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	<title>fin-de-vie &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/fin-de-vie/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "fin-de-vie"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 13:55:00 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Cette vieillesse qu'on nous annonce si longue: espoir ou juteux marché ?]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/?p=47</link>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 07:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
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<description><![CDATA[Se dire aujourd&#8217;hui, à cinquante ans, qu&#8217;un demi siècle est encore devant, cela peut l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Se dire aujourd'hui, à cinquante ans, qu'un demi siècle est encore devant, cela peut laisser songeur. C'est pourtant devenu affreusement banal. Enfin, pour les<a href="http://www.ined.fr/fr/pop_chiffres/france/structure_population/nombre_centenaires/"> centenaires d'aujourd'hui</a>, nés au siècle dernier. Ils sont plus de 20.000 cette année, contre 100 en 1900. On en prévoit 4 fois plus en 2050, c'est à dire bientôt.</p>
<p>C'est là un des grands paradoxes de notre temps,  où tout est mis en oeuvre pour que nos vies soient les plus longues possibles, avec infiniment de <strong>précaution</strong>, mais où ces mêmes vies sont décrétées presque inutiles avant même d'avoir atteint 60 ans.</p>
<p>Oh, le Législateur fait bien des efforts pour faire croire aux citoyens que nous sommes qu'il faudra travailler plus longtemps, que l'expérience n'est pas sans valeur et que les têtes chenues sont assez<a href="http://annotalim.files.wordpress.com/2008/06/150aff1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-51" src="http://annotalim.wordpress.com/files/2008/06/150aff1.jpg?w=150" alt="Danielle Darrieux à 89 ans dans le film d\'Anne Fontaine (2006)" width="150" height="200" /></a> bien faites encore pour éclairer la lanterne de leur jeunes successeurs. Mais qui le croit ?</p>
<p>La tentative d'un <a href="http://www.dove.ca/beaute/">marchand de savon</a> pour imposer à nos abribus l'image de beautés décaties ou de femmes ordinaires a fait long feu : cela n'était pas vendeur. La banalité et la vieillesse ne sont pas acceptables par le "marché". Dommage, car plus on veillit, plus le savon s'impose pour rester "frais" !</p>
<p>Il n'y a guère que les "vieilles dames anglaises" qui aient eu grâce à nos yeux : le teint rose et poudré, l'oeil bleu porcelaine, une senteur  de lavande. Est-ce bien encore le cas, d'ailleurs, hormis celui de Sa très gracieuse Majesté ? L'Angleterre n'est plus, elle non plus, ce qu'elle était.</p>
<p>Alors, il reste à ceux qui vivent d'une apparence à essayer de la garder : mais le résultat escompté  est le plus souvent affligeant. La beauté de Mme Deneuve et de tant d'autres femmes,  sublimes ou non,  n'a pas résisté aux bistouris réparateurs : rien ne peut réparer ce que le temps a détruit. Ces visages tendus, "botoxés", cette illusion jugée flatteuse n'est que désatre pour ceux qui la vivent : ils savent, dans leur intimité, ce qu'est leur réalité.  La seule force de l'âge est de tenter de l'assumer. Et si possible avec gaité.</p>
<p>Les "Huit femmes" que François Ozon  avait mis en scène représentaient tous les âges de la vie d'une (jolie) femme, de ses prémisses à son achèvement : toutes les transitions sont difficiles. Parvenu au faîte (qu'on y aspire ou pas), il faut bien se résoudre à descendre. Les visages martyrisés par la chirurgie ne se promettent pas de beaux jours. L'égérie de feu Saint-Laurent n'aura jamais plus au même âge la fraîcheur et la pétillance de Danielle Darrieux, demeurées intactes; il est vrai aussi qu'elle n'a jamais eu son talent.</p>
<p>J'ignore pour ma part où se trouve la grâce d'avoir à vivre si longtemps, même si cela ne concerne au fond que très peu de monde : l'espérance de vie moyenne ne dépasse pas, aujourd'hui encore, 85 ans. Du moins est-ce un facteur de prospérité pour certains marchés : celui des cosmétiques (voir lien <a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/fichesect/pdfcommerce/514l.pdf">INSEE</a>) est en constante progression, comme le devient celui de <a href="http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/l-agence-nationale-(1010).cml">l'aide à la personne.</a> Encore faudra-t-il trouver des volontaires.....de plus de 60 ans ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Au coeur du conflit: les émotions avant l'argent]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=132</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 22:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[C&#8217;est de nouveau la série d&#8217;articles de Victoria Pynchon sur la fin de vie de son père]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>C'est de nouveau la série d'articles de Victoria Pynchon sur <a title="Negociating end of life" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/06/articles/conflict-resolution/negotiating-lifes-end-the-coming-crisis-and-likelihood-of-litigation/" target="_blank">la fin de vie </a>de son père qui attire aujourd'hui mon attention. Dans la livraison d'aujourd'hui, elle met remarquablement en valeur les causes principales du conflit et les raisons qui permettraient aux protagonistes de l'éviter.</em></p>
<p>Bien sur dans cette série, Victoria se penche sur la problématique des conflits liés aux soins de santé, mais mon expérience me pousse à croire que les mêmes tendances sont à l'œuvre aussi bien dans les conflits familiaux que dans les conflits commerciaux.</p>
<p>Je me contenterai de vous traduire la conclusion de l'article du jour:</p>
<ul>
<li>c'est la loi et pas les gens qui monétise l'injustice</li>
<li>il s'agit plus de parler de respect que de parler d'argent</li>
<li>reconnaître que l'individu avec lequel vous êtes en conflit défend ses positions pour des questions morales plutôt que vénales est la première étape vers un terrain d'entente</li>
<li>quand les gens se concentrent sur les problèmes financiers, ils ont une tendance générale à devenir moins généreux</li>
<li>notre esprit valorise nos comportements coopératifs, en d'autres termes nous sommes "cablés" pour la compréhension, la compassion, le pardon et la réconciliation (note personnelle de DFO: sur ce point, j'ai parfois mes doutes...)</li>
<li>même les primates contestent lorsqu'ils se sentent traités avec inéquité</li>
</ul>
<p>Voilà de quoi alimenter notre réflexion pour quelques heures supplémentaires.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quand un médiateur s'impose l'épreuve la plus difficile...]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=131</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 07:31:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/?p=131</guid>
<description><![CDATA[Victoria Pynchon est l&#8217;animatrice du blog &#8220;Settle it Now!&#8221; que j&#8217;ai déjà e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><a title="Victoria Pynchon - CV" href="http://www.negotiationlawblog.com/promo/about/" target="_blank">Victoria Pynchon</a> est l'animatrice du blog "Settle it Now!" que j'ai déjà eu l'occasion de citer à plusieurs reprises. Elle a commencé il y a quelques jours une série d'articles dans laquelle elle a choisi de se questionner sur la place du médiateur dans le conflit, et cela à travers une épreuve vécue au quotidien: la fin de vie de son père.</em></p>
<p>Pour le cas ou Victoria lirait mon article, je voudrais y insérer un paragraphe en anglais:</p>
<p>Victoria's series on her dad's end of life is one of the most emotionnaly impacting documents I ever met on the web. I feel deeply impressed by the way she writes on such an emotional story. From her writing you can feel at the same time the personal impact such events have on her and the strive to keep a "cold eye" and trying to remain "third party" to the personal drame. But how can one remain third party to her/his own drama ? I want to express both my admiration and compassion to Victoria. Although I never had the opportunity to meet you other than in cyberspace, I feel this serie is making you closer for all your readers.</p>
<p>Il faut <a title="Negociating life end - part one" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/05/articles/conflict-resolution/negotiating-lifes-end/" target="_blank">lire les articles de Victoria</a> ou elle exprime comment elle va arriver à un certain nombre de décisions pour elle-même. Réussir à être "tiers" à son propre conflit est un travail qui doit pour elle être à la fois crucial et douloureux. Choisir d'en faire part à d'autres, non pas dans une logique exhibitionniste, mais bien dans un souci de partage de la connaissance, est en soi un acte d'un courage extraordinaire.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ces catastrophes que la Terre nous impose comme leçons d'humilité]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/?p=39</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 10:05:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
<guid>http://annotalim.wordpress.com/?p=39</guid>
<description><![CDATA[Heureux les temps plus anciens où les nouvelles du monde ne nous parvenaient qu&#8217;avec lenteur,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Heureux les temps plus anciens où les nouvelles du monde ne nous parvenaient qu'avec lenteur, souvent après analyse, presque toujours avec mesure. Mais la mesure, aujourd'hui, est celle d'un monde immédiat et universel où chaque <em>évènement</em> peut-être  vécu simultanément par tous ceux qui <a href="http://www.uhb.fr/urfist/Supports/StageEvalInfo/EvalInfo_enjeux.htm">accèdent à l'information</a>, soit aujourd'hui déjà près d'un milliard d'internautes, et près du quart de la population mondiale dans les trois ans à venir. La moitié de la population française est aujourd'hui <em>connectée.*</em></p>
<p>La première décade de notre  mois de mai offre à elle seule un <em>panel </em>de désastres assez terrifiant : cyclone meurtrier en Birmanie, tornades ravageuses aux Etats-Unis, puis un séisme majeur en Chine, dont les ondes continueront un certain temps à se propager avec autant de ruines et de détresses induites.</p>
<p>La liste ne sera jamais exhaustive de tous les malheurs qui nous assaillent, nous-mêmes et tous nos semblables, contre lesquels nous sommes le plus souvent complètement impuissants et dont la connaissance immédiate et redondante risque davantage, à terme, de nous incliner au repli plus qu'à la compassion à laquelle l'Espérance nous invite et que la Charité nous impose.</p>
<p>Il est probable que de tous temps et en tous lieux, la Terre a produit tout autant de ces éclats que nous avons très longtemps ignorés. Aujourd'hui, il suffit de se connecter à un site spécialisé (voir lien ci-contre) pour suivre pas à pas ces évolutions, qui sont considérables et terrifiantes,  et dont les plus catastrophiques sont un <a href="http://www.infos-des-medias.net/media-la-revue/2005/12/rien-ne-vaut-une-bonne-catastrophe.php">tropisme <em>juteux</em> pour les medias</a>, toujours avides de fournir à leurs spectateurs ce sang et ces larmes qu'apparemment ils attendent et qui les fascinent, tant il est vrai que la violence (et sa représentation) sont consubstantielles à notre nature** pour assumer notre <em>combat </em>vital et assouvir nos vanités.</p>
<p>Bien loin hélas de l'humilité que devrait nous imposer la conscience de notre fragilité. Celle de toutes ces vies perdues ou brisées, celles des autres, mais tout aussi fatalement les nôtres dont aucune n'échappe, quelque jour, à un malheur.</p>
<p>* étude Nielsen-MediaRatings pour JournalduNet (2007)</p>
<p>**voir Werner Balzer, <em>La sensorialité et la violence</em> in Revue française de psychanalyse, 70,2006,1</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une fin de vie sous les projecteurs.]]></title>
<link>http://emelinecoget.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 09:39:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Emmi</dc:creator>
<guid>http://emelinecoget.wordpress.com/?p=216</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est à l&#8217;aéroport l&#8217;autre jour que j&#8217;ai acheté le Courrier International]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://emelinecoget.files.wordpress.com/2008/05/logosmall.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-217" src="http://emelinecoget.wordpress.com/files/2008/05/logosmall.gif" alt="" width="150" height="66" /></a>C'est à l'aéroport l'autre jour que j'ai acheté le Courrier International. C'est dans ce journal que je suis tombée sur la page insolite. Et, c'est grâce à (ou à cause de) cette page insolite que j'ai complètement halluciné.</p>
<p>Certes, l'info date du 10 avril. Pour les breaking news, on repassera. Mais comprenez. Le Courrier a beau être international, il met quand même quelques jours (semaines?) pour traverser l'atlantique. Peu importe, j'ai quand même halluciné quand j'ai lu cette news :</p>
<p><span style="color:#339966;">Nouveau et intéressant : l’enterrement <em>“pay per view”.</em> Pas le temps d’assister aux obsèques de tante Adèle ? Visionnez la cérémonie sur Internet. Une caméra discrètement installée dans le crématorium de Southampton filme les funérailles, consultables en ligne moyennant 75 livres sterling [94 euros] par famille pendant une semaine. Les parents du cher disparu reçoivent un code d’accès qu’ils peuvent communiquer aux personnes de leur choix. La société Wesley Music propose également des DVD des funérailles (50 livres) et des enregistrements audio (25 livres).</span></p>
<p><span style="color:#000000;"><span style="color:#808080;">Je suis allée faire un petit tour sur le site de la société Wesley Music. Je dois dire que c'est d'un glauque à faire peur : ils vantent les mérites de leurs installations sonores dans les crématoriums (bah oui, faut éviter les résonances), "In most cases the system is easily connected to the crematoria's existing speaker system and commissioned by our own technicians, who will give one day's training on site"; parle high-tech, satisfaction des clients et réputation alors qu'il s'adresse quand même à des personnes en deuil! C'est hallucinant ça!</span> </span></p>
<p>Le bon point c'est qu'on peut choisir sa musique d'enterrement préférée et fournir des dvd de son enterrement à toute la famille. Wouah... la satisfaction! Franchement, qui peut avoir envie de filmer son enterrement et d'en faire un concert rock???</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quels employeurs pour les "seniors" ? Quelle retraite pour les vieux demain ?]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/?p=36</link>
<pubDate>Mon, 05 May 2008 07:53:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
<guid>http://annotalim.wordpress.com/?p=36</guid>
<description><![CDATA[On a considéré, dans les années 80, que les &#8220;jeunes loups&#8221; étaient une denrée préc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On a considéré, dans les années 80, que les "jeunes loups" étaient une denrée précieuse pour les entreprises. Ce fut la grande époque des <em>golden boys</em> qui, tout frais nantis de brillants diplômes et souvent d'une maigre expérience, se sont vu confier des missions importantes, risquées non seulement pour eux, mais aussi pour ceux qu'ils dirigeaient. Ce fut la grande mode aussi du "toilettage" des entreprises où l'on éliminait d'abord les plus vieux. On ne peut pas dire de ce point de vue que les <em>années Mitterrand </em>aient été fort charitables pour les plus de 55 ans. On a alors largement puisé, et pendant vingt ans, dans le <a href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/licenciement/convention-preretraite-totale-du-fne.html">FNE e</a>t mis au rencart toute une population active souvent compétente, toujours expérimentée, qui représentait un savoir-faire qui dans bien des cas ne s'est plus transmis.</p>
<p>La France a trop longtemps cultivé ce paradoxe qui a permis de voir, dans le même temps, des cadres <em>dynamiques</em> et autres créateurs divers effectuer des semaines de 60 heures ou même davantage, harassés par des responsabilités, des objectifs et des emplois du temps parfois insupportables,  et une population active mise en situation de précarité, choisie ou non, assistée ou pas et dans tous les cas plus ou moins exclue des <em>fruits de la croissance</em>, fût-elle modeste.</p>
<p>Les premiers sont usés avant 60 ans, quand ils n'ont pas succombé, dès 50,  à un cancer, une crise cardiaque ou un accident dû à la fatigue.  Ils ne sont pas nécessairement enthousiastes à l'idée de prolonger le contrat. Les seconds n'ont pas toujours eu l'occasion d'améliorer leurs positions ni leurs scores, ils ont de surcroît pris de l'âge presque malgré eux et en France,  les recruteurs n'aiment pas les<em> vieux.</em></p>
<p>Cet acharnement à ne considérer l'âge <em>productif</em> qu'entre 25 et 45 ans est exclusivement français.  Le calcul des retraites devient d'autant plus simple : un grand nombre de salariés sont donc condamnés à ne cotiser que vingt ans, 25 à trente tout au plus.</p>
<p>La solidarité dans le travail n'est plus depuis longtemps ce qu'elle était. Il faudra bien se résoudre, c'est déjà le cas aujourd'hui pour les moins de quarante ans,  à épargner les rentes qui leur permettront, plus tard, de subsister.</p>
<p>A moins que l'on ne considère enfin, chez nous, que l'expérience vaut son pesant d'heures de travail et que les "jeunes retraités" d'aujourd'hui,  qui se sont largement investis dans le bénévolat*,  représentent à eux seuls une masse de cotisations perdues pour ceux qui les suivront bientôt.  On peut d'ailleurs s'interroger sur les limites d'un bénévolat qui est peut-être, pour certains de ses prescripteurs, une autre forme de profit ?</p>
<p>voir étude, sous la direction de Jacques Malet "La France bénévole"  http://www.associations-patrimoine.org/filemanager/files/lafrancebenevole2006.pdf</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mourir de faim]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/?p=25</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 08:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
<guid>http://annotalim.wordpress.com/?p=25</guid>
<description><![CDATA[Du point de vue purement médical, mourir de faim suppose une lente et douloureuse agonie qui peut d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Du point de vue purement médical, <a href="http://www.msf.ch/Mourir_de_faim.216.0.html">mourir de faim</a> suppose une lente et douloureuse agonie qui peut durer de 8 à 12 semaines. Du point de vue éthique et religieux, c'est tout simplement inacceptable dans le monde qui est aujourd'hui le nôtre.</p>
<p>Je ne suis pas économiste et ne m'avancerai pas sur les causes d'une famine qui se profile à notre horizon dans les contrées moins heureuses que la nôtre. Même si aucune époque n'a de ce point de vue été épargnée, mourir de faim dans un monde qui offre par ailleurs tant de prospérité ressortit du simple scandale, de la honte, d'une insulte à l'humanité et à son Créateur. Ceci étant, les famines ont souvent pour causes d'autres fléaux que ceux que la nature a toujours imposées, toutes époques confondues.</p>
<p>Le XXème siècle a été le terrain d'une idéologie dont sont encore victimes (Corée du Nord, Cuba ou à présent le Népal)   quelques malheureuses nations. Les famines plus ou moins <em>orchestrées* </em>en  <a href="http://pm.gc.ca/fra/media.asp?id=1915">Ukraine</a> dans les années 30 ou en  <a href="http://www.faits-et-documents.com/bilan_communisme/holocauste_chinois.htm">Chine </a>trente ans plus tard en témoignent. On évalue pour celles-ci l'hécatombe à plus de 35 millions de morts.</p>
<p>De ce point de vue, la <a href="http://terresacree.org/sous.htm">carte de la faim</a>, établie par la <em>Food and Agriculture organization</em> (FAO) pointe les <em>zones à risques, </em>au centre desquelles <a href="http://www.ahjucaf.org/L-environnement-en-Afrique-nature">l'Afrique</a>, lieu de conflits incessants  et de catastrophes écologiques, détient aujourd'hui le triste record.</p>
<p>On peut donc  s'interroger sur le rôle que la plupart des Etats ont bien voulu accorder au <a href="http://www.ined.fr/fr/recherches_cours/projets_recherche/projets_phares/">travail de leurs démographes</a>, qui ont sans aucun doute largement prévu, et depuis assez longtemps, ce que serait à peu de choses près la situation du Monde aujourd'hui, de sa population et donc de ses besoins vitaux.  On imagine mal en effet une quelconque prospective qui ne tiendrait pas compte, en la matière, des études rigoureuses et détaillées réalisées ici et là par par tant de chercheurs sérieux. On peut d'ailleurs se faire une idée (voir le <a href="http://esa.un.org/unpp/">site de prospective</a> de population de l'ONU) de ce qu'il pourrait être demain. Dommage qu'on y ait pas pensé plus tôt, car nous avons aujourd'hui en la matière, à ce qu'on dit, vingt ans d'erreurs derrière nous.</p>
<p>S'il devient difficile pour les pays nantis d'assumer leur devoir d'assistance, il est effarant de savoir que dans certains Etats,  pour le plus grand malheur de leurs peuples, les dirigeants ne prévoient ni ne gèrent que pour eux-mêmes le pouvoir et ses attributs dont ils profitent abondamment, sans égard pour leur propre pays ni ses populations. Que des fortunes, parfois fondées sur l'aide humanitaire internationale,  souvent sur le détournement de fonds publics, s'amassent hors de leurs frontières et se dépensent ... <a href="http://fr.allafrica.com/stories/200803110907.html">chez nous</a>.</p>
<p>Ceci étant, c'est aujourd'hui que des hommes, des femmes, des enfants, ici ou là, meurent de faim. C'est là le signe d'un mépris inqualifiable. De la science, de la connaissance, de la volonté, de la liberté et du travail des hommes.</p>
<p><em>* conséquences directes gestions totalitaires</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[&quot;La route&quot; de Cormac McCarthy ou l'insoutenable effort de vivre]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/2008/03/30/la-route-de-cormac-mccarthy-ou-linsoutenable-effort-de-vivre/</link>
<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 13:33:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
<guid>http://annotalim.wordpress.com/2008/03/30/la-route-de-cormac-mccarthy-ou-linsoutenable-effort-de-vivre/</guid>
<description><![CDATA[Il n&#8217;y a de prime abord rien de plaisant dans ce livre étrange, maussade, où les mots s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">Il n'y a de prime abord rien de plaisant dans ce livre étrange, maussade, où les mots s'amenuisent en même temps que l'espoir.</p>
<p>L'espoir ténu qui mène un homme, son enfant et leur <span style="font-weight:bold;">caddie</span> vers un ailleurs qui n'est plus nulle part. Car du monde, rien ne subsiste que de rares survivants, des eaux troubles, un air opaque,  les structures déchiquetées de constructions irradiées et le goudron fondu de La route.</p>
<p>Cette vision terrible de ce que serait le monde après un de ces cataclysmes banalisés par les fictions,  traduit sans doute cette peur, cultivée par les mêmes fictions, de l'éclatement de notre société représentée ici par ce caddie,  vestige le plus trivial de notre matérialisme effreiné.</p>
<p>Mais elle peut être aussi celle de la misère extrême que chacun peut atteindre à un moment ou l'autre de sa vie. Quand le monde s'écroule à la suite d'une épreuve, d'une maladie, d'un deuil, d'une perte d'emploi. Ou pire encore, à cause d'une guerre généralisée.</p>
<p>Le monde n'est plus, ici,  qu'une allégorie, celle de la misère suprême, tant physique que morale,  à laquelle parviennent nombre des <span style="font-style:italic;">héros </span>de Cormac McCarthy. Mais alors que <span style="font-style:italic;">Suttree</span> évoluait dans un monde ordinaire, nos deux routards progressent dans un no man's land où la vie elle-même n'est plus qu'une survivance, où l'Autre n'est plus défini comme un semblable, mais d'abord comme un ennemi, sachant qu'il existe, peut-être encore, quelques <span style="font-style:italic;">gentils</span>.</p>
<p>Cette route n'est décidément pas plaisante à suivre, et l'on se force un peu à naviguer dans ce néant, attendant au détour des pages un espoir, une lueur qui ne viennent jamais. Les mots se raréfient à mesure que la progression confirme le désastre. Mais l'homme, toujours, reste humain, avec cette urgence de vivre jusqu'au bout. Jusqu'à la mort, qui le prend sans qu'il ait le temps de savoir que l'enfant, lui, sera sauvé.</p>
<p>A l'heure où l'on s'interroge sur l'opportunité pour certains d'abréger des fins de vies difficiles ou insoutenablement douloureuses, il n'est pas anodin de voir ainsi loué <span style="font-weight:bold;">l'effort de vivre</span> et d' assumer jusqu'à son terme la vie donnée, sa grandeur,  sa misère et sa nécessité.</p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le médecin de la dernière heure]]></title>
<link>http://philippelazare.wordpress.com/?p=36</link>
<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 00:57:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>philippelazare</dc:creator>
<guid>http://philippelazare.wordpress.com/?p=36</guid>
<description><![CDATA[ 


Chantal Sébire est retournée au silence. Après être devenue durant un mois la voix et le vis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<dt><font size="4" face="Lucida Sans Unicode, Lucida Grande"><img width="416" src="http://blogs.laprovence.com/comptes/Les-mots-de-l-actu/public/ET.jpg" height="336" /></font> </dt>
<dd>
<div class="content-wrapper">
<p align="justify"><font size="4" face="Lucida Sans Unicode, Lucida Grande">Chantal Sébire est retournée au silence. Après être devenue durant un mois la voix et le visage insoutenable mais familier du combat pour le droit à la mort, elle s’est éteinte chez elle, hier soir, à Plombières-lès-Dijon. Les dernières heures d’une femme au bout du rouleau, dont la douleur devait être atroce, devient la "dernière heure" des journaux. Dans l’après-midi, son médecin traitant, le Dr Emmanuel Debost, avait été reçu à l’Élysée par Nicolas Sarkozy.</font></p>
<p align="justify"><font size="4" face="Lucida Sans Unicode, Lucida Grande">La venue de Mme Sébire à l’Élysée avait été envisagée il y a quelques jours mais elle était "trop fatiguée". La boucle est bouclée. Toutes les heures qui s'écoulaient la blessaient, elle a vraisemblablement choisi la dernière qui l'a tuée.<br />
Elle est morte le jour où son cas, mille fois débattu dans la presse, à la télé et dans les familles, accédait au sommet de l’État.<br />
Encore une fois, sans intermédiaire, le Président s’est saisi d’un problème de société. Il a donné encore plus de solennité à une affaire privée devenue un débat public. Chantal Sébire est morte mais son destin ne lui appartient plus. Elle est devenue le symbole choquant du droit à mourir dans la dignité. Sa démarche mérite le respect cependant son cas n’est pas forcément représentatif. Sa maladie est extrêmement rare mais elle lui donnait une image qui frappe l’opinion. Il ne faut éluder aucun débat mais se garder de la pensée unique sur la fin de vie.<br />
D’autres personnes qui souffraient d’une maladie incurable ont choisi de se donner la mort dans l’anonymat, avec l’aide de proches ou aidées par un médecin.<br />
Cela demande un cran ou une empathie que beaucoup d’entre nous ne peuvent avoir. Hier, Jean Léonetti, le rapporteur de la loi qui a instauré le droit au "laisser mourir" nous confiait que la demande de Chantal Sébire était "compréhensible sur le plan humain mais irrécevable sur le plan de la loi". Il a été chargé d'une mission pour savoir si le cadre du texte qui porte son nom colle encore à la réalité de la fin de vie.<br />
Avec courage, il a aussi ajouté qu’il fallait "se garder des réponses simplistes". Il faisait référence aux déclarations tonitruantes de Bernard Kouchner affirmant qu'une exception à la loi pour Mme Sébire serait la bienvenue. Nous devons nous confronter à ces questions de l’intime en évitant de succomber à la dictature de l'émotion.<br />
En refusant sans répit de ne défendre que le droit à la mort quand des personnes veulent vivre malgré tout, en trouvant à cette existence qui les quitte de derniers attraits. </font></p>
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<title><![CDATA[Fumées]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/2008/03/18/fumees/</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 09:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je fume, même si ce n&#8217;est pas bon pour moi              et ce, en toute connaissance de cause]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;color:#333333;">Je fume, même si ce n'est pas bon pour moi              et ce, en toute connaissance de cause.</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">Je suis d'ailleurs prête à le payer de quelques              années de moins, car le surplus qu'on me prédit présente pour moi              plus d'inquiétude que d'intérêt. J'entends simplement qu'on me laisse              choisir mon mode de vie, dans un pays réputé libre. Mais l'est-il              encore ?</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">Notre «  sécu » n'est pas en rade à cause              des fumeurs, des buveurs et autres "brûleurs de chandelle".              Elle est en rade à cause d'erreurs de gestion lamentables, d’un<a href="http://www.quid.fr/2007/Securite_Sociale/Budget_Social/1"> excès de demande</a> dont on voudrait nous faire accroire que le tabac              en est la cause, ce que dément l‘espérance de vie de ceux qui bien              souvent en ont  abusé.</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">Nos centenaires et leurs enfants ont connu,              outre au moins deux guerres et bien des privations, ces temps presqu’heureux              où l’on pouvait fumer sa Gauloise en toute liberté. Nos « quadras »              eux-mêmes ne s‘en sont pas privés, et pas seulement dans les bistrots.</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">Las ! Nos pays d‘Occident, s’aplatissent chaque              jour davantage sous le joug  de cette « bien-pensance », issue              pour partie  du principe de précaution et de la sécurité,  parangons              de notre modernité et icônes des publicitaires. Rien n'est pourtant              moins "sûr" que notre vie elle-même issue, pour les plus              vieux, d'un aléa parfait.</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">Je récuse pour ma part un tel cauchemar, qui              aliène nos libertés, nos choix, notre responsabilité. Et pour en              sortir, quoi de meilleur que d’allumer une cigarette, et d’en aspirer              goulûment la fumée... qui me détruira (peut-être ?)</p>
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<p style="text-align:justify;color:#333333;">
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