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	<title>femmes-en-particulier &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/femmes-en-particulier/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "femmes-en-particulier"</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 10:21:33 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Marcher pour une nation]]></title>
<link>http://denisthibault241.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 16:43:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Pommes d'Adam</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le 6 septembre à Gatineau, il y aura une marche des hommes pour les femmes. C&#8217;est comme ça q]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 septembre à Gatineau, il y aura une marche des hommes pour les femmes. C'est comme ça que c'est dit: <em>des hommes pour les femmes</em>.</p>
<p>Pour soutenir la recherche contre le cancer du sein. Tous les profits de l'événement y seront versés.</p>
<p>À l'arrivée, il y aura un party dans un aréna rempli de gros noms en spectacle. Beaucoup de femmes probablement.</p>
<p>Les femmes qui attendent, les hommes qui arrivent, harassés après une longue marche, vous ne trouvez pas que ça fait chevaleresque?</p>
<p>J'ai hâte de voir à quelle métaphore va aboutir pareille collision de symboles...</p>
<p>En tout les cas... je ne me rappelle pas avoir vu souvent des hommes descendre dans la rue pour les femmes...</p>
<p>J'ai hâte de voir comment les médias, au rang desquels on trouve des organisateurs, vont traiter cet événement.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://denisthibault241.files.wordpress.com/2008/05/wind-p2photography.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-154" src="http://denisthibault241.wordpress.com/files/2008/05/wind-p2photography.jpg?w=300" alt="" width="300" height="289" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><a title="File Magazine" href="http://www.filemagazine.com/thecollection/archives/2008/04/wind_1.html" target="_blank">Wind / p2 photograghy</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Super sans plomb]]></title>
<link>http://denisthibault241.wordpress.com/2007/08/07/super-sans-plomb/</link>
<pubDate>Tue, 07 Aug 2007 16:42:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Pommes d'Adam</dc:creator>
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<description><![CDATA[Josée Blanchette vient d&#8217;écrire un billet super comique (Les Pétroleuses, 7 juillet 2007). ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Josée Blanchette vient d'écrire un billet super comique (Les <a target="_blank" href="http://forums.chatelaine.qc.ca/advansis/?mod=for&#38;act=dip&#38;pid=15531&#38;tid=15531&#38;eid=15&#38;so=1&#38;ps=0&#38;sb=1#comments" title="Les Pétroleuses, 7 juillet 2007">Pétroleuses</a>, 7 juillet 2007). Ça porte sur un club de pétroleuses qu'elle veut former, avec sa voisinne et leurs amies déçues de la drague montréalaise. Les "Blé-dindeuses", c'est le nom de code de la trappe à mouche. Tordant.</p>
<p>L'argument apicole étant qu'il faut cultiver son miel pour attraper le mâle à vue et surtout, savoir s'y prendre. Alors, on laisse tomber tous ces trucs énergivores là, qui ennuient tout le monde, comme se peinturer les ongles d'orteils,... enfin quelqu'un qui ose le dire... et on se concentre sur l'essentiel. Allons-y gaiement!</p>
<p>Le truc massue consiste à viser le cerveau limbique du mâle. Action, réaction. Il ne faut pas se casser la tête, le mâle étant un être simple par définition, réagissant très bien aux stimuli de niveau un. C'est vraiment crasse et ça prenait bien une fille "à gars" comme Josée Blanchette pour y penser.</p>
<p><img border="0" align="left" width="250" src="http://www.drive.ru/images/bmw/bmw-326-cabriolet.jpg" hspace="8" alt="BMW 326 cabriolet" height="125" />Rien de tel n'est-ce pas que d'investir les territoires non-traditionnels pour se faire des nouveaux amis! Donc, les "pétroleuses" songent à former une coopérative et à s'acheter un cabriolet BMW, rouge <strong>et</strong> manuelle. Pas de doute, c'est une formule gagnante.</p>
<p>Maintenant, tout est dans le choix de la décapotable. Il faut jouer les bonnes cartes. L'incursion dans le territoire mâle implique un choix, le choix du modèle. S'agit de fesser fort et du premier coup!</p>
<p>Sur ce point, la <em>béhème</em> marque des points, évidemment! Bien plus hot que ce que les filles conduisent habituellement en fait de décapotable. Vous savez? quel est le choix numéro un des filles décapotées? La Volks Cabrio, cette poussive Volks dénaturée de tout punch... Neuf fois sur dix, c'est une femme qui la conduit. Mais son pouvoir fantasmatique est à peu près nul... tout juste bon pour les sages en petit tailleur assorti. Tous les goûts sont dans la nature, évidemment.</p>
<p>Toutefois, pour le limbique qui attend au fond la caisse, la Cabrio.... ça ne fait pas très pétroleuse. La BMW, par contre, ah là tu parles! Tant qu'à faire! si je puis me permettre, la <a target="1" href="http://www.geocities.com/kukishin/Honda-S2000-013.jpg"><strong>Honda S 2000</strong></a>, c'est pas piquée des vers et ça marche autrement plus! Question d'ambition, encore là.</p>
<p>Mais le plus hot du hot, vous savez quoi, c'est une fille en moto. En l'occurence, une fille qui t'offre une ride de moto.</p>
<p><img border="0" align="left" width="250" src="http://www.spiritbikers.com/legendehd/harley107+.jpg" hspace="8" alt="motocyclistes pionnières" height="210" />L'autre jour, ma collègue de bureau, arrive en moto. Quoi??? 50 ans et elle conduit une moto... . Ben oui, depuis 15 ans au moins. Je ne savais pas. Une vraie de vraie motocycliste, avec sa belle veste de cuir, ses gants, son casque de fille et l'assurance qui va avec. Ah ben, ta-ba-nour-che!</p>
<p>À un moment donné je lui dis: «Si jamais ça te tente de m'offrir une ride de moto, je te dis tout suite: c'est oui.»</p>
<p>Ç'est resté d'même.</p>
<p>Deux, trois semaines plus tard, elle m'arrive en disant qu'elle a apporté son deuxième casque et que... si ça m'intéresse toujours... on pourrait aller faire une ride dans le parc de la Gatineau et aller dîner, en haut, au belvédère Champlain. Wow! le beau trajet!</p>
<p>Je ne suis pas en mode séduction avec ma collègue. C'est clair. Mais je vous garantis que si ça avait été le cas, la moto, conduite par une femme... les gros bras qui te dévisagent aux feux rouges, les tatoués accotés sur les bumpers, les machoires décrochées des passants, ç'aurait été extraordinairement fantasmatique. Oh la la... Quand c'est la fille qui conduit la moto et que c'est le gars derrière, ça change tous les repères de place. Vraiment trippant! surtout quand la fille conduit bien...!</p>
<p>Pour faire de la moto, ça prend du monde spécial. Ça pardonne pas. Tu ne peux pas faire de la moto et être, disons, enragé, ou bien, sous le coup d'une émotion trop forte. Pas d'alcool non plus. C'est zen; mais le "kick" que ça donne, wow, c'est quelque chose...C'est drôle, parce que ma collègue, de l'extérieur, elle a l'air tout calme, super relax. Sur la route, c'est zen aussi, avec toutefois un ascendant sportif.</p>
<p>Le plus beau de l'affaire, c'est la confiance. Imaginez donc! la vraie confiance, que c'est pas juste une figure de réthorique. La confiance c'est de dire: tu montes comme ça, tu mets tes mains ici et pas là, tu attends avant de descendre, tu ne regardes pas n'importe où, etc. La confiance, c'est de savoir que tu peux dire ça, sans que ça fasse d'histoire et que tu sais que l'autre sais de quoi tu parles, parce que c'est im-por-tant. Merde.</p>
<p>À un moment donné dans le parc, on a vu un chevreuil sur le bord du chemin. Enfer et damnation! parce que les chevreuils ont le don de foncer sur tout ce qui bouge. Je l'ai vu une fraction de seconde après elle. Donc, je n'ai pas eu le temps de crisper sur la moto. Bonne affaire, parce que tout se sent en avant, dans la direction. Non, plutôt, je suis demeuré "mou" et j'ai suivi, d'instinct, ses épaules, dans le sens où elle voulait aller; réflexe de cycliste! J'ai fait corps avec elle. Plus tard, elle m'a dit qu'elle n'avait rien senti de ma réaction ---magique---</p>
<p>C'est ça aussi, être assis derrière: c'est suivre le courant, se fondre dans le mouvement du conducteur. C'est pas juste être là, lunatique. Non, non, le passager fait partie de la "ride" de la moto.</p>
<p>Pour une femme, donner une ride à un gars, ça doit être quelque chose. Pour n'importe qui en fait... mais... vous comprenez mon point.</p>
<p>Pour tout dire, j'étais très flatté.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Femme de rêve]]></title>
<link>http://denisthibault241.wordpress.com/2007/06/28/femme-de-reve/</link>
<pubDate>Sun, 01 Jul 2007 01:26:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Pommes d'Adam</dc:creator>
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<description><![CDATA[De sa mère, elle a hérité d&#8217;un long nez droit et pointu, lequel, lorsqu&#8217;elle s&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">De sa mère, elle a hérité d'un long nez droit et pointu, lequel, lorsqu'elle s'échauffe les sangs, lui donne ce petit air d'impertinence tout à fait craquant.</p>
<p align="justify">Solidement encadré par de grands yeux magnifiques, grouillant de sensibilité, remplis d'émotions fortes, connectés sur un cerveau avide et curieux de tout, brun noisette les yeux, chapeautés par des sourcils fournis, épais, longs, laissés à l'aventure, son visage porte donc une signature qui la démarque facilement.</p>
<p align="justify"><a href="http://denisthibault241.files.wordpress.com/2008/06/femme-bedouine-tunis.jpg"></a>Un beau mélange. Un peu plus, on la croirait d'origine tunisienne ou maghrébine, ce qu'on lui demande parfois. Le nez et sa peau, encore une fois, ce grain de miel qui la satine d'ombres subtiles. Avec ça, une peau grasse, de mammifère marin, qui ne marque pas facilement et qui tolère bien le soleil, le sel et les attaques de moustiques.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-157 aligncenter" src="http://denisthibault241.wordpress.com/files/2008/06/femme-bedouine-tunis.jpg?w=94" alt="" width="94" height="123" /></p>
<p align="left">Ça m'a été rapporté par plusieurs moniteurs de camp d'été. C'est probablement une vue de l'esprit, je le concède; l'image est belle par contre. Bref, on a observé qu'après son passage, les sentiers fleurissaient sous ses pas; du lichen de mousse surgissaient de petites fleurs roses. De sorte que, si on la perdait dans le bois, il s'agissait de suivre la trace des fleurs pour la retrouver. Phénomène singulier non? Oui, oui, je sais, vous allez dire...</p>
<p align="left"><span style="text-decoration:line-through;">On dirait que </span>Certaines personnes ont un don de beauté. La nature, la grâce, les bienfaits convergent vers eux comme des compagnons d'éternité. Je me suis souvent demandé comment la beauté du monde pouvait-elle élire domicile dans un seul être, dérisoire par définition, avec autant d'exactitude de boussoles.</p>
<p align="left">Pourtant, elle n'a rien de particulier, rien qui s'apparente aux orages magnétiques ou autres phénomènes envoutants, terrain de prédilection des poupounes.</p>
<p align="left">N'empêche. L'eau ruisselle vers elle, le feu la lèche sans la brûler, la neige l'enveloppe d'un manteau qui fait le printemps. De sorte qu'elle ne fait rien d'autre qu'exister du mieux possible, le plus exactement présente à soi et aux autres. Elle rayonne.</p>
<p>Je lui ai dit une fois qu'elle était une femme de rêve. Elle m'avait répondu qu'elle commençait à y croire. Que pour les gars, l'aborder, la regarder pour vrai, pourrait représenter un défi particulier. À moins d'être directement et parfaitement accordé au diaposon de son être, cela risquerait soit, de tomber à plat, soit de l'ennuyer souverainement.</p>
<p><img src="http://www2.iap.fr/vlt/images/phot-05b-00-normal.jpg" alt="Constellation de la Dorade" hspace="5" vspace="5" width="200" height="200" align="left" />De toute façon elle n'est pas là. Elle est au centre. Dans le noyau dur de la vie et du mouvement. Autodéterminée.</p>
<p>Je ne sais pas si tous les pères ont la chance d'avoir une fille comme celle que j'ai. Si c'est le cas, je leur dit: N'hésitez pas un seul instant, admirez-la, composez-lui des poèmes, rassurez-la une fois pour toute sur sa féminité, qu'elle n'en doute plus jamais.</p>
<p>Qu'aucun chat de ruelle ne l'approche ni ne la prenne pour du cash. Qu'elle soit consciente de sa valeur.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Premier frisson]]></title>
<link>http://denisthibault241.wordpress.com/2007/05/15/premier-frisson/</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2007 12:18:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Pommes d'Adam</dc:creator>
<guid>http://denisthibault241.wordpress.com/2007/05/15/premier-frisson/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;
«La première fois que j’ai découvert qu’on pouvait avoir du désir pour un gars sans v]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">&#160;</p>
<address><em>«La première fois que j’ai découvert qu’on pouvait avoir du désir pour un gars sans vouloir sortir avec: </em><em>“<strong>Angie</strong></em><em>” des Stones.</em></address>
<address><em>--Moi, c’était Linda et «Oh my love» de John Lennon. Il y avait ses cheveux frisés qui me chatouillaient dans le nez.</em></address>
<address> </address>
<address><em>--Denis… !!! J’ai lu “cochon”.</em></address>
<address> </address>
<address><em>--Chro! Pas “cochon” du tout. Hyper romantique, bien au contraire. Du bout des doigts, tout en retenue. La musique avant tout, une enveloppe sonore, des odeurs nouvelles, le chatouilli dans mon nez, j’en ai parlé, une jeune fille en papier riz de 13 ans. Elle était venue me chercher. Un trésor inca. Un souvenir intact.</em></address>
<address> </address>
<address><em>--Denis, alors rendons ses lettres de noblesse au mot “cochon” et rendons le romantique au cube! Un “trésor Inca” ouuuuh…. c’est beau ça.»</em></address>
<address> </address>
<p><font color="#0000ff">Texte et commentaires, parus d'abord dans <a href="http://www.chroniquesblondes.com/2007/05/01/mpeg4-contre-mp3/" title="MPEG4 contre MP3">Chroniques blondes, 1er mai 2007</a><a href="http://www.chroniquesblondes.com/2007/05/01/mpeg4-contre-mp3/" title="MPEG4 contre MP3">.</a></font></p>
<p align="center">* * *</p>
<p align="left">Linda, c'est la première fille avec qui «j'ai sorti». En fait, j'en fus informé, par ses amies, après le fait, car je n'en savais rien. J'étais plutôt content de l'apprendre, pour tout dire, car cela me permettait enfin de comrendre tous ces regards qui se posaient désormais sur moi. Qu'est-ce qu'elles avaient, à me suivre partout? avais-je oublié mon cartable dans le lab de chimie? mes "running" au gymnase?</p>
<p align="left">Plus tard, j'ai fini par comprendre que j'avais commencé à sortir avec Linda du moment que, elle, avait choisi de se blottir contre mon épaule pucelle, et faire une sieste aussi interminable que significative, blottis  que nous étions, transis, sur la banquette d'un gros autobus scolaire <strong>jaune</strong>, en plein mois de février, entre Québec et Hauterive, revenant d'une sortie épuisante au Carnaval de Québec, organisée par la section locale des scouts de la dite localité. Comme quoi, il y a des pactes qui se signent même dans l'immobilité la plus totale.</p>
<p align="left">Donc, j'étais puceau et je l'ai été très longtemps du reste. Mais là, je l'étais en plus dans ma tête, naïf et sans malice; la pire des pucelleries.</p>
<p align="left">Flashback jaune. Ma tête devenait de plus en plus pesante. Je venais de découvrir le confort de la détente musculaire et la moiteur, toute compromettante qui s'ensuivait. De Québec à Saint-Anne-de-Beaupré, j'étais aussi détendu qu'un piquet de clôture. Au garde à vous. De son côté, elle semblait terriblement fatiguée et les cahots de la route la faisait rebondir de sorte que sa tête venait se fracasser sur mes pomettes. Et il y avait ses petits cheveux frisés qui me chatouillaient le nez. J'ai fini par me trouver une position confortable, bien que paradoxale. Je me voyais avec cette inconnue, envahi dans ma bulle. Je m'amusais du contraste entre le chaud à gauche et le froid radiant à droite.</p>
<p align="left"> Rendu à La-Malbaie, l'autobus a fait une halte, tel que prévu à l'horaire. Secoué par la cloche, j'allais, enfin, pouvoir me libérer de cette emprise aussi fâcheuse que délibérée. Elle se leva la première et sans un mot, je fis ce que tout le monde aurait fait en pareille délibération, c'est-à-dire, n'importe quoi, sauf rester là et subir les questions indiscrètes de l'autobus entier.</p>
<p align="left">Donc, revenus de l'escale, savoureuse hésitation, je note qu'elle se prépare, non sans m'en avoir informé, du regard ou du geste, à reprendre le même port d'attache, tout en silence et en délicatesse, sans mot dire qu' eut pu dissoudre le philtre d'amour que sa tête déposée, contre mon épaule dépucelée, avait scellé dans cette promesse incertaine, en même temps qu'intégrale. Il venait de se passer quelque chose.</p>
<p align="left">Intégralité, voilà le mot que je cherchais. Car c'est toujours un peu tout notre être qui se met en joue lorsque, maintenant, comme à l'origine de la nuit des temps, une main étrangère, confiante et audacieuse, tremblante et haletante, cherche à se lier de connivence, avec la part confiante de notre amour des autres, que rien, ni tristesse, ni ennui, n'a pu réduire au silence.</p>
<p align="left">De La-Malbaie à Hauterive, le trajet était sinueux, éprouvant, long en noirceurs de toutes sortes. Pourtant, je me suis conduit, nous nous sommes conduit, comme si le jour n'avait jamais cessé d'exister, refusant d'avance tous les ténèbres. De sorte que nos corps inexpérimentés se sont mutuellement fondus de torpeurs consenties, et qu'une fois l'autobus jaune arrivé en ville, nous nous sommes redressés, contents, rassurés presque, d'avoir laissé l'horizon ouvert devant nous.</p>
<p align="left">Pourtant, à un moment donné, elle avait relevé la main et enserré mon bras de ses doigts délicats. D'un trait de miel, j'avais couvert la pâte filo. Le pacte sacré était scellé dans cette <strong>confiance</strong> réciproque que nous étions seuls à connaître.</p>
]]></content:encoded>
</item>

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