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	<title>geostrategie &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/geostrategie/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "geostrategie"</description>
	<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 04:59:44 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=308</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 19:55:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’est le Canard Enchainé lui-même qui confirme l’analyse de Giulietto Chiesa reprise le 12 ao]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est le <em>Canard Enchainé </em>lui-même qui confirme </strong><a href="http://www.reopen911.info/News/2008/08/19/guerre-en-ossetie-du-sud-lanalyse-du-depute-europeen-giulietto-chiesa/" target="_blank"><strong>l’analyse de Giulietto Chiesa</strong></a><strong> reprise le 12 août dernier sur ReOpenNews, selon laquelle les Etats-Unis sont bien derrière cette étrange guerre en Ossétie du Sud, et que la Géorgie rentre dans la stratégie impérialiste de l’administration Bush comme une précieuse tête de pont en Eurasie pour l’OTAN. Comme expliqué dans l’article précédent, ces faits devraient inciter les gouvernements européens à se démarquer de la stratégie de guerre perpétuelle engagée par les Etats-Unis pour l’hégémonie militaire mondiale, qui s’est accélérée depuis les évènements du 11 septembre 2001. </strong></p>
<p><em>par Bruno Adrie pour </em><a href="http://www.mondialisation.ca/"><em>Mondialisation.ca</em></a><em>, Le 25 aout 2008</em></p>
<p>L’édition du mercredi 20 août 2008 du <a href="http://www.canardenchaine.com/" target="_new">Canard Enchaîné</a> (en page 3), a confirmé la participation d’officiers américains au côté des Géorgiens lors de l’offensive du 7 août dirigée contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. L’article débute par cette phrase : « <em>Le 7 août, avant même de lancer son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il allait disposer d’une aide américaine sur le terrain.</em> » D’après le Canard, les analystes de la Direction du renseignement militaire français sont formels : non seulement des officiers américains ont participé directement aux opérations du 7 août, mais ils ont en plus suggéré aux Géorgiens de lancer « <em>des centaines de missiles sol-sol sur la capitale ossète.</em> »</p>
<div><img style="width:421px;height:282px;" src="http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/Saakashvili_n_bush.jpg" alt="" width="421" height="282" /></div>
<p>Ces informations émanent d’une source qu’on peut sans crainte qualifier de sûre. Au sommet de Bucarest de début avril, la France et l’Allemagne se sont montrées hostiles à la candidature de la Géorgie pour devenir membre de l’OTAN. Pour justifier leurs réticences, ces deux pays ont invoqué le problème des séparatismes ossète et abkhaze. Ce qui doit gêner, en outre, l’Allemagne et la France, même si elles n’en ont rien dit, c’est qu’elles savent bien que l’OTAN est le portier en uniforme de l’Union Européenne (1), ce « nain politique » qui est né de la nécessité étasunienne de conserver une tête de pont en Eurasie (2), et que l’admission de la Géorgie dans l’Alliance serait annonciatrice d’une admission dans l’Union. Après le sommet de Bucarest, les alliés se sont quittés en se promettant de se revoir en décembre 2008, afin d’examiner les évolutions qui se seraient produites durant le laps de temps en Géorgie et d’évoquer à nouveau son adhésion. Les Américains ont-ils cherché à précipiter les événements afin de ne pas retarder l’agenda de l’OTAN ? Ont-ils, dans ce but, donné la consigne d’invasion de l’Ossétie ? Ceci semble probable aujourd’hui. Leurs manœuvres conjointes de cet été qui avaient sans doute comme objectif d’intimider la Russie n’ont pas eu l’effet escompté. Car au lieu d’émettre des condamnations de principe, Moscou a réagi militairement, comme on sait, conduisant à l’échec de l’offensive américano-géorgienne.</p>
<div><img src="http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/carte-georgie.gif" alt="" width="340" height="300" /></div>
<p>Habitués à jouer leur rôle de chiens de luxe qui donnent la patte pour qu’on remplisse leur gamelle cinq étoiles, les media occidentaux se sont alors mobilisés afin de faire oublier les origines de cette guerre. Ils ont montré du doigt – d’un doigt passé maître dans l’art d’accuser les autres devant les caméras - cette barbarie russe qui écrase tout sur son passage et méprise la liberté des peuples : ça marche toujours (3). Les télévisions ont filmé des civils géorgiens, des petites gens qui souffraient pour de bon et souffrent encore à l’heure qu’il est. Mais comme toujours, les média ne garderont que les pleurs et le sang. La souffrance ne se filme pas et ceux qui souffrent s’oublient vite. On objectera que des avions cargos militaires et les navires de guerre ont fait depuis quelques jours le plein de palettes humanitaires et qu’ils sont venus les distribuer aux sinistrés. Mais où sont les avions civils ? Et où sont les navires civils ? Perdus dans le Triangle des Bermudes sans doute. Les palettes humanitaires, c’est pour les armées. Les armées d’aujourd’hui, elles avancent couvertes de palettes humanitaires, comme ces généraux d’opérette qu’on voit croulant sous des placards de médailles qui brillent.</p>
<p>Mais revenons à la souffrance, restée là-bas, chez les Géorgiens qu’on a filmés et chez les Ossètes invisibles. Trop épaisse, trop charnelle, trop chargée de l’odeur des corps pour remonter dans le câble qui ne boit que du sang abstrait, du sang politique, du sang à messages que sirotent chaque soir des téléspectateurs qui croient tout savoir mais qui ne savent rien, couchés sous les rafales d’une propagande, pardon, d’un marketing, qui leur décoiffe la comprenette, inlassablement. Georges Bernanos a révélé, il y a longtemps, la substance de notre monde, dans cette formule que j’emprunte à ses Ecrits de Combats : « <em>Etre informé de tout et condamné à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.</em> »</p>
<p>Que vont donc faire George W. Bush et son équipe néoconservatrice, ces hommes et ces femmes qui décrètent, sans nous avoir consulté à ce sujet, que « <em>la domination américaine est bonne pour l’Amérique et bonne pour le Monde</em>. » (4) Vont –ils manquer leur rendez-vous ? Vont-ils le reporter ? Vont-ils agir en sous-main, convaincus qu’ils sont d’être les soldats de Dieu au service de la seule superpuissance capable de faire descendre le Paradis sur Terre depuis la chute du mur de Berlin ?</p>
<p>Pour Julianne Smith, la directrice du programme européen au Centre des études stratégiques internationales à Washington citée par l’édition du Figaro, du 13 août dernier : </p>
<p>« <em>La crise n’a fait qu’enhardir deux camps bien distincts à l’intérieur de l’Alliance. D’un côté, pour l’Allemagne, la France et d’autres pays qui s’opposent à ces candidatures en arguant que la Géorgie et l’Ukraine ne sont pas encore prêtes, les événements qui viennent de se passer sont la preuve que les défis internes et autres conflits frontaliers rendent ces pays bien trop instables pour être admis rapidement. D’un autre côté, vous avez des pays, principalement emmenés par les États-Unis, qui ont maintenant des sentiments partagés. Eux aussi reconnaissent que l’on est confronté à une situation très instable et que si l’Otan avait pris des engagements en vertu de l’article 5 (qui stipule qu’une attaque contre l’un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous, NDLR), il aurait été pratiquement impossible de déployer des troupes dans la région.</em> » (<a href="http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/14/01003-20080814ARTFIG00019-l-elargissement-a-l-est-de-l-otan-contrarie-par-la-crise-.php" target="_new">Le Figaro</a>)</p>
<p>La Pravda peut donc caracoler en publiant le 24 août un article intitulé « La Russie qui était à genoux se relève » (<a href="http://english.pravda.ru/topic/georgia_ossetia-603/" target="_new">Russia stands up from its knees</a>). Nous dirigeons-nous vers un rééquilibrage entre les deux puissances ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer et nous laisserons les spécialistes trancher le moment venu.</p>
<p>Car l’Histoire nous a appris à nous méfier. Les grandes puissances ont toujours une main qui traîne dans la boîte de Pandore des prétextes de guerre, ce coffre pour jouets fabriqués dans les coulisses des chancelleries et les arrières cours des boutiques bancaires. Les États-Unis, même s’ils ne sont pas les seuls à le faire, n’ont jamais été les derniers à piocher dans cette boîte pleine de farces et attrapes dont on tire des hochets et des kaléidoscopes qui hypnotisent les nations pour mieux les convaincre de s’adonner à l’étripement généralisé. Une discipline qui manque encore aux Jeux Olympiques et où l’important est de participer et, si possible, d’y rester afin que d’autres en recueillent les bénéfices après vous avoir bâti un mausolée.</p>
<p>Ceux d’en bas devraient faire l’effort de comprendre les intérêts de ceux d’en haut.</p>
<p>Un article du 15 août 2008, intitulé « Jeu d’échec géopolitique : coulisses d’une mini guerre dans le Caucase » ("<a href="http://www.binghamton.edu/fbc/commentr.htm" target="_new">Geopolitical Chess: Background to a Mini-war in the Caucasus</a>"), écrit par le sociologue américain Immanuel Wallerstein va encore plus loin. Pour Immanuel Wallerstein, les États-Unis « <em>ne sont plus une superpuissance</em> » et « les Américains n’ont pas compris les nouvelles règles du jeu ». Ils les découvrent pourtant. Ils n’ont répondu à la présence militaire russe en Géorgie que par « <em>de la rhétorique</em> ». Ils sont dans l’incapacité d’agir militairement car la guerre coûte cher et leurs troupes sont déjà mobilisées en Afghanistan et en Irak. L’ironie du sort que souligne le sociologue de Yale, est que le président Saakachvili a dû ordonner le rapatriement d’Irak des deux mille hommes que la Géorgie avait envoyés pour prêter main forte à la coalition. La Géorgie ne sauvera pas l’Amérique, car l’Amérique ne peut sauver la Géorgie.</p>
<hr /><strong>Notes</strong> </p>
<p>(1) Je renvoie le lecteur au site Acrimed qui a relevé le premier la présence étrange du drapeau de l’Union Européenne derrière le président Saakachvili lors de ses interventions télévisées.</p>
<p>(2) Ce que les plan Fouchet ont cherché à remettre en question en proposant un conception européenne, eurasienne de l’Europe et non ne Europe forgée par le banquiers et « patriote américain » Robert Schuman. </p>
<p>(3) L’Occident a l’habitude de se pardonner ses propres fautes. En condamnant l’invasion de la Géorgie par les forces russes, la dilomatie américaine avait préalablement effacé de sa mémoire l’invasion de l’Irak.</p>
<p>(4) Expression extraite de la « Declaration of Principles » du think tank néoconservateur Project For a New American Century dont le nom a été directement emprunté à la formule « American Century » forgée par Henry Luce avant la seconde guerre mondiale pour proclamer le rôle de bon samaritain pour ne pas dire d’empire que devraient jouer les Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.reopen911.info/News/2008/08/26/les-confidences-du-canard-sur-l%e2%80%99implication-us-en-georgie/">http://www.reopen911.info/News/2008/08/26/les-confidences-du-canard-sur-l%e2%80%99implication-us-en-georgie/</a></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Diasporă românească versus comunităţi româneşti]]></title>
<link>http://reinvierea.wordpress.com/?p=73</link>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 06:29:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mara Oaş</dc:creator>
<guid>http://reinvierea.wordpress.com/?p=73</guid>
<description><![CDATA[În ultima perioadă, mass media autohtonă, dar şi cea internaţională acordă ample spaţii unor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">În ultima perioadă, mass media autohtonă, dar şi cea internaţională acordă ample spaţii unor subiecte de genul ce mai fac, ce mai fură, ce mai pătimesc românii din afara graniţelor.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">Este vorba, cu precădere, de acei <strong>cetăţeni români</strong> emigraţi cu sau fără forme legale în varii ţări de pe mapamond. Punctele fierbinţi sunt reprezentate de românii din Spania şi, mai ales, de cei din Italia. Urgia pornită până la cel mai înalt nivel de italieni împotriva unor persoane în special de etnie rromă care sunt, </span><span lang="RO">în acte, cetăţeni români are darul de a inflama însăşi Uniunea Europeană.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">Într-o atare situaţie, atenţia tuturor şi, din păcate, inclusiv a autorităţilor române şi a opiniei publice de la noi se concentrează aproape exclusiv asupra acestei categorii de conaţionali ce alcătuiesc parte din diaspora românească. Dar ei NU sunt nici pe departe emblema diasporei româneşti, ci doar cel mult amprenta de moment răsfrântă peste graniţe a convulsiilor sociale din România. Şi, ceea ce e cel mai dureros, exodul de cetăţeni ai ţării noastre în diferite state NU constituie nicidecum UNICA prezenţă românească din exterior.</span><a href="http://reinvierea.files.wordpress.com/2008/07/241.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-80" src="http://reinvierea.wordpress.com/files/2008/07/241.jpg?w=300" alt="" width="300" height="240" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">Aproape orice ţară îşi are, conjunctural sau nu, propria diasporă. Cea românească este în peisajul în care s-a încetăţenit una picantă atât în sens pozitiv, cât şi în sens negativ. De cele mai multe ori fiind vorba de cetăţeni români ori descendenţi ai acestora este firesc ca atenţia autorităţilor de la noi să se îndrepte şi către aceştia şi să-i protejeze prin metode specifice. Numai că de aici şi până la concentrarea aproape exclusivă a măsurilor de protecţie întreprinse de statul român asupra elementului românesc din exterior este o diferenţă strigătoare la cer!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">În afara ţării există ŞI ALŢI <strong>ROMÂNI </strong>decât cei ai diasporei. Aceştia trăiesc de secole pe teritorii actuale ale Ucrainei, Ungariei, Serbiei etc. chiar în proximitatea graniţelor şi se constituie în veritabile şi importante <strong>comunităţi româneşti</strong> reprezentative atât pentru specificul nostru naţional, cât şi pentru cel al statelor ai căror cetăţeni sunt! Teoretic, lor li se adresează articolul 7 al Constituţiei care consfinţeşte că „<em>statul sprijină întărirea legăturilor cu românii din afara frontierelor ţării şi acţionează pentru păstrarea, dezvoltarea şi exprimarea identităţii lor etnice, culturale, lingvistice şi religioase, cu respectarea legislaţiei statului ai cărui cetăţeni sunt</em>”. Practic, însă, asistăm dacă nu la un abandon total al acestora din partea autorităţilor de la noi, a înseşi societăţii civile, măcar la o ignorare a lor sistematică.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><a href="http://reinvierea.files.wordpress.com/2008/07/d0b8d0b7d0bed0b1d180d0b0d0b6d0b5d0bdd0b8d0b5-0121.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-81" src="http://reinvierea.wordpress.com/files/2008/07/d0b8d0b7d0bed0b1d180d0b0d0b6d0b5d0bdd0b8d0b5-0121.jpg?w=300" alt="" width="300" height="197" /></a><span lang="RO">Politica externă a României a fost dintotdeauna ezitantă, incoerentă, palidă. Pentru comunităţile româneşti din afara graniţelor, altele decât diaspora recentă NU există strategii reale, viabile, articulate. Măsurile în sprijinul acestora sunt în cel mai fericit caz iniţiative particulare ori gesturi simbolice lipsite de consistenţă.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">Care e vina lor? Aceea că istoria i-a lăsat în afara graniţelor României, că nu se bucură (cu ghilimelele de rigoare) de statutul de căteţeni români şi că sunt doar etnici români? Că au rezistat şi şi-au păstrat fie şi alterate identitatea, limba, specificul cultural românesc?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:0.5in;"><span lang="RO">Deopotrivă factorul politic, cât şi cel al societăţii civile de la noi se fac vinovate de trădare naţională în măsura în care vor continua să se preocupe doar de soarta diasporei româneşti în detrimentul total al comunităţilor istorice româneşti! <strong>„Căpşunarii”, „ţiganii români” şi toate celelalte categorii de cetăţeni români ce întregesc diaspora românească se află acolo ca rod al propriei voinţe, sunt prin ei înşişi responsabili de destinul lor! În schimb, membrii comunităţilor istorice româneşti ce au rezistat timp de secole în afara graniţelor României n-au avut acest privilegiu de a alege</strong>. Cu atât mai mult atunci, obligaţia statului român în privinţa lor este înzecit mai mare şi mai de onoare decât în cazul diasporei! Iată de ce o reorientare a priorităţilor naţionale în exterior ar fi nu doar binevenită, ci şi necesară!</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De ce... reÎNVIEREA]]></title>
<link>http://reinvierea.wordpress.com/?p=31</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 21:54:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mara Oaş</dc:creator>
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<description><![CDATA[În urmă cu ceva vreme, era un vis aproape utopic. Pe parcurs, a început să devină o dorinţă ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">În urmă cu ceva vreme, era un vis aproape utopic. Pe parcurs, a început să devină o dorinţă înmugurind şi rodind pe zi ce trecea. Azi, e o realitate ce tinde să fie o certitudine tot mai pregnantă.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">Reintegrarea într-un circuit de valori, simţire, trăire, limbă şi tradiţii româneşti neaoşe a conaţionalilor pe care caruselul destinului i-a lăsat în afara graniţelor ţării se înfăptuieşte pas cu pas, cu urcuşuri şi coborâşuri, sinuos, precum în cea mai elocventă ilustrare a plaiului mioritic aşa cum l-a imaginat Lucian Blaga.</span><a href="http://reinvierea.files.wordpress.com/2008/07/isus-pe-cruce.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-63" src="http://reinvierea.wordpress.com/files/2008/07/isus-pe-cruce.jpg" alt="" width="209" height="271" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">De fapt, noi nu vrem să revizuim graniţe şi nu pretindem teritorii iluzorii, nu vrem să învăţăm pe nimeni nimic şi nici să ne amestecăm în chestiuni de autodeterminare. Suntem departe de <em>geopolitică</em>, <em>geostrategie</em> şi alte asemenea concepte balonate vehiculate preţios prin dischisul cancelariilor diplomatice.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">Apelul nostru este mult mai uman şi mai sentimental. Nu căutăm să stoarcem sânge din răni ale istoriei insuficient suturate. Vrem, pur şi simplu, doar să putem să ne bucurăm împreună de ceea ce ne defineşte şi ne animă, să putem să fim noi înşine aşa, cu bunele şi relele noastre. Nu avem duşmani şi ne dorim doar prieteni.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">Celor care, prin negura vremurilor, au rezistat acolo, dincolo de România şi îşi mai spun încă ROMÂNI, le cerem îndoit iertare dacă, până acum, am promis şi nu ne-am ţinut de cuvânt, am tăcut şi nu am făcut sau chiar am fost nepăsători, delăsători, egoişti. Dar, cu simţ autocritic, e şi acesta tot un fel de a fi români...</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:42pt;"><span lang="RO">De acum încolo, vom fi mai prezenţi, mai vii. Prin ce-am construit sau prin ce-am dărâmat, prin ce am adulat sau hulit, dar mai ales prin spirit, grai, cântec, vers, imagine, dans, obiceiuri, creaţie, împărtăşire şi (re)descoperire ne deşteptăm şi ne coagulăm. Strângem rândurile şi ţinem aproape! Venim!</span></p>
<p><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;" lang="RO"><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Union pour la Méditerranée: la face cachée de l’iceberg]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=678</link>
<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 15:39:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[C&#8217;est l&#8217;Europe qui est en danger au premier chef dans le processus de la mondialisation:]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">C'est l'Europe qui est en danger au premier chef dans le processus de la mondialisation: elle court le risque pressant non seulement du décrochage par rapport au Etats-Unis, mais encore plus le rattrapage par les pays émergents.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-680 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/07/unionpm.jpg" alt="" width="454" height="308" /></p>
<p style="text-align:justify;">L'initiative de l'Union pour la Méditerranée s'inscrit dans une stratégie globale (dont l'un des volets a été confié à la France) qui devrait éviter notamment le déclassement de l'Europe, donnerait un statut de membre à part entière à l'Etat d'Israël dans l'Union européenne et pourrait être considérée comme une solution à l'incapacité récurrente des pays du sud de la Méditerranée à unir leur destin. L'enjeu ici n'est pas perceptible immédiatement, car enrobé dans le discours idéologique et de bonimenteur habile distillé par l'équipe du président français et particulièrement par son conseiller spécial. La réaffirmation énergique de la chancelière Angela Merkel que le projet d'Union méditerranéenne s'appellera Union pour la Méditerranée, sera un projet de 27 Etats membres de l'Union européenne naturellement (1). Ce qui est un réajustement stratégique, mais aussi l'évidence d'une concurrence exacerbée que se livrent les Allemands et les Français pour le leadership, en plus d'une opération de séduction en direction tant de l'opinion internationale que nationale (...)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Lire <a href="http://www.continentalnews.fr/actualite/debat,157/l-union-pour-la-mediterranee-et-la-face-cachee-de-l-iceberg,723.html" target="_self">l’analyse complète</a> du professeur Réda Mezoui, politologue.</span></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[»Stay Behind« oder besser gesagt:  »GLADIO«]]></title>
<link>http://mazingazeta.wordpress.com/?p=821</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 11:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mazinga Z</dc:creator>
<guid>http://mazingazeta.wordpress.com/?p=821</guid>
<description><![CDATA[
Das Emblem von Gladio. Feuer, Schwert und ein zynisches Motto: Im Stillen/durch Schweigen der Fre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mazingazeta.wordpress.com/files/2008/07/gladio.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-820" src="http://mazingazeta.wordpress.com/files/2008/07/gladio.jpg" alt="" width="226" height="364" /></a></p>
<p><strong>Das Emblem von Gladio.</strong> Feuer, Schwert und ein zynisches Motto: Im Stillen/durch Schweigen der Freiheit dienen.</p>
<h3>Dass der Staat der größte Terrorist von allen ist, ist ja gar kein Geheimnis mehr: Um 1990 herum kam heraus, dass die NATO eine geheime Organisation namens »stay behind« (in Italien »Gladio«) unterhielt, angeblich, um im Falle eines Überfalls der Sowjetunion auf den Westen hinter den Linien zurückzubleiben (»stay behind«) und den Feind durch Sabotage zu bekämpfen. Allerdings verübten und unterstützten beispielsweise die »Gladiatoren« reihenweise Terroranschläge im eigenen Land. Das heißt: Der »stay behind«-Auftrag war womöglich nur eine Legende. In Wirklichkeit ging es möglicherweise schon immer nur um Terror »daheim«.</h3>
<p>Kurz vor Weihnachten 1969 knallte es auf belebten Plätzen in Rom und Mailand. Vier Bomben töteten 16 Menschen. 1972 krachte es bei dem italienischen Dorf Peteano. Eine Autobombe verletzte drei Carabinieri tödlich. 1974 tötete eine Bombe im <em>Italicus Express</em> von Rom nach München zwölf Menschen. 1978 wurde der Vorsitzende der italienischen Christdemokraten, Aldo Moro, entführt und ermordet. 1980 brachte eine Bombe den Bahnhof von Bologna halb zum Einsturz. Bilanz: 85 Tote und etwa 200 Verletzte.</p>
<p>Der Mörder: Natürlich immer der Gärtner. Beziehungsweise: die »Kommunisten«, die »Linken« oder die »Roten Brigaden«.</p>
<p>Die gute Nachricht: Die Killer wurden häufig geschnappt, zum Beispiel die Autobombenkiller der Carabinieri bei Peteano. Die schlechte: Es waren gar keine Linken, sondern Rechte. Die noch schlechtere: Sie wurden von der NATO-Truppe <em>stay behind</em> geführt, unterstützt und mit Waffen und Sprengstoff versorgt. Seitdem wissen wir: Der Staat ist der schlimmste Terrorist von allen.</p>
<p>Schon 1984,  lange bevor die Sache europaweit an die Öffentlichkeit kam, plauderte der Attentäter von Peteano vor Gericht. Der Mann, Vinzenzo Vinciguerra mit Namen, gehörte nicht etwa zu den Roten Brigaden, sondern zu den Neofaschisten.</p>
<p>»Anhand des Massakers von Peteano und aller anderen, die noch folgten, sollte das Vorhandensein einer real existierenden, okkulten und verborgenen Struktur klar geworden sein, mit dem Ziel, den Verbrechen eine strategische Richtung zu geben«, sagte Vinciguerra. Diese Struktur, so Vinciguerra, sei im Staate selbst beheimatet. In Italien gebe es parallel zum Militär eine geheime anti-sowjetische Streitmacht, um den Widerstand gegen die Sowjets auf italienischem Boden zu organisieren. Es handele sich um eine »Super-Organisation« mit einem Kommunikationsnetzwerk, Waffen und Sprengstoff, die mangels eines sowjetischen Angriffs die Linke im eigenen Lande bekämpfte.</p>
<p>Aha, und wie? Ganz einfach: Indem man den Linken immer neue Greueltaten in die Schuhe schob.</p>
<p>Soweit, so bekannt. Und zuletzt durch den Schweizer Wissenschaftler Daniele Ganser akribisch erforscht (Buchtitel: <em>Nato-Geheimarmeen in Europa - Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung</em>, siehe rechts).</p>
<p>Weniger klar ist zunächst mal die Rolle von <em>stay behind</em> bei Terrorattentaten in anderen Ländern Europas, zum Beispiel in Deutschland. Wie in dem Buch <em>Das RAF-Phantom</em> (siehe rechts) ausführlich beschrieben, gab es auch da zumindest ab Mitte der 80er-Jahre des letzten Jahrhunderts keine Spuren zu irgendwelchen linken« durch eine wachsende und umheimliche Professionalität aus. Bis heute wurden keine Verdächtigen der großen Attentate seit 1985 gefasst. Die Morde an Gerold von Braunmühl, Alfred Herrhausen und anderen sind seit rund 20 Jahren unaufgeklärt.</p>
<p>Des weiteren gibt es in der herrschenden Darstellung von <em>Gladio/stay behind</em> noch einige Fragen.</p>
<p>Da wäre erstens die Organisationsstruktur. Wie es aussieht, waren die <em>stay- behind</em>-Banden genau so organisiert, wie man es auch von den »offiziellen« Terrorgruppen, wie beispielsweise der »RAF«, behauptete: In Zellen. Ihre Waffen lagerten sie genau wie die »RAF« in Depots. Der »RAF«-Terrorist Christian Klar wurde 1982 just bei der Suche nach einem Depot verhaftet. Die <em>stay-behind</em>-Killer waren genau jene »Feierabend-Terroristen«, die man zuletzt in den »RAF«-Leuten vermutete: Die meiste Zeit gingen sie ganz gewöhnlichen Berufen nach, ihr tödliches Hobby betrieben sie hauptsächlich in der Freizeit.</p>
<p>Da wäre zweitens die geringe Zahl von<em> stay-b</em>ehind-Kämpfern. Pro Land sollen nur ein paar hundert Untergrund-Guerilleros verpflichtet worden sein – für den Kampf gegen eine sowjetische Invasionsarmee eher wenig. Genau passen würden diese Kapazitäten statt dessen zu einem internen Terrornetzwerk, das pro Jahr nur wenige Attentate verübt.</p>
<p>Da wäre drittens die Behauptung, die wenigen Kämpfer hätten erst im Invasionsfall weitere Kräfte rekrutieren und trainieren sollen. Unter Invasionsbedingungen ein schwieriges Unterfangen.</p>
<p>Da wäre viertens die umheimliche Ähnlichkeit zwischen professionellen »RAF«-Attentaten und <em>stay-behind</em>-Operationen wie der Entführung von Aldo Moro. Die Moro-Entführung von 1978 glich bis aufs Haar der Schleyer-Entführung von 1977: Bewaffneter Überfall auf die Fahrzeugkolonne, Erschießung der Begleiter, Entführung der weitgehend unverletzten Zielperson, wochenlange Geiselhaft, schließlich Ermordung und Deponierung der Leiche in einem Fahrzeugkofferraum.</p>
<p>Da wären fünftens die Lügen und Vertuschungen schon bei Attentaten der 2. »RAF«-Generation. Wie der Sohn des Mordopfers Siegfried Buback, Michael Buback, demnächst in seinem Buch <em>Der zweite Mord an meinem Vater</em> (Droemer) aufzeigen wird, wurde gegen eine Hauptverdächtige nicht ausreichend ermittelt – eine Hauptverdächtige, die schon vor dem Attentat Kontakte zu Geheimdiensten unterhielt.</p>
<p>Da wäre sechstens der Umstand, dass jede Geheimoperation eine Legende besitzt: Entweder von vorneherein oder für den Fall des Auffliegens. Nur wurde die Legende im Fall stay behind bisher noch nicht entdeckt oder entlarvt. Legenden kennen wir nur für jedes einzelne Attentat.</p>
<p>Denkbar wäre deshalb, dass es sich bei der Legende um das angebliche <em>stay- behind-</em>Konzept selbst handelte, das zum Teil auch den eigenen Leuten erzählt wurde. Also die Behauptung, man sei ja nur für den Invasionsfall da, um gegen die Sowjetunion zu kämpfen.</p>
<p>Das würde heißen:</p>
<ul>
<li>mehr als die euopaweit einigen tausend NATO-Terroristen waren nie vorgesehen,</li>
<li>es ging nie um einen äußeren, sondern immer nur um einen inneren Feind, hauptsächlich die Linke, aber auch wirtschaftliche Feinde wie Herrhausen und Rohwedder.</li>
</ul>
<p>In Deutschland fand das letzte große RAF-Attentat mit Todesfolge übrigens just 1991 statt (der Anschlag auf den Treuhandchef Detlev Karsten Rohwedder), kurz, nachdem <em>stay behind</em> aufgedeckt worden war. Schon bald darauf erklärte die »RAF« offiziell einen »Gewaltverzicht«.</p>
<p>Eins steht jedenfalls fest: Die »RAF«, insbesondere die dritte Generation, mag es gegeben haben oder auch nicht. Die <em>stay-b</em>ehind-Terroristen gab es ganz sicher.</p>
<p class="newsdate">Sonntag, 06.07.2008</p>
<div class="news-single-category">Kategorie: Geostrategie, Geheimdienste, 11. Sept. 2001, Politik, Terrorismus</div>
<p class="newsdate">©  Gerhard Wisnewski</p>
<p class="newsdate">Dieser Beitrag stellt ausschließlich die Meinung des Verfassers dar.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La Guinée équatoriale a-t-elle une stratégie de puissance sous-régionale ?]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=482</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 20:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[La question peut paraître provocante à plus d&#8217;un titre. Mais elle mérite fortement d&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>La question peut paraître provocante à plus d'un titre. Mais elle mérite fortement d'être posée, au vu des signaux faibles envoyés ces cinq dernières années par Malabo à la communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (CEMAC). Voici le décryptage exclusif de "la stratégie de la poudre aux yeux" , une enquête minutieuse au cœur de la doctrine sécrète du président Obiang Nguema...<br />
</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-483 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/drapguinea.png" alt="" width="429" height="224" /></p>
<p style="text-align:justify;">Oui, le sujet est provocant parce que la Guinée équatoriale en chiffres, c'est 515 000 habitants établis sur une superficie de 28050 km2, une croissance démographique à 2,25%, une densité de 18 hab/km2, une espérance de vie de 42 ans, un taux d'alphabétisation à 87%, un PIB par habitant de 8250$ , un indice de développement humain établi à 0,642... 2620 millions $ d'importations, 11675 millions $ d'exportations et trois principales ressources: le pétrole, le bois et le gaz naturel (...)</p>
<p style="text-align:justify;">Mais nous nous sommes sérieusement interrogés. Car sur le plan économique, ce "petit Etat" pétrolier que les analystes s'accordent désormais à  désigner "<em> Koweit du golfe de Guinée</em>" se targue d'une croissance en 2007 de 21,5%  contre 8% en 2006 (!) Son taux d'inflation est de 5,2% et les investissements directs étrangers dans ce pays s'élèvent à 1656 millions $. Avec une politique d'immigration digne de la Suisse, l'ancienne colonie espagnole peut se permettre d'organiser des expulsions spectaculaires de clandestins africains, d'offrir un 1 milliard Fcfa pour la recontruction de N'Djamena, de demander et obtenir la tête du gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale, d'exiger la refonte des textes de la Cemac pour tenir compte du nouveau poids économique et financier de la Guinée pétrolière... ou de claquer la porte de la 9è conférence des chefs d'Etats de la Cemac, le cas échéant <strong>(...)</strong> - Par <strong>Guy J. Gweth</strong> - Acquérir l'étude complète auprès de<strong> <a href="http://www.gwethmarshall.com" target="_self">GwethMarshall Consulting</a>.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Pétrole : Gazprom prédit un barril à 250 $ dès 2009 !]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=453</link>
<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 18:09:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cf. Heloim Sinclair (Le Post), Alexeï Miller, le très discret Pdg de Gazprom, géant énergétique]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;"><strong>Cf. Heloim Sinclair (Le Post), Alexeï Miller, le très discret Pdg de Gazprom, géant énergétique russe qui vise à devenir la 1ère compagnie d'énergie en Europe, a fait sensation la semaine dernière en annonçant que le pétrole pourrait bel et bien atteindre les 250 $ le baril dès 2009!</strong> </span></h3>
<h3 style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-454 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/oilprice08.gif" alt="" width="458" height="273" /></h3>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Un </span><a href="http://www.ft.com/cms/s/0/23928598-36c1-11dd-bc1c-0000779fd2ac.html?nclick_check=1" target="_blank"><span style="font-size:11pt;">article du Financial Times daté du 11 juin</span></a><span style="font-size:11pt;"> s'en est ému. D'aucuns pourraient croire qu'il s'agit d'une propagande russe d'intelligence économique, dans le jeu habituel de la compétition économique. Sauf qu'Alexeï Miller n'est pas le seul à faire cette analyse. L'augmentation des prix du pétrole n'est pas due à la spéculation mais à des fondamentaux : augmentation continue de la demande, baisse de la production et accès plus difficile aux ressources. Analyse confirmée cette semaine par l'Agence Internationale de l'Energie. Que le Pdg de </span><a href="http://www.lepost.fr/tag/bp/" target="_blank"><span style="font-size:11pt;">BP</span></a><span style="font-size:11pt;"> Tony Hayward partage largement, lui-même faisant savoir que le marché du pétrole n'était pas correctement approvisionné. Le<a href="http://heloim.sinclair.over-blog.com/article-13526405.html" target="_blank"> temps du pick oil a commencé</a> ? Aux producteurs africains de savoir en profiter !</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Prospective: PWC prévoit le leadership économique de la Chine dès 2025]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=449</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 19:36:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[Selon un rapport du département Intelligence économique de PWC sur l’état du monde en 2050, « ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span>Selon un rapport du département Intelligence économique de PWC sur l’état du monde en 2050, « la Chine pourrait dépasser les États-Unis d'ici 2025 pour devenir la plus grande économie du monde. Elle devrait poursuivre sa croissance pour acquérir d'ici 2050 une taille équivalente à 130 % de celle de l'économie américaine.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#666699;"><strong><span style="font-size:11pt;">Projection des tx de croissance réels du PIB (en % /an, 2007-2050) </span></strong></span></p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-451 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/tauxdecroissancepib.jpg" alt="" width="468" height="297" /></p>
<p style="text-align:justify;"><span><span> </span>« Chose intéressante, le Nigeria possède les capacités requises à long terme pour supplanter l'Afrique du Sud et devenir la plus grande économie africaine d'ici 2050. Cette prévision suppose que les politiques de croissance qui ont été mises en place ces dernières années et qui ne dépendent pas du pétrole se maintiennent à long terme, ce qui risque de poser un vrai défi… » </span><span lang="EN-US">Lire le rapport<span style="color:#666699;"> </span></span><span style="color:#666699;"><strong><a href="http://www.pwc.com/Extweb/pwcpublications.nsf/docid/146E4E4D52487154852573FA0058A179" target="_blank"><span lang="EN-US">The World in 2050: Beyond the BRICs: a broader look at emerging market growth prospects</span></a></strong></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Opgelet, Lapins]]></title>
<link>http://bruessel.wordpress.com/?p=158</link>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 11:17:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>bruessel</dc:creator>
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<description><![CDATA[Het politieke krakeel is ver weg hier in Slowakije, maar de volgende mijlpaal van de regeringsonderh]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Het politieke krakeel is ver weg hier in Slowakije, maar de volgende mijlpaal van de regeringsonderhandelingen is ook naar hier overgewaaid:</p>
<div class="blog_link">
<div>
<p><a href="http://lesoir.be/actualite/belgique/un-couloir-relierait-2008-06-14-606100.shtml" target="_blank">Un couloir relierait Bruxelles et Wallonie</a></p>
<p>un article du <a href="http://www.lesoir.be" target="_blank"><img style="position:relative;top:10px;" src="http://www.lesoir.be/mediastore/static/logo_small_80px.gif" alt="" /></a></div>
</div>
<div class="blog_link">Helaas serieus te nemen: (minimaal) een stukje Zonienwoud afstaan aan Brussel en/of Wallonie in ruil voor een staatshervorming. Met andere woorden, neem het eerste koppelteken (trait d'union) weg uit B-H-V en plaats het tussen Wallo-Bru. Ukkel zou dan aan Waterloo grenzen.</div>
<div class="blog_link"><img class="alignright" style="float:right;" src="http://www.lesoir.be/mediastore/_2008/juin/hermes/_20080614_IN_UN_1406COULOIRBHV.EPS.jpg" alt="Le Soir" width="266" height="209" /></div>
<p>Maar helaas is het voorstel niet zo erg origineel. De laatste man die zo n fijn idee had was een fijnbesnord mannetje uit Oostenrijk 70 jaar geleden. Danzig is dan misschien Brussel, de Waterloose Steenweg de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Berlinka" target="_blank">Berlinka Autobahn</a> en Koningsberg Wemmel?</p>
<p>Ik vraag mij enkel af: nu is het een stukje Zonienwoud (ocharme, die konijntjes), later is het misschien mijn sterk verfransend Asse (absoluut aandeel eentalig franstaligen neemt toe met 2-3 % per jaar). Een vinger, een arm? Op zich geen probleem, maar enkel als Vlamingen hetzelfde zouden vragen. Een beetje <em>Lebensraum</em>, bv. voor industrieterreinen (Lessen), wat verkavelingen (Kluisbergen, Geldenaken). Maar ach, daar doen wij al lang niet meer aan mee, en terecht. Maar wie dan wel nog?</p>
<p>Juist ja. <em>"On n'est demandeur de rien".</em>  Leave us kids alone...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Crise alimentaire: le coup de gueule de Me Wade à Rome]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=423</link>
<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 17:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Ne venez plus nous imposer des institutions, des experts, l&#8217;Afrique d&#8217;aujourd]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:12pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>"Ne venez plus nous imposer des institutions, des experts, l'Afrique d'aujourd'hui ce n'est plus celle d'il y a vingt ans... Aujourd’hui, nous avons les cadres dans tous les domaines, diplômés dans les plus grandes universités, alors qu’on arrête cette farce… » </span></strong><span>Un discours qui vous rappellera sans doute <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/03/28/gwethmarshall-consulting-genese-de-la-1ere-agence-d%e2%80%99intelligence-economique-d%e2%80%99afrique-centrale-guy-gweth/" target="_self">la  genèse de GwethMarshall</a>, la première Agence d'intelligence économique et stratégique en Afrique centrale.</span></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/uNqCFoA5rUo'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/uNqCFoA5rUo&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Robert Fisk : Al Qaida est vaincue ? Allez dire ça aux Marines !]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=250</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:41:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
<guid>http://reopen911.wordpress.com/?p=250</guid>
<description><![CDATA[
« Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div id="article" class="txtArt" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">
<p class="txtChapo">« Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et de la cruauté - notre cruauté et notre oppression - et aussi longtemps que nous continuerons de dominer le monde musulman avec nos hélicoptères Apache, nos tanks, nos véhicules de patrouille, notre artillerie, nos bombes et nos dictateurs « amis », aussi longtemps Al Qaida continuera d’exister. » Après les récentes déclarations du directeur de la CIA affirmant que la défaite d’Al Qaida était proche, Fisk dénonce la vacuité des discours tenus à Washington en regard de la réalité sur le terrain. Celle d’une guerre allant du Liban au Pakistan, où l’occident tente sans succès d’imposer sa loi par la force des armes.</p>
<p class="spip"><strong>Robert Fisk, The Independent, 1er juin 2008</strong></p>
<p class="spip">Ainsi, Al-Qaïda serait « presque vaincue » ? Des succès importants auraient été remportés contre Al-Qaïda ? L’organisation serait virtuellement défaite ? « Dans l’ensemble, nous avons de très bons résultats » déclare le patron de la CIA, Michael Hayden, dans le Washington Post. « La défaite stratégique d’Al-Qaïda en Irak est proche. La défaite stratégique pour Al-Qaïda en Arabie saoudite est proche. Al-Qaïda a subi d’importants revers au niveau mondial - et je vais employer le mot dans son acception « idéologique », - une grande partie du monde islamique se détourne de leur modèle de l’Islam. » Cela pourrait presque faire illusion.</p>
<p class="spip">Six mille morts en Afghanistan, des dizaines de milliers de morts en Irak, un attentat-suicide par jour en Mésopotamie, le plus haut niveau de suicides jamais enregistré dans l’armée américaine - la presse arabe met à juste titre cette information en parallèle avec les déclaration de Hayden -, sans oublier les bases américaines permanente en Irak au delà de ce 31 décembre. Et nous aurions gagné ?</p>
<p class="spip">Il y a de cela moins de deux ans, nous avons également eu droit à une évaluation aberrante sur le déroulement de cette guerre, lorsque le général Peter Pace, l’étrange (et heureusement depuis lors retraité) chef d’état-major US, déclarait au sujet de la guerre américaine en Irak que « nous ne sommes pas en train de gagner mais nous ne sommes pas en train de perdre ». À cette occasion, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, avait déclaré être d’accord avec Pace « nous ne gagnons pas, mais nous ne perdons pas ».</p>
<p class="spip">James Baker, qui venait de publier son propre rapport sur le bourbier Irakien écrivait alors - lecteur, retenez-vous de rire ou pleurer - « Je ne pense pas que l’on puisse dire que nous sommes en train de perdre. Dans le même ordre d’idées, je ne suis pas sûr que nous sommes en train de gagner ». A la suite de quoi, Bush en personne proclamait « Nous ne sommes pas en train de gagner, nous ne sommes pas en train de perdre. « Pitié pour les Irakiens. Mais qu’à cela tienne, cette fois-ci nous sommes vraiment, vraiment en train de gagner. Ou tout au moins Al-Qaïda est « presque » - notez bien le « presque », les amis - vaincu. Puisque Mike Hayden nous le dit.</p>
<p class="spip">Suis-je le seul à trouver cela infantile à un point frisant la déraison ? Tant que l’injustice régnera au Moyen-Orient, Al-Qaïda gagnera. Tant que nous aurons 22 fois plus de forces occidentales dans le monde musulman que nous n’en avions temps des croisades - mes calculs sont assez précis - nous continuerons d’être en guerre contre les musulmans. L’infernale catastrophe Moyen-Orientale est désormais en train de se propager à travers le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak, Gaza, et même au Liban. Et nous serions en train de vaincre ?</p>
<p class="spip">Certes, nous avons gagné un répit en Irak en achetant la moitié des insurgés afin qu’il se battent pour nous et qu’ils tuent leurs cousins d’Al-Qaïda. Bien sûr, nous continuons à soutenir le régime de tortionnaires et de coupeurs de têtes d’Arabie Saoudite. Cela ne nous pose aucun problème, j’imagine, vu notre enthousiasme pour « le supplice de la baignoire ». Mais cela ne signifie pas que l’organisation Al-Qaïda soit vaincue.</p>
<p class="spip">Car Al-Qaïda est un mode de pensée, pas une armée. Elle se nourrit de la douleur, de la peur et de la cruauté - notre cruauté et notre oppression - et aussi longtemps que nous continuerons de dominer le monde musulman avec nos hélicoptères Apache, nos tanks, nos véhicules de patrouille, notre artillerie, nos bombes et nos dictateurs « amis », aussi longtemps Al Qaida continuera d’exister.</p>
<p class="spip">Devrons-nous vivre cette folie jusqu’aux dernières heures du régime Bush à Washington ? N’y a-t-il donc personne dans cette magnifique ville impériale qui comprenne ce que « nous » faisons ici au Moyen-Orient ? Pourquoi donc le Washington Post lui même offre-t-il ses colonnes aux divagations d’un fonctionnaire de la CIA, ce service qui n’a pas réussi à empêcher le 11 septembre parce que - si l’on en croit ce que l’on rapporte - un appel téléphonique en arabe mentionnant les avions allant s’écraser sur les tours jumelles n’aurait pas été traduits à temps ? Allons-nous bombarder l’Iran ? Est-ce là ce que nous attendons aujourd’hui ? Ou bien une autre guerre américano-iranienne aura-t-elle lieu au Liban, opposant le Hezbollah et les Israéliens ? Et Mike croit-il qu’Al-Qaïda soit présent en Iran ?</p>
<p class="spip">Israël continue de construire des colonies pour les Juifs - et les Juifs uniquement - sur des terres arabes. Et Washington ne fait rien. Bien que ces implantations soient illégales, George Bush les approuve. Elles alimentent la colère et la frustration et font naître un sentiment justifié de colère, mais Washington n’empêche pas ce scandale de perdurer. En ouvrant chaque matin mon quotidien en langue arabe j’y trouve de nouvelles raisons pour lesquelles Ben Laden ne va pas disparaître de ce monde.</p>
<p class="spip">Considérez cette information en provenance de Gaza cette semaine. Huit étudiants palestiniens avaient été sélectionnés par le programme Fulbright offrant des bourses pour étudier aux États-Unis. Vous pourriez penser, n’est-ce pas, qu’il était dans l’intérêt des Etats-Unis de faire venir ces jeunes musulmans au pays de la liberté. Mais non. Israël ne les laissera pas quitter Gaza. Cela doit faire partie de la « guerre contre le terrorisme » qu’Israël affirme mener aux côtés de l’Amérique. Le Département d’Etat américain a donc annulé les bourses d’études. Non, inutile de vous transformer en candidat à l’attentat suicide pour Al Qaida en raison d’une telle absurdité. Mais il serait difficile de trouver dans le journal d’hier une information qui soit plus significative que cette petite vexation minable [<a class="spip_note" title="U.S. Presses Israel on Gaza Students' Exit (...)" name="nh1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nb1">1</a>].</p>
<p class="spip">Mike Hayden la lira-t-il ? Ou bien a-il - à l’image de la plupart à Washington - tellement peur d’Israël qu’il ne manifestera pas la plus petite réaction ? La CIA ne comprend-elle pas, est-elle incapable de se représenter que tant que nous laisserons le Moyen-Orient maintenu dans une situation injuste, Al-Qaida continuera d’exister ? Voila ce que l’on m’a demandé à Bagdad : Pourquoi nos forces militaires sont-elles au Pakistan, en Afghanistan, Irak, Jordanie, Turquie, Egypte, Algérie (les forces spéciales des États-Unis y disposent d’une base près de Tamanraset), Bahreïn, Koweït, Yémen, Oman, Arabie Saoudite, Qatar et Tadjikistan ? ( Les pilotes des chasseurs-bombardiers français sont basés à Douchanbé et fournissent « un soutien aérien rapproché » aux soldats Anglais en Afghanistan.)</p>
<p class="spip">Aussi longtemps que nous déroulerons ce rideau de fer à travers le Moyen-Orient, nous serons en guerre et Al-Qaïda sera en guerre contre nous. Ce nouveau rideau de fer, en fait, démarre au Groenland et s’étend à travers la Grande-Bretagne et l’Allemagne, passe par la Bosnie, la Grèce et la Turquie. A quoi sert-il ? Qui se trouve de l’autre côté ? La Russie, la Chine, l’Inde.</p>
<p class="spip">Ce sont des questions que nous ne nous posons pas. Ce n’est certainement pas le genre de questions que le Washington Post oserait soumettre à Mike et ses potes de la CIA. Oui, nous discourons sur la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, bien que nous n’en accordions qu’assez peu au monde musulman. Car le genre de liberté qu’ils revendiquent - le genre de liberté qui permet à des groupes comme Al-Qaida de prospérer - c’est d’être libéré de « nous ». Et cela, je le crains fort, nous n’avons pas l’intention de le leur donner.</p>
<p class="spip">Mike Hayman peut croire que le monde musulman « repousse » « le modèle d’Islam » prôné par Al Qaida, mais j’en doute. En fait, j’ai plutôt tendance à penser qu’Al-Qaïda est de plus en plus forte. Mike dit qu’ils sont vaincus en Irak et en Arabie Saoudite. Mais sont-ils vaincus à Londres ? Et à Bali ? Et à New York et Washington ?</p>
</div>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.independent.co.uk/news/fisk/robert-fisk-so-alqaidas-defeated-eh-go-tell-it-to-the-marines-837843.html">The independent</a>, traduction Contre Info</span></p>
<hr class="thin" /><span class="txtPS"></span> </p>
<p class="spip_note">[<a class="spip_note" name="nb1" href="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/#nh1">1</a>] New York Times : <a class="spip_out" href="http://www.nytimes.com/reuters/washington/politics-israel-palestinians-rice.html?_r=2&#38;oref=slogin&#38;oref=slogin">U.S. Presses Israel on Gaza Students’ Exit Visas</a></p>
<blockquote class="spip">
<p class="spip_note">The U.S. State Department this week told the seven that their Fulbright grants had been withdrawn and it has taken steps to be able to direct the money to other Palestinians in the West Bank because of the trouble getting the exit visas from Gaza.</p>
<p class="spip_note">However, after The New York Times published a report on the issue on Friday, U.S. officials said they were redoubling their efforts to get the Israeli exit visas for the students.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie internationale: Tokyo double son aide à l'Afrique]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=413</link>
<pubDate>Wed, 28 May 2008 17:05:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lors de son discours d&#8217;ouverture de la 4e conférence internationale de Tokyo sur le développ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span><strong>Lors de son discours d'ouverture de la 4<sup>e</sup> conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad), à Yokohama, le Premier ministre japonais a promis de doubler l’aide de son pays au continent africain. Les dirigeants de 52 pays africains sont présents à cette conférence qui s'ouvre dans un contexte de rivalité entre la Chine et le Japon en Afrique.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-414 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/y-fukuda.jpg" alt="" width="456" height="236" /></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">«<em>La deuxième puissance économique du monde ne peut pas observer les bras croisés la politique chinoise en Afrique</em>.» C’est en ces termes qu’un haut responsable des Nations unies résume l’enjeu de cette conférence.  Les Japonais ont un double objectif: d’abord stratégique, l’économie japonaise ne peut pas se désintéresser des matières premières africaines ; ensuite diplomatique, les Japonais savent que le soutien de l’Afrique est primordial s’ils veulent un jour occuper un siège permanent au Conseil de sécurité. Ils souhaitent d’ailleurs inscrire la question de la réforme des Nations unies à l’ordre du jour de cette conférence. </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Pour démontrer que le continent africain est désormais une priorité, le Premier ministre japonais a officiellement annoncé, ce mercredi, le doublement de l’aide publique au développement destinée à l’Afrique, elle devrait passer de 580 millions d’euros par an aujourd’hui, à 1,16 milliard d’euros en 2012. </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Cela dit les Japonais avancent prudemment, cette prudence se manifeste par la volonté de privilégier le multilatéral au détriment du bilatéral. L’aide japonaise passe essentiellement par le canal des Nations unies et de la Banque mondiale qui participent d’ailleurs à l’organisation de cette conférence, une approche totalement différente des Chinois qui, eux, traitent directement avec les Etats.  (é) JK Fall, Rfi.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Tribune : la fin du Nouveau Moyen Orient de George Bush]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=223</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 21:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="txtChapo" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes du gouvernement Maliki, les récents évènements de Beyrouth, désormais fermement tenu par le Hezbollah, infligent un nouveau revers cinglant à l’administration Bush qui rêvait de remodeler à sa guise le Moyen-Orient, d’y installer des régimes dociles et de se débarasser des forces contestant la suprématie américaine. Analyse de Nir Rosen, journaliste indépendant américain.</p>
<p><strong>Par Nir Rosen, 9 mai 2008</strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Durant les bombardements israéliens du Liban en 2006 qui visaient la destruction des infrastructures et provoquaient des victimes civiles, Condoleeza Rice avait déclaré qu’il s’agissait des « douleurs de l’accouchement du Nouveau Moyen-Orient » - déclaration ignominieuse que les Libanais n’ont pas oubliée . Les événements des derniers jours au Liban signalent l’agonie de ce plan Bush pour un Nouveau Moyen-Orient.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Irak, au lieu d’amener la démocratie, les États-Unis ont apporté la guerre civile, les milices confessionnelles, les escadrons de la mort et le nettoyage ethnique. Ils ont commencé par installer une série de dictateurs inefficaces, Garner, Bremmer, Allawi, puis, cédant à la pression des islamistes chiites, il ont ensuite soutenu un processus électoral qui s’est bien évidemment conclu par la victoire des milices islamistes chiites qui ont commencé à massacrer tous ceux qui leurs déplaisaient, en particulier les sunnites. Ensuite, les États-Unis ont décidé qu’ils en avaient assez de leur marionnette, le Premier ministre Jaafari, qui s’avérait insuffisamment obéissant. Ils l’ont donc poussé vers la sortie et l’ont remplacé par un autre islamiste chiite sectaire, M. Maliki, qui s’est également révélé être décevant de leur point de vue. Mais bien qu’ils aient menacé un temps de le démettre, ils l’ont finalement soutenu lorsqu’il a perdu la faveur de l’opinion et s’est attaqué à des groupes chiites jouissant d’une plus grande popularité que la sienne, comme par exemple le mouvement Sadriste. Dans le même temps, les États-Unis ont mis sur pied de nouvelles milices sunnites composées de voyous et d’anciens tueurs. Leur icône était Abu Risha, le chef du Conseil de l’Eveil d’Anbar, qui est mort assassiné.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Palestine, rendus furieux par la victoire remportée par le Hamas lors d’élections démocratiques et régulières, les États-Unis (avec le concours des Saoudiens, Jordaniens, Israéliens, Egyptiens et autres), ont soutenu le Fatah devenu impopulaire de Mahmoud Abbas, qui est un traître à son propre peuple et collabore avec l’occupant. Au même moment où le Fatah torturait ses opposants, la population de Gaza a été soumise à un blocus étouffant et le peuple palestinien puni pour avoir pris part aux élections. Lorsque les hommes de mains du Fatah tentèrent un coup d’État à Gaza, le Hamas a contrecarré cette menace par une insurrection durant laquelle il est facilement venu à bout des milices palestiniennes appuyées par les USA.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Somalie, les Américains ont soutenu une coalition de chefs de guerre haïs par la population pour s’attaquer, au nom de la guerre contre le terrorisme, au régime des Tribunaux Islamiques, qui était beaucoup plus populaire. L’avènement des Tribunaux Islamiques avait donné à la Somalie pour la première fois une raison d’espérer, après 14 tentatives avortées d’installation d’un gouvernement et 15 ans de guerre civile. Les Tribunaux Islamiques avaient apporté la paix et la stabilité à Mogadiscio et dans ses environs, en les débarrassant des chefs de guerre et de leurs milices qui terrorisaient les Somaliens. Les femmes pouvaient marcher dans les rues sans craintes d’être agressées et les hommes d’affaires exilés étaient revenus pour reconstruire leur pays dévasté. Mais c’était un mouvement islamiste, ce qui à l’ère de Bush signifie Al Qaida. Les États-Unis ont donc décidé de soutenir les seigneurs de guerre et leur allié local, l’Éthiopie, qui ont envahi la Somalie et occupé Mogadiscio et se livrent maintenant au meurtre et au pillage de la population civile, tandis que le islamistes se sont radicalisés et que la situation en Somalie est pire que jamais.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">La situation n’est pas non plus excellente en Afghanistan, où Hamid Karzai, une marionnette sans pouvoir qui ne contrôle rien, s’appuie sur les Américains pour contrer une résistance armée croissante.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Au Liban, les USA voient dans le Hezbollah une menace terroriste. Ils ont fait pression sur leurs alliés sunnites afin de refuser tout compromis. Le Hezbollah est de loin le mouvement le plus populaire parmi les chiites libanais, et il l’est également parmi les autres groupes et au-delà dans toute la région. Le mouvement chiite réclame l’installation d’un gouvernement d’unité nationale afin qu’il puisse avoir une part plus équitable du pouvoir politique. En dépit de sa puissance militaire, il n’a même pas revendiqué que cette part plus importante soit accordée aux chiites, mais à ses alliés non chiites de l’opposition. Il s’agissait pour lui d’obtenir un droit de regard sur les questions stratégiques et d’empêcher que les armes de la résistance ne soient menacées, tout en maintenant le Liban en dehors de la sphère d’influence américaine et israélienne.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Selon Amal Saad Ghorayeb, un spécialiste des mouvements chiites et du Liban, membre jusqu’à récemment du Carnegie Center for International Peace Middle East Center : « la politique américaine au Liban est sous-tendue par la stratégie générale des USA au Moyen-Orient visant à reconfigurer la carte politique de la région telle que nous la connaissons, sous l’appellation de plan pour un « Nouveau Moyen-Orient », précédemment dénommé « Initiative pour le Grand Moyen-Orient » qui fut officiellement dévoilé par Condi Rice au début de la guerre en juillet 2006. La tactique change, mais la stratégie reste la même dans les deux versions, l’ancienne consistant à promouvoir la démocratie et la plus récente en un soutien aux autocrates. La stratégie politique et militaire américaine vise à la domination économique de la région, tout en assurant la sécurité d’Israël. L’instrument utilisé pour la mise en œuvre de cette stratégie c’est le régime client arabe modéré ami des USA. Compte tenu de ses déconvenues quant aux résultats des élections démocratiques dans la région, l’administration Bush continue à soutenir des régimes autocratiques en Egypte, Jordanie, Arabie saoudite et ailleurs, tandis qu’elle « dé-démocratise » les démocraties existantes au Liban et en Palestine. Dans ce dernier cas, elle promeut une nouvelle mouture de la démocratie, nommée « régime démocratique, ». Il s’agit là d’une nouvelle forme de gouvernement : contesté par le peuple, dont la constitutionnalité est discutable, mais qui tire sa légitimité de puissances extérieures. La formation et la préservation de régimes tels que celui de M. Siniora, le Premier ministre libanais, a nécessité une politique américaine de promotion de l’instabilité et de désunion nationale, en bref, une politique d’ « instabilité constructive ».</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Les USA pensaient qu’ils pouvaient se choisir un allié local et lui faire gouverner le Liban. Mais ce pays est trop compliqué pour eux, et ils ne savaient pas qu’il est impossible qu’un seul groupe puise le régenter. Les Américains, aidés par leurs alliés saoudiens, ont soutenu la création de milices sunnites au Liban, dont certaines ont même été formées en Jordanie. Elles étaient motivées par une idéologie prônant la lutte confessionnelle contre les chiites. Mais cette opération s’est avérée être un échec complet, et les alliés des USA n’ont pas engagé le combat malgré leur rhétorique enflammée contre les chiites. Il est clair désormais que Beyrouth est fermement tenu par le Hezbollah et quoique les Américains puisse entreprendre, rien ne leur permettra de déloger ou d’affaiblir ce mouvement populaire, tout comme ils n’ont pu affaiblir le mouvement Sadriste en Irak ou le Hamas à Gaza.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">L’entraînement en Jordanie qui a été donné aux miliciens sunnites du Liban, à ceux du Fatah Palestinien ainsi qu’aux forces de sécurité irakiennes, s’est révélé insuffisant. Notons au passage qu’en Irak, les forces de sécurité sont constituées soit de membres des escadrons de la mort, soit sont incapables de se battre, et doivent compter sur les Américains.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Quelque soit votre opinion sur le Hezbollah et ses alliés, que vous sympathisiez avec eux ou y soyez opposé, il n’en reste pas moins évident qu’il ne pourront pas être délogés, qu’ils sont une partie intégrante du Liban et du Moyen-Orient. Ils l’avaient déjà prouvé en gagnant la guerre de 2006 et l’ont prouvé une fois de plus hier en prenant aisément le dessus face aux milices pro américaines et saoudiennes et en s’assurant le contrôle de Beyrouth. Si quelqu’un rêve d’un Hezbollah désarmé, d’un Hamas qui renoncerait à la résistante militaire, ou à toute forme de règlement pacifique au Moyen-Orient, alors il lui faut commencer au début : l’occupation israélienne de la Palestine tout comme celle d’une partie du territoire syrien.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;"><em><a class="spip_out" href="http://www.nirrosen.com/" target="_blank">Nir Rosen</a> est un journaliste indépendant qui a couvert durant deux ans le conflit irakien. Ses articles paraissent dans le Washington Post, le New York Times et le Harper Magazine.</em></p>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.thewashingtonnote.com/archives/2008/05/the_end_of_the/">Washington Note</a>, traduction Contre Info</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gorbatchev: impossible de faire confiance aux Américains ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 20:59:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[
MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d&#8217;accorder du crédit aux promesses des dirige]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="mainnewstxt">
<p>MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d'accorder du crédit aux promesses des dirigeants américains, a confié le dernier président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev dans une interview publiée mercredi par le journal britannique Daily Telegraph.</p>
<p>"Les Américains avaient promis que l'OTAN ne s'étendrait pas au-delà des frontières de l'Allemagne après la Guerre froide. Résultat, la moitié des Etats d'Europe centrale et orientale sont désormais membres de l'Alliance, et l'on se demande bien ce que sont devenues ces promesses. Cela prouve qu'on ne peut pas leur faire confiance", a déclaré M. Gorbatchev au cours d'un séjour à Paris.</p>
<p>"Les Etats-Unis ne supportent aucun Etat agissant de manière indépendante. Chaque président américain souhaite la guerre", estime le père de la Perestroïka, qui a adopté à la fin des années 1980 différentes mesures destinées à améliorer les relations russo-américaines.</p>
<p>"Nous disposions de dix ans, après la fin de la Guerre froide, afin d'édifier un nouvel ordre mondial, et nous les avons gaspillés, sans aucun résultat", a-t-il fait remarquer.</p>
<p>M. Gorbatchev a dénoncé le caractère "infondé" des déclarations de dirigeants américains qui accusent Moscou d'entretenir une rhétorique agressive entraînant dernièrement une dégradation des relations avec l'Occident, Washington étant responsable de l'augmentation de la tension dans le monde.</p>
<p>"Le problème, ce n'est pas la Russie. La Russie n'a pas d'ennemis, et n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre les Etats-Unis ou contre qui que ce soit. On a parfois l'impression que Washington souhaite guerroyer avec la Terre entière", a déclaré l'ancien président de l'URSS, en référence aux déclarations du chef du Pentagone Robert Gates, qui a mentionné la menace présentée "par le cheminement incertain de la Chine et de la Russie".</p>
<p>M. Gorbatchev a qualifié l'éventuel déploiement en Europe orientale d'éléments du bouclier antimissile (ABM) américain de "démarche dangereuse", qui "relance à un niveau inédit la course aux armements".</p>
<p> <br />
Sources  <a href="http://fr.rian.ru/russia/20080507/106775339.html" target="_BLANK">Novosti</a></p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[România, unul din coşmarurile Kievului ]]></title>
<link>http://bataiosu.wordpress.com/?p=480</link>
<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 07:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>bătăiosu</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Obiectivul &#8220;Kiev&#8221;
Presa ucraineana publica scenarii privind un posibil razboi civil in ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://bataiosu.wordpress.com/files/2008/04/1209056968.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-483 aligncenter" src="http://bataiosu.wordpress.com/files/2008/04/1209056968.jpg" alt="" width="468" height="371" /></a></p>
<p><strong>Obiectivul "Kiev"</strong></p>
<p>Presa ucraineana publica scenarii privind un posibil razboi civil in zona, declansat de aderarea la NATO a republicii conduse de Iuscenko. Sunt trecute in revista trupele de care dispun Moscova si aliatii sai, in comparatie cu cele ale Aliantei Nord-Atlantice, care pot in<a class="thickbox" href="media-upload.php?post_id=480&#38;TB_iframe=true&#38;height=500&#38;width=640"><img src="images/media-button-other.gif" alt="" /></a>terveni in 24 de ore: NRF Polonia si NRF Romania. O interventie in forta a Federatiei Ruse pe fondul unui razboi civil din Ucraina, legat de eventuala aderare a Kievului la NATO, ridica din nou problema efectivelor reale de care dispune Moscova in cazul unei interventii rapide.</p>
<p>Conform unui scenariu inaintat de publicatia ucraineana Segodnya, in cazul unui conflict cu Federatia Rusa, armata ucraineana se va dezintegra, un numar de mari unitati militare, compuse din etnici rusi, refuzand sa lupte impotriva armatei rusesti. Astfel, o parte din fortele militare ucrainene cu un efectiv de aproximativ 400.000 vor sustine operatiunile militare lansate de Moscova.</p>
<p>Federatia Rusa, a doua putere nucleara a lumii, dispune de un impresionant dispozitiv militar in apropierea granitelor Ucrainei. Conform datelor oficiale, Ministerul Apararii, Ministerul de Interne, serviciile de informatii si alte structuri militarizate dispun de peste cinci milioane de cadre active si rezervisti, capabili sa poarte un razboi ofensiv. Moscova ar putea dispune, de asemenea, de aportul a 300.000 de soldati din Republica dictatoriala Belarus. Dispunerea Flotei Militare a Marii Negre in portul militar Sevastopol (peninsula Crimeea), precum si a unitatilor de infanterie marina ale Federatiei Ruse in apropierea teritoriilor din estul Ucrainei revendicate de Kremlin vor conduce, conform Segodnya, la prabusirea imediata a dispozitivului defensiv ucrainean si ocuparea regiunilor aflate in litigiu. In contextul scenariilor vehiculate de presa ucraineana se mentioneaza faptul ca Polonia dispune de 220.000 de militari si Romania de 90.000 de cadre active.</p>
<p><strong>Moscova are mana libera</strong></p>
<p>Declaratia Finala a Summitului NATO de la Bucuresti reitereaza "profunda ingrijorare" a Aliantei fata de suspendarea unilaterala a CFE de catre Rusia, odata cu solicitarea adresata Federatiei de a relua implementarea obligatiilor asumate in Tratatul CFE. Acesta impune limite pentru armamentul greu detinut in zona cuprinsa intre Atlantic si muntii Urali, reafirmand principiul conform caruia, pe teritoriul nici uneia dintre tarile semnatare nu pot fi stationate forte straine fara acordul liber-consimtit al acesteia. In decembrie anul trecut, Rusia si-a suspendat oficial participarea la Tratat, decretul prezidential semnat de Vladimir Putin in acest sens invocand, intre "circumstante extraordinare (...), ce afecteaza securitatea Federatiei si necesita masuri imediate", "impactul negativ" al bazelor americane din Romania si Bulgaria asupra limitarilor impuse de CFE, alaturi de tergiversarea ratificarii documentului de catre statele NATO.</p>
<p><strong>Transnistria, fortareata Rusiei</strong></p>
<p>Conform datelor oficiale prezentate de autoritatile militare de la Moscova, in regiunea separatista transnistreana sunt dislocati aproximativ 1500 de soldati ai Federatiei Ruse, reuniti sub egida Grupului Operativ de Forte Ruse din Transnistria</p>
<p>Metamorfozate in urma redislocarii fictive a Armatei a XIV-a Ruse, vinovata de crime de razboi impotriva civililor in timpul conflictului de pe Nistru, fortele militare si paramilitare transnistrene dispun de un sistem complex de organizare, aflat in plin proces de modernizare. Conform datelor neoficiale, in luna aprilie 2008, Ministerul Apararii de la Tiraspol avea in subordine aproximativ 6000 de soldati activi. Organigrama oficiala a ministerului, prezentata organizatiilor internationale, cuprinde patru mari unitati de infanterie (brigazi), precum si cateva batalioane independente cu destinatie speciala sau de tancuri. In cadrul Ministerului Afacerilor Interne transnistrean se regasesc sase batalioane de forte speciale, inclusiv detasamentele Cobra si Dnestr, ai caror membri au beneficiat de stagii indelungate de pregatire in unitati speciale ale armatei ruse, cunoscute generic de Spetnaz ("Moarte Spionilor"). Potrivit datelor neoficiale. aceasta structura are o capacitate ofensiva de aproximativ 3500 de oameni, fara a fi luate in considerare unitati teritoriale sau de rezerva.</p>
<p>Ministerul Securitatii (MGB) de la Tiraspol isi subordoneaza la randul sau batalionul cu destinatie speciala Delta, subunitate de aproximativ 3000 de oameni, ce a participat periodic la operatiunile militare rusesti din Cecenia si Daghestan. O trasatura a masinii de razboi separatiste este prezenta masiva a fortelor paramilitare si a rezervistilor, inclusiv detasamente de cazaci din componenta Armatei de cazaci a Marii Negre, care dispune de un comandament regional la Tiraspol. In caz de conflict, regimul de la Tiraspol poate folosi in lupta, in primele 24 de ore, aproximativ 3500 de cazaci si, ulterior, pana la 80.000 de rezervisti, conform unor experti in materie. Cele mai pesimiste estimari ale Biroului Demografic al SUA punand aceasta cifra la 120.000 de rezervisti in regiunea separatista.</p>
<p><strong>Ucraina contra Romaniei</strong></p>
<p>Ambitiile militare ale Kiev-ului se manifesta in mod periodic, "strategii de birou" din capitala ucraineana considerand drept principale cauze ale unui eventual conflict militar dintre Romania si Ucraina diferendele juridice privind statutul stancii cunoscute sub numele de Insula Serpilor, si a platformei sale continentale, precum si opozitia statului roman fata de constructia "canalului" Bastroe de catre Ucraina. Pretentiile asupra Transnistriei complica si mai mult situatia.</p>
<p>Citand membri ai conducerii Ministerului Apararii de la Kiev, revista "Flot Ukrainii", oficiosul fortelor navale ucrainean, a cerut intr-un recent articol atat suplimentarea numarului de vase militare ucrainene in regiunea stancii, cat si organizarea unor manevre navale cu participare internationala rasariteana, din CSI. Pe de alta parte, importanta canalului Bastroe in viziunea elitei exsovietice de la Kiev este subliniata de analizele strategice publicate de periodicele Narodnaya Armia si Flot Ukrainii, prin care membri ai conducerii flotei militare ucrainene solicita o majorare semnificativa a bugetului alocat acestei categorii de forte armate pentru anul 2008, precum si preluarea de catre Kiev a unor nave militare de la Flota Marii Negre a Federatiei Ruse. Aceleasi surse au solicitat consolidarea prezentei flotei militare ucrainene in regiunea canalului Bastroe prin construirea unor baze permanente ale flotei fluviale in aceasta zona. Flot Ukrainii a precizat ca pentru toamna anului 2008 sunt prevazute, in regiunea Bastroe, o serie de manevre navale complexe, cu participarea unor nave si unitati militare ale tarilor membre ale organizatiilor regionale de securitate. Fosta republica sovietica mentine un imens aparat militar, pe fondul stagnarii economice si a unei instabilitati politice cronice.</p>
<p><strong>Forta de interventie rapida a Aliantei e doar pe hartie</strong></p>
<p>Forta de interventie rapida a NATO (NRF), declarata operationala dupa summitul de la Riga, din 2006, se doreste a fi o forta multinationala, avansata din punct de vedere tehnologic, flexibila, rapid dislocabila si interoperabila, compusa din elemente terestre, maritime si aeriene. NRF ar trebui, practic, sa numere 25.000 de soldati si sa se poata deplasa cu rapiditate la mari distante.</p>
<p>Se poate spune ca NRF a fost gandita ca un "rezervor de forte" pentru indeplinirea unor misiuni de securitate colectiva sau de gestionare a crizelor pentru circumstante exceptionale. Aceasta Forta a NATO nu a fost niciodata intr-o operatiune, iar unitatile care o compun, aflate in armatele statelor membre ale Aliantei, se schimba, prin rotatie, la sase luni. NRF are o componenta terestra de marimea unei brigazi, inzestrate cu capabilitatea de intrare fortata in teatru, o grupare de forte navale compusa dintr-un grup de lupta condus de un port-avion, un grup amfibiu si un grup de actiuni la suprafata si o componenta aeriana capabila sa execute 200 de iesiri pe zi. Oficialii Aliantei, prin vocea purtatorului de cuvant al NATO, James Apathurai, au recunoscut insa ca "NRF nu este atat de puternica pe cat ne-am fi dorit", statele Aliantei Nord Atlantice nefiind in masura sa aduca contributii suficiente la numarul fixat de 25.000 de soldati. Apathurai a recunoscut, chiar la finele anului trecut, ca NRF nu este operationala suta la suta, sustinand ca acest concept trebuie sa evolueze. De altfel, pana acum, NRF a fost angajata doar in actiuni umanitare, ambele in 2005, dupa uraganul Katrina din SUA si dupa cutremurul din Casmir</p>
<p>sursa: <a href="http://www.ziua.ro/display.php?data=2008-04-25&#38;id=236619">Ziua</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Unipolar*Multipolar*Apolar]]></title>
<link>http://sorinplaton.wordpress.com/?p=659</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 04:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>SorinPLATON</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lumea asa cum o stim noi din perceptia zilnica sau mediat de literatura de specialitate este dinam]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Lumea asa cum o stim noi din perceptia zilnica sau mediat de literatura de specialitate este dinamica si intr-o continua reconfigurare din perspective geopolitice-geostrategice. In calitate de componenti ai "marii tacute" (marea masa de martori din nivelul bazal al societatii umane ce de regula nu pot influenta decisiv sensul evolutiv) asistam surescitati la efectele unor aprige dorinte de parvenire civilizational autoritara din partea unor natiuni...</p>
<p>Pe parcursul istoriei anumite societati au prestat alternativ, de regula o singura data, un rol major de lider si cuceritor pentru mai mult sau mai putin intinse zone populationale. Candva a fost timpul sumerienilor, a persilor, a romanilor, a otomanilor, a englezilor, a rusilor, etc., cand respectivele natiuni au avut gradul de "inflorescenta" maximal, regresul ulterior determinandu-le o continuitate a trairii maririi si grandorii prin  transfer emotional exclusiv spre propriile lor mitologii nationale (ex.: Sfantul Stefan la unguri, Napoleon la francezi, Rommel la nemti, etc.). Insa, cam toate natiunile mari de odinioara nu au mai reusit niciodata in viitorul lor sa-si reitereze fizic statutul de excelenta autoritara, desi ideea le-ar fi suras...</p>
<p>Sa constientizezi ca in 2020, daca se pastreaza tendintele actuale, Romania va depasi global Italia, in calitate de continuatoare a unui imperiu ce a unificat in civilizatie teritoriile din actuala Europa ni se poate parea usor suprarealist. Raportarea este cu atat mai bizara in concluzii cu cat stim sau intelegem ratiunile primare ale oricarui imperiu si anume afluirea de resurse (materii prime, munca, inteligenta, militare, etc) intr-un singur sens: din "colonii" sau "provincii" inspre sediul natiunii conducatoare girante si aproape deloc in sens invers. Evident ca acumularile acestor foste "rezerve centrale" au fost suficient de mari oarecand, astfel ca si in zilele noastre sa  poata asigura un anumit standard mediu de nivel de trai, un nivel civilizational inalt in traducere libera...</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-660" src="http://sorinplaton.wordpress.com/files/2008/04/romanempire.jpg" alt="" /></p>
<p>"Averile" fostelor imperii s-au construit de regula prin rapt, prin impunere fortata si nu pe baza oricaror cat de mici principii democratice. Nici in ziua de azi, cand se face o atat de mare apologie a democratiei, a egalitatii de sanse, a legalitatii si a fair play-ului, manierele de "supravietuire" a celor puternici in raport cu restul se pot incadra in termenii de "fara prea multe scrupule".</p>
<p>Totusi in prezent exista niste paleative prin care, bazat pe background-ul favorizant a unei gene nationale cu predispozitie spre superioritate si autoritarism se pot folosi niste factori favorizanti din dotare (din dotare "de la D-zeu") de genul blagoslovirii cu niste uriase resurse din categoria celor strategice, ce sa confere indirect si santajist postura formala de lider. Avem aici exemplul Rusiei (dar si a altor state), ce in cel mai fara de jena mod s-a dedat in ultimul timp in a-si impune influienta catre terti mediat de petroruble, fara necesitatea unui aport de clasic militarim rosu.</p>
<p>De fapt subiectul central al acestui post s-a vrut initiat in jurul informatiei de presa din zilele trecute prin care am luat la cunostinta ca in 2007 Rusia si-a atins palierul maximal de extractie resurse petroliere, iar de acum va incepe un incet dar sigur proces de regresie in cuantumul extractiv... Care ar fi implicatiile acestui eveniment? Pai in primul rand acum ni se pare mai logica ciudata fosgaiala si agitatie a protipendadei ruse oficiale si neoficiale (lideri politici, oameni de afaceri, diplomatie, armata, etc.) din ultimii ani. Oamenii si-au constientizat "tabla de sah" si au decis sa joace agresiv la cacealma impunandu-si influenta, interesele, dictatul, achizitiile pe piata internationala...ca atunci cand vor ajunge la fundul sacului sa aiba deja imprimata o inertie nationala suficient de mare incat sa le asigure o navigare in viitoarea istorie sub statutul de ...fosta mare putere, atipic-imperiala.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://sorinplaton.files.wordpress.com/2008/04/geopolitica.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-661" src="http://sorinplaton.wordpress.com/files/2008/04/geopolitica.jpg" alt="" /></a></p>
<p>Daca vechimea s-a identificat prin alternante progresive la putere a anumitor natiuni, generand o forma de unipolaritate, prezentul recent se duce mai degraba de la o tendinta de multipolaritate (cu tari ca si India, Brazilia, China, etc. ce aspira la un statut autonom de co-lideri planetari, suplimentar de cel zonal) spre o cacofonie apolara, in care tot mai multe si mai mici zone din lume se considera ascendente pe un trend si astfel sa le indreptateasca sa bata cu pumnul in masa... Incetul cu incetul psihologia de lider-lideri mondiali, cel putin pentru cei "clasicizati" va consta probabil nu atat in "urcare pe noi culmi" cat "tragerea si acceptare newcome-erilor" autentici la masa verde...</p>
<p>In rest ...God cu mila...</p>
<p style="text-align:center;">1=</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Jeu géopolitique risqué : Washington joue le Tibet à la roulette avec la Chine ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=199</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:20:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[Global Research, par F. William Engdahl, le 10 avril 2008
 
​​​​Attisant les flammes de la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://www.globalresearch.ca/" target="_blank">Global Research</a>, par F. William Engdahl, le 10 avril 2008</p>
<p> </p>
<p align="justify">​​​​Attisant les flammes de la violence au Tibet juste à un moment sensible de leurs relations et dans la période préparatoire des jeux olympiques en Chine, Washington a manifestement tranché pour un jeu géopolitique à haut risque avec Beijing. Cela fait partie d'une stratégie d'escalade dans la déstabilisation de la Chine, lancée ces derniers mois par l'administration Bush. Cela comprend aussi l'essai de déclencher une Révolution Safran contre la Chine dans la région voisine du Myanmar (Birmanie), l'amenée au Darfour des troupes de l'OTAN dirigées par les États-Unis, où les compagnies pétrolières de Chine mettent en valeur des réserves pétrolières potentiellement énormes. Cela inclut des manœuvres de contre-attaque à travers l'Afrique riche en ressources minières et des efforts acharnés pour transformer l'Inde en nouvelle grande base avancée des États-Unis déployée contre la Chine sur le sous-continent asiatique, même si les signes suggèrent aujourd'hui que le gouvernement indien est très prudent à ne pas bouleverser ses relations avec la Chine.</p>
<p> </p>
<p align="justify">​​​​L'opération actuelle au Tibet a apparemment obtenu le feu vert en octobre de l'année dernière, quand George Bush et le Dalaï Lama ont convenu de se rencontrer pour la première fois publiquement à Washington. Le Président des États-Unis n'ignore pas l'importance des enjeux d'une telle insulte pour Beijing. En acceptant d'être présent quand le Congrès a décerné sa médaille d'or au Dalaï Lama, Bush a aggravé son offense envers le plus important partenaire commercial des États-Unis.</p>
<p> </p>
<p align="justify">​​​​L'expression du soutien immédiat de George Bush, de Condi Rice, du Français Nicolas Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel, envers les moines cramoisis du Tibet, a pris récemment des dimensions absurdes. Mme Merkel a annoncé qu'elle boycotterait les jeux olympiques d'été en août pour protester contre le traitement des moines tibétains par Beijing. Ce que son secrétaire de presse avait omis, c'est qu'à l'origine, elle n'avait même pas prévu d'y aller.</p>
<p> </p>
<p align="justify">​​​​Son annonce a été suivie par celle du Premier Ministre de Pologne, le pro-Washington Donald Tusk, qui devrait lui non plus ne pas y assister, avec Vaclav Klaus, le Président tchèque pro-États-Unis. Qu'ils aient prévu à l'origine d'y aller est incertain, mais ça a fait des gros titres considérables dans la presse.</p>
<p> </p>
<p align="justify">​​​​La récente vague de protestations violentes et d'attaques contre les habitants chinois Han, documentée par des moines tibétains, a commencé le 10 mars, quand plusieurs centaines de moines ont marché sur Lhassa pour exiger la libération d'autres moines prétendument détenus pour la célébration de la remise de la médaille d'or du Congrès en octobre dernier. Les moines ont été rejoints par d'autres moines dans une marche de protestation contre l'autorité de Beijing lors du 49ème anniversaire du soulèvement tibétain contre la domination chinoise.</p>
<p><span style="color:#800000;font-family:Verdana Ref;"></p>
<p align="right"><strong>Le jeu géopolitique</strong></p>
<p></span><span style="font-family:Verdana Ref;"></p>
<p align="justify">​​​​Comme le gouvernement chinois lui-même l'a clairement fait remarquer, la soudaine éruption de violence anti-chinoise au Tibet, un nouvel épisode des activités dirigées par le Dalaï Lama en exil, a été calculée de manière suspecte à la veille des futurs jeux olympiques pour tenter de braquer les projecteurs sur le dossier des droits de l'homme de Beijing. Les jeux olympiques à Beijing sont vus là-bas comme une reconnaissance majeure de l'arrivée d'une nouvelle Chine prospère sur la scène mondiale.</p>
<p align="justify">​​​​Les acteurs d'arrière-plan qui agissent dans la « Révolution Cramoisie » du Tibet confirment les heures supplémentaires faites par Washington durant les derniers mois pour préparer une autre de ses infâmes Révolutions Colorées, en excitant les protestations publiques destinées à embarrasser au maximum Beijing. Les acteurs sur le terrain et en dehors du Tibet sont les habituels suspects, liés au Ministère étasunien des Affaires Étranges, dont la National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie), la Freedom House (communauté de la liberté) de la CIA à travers son président, Bette Bao Lord et son rôle dans le Comité International pour le Tibet, ainsi que la Fondation Trace, financée par la fortune de George Soros par l'intermédiaire de sa fille, Andrea Soros Colombel.</p>
<p align="justify">​​​​Wen Jiabao, le Premier Ministre chinois, a accusé le Dalaï Lama d'avoir orchestré les derniers troubles pour saboter les jeux olympiques « afin d'atteindre son objectif inqualifiable, » l'indépendance du Tibet.</p>
<p align="justify">​​​​Bush a téléphoné à son homologue chinois, le Président Hu Jintao, pour faire pression en faveur de pourparlers entre Beijing et le Dalaï-Lama en exil. La Maison Blanche a dit que Bush « a fait part de ses préoccupations au sujet de la situation au Tibet et a encouragé le gouvernement chinois à s'engager dans un dialogue positif avec les représentants du Dalaï Lama et permettre l'ouverture aux journalistes et aux diplomates. »</p>
<p align="justify">​​​​Selon un porte-parole de Qin Gang, le Ministère des Affaires Étrangères, le Président Hu aurait déclaré à Bush que le Dalaï Lama devait « cesser de saboter » les jeux olympiques de Beijing avant de prendre une décision sur des entretiens avec le chef spirituel tibétain en exil.</p>
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<p align="right"><strong>Les bizarres amis du Dalaï Lama</strong></p>
<p></span><span style="font-family:Verdana Ref;"></p>
<p align="justify">​​​​En Occident, l'image du Dalaï Lama a été si enjolivée, qu'il est considéré pratiquement comme un dieu dans de nombreux milieux. Bien que la vie spirituelle du Dalaï Lama ne soit pas notre centre d'intérêt, il est intéressant de noter brièvement les cercles qu'il a choisi de sillonner de manière privilégiée dans sa vie.</p>
<p align="justify">​​​​Le Dalaï Lama se rend dans ce qui peut être seulement appelé des milieux politiques conservateurs. Ce qui est généralement oublié aujourd'hui, c'est que durant les années 30, les Nazis, dont le chef de la Gestapo Heinrich Himmler et d'autres hauts dirigeants du Parti Nazi, considéraient le Tibet comme le site sacré des survivants de l'Atlantide perdue, le berceau de la « pure race nordique. »</p>
<p align="justify">​​​​À 11 ans, déjà désigné Dalaï Lama, il se lia d'amitié avec Heinrich Harrer, membre du Parti Nazi et officier craint des SS de Heinrich Himmler. Loin de l'innocente image de lui dans le populaire film d'Hollywood avec Brad Pitt, Harrer était membre du gratin SS à l'époque où il rencontra le Dalaï Lama âgé de 11 ans et devint son tuteur dans le « monde extérieur au Tibet. » Bien que seul le Dalaï Lama connaisse le contenu des leçons privées de Harrer, les deux sont restés amis jusqu'à la mort d'Harrer à l'âge avancé de 93 ans en 2006. (1)</p>
<p align="justify">​​​​Il va de soi que ses liens d'amitié ne définissent pas à eux seuls son caractère, mais c'est intéressant dans le contexte de ses amis ultérieurs. En avril 1999, avec Margaret Thatcher et George HW Bush, directeur de la CIA et Président, le Dalaï Lama a demandé au gouvernement britannique de libérer Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et client de longue date de la CIA, qui visitait l'Angleterre. Le Dalaï Lama a insisté pour que Pinochet ne soit pas forcé d'aller en Espagne, où il était recherché pour passer en jugement pour crimes contre l'humanité. Le Dalaï Lama avait des liens étroits avec Miguel Serrano (2), chef du Parti National Socialiste du Chili, adepte d'un truc appelé hitlérisme ésotérique. (3)</p>
<p align="justify">​​​​Attribuons pour le moment la demande du Dalaï Lama à l'instruction religieuse. Ce qui est incontestable, c'est qu'il est entouré et financé en grande partie, depuis sa fuite en exil en Inde en 1959, par les États-Unis et divers services d'espionnage occidentaux avec leurs troupeaux d'ONG. C'est l'ordre du jour de Washington, des amis du Dalaï Lama, qui est pertinent ici.</p>
<p></span><span style="color:#800000;font-family:Verdana Ref;"></p>
<p align="right"><strong>La NED à nouveau au travail. . .</strong></p>
<p></span><span style="font-family:Verdana Ref;"></p>
<p align="justify">​​​​Comme le note l'écrivain Michael Parenti dans son ouvrage, <em>Friendly Feudalism: The Tibet Myth </em>(Aimable féodalité: Le mythe du Tibet)<em>,</em> « dans les années 50 et 60, la CIA soutenait activement la cause tibétaine avec armes, formation militaire, argent, soutien aérien, et toutes sortes d'autres formes d'aide. » L'American Society for a Free Asia des États-Unis, une façade de la CIA, a fait connaître au public la cause de la résistance tibétaine, avec le frère aîné du Dalaï Lama, Thubtan Norbu, jouant un rôle actif dans le groupe. Le deuxième frère aîné du Dalaï Lama, Gyalo Thondup, a mis sur pied une opération d'espionnage avec la CIA en 1951. Selon Parenti, elle a été développée plus tard en unité de guérilla entraînée par la CIA, dont les recrues étaient parachutées à l'arrière du Tibet. (4)</p>
<p align="justify">​​​​Selon des documents du renseignement étasunien rendus publics à la fin des années 90, « pendant une grande partie des années 60, la CIA a fourni au mouvement tibétain exilé jusqu'à 1,7 millions de dollars par an pour des opérations contre la Chine, avec une subvention annuelle de 180.000 dollars pour le Dalaï Lama. » (5)</p>
<p align="justify">​​​​Avec l'aide de la CIA, le Dalaï Lama s'est enfui à Dharamsala en Inde, où il vit à présent. Il continue aujourd'hui à recevoir des millions de dollars de soutien, pas de la CIA, mais de façon plus anodine de l'organisation façade de la CIA financée par le Congrès, la NED. Dans toutes les Révolutions Colorées, la NED, soutenue par les États-Unis, a joué un rôle déstabilisateur, depuis la Serbie jusqu'à la Géorgie, en passant par l'Ukraine et le Myanmar. Ses finances vont aux médias de l'opposition et aux campagnes de relations publiques mondiales qui popularisent ses candidats favoris de l'opposition.</p>
<p align="justify">​​​​Comme dans les autres Révolutions Colorées récentes, le gouvernement étasunien attise les flammes de la déstabilisation contre la Chine en finançant les organisations protestataires de l'opposition à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet par l'intermédiaire de son bras, la NED.</p>
<p align="justify">​​​​La NED a été fondée sous l'administration Reagan au début des années 80 sur recommandation de Bill Casey, alors directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), suite à une série de dévoilements à grande publicité d'assassinats et de déstabilisations de régimes hostiles par la CIA. La NED a été conçue pour se présenter comme une organisation indépendante, non gouvernementale, une démarche éloignée de la CIA et de ses organismes gouvernementaux, afin d'être sans doute moins voyante. Le premier président de la NED, Allen Weinstein, a expliqué au Washington Post que « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd'hui, était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans. » (6)</p>
<p align="justify">​​​​William Blum, l'historien spécialisé dans le renseignement étasunien, déclare : « La NED a joué un rôle important dans l'affaire Iran-Contra des années 80 en finançant les éléments clés du ténébreux « Projet Démocratie » d'Oliver North. Ce réseau privatisait la politique étrangère étasunienne, faisait la guerre, faisait circuler des armes et des drogues, et était engagé dans d'autres activités tout aussi charmantes. En 1987, un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que ceux de la NED « dirigeaient le Projet Démocratie. » (7)</p>
<p align="justify">​​​​La plus importante organisation en faveur du Dalaï Lama, pour l'indépendance du Tibet, est aujourd'hui International Campaign for Tibet (ICT, campagne internationale pour le Tibet), créée à Washington en 1988. ICT reçoit des fonds de la NED depuis au moins 1994. En 2005, ICT a décerné son prix annuel, Light of Truth (lumière de la vérité), à Carl Gershman, fondateur de la NED. D'autres lauréats d'ICT sont la fondation allemande Friedrich Naumann et le leader tchèque Vaclav Havel. Le conseil d'administration d'ICT est peuplé d'anciens fonctionnaires du Ministère étasunien des Affaires Étranges, notamment Gare Smith et Julia Taft. (8)</p>
<p align="justify">​​​​Une autre organisation étasunienne particulièrement active contre Beijing, Student for a Free Tibet (SFT, étudiants pour un Tibet libre), a été créée en 1994 à New York comme un projet du Comité US Tibet et financé par la NED et ICT. La SFT est plus connue pour le déploiement d'une bannière de 150 mètres en haut de la Grande Muraille de Chine, appelant à un Tibet libre, et accusant Beijing d'allégations de génocide au Tibet entièrement non étayées. Elle a apparemment l'art de bien dramatiser pour se rallier les étudiants naïfs.</p>
<p align="justify">​​​​La SFT était parmi les cinq organisations qui ont proclamé le 4 janvier dernier le début d'un « soulèvement du peuple tibétain » et ont fondé ensemble un bureau provisoire chargé de la coordination et du financement.</p>
<p align="justify">​​​​Harry Wu est un autre éminent défenseur du Dalaï Lama contre Beijing. Il est devenu tristement célèbre pour avoir prétendu faussement sur Playboy en 1996, dans une interview qu'il avait enregistré sur bande vidéo, qu'un prisonnier dont les reins avaient été ôtés par chirurgie alors qu'il était vivant, avait ensuite été repris et fusillés. La bande a été diffusée par la BBC. Le film de la BBC ne montrait rien de la sorte, mais le mal était fait. Combien de personnes vérifient les vieilles archives de la BBC ? Wu, un professeur retraité de Berkeley qui a quitté la Chine après son incarcération en tant que dissident, est à la tête de la Laogai Research Foundation, une organisation exonérée d'impôt, financée principalement par la NED (9).</p>
<p align="justify">​​​​Parmi les projets apparentés, le financement de la NED par le gouvernement étasunien soutient aussi le journal Tibet Times, dirigé de l'extérieur depuis la base du Dalaï Lama en exil à Dharamsa en Inde. La NED finance aussi le Tibet Multimedia Center pour « diffusion de l'information concernant la lutte pour les droits de l'homme et la démocratie au Tibet, » lui aussi à Dharamsala. Et la NED finance le Tibetan Center for Human Rights and Democracy.</p>
<p align="justify">​​​​En bref, les empreintes digitales du Ministère des Affaires Étranges et de la communauté du renseignement des États-Unis sont partout sur la soudaine montée du mouvement Libérez le Tibet et sur les attentats contre les Chinois Han en mars. La question qui se pose est pourquoi, et surtout pourquoi maintenant ?</p>
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<p align="right"><strong>Les trésors de matières premières du Tibet</strong></p>
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<p align="justify">​​​​Le Tibet est d'importance stratégique pour la Chine, pas seulement pour sa situation géographique à cheval sur la frontière de l'Inde, le tout dernier allié de Washington contre la Chine en Asie. Le Tibet est aussi un trésor de minéraux et de pétrole. Le Tibet contient quelques-uns des plus grands gisements d'uranium et de borax, la moitié du lithium du monde, les plus grands gisements de cuivre d'Asie, d'énormes gisements de fer, et plus de 80.000 mines d'or. Les forêts du Tibet sont les plus grandes réserves de bois d'œuvre à disposition de la Chine ; depuis 1980, la valeur des arbres abattus et pris par la Chine est estimée à 54 milliards de dollars. Le Tibet recèle aussi quelques-unes des plus grandes réserves pétrolières de la région. (10)</p>
<p align="justify">​​​​Sur la frontière de la Région Autonome du Tibet et de la Région Autonome Ouïgour du Xinjiang, existe aussi une grande région pétrolière et minière, le Bassin de Qaidam, connu sous le nom de « bassin des trésors. » Ce bassin renferme 57 types de ressources minières différentes, dont des réserves avérées de pétrole, de gaz naturel, de charbon, de sel brut, de potassium, de magnésium, de plomb, de zinc et d'or. La valeur potentielle de ces ressources minières se monte à 15 billions de yuans, soit 1,8 billions de dollars. Les réserves avérées de potassium, de lithium et de sel brut de ce bassin sont les plus importantes de Chine.</p>
<p align="justify">​​​​Et, situé comme il l'est sur le « toit du monde, » le Tibet dispose peut-être des sources d'eau les plus précieuse de la Terre. Le Tibet est la source des sept plus grands fleuves d'Asie, qui alimentent en eau deux milliards de gens. « Celui qui contrôle l'eau du Tibet dispose d'un levier géopolitique super puissant sur l'ensemble de l'Asie.</p>
<p align="justify">​​​​Mais le principal intérêt de Washington pour le Tibet aujourd'hui est sa capacité à servir de levier pour déstabiliser et faire chanter le gouvernement de Beijing.</p>
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<p align="right"><strong>La non-violence de Washington comme forme de guerre</strong></p>
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<p align="justify">​​​​Depuis le 10 mars, les médias occidentaux ont passé les événements survenus au Tibet sans trop se soucier de leur véracité ni de les vérifier indépendamment par recoupement. La plupart des photos montrées dans les journaux européens et étasuniens et à la télévision ne sont pas exactement de l'oppression de lamas ou de moines tibétains par des militaires chinois. Dans la plupart des cas, les photos de l'AFP ou celles de Reuters montrent des Chinois Han battus par des moines tibétains appartenant à des organisations paramilitaires. Dans certains cas, des stations de télévision allemandes ont passé la vidéo d'un passage à tabac qui n'était même pas au Tibet, mais plutôt à Katmandou avec la police népalaise. (11)</p>
<p align="justify">​​​​La complicité des médias occidentaux sous-entend tout simplement un peu plus que les agissements autour du Tibet font partie d'une tentative de déstabilisation bien orchestrée de la part de Washington. Ce que peu de gens savent, c'est que la NED a aussi contribué avec la mal nommée Institution Albert Einstein de Gene Sharp, par l'intermédiaire du colonel Robert Helvey, à encourager les protestations estudiantines sur la place Tiananmen en juin 1989. Telle qu'elle se décrit elle-même, l'Institution Albert Einstein est spécialisée dans « la non-violence comme forme de guerre. » (12)</p>
<p align="justify">​​​​Le colonel Helvey était auparavant avec la Defense Intelligence Agency stationnée au Myanmar. À Hong Kong, Helvey a formé les leaders estudiantins de Beijing aux techniques des manifestations de masse utilisées dans l'incident de la place Tiananmen en juin 1989. On pense qu'il est maintenant conseiller en ces mêmes techniques de désobéissance civique pour le Falun Gong. Helvey, théoriquement retraité de l'armée en 1991, travaillait avec l'Institution Albert Einstein et la fondation Open Society de George Soros bien avant cette date. Dans son rapport annuel de 2004, l'Institution Albert Einstein de Helvey admettait conseiller les gens au Tibet. (13)</p>
<p align="justify">​​​​Avec l'émergence d'Internet et de la téléphonie mobile, le Pentagone a affiné une toute nouvelle forme de déstabilisation pour changer les régimes politiques. Jonathan Mowat, un chercheur de faits derrière la vague de révolutions colorées, la décrit ainsi :</p>
<p align="justify">​​​​Ce que nous voyons est l'application civile de la doctrine de la « révolution dans les affaires militaires » du Ministre Donald Rumsfeld, qui dépend du déploiement de petits groupes très mobiles, « activés en temps réel » par le renseignement et les communications. Le plan militaire est constitué d'escouades de soldats prenant le contrôle des quartiers d'une ville à l'aide des écrans vidéo des « casques de renseignement, » qui leur donnent une vue d'ensemble instantanée sur leur environnement. Des bandes de jeunes, convergeant vers les intersections visées, dialoguant en permanence avec des téléphones cellulaires, constituent l'application civile de cette doctrine.</p>
<p align="justify">​​​​Ce parallèle ne devrait pas surprendre puisque l'US Army et la National Security Agency ont subventionné le développement d'Internet, de la téléphonie cellulaire, et de plates-formes logicielles. Dès leur création, ces technologies ont été étudiées et mises à l'épreuve dans le but de leur trouver un usage optimal dans un nouveau type de guerre. La « révolution » dans la guerre, telle que le permettent ces nouveaux instruments, a été poussée à l'extrême par plusieurs spécialistes de la guerre psychologique. Bien que ces militaires utopistes travaillaient en haut lieu (chez RAND Corporation, par exemple) depuis très longtemps, ils n'ont fait au plus, avec la victoire des Néo-conservateurs au Pentagone de Donald Rumsfeld, que prendre la direction de quelques-unes des plus importantes structures de l'appareil du commandement militaire des États-Unis. (14)</p>
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<p align="right"><strong>L'objectif du contrôle de la Chine</strong></p>
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<p align="justify">​​​​La politique de Washington a utilisé et raffiné ces techniques de « non-violence révolutionnaire, » et les opérations de la NED ont incarné une série de projets de coups d'État « démocratiques » ou en douceur, dans le cadre d'une stratégie plus large qui cherche à couper la Chine l'accès à ses réserves pétrolières et gazières vitales.</p>
<p align="justify">​​​​La citation attribuée dans les années 70 au Ministre des Affaires Étranges de l'époque, Henry Kissinger, un partisan de la géopolitique britannique dans un contexte étasunien, vient à l'esprit : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations entières. . . »</p>
<p align="justify">​​​​La tentative de Washington d'utiliser le Tibet pour déstabiliser, sans doute avec l'aide silencieuse de ses amis britanniques et des autres services de renseignement amis des États-Unis, fait partie d'un schéma limpide.</p>
<p align="justify">​​​​Il comporte la « Révolution Safran » de Washington pour tenter de déstabiliser le Myanmar. Il inclut l'effort en cours pour faire entrer des troupes de l'OTAN au Darfour, afin de bloquer l'accès de la Chine aux ressources pétrolières stratégiques, là-bas et partout en Afrique. Il comprend les démarches pour fomenter des troubles en Ouzbékistan et au Kirghizistan, afin d'interrompre le nouveau projet de pipeline au Kazakhstan pour l'énergie vitale de la Chine. En Asie, pour des raisons géographiques évidentes, l'ancienne Grande Route de la Soie passe par Tachkent en Ouzbékistan et Almaty au Kazakhstan, dans une région cernée de grandes chaînes de montagnes. La maîtrise géopolitique de l'Ouzbékistan, du Kirghizistan et du Kazakhstan, permettrait de contrôler les éventuels oléoducs entre la Chine et l'Asie Centrale, tout comme l'encerclement de la Russie commande les pipelines et les autres liens entre elle et l'Europe Occidentale, la Chine, l'Inde et le Moyen-Orient, où coule le flux pétrolier ininterrompu, venant d'Iran, d'Arabie Saoudite et des autres pays de l'OPEP, dont dépend la Chine.</p>
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<p align="right"><strong>Derrière la stratégie d'encerclement de la Chine</strong></p>
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<p align="justify">​​​​Dans ce contexte, une analyse révélatrice du New York Council on Foreign Relations, faite par Zbigniew Brzezinski dans la question de septembre-octobre 1997 de son magazine Foreign Affairs, mérite d'être citée. Brzezinski, un protégé de David Rockefeller et disciple du fondateur de la géopolitique britannique, Sir Halford Mackinder, est aujourd'hui conseiller en politique étrangère du candidat à la présidentielle Barack Obama. En 1997, il écrivait de manière révélatrice :</p>
<p align="justify">​​​​L'Eurasie est le siège de la plupart des États du monde politiquement autoritaires et dynamiques. Tous les prétendants historiques au pouvoir mondial sont originaires d'Eurasie. Les candidats les plus peuplés du monde à l'hégémonie régionale, la Chine et l'Inde, sont en Eurasie, comme le sont tous les challengers potentiels à la primauté politique ou économique des États-Unis. Après les États-Unis, les six plus grandes économies et dépenses militaires suivantes sont là-bas, comme le sont toutes les puissances mondiales ouvertement nucléaires sauf une, et toutes les clandestines sauf une. L'Eurasie compte 75 pour cent de la population du monde, 60 pour cent de son PNB, et 75 pour cent de ses ressources énergétiques. Collectivement, le potentiel de la puissance eurasienne éclipse même celle des États-Unis.</p>
<p><br class="sep_para access" /><font face="Verdana Ref"></p>
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<div class="photo right"><img src="http://reopen911.wordpress.com/wp-admin/photo/913035-1128068.jpg" alt="Washington joue le Tibet à la roulette avec la Chine" /></div>
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<p align="justify">​​​​L'Eurasie est le super continent axial du monde. Une puissance qui domine l'Eurasie exercerait une influence déterminante sur deux des trois régions les plus productives économiquement, l'Europe Occidentale et l'Asie de l'Est. Un coup d'œil sur la carte suggère aussi qu'un pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l'Afrique. Avec l'Eurasie servant maintenant d'échiquier géopolitique décisif, il ne suffit plus de façonner une politique pour l'Europe et une autre pour l'Asie. Qu'advient-il de la répartition du pouvoir quand la masse continentale eurasienne aura une importance décisive sur la prédominance mondiale des États-Unis. . . (15)</p>
<p align="justify">​​​​Cette déclaration, rédigée bien avant que les États-Unis ne mènent le bombardement de l'ex-Yougoslavie et l'occupation militaire de l'Afghanistan et de l'Irak, ou ne soutienne le Pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan, fait circuler la rumeur de déclarations de Washington pour « débarrasser le monde de la tyrannie » et répandre la démocratie, dans un contexte quelque peu différent de celui généralement évoqué par George W. Bush ou les autres.</p>
<p align="justify">​​​​Il s'agit de domination mondiale, et non pas de démocratie. Il ne faut pas s'étonner que des puissances telles que la Chine ne soient pas convaincues qu'il soit dans leur intérêt national de donner à Washington un pouvoir aussi écrasant, pas plus que la Russie ne pense que ce serait un pas vers la paix de laisser l'OTAN bouffer l'Ukraine et la Géorgie et installer des missiles étasuniens sur le pas de la porte de la Russie « pour que les États-Unis se défendent contre la menace d'une attaque nucléaire iranienne. »</p>
<p align="justify">​​​​La menée de la déstabilisation du Tibet par les États-Unis s'inscrit dans le cadre d'une réorientation stratégique de grande importance. Elle arrive au moment où l'économie étasunienne et le dollar, toujours monnaie de réserve mondiale, sont dans leur plus mauvaise passe depuis les années 30. Il est lourd de sens que l'administration étasunienne envoie à Beijing le banquier de Wall Street, l'ancien président Goldman Sachs, et le Ministre des Finances Henry Paulson, en plein milieu de son travail pour embarrasser Beijing au sujet du Tibet. Washington joue littéralement avec le feu. La Chine a dépassé depuis longtemps le Japon en tant que plus gros détenteur de réserves de devises étrangères, actuellement de l'ordre de 1,5 billions de dollars [1,68 billions selon un article récent dans Asia Times, NDT], majoritairement investies en titres de dette du Trésor étasunien. Paulson sait bien que Beijing pourrait décider de mettre le dollar à genoux en vendant sur le marché seulement une petite partie de la dette des États-Unis qu'il possède.</p>
<p align="center"><strong>Notes</strong></p>
<p align="justify">​​​​1 Ex-Nazi, Dalai's tutor Harrer dies at 93 (Harrer, l'ancien nazi tuteur du Dalaï Lama est mort à l'âge de 93 ans), The Times d'Inde, 9 Janvier 2006 :</p>
<p><a href="http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-1363946,prtpage-1.cms" target="_blank">http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/msid-1363946,prtpage-1.cms</a></p>
<p align="justify">​​​​2 Goodrick-Clarke, Nicholas, Black Sun : Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity (Cultes ariens, Nazisme ésotérique et politique de l'identité), New York University Press, 2001, p. 177.</p>
<p align="justify">​​​​3 Colin Goldner, Mönchischer Terror auf dem Dach der Welt Teil 1: Die Begeisterung für den Dalai Lama und den tibetischen Buddhismus (Terreur monastique sur le toit du monde Partie 1: L'enthousiasme pour le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain), 26 mars 2008, extrait du livre du Dalai Lama: Fall eines Gottkönigs (L'affaire d'un Dieu Roi), Alibri Verlag, nouvelle édition à paraître en avril 2008 :</p>
<p><a href="http://www.jungewelt.de/2008/03-27/006.php" target="_blank">http://www.jungewelt.de/2008/03-27/006.php</a></p>
<p align="justify">​​​​4 Michael Parenti, Friendly Feudalism: The Tibet Myth (Aimable féodalité: Le mythe du Tibet), juin 2007 :</p>
<p><a href="http://www.michaelparenti.org/Tibet.html" target="_blank">http://www.michaelparenti.org/Tibet.html</a></p>
<p align="justify">​​​​5 Jim Mann, CIA funded covert Tibet exile campaign in 1960s (La CIA a financé secrètement la campagne d'exil du Tibet dans les années 60), The Age (Australie), 16 septembre 1998.</p>
<p align="justify">​​​​6 D. Ignatius, Innocence Abroad: The New World of Spyless Coups (Innocence à l'étranger: le nouveau monde de coups d'État sans espion), The Washington Post, 22 septembre 1991.</p>
<p align="justify">​​​​7 William Blum, The NED and 'Project Democracy' (La NED et le Projet Démocratie), Janvier 2000 :</p>
<p><a href="http://www.friendsoftibet.org/databank/usdefence/usd5.html" target="_blank">http://www.friendsoftibet.org/databank/usdefence/usd5.html</a></p>
<p align="justify">​​​​8 Michael Barker, 'Democratic Imperialism': Tibet, China and the National Endowment for Democracy (Impérialisme démocratique : Tibet, Chine et NED), Global Research, 13 août 2007 :</p>
<p><a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=6530" target="_blank">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=6530</a></p>
<p align="justify">​​​​9 Ralph McGehee, Ralph McGehee's Archive on JFK Place, CIA Operations in China Part III (Opérations de la CIA en Chine, partie III), 2 mai 1996 :</p>
<p><a href="http://www.acorn.net/jfkplace/03/RM/RM.china-for" target="_blank">http://www.acorn.net/jfkplace/03/RM/RM.china-for</a></p>
<p align="justify">​​​​10 US Tibet Committee, Fifteen things you should know about Tibet and China (Quinze choses que vous devriez savoir sur le Tibet et la Chine) :</p>
<p><a href="http://ustibetcommittee.org/facts/facts.html" target="_blank">http://ustibetcommittee.org/facts/facts.html</a></p>
<p align="justify">​​​​11 Colin Goldner, Mönchischer Terror auf dem Dach der Welt Teil 2: Krawalle im Vorfeld der Olympischen Spiele (Terreur monastique sur le toit du monde Partie 2 : Émeutes à la veille des jeux olympiques), op cité en (3).</p>
<p align="justify">​​​​12 Jonathan Mowat, The new Gladio in action ? (Nouvelle action Gladio ?), Online Journal, 19 mars 2005 :</p>
<p><a href="http://onlinejournal.com/artman/publish/printer_308.shtml" target="_blank">http://onlinejournal.com/artman/publish/printer_308.shtml</a></p>
<p align="justify">​​​​13 Ibid.</p>
<p align="justify">​​​​14 Ibid.</p>
<p align="justify">​​​​15 Brzezinski, Zbigniew, A Geostrategy for Eurasia (Une géostratéfgie pour l'Eurasie), Foreign Affairs, 76:5, septembre-october 1997.</p>
<p align="justify"><em>​​​​<a href="http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/" target="_blank">F. William Engdahl</a> est associé de recherche au <a href="http://www.globalresearch.ca/" target="_blank">Center for Research on Globalization</a> et auteur du livre récemment publié, « </em>Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation<em>. » Il est aussi auteur du livre traduit en français, « </em><a href="http://www.amazon.fr/P%C3%A9trole-une-guerre-si%C3%A8cle-anglo-am%C3%A9ricain/dp/2865532003/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1208272972&#38;sr=1-1" target="_blank"><em>Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain</em></a>. »</p>
<p><strong>Original :</strong> <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8625" target="_blank">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&#38;aid=8625</a><br />
Traduction libre de Pétrus Lombard pour <a href="http://www.alterinfo.net/" target="_blank">Alter Info</a>
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<title><![CDATA[JO 2008: la confrontation entre Chinois et Occidentaux s’enflamme à Paris]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=324</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 19:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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Dans un article édité sur ce site le 17 février 2008 sur la guerre économique entre l&#8217;Eu]]></description>
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<p style="text-align:justify;"><strong>Dans un article édité sur ce site le 17 février 2008 sur la guerre économique entre l'Europe et la Chine, j'évoquais déjà les tentatives occidentales de déstabilisation de la Chine par sociétés civiles interposées. Le passage de la flamme olympique ce 07 avril 2008 à Paris vient donner plus de relief à cette analyse. Bien plus, il corrobore parfaitement la dynamique de barrage stratégique contre la montée en puissance du pays de Mao. </strong><strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le profiling des dirigeants chinois</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Tous les grands services de renseignements au monde (américains, allemands, britanniques, français, israéliens, russes... notamment) détiennent des fiches très détaillées et régulièrement mises à jour sur l'establishment politico-militaire chinois et de bien d'autres pays. Pour les plus avisés, il s'agit-là d'un secret de polichinelle puisque c'est la pratique normale au sein des officines étatiques. Mais pour le grand public, ce précieux détail peut s'avérer décisif à la compréhension des événements en cours autour de la Chine, le Tibet et les JO de 2008. Sur chaque fiche personnelle de dirigeant disais-je, au delà des traditionnels nom, prénom, date et lieu de naissance, on y retrouve les parcours professionnel et académique de la cible, sa situation familiale, voire ses états de santé, ses penchants sexuels, les informations sur ses maitresses s'il en existe, ses ex, ses amis, les établissements fréquentés, son régime alimentaire, ses magasins et marques préférés, ses hobbies... et surtout un profil psychologique aussi complet que possible. Certains cabinets d'intelligence économique n'en font pas moins au sujet des clients de leurs clients. Dans les lignes qui suivent, vous allez comprendre pourquoi le profiling sus-cité est tout particulièrement important lorsqu'on veut agir sur le processus décisionnel d'une organisation comme c'est le cas actuellement pour l'impressionnante cible Jaune.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Le Tibet ? Oui, mais pourquoi maintenant ?</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Il faut être inhumain pour ne pas être solidaire du peuple tibétain, et exceptionnellement cruel pour ne pas s'émouvoir devant ses drames passés et actuels (indication de très grande importance au sein de l'opinion publique mondiale et occidentale en particulier). Le Tibet et son très respecté Dalai Lama, c'est bien connu, sont toujours apparus comme un caillou dans la chaussure du pouvoir central chinois. Or l'étude des profils psychologiques de Hu jintao et ses hommes est sans équivoque. En décidant de secouer le cocotier tibétain à 6 mois de l'ouverture des JO de Pékin 2008, les analystes n'avaient aucun doute sur la brutalité de la répression qui en découlerait et encore moins le haro international qui s'en suivrait. Le passage de la flamme olympique à Paris a donc permis d'atteindre le pic émotionnel, la sur-médiatisation et les condamnations attendus par les stratèges occidentaux.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>En avant les ONG !</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Sur les Champs Elysées ce 7 avril 2008, il est 12 :38 et la température est de saison. Mais de mémoire de parisiens, jamais on avait vu un tel déploiement de forces de l'ordre sur la plus belle avenue du monde, hormis le 14 juillet, fête nationale française. Tous les cinq mètres, de part et d'autre de l'avenue, je compte un policier parfaitement visible au milieu des touristes et des professionnels qui vont déjeuner.  Une page de l'histoire des relations internationales est entrain de s'écrire. Sous le couvert des acteurs non-étatiques. Car ce qu'il y a de particulièrement <em>réussi</em> dans l'opération APPT (Anti-Pékin-Pro-Tibet), c'est le retrait relatif des gouvernants occidentaux et la mise en avant des ONG et associations de défense des droits humains. Devant les exploits des manifestants, un reporter du 20h de TF1 est allé jusqu'à déclarer que la « police était dépassée ! ». Ainsi donc, les militants de <em>Reporters sans frontières</em> auraient grimpé sur la Tour Eiffel, Notre Dame de Paris... et déployé leurs drapeaux sans quelque bienveillance... pour se montrer aux cameras du monde dans ces prestigieux lieux de France. Cette fois, ONG et associations ont été plus qu'à la hauteur de la partition que les stratèges entendent leur faire jouer dans les nouveaux affrontements économiques et géopolitiques mondiaux. D'ailleurs, l'exceptionnelle mise en scène de leurs démonstrations ainsi que les images produites à cette occasion constituent déjà un excellent cas d'école.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pékin perd la bataille de la communication</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour le gouvernement chinois, évidemment, « <em>rien n'arrêtera la flamme olympique</em> ». Une jeune chinoise de 24 ans, étudiante en électronique dans l'hexagone me disait il y quelques heures, philosophe, dans un français parfait et sans accent: « <em>il y aura un avant et un après Pékin 2008...</em> », comme pour me rappeler que les Chinois ont de la mémoire. C'est vrai qu'une flamme olympique qui s'éteint à plusieurs reprises sur un sol étranger n'augure rien de pacifique dans les relations internationales. Qu'on s'en souvienne. Mais à l'ère de l'information, si le gouvernement chinois s'obstine à brider sa communication interne et externe, il perdra inévitablement l'estime d'une opinion publique internationale essentiellement nourrie au lait des médias occidentaux. Mais dès que Pékin aura tiré cette leçon, l'Occident n'aura qu'à bien se tenir. Car les Chinois apprennent vite et, je l'ai vérifié, ils ont vraiment de la mémoire ! <strong>Guy Gweth</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&#34;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;"> </span></p>
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<title><![CDATA[LA FRANCE A RENDEZ-VOUS AVEC L’ESPACE]]></title>
<link>http://directinfo.wordpress.com/2008/03/16/la-france-a-rendez-vous-avec-l%e2%80%99espace/</link>
<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 14:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>directinfo</dc:creator>
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<description><![CDATA[CHRONIQUE