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	<title>guerre-froide &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/guerre-froide/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "guerre-froide"</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 08:52:47 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Charlie Wilson, l'homme qui a mis le feu aux poudres]]></title>
<link>http://ledeblogueur.wordpress.com/?p=161</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 00:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-François Cossette</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 
Dans son autobiographie, celle qui fut assassinée le 27 décembre dernier par des fanatiques ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://ledeblogueur.files.wordpress.com/2008/05/charlie-wilson-en-afghanistan.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-160" src="http://ledeblogueur.wordpress.com/files/2008/05/charlie-wilson-en-afghanistan.jpg" alt="Charlie Wilson en compagnie de moudjahidines en Afghanistan " width="468" height="321" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"> </p>
<h4 style="text-align:justify;">Dans son <a href="http://www.amazon.ca/Fille-lOrient-1953-2007-Benazir-Bhutto/dp/2350870774/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1210390576&#38;sr=8-1" target="_blank">autobiographie</a>, celle qui fut assassinée le 27 décembre dernier par des fanatiques religieux, relatait ceci:</h4>
<h4 style="text-align:justify;">" Lors d'un entretien en tête-à-tête à la Maison-Blanche, je fis part au président George H.W. Bush de mes inquiétudes.  Je lui rappelai que pour chasser les Soviétiques d'Afghanistan, nos deux pays avaient pris la décision stratégique - au demeurant très efficace - de donner le pouvoir aux éléments les plus fanatiques de la résistance, qui risquaient par la suite d'échapper à tout contrôle. "Monsieur le Président, je crains que nous n'ayons créé un monstre à la Frankenstein qui pourraient bien revenir nous hanter à l'avenir", lui dis-je tristement."  - Benazir Bhutto</h4>
<h4 style="text-align:justify;">C'est le constat qui est fait à la fin du film de Mike Nichols,  <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qgx5WkwSJzU" target="_blank">Charlie Wilson's War</a>, lorsque l'agent de la CIA, Gust Avrakotos, joué par Philip Seymour Hoffman, dit à Charlie Wilson (Tom Hanks), que les moudjahidines, que le gouvernement a armé jusqu'aux dents pour combattre les Soviétiques, vont un jour se retourner contre eux, que les fonds amassés pour entraîner les combattants afghans vont déclencher une véritable poudrière.   La victoire de l'Afghanistan sur l'Union Soviétique tout en mettant fin à la guerre froide engendra une autre guerre, celle du terrorisme international.  Pourtant l'intention de Charlie Wilson était probablement noble, donner les armes nécessaires aux afghans, les entraîner au combat, leur donner ce qu'ils leur fallait pour faire fuire les envahisseurs soviétiques. Hors cette intention engendra d'autres répercussions beaucoup plus importantes, celle du 11 septembre et de ce qui s'ensuivit.     </h4>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Manchurian Candidate (1962)]]></title>
<link>http://insomniaque.wordpress.com/2006/11/16/the-manchurian-candidate-1962/</link>
<pubDate>Fri, 17 Nov 2006 04:46:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
<guid>http://insomniaque.wordpress.com/2006/11/16/the-manchurian-candidate-1962/</guid>
<description><![CDATA[
Coates, Ivan. « Enforcing the Cold War Consensus : McCarthyism, Liberalism, and The Manchurian Can]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2"></font><font size="2"><font face="Verdana"></p>
<p align="justify">Coates, Ivan. « Enforcing the Cold War Consensus : McCarthyism, Liberalism, and The Manchurian Candidate ». <em><a target="_blank" href="http://www.anzasa.arts.usyd.edu.au/a.j.a.s/docs/index.htm">Australasian Journal of American Studies</a></em>, 12 (July 1993)</p>
<p align="justify">En analysant le film <em><a target="_blank" href="http://imdb.com/title/tt0056218/">The Manchurian Candidate</a></em> – une histoire fictive portant sur la capture d'un soldat américain et son lavage de cerveau pratiqué par des <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communiste">communistes</a> –, Ivan Coates estime que cette œuvre cinématographique n'atteint pas son objectif initial, celui de réprouver le <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maccarthysme">maccarthysme</a>, dans la mesure où elle représente davantage le consensus de la <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide">guerre froide</a> et évite de critiquer en profondeur la société américaine. Si ce film réalisé en <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1962">1962</a> par <a target="_blank" href="http://imdb.com/name/nm0001239/">John Frankenheimer</a>, prétend être une critique de ceux qui tentent de contrôler la vie de leurs semblables, à l'exemple de <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_McCarthy">McCarthy</a>, il met pourtant en scène ce qu'il est censé condamner en construisant une structure antithétique qui vient contrôler l'opinion de l'auditoire, au lieu de laisser place au libre arbitre de chacun. En effet, relève Coates, <em>The Manchurian Candidate</em> présente une vision dichotomique, voire manichéenne, du monde, à savoir États-Unis/Union soviétique, Américain/<em>un-American</em>, chrétien/athée, pur/impur, altruisme/intérêts personnels, bon/mauvais, et caetera.</p>
<p align="justify">En dépit de sa condamnation implicite de la paranoïa qu'ont engendrée le maccarthysme et sa rhétorique simplificatrice, ce film utilise des outils semblables à ceux employés par McCarthy :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« it suggests that communists are everywhere, can go anywhere, be anyone, infiltrate to the highest levels, manipulate the press and inflict terrible damage upon the United States. »</p>
</blockquote>
<p align="justify">De plus et selon Coates, si cette œuvre cinématographique incite l'auditoire à ne pas se fier aux apparences qui s'avèrent trompeuses, elle ne scrute pourtant pas en profondeur la société américaine et fait appel aussi à plusieurs stéréotypes : d'un côté, elle valorise les qualités inhérentes à un « vrai Américain » tandis que de l'autre, elle expose le prétendu aspect inhumain d'un communiste. Le film de Frankenheimer est donc moins une attaque contre le maccarthysme qu'une démonstration du consensus de la guerre froide; soulignons que la meilleure représentation du maccarthysme se situe dans la séquence du film où Thomas Jordan observe que madame Iselin impute le qualificatif de communiste à toute personne qui est en désaccord avec ce qu'elle conçoit.</p>
<p align="justify">L'auteur stipule que plusieurs stéréotypes sont représentés dans le film : d'abord, le bien-fondé des attaques américaines contre la subversion communiste est démontré en raison de ces scientifiques communistes qui programment le cerveau d'un soldat américain pour qu'il assassine le président des États-Unis; de plus, le communisme est perçu comme un bloc monolithique et finalement, les communistes américains semblent obéir au doigt et à l'œil aux ordres émanant de l'URSS. En outre, le communiste est montré comme un être froid et amoral, hypocrite et sans âme tandis que le « vrai Américain » est une personne sincère et franche, fidèle, remplie d'amour et de respect envers autrui. Cette vision de la vraie nature américaine évoque celle qu'adoptait l'administration Kennedy :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« an egalitarian and unified America, in which all will voluntarily make sacrifice and work together for a better world, leader and led alike. »</p>
</blockquote>
<p align="justify">Paradoxalement, Frankenheimer critique l'obéissance sans borne à son supérieur dans le monde communiste, mais l'approuve au sein de la société américaine :</p>
<blockquote>
<p align="justify">« when his colonel makes it clear that it is an official order, he acquiesces totally, then salutes his superior officer unsolicitedly, patriotically and respectfully. »</p>
</blockquote>
<p align="justify">En dernier lieu, étant donné que ce film est réalisé dans le cadre de la « bonne » façon de penser de l'époque (<em>pattern beliefs</em>), l'auteur en conclut que</p>
<blockquote>
<p align="justify">« it fails to question it own premises and therefore erodes its own thesis at various point […] [and] despite the film's urging of its viewers to look below the surface, it does not scrutinise itself or the United States very thoroughly. »</p>
</blockquote>
<p></font></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Nazis découvrent la bombe atomique en 1944]]></title>
<link>http://realitesalternatives.wordpress.com/?p=9</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 01:36:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
<guid>http://realitesalternatives.wordpress.com/?p=9</guid>
<description><![CDATA[
Les forces militaires alliées rentrent solidement en Europe continentale lorsqu’une explosion at]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bp3.blogger.com/_Doqoj03fzk8/R0KIp-44G9I/AAAAAAAAABE/RfuZPaSSNxg/s1600-h/bombe.jpg"><img style="float:left;cursor:hand;margin:0 10px 10px 0;" src="http://bp3.blogger.com/_Doqoj03fzk8/R0KIp-44G9I/AAAAAAAAABE/RfuZPaSSNxg/s320/bombe.jpg" border="0" alt="" /></a></p>
<div>Les forces militaires alliées rentrent solidement en Europe continentale lorsqu’une explosion atomique rase Moscou le 29 juin 1944. Le 2 août de la même année, Londres disparaît de la carte sous un champignon gazeux.</div>
<p>Les États-unis demandent un cessez-le-feu. Hitler réclame le retrait des troupes alliées de toute l’Europe. Le gouvernement américain refuse et réclame vouloir conserver les territoires qu’il contrôle déjà en Europe.</p>
<p>Le 1 janvier 1945, un petit sous marin allemand se faufile jusqu’à la côte maritime New Yorkaise et fait exploser une bombe atomique de gros calibre près des berges. La métropole américaine est rasée ainsi que les villes environnantes.</p>
<p>Le congrès américain accélère la recherche dans le développement de l’arme atomique et la surveillance aérienne et maritime est décuplée afin de prévenir de nouvelles attaques.</p>
<p>Les allemands reprennent activement les combats en Europe en janvier 1945 et repoussent les alliés sur leurs anciennes positions.</p>
<p>Premier missile atomique V2 allemand lancé contre la ville de Washington en février 1945. Les tirs du nouvel armement antimissile de l’armée américaine touche le missile qui rate sa cible et termine sa course dans un champ sans exploser.</p>
<p>Mars 1945 : les nazis occupent la majeure partie de l’ancienne URSS mais ses régions orientales sont sous occupation japonaise.</p>
<p>En avril 1945, les États-unis font sauter une arme atomique sur Tokyo. Le Japon se rend.</p>
<p>Mai 1945 : nouveau cessez-le-feu</p>
<p>Berlin offre un compromis aux États-unis sur le partage du monde : à la signature de l’entente de Montréal du 13 mars 1946, les américains conservent le contrôle sur les anciennes possessions japonaises (c’est-à-dire la plus grande partie de la Chine, l’Indochine), le Japon bien sûr, le Royaume-Uni (incluant les colonies comme l’Inde, l’Australie,) et le sud de la France. De leur coté, l’Allemagne acquièrent toute l’Afrique et maintient son influence en Russie.</p>
<p>En 1947, les États-unis redonnent la souveraineté à tous ses territoires occupés. Par contre, les troupes américaines demeurent afin d’empêcher une invasion allemande.</p>
<p>1948: Un climat de guerre froide s’installe. On capte sur la côte est américaine des ondes radiophoniques dans lesquelles le Führer appelle à la destruction de l’Amérique et à la domination de la race aryenne sur tous les peuples.</p>
<p>En 1949 est fondé l’Alliance Asie-Europe-Amérique (AEA) qui regroupe les États-unis et tous ses alliés.</p>
<p>Février 1951 : On apprend que des millions de personnes auraient été exécutées ou gazées par les Nazis en Afrique du Nord. La vérité sur l’Holocauste juif et les chambres à gaz en Europe commence aussi à éclore.</p>
<p>La Wehrmacht attaque la Turquie sans avertissement ou provocation en juin 1951. En 5 jours, toute la Turquie est sous domination allemande.</p>
<p>L’alliance de l’AEA n’ose bouger. La capacité d’action est limitée et Hitler mise sur la peur de ses adversaires pour avancer encore plus au Moyen-Orient, commençant par la Turquie. Le même scénario de l’avant-guerre se répète et le Führer jubile devant la passivité de ses ennemis.</p>
<p>L’AEA entreprend alors un vaste programme de système antimissile et Hitler renforcie ses positions en Turquie afin d’attaquer l’Irak et possiblement l’Iran…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lorsque les petits juifs défendent  Israël... Ça  craint ! ]]></title>
<link>http://dlcperso.wordpress.com/?p=142</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:30:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>darklordcenter</dc:creator>
<guid>http://dlcperso.wordpress.com/?p=142</guid>
<description><![CDATA[Chers visiteurs, je vous annonce aujourd&#8217;hui la fin de ce Blog &amp; aussi le début d&#8217;u]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Chers visiteurs, je vous annonce aujourd'hui la fin de ce Blog &#38; aussi le début d'un nouveau Blog, d'ici demain, nommé <a href="http://wouac.wordpress.com" target="_blank">« WOUAC »</a>.</p>
<p>Comme le Blog s'apprête à n'avoir plus aucun article dès demain, j'ai décidé de le clôturer avec un sujet dont je tiens à cœur : <strong>Israël</strong>. Effectivement, je veux parler de ce pays qui est  « riche », qui a échappé de la crise alimentaire en cours par 2 points de croissance.<br />
La population étrangère du pays, juive, veut montrer son sionisme et essayer de montrer sa compréhension à l'actualité: il utilise l'illégitimité. Cette population étrangère qui utilise l'illégitimité est surtout la population jeune qui essaie de se vanter par l'apport d'actualité.</p>
<p>En effet, un propriétaire de groupe Facebook pour justifier son amour pour Israël va dénoncer les propos de Jimmy Carter, « ancien président des États-Unis » contre Israël. De plus, cette personne n'a rien apporté de plus au contenu des écrits sur le personnage américain Jimmy Carter. Ça conclut une instabilité culturelle de la part de l'auteur de cette description, on ne cite pas Jimmy Carter sans dire un mot sur lui.<br />
Pour rappel, Jimmy Carter a brisé la détente entre la Russie et les États-Unis pendant la Guerre Froide et a associé le régime communiste russe à « horreur ». S'il suffisait à cet auteur de préciser le rattachement de Jimmy Carter aux États-Unis pour souligner un <u>paradoxe</u> idéologique, cela montre qu'il n'accepte guère la diversité idéologique des États-Unis sur Israël, donc ne traite plus le pays en tant que démocratie.<br />
Cette personne montre à quel point la jeunesse juive ne monte pas haut pour se défendre et ne considère pas les régimes d'États comme ils sont. Son exemple est illégitime et n'apprend rien. <b>Comment peut-on écrire des articles sans ne pas connaitre le sujet ?</b> Nous n'apprenons plus l'optimisme en vantant des caractéristiques du pays, mais en descendant volontairement des personnes pragmatistes sans aucun mot pour nous faire comprendre qui nous visons. C'est dégueulasse ! </p>
<p>Le pragmatisme de Jimmy Carter s'est bien dénoncé pendant la Guerre Froide, pourquoi faire exprès d'idolâtrer le pragmatisme comme moteur d'antisionisme ? </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vietnam : de la colonisation à la dictature]]></title>
<link>http://noechartier.wordpress.com/?p=27</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 17:18:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>noechartier</dc:creator>
<guid>http://noechartier.wordpress.com/?p=27</guid>
<description><![CDATA[Les luttes d’indépendance ne mènent pas toujours à la liberté, même lorsqu’elles réussisse]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les luttes d’indépendance ne mènent pas toujours à la liberté, même lorsqu’elles réussissent. Le 20e siècle a produit nombre d’exemples, et la région asiatique a probablement fourni les plus pertinents. Résultat : des centaines de millions de gens vivent sous la dictature de régimes communistes qui se présentent toujours comme des «libérateurs». La victime qui devient le bourreau? Le Vietnam est un cas typique.</p>
<p>Le nationalisme et le communisme vietnamien sont nés sous domination française. Plus la France exploitait et réprimait l’Indochine, plus la population se radicalisait. Les meneurs du mouvement qui, dans bien des cas, ont pu étudier à l’étranger – surtout en France – ont solidifié leurs bases théoriques avec les idées occidentales de démocratie et de révolution. De retour dans leur pays natal, ils avaient les outils idéologiques pour réfléchir à la condition de leur peuple et organiser ce dernier.</p>
<p>L’un d’eux, le «père» de l’indépendance, Ho Chi Minh (communiste), se plaignait à l’époque : «Nous ne pouvons nous réunir librement, ni former des associations.» La France «a conquis notre pays [Vietnam] par la force pour la poursuite de ses intérêts égoïstes. Depuis lors, nous avons été non seulement honteusement opprimés et exploités, mais aussi impitoyablement torturés et empoisonnés».</p>
<p>Et qu’en est-il depuis la victoire des communistes sur la France en 1954? Le Vietnam est bien entendu passé par de dures années de guerre contre les États-Unis, eux qui voulaient freiner l’avancée du communisme dans un contexte de guerre froide. Si on peut blâmer cette catastrophe humanitaire pour les retards qu’a accusés le Vietnam en termes de développement, on ne voit pas l’intention des dirigeants communistes d’apporter au pays le «paradis sur terre» promis aux masses paysannes qui ont payé de leur vie pour les porter au pouvoir.</p>
<p>Aujourd’hui, les communistes vietnamiens n’ont pas à avoir de complexe d’infériorité par rapport au colonisateur dans le domaine de l’exploitation et de la répression. Les lourdes peines de jadis, attribuées par l’administration coloniale aux simples distributeurs de pamphlets politiques, sont les mêmes peines d’aujourd’hui. Sauf que, cette fois, c’est Vietnamien sur Vietnamien.</p>
<p>Associated Press rapporte qu’un Américain, d’origine vietnamienne, et deux Vietnamiens seront en procès cette semaine pour avoir eu l’intention de distribuer des pamphlets antigouvernement. Ils sont accusés de terrorisme et pourraient écoper de sept ans de prison.</p>
<p><strong>La relance économique</strong></p>
<p>Le Parti communiste vietnamien a sensiblement emprunté la même voie que son homologue chinois, avec quelques années de retard. Dans les deux cas, une faillite de l’économie planifiée a incité les élites dirigeantes à se tourner vers l’économie de marché et les investissements étrangers, afin d’éviter une déconfiture et d’assurer leur propre pérennité. L’effondrement de l’Union soviétique, principal allié du Vietnam, a également été un accélérateur important.</p>
<p>Les États-Unis ont aussi joué un rôle de premier plan dans la relance du Vietnam depuis le milieu des années 1990. En 1995, sous l’administration Clinton, les deux pays ont normalisé leurs relations et établi leurs ambassades respectives. En 2000, ils ont signé un accord commercial bilatéral et, en 2007, le Congrès a approuvé pour le Vietnam le statut de «Relations commerciales permanentes normales». Cette même année, ce pays a rejoint l’Organisation mondiale du commerce (OMC).</p>
<p>Avec la guerre froide terminée, l’heure est au triomphe du capitalisme. Pour Washington, le communisme comme «virus» n’a plus besoin d’être endigué, et l’absence de démocratie et du respect des droits de l’homme fondamentaux n’est pas un obstacle au commerce. La politique dite de l’engagement, favorisée par bon nombre de pays occidentaux, se marie parfaitement à la recherche de profit des entreprises et des financiers. Mais dans le cas du Vietnam, comme celui de la Chine, on tarde encore à voir les retombées positives de cette politique qui, en théorie, suggère qu’un rapprochement amical avec une dictature peut finir par l’assouplir.</p>
<p>Dans plusieurs cas, ce qui en ressort est plutôt le contraire, soit que les tendances autoritaires influencent les politiques des pays dits démocratiques. Puis l’argument en faveur du commerce avec les régimes totalitaires estime qu’une libéralisation économique entraîne nécessairement une libéralisation politique. Encore une fois, il est très pénible d’énumérer des exemples sérieux. Malgré toutes les bonnes opportunités d’affaires au Vietnam, le pays demeure une vaste prison gérée par un régime brutal.</p>
<p>Un document du Département d’État américain note que : «Malgré la répression continuelle de la liberté d’expression, le Vietnam a fait des progrès significatifs dans le domaine de la liberté religieuse. En 2005, le Vietnam a adopté une vaste loi sur la liberté religieuse, interdisant les renonciations forcées et permettant la reconnaissance officielle de nouvelles dénominations.» Suite à cela, les États-Unis ont retiré le Vietnam de la liste des «pays d’inquiétude particulière», jugeant qu’il «n’était plus un violateur sérieux des libertés religieuses».</p>
<p>Mais ce geste de Washington est survenu seulement quelques jours avant une visite du président américain, George W. Bush, au Vietnam, comme quoi le statut de «violateur» peut servir de monnaie d’échange dans le jeu diplomatique.</p>
<p><strong>Liberté religieuse</strong></p>
<p>En fait, il ne revient pas aux États-Unis ou à un autre pays quelconque de déterminer quelle sera la situation de la liberté religieuse au Vietnam. Des organisations de défense des droits de l’homme se spécialisent dans ce domaine et jouissent d’une aura d’impartialité plus étendue.</p>
<p>Human Rights Watch (HRW) dénonce la tenue des prochaines célébrations bouddhistes de la Journée du Vesak des Nations Unies au Vietnam. Le Vesak est une fête importante pour les bouddhistes qui commémorent la vie du Bouddha Sakyamuni. Il s’agit d’une fête reconnue par l’ONU depuis 1999, et elle devrait attirer 3500 délégués de 80 pays au Vietnam, du 13 au 17 mai, selon HRW.</p>
<p>Ironiquement, le thème de la Journée du Vesak de l’ONU cette année est la «contribution bouddhiste à construire une société civile juste et démocratique». Or, tous les efforts des bouddhistes pour accomplir justement cela au Vietnam sont sévèrement réprimés.</p>
<p>«C’est une farce qu’on ait permis au Vietnam d’accueillir une célébration bouddhiste internationale majeure alors que sa politique d’État est le contrôle politique de toutes les organisations religieuses – le Vietnam continue d’emprisonner et de persécuter systématiquement les bouddhistes indépendants, de même que les adeptes d’autres religions», déplore Elaine Pearson, vice-directrice Asie chez HRW.</p>
<p>L’organisation, en plus de presser le régime communiste vietnamien à respecter ses engagements internationaux, demande aux États-Unis de remettre le Vietnam sur sa liste noire des pays interdisant la liberté de religion.</p>
<p>Le communisme, avec ses théories athées, a toujours voulu s’imposer comme religion d’État, cherchant à monopoliser l’idéologie et à soumettre les consciences. La foi est perçue comme une dissidence, en plus d’un égarement superstitieux, et son potentiel rassembleur représente encore une autre peur pour ces régimes totalitaires où «nous ne pouvons nous réunir librement, ni former des associations».</p>
<p><strong>Liberté de presse</strong></p>
<p>La liberté de religion étant inexistante, il est normal que la liberté de presse soit, elle aussi, inexistante. Dans son Rapport annuel 2008, Reporters sans frontières (RSF) trace un bilan plutôt obscur de la situation au Vietnam.</p>
<p>«La police politique a poursuivi, en 2007, ce qu’elle avait entamé à la fin de 2006 : une lutte implacable contre les mouvements d’opposition et les publications dissidentes. Un journaliste et une dizaine de cyberdissidents ont été condamnés à de lourdes peines de prison. Une journaliste française, travaillant pour une radio d’opposition, a été arrêtée pour “terrorisme”», écrit RSF.</p>
<p>Pour mater la liberté d’expression, l’ONG note l’utilisation de procès de type «stalinien» de même que des tribunaux populaires, une forme toute communiste de dénonciation par la population visant à terroriser les dissidents.</p>
<p>Le Vietnam «est l’un des pays les plus autoritaires de la planète et suit scrupuleusement le modèle chinois en matière d’atteinte à la liberté d’expression sur Internet», selon RSF.</p>
<p><strong>Le statu quo</strong></p>
<p>Malgré ce dossier abyssal, le 8 % de croissance annuelle fait pencher la balance du côté de l’indifférence. Le ministère des Affaires étrangères du Canada se félicite du renforcement des relations avec le Vietnam. «J’encourage fortement les sociétés canadiennes à considérer ce marché qui est en constante évolution et prometteur de succès», invite l’ambassadeur du Canada au Vietnam, Gabriel-M. Lessard.</p>
<p>Les relations internationales ne jouissent pas de la réputation de faire prévaloir l’éthique ou la moralité. Certains chefs de gouvernement se disent sensibles aux questions de bonne gouvernance et de droits de l’homme, mais même s’ils sont sincères, d’autres facteurs peuvent les réduire à l’inaction.</p>
<p>Quelle politique les personnes sincères devraient-elles essayer d’adopter pour gérer leurs relations bilatérales? Une politique d’engagement amical, même si l’ami commet des crimes contre l’humanité? Ou une politique critique, qui met certaines conditions sur la table avant de s’engager à quoi que ce soit?</p>
<p>La Corée est actuellement un laboratoire en action. Après plusieurs années de gouvernements de centre-gauche en Corée du Sud visant à apaiser la tension sur la péninsule avec la sunshine policy, le régime communiste nord-coréen s’est tout de même doté de l’arme nucléaire et a procédé à un test en 2006. Puis, la situation à l’interne, avec le gouvernement très probablement le plus sanguinaire de la planète, ne s’est aucunement améliorée. Actuellement, les conservateurs sont au pouvoir à Séoul et veulent mettre des conditions à l’aide apportée à la Corée du Nord, soit la dénucléarisation et des avancées en matière de droits de l’homme. Nous verrons ce qu’il en résultera.</p>
<p>Il est certain que les régimes communistes comme le Vietnam et la Chine se réjouissent de leur admission au sein des institutions internationales comme gage de légitimité. Puis les investissements étrangers garantissent depuis une vingtaine d’années le renforcement des systèmes de contrôle tout en moussant les fortunes des dirigeants. Combien de temps encore pourront-ils s’accrocher? Malheureusement pour eux, l’histoire de leurs pays démontre qu’une dynastie corrompue est toujours appelée à chuter. Après colonisation et dictature, qu’est-ce qu’il y aura?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gorbatchev: impossible de faire confiance aux Américains ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 20:59:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[
MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d&#8217;accorder du crédit aux promesses des dirige]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="mainnewstxt">
<p>MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d'accorder du crédit aux promesses des dirigeants américains, a confié le dernier président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev dans une interview publiée mercredi par le journal britannique Daily Telegraph.</p>
<p>"Les Américains avaient promis que l'OTAN ne s'étendrait pas au-delà des frontières de l'Allemagne après la Guerre froide. Résultat, la moitié des Etats d'Europe centrale et orientale sont désormais membres de l'Alliance, et l'on se demande bien ce que sont devenues ces promesses. Cela prouve qu'on ne peut pas leur faire confiance", a déclaré M. Gorbatchev au cours d'un séjour à Paris.</p>
<p>"Les Etats-Unis ne supportent aucun Etat agissant de manière indépendante. Chaque président américain souhaite la guerre", estime le père de la Perestroïka, qui a adopté à la fin des années 1980 différentes mesures destinées à améliorer les relations russo-américaines.</p>
<p>"Nous disposions de dix ans, après la fin de la Guerre froide, afin d'édifier un nouvel ordre mondial, et nous les avons gaspillés, sans aucun résultat", a-t-il fait remarquer.</p>
<p>M. Gorbatchev a dénoncé le caractère "infondé" des déclarations de dirigeants américains qui accusent Moscou d'entretenir une rhétorique agressive entraînant dernièrement une dégradation des relations avec l'Occident, Washington étant responsable de l'augmentation de la tension dans le monde.</p>
<p>"Le problème, ce n'est pas la Russie. La Russie n'a pas d'ennemis, et n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre les Etats-Unis ou contre qui que ce soit. On a parfois l'impression que Washington souhaite guerroyer avec la Terre entière", a déclaré l'ancien président de l'URSS, en référence aux déclarations du chef du Pentagone Robert Gates, qui a mentionné la menace présentée "par le cheminement incertain de la Chine et de la Russie".</p>
<p>M. Gorbatchev a qualifié l'éventuel déploiement en Europe orientale d'éléments du bouclier antimissile (ABM) américain de "démarche dangereuse", qui "relance à un niveau inédit la course aux armements".</p>
<p> <br />
Sources  <a href="http://fr.rian.ru/russia/20080507/106775339.html" target="_BLANK">Novosti</a></p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vie chère, encore et plus...]]></title>
<link>http://zwan.wordpress.com/?p=115</link>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 10:59:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>zwan</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après une blog pause, nous revoila sur la blogosphère. Il faut dire que c&#8217;est pas les nouvel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Après une blog pause, nous revoila sur la blogosphère. Il faut dire que c'est pas les nouvelles, les cris de coeur qui manquent ces temps ci.</p>
<p>D'abord la vie chère et ses déclinaisons (la faim, la cherté de la vie, crise alimentaire,...) qui n'en finit pas de soulever les capitales d'Afrique en particulier et ceux du tiers-monde en général. Au point de faire réagir les plus grands de ce monde: la <a title="Les emeutes de la faim" href="http://www.contre-feux.com/actualite_reuters.php?article=2540" target="_blank">FAO</a>, le couple <a href="http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2008/04/14/la-banque-mondiale-et-le-fmi-tentent-de-mobiliser-face-a-l-envolee-des-prix-alimentaires_1034230_3220.html#ens_id=1031034" target="_blank">BM/FMI</a> et les <a href="http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20080415005947687172194810300_brf001.xml" target="_blank">USA</a> (qui viennent de mettre sur la table 200 Millions de leur tant adulés dollars en vue de venir en aide au pays les plus pauvres).<br />
Cependant la flambée des prix atteint <a href="http://afp.google.com/article/ALeqM5j2LCerPTrqIBXy4Fg73TXn6EBvaA" target="_blank">également les pays du Nord</a> (en plus de la <a href="http://www.latribune.fr/info/Crise-alimentaire--le-monde-traverse-la-premiere-crise-financiere-de-la-mondialisation--estime-Gordon-Brown-354-~-AP-GB-CRISE-ALIMENTAIRE-BROWN-$Db=News/News.nsf-$Channel=Monde" target="_blank">crise financière</a>).</p>
<p>Alors on peut aisément voir en la montée fulgurante du cours du pétrole la cause de tous nos soucis! Mais au delà de tous ces facteurs évidents, n'y a-t-il pas d'autres raisons à cette éruption?<br />
De cupides calculs,  des intentions stratégiques ne se tapisseraient-ils pas quelque part dans l'ombre?<br />
De 27$ en 2003, le baril de pétrole a dépassé la barre des 100$, sans que personne ne s'en inquiète, mis à part les journalistes...</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-116" src="http://zwan.wordpress.com/files/2008/04/chineusa.jpg" alt="" /></p>
<p>J'avais lu quelque part un auteur scientifique qui prédisait le début de la fin du monde pour l'année 2050, selon sa thèse, la Terre ne saurait supporter les 9 milliards de personnes que nous compterons, en tenant compte de paramètres comme le réchauffement climatique (sècheresse), taux de croissance de la population...<br />
Le principal problème qui surgirait d'un tel chaos serait un retour à la vie barbare où des bandes constituées se combattraient pour la possession des terres cultivables...</p>
<p><strong> Scénario apocalyptique, </strong>n'est ce pas? Mais il faut aussi se demander jusqu'où peut aller l'homme qui a faim?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Parti de l'Abstention rapplique (sans aucune consultation des autres membres)]]></title>
<link>http://sablier.wordpress.com/?p=18</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 18:31:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>sablier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Unilatéralement par Kevin Audet-Vallée
En guise de réponse aux membres du Parti communiste de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Unilatéralement par Kevin Audet-Vallée</p>
<p align="justify">En guise de réponse aux membres du Parti communiste de l’AEHUM je dirai : n’étiez-vous pas morts en 1991? Vous n’avez pas eu votre leçon avec le lynchage de Nicolae Ceauşescu, vous autres? Où sont donc vos souvenirs des années 1990? (Bon bon, là j’entends déjà certains historiens (<i>yennes</i>) pointilleux dire : « <i>Ouin</i>, mais Ceauşescu <i>yé mourru</i> en 1989. » <i>Pis</i>? Vos gueules!)</p>
<p align="justify">Eh voilà donc où je veux en venir dans mon propos, les années 1990. Ces années magiques durant lesquelles j’ai vécu une enfance ordinaire affublé de lunettes géantes, mais ô combien excitante grâce aux <i>Power Rangers</i> ainsi qu’aux mille et une pizzas des <i>Ninja Turtles</i>. Je crois que j’en ai une obsession. En fait, ouais… son kitsch qui devient de plus en plus apparent, au gré des années, me console. Mais bon, sans les avoir vécues, je suis tout aussi obsédé par les années 1980.</p>
<p align="justify">Suis-je seul à m’ennuyer de 1993? Je l’avoue, je m’ennuie de cette époque où la très honorable Kim Campbell régnait sur le Canada et où Daniel Johnson fils était sur le point de dominer le Québec. En plus, tandis que John LeClair comptait plusieurs buts en prolongation, Éric Desjardins inscrivait un tour du chapeau pendant que Matthieu Schneider était probablement en train de se farcir la femme de Patrick Roy. Malheureusement, cette année charnière de l’histoire humaine a été suivie par des déceptions incroyables.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sablier.wordpress.com/files/2008/03/1993habs.jpg" alt="1993habs.jpg" /></div>
<p align="justify">Effectivement, Patrick Roy, ses jambières Koho et ses trois acolytes eurent à peine le temps de raser leurs « moustaches de séries » qu’ils étaient tour à tour échangés pour des arachides et un paquet de bleuets. Pour ajouter à la déception, Distribution aux Consommateurs annonça sa fermeture tandis que Red Lobster disparut de la carte alimentaire québécoise. Non contents de nous faire souffrir davantage, les maudits capitalistes incompétents nous ont aussi enlevé le restaurant Marie-Antoinette ainsi qu’Aventure Électronique. Sacrament.</p>
<p align="justify">Mais, je me console avec un vestige de cette dernière compagnie au perroquet rouge (je ne vois toujours pas le lien avec l’électronique, mais c’était rigolo). En effet, je suis détenteur d’un gros lecteur CD qui peut en contenir cinq, acheté en un jour de 1992 par mes parents et je crois que cette journée là je portais mon chandail de Aladin. En fait à cette époque, je ne portais que du linge griffé par Walt Disney.</p>
<p align="justify">Où est rendu Gilbert Dionne? Personne ne le sait, mais j’ai toujours cru qu’il était parti à l’aventure avec Carmen Sandiego. Pourquoi nous ont-ils enlevé la Molson Grand Nord? Qu’a-t-elle fait de mal? Je n’ai jamais eu l’honneur d’en boire. Je ne l’aurai vraisemblablement jamais. Mais j’ai de vieux oncles qui trimbalent encore des glacières à l’effigie de cette vénérable regrettée boisson. Ça me tire toujours une larme à l’œil quand j’en aperçois une, tout comme le jour où ils nous ont annoncé que les Roadrunners de Montréal ne poseront plus jamais leurs 48 roues sur le plancher du Forum de Montréal. Câlice!</p>
<p align="justify">Dernièrement, on nous a appris que F.P. Santangelo s’était dopé alors qu’il portait l’uniforme des Expos de Montréal, tout comme Mike Lansing et David Segui. Heureusement, Darrin Fletcher n’a pas fait cet affront. Pourquoi?</p>
<p align="justify">Sinon, je n’ai jamais eu la chance non plus de monter à bord d’un avion de Canadian Arlines. En fait, je ne suis jamais monté dans un avion des années 1990 mais j’ai certainement déjà dansé le <i>Achy Breaky Heart</i> ainsi que la <i>Macarenna</i>. C’était donc la belle époque où les gens hésitaient encore entre la coupe Longueuil et le rasage intégral avec le size #1 tandis que les toupets de gel étaient encore loins de notre imagination…</p>
<p align="justify">Vous n’êtes pas d’accord avec mon propos? Vous êtes certainement un antisémite! Longue vie à l’abstention!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Kantorowicz Alfred, Don Quichotte germanique, 1b)]]></title>
<link>http://fpbw.wordpress.com/?p=81</link>
<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 16:13:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>fpbw</dc:creator>
<guid>http://fpbw.wordpress.com/?p=81</guid>
<description><![CDATA[


Mise à jour, le 15 juin 2008
L&#8217;article devenu peu maniable a été coupé en deux parties ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center">
<div>
<blockquote>
<p style="text-align:right;"><em>Mise à jour, le 15 juin 2008</em></p>
<p style="text-align:right;"><em>L'article devenu peu maniable a été coupé en deux parties : 1a ; 1b.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">Alfred Kantorowicz, une vie en forme de destin exemplaire de la sombre Histoire allemande, française, “socialiste”. Européenne donc. Une figure historique, au sens aussi de <em>sujet-historique</em>* qui participe, à contre-courant, de la dynamique de l’<em>Histoire-se-faisant.</em></span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">* Cf. La très intéressante réflexion d’Élisabeth GUIBERT-SLEDZIEWSKI, <em>Penser le sujet de l’Histoire</em>, in PENSER LE SUJET AUJOURD’HUI, PARIS, MÉRIDIENS KLINCKSIECK, 1988.</span></p>
</blockquote>
</div>
<p align="center"><span style="font-family:verdana,geneva;">❖</span></p>
<p align="right"><span style="color:#0000ff;"><strong><em><span style="font-family:verdana,geneva;">On ne se bat bien que pour les causes qu’on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant (63).</span></em></strong></span></p>
<p align="right"><span style="color:#0000ff;"><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">René Char</span></strong></span></p>
<p align="center">
<p align="center"><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">DIALOGUER</span></strong></p>
<p align="center"><strong><span style="font-family:verdana,geneva;"> TRANSMETTRE</span></strong></p>
<p style="text-align:center;"><em>Plan</em></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#808080;"><a href="http://fpbw.wordpress.com/wp-admin/post.php?action=edit&#38;post=66"><strong>1a)</strong></a><br />
</span>
</p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#808080;"><em>P</em><em>arcours accidenté</em></span></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#999999;"><em><span style="color:#808080;">1933, Exil en France<br />
1936-1938, Brigades internationales (Espagne)<br />
1938-1941, Exil dans la France  de Vichy</span> </em></span></p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="color:#800000;">1b)</span></strong><em><br />
<span style="color:#800000;"> 1941-1946, troisième exil, Amérique<br />
1946, retour in Germania, «mère blafarde»<br />
Berlin-(Est)*<br />
1957, Munich-(Ouest)*, nouvel exil<br />
Hambourg-(Ouest)*, sortie relative du tunnel</span><br />
</em>
</p>
<p style="text-align:justify;padding-left:30px;">* Avant la construction du mur (13 août 1961), il est surtout question de <em>Zone </em>(soviétique vs américano-/anglo-/française). L'emploi <em>Est/Ouest</em> anticipe ironiquement sur la réalité, chacune des parties évitant, officiellement, une précision qui entérinerait la division.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>*</strong></p>
<p align="right"><em><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">[1941-1946, troisième exil]</span></strong></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Avec quelques autres artistes, écrivains allemands, Feuchtwanger et sa femme, Franz Werfel, Heinrich Mann, Max Ernst, Anna Seghers, etc., Kantorowicz parviendra à échapper à la France vichyste (et donc aux nazis). Dans des conditions souvent rocambolesques. Avec l’aide de quelques Français, dont un gendarme de Bormes-les-Mimosas et l’organisation américaine, le <em>Presidential Emergency Advisory Committee,</em> Kantorowicz parviendra à embarquer à Marseille en mars 1941 et finira par atteindre l’Amérique. Il eut pour parrain hollywoodien, Melvyn Douglas, le partenaire de Greta Garbo dans<em> Ninotchka.</em> J’aime ce détail qui rapetisse le monde. J’ai revu récemment le film pour revoir le parrain.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">La corruption et la pagaille permettent de passer entre les mailles du filet. L’éloge de la corruption dans la bouche de <em>Mère Courage </em>(Brecht) s’enracine dans l’expérience de l’exil. Quant à la pagaille des temps aussi chaotiques, elle interdit les généralisations hâtives, l'impossible y devient possible. Feuchtwanger s'évadant est aidé par «le peuple», des femmes en particulier, il s'oblige à tirer un cordon pour séparer les « autorités françaises et leur insouciance criminelle » du « peuple » qui «fait de son mieux pour (les) tirer d'affaire ».<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">En Amérique, bien que surveillé par le FBI, comme tous les exilés allemands, Kantorowicz parvient à tirer son épingle du jeu. Il est engagé par la <em>Columbia Broadcasting Corperation</em> (CBS), chargé d’écouter, évaluer et transcrire les messages des radios hostiles. Il tisse des liens d’amitié et d’estime avec ses collègues, des journalistes qu’il retrouvera comme officiers en zone d’occupation à Berlin. Sa rectitude intellectuelle, politique, lui vaut le respect de ses collègues, y compris du directeur républicain, un adversaire politique, mais qui, au moment où il décide de rentrer en Allemagne, l’aidera de diverses manières.</span></p>
<p align="right"><em><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">[1946, retour in Germania, « mère blafarde »]</span></strong></em></p>
<p align="right"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">Berlin-(Est)</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Car, en 1946, dès la fin de la guerre donc, le Don Quichotte germanique décide de rentrer en Allemagne. Ses collègues américains le considèrent à juste titre comme un fou - <em>creasy</em> !, « <em>lover of the lost cause</em> ». De fait, c’est une folie, l’Allemagne est un champ de ruines. On y a faim, on y a froid (l’hiver de 1946 fut sibérien !). Il aurait pu rester en Amérique comme d’autres exilés. Certes, il aurait connu les ennuis du maccarthysme, mais en RDA, il dira amer : <em>— Là-bas, on nous donnait des avocats pour nous défendre. </em>De fait, Brecht avait eu trois avocats, payés par des associations d’aide aux réfugiés, qui l’ont préparé à affronter les interrogatoires contradictoires à l’anglo-saxonne.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Ses amis, les écrivains Lion Feuchtwanger, Heinrich Mann… dont il prend congé, sont sceptiques. Les nouvelles sont décourageantes, voire sombres, les cadres du PCA, ayant survécu aux purges, sont inféodés à Moscou, staliniens, sans scrupules, avides de pouvoir et déterminés. Qu’à cela ne tienne. Il a décidé de rentrer ! Peut-être surestime-t-il ses capacités à vaincre les pesanteurs idéologiques et bureaucratiques. Dans l’<em>Introduction </em>au tome II, il voit dans cette manière de persévérer envers et contre tout, « un reste de pensée magique, incontrôlable par la raison - <em>Ein vom Verstand nicht zu kontrollierender Überrest von Wundergläubigkeit</em>» (</span><span style="font-family:verdana,geneva;">t. II,</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> p. 37). Remarque perspicace. Lion Feuchtwanger, dans son <em>Journal </em>de France, le présentait sans le nommer, comme un bon marxiste, qui tenait des propos de croyant, il disait que tous ces dysfonctionnements, et même leur vécu éprouvant, étaient nécessaires et participaient du progrès, mais comme tous les croyants qui s'abusent eux-mêmes, il était souvent secoué par des crises de désespoir et de doutes-<em>Ausbrüche schwarzer Verzweifelung,</em> (p. 67 de l’édition allemande, dans la traduction française, si médiocre par ailleurs, ce passage est absent). </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Don Quichotte rentre donc dans une Allemagne ravagée, pour participer à la rénovation d’un pays dévasté, physiquement/psychiquement/moralement, par les années nazies, la défaite, l’occupation et ses violences. Il s’installe à Berlin en février 1947.<br />
</span>
</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">Il crée une revue qui a pour titre <em>Ost und West</em> (sous licence soviétique). Utopique et de plus risqué.</span></p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">— Why ?</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— L’Allemagne est occupée par deux blocs opposés, en conflit, la guerre froide commence, et Don Quichotte veut créer un pont ! Ost <strong>UND</strong> West! Ils étaient quelques-uns à partager ce désir utopique. Werner von Trott zu Solz tenta de regrouper en 1945 des hommes de bonne volonté, résistants, porteurs d’un projet de <em>socialisme démocratique</em>, pour construire une nouvelle société allemande. Kantorowicz fut un des rares communistes à s'intéresser à la <em>Société Imshausen - Gesellschaft Imshausen</em> et à correspondre avec Werner von Trott.<br />
</span>
</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">Avant de quitter l’Amérique, il reçoit de France, ses <em>Journaux,</em> enterrés à Bormes dans un jardin et qu’il croyait perdus, la Gestapo ayant perquisitionné la maison et emporté tous les documents trouvés (lettres, documentation sur la guerre d'Espagne, etc.). Il y retrouve «l’impuissance criante du destin des hors-la-loi, le triomphe de la bêtise, du non droit et de la violence - <em>die Ohnmacht des Daseins der Vogelfreien, der gellende Triumph der Dummheit, des Unrechts, der Gewalt.»</em> [</span><span style="font-family:verdana,geneva;">t. II, </span><span style="font-family:verdana,geneva;">p. 147].</span></p>
<p align="right"><em><strong><span style="font-family:verdana,geneva;">[Quatrième exil ]</span></strong></em></p>
<p align="right"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">Munich-(Ouest) </span></em></p>
<p align="right"><span style="color:#0000ff;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">J'arrivai à l'Ouest, avec la langue de Luther et de Brecht, dans un pays où l'allemand était parlé, et je ne comprenais pas un mot. - Als ich mit der Sprache von Luther und Brecht in den Westen geriet, kam ich in ein Land, wo Deutsch geredet wurde, und ich verstand kein Wort.<br />
Wolf Biermann</p>
<p>Poète et chanteur, dont le père, communiste et juif, comme Kantorowicz, sabotait dans le port de Hambourg, des bateaux qui ravitaillaient la Légion Condor lors de la guerre d'Espagne. Père qui mourut à Auschwitz et dont l'enfant porta le fantôme. En 1976, le régime de la RDA lui notifia son expatriation (Ausbürgerung), comme le régime nazi l’avait fait pour Kantorowicz.<br />
Cf. DIE ZEIT, 02.11.2006 Nr. 45. Un très bel entretien conduit par Ulrich Greiner, accessible sur internet, Archives du journal.</p>
<p></span></em></span>
</p>
<p align="right">
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Et puis, une fois de plus, en août 1957, il fuit. Il vient d'avoir <strong>58 ans</strong>, un âge où on ne saute pas à pieds joints dans la vide, de gaieté de coeur. Il abandonne tout, un confort certain, son poste de Professeur et de Directeur de la Germanistik (<em>Direktor des Germanistischen Instituts und Fachrichtungsleiter für Germanistik</em>). Il doutait du système, le 17 juin 1953 l'ébranle sérieusement, mais il garde encore l'espoir d'un miracle, Budapest, écrasé par les troupes soviétiques en novembre 1956, l’achève. Nouvel exil donc.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">— Exil ? Et pourquoi cette ellipse ?</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Je reviens sur son séjour en RDA dans les pages qui suivront (extraits de 'mon' <em>Journal de lecture)</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Mais oui, exil ! Exil d’un dissident communiste en RFA, du temps où <em>ladite</em> “restauration”, le blanchiment des<em> Täter</em> sont plus visibles que </span><span style="font-family:verdana,geneva;">la volonté affirmée de fonder une société sur un Droit fondamental, avec pour contre-modèle la fragilité politique de la République de Weimar. L</span><span style="font-family:verdana,geneva;">a réflexion démocratique </span><span style="font-family:verdana,geneva;">—</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> politique </span><span style="font-family:verdana,geneva;">— </span><span style="font-family:verdana,geneva;">est effervescente</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> dans la République fédérale allemande, dans les années 1945-1950, MAIS, d’anciens responsables nazis occupent à nouveau, de nouveau, des postes dans la police, la justice, entre autres. Des médecins qui s'étaient livrés/livrées à des expériences sur des prisonniers, voire des enfants, continuent à pratiquer la médecine. De grands journaux ouvrent leurs colonnes à la réhabilitation de l’ordre des SS. S’il est vrai que, durant la guerre, de simples soldats se sont retrouvés incorporés, à leur insu, dans ce corps d’“élite nazie”, il n’en reste pas moins que la Waffen-SS a été une pépinière de grands criminels. Connus. Parfois jugés. Mais l’OTAN en avait besoin, les résolutions votées furent oubliées. <em>Last but not least,</em> non seulement, on tente de blanchir SS, ex-nazis — une vague de littérature mémoriale participant de cette lessive — mais les « Nazis passent à la caisse » titrait un hebdomadaire illustré, <em>Revue de Munich,</em> le 12 mai 1956, de son côté, le <em>Westdeutsches Tageblatt</em> posait la question : «Indemnités seulement pour les nazis?»</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">Carlo Schmid, député SPD, un des </span><span style="font-family:verdana,geneva;"><em>Pères fondateurs </em>des<em> Sciences politiques</em> (politische Wissenschaften) des années de la reconstruction, </span><span style="font-family:verdana,geneva;">constatait le 18 avril 1956 au Parlement :</span></p>
<div>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;"> Je dois vous avouer, qu’il m’arrive parfois malheureusement d’être amer, quand je pense, que des Présidents de la Police nationale-socialiste reçoivent des pensions élevées, tandis que leurs victimes doivent encore attendre des indemnisations.</span><br />
<span style="font-family:verdana,geneva;"> </span><br />
<span style="font-family:verdana,geneva;"><em> I</em><em>ch muß Ihnen gestehen, daß es mir leider manchmal bitter hochkommt, wenn ich daran denke, daß nationalsozialistische Polizeipräsidenten hohe Pensionen bekommen, während ihre Opfer heute noch auf Wiedergutmachung warten müssen. </em></span></p>
</blockquote>
</div>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;"> [Le n° 42 du <em>Stern</em> du 20.10.1956 (Hambourg) publiait une série d’exemples, tous plus scandaleux les uns que les autres.]</span></p>
<p><span style="font-family:verdana,geneva;"><em><span style="color:#800000;"> — En 1956 encore ?</span></em></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Qu’est-ce qu’une dizaine d’années dans la vie d’une nation ? qui de plus se reconstruit sous tutelle ! RIEN ! <a href="http://fpbmc.wordpress.com/2008/06/">En 1967 encore, à Heidelberg,</a> j'assite à une manifestation de nazis nostalgiques. Le vieux n'en finit pas de mourir et le nouveau émerge avec difficulté. Mais aussi quelque vaillance.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Exil aussi, son séjour à Munich 10), c’est-à-dire en Bavière, berceau du nazisme, qui lui refusera le statut de réfugié politique. Il parfait le <em>Journal </em>que je suis en train de lire comme un roman policier, portant sur les années en RDA de 1947 à 1957, grâce à un revenu modeste de lecteur aux éditions Kindler qui publiera le<em> Journal allemand</em>. Il est attaqué sur sa droite (extrême) et sur sa gauche. Il devient l’objet de campagnes haineuses. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">On imagine mal, ce que fut cette décade ! Le rideau de fer est à peine une image. À titre d'exemple et de rappel : l’Église catholique, qui avait signé </span><span style="font-family:verdana,geneva;">le 20 juillet 1933, </span><span style="font-family:verdana,geneva;">un concordat, légitimant ainsi le régime nazi — sur le plan international — fermant les yeux sur la persécution des socialistes, des communistes, des Juifs dès 1933, et plus tard sur l’extermination, interdisait en juillet 1949 </span><span style="font-family:verdana,geneva;">le dialogue entre catholiques et communistes, sous peine d’excommunication, pis, elle considérait la bombe atomique comme « une épée chrétienne », voire « une férule divine ». La presse cléricale allemande lâchait régulièrement ses chiens sur les contrevenants, et si les mots lynchaient, certains seraient morts déchiquetés, dont un écrivain catholique Reinhold Schneider qui avait osé dénoncer le rôle ambivalent de l’Église catholique sous le nazisme.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Un autre « détail » bavard : en 1956, le film d’Alain Resnais <em>Nuit et brouillard,</em> sur une musique de Hanns Eisler (communiste) devait être présenté à Cannes, l'ambassade de l'Allemagne fédérale intervint, osa intervenir, auprès du quai d'Orsay. Le premier film sur l'extermination nazie fut présenté hors-festival ! De son côté, la censure de France obligea les producteurs à occulter le képi d'un gendarme montant la garde au camp de Pithiviers… Vichy ? Aux oubliettes. La guerre d’Algérie commençait et d’anciens nazis servaient dans la Légion étrangère !<br />
</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Oui, NOUVEL exil! Mais cette fois l’exil est absolu (économique, politique, psychique, intellectuel), au sens où les lumières d’espoir utopique qui balisaient les précédents exils sont éteintes. En 1957, le projet d'un <em>socialisme démocratique </em>appartient au passé<em>. </em>À l'Est comme à l'Ouest, les utopistes (toutes tendances confondues) dressent des bilans amers. </span><span style="font-family:verdana,geneva;">À </span><span style="font-family:verdana,geneva;">l'Ouest, l</span><span style="font-family:verdana,geneva;">a notion de «restauration» résume le désenchantement</span><span style="font-family:verdana,geneva;">. </span><span style="font-family:verdana,geneva;">À l'Est, elle sert à pointer les tares capitalistes.<br />
</span>
</p>
<p align="right"><strong><em><span style="font-family:verdana,geneva;">[Hambourg ou la sortie des tunnels]</span></em></strong></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Il faudra attendre que la société civile se renforce, pour que l'Allemagne (et pas seulement dans les sphères intellectuelles) puisse s'interroger sur le passé nazi, pour que les anciens résistants gagnent en dignité. C’est le mouvement étudiant des années soixante-huit qui,  fissurant durablement les ‘oublis’, les non-dits, bouscule les mémoires, accélère certains des processus en cours. Ils/elles posent des questions dérangeantes à la parentèle ! <em>— Que faisais-tu en France </em>? <em>du tourisme ? </em>demande Diete (la nièce de Hildegard) à son père, gravement blessé par des partisans. <em>— Et toi </em>(sa mère),<em> quand tu te promenais devant les camps, tu ne voyais rien ?! </em></span><span style="font-family:verdana,geneva;">L'agressivité est mordante.<br />
</span>
</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Kantorowicz quittera la Bavière pour Hambourg où il trouvera des appuis en la personne d’un ancien compagnon de lutte, Axel Eggebrecht 11)</span><span style="font-family:verdana,geneva;">, journaliste de radio; Gerd Bucerius, éditeur du journal <em>Die Zeit</em> finance la demande en révision de la décision de justice bavaroise. En décembre 1966, le Tribunal administratif fédéral (</span><span style="font-family:verdana,geneva;">Bundesverwaltungsgeri</span><span style="font-family:verdana,geneva;">cht)</span> <span style="font-family:verdana,geneva;">lève la décision bavaroise, il obtiendra le précieux <em>C-Ausweis</em> (carte d’identité pour réfugié). En 1969, grâce à Herbert Werner (SPD), il recevra le prix Thomas-Dehler du Ministère des questions allemandes 12), et grâce à Biermann-Ratjen (sénateur à la culture), un revenu (<em>ehrensold</em>) de 500 Mark. Une manière de réhabilitation qui lui permettra de vivre, enfin, décemment. L’Académie libre des arts 13) l’accueille dans ses rangs. Pour ses soixante-dix ans paraît un Hommage avec un beau titre <em>Sentinelle au Pays de nulle part - Wache im Niemandsland </em>auquel participent des écrivains allemands, nombreux, mais aussi français (Jean Cassou, Robert Minder, professeur à la Sorbonne), anglo-américains (Ernest Hemingway, Carson McCullers). L’exposition sur <em>La littérature de l’Exil,</em> 1933-1965 de la Deutsche-Bibliothek initie des recherches. Une autre Allemagne avance à pas lents, mais sûrs.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Il meurt le 27 mars 1979 à Hambourg, au moment où émerge une nouvelle génération qui s’attaque de front au nazisme. Avec rigueur et vigueur. Cette année-là paraissait l'ouvrage publié par </span><span style="font-family:verdana,geneva;">Axel Eggebrecht 11), </span><span style="font-family:verdana,geneva;">au titre polémique :</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> <em>Die zornigen alten Männer - Les vieux hommes en colère,</em> </span><span style="font-family:verdana,geneva;">qui dressait le bilan critique des vingt-cinq dernières années (1945-1970), une manière de faire le deuil des rêves utopiques </span><span style="font-family:verdana,geneva;">des intellectuels de gauche en</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> l'An Zéro-<em>Stunde Null.</em> Intellectuels qui avaient fait l'expérience du national-socialisme (dans les camps de concentration, dans l'exil ou l'exil intérieur). <em><br />
</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">En 1989, une plaque commémorative est apposée sur la Maison Haus Kreuznacher Straße 48, 14197 Berlin 14), qui rappelle les grandes dates d’une vie chaotique, mais cohérente.<br />
</span>
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<p align="center"><span style="font-family:verdana,geneva;">❖</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">1957, année de sa fuite, le 22 août, est une date qui a fait tache dans la mémoire de nombreux artistes, intellectuels de la RDA 15). Sa fuite fragilise les dissidents et les désespère. Brigitte Reimann qui diffuse en RDA la déclaration de Kantorowicz, après sa fuite, écrit dans son <em>Journal </em>: « Où sont les sentiments, les flots de sentiments, les idéaux de ma jeunesse? Je les ai abrasés comme un serpent sa peau et cela a fait diablement mal. » Kantorowicz en a conscience. Dans une interview au journal <em>Die Zeit</em>, il dira : «Je ne suis pas parti trop tard 16), mais trop tôt.» Le sentiment inconfortable d'avoir trahi. « Je les ai laissés tomber, pour sauver ma peau, ma fuite est une désertion. La vérité: j’étais nerveusement à bout et ne pouvait plus tenir.» 17)</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Il faut rappeler, qu’en 1957, Erich Mielke, ce “né stalinien” (si je peux risquer cette métaphore biologique pour dire qu’il est structurellement stalinien, caricaturalement stalinien) devient Ministre de la sûreté (MfS). Et ce n’est pas rien dire! Lui dont un brigadiste, Walter Janka, disait en substance, <em>les combattants antifascistes se battaient — sur le front — contre les fascistes, Mielke, lui, se battait — à l’arrière — contre les anarchistes et les trotskystes.<br />
</em></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">À la <em>Misère allemande </em>de l’avant-guerre qui a fait le lit moelleux du nazisme, et produit aussi des ‘communistes’ du type Mielke, il faut donc ajouter après la guerre, la <em>Misère européenne de la guerre froide.</em> Deux Misères qui ont bien des points communs, l’anticommunisme post-nazi, promu par les Américains, ressemblant comme deux gouttes d’eau à l’anticommunisme nazi. La figure du rouge — construite par le chef du FBI, un État dans l’État, J. Edgar Hoover — est la sœur jumelle de la figure du rouge construite par les nazis. Le «<em>red-blooded citizen</em>», classé sous l’étiquette <em>fith columns </em>18) est considéré comme un pervers, «<em>atheistic in tendency and immoral and vicious in purpose</em>» 19). Suppôt du diabolique - <em>evil conspiracy.</em> De la vermine même - <em>termites of discontent and discord.</em> Comme chez les nazis, la rhétorique hooverienne transforme des questions politiques en problèmes de purification morale, où le racial joue un rôle non négligeable 20). D’un point de vue anthropologique, il serait intéressant de comparer Hoover et Mielke, leur ressemblance est troublante, les traits communs nombreux, malgré des 'socio-<em>logies</em>' différentes. Il faudrait ajouter le sénateur républicain Joseph R.McCarthy qui sévit de 1950 à 1954, en faisant de la dénonciation idéologique une arme de combat « patriotique », du dénonciateur un citoyen « loyal », pis un «sujet responsable». La conscience collective en a gardé des blessures profondes. Communisme/anticommunisme et leurs <em>Misères politiques,</em> des champs d'exploration inépuisables !<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em>— </em></span><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">Qu'est-ce que tu entends par </span></em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">Misère allemande,</span><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;"> une expression que tu emploies souvent </span></em><span style="color:#800000;"><em>? </em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— LA question piège… compliquée… De ces “indéfinissables” dont le sens intuitif est clair, «mais recouvre bien évidemment toutes les ambiguïtés, les surdéterminations et le flou qui appartiennent nécessairement à tout fragment de notre expérience des faits humains» 21). Je cite ce philosophe que je lisais avant que tu n’arrives, coriace à lire, mais, ô combien! stimulant.</span></p>
<p align="justify"><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">— Trop facile ta réponse de littéraire ! (dit-il en riant, sachant que je réagirai au quart de tour)</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">(J’en convenais, mais je ne voulais pas faire un cours d’histoire allemande)</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Primo, bello ragazzo, littéraire me paraît de trop ! Une insulte gratuite ! Parce qu’en science tous vos concepts sont strictement et définitivement définis ?! <em>Je ris de la voir si belle</em> ! dis-je en fredonnant. Secondo : si je dis “inconscient freudien”, m’interrogerais-tu sur le contenu ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">— Non, je sais en gros ce que cela veut dire.</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">—</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> La catégorie <em>Misère allemande </em>est en histoire allemande quelque chose qui ressemblerait à la catégorie de <em>l'inconscient</em> en psychanalyse. Une catégorie qui contient mille choses, où l'héritage historique, la mesquinerie des conditions civiles, politiques, culturelles, disons le Dehors, le <em>Umwelt </em>multiforme qui nous formate, et l'individuel y font noeuds, et dans certains périodes historiques, des noeuds serrés! Pêle-mêle: l'échec de toutes les révoltes, une vieille tradition de dressage 'militariste', chrétien (avec une solide tradition antijudaïque), des élites nationales-conservatrices, voire mi-féodales en Allemagne orientale, prêtes à tout pour sauvegarder <em>la société-telle-qu'elle-est,</em> c'est-à-dire leurs privilèges. Ajoutons, </span><span style="font-family:verdana,geneva;">les idéaux 'germaniques' fictionnés comme fondement d'une identité collective, trouée de mille oublis, idéaux développés, largement exploités au XIXe siècle en particulier, dont le nazisme produira la forme extrême, caricaturale...</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> Et au bout de cet inventaire tronqué,  ces structures mentales, psychiques qui font l<em>'Untertan, </em>le sujet assujetti, content de l'être, se pensant libre. Une spécificité allemande, je n'ai rencontré nulle part ailleurs ce type de « petit-bourgeois ». Nulle part ailleurs, j'y insiste. Pour plus de détails, voir <em>La sociale-démocratie allemande</em> de F. Engels et K. Marx qui tentaient de cerner la question. Quant aux effets du dressage «'militariste', chrétien», la littérature allemande est riche d'exemples, l'auteur de ma maîtrise, Hermann Hesse, 'dressé' dans une famille piétiste (de missionnaires, de prédicateurs piétistes) </span><span style="font-family:verdana,geneva;">pour qui le péché est intra-utérin (du Luther), a tenté sa vie durant d'en défaire les noeuds par l'écriture, mais aussi en passant par la psychanalyse, l'Inde... Un théologien Christoph Blumhardt qui avait une clinique privée, où l'adolescent tenta de se suicider, conseilla à ses parents de le faire enfermer dans un asile d'aliénés, parce que possédé par « le mal et le diable » ! Il avait 15 ans. Résister, à cet âge, à autant de pressions a un prix exhorbitant. Cas extrême, certes, mais qui en dit long sur les représentations qui fondaient le dressage des jeunes enfants. Après avoir achevé ma maîtrise, j'étais devenue capable d'apprécier à sa juste valeur l'éducation plutôt libertaire de ta grand-mère ! Et de comprendre mes rapports toujours ambivalents, parfois mêmes angoissés, à l'Allemagne.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">— J'ai compris ce qu'est la Misère allemande !</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;"><span style="color:#000000;">— Oui, la littérature reste la meilleure source de compréhension historique ! </span></span><span style="font-family:verdana,geneva;">Kantorowicz connaissait et appréciait Hesse, à qui il enverra un souvenir d'échec scolaire qui émeut Hesse (Lettre de juillet 1954, parue dans l'<em>Hommage</em> à Kantorowicz en 1969)<br />
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</p>
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<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">En résumé donc, Alfred Kantorowicz est un allemand,  communiste par antinazisme, qui appartient à la classe des humanistes qui croient aux pouvoirs de la Raison, à la classe de ceux/celles qui nourrissent un sentiment de responsabilité vis à vis d’eux-mêmes et des autres (indissociables) et servent les valeurs qui les portent. Un communiste critique, l’association est tautologique, mais elle ne l’a pas toujours été.</span></p>
<p align="justify"><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">— Deux questions. Tu as dit « antijudaïque » et non pas « antisémite ». Pourquoi ? Et que veux-tu dire par communiste qui sert des valeurs ?</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— L'antijudaïsme a des bases théologiques, pour les Juifs, la venue du Prophète est un horizon d'attente qui projette vers l'avenir, c'est aussi un fondement de l'éthique, pour les Chrétiens, c'est une réalité advenue, Jésus est le Prophète annoncé. Refuser de le reconnaître, c'est refuser la 'nouvelle' religion ! Un abyme donc ! L'antijudaïsme s'enrichit au cours des siècles de toutes sortes d'images négatives devenant des stéréotypes (le juif profanateur entre autres) et qui finira sur l'antisémitisme moderne. </span><span style="font-family:verdana,geneva;">Raccourci à étoffer, de l’antijudaïsme à l’antisémitisme, la frontière est fantomatique, sinon pourquoi les convertis sont-ils exclus de certaines institutions et ce dès la fin du Moyen Âge. Les notions <em>pureté du sang, la race juive </em>n’ont pas été inventées par les nazis, mais par l’Église chrétienne, dans le domaine de l’antisémitisme idéologique, les nationaux-socialistes n’ont rien inventé. Mais ici aussi, il importe de tenir compte des lieux/temps, il existe des villes en Europe où des évêques pragmatiques établissaient des chartes tolérantes. Comme les exilés de 1933 dont le sort dépendait des politiques des pays dits d’accueil, les Juifs étaient soumis à l’air du temps et ses incessantes vacillations (papes, prince-évêques, évêques, princes, rois, plus ou moins tolérants, état des finances publiques aussi, l’économique jouant un rôle souvent déterminant. <em>Et cetera</em>). En période de crise, les causes en sont toujours multiples, leur situation s’aggrave et suivant les facteurs de la crise, ils sont mis en danger et par le pouvoir et par ses gouvernés (peuple) plus ou moins manipulés. Un invariant de l’histoire des ‘errants’ (juifs/non-juifs), mais toujours plus marqué pour les Juifs par des traits spécifiques, étant donné les bases religieuses du rejet qui remontent à la naissance du christianisme institutionnel. Et plus l’institution se renforce, plus elle légifère sur les Juifs en particulier. (Je te conseille de lire un excellent aperçu synthétique d’Enzo Traverso, <em>L'antisémitisme comme code culturel,</em> sur le site de <a href="http://www.anti-rev.org/textes/Traverso97b2/index.html">Michel Fingerhut</a>). On passe donc  à la seconde question !<br />
</span></p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span>— </span><span style="font-family:verdana,geneva;">Que voulais-tu dire par communiste qui sert des valeurs ? Tautologique non ?<br />
</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— </span><span style="font-family:verdana,geneva;">J’ai dit … <em>les valeurs qui les portent</em>… Une espèce rare, toujours et partout minoritaire, et pas seulement chez les communistes, nombreux sont ceux/celles qui ont tendance à <em>se servir d’une cause</em>, peut-être pas au début, mais plus le mouvement auquel on appartient a le vent en poupe, plus on peut tirer des bénéfices d’une situation de groupe, de réseaux comme il est dit aujourd’hui, et plus on glisse vers l’instrumentalisation de cette cause. Le <em>se-servir-de</em> a de multiples moteurs, ça commence par des effets de narcissisme, un besoin de reconnaissance, l’ascension aidant, certains deviennent de redoutables apparatchiks. Celui qui <em>se sert-de </em>est un caméléon qui change de couleur au gré des situations, celui qui sert des valeurs, est toujours critique, nécessairement critique, car le combat pour des valeurs n’est jamais achevé, d’autant qu’elles doivent constamment subir l’épreuve du réel, et donc être repensées. Je ne manque pas d’exemples, à gauche, le syndrome du <em>big-brother</em> est fréquent chez des gens à qui le monde n’appartient pas à la naissance. Une manière de compensation... (?) Dans le système nazi, ils font masse, tant ils sont nombreux. Quant à la « clique moscovite », formatée  à la stalinienne,  elle  est caricaturalement  exemplaire du caméléonisme politique au service des intérêts d'une minorité...<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">— Pourquoi entre-t-il au Parti communiste et pas au Parti socialiste ?</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Question compliquée… disons pour aller vite que la sociale-démocratie allemande, après l’assassinat des deux grands leaders, Rosa (Luxembourg) et Karl (Liebknecht), n’était pas très glorieuse ! </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Peut-être faut-il rappeler le contexte. Quand il entre au PCA en 1931 se tenait à Berlin le procès intenté contre Carl von Ossietzky, rédacteur en chef de la <em>Weltbühne,</em> pacifiste convaincu, il dénonçait régulièrement la remilitarisation secrète de l’Allemagne. Après un article trop clairvoyant, il fut condamné à 18 mois de prison pour haute trahison. Rapports de cause à effet ? Dans le <em>Journal allemand,</em> plus de vingt ans après donc, il parle « d’accélération » de son engagement. Mais un engagement aussi important mûrit lentement à l’insu même du sujet, le procès a pu être un déclencheur. </span><span style="font-family:verdana,geneva;">Dans le texte qu’il rédige après sa fuite en 1957, il est question de Marx et de Lénine, penseurs d’une société « raisonnable ». <em>« Vernünftig »</em> est un mot-valeur pour Kantorowicz.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">— Un peu naïve quand même, la gente de gauche…</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Pas si naïfs que ça… <em>responsables </em>est plus juste. On fait ce qu’on doit faire à un moment donné. Et en ce cas, il fallait combattre le nazisme et les tenants de la <em>société-telle-qu’elle-est.</em> Examine à nouveau les photos de la classe dirigeante de l’époque. Tu ne te souviens plus d’une photo parue dans l’<em>Illustration</em> ? Nous l’avions regardée ensemble, en frémissant de rage et d’effroi. Les femmes en robe de soie et fourrure, les bonshommes à casque prussien, bardés de médailles, la classe au pouvoir si satisfaite d’elle-même qu’elle en devenait répugnante. Refeuilette l’année 1933-1934 pour retrouver les photographies. Hitler faisait péquenot à l’époque, au milieu de ces crocodiles ! Si tu insistes, je te lirai la liste des noms à rallonge (les <em>von</em> quelque chose) qui soutiennent celui qu’ils considèrent comme un ‘valet’ ! Edifiante, cette liste…</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Les exilés qui connaissaient « les rumeurs » sur les procès staliniens, les exclusions, les emprisonnements, etc., s’interrogeaient, les uns à voix basse, d’autres à voix haute. Mais, comme le dit Kantorowicz quand on a ses ennemis dans le dos, on n’a pas le temps d’examiner le front. Ce sera pour plus tard, l’ennemi vaincu. Je suis très partagée sur la ligne à suivre; par principe, je pense que la vérité est révolutionnaire, mais... Honnêtement, je ne sais pas ce que j’aurais fait.</span></p>
<p align="justify"><em><span style="font-family:verdana,geneva;color:#800000;">— Moi, je le sais !</span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Et puis, pourquoi la naïveté serait-elle négative ?! Elle n’est pas sans rapport avec une éthique des relations humaines, <em>a priori,</em> je fais confiance à l’autre, quitte à le regretter. La naïveté n’est pas l’aveuglement. Dans son <em>Journal espagnol, </em>il notait des doutes, des angoisses, des problèmes de conscience. Il use du mot allemand <em>Gewissensnöte,</em> au pluriel. J’aime le mot. Au singulier, <em>Not</em> désigne le malaise, la détresse, les difficultés matérielles, morales.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Le 19 juin 1937, il écrivait ces lignes après une visite de fonctionnaires, ces «assis»:</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Non, notre chemin de croix n’est pas encore terminé. Les heures les plus sombres sont encore devant nous, les expériences les plus amères, les humiliations, les doutes les plus douloureux aussi. Nous la poignée de proscrits du présent, et les proscrits à venir ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Aucune aide ne viendra de nulle part. Certains survivront. <strong>Notre tache : semer les graines d’une conscience libre. Mais en sachant que nous ne verrons pas monter ces graines.</strong> </span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">— Qu’est devenu le pacifiste convaincu ?</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Ossietsky ? En 1933, il refuse de fuir, et dans la nuit de l’incendie du Reichstag, le 28 février 1933, il est arrêté par la Gestapo, torturé, déporté. La mobilisation internationale ne parviendra pas à l’arracher aux nazis. De santé fragile, il meurt en mai 1938. Quant à Koestler, avec qui</span><span style="font-family:verdana,geneva;"> Kantorowicz était entré au Parti communiste, il en sortira dès 1938, après les Procès de Moscou, publiera en 1940, <em>Darkness at noon-Le Zéro et l'infini</em>. Une charge contre <em>le communisme réel </em>qui lui vaudra des haines tenaces. Il fera une belle carrière dans l'anticommunisme, en Angleterre. Kantorowicz refusera toujours de se livrer à ce type de surenchère au profit des dominants.<br />
</span>
</p>
<p align="center"><span style="font-family:verdana,geneva;">❖</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:verdana,geneva;">Après un silence, mon neveu, devenu songeur, dit : </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#800000;"><em>— </em></span><span style="color:#800000;"><em><span style="font-family:verdana,geneva;">Étranges ces vies en forme de livres d'histoire ! Plutôt démobilisateur tout ça ! Mieux vaut cultiver son jardin !</span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">— Peut-être, mais il arrive que les jardins soient ravagés et que, pour les cultiver, il faille d’abord chasser les vandales! Il n’est jamais possible de penser l’avenir d’un engagement qui se transformera nécessairement sous la pression de <em>l’Histoire-se-faisant </em>— et dans son cas, quelle Histoire! Et puis, les échecs sont relatifs. Sans les Kantorowicz, c’est-à-dire sans les porteurs d’utopie, sans leur hargne éthique, le monde serait encore un peu plus gris. Faut choisir sa couleur et les nuances de cette couleur !</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">La soirée s’achevait. Fin des commentaires.</span></p>
<p align="justify"><em><a href="http://fpbw.wordpress.com/wp-admin/post.php?action=edit&#38;post=66"></a></em><strong>------------</strong></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">10. Lieu négocié avec les autorités politiques de Berlin-Ouest. Cf. note 15.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">11. </span><span style="font-family:verdana,geneva;">Axel Eggebrecht (1899-1991), collaborateur dès 1925 de l'hebdomadaire la <em>Weltbühne</em> et de différents journaux, avait été arrêté une première fois en 1933, envoyé dans le camp de concentration</span> Hainewalde (Saxe)<span style="font-family:verdana,geneva;">, libéré, il est arrêté une seconde fois durant l'hiver 1934, il échappera aux nazis de la célèbre Prinz-Albrecht-strasse, grâce à un commissaire de la police judiciaire. Il ne s'exile pas, fait du cinéma sous un faux nom, continue à résister à sa manière, en aidant, entre autres, des Juifs, ne pouvant, dit-il, « imaginer une Allemagne sans Juifs », à qui Berlin devait le meilleur de son activité culturelle. Après 1945, sous la tutelle des Anglais, il participe à la création de la NWDR (</span><span style="font-family:verdana,geneva;">Radio allemande du Nord-Ouest-</span><span style="font-family:verdana,geneva;">Nordwestdeutsche Rundfunk</span><span style="font-family:verdana,geneva;">) à Hambourg. Y deviendra un pionner du <em>Feature</em> (documentaire, reportage radiophonique). Cf. Interview publié sous le titre <em>Il y avait à Berlin des gens prêts à aider</em> in Jörg WOLLENBERG (Hrsg.) »Niemand war dabei und keiner hat's gewusst« Die deutsche Öffentlichkeit und die Judenverfolgung 1933-1945,  Piper München Zürich, 1989. [<em>«Personne n'en était, personne ne savait», L'opinion publique allemande et la persécution des Juifs</em>]. Contribution intéressante qui montre la compléxité des situations dans la vie au quotidien. </span><span style="font-family:verdana,geneva;"><br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">12. Ministeriums für Gesamtdeutsche Fragen.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">13. Die Freie Akademie der Künste. Relevons l'adjectif <em>frei-libre</em>, une manière de dire que l'Académie des arts de l'Est est non-libre.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">14. « Dans cette Maison de l’ex-Colonie d’artistes vécut de 1931 à 1933 ALFRED KANTOROWICZ, 12.8.1899 - 27.3.1979 » [sont mentionnés les dates importantes : 1933 (1er exil), 1946 (retour), 1957 (2e exil en RFA) / Écrivain et essayiste (Literaturwissenschaftler), il émigra en 1933 aux états-Unis, en passant par la France</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">« In diesem Haus der ehemaligen Künstlerkolonie<br />
lebte von 1931 bis 1933<br />
ALFRED KANTOROWICZ, 12.8.1899 - 27.3.1979<br />
Literaturwissenschaftler und Schriftsteller, emigrierte 1933 über<br />
Frankreich in die USA. Mitbegründer der Exilorganisation<br />
“Schutzverband Deutscher Schriftsteller”, seit 1946 in Berlin (Ost),<br />
1947 bis 1949 Herausgeber der Zeitschrift “Ost und West” seit<br />
1957 in der Bundesrepublik Deutschland.»</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">15. <a title="KÖRNER/KANTOROWICZ" href="http://http//www.luise-berlin.de/Lesezei/Blz00_04/text01.htm">Klaus Körner</a> fait le point dans un article accessible sur internet : <em>Alfred Kantorowicz - ein deutsches Schicksal.</em> Il y décrit la mise en scène orchestrée par la RFA, le climat dans lequel cette fuite s’inscrit, et les réactions officielles en RDA qui, le considérant comme un « renégat », le voue à l’oubli. Son nom, ses livres disparaissent. Il examine ensuite l’exposition qui lui est consacrée à Hambourg, lors du centenaire. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">[http://www.luise-berlin.de/Lesezei/Blz00_04/text01.htm]</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">16. La revue <em>Der Monat</em> publia un échange avec Matthias Walden sous le titre: « Portrait d’un fugitif tardif-<em>Porträt eines Spätflüchtlings</em> », Der Monat, 9. Jhg. 1957, Cahier 108, p. 83-88.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">17. « Ich habe sie im Stich gelassen, um die eigene Haut zu retten, meine Flucht sei Fahnenflucht. Die Wahrheit ist, daß ich am Ende meiner Nervenkräfte war und nicht mehr durchhalten konnte. » in <em>Autoportrait d’un renégat. Le dissident Alfred Kantorowicz s’explique.</em> (<em>Die Zeit,</em> Ausgabe 36, 1957).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">18. Voir Athan G. Theoharis u. John Stuart Cox, The Boss. J. Edgar Hoover and the Great American lnquisition. New York, Bantam 1990, p.198.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">19. Cette haine ne date pas de la guerre froide. Elle anime le combat du jeune J.Edgar Hoover qui entre en 1917, à 22 ans, au Ministère de la Justice. Comme “intelligence clerk” et “permit officer”, il commence dans les années 1917-1918, par surveiller les Allemands “enemy aliens”, une importante communauté. La guerre terminée, il engage une guerre intérieure, contre les anarchistes, les syndicalistes, les communistes. Voire des libéraux. Epluchant les écrits des insatisfaits, jouant de catégories floues, comme le principe de loyauté, il considérait les organisations syndicales en particulier, comme contraires à la Constitution, et comme non-américaines toutes critiques de <em>l’American Way.</em> Il multiplia les arrestations, déportations, surveillances, infractions de domicile contre les syndicalistes, à l’abri et dans le cadre des lois du pouvoir démocratique. Mais aussi dans ses marges. Les combats du jeune Hoover resteront ceux du chef du FBI. Avec, dans les années 40, des moyens décuplés qui lui permettront de forger une véritable police politique de s’attaquer à tout ce qu’il considérait comme «red-blooded citizen», entre autres, aux combattants de la guerre civile espagnole, les Lincoln Brigades sont poursuivies.<br />
</span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">L’histoire du FBI est aussi terrifiante que celle du KGB ou de la Gestapo. Eleanor Roosevelt, elle-même, osa la comparaison entre les méthodes de Hoover et celle d’Himmler. Et des dirigeants syndicaux y verront l’équivalent américain des services secrets soviétiques, le GPU.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">Cf. INVESTIGATING THE-FBI, Edited by Pat Watters and Stephen Gillers, A Book of the Committee for Public Justice, BALLANTINE BOOKS, NEW YORK, First Printing 1974). Investigating the FBI is based on a conference on the FBI held at Princeton University, October 29 and 30, 1971, sponsored by the Committee for Public Justice and the Woodrow Wilson School of Public and International Affairs. Voir les chapitres 7, CIVIL RIGHTS : TOO MUCH, TOO LATE by Arlie Schardt ; 10, THE FBI AS A POLITICAL POLICE By Thomos I. Emerson.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">20. Cf. Robert WALL, un ancient agent du FBI. «When the Poor People’s March was organized to dramatize the plight of the poor in our nation and a camp was set up near the Washington Monument, this was a Racial Matter. More logically perhaps, investigations of the Ku Klux Klan, the American Nazi party and similar groups were also Racial Matters.» Idem, chap. 10, <em>Why I got out of it</em>, in INVESTIGATING THE-FBI, p. 342.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:verdana,geneva;">21. Gilles Gaston GRANGER, Langages et épistémologie, Editions Klincksieck, Paris,1979.</span></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Deux bombardiers russes interceptés par des chasseurs américains]]></title>
<link>http://monbillet.wordpress.com/?p=42</link>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 23:17:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>mesbillets</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quatre chasseurs F-16 américains ont intercepté  deux bombardiers russes Tupolev Tu-95 après qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="date_day"></span>Quatre chasseurs F-16 américains ont intercepté  deux bombardiers russes Tupolev <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tupolev_Tu-95" title="http://en.wikipedia.org/wiki/Tupolev_Tu-95" target="_blank">Tu-95</a> après qu'ils aient survolé le porte-avion Nimitz à une altitude d'environ 2000 pieds (660m) il y a quelques jours, dans le Pacifique Ouest.<span class="imagelink"><img src="http://grenouilleventriloque.unblog.fr/files/2008/02/tu95.jpg" alt="Tupolev Tu-95" /></span></p>
<p>Ces avions auraient escortés hors de la zone par des chasseurs F-15 japonais, plus tôt le même jour.<br />
Cet incident rappelle un survol similaire d'un porte-avion américain par des avions russes en 2004 et ramène en avant plan la politique de Vladimir Poutine de retour aux pratiques militaires et à la course à l'armement de l'époque de la guerre froide. Cette politique, il faut dire, est à son tour bien alimentée par les<span class="NormalArialBlack12"> projets états-uniens d’installation de <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=5137" title="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=5137" target="_blank">système antimissiles et de radars en République tchèque et  Pologne</a>.</span></p>
<p><font size="1">Source: <a href="http://www.politicalposts.com/news/frameset.asp?vars=jumpto.asp?id=342106" title="http://www.politicalposts.com/news/frameset.asp?vars=jumpto.asp?id=342106" target="_blank">CBS</a> </font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LA RUSSIE ELABORE UNE STRATEGIE GLOBALE DE SECURITE NATIONALE]]></title>
<link>http://directinfo.wordpress.com/2008/01/23/la-russie-elabore-une-strategie-globale-de-securite-nationale/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 19:53:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>directinfo</dc:creator>
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<description><![CDATA[DEPÊCHES - MSP INFO »
Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée samedi à Moscou, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.notrepatrie.com/images/balouievsky.jpg" alt="balouievsky.jpg" /><strong>DEPÊCHES - MSP INFO »</strong></p>
<p>Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée samedi à Moscou, le général Iouri Balouïevsky, le général d'état-major russe, a expliqué, devant l’opinion publique, que la Russie n’hésiterait pas à employer des armes nucléaires en cas d’agression territoriale ou de menace grave.</p>
<p>Le général Balouïevsky a déclaré que « Nous ne prévoyons pas d'attaquer quiconque, mais nous jugeons nécessaire que tous nos partenaires dans la communauté internationale comprennent clairement que pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Russie et de ses alliés, des forces militaires seront utilisées, y compris préventivement, y compris avec des armes nucléaires » et a ajouté que dans le cadre d’une stratégie militaire globale de sécurité nationale « L'efficacité du système national de sécurité repose sur l'adoption d'un document spécial ou d'une stratégie de sécurité, approuvés par le Commandant en chef suprême des Forces armées et d'application obligatoire pour tous les organes étatiques, armée et police compris ».</p>
<p>Le général des armées russes estime que la stratégie de la Russie doit prendre en considération les évènements de la politique nationale et internationale afin de faire face aux exigences contemporaines.</p>
<p>M. Balouïevsky a donc fait savoir que la Russie devait « Raisonner de manière inédite afin de créer des forces armées répondant à tous les défis du monde contemporain et aux problèmes auxquels notre pays est confronté ».</p>
<p>Les déclarations du général Iouri Balouïevsky surviennent au moment où le contexte internationale entre la Russie et le monde occidental reste globalement très tendu, notamment sur la question du bouclier antimissile américain (ABM) en Europe de l'Est.</p>
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Sur fond de grèves, Georges Marchais, Captaine Caverne, les Jetson et Djee. Balek - Episode 49. ]]></title>
<link>http://equateurdebalek.wordpress.com/2007/11/17/sur-fond-de-greves-georges-marchais-captaine-caverne-les-jetson-et-djee-balek-episode-49/</link>
<pubDate>Sat, 17 Nov 2007 14:29:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>equateurdebalek</dc:creator>
<guid>http://equateurdebalek.wordpress.com/2007/11/17/sur-fond-de-greves-georges-marchais-captaine-caverne-les-jetson-et-djee-balek-episode-49/</guid>
<description><![CDATA[Nous nous sommes aimé Djee et moi.
Nous sommes allongés à révasser.
A la radio, on évoque le so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous nous sommes aimé Djee et moi.<br />
Nous sommes allongés à révasser.<br />
A la radio, on évoque le souvenir de Georges Marchais, mort il y dix ans tout rond.<!--more--><br />
Ahhh Georges. Une madeleine politique tout comme Jacques Martin était une gourmandise télévisuelle.<br />
Djee ne se souvient pas de Marchais, c'est évident. J'ai beau imiter son accent, ses coups de gueule, rien. Elle ne se souvient de rien.<br />
Et malgré le fait qu'il ait pu soutenir un régime qui a organisé le massacre de dizaine de millions d'hommes et de femmes, je ne peux pas ne pas éprouver un peu de nostalgie au souvenir de Georges Marchais.<br />
L'image d'un grand naïf, sans doute pas si naïf que ça, qui dessinait un paysage politique encore manichéen.<br />
Je raconte à Djee l'image d'Epinal de l'époque, où les communistes se battaient encore pour des valeurs qu'ils estimaient justes et non plus pour la valeur vénale du montant de leur retraite.<br />
Des zozos pour la plupart, mais des zozos idéalistes.<br />
Tout aussi zozos que ceux d'en face, que je me remémore aujourd'hui comme des personnages à la Jacques Tati. Des Monsieur Hulot.<br />
C'était les Jetsons de la politique. Un paysage tracé "en gros" et des caricatures de personnages.<br />
"Je suis né au monde des zozos. C'est ce que je dis à Djee. On rêvait d'être astronaute, partir à New-York ou à Moscou était encore une aventure, onj n'avait pas de casque pour faire du vélo, pas de portable. Nos portables à nous on se les faisait avec deux pots de yaourt et une ficelle. Et entre deux épisodes des Jetson, on se marrait bien en regardant Georges Marchais.<br />
- ah?<br />
- ouais, c'était cool la guerre froide et ses relents. Le monde était noir et blanc. C'était presque clair. Ou tout au moins c'est comme ça qu'il paraissait. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins marrant. Tout est dans le compromis. A l'époque quand les ouvriers faisaient grèves, ils faisaient tous grève. Aujourd'hui tu n'a guère que 27% de gugus à la ratp qui font grève. Même pas drôle. Et tu sais pourquoi? C'est parce qu'au fond ils font ça par intérêt. Y'a plus d'idéal. Avant les mecs se battaient à tord ou à raison pour des idéaux. Des peignes cul! Regarde, même en face ils n'envoient plus les CRS. C'est même pas drôle. Le monde est devenu gris. C'est chiant.<br />
- j'imagine...<br />
- tu vois, dans le fond, il me manque Georges. On avait notre Georges. C'était un bon antidépresseur dans le fond. Pour ceux qui y croyaient, ça leur donnait la foi, et pour ceux qui ne l'aimaient pas. Il les faisait rigoler.<br />
J'ai le blues d'un coup.<br />
"On devrait ressortir des DVD de Georges Marchais. La compil Marchais. Marchais, le best of. Golden Georges. Il pourrait être en première partie d'un DVD de Cap'tain Cavern ou des Jetsons pour le relancer. Ce serait cool.<br />
- on baise en attendant?<br />
Elle est chouette Djee.</p>
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 </p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le clivage US-Russie s’élargit]]></title>
<link>http://noechartier.wordpress.com/?p=25</link>
<pubDate>Mon, 20 Aug 2007 21:24:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>noechartier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dîners de homards et coquettes promenades en bateau le long de la côte du Maine, plus tôt cet ét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dîners de homards et coquettes promenades en bateau le long de la côte du Maine, plus tôt cet été, n’ont pu briser la glace entre messieurs George W. Bush et Vladimir Poutine. Sans être alarmante, l’escalade de la tension entre les faux amis et vieux rivaux nous réserve de nouvelles surprises chaque semaine. Dans le dernier épisode de la saga, le président russe a annoncé, le 17 août dernier, la reprise des vols permanents de bombardiers stratégiques, une pratique qui avait été délaissée suite à l’effondrement de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. La plupart des analystes s’abstiennent de parler de nouvelle guerre froide, mais peu nient le caractère de plus en plus frisquet des relations Washington-Moscou.</p>
<p>«J'ai décidé de relancer les vols opérationnels de l'aviation stratégique russe. Quatorze avions porte-missiles stratégiques, avions d'appui et ravitailleurs ont décollé de sept aérodromes russes vendredi à minuit. Vingt avions assurent un service opérationnel en permanence», a déclaré M. Poutine, rapporte l’agence russe Ria Novosti.</p>
<p>La Russie a maintenant les reins assez solides pour reprendre ces opérations et M. Poutine se justifie en faisant remarquer que les vols stratégiques d’autres pays – pour ne pas nommer les États-Unis – n’ont, eux, jamais cessé.</p>
<p>Quelques jours plus tôt, avant l’annonce de la reprise des vols de la Russie, deux bombardiers russes Tu-95 s’étaient approchés de la base militaire américaine sur l’île de Guam, dans l’océan Pacifique. Selon le major-général russe Pavel Androsov cité par la BBC, les équipages des Tu-95 ont «échangé des sourires» avec les pilotes des chasseurs américains.</p>
<p>«Nous étions préparés à intercepter les bombardiers, mais ils ne se sont pas assez rapprochés d’un vaisseau de la US Navy ou de l’île de Guam pour devoir ordonner une interception en plein vol», a expliqué un porte-parole du Pentagone.</p>
<p>Ces nouvelles activités de l’aviation russe n’ont pas suscité de vives réactions de la part des États-Unis, bien que ces Tu-95, aussi appelés <em>Bear </em>dans le langage de l’OTAN, aient la capacité de transporter des missiles nucléaires.</p>
<p>Le porte-parole du Département d’État américain, Sean McCormack, lors d’un point de presse le 9 août dernier, était peu impressionné par ce déploiement russe, blaguant que «ces machins [de la guerre froide] peuvent encore voler?»</p>
<p>Arrogance d’une super-puissance ou simple bluff, peu importe. Le Pentagone devra à présent gérer un mouvement militaire de plus venant de son «ami hostile». Les avions de chasse de l’OTAN devront sortir plus souvent, «comme dans le bon vieux temps», pour escorter les gros <em>Bear </em>qui font du zèle, frôlant les frontières et espaces aériens proscrits.</p>
<p>Cette affirmation par les airs de Moscou vient peu de temps après son coup d’éclat dans les glaces du pôle Nord, où ses sous-marins ont planté un drapeau russe en titanium. L’expédition russe avait pour but d’amasser des preuves démontrant que cette région leur appartient. Ce petit drapeau va donc beaucoup plus loin que le symbole, alors que la fonte des glaces causée par le réchauffement climatique a créé un tout nouveau champ de bataille où des ressources immenses n’attendraient que d’être exploitées par quelconque multinationale ou superpuissance.</p>
<p>Donc, si en apparence les États-Unis se montrent peu concernés par l’avancée russe, ils ne font peut-être que masquer leurs inquiétudes. La question de l’installation d’éléments du système de bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, supposément pour pallier à une éventuelle frappe de l’Iran, est perçue comme un affront direct par Moscou. Il s’agit vraisemblablement de la pomme de discorde la plus acide entre les deux puissances, qui a déclenché cette vague d’actions significatives de la Russie, notamment le gèle de sa participation au traité sur les Forces conventionnelles en Europe le 14 juillet dernier.</p>
<p>L’ours russe se sent menacé. «Il est bien que nous ayons enfin renoncé au point de vue selon lequel personne ne nous menace. La réalité atteste juste le contraire», commente le général russe Deinekine à Ria Novosti, concernant la reprise des vols de bombardiers stratégiques.</p>
<p>Les États-Unis menacent-ils vraiment la Russie? Il semble difficile de le démontrer concrètement. La menace pour Moscou provient davantage du rapprochement à l’Occident et de l’adhésion à l’OTAN d’anciennes républiques soviétiques. La perte de cette zone d’influence nuit à l’expansion de la puissance russe, dernièrement décuplée par l’immense secteur gazier directement sous contrôle étatique.</p>
<p>Le processus de réarmement et de reconstruction des forces armées va aussi bon train. Depuis le début du mois d’août seulement, Vladimir Poutine a visité une nouvelle station radar ultramoderne dans la région de Leningrad faisant partie du système antimissile; le chef de l’État-major des forces armées russes, Iouri Balouïevski, a annoncé qu’une vingtaine de divisions seraient dotées de missiles sol-air S-400 avant 2015, renforçant ainsi le bouclier antimissile russe; et il a été annoncé que, d’ici 2009, les forces aériennes seront équipées de bombardiers tactiques Su-34 de la génération «4+».</p>
<p>Cette production massive d’armement n’est pas seulement destinée à l’intérieur des frontières. La Russie est, avec la Chine, le plus gros fournisseur de matériel militaire à l’Iran, accusé de semer la pagaille dans les théâtres opérationnels américains ou de laisser filer des armes dans les mains d’organisations terroristes. Un autre pays à couteaux tirés avec Washington, la Syrie, aurait, selon divers rapports, reçu une première livraison de missiles russes antiaériens Sa-22 E, avant même qu’ils soient déployés en Russie, selon le <em>Jerusalem Post.</em> Les liens entre le Hezbollah et Damas sont souvent décriés, de même que le passage d’insurgés traversant en Irak par la Syrie.</p>
<p>Selon la commentatrice politique russe de Ria Novosti, Marianna Belenkaya, de telles ventes sont parfaitement justifiables et devraient être encouragées. Elle estime qu’il est mieux que ces régimes obtiennent des armes provenant de vendeurs «respectables» comme la Russie. Elle avance que les armes que vendent les États-Unis à l’Arabie saoudite ou à l’Égypte peuvent tout aussi bien se retrouver dans les mains de terroristes. Elle fait remarquer également le récent rapprochement de la France avec le régime libyen de Kadhafi, ancien ennemi de l’Occident, à qui l’on vend maintenant massivement des armes et qui construira une centrale nucléaire.</p>
<p><strong>OCS</strong><br />
Ayant perdu en grande partie l’Europe de l’Est, la Russie se replie dorénavant sur ses anciennes républiques d’Asie centrale. Avec celles-ci et son ancien ennemi chinois, rassemblés dans l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), ils conduisent au mois d’août de vastes exercices militaires conjoints.<br />
Le 17 août, M. Poutine et le dirigeant chinois, Hu Jintao, étaient réunis dans une région russe éloignée pour observer le travail de leurs militaires et machines de guerre. Les chefs d’État des autres pays (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan et Ouzbékistan) étaient également présents. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, membre observateur de l’organisation, a fait savoir son désir de rejoindre en bonne et due forme les rangs de ce regroupement militaire visant à combattre «le terrorisme» et «l’extrémisme».</p>
<p>Des pays riches en carburants fossiles associés à des pays rêvant de puissance mondiale ainsi que des armes qui s’écoulent vers des forces non conventionnelles qui combattent l’Occident, voilà un cocktail explosif dans les pattes de Washington et de l’OTAN.</p>
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