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	<title>fourre-tout &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/fourre-tout/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "fourre-tout"</description>
	<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 15:38:00 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[La reine de la calculette]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=166</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 22:06:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dites-moi docteur, lorsqu&#8217;on confond le clavier du téléphone avec la calculatrice, est-ce pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Dites-moi docteur, lorsqu'on confond le clavier du téléphone avec la calculatrice, est-ce parce qu'on est épuisée ? Et si, avant de s'en rendre compte, l'on est là à chercher pour le symbole %, de quoi souffre-t-on ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il va y avoir du Spore !]]></title>
<link>http://risbomon.wordpress.com/2008/06/19/il-va-y-avoir-du-spore/</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 00:07:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>risbomon</dc:creator>
<guid>http://risbomon.wordpress.com/2008/06/19/il-va-y-avoir-du-spore/</guid>
<description><![CDATA[Depuis quelques jours, Electronic Arts a mis à disposition des internaute la première démo de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, Electronic Arts a mis à disposition des internaute la <a href="http://www.jeuxvideo.com/downloads/0001/00013746_demo.htm">première démo</a> de l'atelier de bêbêtes variées et amusantes. Je suis tellement déçu de voir que le jeu ne passe pas sur mon Macbook :'( ! En même temps, avec une carte graphique à mémoire partagée…</p>
<div style="text-align:justify;">Qu'importe ! On voit déjà fleurir un peu partout sur le net plein de bestioles les plus horribles les unes que les autres ! Comme il fallait s'y attendre aussi, les dieux en herbe s'amusent à donner vie à des créatures aux phallus énormes ^^' (d'où la déformation du nom "Sporn" ).<br />
Si au quatrième trimestre, Apple nous pond un joli Macbook Pro, je me mettrai à jour :-). Quoi qu'il en soit, un p'tit tour sur <a href="http://www.spore.com/sporepedia#qry=srt-hr">SporePedia</a> (!) permet de se rendre compte des possibilités énormes qu'offre ce jeu en terme de personnalisation ^^ (un peu comme les jeux de Tuning de voiture, en mieux …).</p>
<p><a href="http://bp2.blogger.com/_5ZVX1uAil70/SFsbxwXK6WI/AAAAAAAADH0/u0VJ22m3gdE/s1600-h/Shortlist+-+Hors-s%C3%A9rie+l_express+-+objectif+canada.png"><img style="float:right;cursor:pointer;width:125px;height:140px;margin:0 0 10px 10px;" src="http://bp2.blogger.com/_5ZVX1uAil70/SFsbxwXK6WI/AAAAAAAADH0/u0VJ22m3gdE/s400/Shortlist+-+Hors-s%C3%A9rie+l_express+-+objectif+canada.png" border="0" alt="" /></a>Bref, sinon, rien de spé à l'horizon, j'ai terminé la lecture d'un HS de L'express sur le Canada, numéro très intéressant plein de bons liens et de bonnes infos :-) (avis aux aspirants émigrants comme moi et pour ceux qui se posent la question et qui n'ont pas envie d'aller chez le marchand de journaux du coin, une bonne partie du contenu du magazine est dispo <a href="http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/objectif-canada_508347.html">ici</a> ^^). Un chapitre m'a d'ailleurs bien fait rigoler sur les relations entre les hommes et les femmes… Je sens que je vais m'y plaire :D !</p>
<p>Nous sommes déjà samedi ! J'avais commencé l'article jeudi soir, mais il commençait à se faire tard, puis hier, en rentrant, je n'avais pas envie de rallumer l'ordi, puis c'est toujours la même chanson avec moi ^^ : je me dis que je vais écrire mon article hop vite fait en une petite demie heure, je surf en même temps sur d'autres sites, je trouve d'autres choses intéressantes, etc … Le temps qu'on peut passer juste en surfant aveuglément, c'est fou !</p>
<p>D'ailleurs, je prend de plus en plus conscience de la taille de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blogosph%C3%A8re">Blogosphère</a> est vraiment impressionnante, et que chaque jour sur le net peut révéler son lot de découvertes de blogs très sympas (je pense notamment à ceux de mes semblables Geeks qui sont souvent excellents :D !). Des articles sont publiés un peu partour sur la ou les méthodes à adopter pour voir la fréquentation de son blog monter en flèche… Celà passe le questionnement de la durée des articles (qui chez moi ont plutôt tendance à être longs et soignés), les illustrations, etc …<br />
Pour ma part, même si celà fait toujours bien plaisir de voir des visiteurs et des coms sur le blog, je n'ai pas vraiment envie de me saigner et de passer des heures derrière mon écran à scruter les visites ! Je le fais avant tout par plaisir, car bloguer, c'est à la fois</p>
<ul>
<li>partager</li>
</ul>
<ul>
<li>donner ses opinions</li>
</ul>
<ul>
<li>rester en contact (surtout pour moi qui part à quelques milliers de kilomètres !)</li>
</ul>
<ul>
<li>quelque part être un acteur (minime certes !) de la Grande Toile (Wahoo, dit comme ça ^^ ça a l'air d'un truc énorme :D !)</li>
</ul>
<p>Puis j'aime toujours bidouiller un peu des codes, chercher des "machins" cools à montrer … A chacun son truc ^^. Dès que je finis avec la fac, je pense même me mettre à WordPress, plateforme de blogging plus poussée que Blogger. Le seul hic, c'est l'hébergement dont il faut se charger … Je ne me vois pas non plus acheter un domaine pour un blog <a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/tuzki011.gif"><img style="cursor:pointer;width:34px;height:34px;" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/tuzki011.gif" border="0" alt="" /></a>.</p>
<p>D'ailleurs, concernant la fac, je finis mes épreuves rattrapage jeudi à 16 heures, quelle libération jouissive en perspective<a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/b811f2d8.gif"><img style="cursor:pointer;width:32px;height:32px;" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/b811f2d8.gif" border="0" alt="" /></a> ! J'ai fini le brouillon de ma dissertation, je vais commencer bientôt à essayer de la mettre dans mon crâne ! Voici d'ailleurs une belle idée de couverture pour un projet ou quelque rédaction, jugez par vous même :-)</p>
<div style="text-align:center;"><img style="width:450px;height:254px;" src="http://img.skitch.com/20080621-nb2a1u2in17p44ixb4mkdcsaad.jpg" alt="Wordle - Dissertation" /></div>
<p>Classe, non ? ça s'passe sur <a href="http://wordle.net/">wordle</a> !</p>
<p>Bref, je vais mettre une fin à cet article, depuis hier soir s'est opéré mon esprit un petit relâchement dans le travail, je vais essayer encore de faire mon possible jusqu'à jeudi, je risque de ne pas le regretter si tout se passe bien ^^ ! (faudra aussi commencer à penser à ce qu'on fera jeudi soir pour fêter ça :D, un p'tit bowling, ou plan plage le lendemain ?!</p>
<div style="text-align:center;">Dans tous les cas, ça s'ra la fête ! <a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/tuzki012.gif"><img style="cursor:pointer;width:56px;height:56px;" src="http://sd-1.archive-host.com/membres/images/624971982/tuzki012.gif" border="0" alt="" /></a></p>
<div style="text-align:right;">@+</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vernissage, le vrai...]]></title>
<link>http://logorrhee.wordpress.com/?p=33</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 10:09:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>logorrhee</dc:creator>
<guid>http://logorrhee.wordpress.com/?p=33</guid>
<description><![CDATA[
Bonjour à tous ceux qui tomberont ici ou viendront de leur plein gré, chacun sa santé mentale!
J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://logorrhee.files.wordpress.com/2008/06/tapas.jpg"><img class="size-medium wp-image-34" src="http://logorrhee.wordpress.com/files/2008/06/tapas.jpg?w=300" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><strong>Bonjour à tous ceux qui tomberont ici ou viendront de leur plein gré, chacun sa santé mentale!</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Je te présente en avant première...quoi que c'est déjà ouvert depuis quelques jours...bon ok pas en avant-première mais quand même un peu en exclu, ce blog, terrain de jeu pour mon esprit super <span style="text-decoration:line-through;">tordu</span> aiguisé.</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><em>Pourquoi ai-je changé te demanderas-tu?</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><strong>Over-blog c'est bien, WP c'est mieux...</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">C'était aussi un peu un défi d'arriver à passer sous WP parce que franchement, la quiche que je suis a galéré un petit moment...</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><em>Bon ok, je sais, c'est grave, mais pas de commentaires s'il te plait...</em></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Donc j'espère que tu aimeras la nouvelle version de décompensation.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Un grand merci à </span><a href="http://jesuispasunmecmarrant.wordpress.com/" target="_blank"><span style="color:#888888;">Thomas</span></a><span style="color:#888888;">, qui m'a aidée à migrer, sinon j'aurai pu passer une décennie à chercher comment WP fonctionne...</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Et aussi pour ce joli haut de page qu'il a fait de ses blanches mains! </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">@Tomtom: profites bien de mon moment de faiblesse, ensuite je me remet à te détester cordialement ;op</span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><em>Je suis timbrée?</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#888888;"><strong>Oui, mais c'est parce que je <span style="text-decoration:line-through;">ne vaux rien</span> le vaux bien...<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Donc tu remarqueras que j'ai fait sobre comme l'a si bien remarqué soeurette, un haut de page fait par Thomas, et euh un thème choisi un peu par dépit...</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Dans chaque thème il y a quelque chose que je veux, mais aucun ne regroupe tout ce que j'aimerai...</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">Si tu as des idées, suggestions ou tout autres chose à dire, <span style="text-decoration:line-through;">parle après le bip sonore</span> je te laisse le plaisir de venir me dire des gentillesses...ou pas...dans les commentaires!!</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A-640: Cela va vraiment aider Bois-des-Filion?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=577</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 01:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=577</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avais plein de projets pour samedi dernier (24 mai), mais comme ceux-ci ont tout simplement ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'avais plein de projets pour samedi dernier (24 mai), mais comme ceux-ci ont tout simplement foiré (ce qui n'a toutefois pas empêché ma peau de cuire), j'ai donc changé mes plans, et pris mon appareil-photo, afin de profiter du soleil radieux pour prendre quelques poses de divers chantiers dans le grand Montréal.  Voici donc le premier de deux billets sur le sujet; l'échangeur A-640/route 335, à Bois-des-Filion.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/003g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-578" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/003g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, c'est l'intersection de la route 335 et des bretelles d'entrée et de sortie de l'A-640 ouest.  On travaille à y construire une nouvelle bretelle directionnelle, pour les usagers de la route 335 nord.  Ceux-ci pourront éviter le feu de circulation, et enfiler directement sur l'autoroute.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/006g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-579" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/006g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La route 335 passe au-dessus de l'A-640 par le premier viaduc de ce qui aurait dû être l'échangeur A-19/A-640, soit le plus à l'ouest.  On constate ici que le deuxième sert de piste cyclable, et de fourre-tout de chantier.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/007g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-580" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/007g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La roulotte de chantier est également au bord du deuxième viaduc.  On voit ici les troisième et quatrième viaducs, qui ne font qu'amasser de la poussière, pour l'instant.  Il est à noter que les quatre viaducs ont été construits pendant les années 1970, ce qui leur donne plus de 30 ans.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/010g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-581" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/010g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Cette fois, je suis descendu dans un espèce de sentier, pratiqué dans la forêt, pour prendre cette vue de l'ancien musoir, qui deviendra probablement l'extrémité de la nouvelle bretelle.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/015g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-582" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/015g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Vu sous cet angle, il est évident que l'on utilisera ce musoir pour la bretelle d'entrée, surtout quand on remarque les petits piquets des arpenteurs.  Au loin, à gauche, on peut voir la nouvelle bretelle vers l'A-640 est, construite l'an dernier.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/018g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-583" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/018g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici la tranchée effectuée dans la forêt pour le passage de la nouvelle bretelle.  Et c'est après avoir tenté d'éviter la bouse, que l'on voit bien sur la photo, que j'ai dû me rendre à l'évidence, et me dire que j'<span style="text-decoration:underline;">avais</span> de belles chaussures.  Qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous donner de belles images.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/021g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-584" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/021g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Le terrassement de la bretelle avance assez bien, comme on peut le voir ici.  Au loin, c'est le feu de circulation de l'intersection de la première photo.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/024g1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-586" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/024g1.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Et voilà, j'ai fait le tour du chantier.  On voit ici la même machinerie que sur la première photo, mais de l'autre côté.</span></em></p>
<p>C'est bien beau, tout ça, et ça vient compléter l'autre nouvelle bretelle, vers l'A-640 est, cette fois, qui fut construite l'an dernier.  Mais la question que je me pose, c'est à savoir si ces interventions seront suffisantes pour vraiment libérer l'intersection de la route 335 et de la route 344, aussi appelée chemin Adolphe-Chapleau, qui consiste en la rue principale de Bois-des-Filion.  Il faut aussi se rappeler que le candidat libéral de la circonscription de Vimont, à Laval, Vincent Auclair, avait pris l'engagement de réaliser l'A-19 entre Laval et l'A-640.  Je ne suis pas convaincu que ces bretelles correspondent aux promesses du monsieur.  J'ai plutôt l'impression que le milieu devra faire à nouveau des pressions sur le gouvernement, afin de faire avancer les choses.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lawrence Lessig call for change]]></title>
<link>http://blogueurcitoyen.com/index.php/2008/05/13/archives/548</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 16:49:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>momichel</dc:creator>
<guid>http://blogueurcitoyen.com/index.php/2008/05/13/archives/548</guid>
<description><![CDATA[Lawrence Lessig call for changing the US Congress (video) http://twurl.nl/swv6fs
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Lawrence Lessig call for changing the US Congress (video) <a href="http://twurl.nl/swv6fs" rel="nofollow">http://twurl.nl/swv6fs</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Temps mort]]></title>
<link>http://slrl.wordpress.com/?p=506</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 02:53:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>N°6</dc:creator>
<guid>http://slrl.wordpress.com/?p=506</guid>
<description><![CDATA[

A+, peut être. En attendant, le voyage continue ici, à vitesse réduite.
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://slrl.files.wordpress.com/2008/05/thatsalllogogif.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-505" src="http://slrl.wordpress.com/files/2008/05/thatsalllogogif.png?w=292" alt="" width="292" height="300" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;">A+, peut être. En attendant, le voyage continue <strong><a href="http://www.koinup.com/numero6/works/">ici</a></strong>, à vitesse réduite.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Somewhere over the rainbow]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=165</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 01:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
<guid>http://kennza.wordpress.com/?p=165</guid>
<description><![CDATA[Meilleure version entendue à ce jour :

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Meilleure version entendue à ce jour :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/MVYLLTajwgM'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/MVYLLTajwgM&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réflexion bidon, mais qui vaut son prix...]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=164</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 02:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
<guid>http://kennza.wordpress.com/?p=164</guid>
<description><![CDATA[Petite, je perdais une dent et Fée ma mère m&#8217;offrait des sous qui me paraissaient fortune. G]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Petite, je perdais une dent et Fée ma mère m'offrait des sous qui me paraissaient fortune. Grande, c'est moi qui doit payer plus qu'une fortune lorsque je "perds" une dent. C'est ce qu'on appelle atteindre l'âge de "sagesse" ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ce n'est pas facile de me mettre là-dedans]]></title>
<link>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=179</link>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 21:06:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Belette lachinoise</dc:creator>
<guid>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=179</guid>
<description><![CDATA[

Billet numéro 101&#8230; il n&#8217;y a pas de hasard  &#8230;
Décidément, la Belette est un dr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite.jpg"></a><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite1.jpg"></a><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/caisse4.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-medium wp-image-186" src="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/files/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="268" /></p>
<p>Billet numéro <strong>101</strong>... il n'y a pas de hasard :lol: ...</p>
<p>Décidément, la Belette est un drôle de numéro. Oui, et j'aime bien ne pas être facile à cerner, à mettre dans une boîte. I also like to <em>think out of the box</em>, si vous voyez ce que je veux dire. Désolée si mon manque d'orthodoxie ne fait pas votre affaire, je m'en contrefiche. Alors si ça vous <em>énarve</em>, ne perdez pas votre temps à me sermonner, ce sera un coup d'épée dans l'eau. J'ai créé ce blogue pour m'exprimer, pas pour adhérer à une ligne de parti quelconque.</p>
<ul>
<li>Suis-je de gauche? Euh... oui, mais pas d'extrême-gauche. Social-démocrate un peu style <em>New Labour</em>. Mais une mauvaise idée reste une mauvaise idée, peu importe qui la propose.</li>
<li>Est-ce que je suis en faveur de l'intervention de l'État dans l'économie? Euh... oui et non. Beaucoup ou pas beaucoup? Eh bien moi, les ministères du Plan et les gugusses du genre, ça ne me fait pas tripper plus qu'il faut, notamment parce que ce sont généralement des échecs lamentables. (Vous saviez qu'il y a eu une <a href="http://www.plan.gouv.fr/" target="_blank">Commission du Plan</a> en France?)  Les Tricofil, Sidbec, Société nationale de l'amiante et autres éléphants blancs du genre, non plus. La SAQ? Mmmmmm... quand on voit ce que la privatisation a donné en Alberta, ce n'est pas très tentant.</li>
<li>L'État doit intervenir quand le libre marché est imparfait, non concurrentiel ou que c'est un service incompatible avec le profit. (Les profits excessifs, ça existe. )</li>
<li>Il y a des domaines pour lesquels je ne fais pas confiance au secteur privé. Les hôpitaux? Oh non.</li>
<li>Suis-je féministe? Commencez par définir ce que c'est pour vous, une féministe! Je suis pro-choix. je ne suis pas anti-hommes. Pour le reste, voir <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2008/04/28/ah-les-maudites-feminifascistes-prise-923-soupir/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2007/09/30/repliquer-avec-dignite-au-discours-masculiniste/" target="_blank">ici</a>. Ou cliquer à droite sur Droits des femmes pour voir l'ensemble de ma pensée.</li>
<li>Je suis contre la peine de mort. Dans TOUS les cas.</li>
<li>Je ne suis pas anti-américaine par réflexe. Mais l'impérialisme yankee, comme en Iraq en ce moment, n'est pas ma tasse de thé.</li>
<li>J'en ai long à dire contre les néo-cons du genre du <a href="http://www.newamericancentury.org/" target="_blank">Project for a New American Century</a>. Je ne peux blairer <a href="http://blog.washingtonpost.com/cheney/" target="_blank">Cheney</a>, Bush, Wolfowitz, Condoleeza Rice et tous leurs joyeux compagnons.</li>
<li>Je ne suis pas non plus une pacifiste dans tous les cas et peu importe la situation.</li>
<li>Je crois au Divin. Je crois que la foi peut être une force positive. Mais les religions organisées, c'est une autre paire de manches.</li>
<li>Je ne suis pas anticléricale ou anti-religions. Entre autres, je ne suis pas systématiquement islamophobe.</li>
<li>Je ne suis pas antisémite, mais antisioniste, ça oui!</li>
<li>Je suis une maniaque des droits de la personne, donc pour les droits de  LGBT et des minorités. Vous me voyez venir....</li>
<li>Pour ce qui est de la question nationale (l'indépendance du Québec), et les droits de la minorité anglophone, mon opinion est <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2008/04/26/une-forme-de-nationalisme-que-j%e2%80%99hais-donc/" target="_blank">ici</a>. Je ne suis pas une pure et dure, ça c'est sûr.</li>
</ul>
<p> J'ajouterai autre chose si j'y pense.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vie en suspend...]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=159</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 23:29:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ma vie était quelque peu en suspend ces derniers temps. Comme toute personne qui se respecte, j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Ma vie était quelque peu en suspend ces derniers temps. Comme toute personne qui se respecte, j'en avais marre de faire la girouette en étant à contrat pour mon employeur. C'est bien beau d'avoir des contrats qui tombent l'un après l'autre, mais ça n'apporte pas la sécurité que l'on souhaite en tant que trentenaire. Un matin, je me suis enfin dit: safi, c'est assez, et j'ai fait mes devoirs. J'ai donc négligé mon blogue au profit de ma chasse à l'emploi et je peux enfin crier mon soulagement. Je commence demain mon nouvel emploi (permanent !) et j'espère bien trouver le temps et l'inspiration d'écrire quelques autres lignes ici (plus potables cette fois) sous peu.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Joseph Mallozzi a le même theme que moi]]></title>
<link>http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/?p=179</link>
<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 13:09:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>carol</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hier, j&#8217;annonçais à Fabien ma possible volonté de changer mon design gratos wordpress. Car ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, j'annonçais à Fabien ma possible volonté de changer mon design gratos wordpress. Car oui, ça y est, j'en ai déjà marre. Rapide, comme d'habitude.</p>
<p>Et là, Fabien me sort tout fier de lui : « <i>Mais tu ne peux pas faire ça, tu as le même design que Joseph Mallozzi.</i> »</p>
<p>Le choc.</p>
<p>Joseph Mallozzi a le même design que moi ! La dernière fois que j'étais passée sur son blog, il était noir. Il a migré sur wordpress le gars, il est intelligent.</p>
<p>Bien sûr, là, j'imagine bien une partie de mon lectorat ne pas avoir la moindre idée de qui il est question. Le monsieur travaille sur Stargate. La franchise.</p>
<p>Donc, même s'il est toujours cool de se dire une chose pareille. J'étais fière d'avoir le même magnéto que Nate Fisher, le même mini-disc que Grissom dans les débuts de CSI... Cela ne change finalement rien, et j'ai toujours envie de changer mon design.</p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://josephmallozzi.wordpress.com/" target="_blank"><img src="http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/files/2008/03/josephmallozziblog.jpg" alt="Joseph Mallozzi a le même theme que moi" /></a></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[4 saisons de Grey's Anatomy plus tard...]]></title>
<link>http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/?p=158</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 14:08:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>carol</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je suis donc arrivé à bout de mes épisodes de Grey. Je suis fatigué, et j&#8217;ai eu ma dose, s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis donc arrivé à bout de mes épisodes de <b>Grey</b>. Je suis fatigué, et j'ai eu ma dose, sans conteste. J'ai gardé toute mon objectivité ou presque, jusqu'à la fin. Si ce n'est que je ne savais plus quoi écrire pour le dernier épisode. Mais, j'y suis parvenu. Maintenant, je dois me farcir la fin de saison de <i>Mad Men.</i> Je pense que c'est une série surestimé, enfin ce n'est que mon avis.</p>
<p>En attendant, voici un petit récapitulatif de ce qui s'est passé dans <b>Grey's Anatomy</b>. Ok, il manque la moitié de la saison 4, mais voilà en gros où nous en sommes, soit qui a couché avec qui ! C'est quand même ça le plus important, non?</p>
<p>Donc, en gros, il y a un trait qui relie les personnages entre eux, pour dire si oui ou non ils ont couché ensemble, et j'ai essayé de mettre les saisons. Après, il est possible que j'ai fait des erreurs à ce niveau là, car bon, vu que j'ai enchainé, c'est assez dur de parfois savoir exactement quand cela a eu lieu dans ma petite tête épuisée par son visionnage.</p>
<p>Il fallait quand même que ce soit fait, ce petit récapitulatif...</p>
<p><img src="http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/files/2008/03/greys-anatomy.jpg" alt="4 saisons de Grey’s Anatomy plus tard…" align="left" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un Mark Sloan peut en cacher un autre...]]></title>
<link>http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 13:00:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>carol</dc:creator>
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<description><![CDATA[Oui, je suis toujours dans Grey&#8217;s Anatomy. Il ne me reste plus que 11 épisodes. Mais, j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/files/2008/03/mark-sloan-grey.jpg" alt="Un Mark Sloan peut en cacher un autre…" align="left" hspace="10" />Oui, je suis toujours dans <b>Grey's Anatomy</b>. Il ne me reste plus que 11 épisodes. Mais, j'avoue, hier soir, je n'ai pas allumé ma télévision. Pas la peine de s'étonner, en fait ça m'arrive régulièrement. Il arrive un moment où je ne me sens plus l'envie. Des fois, ça peut durer plusieurs jours, mais je ne peux réellement pas le faire. Qui aurait fait la critique de <i>Jezebel James</i> ce matin ? Hein ?</p>
<p>Bref, je savais qu'<i>Eric Dane </i>jouait dans la série, avant de l'avoir vu. Ce que je ne savais pas, c'était le nom du personnage : <b>Mark Sloan</b> ! Un temps d'arrêt, un moment de vérification, eh oui ! Si c'est bien vrai.</p>
<p><img src="http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/files/2008/03/mark-sloan-murder.jpg" alt="dick van dyke" align="right" hspace="10" />Certains ne comprennent peut-être pas de quoi il est question. Pourtant, pendant longtemps, a sévi sur la télévision familiale un autre <b>Mark Sloan</b>, lui aussi docteur. Beaucoup moins sexy j'en conviens. Mais quand même. 8 saisons et des téléfilms, cela ne peut être totalement anodin, ce n'est pas possible.<br />
Il s'agit de <b>Diagnosis Murder</b>. <i>Dick Van Dick</i> était le docteur <b>Mark Sloan</b> ! Écrit de la même façon. Vous imaginez donc le choc de découvrir une réincarnation dans <i>Grey's</i> !</p>
<p>Cette découverte a été suivie d'une autre. D'un personnage nommé <b>Eric Foreman</b> dont me parle <i>Fabien</i>, alors qu'il me raconte les aventures de <b>House</b>. Étrangement se produit un temps d'arrêt. Une lueur dans le regard. Quelque chose vient de se produire. Il existe déjà un <b>Eric Foreman</b> dans le monde télévisé. Oui, à part que c'est <b>Eric Forman</b>, sans e, et c'était aussi sur la <i>Fox</i>, <b>That' 70s show</b>.</p>
<p>Au fond, j'en conviens, de tout ceci, on s'en fout. Mais, si ça se trouve, il y a encore plus de <span style="font-weight:bold;">Mark Sloan</span> que je ne l'imagine.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pay it forward... c'est à mon tour !]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=158</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 20:42:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Il y a quelques jours, alors que je voguais sur les blogues habituels, je suis tombée sur un bille]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/Payitforward.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align:justify;">Il y a quelques jours, alors que je voguais sur les blogues habituels, je suis tombée sur un billet de l'<a href="http://www.intellexuelle.com/donner-au-suivant-version-intellex/">Intellexuelle</a> qui offrait à son tour le PIF (Pay it forward). J'avais bien remarqué cette nouvelle mode <em>blogueste</em>, mais je n'avais pas eu l'occasion de m'y arrêter. Cette fois, chez l'Intellex, j'étais dans les premières à m'y pointer et j'ai plongé. </p>
<p style="text-align:justify;">Mon tour est donc venu de participer à cette chaîne du «Payer au suivant».</p>
<blockquote><p>Voici les détails :</p>
<p>* N’importe qui possédant un blogue peut participer ;</p>
<p>* Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce billet recevront un cadeau préparé par moi-même ;</p>
<p>* Je vous enverrai votre cadeau dans les 365 prochains jours ;</p>
<p>* En échange, vous devrez «payer au suivant» en faisant la même promesse sur votre blogue (Je ne vous enverrai pas votre cadeau tant que vous n’aurez pas posté de billet à propos du jeu ! Il faut donner pour recevoir !).</p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">Qu'ai-je à offrir ? Eh bien, je voulais d'abord offrir des tatouages au henné, mais je me disais que la distance ne simplifierait pas les choses, alors vous recevrez un cadeau fait main de ma part. Ce pourrait être un coffret du genre de ceux sur les photos des liens qui suivront ou un autre truc de ma création: porte-clés, etc. Nous verrons bien où la créativité me mènera. Toutefois, je suis ouverte aux discussions si jamais un truc en particulier vous tente.</p>
<p><a href="http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/100_2508.jpg">http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/100_2508.jpg</a></p>
<p><a href="http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/BotierChocolats.jpg">http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/BotierChocolats.jpg</a></p>
<p><a href="http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/coffretasie2.jpg">http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/coffretasie2.jpg</a></p>
<p><a href="http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/CoffresBijoux.jpg">http://i247.photobucket.com/albums/gg127/Mwihniya/CoffresBijoux.jpg</a></p>
<p style="text-align:justify;">À vos claviers ! Les trois premiers blogueurs qui écriront un commentaire mériteront un petit cadeau ! :)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Web "Social" est "Anti-Social"]]></title>
<link>http://surlepouce.wordpress.com/?p=4</link>
<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 02:28:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>surlepouce</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vous l&#8217;avez sans doute remarqué, nous sommes inondés d&#8217;offres, de produits vantant les]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vous l'avez sans doute remarqué, nous sommes inondés d'offres, de produits vantant les mérite de la Toile "Sociale". Je suis moi même tombé dans le piège et je dois avouer que cela commence sérieusement à m'agacer. Garder ses contacts professionnels, retourver ses copains, ses amis d'enfance, ses pote de fêtes etc... Ça pulule. Pour n'en citer que quelques uns: Plaxo, L'Internaute (lescopainsdavant), Viadeo, Trombi, Faceparty, HI5, Trombi, LinkedIn et l'incontournable Facebook.</p>
<p>Au finish si on se prend au jeu, on passe son temps à mettre à jour ses info à droite et à gauche, à répondre aux uns et aux autres. C'est bien mais l'avenir ce ne sont pas les rencontres "virtuelles". A force de passer son temps sur Internet, on en oubli de sortir et de rencontrer les gens.</p>
<p>Je vais donc commencer à faire le ménage, nettoyage les plus inutiles - certains sont quand même utiles sur la durée - et sérieusement penser à un retour à des activités sociales moins virtuelles.</p>
<p>Le web n'a pas vraiment une fonction sociale. En fait c'est un outil anti-social et il ne fait que renforcer les faiblesses des uns et des autres.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Changement ou Réchauffement Climatique?]]></title>
<link>http://surlepouce.wordpress.com/?p=3</link>
<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 02:17:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>surlepouce</dc:creator>
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<description><![CDATA[Chacun voit midi à sa porte et on lit de tout sur le sujet. La seule chose dont on soit certain est]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Chacun voit midi à sa porte et on lit de tout sur le sujet. La seule chose dont on soit certain est le temps, les saisons semblent se déregler. En France, hivers anormalement doux, donc on va plutot parler de "réchauffement". En Asie du Sud Est, la saison sèche a été bien moins sèche que d'habitude (petites pluies régulières) et il fait étonnement frais pour un mois de Mars en Thailande. Au Vietnam, ils ont même vu de la neige cette année.</p>
<p>Pour ma part, je penche plutôt pour un "Changement" Climatique</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je suis en panne...]]></title>
<link>http://bienvenuechezcarol.wordpress.com/?p=136</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 23:18:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>carol</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour ceux qui ne le savent pas, je tue le peu de temps libre que j&#8217;ai, quand j&#8217;en ai la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui ne le savent pas, je tue le peu de temps libre que j'ai, quand j'en ai la force, en écrivant des romans (voir par<a href="http://stores.lulu.com/carolcian" target="_blank"> ici</a>).</p>
<p>Aujourd'hui, j'ai dû me rendre à une évidence qui me pend au nez depuis au moins une semaine : je suis cassée, je suis en panne. En gros, je n'arrive plus à écrire quoique ce soit de bon pour mon histoire. Pire que tout, je n'ai plus envie d'écrire cette foutue histoire.</p>
<p>Cela entraine donc irrémédiablement un étrange plongeon vers la déprime. Oui, ça me fait déprimer. Mon pauvre cerveau ne sait plus quoi faire. Il me dit de partir sur autre chose, et moi, je suis extrêmement frustrée de ne pas pouvoir terminer cette foutue histoire. 3 mois. Voilà trois mois que j'ai dû la commencer, et je n'ai pas beaucoup avancé, mais quand même. J'écrivais beaucoup plus avant. D'un côté, j'ai poussé mes capacités rédactionnels à leur limite ces derniers temps, et cette pseudo-histoire était assurément trop psychologique. L'est encore, devrais-je dire.</p>
<p>Il n'empêche, ce n'était pas foncièrement mauvais. Et passé une limite, je sais que cela doit aboutir. Cela n'a pas tourné comme je l'imaginais, le résultat m'apparait étrange, mais j'aimerais quand même y donner une conclusion. Je me sens étrangement prisonnière, et j'ai un besoin d'enclencher le bouton pause.</p>
<p>Rien n'a plus d'effet sur mon moral que ma plume. Je n'ai pourtant pas la nécessité d'écrire continuellement. Bon, dépenser de l'argent fait toujours son effet. N'empêche, quand je suis en panne, je ne sais jamais quoi faire.</p>
<p>Autre problème est que je recommence à devenir claustro. C'est le moment idéal pour foutre le nez dehors et vite, car, mes 10m² commence à me taper sur les nerfs. J'étouffe. Il est évident que mon problème d'écriture y à sa part de responsabilité. Je ne suis pas claustro de nature. Et sincèrement, c'est un truc qui craint.  On a l'impression que la pièce devient plus petite. Et j'ai une obsession sur les bruits. de quoi me rendre folle. Je ne connais pas réellement de solutions saines à mes problèmes, si ce n'est faire le ménage, dégager des affaires que j'aurais dû dégager il y a des mois, et dépenser l'argent que je n'ai pas. Chacun son truc hein!</p>
<p>Tout ceci n'est pas très constructif, mais je me sentais le besoin d'exprimer ce mal être passager. L'un de mes problèmes d'écrivaine.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Distorsions]]></title>
<link>http://kennza.wordpress.com/?p=157</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 20:45:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>kennza</dc:creator>
<guid>http://kennza.wordpress.com/?p=157</guid>
<description><![CDATA[On est de bonne oreille. On s&#8217;investit émotionnellement au fil des histoires aussi dingues le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">On est de bonne oreille. On s'investit émotionnellement au fil des histoires aussi dingues les unes des autres. Tout lui arrive, tuile après tuile, brique après brique. Après un café en sa compagnie qui nous a évidemment vidé, on se demande quand la vie va enfin l'épargner. Après quatre de ses coups de téléphone dans la journée, on est aux prises avec ses problèmes, on réfléchit et on se demande quand les choses se calmeront pour elle. Lorsque nos problèmes nous affligent, on a immédiatement à l'esprit ses mille malheurs et on se console. Puis au gré d'une pleine confiance qui s'installe, elle nous en confie encore plus chaque jour. Un voisin qui l'épie, une connaissance qui souhaite sûrement sa mort, une inconnue qui l'a bousculé dans une boutique certainement parce qu'elle lui en voulait d'avoir acheté le seul chandail qu'elle convoitait. On ne doute pas, elle nous le raconte alors qu'elle est encore sous l'effet de la colère et on la croit. On la croit malgré les caisses d'histoires qui s'empilent dans un placard de notre cerveau. Et plus ça va, plus les histoires se répètent, plus il y a acharnement. Une idée foule notre esprit, mais on la chasse rapidement en se culpabilisant d'y avoir même songé. Alors on l'appelle, on prend de ses nouvelles et l'on fait de la place dans un autre placard pour les boîtes à venir. Elle en profite et nous assaille à toute heure du jour. Les mois s'écoulent et on réalise qu'on suffoque. Elle nous a bourré, nous a asphyxié et c'est maintenant que notre instinct de survie prend les rennes et nous guide à travers les tumultes qu'un esprit malade a semé. Et on s'en veut. On s'en veut d'avoir investit autant. On s'en veut d'avoir été aussi naïf et de s'être laissé mener par les vagues de ses délires et distorsions. On voudrait bien l'aider à cheminer vers les soins nécessaires pour le mal qui la ronge, mais on n'y peut plus rien. Elle a siphonné toute l'énergie qu'on avait et faut se l'avouer, rendu là, on préfère s'en éloigner. La maladie mentale n'est pas des plus faciles à côtoyer, surtout lorsqu'elle n'est pas traitée. Alors on coupe les ponts, on choisit de désormais penser à soi et sa famille et, à quelque part, on choisit de se protéger, car à ses yeux, l'on est désormais l'ennemi juré.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bienvenue dans l'Education Nationale]]></title>
<link>http://julietterebello.wordpress.com/2008/03/01/bienvenue-dans-leducation-nationale/</link>
<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 22:44:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Juliette Rebello</dc:creator>
<guid>http://julietterebello.wordpress.com/2008/03/01/bienvenue-dans-leducation-nationale/</guid>
<description><![CDATA[Préface

1ère partie : La première année
Benjamin, Marie, Jordan

2ème partie :

Mélissa
17èm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">Préface</font></p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">1ère partie : La première année</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Benjamin, Marie, Jordan</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">2ème partie :</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Mélissa</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">17ème chapitre : découverte de mon nouveau collège</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">18ème chapitre : les transports en commun</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="left"> <font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3">19ème chapitre : Comment ça va cette année ?</font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">20ème chapitre : l'ère du zapping</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">21ème chapitre : un autre modèle d'éducation</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">22ème chapitre : la formation et l'évaluation des professeurs</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">23ème chapitre : le plaisir d'enseigner</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Fatou</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">24ème chapitre : le doigt écrasé</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">25ème chapitre : Nathalie</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3">26ème chapitre : la documentaliste</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3">27ème chapitre : des intervenants extérieurs face aux ados</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3">28ème chapitre : le rôle de la société dans l'éducation</font></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">29ème chapitre : l'énormité des programmes</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">30ème chapitre : une réunion impromptue</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">31ème chapitre : réunion avec les femmes du 212</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">32ème chapitre : arrêt des cours momentané</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Sharndip</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">33ème chapitre : une vie frustrante</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">34ème chapitre : se battre contre les préjugés</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">35ème chapitre : 4è d'aide et de soutien</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">36ème chapitre : paysage</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">37ème chapitre : éduquer à la citoyenneté </font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">38ème chapitre : “C'est toi le prof ?”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Yacine</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">39ème chapitre : les collègues</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">40ème chapitre : les enseignants qui ont jalonné mon parcours</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">41ème chapitre : portrait d'un principal</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">42ème chapitre : les moutons</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">43ème chapitre : dans le métro</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Amira</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">44ème chapitre : Stéphanie se délecte d'avance... mais beaucoup se découragent.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">45ème chapitre : le mythe de l'autorité</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">46ème chapitre : jeudi noir</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">47ème chapitre : classes idéales et classes pourries</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Célia</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">48ème chapitre : scènes de classe</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">49ème chapitre : le collège, un microcosme de la société</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">50ème chapitre : notre système scolaire</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Boubaker</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">51ème chapitre : les drogues des enseignants</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">52ème chapitre : des élèves attachants ?</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">53ème chapitre : les professeurs</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">54ème chapitre : la loterie</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">55ème chapitre : Je veux mes sous !</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">56ème chapitre : Pourquoi rémunérer les enseignants en fonction de leurs résultats serait-il une catastrophe ?</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">57ème chapitre : pigeon à sens unique</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">58ème chapitre : Flaubert ou Balzac auraient-ils tenu le choc ?</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">59ème chapitre : polémique au sujet du label “ambition réussite”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">60ème chapitre : le danger d'un langage pauvre</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Sukanya</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">61ème chapitre : mes plus belles victoires</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">62ème chapitre : des parents qui ne méritent pas leurs enfants</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">63ème chapitre : « Tirez-vous d'ici ! »</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">64ème chapitre : sous le manteau</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">65ème chapitre : le manque de structures en Français Langue Etrangère</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;"><font face="Bitstream Charter, serif">66ème chapitre : un petit espoir de changement</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">67ème chapitre : un ordinateur pour tous les élèves entrant en 6è</font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">68ème chapitre : Il faut tirer la sonnette d'alarme.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><i>Sandra</i></font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">Conclusion</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="center"><font face="Amazone BT, cursive"><font size="6"><b>Bienvenue dans l'Education Nationale</b></font></font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif"><b>Préface</b></font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Ma réflexion est une réflexion qui évolue, qui a évolué d'ailleurs au cours même de la rédaction de ce livre, car le métier de professeur est un perpétuel questionnement. Il est donc fort possible que dans deux ou trois ans, en relisant cet ouvrage, j'aie envie d'en jeter la moitié aux orties. Mais plutôt que de me livrer à de pareils excès, je préfère – et j'invite le lecteur à faire de même – considérer que ces réflexions ne sont qu'une étape, qu'elles n'ont rien de certitudes, et qu'elles ne valent que pour les questions qu'elles soulèvent, bien plus que pour les quelques réponses qu'elles peuvent apporter.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mon expérience est très limitée : ces pages ont été rédigées, ou plus exactement jetées en vrac sur le papier, au fil de mes premières années d'enseignement. J'ignore ce que je penserai dans dix, quinze, ou vingt ans, et comment l'Education Nationale aura évolué. Le seul point sur lequel je ne pense pas changer d'avis, c'est que le système d'enseignement français actuel dans le secondaire va mal, qu'il s'embourbe chaque jour un peu plus, et qu'il faudra beaucoup d'énergie et de volonté pour le tirer du trou où il s'est enlisé.</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	<i>A Marie, Mélissa, Yacine, Tishivantan, Kamélia et Tifanie, Fatou et tous les autres...</i></font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	1ère partie</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	1er chapitre</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Je me lève aujourd'hui le coeur battant. L'excitation m'a tenu lieu de réveil, d'ailleurs je n'ai presque pas dormi de la nuit, comme je m'y attendais. Pourtant, ce n'est pas ma première rentrée : un an plus tôt, presque jour pour jour, j'ai fait mes premiers pas dans l'arène, face à trente-cinq élèves de seconde qui n'avaient guère que cinq à sept ans de moins que moi. J'appréhendais beaucoup ce moment, craignant qu'ils ne prennent pas au sérieux cette jeune femme de vingt et un an qui se prétendait leur professeur. J'ai appris ce jour-là que celui qui se trouve derrière le bureau, quel qu'il soit, est toujours considéré comme “l'autre”.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mes élèves n'étaient malheureusement pas les seuls à voir en moi une étrangère : dans cet immense lycée où la moyenne d'âge des enseignants devait tourner autour de quarante ans, et où de nombreux élèves de BTS étaient presque aussi vieux que moi, ma présence en salle des professeurs ne laissait pas d'en étonner beaucoup les premiers temps. La première fois que je m'aventurai dans cette antre sacrée, un homme à cheveux gris, l'air affable, s'adressa à moi en ces termes : “Vous désirez quelque chose, Mademoiselle?”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Rien de tel aujourd'hui. Il y a fort à parier que les enseignants du collège de Seine-Saint-Denis où j'ai été nommée me reconnaîtront sans peine comme une des leurs. Je suis sur le quai du RER B, bien en avance, et à la recherche d'une collègue que je n'ai jamais vue qu'en photo et dont j'ai eu l'adresse email totalement par hasard, en m'adressant à un syndicat dont elle est justement l'une des représentantes. Un hasard qui me réconforte car je ne me sens pas à mon aise. Et si je me perdais? Vers qui me tournerai-je en entrant dans la salle des profs? Arriver avec quelqu'un qui connaît déjà du monde m'évitera sans aucun doute une longue attente embarrassée dans un coin, à grignoter des petits gâteaux pour me donner une contenance en espérant qu'une autre personne veuille bien m'adresser la parole.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	La voilà enfin, au bout du quai. Il faut dire qu'on ne peut pas la louper. Les cheveux rouge vif, coupés très courts, maigre voire un peu décharnée, un grand sourire aux lèvres et la voix enrouée des fumeurs qui ne se sont jamais repentis, je la repère sans hésiter alors qu'elle est en train de bavarder avec une connaissance. Je m'avance, je me présente. Bernadette s'exclame, me fait la bise, m'introduit auprès de la collègue qu'elle a déjà retrouvée. Je pousse un ouf de soulagement. Comme elle me l'a expliqué dans son email, elle est la doyenne de l'établissement, du moins jusqu'à ce jour. En compagnie de quelqu'un qui enseigne dans mon nouveau collège depuis que je suis née, je n'ai pas besoin de m'inquiéter.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Un peu moins d'une heure plus tard, nous voici tous réunis en salle des profs. Ca papote, ça pousse des soupirs -”Oh déjà la rentrée! Qu'est-ce que ça passe vite!- ou bien de petits cris de joie- “Salut Christine! Alors, ce voyage au Sri Lanka?”. Dans ce brouhaha je ne me sens pas aussi perdue que je le craignais car beaucoup ont l'air nouveaux comme moi. L'ambiance est bien différente de celle que j'ai connue dans l'établissement où j'ai effectué mon stage. Combien y a-t-il ici de professeurs de plus de trente ans? Certains ont encore presque un visage adolescent, et ceci me rassure. Les élèves ne s'attendent sans doute pas à voir apparaître des quinquagénaires, ici.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Le principal interrompt enfin ces dizaines de petites conversations. Petit, chauve, un je-ne-sais-quoi de spécial dans l'attitude générale, l'air sûr de lui. Nous prenons place dans le réfectoire, pour une longue matinée où l'on ne nous épargnera pas, j'en ai peur, de longs et pompeux discours. Mais la curiosité me maintiendra éveillée : je dévisage discrètement tous mes nouveaux collègues, avec lesquels je serai sans doute amenée à travailler pendant de nombreuses années.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	En fin de matinée, le principal réunit toutes les nouvelles recrues, parmi lesquels figurent en majorité des néo-titulaires, c'est-à-dire des enseignants frais émoulus de l'IUFM. Les propos qu'il tient me surprennent un peu : il parle du respect de l'élève -qui compte parmi les plus grands poncifs de rentrée- en citant pour exemple un jeune qui venait de s'acheter de nouvelles baskets et qui, pour ne pas les abîmer, refusait de suivre le cours d'EPS. Le professeur,  n'étant pas parvenu à deviner la raison de ce refus, l'avait sanctionné trop hâtivement, alors qu'une bonne discussion aurait pu régler l'affaire. Est-ce à dire que l'enseignant a eu tort, qu'il faut comprendre et respecter le souci qu'un élève a de préserver l'immaculée blancheur de ses baskets? Je veux bien qu'on prête l'oreille aux problèmes des adolescents, mais pousser la tolérance aussi loin me semble pour le moins risqué, et sans aucun rapport avec un quelconque respect de l'élève.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Cet étrange discours me sort néanmoins de la tête aussi vite qu'il y est rentré. Je sens que je vais me plaire, ici, dans cet environnement jeune et dynamique... Je suis si impatiente de commencer, si enthousiaste, si pressée de mettre à l'oeuvre toutes les idées qui m'assaillent!</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Il faut dire qu'elles me trottent dans la tête depuis longtemps, ces idées. Quand j'ai le temps et un stylo à portée de main, je les note sur des bouts de papier, qui commencent à s'accumuler dans des tiroirs. Je sens que j'ai la vocation. Beaucoup pensent : “Mouais, elle fait juste comme ses parents...” Non, je récuse cette accusation de manque d'originalité : ce n'est pas l'influence parentale qui m'a dirigée vers cette carrière, même si le fait d'avoir toujours baigné dans un milieu enseignant me permet quand même de ne pas me sentir en terrain inconnu. Si j'en suis là aujourd'hui, c'est à la suite d'une longue histoire.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Lorsque je suis entrée en sixième et que l'un de nos professeurs nous a demandé ce que nous voulions faire plus tard, j'ai écrit sur ma feuille de présentation : “professeur de français et écrivain”. Il a dû me trouver bien présomptueuse pour une gamine de pas tout à fait dix ans et demi, surtout quant à la deuxième partie de mon programme. Cette volonté de devenir enseignante venait peut-être seulement, à ce moment-là, de mon goût pour la lecture, l'écriture, et la discipline intitulée “français”. Mais au fil des années, elle s'est peu à peu solidifiée : j'avais déjà des idées, à cette époque, pour faire par exemple progresser mes camarades en orthographe. J'avoue que l'inspiration, de ce côté-là, m'a quittée depuis. Par dessus tout, je pris l'habitude de me mettre à la place de mes professeurs, et de critiquer assez systématiquement leur façon de faire et d'enseigner, ainsi que leur attitude face à certains élèves. Il y a quelques exemples qui me reviennent, aujourd'hui. Particulièrement celui de Tony, mon voisin de table en physique-chimie où nous étions placés par ordre alphabétique, à qui je filais invariablement les réponses du texte à trous qui inaugurait chaque interrogation dans cette matière. Voici comment il maintenait sa moyenne autour d'un honorable 5/20. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Tony avait de superbes yeux bleus et une jolie frimousse déjà très masculine, toujours agrémentée d'un sourire chaleureux. Non que mon coeur d'adolescente fût ému par cette beauté : Tony et moi étions bien trop dissemblables en termes de scolarité et dans tout autre domaine d'ailleurs pour que l'un d'entre nous songe à s'intéresser à l'autre. Mais je trouvais ce garçon extrêmement sympathique. Et par contraste, l'attitude des professeurs à son égard extrêmement choquante. Nous formions une très bonne classe de 4è, puis de 3è, et Tony était indiscutablement ce qu'on a coutume d'appeler un mauvais élève. Voire carrément le cancre de la classe, qui n'apprenait jamais ses leçons et terminait toujours le trimestre avec une moyenne catastrophique. Dans un collège de centre-ville plutôt “bien fréquenté” comme le nôtre, cela faisait tâche. Les professeurs, on s'en doute, ne l'appréciaient guère.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Pourtant, Tony, à ma connaissance, n'était pas un perturbateur ; de ces élèves qui s'amusent à déranger le cours pour se faire remarquer ou pour le plaisir de déranger. Bien sûr, j'ai bien conscience, pour avoir déjà une petite expérience de l'enseignement, qu'il existe de grandes différences de perception entre les élèves et les professeurs. Les élèves ne se rendent pas du tout compte de la difficulté qu'il y a à gérer une vingtaine ou une trentaine de têtes qui ne veulent pas toujours faire l'effort de fonctionner, et encore moins à l'unisson. Mais notre classe était je n'en ai aucun doute une classe studieuse et agréable. Je me rappelle encore presque tous mes camarades, et l'importance qu'ils accordaient à la chose scolaire, souvent grâce à l'influence familiale. Tony, parmi tous ces “bons” élèves, se trouvait certainement très isolé. Quand bien même il aurait essayé de créer un quelconque désordre, il n'aurait eu aucune chance d'être suivi. Et ce n'était de toute façon pas son style. Non, la seule chose qui agaçait les enseignants, c'était qu'il répondait.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Il répondait sans forfanterie, sans volonté de provoquer, quand il se sentait agressé ou qu'il avait l'impression d'être victime d'une injustice. Il le faisait toujours avec le sourire. Et moi, l'élève-modèle, la chouchoute de tous les adultes, j'applaudissais silencieusement. Car ces mêmes adultes s'adressaient souvent à lui de manière particulièrement dépréciative. Je trouvais qu'ils froissaient sa dignité sans raison, et qu'ils étaient totalement dénués de psychologie. Tony n'était pas un mauvais bougre, et je suis certaine qu'il se serait montré très sensible à m'importe quel encouragement. C'était probablement l'un de ces gamins qui ne savaient pas apprendre une leçon, qu'on ne poussait pas à la maison, et qui ne se sentait pas fait pour les études. En quoi il avait tort, parce qu'il me paraissait très intelligent.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	En bref, je me disais : “Si j'étais le prof, voilà comment, moi, je réagirais...”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Je ne suis pourtant pas une donneuse de leçons. La preuve, c'est que dès que j'ai pu, j'ai décidé de me frotter à la réalité. J'ai vu également nombre de reportages dans des collèges souvent difficiles, et je conçois de grandes espérances, malgré la dureté apparente du métier... Sans me prendre pour une héroïne, donc, je pense que j'ai la vocation.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Avant tout, ce que je veux et ce que j'espère vouloir toujours, c'est ouvrir l'esprit de mes élèves. Particulièrement d'éveiller leur sens critique. Je ne suis pas une fanatique de la grammaire, même si j'apprécie la logique, l'ordre, l'art du détail, toutes qualités qui font de moi– ou qui faisaient, car mes souvenirs commencent déjà à s'estomper – une latiniste accomplie. Je n'ignore pas que je ne possède pas un gabarit propre à impressionner des adolescents, ni une expérience qui me conférerait plusieurs longueurs d'avance. Je compte sur une arme secrète, l'humour, et sur mon enthousiasme débordant pour affronter, enfin, la réalité. L'année dernière, les lycéens, c'était de la rigolade. Demain, je passerai enfin l'épreuve du feu.</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;"><font face="Bitstream Charter, serif">	2è chapitre</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;"><font face="Bitstream Charter, serif">	Ils n'ont pas l'air bien méchants. Juste un peu ennuyés, au bout des dix premières minutes de mon discours. Il faut dire que mon discours, je l'ai peaufiné : j'ai passé le week-end dessus. J'y énonce l'organisation du travail pour cette année, le matériel qu'ils doivent acquérir au plus vite, ainsi que les règles qu'ils devront respecter “afin que l'année se passe au mieux pour chacun d'entre nous”. C'est du fait maison, car je n'ai reçu aucun conseil de l'IUFM en la matière. Voilà, c'est dit, j'essaye d'avoir l'air sévère, ils sont au courant maintenant de ce qu'ils peuvent et ce qu'ils ne peuvent pas faire. On peut passer à autre chose.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Les fiches de présentation par exemple. Elles devraient me permettre de connaître bien mes élèves, car je suis curieuse, et je ne veux pas avoir devant moi vingt-quatre parfaits inconnus pendant une année entière. Le côté relationnel compte beaucoup. J'espère que dès ce soir je pourrai lire des fiches très détaillées sur chacun d'entre eux...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Une élève de 4è lève le doigt. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	“Madame, qu'est-ce que ça peut bien vous faire le numéro de téléphone de nos parents?”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Je mets le ton insolent de sa question sur le compte d'un manque de maturité et de savoir-être, et je réponds comme je peux, en bafouillant car je ne m'attendais pas à une telle demande. J'ai tort de ne pas prêter attention à son petit sourire narquois et à la formulation de la phrase ; j'aurai à le payer assez cher par la suite. Mais je suis encore fraîche et naïve.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Un autre élève, dans une classe de 5è cette fois, n'écrit rien du tout sur sa feuille. Je vais auprès de lui, je lui demande gentiment pourquoi il ne prend pas son stylo qui repose à côté de lui, mais je n'obtiens qu'un grognement, à force d'insister. J'exige finalement, lorsque la sonnerie retentit, qu'il me rapporte sa fiche de présentation pour le cours suivant. Je n'aurai jamais le moindre bout de papier. J'ignore encore que cet élève ne sait quasiment ni lire ni écrire.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	En fermant la porte de ma salle, quelques jours après la rentrée, j'aperçois l'une de mes collègues, débutante elle aussi, sermonnant avec véhémence un grand gaillard qui ne lui prête aucune attention. Je me dis à part moi, avec une bonne dose de puérilité : “Ah ben, après tout je ne me débouille pas si mal, ça ne m'est pas encore arrivé, ça.” On est toujours content quand les problèmes arrivent aux autres et pas à soi-même. On se rassure comme on peut.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Je m'habitue au fil des jours à la vie de l'établissement. Il y a les rituels, la queue devant la photocopieuse le matin, les papotages de la cantine, c'est plutôt sympathique quand on a derrière soi quatre heures de cours intensives. Je me découvre un appétit féroce : à l'heure du déjeuner, je dévorerais n'importe quoi tant mon estomac gronde. Il faut dire qu'ici tout le monde carbure au café ; moi, mon remède ce sont plutôt les petits gâteaux, à dix heures et à quatre heures. Sans eux, je ne pourrais pas tenir, vue l'énergie colossale que je dépense chaque jour. Il y a aussi beaucoup de professeurs qui fument. Chacun tient comme il peut.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Car le métier est épuisant. Je me rends très vite compte, dès les premiers jours, qu'enseigner est un exercice intellectuel de haute voltige : il faut pouvoir à la fois animer le cours et surveiller les élèves. L'animation à elle seule n'est pas évidente : je dois me souvenir très exactement de ce que j'ai prévu de faire, des objectifs et du déroulement de chaque séance. A huit heures du matin c'est facile. Au bout de six heures de cours, je n'arrive même plus à prononcer une phrase cohérente devant mes élèves. A chaque nouvelle heure la sonnerie retentit, impitoyable, puis c'est le raffut dans les couloirs. Il faut savoir vite passer à autre chose, changer de matière pour les élèves, changer de sujet et de niveau pour moi. C'est dur pour tous. A la fin de la journée, tout le monde est énervé. A la fin de la semaine, le dernier après-midi, n'en parlons pas.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Cependant il ne suffit pas de mener le cours : il faut encore avoir vingt-quatre paires d'yeux fixés en permanence sur chaque élève. Certains, bien sûr, n'ont pas vraiment besoin d'être surveillés. Mais d'autres requièrent une vigilance accrue. Dans certaines classes, la majorité des enfants ou adolescents qui me font face ne peuvent pas soutenir leur attention plus de trois minutes, parfois pas même trente secondes. Il faudrait pouvoir se dédoubler, voire se déquintupler. Comme c'est impossible, il ne me reste qu'à acheter des kilos d'aspirine.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Heureusement qu'il y a mes 5è. Quel calme merveilleux quand ils entrent en classe et qu'ils attendent sagement qu'on leur dise de s'asseoir... C'est si reposant. Ce n'est pourtant pas une classe idéale comme en rêve tout enseignant : on y trouve deux représentants de ce qu'on nomme pudiquement des “éléments perturbateurs”, et quelques autres qui manquent terriblement de cette faculté de concentration indispensable à une scolarité sereine. Mais cela ne suffit pas à créer des effets de groupe, ennemis redoutables du professeur.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Les effets de groupe pourraient être un thème de recherche scientifique intéressant, si seulement j'avais un peu de temps en dehors de la préparation de mes cours et de la correction des copies pour m'y pencher. Ce n'est malheureusement pas le cas, mes week-ends sont surchargés, et le peu de capacités intellectuelles qui me restent le soir me permettent tout juste de m'avachir devant la télévision, ou à la rigueur, de revoir mes cours du lendemain. Ce qui ne m'empêche pas d'étudier mentalement, au fil des jours, ce phénomène captivant.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Il y a dans presque chaque classe, et sans doute dans presque chaque groupe humain quel qu'il soit, une proportion non négligeable de “mous”. C'est-à-dire des gens influençables, aussi bien dans le bon sens que dans le mauvais. Quand cette masse indistincte côtoie des élèves sérieux et acharnés au travail, qui tirent la classe vers le haut, et quand les “éléments perturbateurs” qui risqueraient d'inverser la tendance sont vite repérés et isolés, à condition qu'ils ne soient pas trop nombreux, les “mous” sont influencés de façon positive. Mais on peut aussi avoir à faire face à l'effet contagieux de certains leaders, qui trouvent peu ou pas de résistance, et entraînent une classe sur la mauvaise pente. C'est ce qui semble se passer avec la 4èD. Par bonheur, je n'ai pas cette classe. Mais apparemment, dès les premiers jours, tous ses professeurs s'arrachent les cheveux. C'est Bernadette qui en est la professeure principale, c'est-à-dire la malheureuse chargée de faire le lien entre tous les membres de l'équipe enseignante, et de trouver des solutions à des problèmes insolubles. Elle ne cache pas sa colère, car il y a dans cette classe deux élèves qu'il faudrait absolument séparer, et le principal refuse de prendre une telle décision. Dès le mois de septembre, elle fait un rapport à la direction pour avertir celle-ci des gros problèmes que pose la 4èD, espérant au moins une intervention musclée de la part du principal. Mais ce rapport reste lettre morte.</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Quant à mes 4è à moi, je suis effarée par leur niveau. Certains d'entre eux ne savent ni lire ni écrire ; entendons par là qu'ils ne font que déchiffrer péniblement un texte, même simple, sans le comprendre, et qu'ils ne peuvent pas écrire plus de deux ou trois lignes, voire aucune, dans n'importe quel exercice d'expression écrite. Ceux-là suivent trois heures de plus par semaine dans une classe aux effectifs réduits dite “d'aide et de soutien”, animé par trois professeurs, dont moi, qui se relaient pour assurer les cours par groupe de deux. C'est une excellente initiative, j'aurai l'occasion de le vérifier au cours de l'année. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Se pose aussi à moi le problème que rencontre tout professeur au cours de sa carrière : celui de l'hétérogénéité des classes. C'est un sujet tabou dans une école dont la règle absolue est l'égalité des chances. Il m'apparaît très vite que cette égalité est un leurre, qui lèse parfois tout le monde. Cependant l'hétérogénéité n'est pas un problème simple : dans certaines classes, la présence de très bons élèves permet souvent de tirer des plus faibles, ceux qu'on appelle des moyens, vers le haut. Mais lorsque ces mêmes très bons élèves ont plusieurs années d'avance, en matière de connaissances mais aussi et surtout d'autonomie et de savoir-faire, sur bon nombre de leurs camarades, le professeur est assailli par un terrible dilemme, et se voit obligé de sacrifier une partie de la classe. Il existe bien quelque chose qu'on appelle la pédagogie différenciée, mais je ne l'ai jamais vue mise en pratique dans aucun des stages que j'ai effectués lors de ma deuxième année d'IUFM, et je n'ai pas non plus entendu relater d'expérience à ce sujet. Je ne suis apparemment pas la seule : combien de collègues entendrai-je expliquer qu'ils se soucient bien plus de pallier aux lacunes de leurs élèves plutôt que de suivre un programme qui leur paraît tout simplement irréalisable? Effectivement, quel architecte aurait l'idée de construire le quatrième étage d'un immeuble, alors que les fondations ne sont pas du tout solides? Le problème, c'est qu'on a parfois affaire à des élèves qui sont déjà au quatrième étage, voire au cinquième, et d'autres qui n'ont pas encore atteint le rez-de-chaussée. Je choisis d'aider ceux qui peuvent à bâtir le quatrième étage. Mais je ne me sens pas à l'aise. Et j'ai l'impression que l'égalité des chances est sérieusement compromise.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Ce qui me frappe par-dessus tout, c'est le manque d'autonomie d'une écrasante majorité de mes élèves. Ils attendent qu'on fasse tout à leur place. Qu'on leur dise tout. Même les bons élèves. Il faudra que j'y réfléchisse et que je trouve des solutions rapidement...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	En attendant, j'ai de quoi m'occuper. L'année dernière, j'avais peur de ne pas m'en sortir, moi qui ai fait mon stage au lycée. Je me débrouille honorablement, mais j'ai l'impression de travailler tout le temps. J'ai pourtant un emploi du temps assez agréable. Il faut simplement que je m'habitue à ce style de vie. Cela mettra du temps. Par bonheur, je vis depuis la rentrée avec celui que j'aime, qui fait ses études à Paris, et cette vie commune m'est absolument nécessaire pour supporter le quotidien. Rentrer chez moi et passer toute la soirée et toute la nuit solitaire, sans personne à qui parler, me paraît insurmontable. L'une de mes collègues est pourtant dans cette situation : elle a été nommée dans l'académie de Créteil contre son gré, comme beaucoup d'autres, et elle galère financièrement pour trouver un appartement dont elle puisse payer le loyer tout en rentrant le week-end embrasser son fiancé. Mais c'est surtout psychologiquement que cette séparation lui pèse. Elle m'avoue allumer la télévision tous les soirs, car cela lui fait une présence et lui permet de se vider l'esprit. Je vois bien pourtant qu'elle a les traits tirés, qu'elle est parfois à bout, qu'elle ne rêve que d'une chose : revenir chez elle, en Alsace.  L'angoisse la tenaille en permanence, car elle n'est pas sûre du tout d'obtenir sa mutation au bout d'un an ; et supporter encore une année ici lui semble tout simplement impossible... Combien sont-ils à débuter leur métier dans des conditions extrêmement dures, séparés de tous ceux qui pourraient leur apporter le soutien dont ils ont désespérément besoin? A être nommés dans une académie si vaste qu'ils n'ont aucune idée de l'endroit où il va leur falloir se loger, jusqu'à ce que, le jour de la rentrée, voire une semaine après la rentrée, on leur téléphone pour leur annoncer qu'ils doivent se rendre le lendemain à... cent ou deux cents kilomètres du lieu où ils ont loué une chambre d'hôtel? Sans avoir aucun cours de prêt, puisque dans l'incertitude où ils se trouvaient, ils n'ont pu préparer tous les programmes de la 6è à la Terminale? A faire face le jour suivant à des élèves rendus fort curieux et un  tantinet insolents par l'arrivée tardive de leur nouveau professeur - “Pourquoi vous arrivez après tout le monde, Madame? Dites donc, vous avez pas l'air de bien connaître le collège?- ?”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Notre Conseillère Principale d'Education a ainsi dû laisser en Auvergne sa fille de trois ans, qu'elle ne retourne voir que le week-end. Quant à Cécile, mon amie alsacienne, j'essaie de lui apporter tout le réconfort dont je suis capable, mais nous nous voyons finalement si peu...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	3è chapitre</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Certains de mes collègues, nouveaux arrivés comme moi, s'étonnent et se plaignent de l'attitude bizarre du principal. J'entends raconter par exemple, qu'il surgit parfois en début de cours, alors que les élèves sont en train de s'installer, et réprimande ceux-ci de façon virulente pour le bruit qu'ils font. C'est parfaitement ridicule : des élèves qui descendent des chaises et sortent leurs affaires font nécessairement du bruit! On peut les réprimander s'ils mettent trop de temps à sortir le contenu de leur sac et s'ils bavardent tout en s'installant, mais on ne peut pas exiger d'eux un silence absolu avant qu'ils ne soient tous assis! Cécile par exemple me relate l'arrivée impromptue  dans son cours de notre chef d'établissement, qu'elle a tout à coup senti, plutôt que vu, à quelques centimètres derrière elle, au point qu'elle en a été effrayée. Mais elle se sent aussi en colère car dans les propos du principal, il y avait selon elle une critique implicite du professeur, qui ne savait pas tenir ses élèves... D'autres collègues me rapportent des propos étranges qu'il a tenu, par exemple lorsqu'ils sont allés le voir dans son bureau pour un problème quelconque. Moi, cependant, je n'ai rien remarqué d'anormal et je me contente d'écouter. Il faut dire que je n'ai pas souvent eu l'occasion de discuter avec l'équipe de direction.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Nous sommes maintenant à la mi-octobre. Les semaines ont passé, tout le monde est un peu à bout de souffle et attend les congés de la Toussaint avec impatience. Un jour, à la pause de dix heures, en salle des professeurs, un remue-ménage inhabituel m'intrigue ; je m'approche et je ne tarde pas à être informée : une enseignante de SVT a été violemment bousculée par un élève avec lequel elle était en train de régler, à la fin d'un cours, un différend qui venait d'avoir lieu. Elle a tout de suite été voir le principal, qui minimise les faits, et ne souhaite pas convoquer un conseil de discipline. Il y a pourtant eu une agression physique, en présence d'autres élèves, et si la sanction n'est pas à la mesure de cette agression, alors beaucoup d'adolescents auront un sentiment d'impunité qui peut avoir des conséquences catastrophiques. “Ouech, il a j'té la prof à terre” - car elle est bel et bien tombée - “et il est presqu' pas puni? Ben moi aussi, les profs qui m'cherchent, y-z-ont qu'à bien s' tenir!” </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Aussi quelques collègues lancent l'idée qu'il faut aller réclamer, tous ensemble, une réponse adaptée à des faits que nous jugeons graves. Je ne m'en rends pas encore compte, mais certains d'entre nous, qui connaissent le principal depuis un an -il a en effet pris ses fonctions dans l'établissement l'année dernière- sont déjà excédés par l'opacité du système de sanctions qu'il applique. Nous nous mettons donc en chemin vers son bureau, à l'étage au-dessous, pour réclamer la mise en place d'un conseil de discipline dans les délais les plus brefs. Bernadette prend la tête du cortège. Nous nous réunissons en fait dans le hall d'entrée, où le principal, alerté par son adjointe, nous rejoint. Bernadette exprime en termes mesurés l'objet de notre rassemblement, et plaide pour une sanction adaptée qui ait valeur d'exemple. Le principal refuse tout net. Nos arguments lui sont à nouveau exposés, sans résultat. La tension monte. J'ai le sentiment qu'il prend cela comme un affrontement personnel, qu'il se doit de gagner. Chacun campe sur ses positions, et l'attitude de notre supérieur hiérarchique me stupéfie : il tient des propos blessants voire outrageants à l'égard de ceux qui prennent la parole, notamment la jeune professeure qui est à l'origine de cet étrange face-à-face. Il lui fait remarquer avec virulence qu'on ne traite pas des adolescents comme des drosophyles! La comparaison me paraît ahurissante : j'ignore quels horribles traitements les biologistes font subir aux drosophyles, mais quel rapport avec ce que nous demandons? Il me semble que ce petit être chauve, qui commence à s'agiter et à suer à grosses gouttes, manque singulèrement de diplomatie, pour le moins. Mais rien n'égale mon ébahissement quand il finit par s'exclamer avec rage : “Vous voulez la tête de l'élève Machin? Vous voulez sa tête? Eh bien, vous l'aurez!” Peut-être les biologistes s'amusent-ils à décapiter les drosophyles, après tout. Mais j'ignorais qu'on pût faire subir un tel traitement à des élèves, à l'issue d'un conseil de discipline?</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	A partir de ce jour, je prends conscience que quelque chose ne tourne pas rond dans ce collège. La conseillère d'éducation m'a l'air dépassée, et à plusieurs reprises ses réactions particulièrement indulgentes face aux élèves provoquent mon étonnement, sinon ma consternation. Pourtant je ne peux pas lui jeter la pierre : elle débute, rencontre les mêmes problèmes que moi, et je ne me débrouille sans doute pas mieux qu'elle. Je trouve qu'il y a beaucoup de chahut dans les couloirs, et pas toujours assez de surveillants, notamment le vendredi où l'on a l'impression que le collège est vide. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Longtemps après ce premier épisode assez dramatique, j'apprendrai que le conseil de discipline n'a finalement jamais eu lieu. Le principal a convoqué l'enseignante de SVT toute seule dans son bureau, et a fait pression sur elle afin qu'elle retire sa demande, en lui suggérant notamment qu'elle allait se heurter à d'énormes difficultés face aux autres élèves de la classe qui la considéreraient sans doute responsable de ce qui était arrivé à leur camarade, dans le cas d'une exclusion. C'est un raisonnement assez ridicule, mais notre collègue a fini par céder, sans que personne ne le sache, du moins pendant un petit moment. Je trouve cette manoeuvre du chef d'établissement particulièrement sournoise et honteuse : non seulement il n'a pas tenu sa promesse, mais il s'est servi de la fragilité d'une jeune enseignante sans expérience en essayant de l'effrayer pour parvenir à ses fins! Il faut dire que nous, les néo-titulaires, nous ne sommes pas enclins à parler de nos difficultés parce que, faute d'expérience, nous imputons tous nos problèmes avec les élèves à nous-mêmes. En outre, nous connaissons très mal la vie d'un établissement. Nous avons peur du regard des autres, nous redoutons d'être classés parmi les profs sans autorité, ceux “qui n'y arrivent pas”. Comme si l'on pouvait classer tous les profs en deux catégories selon ce critère! Nous sommes rongés par la culpabilité, et nous pensons très souvent que l'autorité est quelque chose qu'on possède naturellement, plutôt que quelque chose qui s'acquiert. C'est une position contre laquelle je me battrai bientôt vigoureusement, même s'il faut reconnaître que l'apparence physique – et notamment la taille et les gros biscotaux – a un effet non négligeable sur les élèves, mais pour l'instant j'en suis au même stade que les autres : je ne me livre pas et si je me pose des questions, c'est dans la solitude de ma chambre et face à moi-même. Peu à peu, cependant, je commence à me confier et à écouter les confidences d'une ou deux collègues qui sont devenues mes proches amies, et nous découvrons que nous vivons beaucoup de choses en commun...  Mais parler de ses problèmes en public, c'est quelque chose à quoi bien peu de débutants se risquent.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">4ème chapitre</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Décidément, je vais de surprise en surprise. En 4è, notamment. Beaucoup d'élèves ne comprennent pas l'utilité de lever le doigt pour parler. Quant à écouter les autres... Il me semble qu'il y a un bruit de fond, une agitation permanente dans la classe, mais j'ai toujours du mal à définir d'où il vient car, à certains moments, lorsque je braque mon regard sur chaque élève, je n'en vois aucun ou presque qui discute... Mais la plupart ont les mains toujours occupées : l'un manipule ses ciseaux, l'autre s'amuse à appuyer sans relâche sur son stylo-bic pour en faire sortir ou rentrer la pointe, un troisième encore s'agite sur sa chaise, tourne sa tête en tous sens, remue les jambes sans pouvoir trouver une position qui lui convienne... J'ai du mal à m'y habituer. Évidemment, la concentration est à la mesure de ce qu'on peut attendre d'un remue-ménage aussi constant : nulle. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mais si ce n'était que cela... Je dois me battre pour que les élèves apportent leur matériel. Pourtant, il n'y a pas tellement de choses que cela à apporter pour un cours de français. Certains élèves viennent sans rien pour écrire. Ou passent leur temps à demander leur stylo prêté à Machin, qui se trouve bien entendu à l'autre bout de la classe... Je m'attendais à des adolescents en pleine crise, parfois insolents, rebelles... et je me retrouve face à des bébés qui ne savent pas gérer un classeur, un cahier de texte, qui veulent toujours tout négocier et n'assument aucune responsabilité. J'ai aussi quelques cas dans ma classe : des élèves qui sortent du lot de manière pas très positive. Certains sont juste ce que j'appelle, sans nuance de mépris, de “pauvres gamins” : largués par un système scolaire dont ils se sentent rejetés, et qui s'ennuient à longueur de journée. D'autres m'inspirent d'emblée une vive antipathie, que je ne parviens pas à apaiser. J'ai beau me répéter que ce ne sont pas encore des adultes et que nous sommes là pour les éduquer, rien n'y fait...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Et puis, comme tout débutant, j'accumule les erreurs. Pourtant, un peu plus de préparation à l'IUFM m'aurait sauvée de certaines : ne pas soigner l'entrée en classe, par exemple, me coûtera cher. Au début de l'année, les élèves entrent en classe et attendent de s'asseoir sans faire de bruit. Puis, au fil des mois, de façon très progressive et quasi-imperceptible, le niveau sonore s'accroît, jusqu'à ce que je me rende compte un beau jour que je perds systématiquement dix minutes au début de chaque cours avec certains classes qui ne veulent pas faire silence... Moi qui préférais compter rapidement les élèves plutôt que de faire l'appel à chaque heure, je commence à regretter ces deux ou trois minutes passées à énoncer le nom de chaque élève, qui m'apparaissaient comme du temps perdu et qui auraient été un bon moyen pourtant d'établir un moment d'accalmie, et de gagner du temps par la suite.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mais il y a pire : l'hostilité que manifestent de très nombreux élèves envers la lecture. Et plus il y a de pages, plus les gémissements et protestations se font véhéments. Est-ce de la paresse, un manque d'habitude, un sentiment de répulsion face à un acte qui coûte tant d'efforts à certains et apparaît comme uniquement scolaire, donc rébarbatif? Un peu de tout, je crois. Il n'en reste pas moins que j'ai l'impression de faire face à une mission impossible quand je leur mets un livre entre les mains. Bien sûr, certains adorent, s'exclament : “Chouette, de quoi ça parle?” D'autres protestent pour la forme, ou pour suivre le groupe. Mais je sens quand même une véritable hostilité de la part de certains. D'ailleurs, beaucoup ne liront pas une page. Dans l'une de mes classes, la moitié des élèves n'apporteront pas leur livre pendant des semaines. Alors, quand on a passé ses vacances à préparer une séquence de cours qui s'appuie presque entièrement sur l'étude d'un ouvrage que seuls une dizaine d'élèves ont pris la peine de lire... comme diraient ces adolescents : “on a la haine”.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Bien sûr il y a des stratégies pour leur donner envie de lire... mais qui marchent surtout avec les petits. Quant à les persuader de rendre leurs devoirs faits à la maison le jour J... ou les rendre tout court... mieux vaut se lever de bonne heure! Je ne sais pas quoi faire : mettre un zéro à tous ceux qui n'ont rien rendu? Cela semble logique, mais je suis effrayée des conséquences, alors que les moyennes sont déjà tellement basses. J'applique des coefficients, je tempère, mais je suis très mal à l'aise.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	En tout cas, un constat s'impose : je dépense une énergie phénoménale, et à part quelques élèves dans chaque classe qui me manifestent d'une façon ou d'une autre leur reconnaissance, ou du moins leur satisfaction, je ne me sens pas vraiment payée en retour.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	J'ai parfois l'impression que mes illusions tombent une à une. Le temps que je pensais consacrer à chaque élève, par exemple. J'avais même eu l'idée d'instaurer des heures de permanence, que j'indiquerais aux élèves en début d'année et qui leur permettraient de me rencontrer en dehors des cours s'ils le souhaitaient. Dans la pratique, je me rends vite compte que j'ai à peine le temps de descendre en salle des professeurs et de m'asseoir deux minutes à la récréation, que les cours se succèdent à une cadence infernale, et que je ne peux pas discuter sereinement avec un élève entre deux cours, d'une part parce qu'il n'y a pas de temps de battement -la fin d'un cours à la sonnerie est censée être le début d'un autre- d'autre part parce que le bruit provenant du couloir ou des élèves qui sortent de la classe rend délicate toute ébauche de discussion, enfin parce qu'il y a très souvent une dizaine d'élèves qui se pressent autour du bureau à la fin de l'heure sous des prétextes divers et qui parlent tous en même temps. Il m'arrive de répondre à l'un pendant que je regarde l'autre, ou d'oublier ce qui vient d'être dit, tant mon cerveau est sollicité par les nombreuses demandes dont je suis assaillie, et affaibli par le cours qui vient de se dérouler. Impossible donc d'expliquer patiemment à un élève ce qui lui vaut telle ou telle sanction, de l'interroger sur sa conduite. De toute façon, la plupart des élèves refusent la sanction et nient leurs actes avec une mauvaise foi qui me laisse totalement pantoise à mes débuts. Ou alors nient la gravité de leurs actes et contestent toute réprimande sous prétexte  que “Tout le monde fait la même chose que moi.” Ce déni de responsabilité est ce que j'aurai le plus de mal à accepter, et les années qui passent n'arrangeront rien. Il n'y a cependant presque aucun moment -sauf éventuellement dans le bureau du conseiller d'éducation en cas d'acte grave, et encore, les conseillers sont souvent débordés par le nombre d'élèves qui leur sont envoyés- où l'élève soit amené à réfléchir sur ses actes, à raconter ce qui s'est passé et à se justifier, puis à assumer ses responsabilités dans une sanction adaptée à l'acte commis. Faute de temps, les sanctions sont “balancées”, les discussions tournent court. Quant à trouver des moments de “permanence”, c'est un doux rêve... Les élèves ont des emplois du temps blindés, s'ils ont des heures de “trou” elles ne correspondent jamais aux miennes. Alors à moins de rester après 17 ou 18 heures... mais ils n'ont de toute façon qu'une hâte, quitter le collège en fin de journée, et pour être honnêtes nous aussi. D'ailleurs, où les rencontrer ? Je n'ai pas de salle de classe à moi. Aucun lieu où travailler, discuter, dans le calme. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;font-style:normal;page-break-before:always;" align="center"> <font face="Purisa"><font size="3"><b>Benjamin</b></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3"><i>	L'un de mes tout premiers élèves. J'avais à peine cinq ou six ans de plus que lui. Benjamin, un vrai dilettante. Le genre d'élève “qui ne fiche rien” et qui se contente de notes correctes mais médiocres qu'il ne doit qu'à sa seule intelligence.</i></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif"><font size="3"><i>	Cette analyse me semble pourtant devoir être nuancée. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le “qui ne fiche rien” : non seulement Benjamin écoutait souvent avec attention, mais il participait, s'intéressait, critiquait. “Cette séquence elle était trop longue, Madame, à la fin je commençais à m'ennuyer sérieusement.” Ce qui confirmait mes propres impressions. “Alors Madame, Tartuffe... Jeanne (l'héroïne de </i><span style="font-style:normal;">Une Vie</span><i>, de Maupassant)... Botard et Dudard...” Et le voilà s'interrogeant, cherchant, comparant, bref, tout ce qu'on voudrait que les élèves fassent plutôt que de prendre en note un cours qui leur est complètement indifférent. Benjamin, lui, se sentait -au moins de temps en temps- concerné. Ses appréciations livrées sans détour m'ont plus apporté que tous les cours d'IUFM. Cet ado qui se la jouait cool m'a sans doute davantage encouragée à devenir enseignante que les meilleurs élèves de la classe, plus sérieux mais moins impliqués.</i></font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">5ème chapitre</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	La situation au collège se dégrade de plus en plus. Au point que plusieurs collègues décident d'organiser une réunion chez l'un d'entre nous, un soir, au mois de décembre. J'ai envie d'y assister, de participer, de m'impliquer. Même si je ne sais pas trop où tout cela va nous mener et que je me sens un peu novice.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	L'objet de la réunion est en fait de recenser tous les faits qui nous paraissent anormaux, de les classer, et d'en envoyer un récapitulatif au rectorat et à l'inspection académique. Il est important que nous soyons nombreux à venir car nous devons mettre en commun ce que chacun sait ou a entendu et que bien d'autres ignorent. C'est ainsi que je découvre des choses incroyables : des propos tenus par notre principal, comparant par exemple un élève convoqué dans son bureau, face à ses parents et à son éducateur, à un “déchet flottant sur la Seine”(curieux pour quelqu'un qui défendait le droit des élèves à préserver la blancheur de leurs baskets!), ou indiquant à un professeur qu'“il n'a qu'à changer de métier”, augmentant le volume de la musique lorsqu'un autre lui pose une question et l'ignorant délibérément, et la liste des exemples est interminable... Une absurdité et une opacité totale dans le système des sanctions qui conduit par exemple le principal à décider d'une semaine d'exclusion pour un élève qui a menacé de mort un enseignant, dans son bureau même! Quand d'autres élèves sont durement punis pour trois fois rien en comparaison, par exemple des retards un peu trop fréquents. Le problème, c'est que beaucoup de jeunes enseignants, débutants dans le métier, n'ont pas le réflexe d'aller porter plainte lorsqu'il se passe quelque chose de grave. Des menaces de mort clairement formulées, par exemple. D'autres n'en parlent même pas. Cette réunion est donc l'occasion de témoigner de tous les dysfonctionnements qui ont lieu au sein du collège mais qui sont rarement racontés en public.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Nous retenons donc plusieurs critères de dysfonctionnement qui permettront de lancer un appel à l'aide au rectorat :</font></p>
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">l'opacité 	dans l'application du règlement, voire la mise en place d'une 	loi personnelle</font></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">l'absence 	d'écoute, de dialogue, de concertation, bref de toute 	recherche de consensus, et la volonté délibérée 	de passer en force</font></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">l'absence 	de soutien envers le personnel, et même plus précisément 	les nombreuses pressions et humiliations subies par celui-ci</font></p>
</li>
<li>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">la 	multiplication de ce que nous appelons “des situations 	anti-éducatives”.</font></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Je prends véritablement conscience au cours de cette réunion que notre principal n'est pas seulement incompétent, mais aussi et surtout dangereux : c'est un manipulateur, profondément paranoïaque et avide de pouvoir. Vu les nombreux récits d'enfants et d'adultes humiliés par cet inquiétant personnage, qui semble se délecter de telles relations humaines -et j'en ferai les frais moi-même quelques temps plus tard- on comprend qu'il n'a guère de scrupules quant à l'usage qu'il peut faire du pouvoir qu'il détient.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Cependant, pour que le collège aille ainsi à vau-l'eau, il ne suffit pas que le principal  s'acquitte aussi mal de son travail. Il n'est pas le seul maître à bord après tout. Le problème -et il est de taille- c'est que la principale-adjointe le soutient à cent pour cent. En vérité celle-ci est ce qu'on appelle “faisant fonction” : autrement dit, elle n'a pas passé le concours de personnel de  direction, mais occupe un poste qui n'a pas pu être pourvu par un quelconque chef d'établissement. Est-ce que cette fonction lui est montée à la tête ? Est-ce qu'elle est reconnaissante au principal de l'y avoir installée, car apparemment c'est lui qui l'aurait “amenée dans ses bagages” ? (Tous deux travaillaient en effet dans le même établissement auparavant et c'est ce triste sire qui aurait demandé à pouvoir continuer à travailler avec celle qui était alors conseillère d'éducation.) Ou bien, comme le prétendent les mauvaises langues -mais qu'est-ce qu'elles sont nombreuses les mauvaises langues!- y aurait-il entre eux plus que de simples relations professionnelles ? Je reste sceptique quant à cette hypothèse, non pas tant parce que je me méfie des rumeurs -d'autant moins que celles-ci sont relayées par des personnes en qui j'ai confiance- que parce que je trouve la principale-adjointe bien au-dessus de son supérieur en tous points de vue. D'abord elle est bien plus avantagée physiquement parlant -que peut-elle donc trouver à un nabot sans un cheveu sur la tête ?- ensuite et surtout elle m'apparaît bien plus intelligente. Pleine de finesse et très compétente, même. Et elle se montre bien plus respectueuse envers n'importe quel interlocuteur que le principal. Tout au moins dans ses paroles, car ses soupirs excédés et certaines de ses attitudes traduisent un mépris ou du moins un agacement non dissimulés. Elle ne se contrôle pas toujours, d'ailleurs, et certaines de ses réactions sont choquantes, comme de quitter une réunion en plein milieu parce qu'un commentaire l'a fâchée. Malgré tout cela, je trouve qu'elle est consciencieuse et fait bien son boulot. Seulement voilà, elle s'est entichée pour une raison ou pour une autre de celui dont le bureau lui fait face, et s'obstine à lui apporter un soutien aussi indéfectible qu'absurde. Du coup, je me sens de plus en plus mal à l'aise quand j'ai besoin d'aller la voir pour lui soumettre une question ou un problème.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Quant à la CPE -ou Conseillère Principale d'Education-  elle fait peine à voir, avec ses traits tirés, son air perpétuellement inquiet ou épuisé... On devine qu'elle est prise entre ces deux molosses qui s'entendent à merveille, notamment pour l'enfoncer. Plus tard dans l'année, ses amis proches parleront à mi-voix de harcèlement moral... Mais là encore, aucune plainte ne sera portée. Comment prouver quoi que ce soit ? D'ailleurs, la CPE ne reviendra pas après Noël. En congé jusqu'à la fin de l'année. Motif : dépression, entend-on chuchoter. Situations familiale et professionnelle intolérables en tout cas, certainement... Nous passerons un mois à la rentrée sans nouveau CPE, et quand le remplaçant arrivera enfin, il sera déjà bien trop tard pour rétablir la situation. 	</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Les enseignants qui sont là depuis plusieurs années expliquent aux nouveaux venus que le collège est en chute libre continue depuis le départ de l'ancienne principale, qui est à l'origine selon eux de cette inexorable descente aux enfers. Celle-ci en effet menait son établissement d'une main de maître, affirment-ils. Certains vont jusqu'à qualifier notre collège au temps de ce chef d'établissement merveilleux de “petit paradis”, ce que les néo-titulaires prennent pour une galéjade de mauvais goût. Idéalisation ? Peut-être. Toujours est-il que cette principale semblait dotée de toutes les qualités nécessaires à un tel exercice, ferme, humaine, dévouée. Mais ce n'est pas tout. La conseillère d'éducation était un être d'exception, elle aussi : travaillant depuis longtemps dans ce collège, très à l'écoute des élèves tout en se montrant particulièrement intransigeante, et pas facile à mener en bateau. Une carrure impressionnante, une oreille toujours attentive, un coeur ouvert. Et, nous dit-on, “elle connaissait les mômes comme ses poches”. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	A l'annonce de l'arrivée du nouveau principal, l'adjoint, qui connaissait fort bien ce dernier pour avoir fait partie de la même promotion, a paraît-il pris ses jambes à son cou. La conseillère d'éducation a tenu un an, puis, la mort dans l'âme, s'est décidée à demander sa mutation. A partir de là, la démolition systématique d'un travail de longue haleine a pu commencer. “Il faut des années et des années pour bâtir une ambiance saine et profitable à tous dans un collège comme le nôtre, m'ont confié plusieurs collègues, et un à deux ans seulement pour tout flanquer par terre.” Triste vérité qui se confirme chaque jour davantage sous nos yeux effarés.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left">
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Cependant, les parents aussi se mobilisent. Heureusement, certains sont très impliqués dans la scolarité de leur enfant et très actifs sur le plan associatif. Ils ne représentent qu'une minorité, mais ont un pouvoir de diffusion important auprès des autres parents d'élèves. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Eux aussi se posent beaucoup de questions. Eux aussi ont noté de nombreux dysfonctionnements, et ont demandé à être reçus par le principal. Ils l'ont déjà été à plusieurs reprises au cours de cette année et de l'année précédente, et ont été très choqués par les réactions et les propos de celui-ci. Eux aussi ont écrit à toutes les instances académiques de l'Education Nationale pour se faire entendre. Nous les rencontrons un soir, dans une salle de la mairie, pas très loin du collège. J'avoue que je me suis un peu forcée à venir, et que je ne suis pas très rassurée. Prendre le RER pour rentrer à Paris tard le soir, en plein hiver, même si je suis accompagnée... En plus, il n'en passe plus guère en fin de soirée. Mais je tiens quand même à être là. Et je ne serai pas déçue. Moi qui pensais ne plus pouvoir être surprise, je tombe des nues. Il se passe vraiment des choses graves au collège, des incidents dans la cour qui mettent en danger la sécurité de tous. Un élève par exemple a chargé son sac de pierres et a tapé sur le crâne d'un autre, sans que celui-ci ose tout d'abord en parler à qui que ce soit. Les parents ont bien conscience que les élèves ne peuvent plus se rendre au collège et apprendre dans de bonnes conditions, et ont lancé eux aussi des signaux d'alerte et de détresse en direction du rectorat.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Nous espérons une réponse avant les vacances, au plus tard à la rentrée. Nous gardons espoir. On ne nous laissera pas tomber.</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">6ème chapitre</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mais rien de nouveau ne nous attend à la rentrée. La routine reprend son cours, silence radio du côté du rectorat et de l'inspection académique.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Les incidents plus ou moins graves se multiplient, la tension augmente peu à peu jusqu'à devenir insoutenable au bout de cinq ou six semaines de cours. J'apprends qu'avant les vacances de Noël, une jeune enseignante de SVT a été confrontée à des bombes lacrymogène lancées en plein cours dans la salle de classe. Effondrée, elle a reçu l'appui de Bernadette qui l'a accompagnée au rectorat en tant que représentante syndicale et a oeuvré pour qu'on lui trouve un autre poste à la rentrée. Elle nous envoie une petite carte de son nouvel établissement : elle se dit ravie, elle remplace une collègue partie en congé maternité dans un lycée, sur un poste de douze heures hebdomadaires seulement, dans un cadre “très tranquille”. Je suis contente pour elle, même si je ne la connaissais guère. Mais surprise, aussi, de sa “disparition” en pleine année scolaire.</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	La chronique du collège m'est faite par la secrétaire d'intendance qui a mon âge et avec laquelle je me suis liée d'amitié. Début d'inondation en salle de technologie, dégradation de matériel, tags par-ci par-là... Je n'ignore rien de ce qui se passe au quotidien. Je ne réagis même plus. Tout devient parfaitement banal...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Heureusement, il y a aussi des points très positifs dans cet établissement : j'apprécie beaucoup Sarah, la documentaliste, une jeune elle aussi, arrivée l'année dernière, qui prend son métier très à coeur. Toujours là avant la sonnerie, toujours affairée, prête à aider, en mouvement, classant, recensant, expliquant, conseillant, téléphonant, organisant... Je mesure la chance de pouvoir travailler avec elle, et je ne m'en prive pas, car le CDI me semble un lieu essentiel. Elle m'épaule également pour mener à bien un IDD, l'un de ces projets interdisciplinaires mis en place quelques années plus tôt pour faire travailler “autrement” les élèves, qui m'a été confié en début d'année et dans lequel j'ai envie de réellement m'investir car je crois beaucoup aux bénéfices apportés par de tels projets. L'ennui, c'est que je suis censée travailler en binôme avec un professeur d'arts plastiques qui n'apparaît qu'au bout d'un mois et demi, que je ne verrai pas beaucoup pendant la semaine, et qui finira par partir à Noël. Sarah m'a donc proposé son aide, que j'ai immédiatement acceptée, reconnaissante.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Toutefois, je suis étonnée par son rapport aux élèves et notamment par la manière dont elle s'adresse à eux, que je trouve très agressive. Pourtant, les élèves qui viennent spontanément au CDI figurent rarement parmi les terreurs de l'établissement. Ceux que nous suivons en IDD ne sont pas non plus particulièrement difficiles, simplement pénibles pour certains d'entre eux. Cette agressivité me semble même plutôt contre-productive, dans la mesure où elle braque les élèves plus qu'elle ne les stimule. Et je n'ose pas imaginer mener un cours “normal” dans de telles conditions, car je suis bien persuadée qu'en très peu de temps une classe traitée ainsi deviendrait intenable et ne témoignerait plus aucun respect au professeur. Ce n'est pas pourtant que Sarah ne fasse preuve d'aucun respect envers les élèves, non, au contraire elle ne souhaite que les aider à progresser : il me semble plutôt qu'elle ne les comprend pas. Ou en tout cas qu'elle ne comprend pas qu'une fois passées les limites de son CDI, elle n'aurait certainement plus aucune autorité en montrant si peu de patience. L'une des rares fois où nous réalisons notre IDD dans une salle de classe, d'arts plastiques en l'occurence, je la vois muette de stupeur face au bruit que font les élèves en descendant les chaises des tables et en s'installant. Néanmoins, ils ne font pas exprès de faire durer le plaisir, ni de faire du bruit. Pour ma part, je suis habituée et je ne réagis que si la classe ne respecte pas les règles fixées : arrêt des conversations en entrant, pas de temps perdu à sortir ses affaires et s'installer une fois que les élèves ont l'autorisation de s'asseoir. Mais Sarah s'époumone dès la première minute, ce qui n'a guère d'utilité dans le vacarme ambiant, puis, une fois le calme revenu, gronde nos élèves de 5è avec une véhémence qui les laisse tout surpris. J'ai l'impression qu'elle a raté son effet, par manque de modération. Et qu'elle ne discerne pas toujours les situations qui méritent une “gueulante”, un traitement plus nuancé -par exemple une remarque appuyée mais non dénuée d'humour- ou rien du tout. Du coup, les adolescents, toujours prompts à voir des injustices même là où il n'y en a pas, risquent de la cataloguer “harpie professionnelle” et, plus grave, dérogeant aux principes d'équité.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Évidemment, il est facile d'être critique envers les autres, même si tout cela ne diminue en rien l'estime que je porte à mon amie. Mais je comprends une chose : le CDI est un lieu à part dans l'établissement, préservé, si l'on peut dire : moquette, ambiance feutrée qui impressionne souvent les élèves, une certaine sélection à l'entrée, et surtout, surtout, une relative autonomie de ses pensionnaires qui ne sont pas face au tableau noir, contraints d'écouter, de se concentrer, et bien souvent d'éviter tout échange à voix basse avec le voisin. En outre, la documentaliste est rarement confrontée, toute seule, à une classe de plus de vingt élèves qui doivent tous avoir la même activité, obligée d'animer le cours et de surveiller en même temps chaque tête. J'avoue que j'envie cette possibilité qu'a Sarah de s'occuper d'un élève individuellement, ou d'un petit groupe, aussi longtemps qu'elle le veut, sans avoir à se préoccuper outre mesure des autres. C'est un moment privilégié qu'il est bien rare de connaître en classe, et quoi qu'il en soit toujours très bref, à moins -ô utopie- que le reste de la classe, divisé en petits groupes, dans le petit espace nu et très mal sonorisé de la salle traditionnelle, n'arrive à travailler de manière autonome, en chuchotant et en se comportant correctement. Si Sarah elle-même ne comprend pas vraiment ce que c'est que d'animer un cours ici dans un collège “difficile”, alors qui -en-dehors des enseignants eux-mêmes- peut le comprendre ?</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Il y a pourtant quelques classes sympathiques et avec lesquelles il est agréable de travailler. Qui se taisent rapidement en entrant en classe. Qui arrivent relativement bien à se concentrer. Bien sûr, tout dépend de l'heure de la journée, en fin d'après-midi la concentration est souvent bien moindre. Il y aussi naturellement quelques trublions dont il faut se méfier, afin qu'ils ne fassent pas “tâche d'huile”. Mais il n'empêche que j'ai parfois un réel plaisir à enseigner. Que cela me passionne, même. Que j'adore les relations qui s'établissent avec les élèves. Alors, je me dis que malgré la fatigue, malgré l'énergie dépensée, malgré les doutes et les obstacles rencontrés, j'ai choisi la bonne voie.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">7ème chapitre</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Ma première sortie pédagogique est un désastre. Pourtant, Sarah et moi l'avions organisée dans les moindres détails, avec l'aide également de l'enseignante d'arts plastiques qui a rejoint notre IDD. Mais il a fallu que nous choisissions le jour de la tempête. Oui, je dis bien le jour, car il n'y en a pas eu d'autres. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Évidemment, nous aurions dû prendre nos précautions. Prévoir une sortie d'une journée en plein air, au beau milieu de l'hiver, c'était un peu risqué. Mais nous sommes encore des novices...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	La matinée démarre mal : par excès de prudence, nous arrivons beaucoup trop tôt au jardin du Luxembourg pour le rendez-vous fixé avec notre guide. Celui-ci va nous commenter les superbes photographies exposés sur les grilles tout autour du jardin. Mais en attendant, le guide n'est pas là, et l'air humide nous fait grelotter. Nous nous abritons sous un espace couvert et les élèves s'ébrouent à droite à gauche en jouant à divers jeux ; mais nous, les adultes, nous n'avons pas la possibilité de nous réchauffer ainsi, et au bout de quelques dizaines de minutes je me sens complètement frigorifiée.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Enfin le guide arrive. La guide, plutôt, une jeune femme charmante et aux explications très intéressantes. Mais au fur et à mesure que nous nous déplaçons le long de la grille, le vent se met à souffler de plus en plus fort, une pluie diluvienne nous perce les os, nos chaussures -les miennes en tout cas, mal adaptées- se remplissent d'eau et tout le monde finit par claquer des dents. Du coup, l'attention des élèves se relâche, de plus en plus d'entre eux me demandent : “Quand est-ce qu'on s'en va ?”, et la guide elle-même nous lance des regards interrogateurs, et à mi-parcours suggère carrément qu'il faudrait peut-être écourter la visite. Il faut dire qu'elle est en jupe et talons et doit souffrir, elle aussi. J'accepte avec reconnaissance, cherchant maladroitement à lui exprimer des remerciements ainsi que des excuses pour le désintérêt croissant des élèves, mais déjà nous partons, ce n'est même plus la peine de tenir son parapluie qui risque de finir déchiqueté par le vent, et de toute façon nous sommes irrémédiablement trempés. Nous nous réfugions dans la station de RER, exposée à tous les courants d'air, certes, mais qui offre au moins un abri plus ou moins sec. Et là, les trois novices organisatrices de la sortie, nous nous consultons paniquées, nos vingt-quatre élèves déchaînés tournoyant autour de nous, sur ce qu'il convient de faire... Malheureusement nous n'avons pas prévu de plan B en cas de mauvais temps, mais il paraît inenvisageable de poursuivre le programme cet après-midi – toujours en plein air- et cependant nous ne pouvons pas rentrer, il est à peine midi...</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Après moult hésitations, nous décidons pourtant de revenir au collège, quitte à devoir surveiller nos élèves toute l'après-midi jusqu'à l'heure à laquelle la sortie est censée se terminer. Nous reprenons donc le RER, en grignotant quelques biscuits pour tenir, mais nos adolescents, le ventre creux, se montrent de plus en plus agités, et n'arrêtent pas de se plaindre... Quand je pense au temps que nous avons consacré à la préparation de cette sortie, au nombre de coups de téléphone que nous avons dû passer et de papiers que nous avons eu à remplir, il y a de quoi pleurer de rage ! </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Parvenus à un kilomètre environ du collège, dans la commune où résident nos élèves, nous nous retrouvons face à un gros dilemme : tous nous ont l'air sur le point d'attraper une pneumonie, épuisés, affamés, et de mauvaise humeur. Non seulement la perspective de devoir les surveiller pendant trois heures encore nous enchante donc d'autant moins que nous n'avons rien préparé pour les occuper, mais nous craignons que les parents nous maudissent et ne viennent se plaindre ensuite d'avoir fait attraper la mort à leurs enfants. Pour l'heure, ce qu'il faudrait à chacun d'entre nous, c'est une bonne serviette... que nos chérubins ne peuvent trouver que chez eux. Ceux-ci sentent notre hésitation et tentent donc avec insistance de nous persuader : “Pourquoi vous ne nous laissez pas repartir chez nous, Madame ? Mes parents sont à la maison de toute façon !”.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Il y aurait bien une solution : téléphoner à chaque famille et voir si les parents sont effectivement chez eux et prêts à accueillir leur rejeton plus tôt que prévu. Toutefois, non seulement le coeur nous manque à cette idée, mais nous n'avons de toute façon pas la moindre envie de gaspiller le crédit de nos téléphones portables -à supposer que nous en ayons assez- à passer vingt-quatre coups de téléphone sous une pluie toujours battante. Alors, le plus sage nous paraît d'exposer la situation à notre chef d'établissement, qui doit de toute façon avoir le dernier mot, et de nous en remettre à son jugement.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Nous sommes un vendredi après-midi, fin de semaine, bientôt les vacances, et les enfants se pressent autour de nous et nous supplient de les laisser partir en week-end anticipé... Dans ces conditions particulièrement agréables, Sarah saisit son téléphone, compose le numéro du collège, et attend... Heureusement, elle est rapidement mise en relation avec le principal. Elle lui explique notre problème en quelques mots, et demande ce que nous devons faire. La voix à l'autre bout du téléphone grésille, Sarah répète en criant la réponse donnée pour s'assurer qu'elle a bien entendu, malheureusement les élèves qui nous entourent n'en perdent pas une miette... “Ouais, on peut s'en aller !” hurlent-ils et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ils ont tous disparu. Nous nous regardons, toutes les trois, un peu pâles. “Tu es sûre qu'il a bien dit qu'on pouvait lâcher les gamins?”, je m'enquiers d'une voix mal assurée, plutôt inquiète. “Mais oui, dit Sarah sans fléchir, je ne suis pas sourde tout de même!”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mais Sarah accepte néanmoins de retéléphoner. Et là, elle pâlit à nouveau, s'énerve un peu, et raccroche avec une angoisse non dissimulée. “Il a dû se rendre compte qu'il a peut-être répondu un peu vite, nous avoue-t-elle, parce qu'il m'a eu l'air beaucoup moins sûr de lui cette fois-ci...” De toute façon, il est trop tard pour faire marche arrière. Mais, très préoccupées à présent, nous décidons de revenir au collège pour aller voir le principal dans son bureau et lui demander de nous confirmer sa décision par écrit, ou au moins devant témoin, parce qu'en cas de problème nous commençons à entrevoir qu'il serait bien capable de nier tout ce qu'il a dit au téléphone... et de rejeter sur nous la responsabilité pleine et entière d'un quelconque incident. Nous nous traitons d'idiotes toutes les trois, hélas le mal est fait. Nous nous sentons totalement prises de court par les événements, et bien que le risque soit infime, nous essayons sans grand succès d'apaiser nos craintes grandissantes.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Le bras de fer tournera court. Nous n'aurons pas de confirmation par écrit, inutile selon le principal, et pas de témoin bienveillant sous la main, par malchance, car à cette heure-là tout le monde est retourné en classe. Alors, nous décidons d'appeler nous-mêmes les familles pour s'assurer que les élèves sont rentrés chez eux sains et saufs. Nous nous partageons le travail, et nous y passerons encore une partie de la soirée, une fois rentrées chez nous. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Ce jour-là, je me dis : “Plus jamais, oh non, plus jamais de sortie.”</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Bien évidemment, je ne tiendrai pas ma promesse.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;page-break-before:always;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">8ème chapitre</font></p>
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<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Un petit mot scotché sur mon casier en salle des professeurs, pour m'indiquer que je suis convoquée dans le bureau du principal. Le motif, en revanche, n'est pas précisé. Je ne peux pas m'y rendre aujourd'hui lundi, car j'ai six heures de cours suivies de deux heures d'atelier théâtre à l'Espace Jeunes de la commune. Entre midi et une heure et demie, pendant la pause déjeuner, il est bien rare que les membres de l'administration soient présents dans leurs bureaux, j'en ai déjà fait l'expérience.</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	Mardi après-midi, 13h40. La première sonnerie de l'après-midi est passée, le principal devrait être dans son bureau. Pas de chance, ce n'est pas le cas. J'attends. Cinq minutes. Dix minutes. Je commence à m'impatienter, d'autant que j'ai beaucoup de travail à faire chez moi. Je finis par partir, je repasserai jeudi car le mercredi, je ne vais pas au collège. Le jeudi, le principal me croise dans les couloirs, et m'apostrophe avec une rare grossièreté devant tous les élèves qui circulent :</font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="left"><font face="Bitstream Charter, serif">	“Comment se fait-il que vous ne soyez pas encore passée dans mon bureau, depuis le temps que je vous ai demandé de venir ?”</font