcher de s' enrouler à nôt cou.</em></p>
<p> </p>
<p>Faire fi des apparences quand on sort du vagin de la honte, balancer les attentes et larguer tout ce qui vous rappelle un peu ce dans quoi on vous a clairement indiqué que vous valiez pas-plus-que-ça. Ouais, c' est clairement évident. C' est pas la chose à faire. Faut penser simple, faut penser business. <em>Faut geler les racines, les condamner à </em><em> un hiver éternel en espérant voir des bourgeons venir décorer la cime des arbres</em>. Mettre la même maudite visse sur le même petit maudit modèle dans une usine de montage sans se demander où elles vont finir par aboutir parce que personne n' en veut plus sur le marché. Secouer la terre au passage, s' agripper au vent. Faut être fou pour ça. C' est le comble de l' immoralité. Faut s' organiser pour payer le fardeau de la dette, de l' offrande de vie. S' acquitter de la facture, du poids des intérêts; devenir le guide de quelqu' un qui n' a jamais su l' être, avec, au passage, <em>l' expérience qui vous fracasse la faculté de penser à coup de vague de 30 pieds.</em> Enfiler le manteau d' un capitaine qui a passé sa vie à conduire un bateau qui prenait l' eau, à présent évanoui, plaqué face au plancher, et devenir la cible de service de l' oeil engloutissant. Je me suis toujours demandé : L' oeil est-il la source des grands vents ou le simple fruit de leurs conséquences? Qu' importe, il ne faut pas penser. Alors on balance l' empathie par dessus bord, on enfonce le mépris dans une poche, l' envie de tout balancer dans l' autre. On sort les lunettes fumées au cas où il faudrait justifier le manque de connaissances. Au cas où il faudrait masquer la peur. Ouais, la peur de tout. La peur de vivre comme celle de crever. La peur d' oser, de reculer, de ne pas savoir, où pire encore, de ne plus vouloir, de renoncer.  D' avouer qu' on ne peut pas chausser les souliers de quelqu' un après 48 ans et croire qu' on saura, qu' on sera Dieu, pour changer. Être le <em>plaster</em> et le bobo. Vouloir changer l' attitude, la perception sans avoir jamais tenté de comprendre, d' appliquer, d' apprendre, d'écouter. De diriger la vie contre vents et marées.</p>
<p> </p>
<p>ET écouter c' est pas si simple, quand ce qu' on déteste par dessus tout  c' est de manger des mots brodés par le mensonge. J' préfère une baffe en pleine gueule, qu' un coup de poignard dans le dos, j' suis comme ca.. Affronter de face. Voir venir les coups. Stabiliser ce qui menace de tout faire planter. J' veux pas d' une fausse vie, j' l' ai tellement peaufinée pour lui donner des airs de contes de fée étant gamine. Cheveux au vent, libre de tout, enchaînée à la vie et au bonheur par de fragiles chaines de rien du tout. Même pas de quoi vous dire que, si vous étiez acculée au plancher, elle oserait arrêter de danser, de se poudrer. Non. Juste du rien. Que la certitude qu' elle ne sera, jamais. Qu' il faut pas espérer. <em>Qu' il faut faire mieux</em><strong>,</strong> <em>que pour soi.</em> Sans compétition aucune, sinon cette loyauté envers cette promesse faite à soi-même, ce respect quant à sa personne. Aimer et profiter de la vie sans geler tout ce qui vous fait vous perdre un peu en retour, ce qui vous fait souffrir; et redoubler d' espoir quant à ce qui vous fait sourire, d' un coup qu' ça finirait par coller... Être patient. Optimiste. Recommencer, encore. Tenter de ne plus s' aggriper au vide, attendre ce qu' il y a de mieux. Ne plus fermer les yeux sur tout, que pour la défaite de n' pas avoir vu le fossé dans lequel on aura trébuché... Oublier d' exister, pour des chaines de rien du tout. Pour une couronne qui vous saigne de partout. Non. Je sais que ca vaut pas le coup. J' vais voir à ma vie, c' est tout... J' ai fait le choix, de me choisir moi...</p>
<p> </p>
<blockquote><p>J' t' avais fait une promesse mam. T' en avais fait une aussi tu te rappelles, et deux et trois? Dans 426 sous-catégories plus farfelues les une que les autres. C' est ce qu' on apprend aux tout-petits à Noel, après leur avoir mis en pleine gueule toute l' année à coup de <em>Vas-t'asseoir-dans-le-coin</em> , qu' il faut <strong>toujours</strong> être honnête : <strong>qu' on est pas toujours le modèle que l' on revendique quand on finit par les obliger à remercier pour les présents offerts qui ne conviennent pas, mais pas du tout</strong>. <em>Leur apprendre à maquiller, à embellir la vérité... Leur apprendre la destination 364 jours par année et tout compromettre l' espace d' une veilléé</em> où l' on se croit tout permis, où l' on croit avoir enfin acquis cette force, de ne plus abdiquer. De se parler, avant de sombrer. Tu sais, comme cette promesse faite à toi-même... Oh, c' est pas si mal au fond, je l' espère du moins. Y' a pas de cadeau à retourner, qu' un emballage qui s' est goinfré des saisons de lunes à vouloir se faire désirer. À se torturer les confettis de ne pas savoir se faire aimer. À baisser le prix l' espoir de changer d' allée, pour voir des yeux le reluquer. <strong><em>Mais t' as  mis du tape en esti </em>!</strong> Et je doute de l'effet, un coup la colle enlevée. Un nouveau look? Un second souffle? Un nouveau départ? Tu sais, on échange pas  une vie usée, comme on change une paire de souliers....</p></blockquote>
<p> </p>
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<div>Me sens comme dénudée là!  Si jamais ca se reproduit, sortez le teaser virtuel, mais faites qqc!!!  ;)</div>
<div>Allez, à pluche bande de vous autres, on va ben en rire tantôt! J' ai pas encore dormi, ca s' annonce joli!... :S</div>
<div>Fec <a href="http://bringbrangbrong.wordpress.com/">Bring</a>, j' espère que tu vas pondre un autre de tes textes délirants, que je refignole ca à ma facon ;) </div>
<div>On rigole bien par chez toi!</div>
<div>Y' a aussi <a href="http://bleuecobalt.wordpress.com/">Bleue Cobalt</a>, sa douce,  qui prépare ses smoothies,  qui arrive même à se faire des entorses de pouces en restant évachée sur le divan et qui invente de fascinants jeux tels que : Trouver Charlie le chat! :)</div>
<div>Passez leur dire bonjour, j' comprend pas plus que vous! :P</div>
<div>Bon matin métropole, il est présentement 6 heures 17 minutes! :S</div>
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]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La difference]]></title>
<link>http://mandoline.wordpress.com/2008/05/21/la-diffrence/</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 04:48:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>mandoline</dc:creator>
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<description><![CDATA[ 
Un petit écart&#8230; Rien qu&#8217; une mèche. Un tout p&#8217; tit quart de lune dans un ciel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/photo-309.jpg"><img style="border-width:0;margin:0 10px 0 0;" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/photo-309-thumb.jpg" border="0" alt="Photo 309" width="244" height="184" align="left" /></a><em>Un petit écart... Rien qu' une mèche. Un tout p' tit quart de lune dans un ciel aux teintes d' ébène... Une étincelle qu' on a muni d' une brèche, une énigme digne du ciel qui martèle le sol de songes parsemés de pluie, d' humidité glaciale... L' éloignement de soi le temps d' une brise, la vie sans soi, sans soie; des similitudes emportées le temps que l' un n' équivaille les souvenirs laissés par l' autre... Une parole imperceptible, un geste inaproprié, une mémoire qui n' a de suite que dans l' idée qui vient de passer, des malaises dissémés sous les éclats de rire chevauchant des instants purs comme il ne s' en fait plus; un enfant  qui se risque à mettre un pied devant. Un prisme de lumière pour les yeux et les larmes de différence; des idéaux qui portent bas pour une foule massive et sournoise aux regards médisants, méprisants... Des explications qui n' en sont pas, des enfants qui ne comprennent pas, des parents qui cherchent pourquoi... Pourquoi ''si compliquée'' tant de ''simplicité'' ? Laisser-aller, se rebeller ? S' éloigner de soi ou de ceux ? Puiser en soi ou y rester ? Aller où, avec qui ? Comment se résigner sans se sentir lésé d' avoir été laissé pour compte ? Comment fait-on pour parvenir à ne plus tout voir ni entendre sans s' aveugler et faire la sourde oreille à ce qui doit l' être en retour ? Parfois parce que c'est trop, trop de questions pour la quantité de réponses qui nous permettent de comprendre...</em> </p>
<p> </p>
<p>C' aurait pu être vous, c' est peut-être l' un des vôtres. C' est dans une chambre tout près de chez moi, si vous pouviez voir cela. Il y a de petits voiles aux couleurs d' enfance, des jouets au duvet douillet pour les joues câlines. Un petit landau ou l' on a déposé un édredon cousu à la main les soirs d' attentes et d' espoir de demain. Des images sur des cadres qui ne demandent qu' à être remplacées. De toute petites pièces de linge répandues ça et là dans un garde-robe aux étalages de couvertures et de boites prêtes à y enfouir les plus belles merveilles de cette vie souhaitée, quitte à la voir faire exploser toutes les formes qui la contienne. Une vue imprenable sur la cour des voisins, bombardée d' enfants de tous âges qui courent dans tous les sens, leur rappelant qu' eux, <a href="http://bourdonneuse.blogspot.com/">ils n' en désire qu' un seul</a>... Des soirs d' amour torrides, d' autres où la passion est mise à l' épreuve, des constats et des doutes venant ajouter au poids du couple qui s' affaisse, pourtant si fort pour toutes ces lunes sans offrande... Du coin de la fenêtre, des reflets aux couleurs d' espérance, des esquisses de rêves incertains quant à l' aurore qui les peint et au carrelage qui a la chance de les faire miroiter.</p>
<p>Puis l' inattendu devint.  La vie enfin résignée à leur concéder un trait, puis un autre, un clin d' oeil pour les luttes qui avaient presqu' eu raison de leur optimiste. Esquivée sitôt le coeur en chamade, la vie s' était pourtant dressée si souvent, l' absence d' une semaine... Mais la croix y était, façonnée par la vie qui venait de souiller la blancheur inerte sur ce papier enduit d' urine. Alors vint une légèreté nouvelle dans le son de leur voix, dans le bonheur qui avait daigné les frôler, dans le ton et la direction vers laquelle la balance se décidait à pencher...</p>
<p>Les jours heureux fusionnèrent avec ceux des autres, il y a dans la normalité, une question d' appartenance plus grande que toutes ces rébellions que l' on s' inflige de vouloir faire différemment.. Puis cette joie d' être un peu comme chacun, quand la vie vous permet de continuer le cycle et d' être un de ses auteurs... Viennent s' y coller les nuits où l' on se remémore celles où l' on ne dormait pas mieux. Alors la douceur de cette vie combative et rebelle du repos rend paisible de vivre le jour et la nuit sur fond de 24 heures sans sommeil. Parti la crainte. La vie y était. C' était tout ce qu' ils voulaient.</p>
<p>Petit trésor vieillit, une vieille hantise refit surface. Un diagnostic comme une épée de Damoclès délaissée avec les gazouillis d' aurore...</p>
<p> <em>Il y a des mots que l' on écartèle pour leur enlever le poids qui les unis </em>:  T.D.A.H. - T.E.D. Ils sont si lourds que l' on préfère en soupeser les lettres. Leur donner une résonance étrangère. Permettre à nos sens de croire l' impossible réparable tant par la foi que par l' amour déposé sur chaque couleur que petit homme avait permis de laisser entrer...</p>
<p>L' unique. Le précieux. L' original.</p>
<p>Je suis de ceux-là que l' audace adoucit... J' estime ceux qui font l' effort, malgré... J' admire ceux qui se dressent contre le courant, ceux qui ne flanchent pas, ceux qui côtoient l' humilité dans les efforts que d' autres font pour l' éviter... <em>On a souvent l' impression à tort d' être au-dessus de ceux qui nous fraye le chemin, vers nous-même</em>... Et pourtant je reste prude de mes mots, de mes gestes quand arrive le temps de reconnaître ceux qui ont contribué à l' anoblissement des maux... Ceux qui ont vu le chaos, ceux qui y ont saucé les pieds, voir le corps tout entier... <em>Aimons nous être seuls, ou fuyons nous la possibilité de devenir vulnérables?</em></p>
<p> </p>
<p><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/photo-314.jpg"><img style="border-width:0;margin:0 10px 0 0;" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/photo-314-thumb.jpg" border="0" alt="Photo 314" width="244" height="184" align="left" /></a> <strong>On a souvent le mérite qui nous vient de ceux à qui on l' impose...</strong></p>
<p><strong></strong> </p>
<p>Alors ce soir, mes pensées vont vers <a href="http://lefeudemorenita.wordpress.com/2008/04/22/le-seuil/">vous</a>... Je n' ai point de mots pour vous exprimer l' admiration que je ressens face à tous ces tics et à tous ces spasmes qui vous prennent votre jeunesse... J' espère que la vie vous sera plus douce et que les traitements sauront vous rendre l' enfance que vous devez sans cesse mettre de côté. On ne vous l' a pas subtilisée. Je crois qu' elle est là, juste à côté, et qu' elle souhaite ne plus jamais vous quitter. Je vous embrasse.</p>
<p>J' espère que les mots trouveront leur chemin pour toi cher petit <a href="http://lemondeensaignant.blogspot.com/2008/05/mon-koala.html">Koala</a>. Continue tes analyses, garde le précieux de ce que tes parents t' offrent. À quoi bon louanger tous ces mots s' ils n' ont de sens pour ceux qui les entendent ? Efforce toi d' aimer, et de faire le bien autour de toi. N' oublie jamais que tes ''Je t' aime'' auront toujours raison des peines pour ces mots perdus en route, car tes parents t' aiment, peu importe la destination que tu prends, peu importe les façons que tu as de rire, de jouer, de sourire, de crier, de souffler, de te faire comprendre...</p>
<p> </p>
<p>À mon oncle Denis qui est une bénédiction pour ses 2 anges. Tu leur a ouvert les portes d' une vie qu' ils auraient cru impossible sans vous. Line, tu es la force en personne. Je vous aime xxxx</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L' envol de Kathleen]]></title>
<link>http://mandoline.wordpress.com/2008/05/12/l-envol-de-kathleen/</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 13:59:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>mandoline</dc:creator>
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<description><![CDATA[ ST-Germain de Grantham, petit village dont j&#8217; ignorais tant l&#8217; existence que la profond]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/200338539-001.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;margin:0 10px 0 0;" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/200338539-001-thumb.jpg" border="0" alt="200338539-001" width="174" height="140" align="left" /></a> ST-Germain de Grantham, petit village dont j' ignorais tant l' existence que la profonde humanité qui s' en dégage... Un petit recoin de pays où un drame est venu bouleverser l' éclat des intentions de ceux qui la sied... Une petite ville toute menue où oscillaient un certain paradoxe entre un soleil imposant et un vent râleur, une tirade bien cruelle entre la volonté de se frotter à lui pour sentir la vie qui demeure et la culpabilité à l' égart de ceux qui auraient bien voulu qu' ils se tire en cette journée où ils leur semblaient ironique de le voir comme un gage de continuité, une offrande de vie... Parsemé ici et là, des gerbes de fleurs, des visages aux teintes d' une conscience nouvelle, un cheminement difficile pour les doutes et les peines, des présents qui se voulaient messagers des sympathies qui ne trouvaient leur sens dans la capacités de les prononcer... Des jeunes qui se tenaient les coudes face au choc, face à la cruauté, à l' anticipation des jours à venir... Des pleurs profonds comme le malaise quant à la proximité des proches et de l' impuissance à les soulager...  Tellement de gens que le mal de coeur vous prend à l' effort de garder la tête haute, d' affronter le courant, la tristesse  sur le visage de chacun, être là et partager une douleur qui, tout en étant envahissante, est à la fois hors de portée...</p>
<p>J' aimerais tant vous décrire ce moment, que vous puissiez le vivre sans les sentiments qui m' habitent. Que vous puissiez voir cet amour plus grand que les peines qu' il inflige,  cette chaîne capable de rassembler étroitement des gens dont la vie a décousu les fils... Que vous puissiez voir cette mère que la douleur a figé face à la tempête qui a dévasté ses rêves, voire ceux qu' elle n' avait pas encore imaginés... Je voudrais que vous puissiez être son jeune frère, qui du haut de ses 10 ans, a porté la croix qui frayait le chemin vers les terres qui recueillent ceux qui n' y sont plus... Ces terres devenues refuge de sa pétillante, de son unique,  de sa précieuse et tendre confidente... Je voudrais que ces mots soient les bras de son grand frère, ceux-là qui ont porté le cercueil du haut de leur peine, je voudrais que vous voyiez tous ces gens là, afin que vous constatiez à quel point la vie se fait précieuse, <em><strong>à quel point il est facile de s'en détacher pour mieux croire qu' on arrive à la saisi</strong>r</em>... Je voudrais qu' ils vous soit possible d' oublier vos tracas et de prendre en vos mains ces gens près de vous <em>qui n' attendent que cet élan de votre part... </em></p>
<p><em>Même si</em>, parce qu' on se bat souvent à se faire croire que la vie ç'est autrement... La vie n' est que le miroir du soleil à nos yeux, elle rend aveugle, glace le corps qui avait pris goût à sa présence, à sa chaleur, à ce bonheur vivifiant pris pour acquis lorsqu' il cède place à la nuit. La vie va trop vite par moment... On y est sans y être, on s' exaspère, on divague, on se perd... Il faut prendre le temps... S' arrêter et cesser de vouloir devenir, parce que...</p>
<p> </p>
<p>Puissent les souvenirs ne point être fugaces...Puissent-ils vous envahir et ne point trahir les vérités qui se cachent en vous, puissent-ils être un second souffle quand le tourbillon de la vie oubliera et ne sera pas en mesure de comprendre, et d' entendre.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour Kathleen...]]></title>
<link>http://mandoline.wordpress.com/2008/05/07/assez-conne-la-vie-acv/</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 16:44:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>mandoline</dc:creator>
<guid>http://mandoline.wordpress.com/2008/05/07/assez-conne-la-vie-acv/</guid>
<description><![CDATA[ 
 C&#8217;était vendredi&#8230; Ce n&#8217; est pas possible&#8230; Pourtant il faisait si beau. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/dsc000391.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;margin:0 10px 0 0;" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/05/dsc000391-thumb.jpg" border="0" alt="DSC00039(1)" width="162" height="244" align="left" /></a> C'était vendredi... Ce n' est pas possible... Pourtant il faisait si beau. Je profitais du calme et de la chaleur du soleil sur ma peau. J' étais si bien. J' avais les pieds dans la promesse de l' été qu' il me tardait de défricher... J' avais donné les sueurs de mes espoirs pour essayer de trouver le métier qui allait aider à me réaliser... J' avais tant bûché, approchait le temps de me reposer...</p>
<p> </p>
<p>Les vendredi quand on a 15 ans, ça vaut les couleurs qu' on porte au corps pour mieux distinguer celles qui sont au-dedans... Ca vous donne des airs d' immensité dans une marre d' infinies possibilités, ça vous promet l' avant et l' après de celui ou celle qui, tout en étant qu' un rêve, un modèle, peaufine le projet qui sera un peu de vous, demain. Les vendredi, ça vous inculque aussi la reconnaissance d' avoir connu la souffrance sans la déchéance... Ça vous fait voir le blanc dans le gris...</p>
<p>Les vendredi, ça vaut les bourgeons qui n' ont pas éclos, ceux là qui narguent l' hiver de n' avoir su les mettre en terre... Ça vaut le bourdonnement des abeilles qui redonnent vie à un vide que le froid avait envahi. Et ces autres bourdonnements ? Qu' en est-il du vacarme incessant et effréné du mal glaçant sous mes tympans ?</p>
<p>Il y a des vendredi où, malgré le soleil qui nous attendrit, nos visage se glacent sous des lacs de pluie...</p>
<p>Le monde tourne vite après ces vendredis là, il y a les sirènes, des gens inquiets, ceux-qui font comme-ci parce que trop lourd d' admettre qu' à 15 ans, on étendra plus nos ailes face à la vie... Ç'est ce qu' ils ont dit à l' hôpital quand le coma a prit possession de ma voile, de mon mat. Il y avait les séquelles à envisager aussi, tant de non-dits, d' incertitudes... Il y avait maman aussi, dans les bras d' un papa déconfit face à la tragédie... Un ACV, c'est mesquin, surtout quand ca te soutire une fille qui n' était même pas en âge de conduire...</p>
<p>C'était Dimanche quand ils ont dit que ce même vendredi j' avais puisé dans ce qu' il me restait de réserves pour mener à terme mon voyage... Dimanche leur a t' on dit, <strong>les vendredi équivaudraient à jamais à des lacs de pluie</strong>...</p>
<p>Alors, si aujourd'hui vous parlez de moi en ne sachant dire : ''Est-ce qu' elle a'' ou ''Est-ce qu' elle avait''.... Sachez que votre inconfort je vous le comprends bien, sachez que vous me manquez et que, quelquepart, je cherche des réponses face à vos larmes, face à vos doutes aussi.. Sachez que je suis là, juste à côté, à vous prendre la main <em>pour franchir l' été</em>...</p>
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<p><em>Pour mon ami Oli, qui a perdu sa cousine dans de déplorables circonstances... Je t'aime fort, prends soin! Je t'accompagne, promis</em> ;)</p>
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<title><![CDATA[La cha&icirc;ne vitale]]></title>
<link>http://mandoline.wordpress.com/2008/04/13/la-chane-vitale/</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 02:58:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>mandoline</dc:creator>
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<description><![CDATA[ C’était peut-être un coup du sort quand la grisaille est v’nue camper des les loges de ta vie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/04/paa154000084.jpg"><img style="border-width:0;margin:0 10px 0 0;" height="124" alt="PAA154000084" src="http://mandoline.files.wordpress.com/2008/04/paa154000084-thumb.jpg" width="174" align="left" border="0"></a> C’était peut-être un coup du sort quand la grisaille est v’nue camper des les loges de ta vie, peut-être que ça y était, bien avant. La vie à sa façon toute particulière de nous ramener vers elle quand elle sent que l’on s’éloigne...</em></p>
<p>Parce que parfois, la vie c' est <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080401/CPOPINIONS05/804010634/6750/CPOPINIONS05">ceci</a>... et que d' autres fois c' est <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080401/CPOPINIONS05/804010634/6750/CPOPINIONS05">cela</a>...</p>
<p>Alors moi aussi, l' univers... la vie comme je l' appelle, tous ces bouts de vécus que j' accule les uns aux culs des autres pour faire comprendre à mes enfants qu' il existe quelquechose de plus grand, au dessus de nous, bien au delà des hiérarchies et des générations, juste là entre vous et moi, dans ce fleuve d' espoir que nous ramons en commun...</p>
<p>Alors je pense à ma tante Loulou, qui a eu le cancer du sein il y a 5 ans. Je repense à ses yeux humides qui ne savaient comment exprimer leur reconnaissance lorsqu' elle a su que j' orchestrais une équipe pour <a href="http://www.cancer.ca/ccs/internet/frontdoor/0,,3649___langId-fr,00.html">la marche de l' espoir</a> en pensant à elle, et à toutes celles et ceux. Parce qu' au delà du temps qui manque et qui se faufile, il y a la vie, et je sais que, si je ne m' arrête pas pour aller marcher parmi eux, alors c' est la vie qui me freinera...</p>
<p>Comme dirait <a href="http://alcolo.wordpress.com/">Alcolo</a> : ''Les mots sont des enfants mal élevés'', et ce soir ils sont l' huile sur le feu de ma confusion... Je cherche un nom d' équipe qui représenterait tout ça, un mot au parfum d' espoir et de continuité, un flambeau pour les générations qui craignent, et pour celles qui, <em>en ce moment</em>, doivent lutter...</p>
<p>Saurez-vous m' aider ? :)</p>
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