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	<title>henri-guaino &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/henri-guaino/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "henri-guaino"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 18:38:51 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Francia. Crisis Financiera y Debate Democrático]]></title>
<link>http://maitediaz.wordpress.com/?p=31</link>
<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:50:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maite Díaz</dc:creator>
<guid>http://maitediaz.fr.wordpress.com/2008/10/06/31/</guid>
<description><![CDATA[50 aniversario de la Constitución francesa
Descargue la entrevista a Jean-Louis Debré antiguo pres]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0000ee;"><a href="http://maitediaz.files.wordpress.com/2008/10/constitucionfrancesa2.pdf">50 aniversario de la Constitución francesa</a></span></p>
<p class="MsoNormal">Descargue la entrevista a Jean-Louis Debré antiguo presidente de la Asamblea Nacional francesa, fue también presidente del Consejo constitucional, antiguo ministro del interior (1995-1997) durante el gobierno de Alain Juppé.<br />
La entrevista es un breve resumen de la historia democrática francesa, sus instituciones y funcionamiento en los últimos 50 años. Tomada de <strong><a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/04/constitution-50-ans-et-toujours-valide_1103038_823448.html">lemonde.fr</a></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://maitediaz.files.wordpress.com/2008/10/asambleafrancesa1.jpg"><img class="size-large wp-image-33 alignleft" title="La Asamblea francesa. Paris" src="http://maitediaz.wordpress.com/files/2008/10/asambleafrancesa1.jpg?w=500" alt="" width="500" height="335" /></a></p>
<p><strong>La Asamblea Nacional. Paris, julio de 2008</strong></p>
<p><strong>FRANCIA. CRISIS FINANCIERA Y DEBATE DEMOCRÁTICO</strong></p>
<p>La crisis financiera  internacional y el 50 aniversario de la Constitución francesa se han encontrado para la celebración. En su editorial del 4 de octubre  en Le Monde, <strong><a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/04/un-paysage-politique-chamboule-par-jean-baptiste-de-montvalon_1102996_3232.html#ens_id=1103101">Jean Baptiste Montvalon </a></strong>analiza la gestión del jefe de Estado francés, Nicolàs Sarkozy y su equipo de gobierno como poco eficaz, argumentando la voluntad de silencio y la explicación de que la crisis bancaria no puede ser la única responsable de la situación actual económica y financiera de Francia. Cita una entrevista a Henri Guaino, -uno de los asesores de Sarkozy- en Canal + que por su parte indicó que « no es tiempo de debate » porque «el poder ejecutivo està asumiendo sus responsabilidades». Montvalon analiza el paisaje político francés víctima de la bipolarización de los dos grandes partidos mayoritarios; la extrema derecha, la extrema izquierda y el centro sin ningún peso en la escena política, define la situación política actual como un paisaje «chamboulé » (patas arriba). Compara la situación francesa con el verdadero debate ocurrido en Estados Unidos sobre el plan Paulson para organizar la salida de la crisis. Con la crisis financiera en Francia, las enmiendas constitucionales aprobadas en julio para equilibrar los poderes en beneficio del Parlamento han sido olvidadas.<br />
La actual Constitución fue creada en 1958 les adjunto una entrevista a Jean-Louis Debré, antiguo presidente de la Asamblea francesa. Como documento creo es altamente pedagógico para todos los que estamos interesados en la salud de la democracia y sus instituciones.</p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Maite Díaz</p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[[Brik a Brak] n°16]]></title>
<link>http://enikao.wordpress.com/?p=294</link>
<pubDate>Mon, 29 Sep 2008 08:33:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>[ Enikao ]</dc:creator>
<guid>http://enikao.fr.wordpress.com/2008/09/29/brik-a-brak-n%c2%b016/</guid>
<description><![CDATA[Petites pensées, réactions et remarques en vrac.

[Imedjiz] La troisième jambe prêtée au Prési]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Petites pensées, réactions et remarques en vrac.</p>
<ul>
<li>[Imedjiz] La <strong>troisième jambe</strong> prêtée au Président Nicolas Sarkozy sur une photo de Paris Match lors de la visite de Benoît XVI a relancé <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/09/26/04002-20080926ARTFIG00512-paris-match-affuble-sarkozy-d-une-troisieme-jambe-.php">un débat</a> sur la retouche photo. Oui, les photos sont retouchées dans les magazines. Non, ce que l'on voit (ce qu'on nous montre) et la réalité sont deux choses bien distinctes. Et donc oui cela pose un problème de véracité. Vrai, véritable, vraisemblable, réel : il y a des nuances.</li>
<li>[Feun] Très beau travail de <strong>mapping </strong>de <a href="http://www.serialmapper.com/archive/2008/09/25/mise-en-seine-de-blogs.html">Claude Aschenbrenner</a> (Serial Mapper) qui a mis sa <em>blogroll </em>sous forme d'un plan de métro.</li>
<li>[Politix] Google Labs a mis en place un <a href="http://labs.google.com/inquotes/"><strong>comparateur de citations</strong></a> McCain / Obama par domaine d'expression. Un outil pour permettre aux indécis de faire un choix ? Ou bien un moyen de garder l'historique de chacun afin de les ressortir au moment opportun ?</li>
<li>[Midia] Après <a href="http://www.bloghology.org/">Bloghology</a>, magazine destiné aux blogueurs, c'est <strong>Tous les médias</strong> qui tente de faire du papier avec du web dans un genre différent puisqu'il fait une revue du web. A 3€ les 8 pages, pour un document non-interactif, je doute de l'intérêt... Quelques informations Chez <a href="http://www.presse-citron.net/tous-les-medias-la-revue-de-web-et-de-blogs-version-papier">Presse-Citron </a>dont la conclusion montre un peu le paradoxe du projet. Il semble qu'un autre projet similaire (<a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/09/22/04002-20080922ARTFIG00681-un-hebdo-papier-pour-publier-les-meilleurs-articles-du-web-.php">Vendredi ?</a>) soit en préparation.</li>
<li>[Boulchit] Des <strong>tests ADN</strong> et un <a href="http://www.itrnews.com/articles/82231/crotte-chiens-aussi-sont-fiches.html">bonus/malus canin</a>. Ouaf.</li>
<li>[Ykonomix] Beaucoup de politiciens s'expriment sur la crise financière, pour rassurer, montrer que ça va bien se passer, que les fondamentaux sont bons... Deux éléments passent carrément à la trappe il me semble, et n'ont trouvé aucun écho médiatique. Premièrement, je ne crois pas que quiconque sache exactement quels sont les impacts des faillites et de la crise de confiance, sans même parler de prévoir les conséquences à moyen terme. Deuxièmement, on veut rassurer les usagers sur leurs dépôts, mais le problème majeur ne se situe pas là, il est plutôt dans la moindre capacité de financement de l'ensemble du tissu économique et industriel : les banques vont prêter moins, moins facilement, des projets ne pourront pas voir le jour, les investissements productifs seront au mieux retardés... C'est toute la machinerie qui va se gripper. Quand au pouvoir du politique sur l'économique, il est marginal. Serrons les dents, pour ne parler que des dents...</li>
<li>[Nuz] <strong>Le Monde</strong> tente tout de même d'expliquer <a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/29/le-plan-paulson-mode-d-emploi_1100626_3234.html">le plan de Henry Paulson</a>.</li>
<li>[Toudoto] Cédric Deniaud dresse un constat étonnant sur le marketing et les <strong>communautés</strong> en ligne(<a href="http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2008/09/25/10711039.html">en </a>deux <a href="http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2008/09/26/10711257.html">parties</a>) : actuellement, les professionnels ne savent toujours pas ce que c'est, à quoi ça peut leur servir, et ce qu'il ne faut pas faire ou espérer.</li>
<li>[Aydontker] Crise financière encore, par <strong>Henri Guaino</strong> : <a href="http://www.lefigaro.fr/economie/2008/09/29/04001-20080929ARTFIG00398-henri-guaino-la-france-en-quasi-recession-.php">des mots pour des maux</a>. Seront-ils suffisants ?</li>
<li>[Kouote] A propos des parts de marché de Nokia/Symbian, <a href="http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-steve-ballmer-se-donne-5-ans-pour-concurrencer-google-27020-page-2.html"><strong>Steve Ballmer</strong> </a>déclare « si vous voulez aller au-delà, il faut découpler le matériel du logiciel ». Microsoft chantre du découplage, c'est le Nain qui se fout de l'avarice...</li>
<li>[Sochol] La musique est-elle mère de toutes les perversions ? En particulier le rock soupçonné de collusion avec le satanisme ? La polémique bat son plein en Finlande suite à la tragique tuerie de Kohajoki. Certaines voix s'élèvent contre le groupe grand-guignolesque <strong>Lordi</strong> (vainqueur de l'Eurovision 2006 au grand dam de Michel Drucker) dont le clip du tube "<a href="http://fr.youtube.com/watch?v=TdItwaLrv1U">Hard Rock Hallelujah</a>" montre une jeune adolescente semant la terreur sur son campus. Rien à voir avec les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_%C3%A0_feu">56 armes à feu pour 100 habitants </a>(on peu en posséder une dès 15 ans) ?</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vidéo de l'Hommage maladroit de Nicolas Sarkozy aux 10 soldats français morts en Afghanistan]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/?p=1152</link>
<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 11:35:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.fr.wordpress.com/2008/08/22/video-de-lhommage-maladroit-de-nicolas-sarkozy-aux-10-soldats-francais-morts-en-afghanistan/</guid>
<description><![CDATA[Retour sur l&#8217;hommage du comédien Nicolas Sarkozy pour rendre hommage aux 10 soldats morts au ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Retour sur l'hommage du comédien Nicolas Sarkozy pour rendre hommage aux 10 soldats morts au combat en Afghanistan.<br />
Nous avons eu droit encore (sic!) à un magnifique texte d'Henri Guaino certainement, lu en live sans relecture par le petit Nicolas vu le niveau plus que critiquable sur la forme et le fond. </p>
<p><em>La Forme</em><br />
La forme par le comportement du narrateur et sa lenteur assez exaspérante ainsi que ces sempiternelles <strong>mimiques faciales ridicules</strong> pour montrer sa soi-disante émotion.<br />
Il était malheureusement meilleur comédien quand il disait pouvoir résoudre notre problème du pouvoir d'achat.<br />
De plus, lors de la messe oecuménique, le fait de <strong>mettre à l'écart le chef de l'Etat sur une chaise</strong> séparée des autres personnalités, comme Fillon ou MAM, est une étrangeté totale du protocole sarkozien. En effet, sous Chirac, aucune image du président mis à l'écart sur le côté de cette manière. Là avec Nicolas on a l'impression d'être devant un souverain, voire un souverain pontife dans la mesure où il place ces mains comme en prière devant les cercueils.<br />
Paradoxalement, chez les Sarkozy <strong>le signe de croix se fait avec un seul doigt</strong>. Même en religion, Nicolas est inculte.</p>
<p><em>La vidéo de l'hommage</em><br />
[dailymotion id=k5gcIA88iodaguJQej]</p>
<p><em>Le fond du discours</em><br />
Mais le pire ce sont bien les expressions employées plus que maladroites, et où certaines paroles font parfois bondir, malgré la retenue nécessaire dans ces moments là.</p>
<p>Retrouvons notamment:<br />
- <strong>"au service de votre patrie"</strong>: il serait plus judicieux de dire <em>"au service des intérêts privés de notre pays"</em><br />
- <strong>"Vous avez été pris sous le feu nourri de terroristes talibans"</strong>: c'est pas faux mais d'après les derniers témoignages des blessés qui ont survécu à l'attaque, des tirs amis ont été dénoncés (source Le Monde).<br />
- <strong>"vos camarades d'en haut, qui n'ont rien à se reprocher"</strong>: certes mais au niveau du commandement il y eu forcément des lacunes qu'il faudra déterminer précisément. Tous les morts n'ont pas été tués dès les premiers temps de l'attaque mais faute de renfort sur les 6 heures de bataille.<br />
- la France et ses alliés ont <strong>"la responsabilité de la paix dans le monde"</strong>: Pas vraiment et très prétentieux voire utopique d'autant que nous sommes loin d'en avoir le budget. </p>
<p><strong>Rappel Historique:</strong> Pour les génocides du Rwanda la responsabilité directe de François Mitterrand est clairement engagée pour, à l'époque, sauver la Francophonie Rwandaise (sic!). Responsabilité financière française donc via le Crédit Lyonnais (encore eux), responsabilité chinoise avec la fourniture des armes et des machettes.<br />
Cette même Chine qui soutient encore le régime de Khartoum responsable des pires crimes au Darfour.<br />
Les USA et GB sont loin d'être les pacificateurs du monde libre avec leur <strong>occupation illégale de l'Irak</strong> sous l'accord de l'ONU.<br />
Il en va de même pour <strong>la Russie avec les épurations éthniques en Tchétchénie</strong> et les exactions en Géorgie.<br />
<strong>France, Chine, USA, Grande-Bretagne, Russie</strong> sont étrangement les seuls pays membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU et aussi les principaux fabricants d'armes du monde.</p>
<p>- <strong>"certains n'avaient pas 20 ans"</strong>: à qui la faute? A ce pouvoir qui expédie des soldats très jeunes et peu formés.</p>
<p>- pour <strong>"la liberté des droits de l'homme"</strong>: expression qui en elle-même ne veut rien dire, on se bat pour la liberté ou pour les droits de l'homme mais pas pour la "la liberté des droits de l'homme". Ridicule.</p>
<p>- <strong>"nous n'avons pas le droit de perdre là bas, de renoncer à défendre nos valeurs"</strong> : comprenez <em>"on y est, on y restera"</em>. Belle mentalité.</p>
<p>- <strong>"croix de chevalier de la légion d'honneur"</strong>: ces 10 soldats morts pour la France reçoivent donc un grade inférieur à la "chanteuse" <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gine">Régine</a>, faite Chevalier en 1996, mais <strong>décorée Officier par Sarkozy</strong> lui-même en 2008. Vive la République et Vive la France.</p>
<p>Mais la plus aberrante et abjecte des phrases mentionnées par le président, improvisation ou lecture strict du discours, c'est celle-ci reprise par les médias pour illustrer les 10 minutes de discours:<br />
<strong>"jamais à quel point je n'ai mesuré ce que peut être la solitude d'un chef de l'Etat face aux décisions qu'il doit assumer."</strong> Ainsi il y a 10 morts et 21 blessés, les familles sont plongées dans le désarroi, et le petit Nicolas pense à <strong>sa triste et sombre solitude de pauvre chef d'Etat</strong> qui doit envoyer ou non les enfants du pays.<br />
Pathétique et d'un égoïsme sans borne. Félicitations Nicolas!</p>
<p><strong>MAJ du 25 août:</strong><br />
Pire encore que les mots, les gestes et les mimiques lors de l'hommage rendu aux soldats morts le 20 août à Kaboul. Un ricanement grotesque et totalement inapproprié dans un tel moment de recueillement. Ignoble.<br />
<strong>Les nerfs ça se soigne, Monsieur le Président !</strong></p>
<p>[dailymotion id=k2PR0Uq8ppt2fRJYjm]</p>
<p>Dans 4 ans et quelques mois de moins, cela ricanera certainement moins dans le camp UMP.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La grosse bourde de Guaino]]></title>
<link>http://jeremyghez.wordpress.com/?p=171</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 02:12:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jeremy Ghez</dc:creator>
<guid>http://jeremyghez.fr.wordpress.com/2008/07/15/la-grosse-bourde-de-guaino/</guid>
<description><![CDATA[
Dans l&#8217;émission d&#8217;Europe 1, C&#8217;est arrivé demain, le journaliste Fabien Namias a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://jeremyghez.files.wordpress.com/2008/07/images2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-172" src="http://jeremyghez.wordpress.com/files/2008/07/images2.jpg?w=119" alt="" width="119" height="80" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Dans l'émission d'<a href="http://www.europe1.fr">Europe 1</a>, <a href="http://www.europe1.fr/Radio/Emissions/C-est-arrive-demain-Dominique-SOUCHIER">C'est arrivé demain</a>, le journaliste <a href="http://www.europe1.fr/Radio/Animateurs/NAMIAS-Fabien">Fabien Namias</a> a titillé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guaino">Henri Guaino</a>, plume de Sarkozy et l'architecte de l'Union pour la Méditerranée, à propos de <a href="http://jeremyghez.wordpress.com/2008/07/14/iran-has-lost-a-battle/">la venue de Bachar el-Assad à Paris</a>.  Guaino, faussement agacé - la question est bien légitime - a cru répondre avec intelligence mais en a cruellement manqué: Certains ont critiqué la France pour avoir invité Israël, d'autres pour avoir invité la Syrie.  Conclusion politicienne: Si tout le monde nous critique, c'est bien parce qu'on a raison.</p>
<p style="text-align:justify;">J'ai défendu l'invitation faite à el-Assad <a href="http://jeremyghez.wordpress.com/2008/07/14/iran-has-lost-a-battle/">ici</a>.  Les propos de Guaino, en revanche, sont inadmissibles et profondément insupportables.  Ils font penser aux moments les plus absurdes de la diplomatie chiraquienne pour laquelle tout se valait.  Inutile ici d'expliquer pourquoi Israël n'est pas la Syrie, et pourquoi les critiques contre l'invitation faite à un Etat ont bien peu de crédibilité par rapport aux critiques adressées à l'encontre d'une politique consistant à inviter un dictateur.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais ce relativisme a quelque chose de choquant, lui qui était la première cible de Sarkozy et qui émane aujourd'hui d'un membre de son équipe - elle qui prétendait rompre avec des habitudes passées.  L'exécutif français ferait mieux de se méfier: à vouloir dépenser son capital politique, il risquerait de se retrouver endetté envers des groupes et des idéologies bien peu fréquentables.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Union Pour la Méditerranée: La Réunion des Dictateurs]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/?p=810</link>
<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 16:58:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.fr.wordpress.com/2008/07/13/union-pour-la-mediterranee-la-reunion-des-dictateurs/</guid>
<description><![CDATA[Du sang sur les mains. C&#8217;est ce qu&#8217;on les principaux dignitaires qui se sont réunis auj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Du sang sur les mains. C'est ce qu'on les principaux dignitaires qui se sont réunis aujourd'hui autour d'une même table. Difficile de distinguer les mauvais des pires pourritures de la planète. Et encore tous ne sont pas là.Mais les présents sont déà de haute volée dans l'ignominie:<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelaziz_Bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a>, dictateur algérien<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hosni_Moubarak">Hosni Moubarak</a>, dictateur égyptien<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bachar_el-Assad">Bachar Al-Assad</a>, dictateur syrien et protecteur des anciens nazis ayant échappé aux résistants et au MOSSAD<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ehud_Olmert">Ehud Olmert</a>, client VIP des missiles made in USA et fin stratège militaire et bancaire<br />
<a href="Zine el-Abidine Ben Ali">Zine el-Abidine Ben Ali</a>, ah la tunisie des vacances de rêve dans une dictature déguisée en république<br />
Et bien d'autres...<br />
Evidemment on regrette d'ores et déjà l'absence du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonel_Kadhafi">Colonel Kadhafi </a>et du Roi du Maroc, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammed_VI">Mohammed VI</a>, légèrement moins violent que son non-regretté de père, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hassan_II">Hassan II</a><br />
Rappelons que<strong> l'UPM, et pas UMP, est un projet non budgétisé</strong> d'après les aveux d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guaino">Henri Guaino</a>, le scribe du Roy Nicolas Sarkozy, gage d'une réussite et d'une transparence totale.<br />
Une belle brochette d'oppresseurs de liberté réunis autour d'une table dans le seul but de réaliser des gros contrats juteux pour leurs entreprises privés préférées.<strong>Quand Diplomatie rime avec Corruption d'Etat. </strong></p>
<p>En leur hommage, eux et leurs prédécesseurs, une parodie du Loft Story, Secret Story, Stupid Story: <strong>Bad Story</strong>. Du beau travail réalisé par <a href="http://www.dailymotion.com/comitedelaclaque">le comité de la claque</a><br />
[dailymotion id=x63581]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Union pour la Méditerranée, projet sarkozien corrigé par Merkel]]></title>
<link>http://acturca.wordpress.com/?p=2437</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 15:20:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>acturca</dc:creator>
<guid>http://acturca.fr.wordpress.com/2008/03/17/lunion-pour-la-mediterranee-projet-sarkozien-corrige-par-merkel/</guid>
<description><![CDATA[Libération (France), 15 mars 2008, P.12
Jean Quatremer
Vers minuit, jeudi soir, Nicolas Sarkozy en ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Libération (France), 15 mars 2008, P.12</p>
<p>Jean Quatremer</p>
<p>Vers minuit, jeudi soir, Nicolas Sarkozy en personne, débarque en salle de presse française, à l'issue du dîner des vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement qui clôture la première journée du Conseil européen de Bruxelles.<!--more--> Le chef de l'Etat explique qu'il vient, une nouvelle fois, d'engranger un éclatant succès avec son projet d'Union pour la Méditerranée. "C'est la troisième initiative française, après le traité simplifié, après le groupe des sages [chargé de réfléchir à l'avenir de l'Europe, ndlr], qui rassemble un très large consensus en Europe. C'est une très bonne nouvelle."</p>
<p>Claque. Durant plus d'une heure, il vante le succès de son initiative qui a été accueillie "à l'unanimité, avec un grand enthousiasme". En réalité, le Président s'est pris une belle claque dans cette affaire mal préparée et mal vendue. Le concepteur du projet d'Union euro-méditerranéenne est Henri Guaino, conseiller spécial du Président. Durant la campagne, ce souverainiste convaincu, qui est alors la "plume" du candidat, imagine de créer cette institution afin d'offrir une alternative à l'adhésion de la Turquie, dont Sarkozy ne veut pas. Floue, l'idée n'a pas été testée auprès des partenaires de la France, au premier rang desquels l'Allemagne.</p>
<p>Elu, Sarkozy n'en démord pas. Les capitales européennes font alors connaître leurs réticences car il existe déjà une sorte d'"Union", lancée en 1995 sous le nom technocratique de "processus de Barcelone". Il vise à aider le développement des pays du pourtour méditerranéen. Pourquoi, dès lors, ajouter un "machin" supplémentaire qui risque d'être budgétivore ? Pourquoi ne pas simplement relancer ce "processus" ? Cette méfiance se transforme en franche hostilité lorsque Guaino précise sa vision: cette Union ne doit inclure que les pays riverains de la Méditerranée, et exclure tous les pays du nord de l'UE et surtout la Commission qu'il n'aime guère. Berlin monte sur ses grands chevaux : la France ne cherche-t-elle pas à diviser l'Union et à compromettre l'équilibre européen d'après-guerre ? L'Allemagne qui, depuis la chute du communisme et l'élargissement, en 2004, est à nouveau au centre géostratégique de l'Europe, ne veut surtout pas d'un retour de ces alliances de contournement dont elle a eu à souffrir au cours de son histoire. Cette peur a été gravement sous-estimée par le tandem Sarkozy-Guaino.</p>
<p>Mais les pays du sud de l'Europe ne sont pas plus enthousiastes, craignant de tomber sous la coupe française. Guaino, qui se rend à Berlin pour expliquer son projet, au début de l'année, est très mal reçu. On est à deux doigts de l'incident diplomatique. Sarkozy comprend qu'il lui faut en rabattre. Le 3 mars, à Hanovre, il rencontre en tête-à-tête la chancelière allemande, Angela Merkel.</p>
<p>Crûment. Le projet qui a été présenté au Conseil européen jeudi soir porte le sceau franco-allemand : plus question d'exclure qui que ce soit. Le projet est rebaptisé "Union pour la Méditerranée". "C'est du Barcelone plus, résume crûment Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois. La Commission garde une place centrale, elle restera le maître d'oeuvre du système."José Manuel Barroso, le président de la Commission, a même précisé que "l'Union pour la Méditerranée" n'était pas une "alternative" à l'adhésion de la Turquie. Comme l'a dit Sarkozy jeudi soir, "c'est difficile de faire l'Europe sans compromis".</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les mots qui ont fait gagner Sarkozy ]]></title>
<link>http://sarkopitheque.wordpress.com/?p=1202</link>
<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 01:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>eilema</dc:creator>
<guid>http://sarkopitheque.fr.wordpress.com/2008/03/04/les-mots-qui-ont-fait-gagner-sarkozy/</guid>
<description><![CDATA[
Si les discours de campagne du candidat de l’UMP à la présidence de la République ont convainc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/nsarkozy.jpg" alt="nsarkozy.jpg" width="264" height="330" /></div>
<p><span style="color:#800000;"><strong>Si les discours de campagne du candidat de l’UMP à la présidence de la République ont convaincu une majorité de Français, c’est parce qu’ils obéissent à des règles de construction bien précises. Un livre, </strong>« Les mots de Nicolas Sarkozy »<strong>, dévoile les secrets de cette rhétorique de la victoire. En exclusivité, <a href="http://www.bakchich.info/article2842.html" target="_blank">BAKCHICH</a> nous a livré les bonnes feuilles de cet ouvrage éclairant.</strong></span></p>
<p>C’est d’abord un livre utile. Parce qu’après avoir refermé <strong>Les mots de Nicolas Sarkozy</strong> (Seuil, sortie le 6 mars), on n’écoutera jamais plus un homme politique de la même façon. À commencer par le chef de l’État. Les auteurs, Louis Jean Calvet et Jean Véronis, tous deux linguistes, se sont livrés au patient décryptage des 300 discours prononcés par l’ancien candidat de l’UMP, tout au long de la campagne présidentielle. Un travail dont le résultat est à la fois étonnamment facile à lire et singulièrement instructif. À tel point qu’on peut se demander si, à leur corps défendant, les auteurs n’ont pas écrit là le parfait manuel de rhétorique pour les futurs candidats à l’Élysée.</p>
<p>Les techniques, les pièges, les ruses sont inventoriées. Pour la première fois, on comprend vraiment pourquoi et comment les mots de Nicolas Sarkozy ont fait mouche. Des phrases courtes, des répétitions jusqu’à plus soif, des marqueurs qui instaurent une fausse connivence, un vocabulaire appauvri à dessein…</p>
<p>Et puis le contenu. Une vampirisation systématique du discours des adversaires. Aux socialistes, on dérobe le travail et les travailleurs, au centre l’humanisme, à l’extrême-gauche et à l’extrême-droite, l’anticapitalisme… On réécrit l’histoire, on se pose en victime, on dénonce la pensée unique… Autant d’impressions sinon d’intuitions que les uns où les autres ont pu ressentir à un moment de la campagne. Sans jamais vraiment parvenir à les étayer.</p>
<p><strong><span style="color:#008000;">Quantifier l’apport d’Henri Guaino aux discours de Sarkozy.</span></strong></p>
<p>À grand renfort de tableaux et de graphiques, Louis-Jean Calvet et Jean Véronis viennent combler cette lacune. Plus fort encore, ils sont parvenus à quantifier l’apport d’Henri Guaino, la plume de celui qui n’était encore que candidat à l’élection présidentielle. À tel point qu’on se demande vraiment si Nicolas Sarkozy aurait fait le poids sans ce formidable aspirateur intellectuel. Et si le candidat de l’UMP n’avait été qu’une marionnette aux mains d’un Gepetto de talent ? Les auteurs laissent la question ouverte, mais tout l’ouvrage tend à répondre par l’affirmative. <!--more--></p>
<p>Paradoxe, ce vade-mecum de la victoire est aussi une clé pour comprendre le trou d’air que connaît aujourd’hui le chef de l’État. A trop piller le fonds de commerce idéologique des uns et des autres, il était fatal que les concepts finissent par se télescoper. Comment être, par exemple, à la fois le président du pouvoir d’achat et l’émule de Margaret Thatcher ?</p>
<p>Pire, au terme de la démonstration, le lecteur en vient à se demander si Nicolas Sarkozy a des convictions qui lui soient propres. À trop capter les héritages, à vouloir épouser tous les discours, soulignent les auteurs, il finit par donner de lui l’image d’un simple expert en « récitation ». Un bagage insuffisant, on en conviendra, pour occuper la fonction qui est la sienne.</p>
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<p><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/style.jpg" alt="style.jpg" /><span style="color:#ff6600;"><strong></strong></span></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>DES PHRASES COURTES</strong></span></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong></strong></span>Le style de Nicolas Sarkozy se distingue d’abord par des phrases courtes. Alors que Ségolène Royal prononce des phrases de plus de 27 mots de longueur en moyenne, les discours de Nicolas Sarkozy sont composés de phrases 30 % plus courtes, de l’ordre de 21 mots.</p>
<p>Parmi les quatre principaux candidats, c’est celui qui a les phrases les plus brèves. Pour le lecteur non averti, ces chiffres ne signifient pas grand-chose. Prenons donc quelques bases de comparaison : on observe des longueurs des phrases de l’ordre de 25 mots dans le journal Le Monde, de seulement 19 mots dans Notre-Dame de Paris de Hugo. Le record de brièveté est atteint par le Petit Prince de Saint-Exupéry : moins de 10 mots.</p>
<p>On a observé tout au long de la Ve République une tendance au raccourcissement des phrases. Le général de Gaulle et Pompidou faisaient des phrases de l’ordre de 30 mots de long. C’est Valéry Giscard d’Estaing qui a inauguré un style plus dynamique, en faisant tomber la longueur des phrases de ses discours à moins de 24 mots.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig1-3fb53.jpg" alt="jpg_fig1-3fb53.jpg" /></div>
<p>Nicolas Sarkozy va donc plus loin dans cette direction, tandis que Ségolène Royal revient à un style de phrases complexes presque aussi longues que celles de la IIIe République et des débuts de la Ve.</p>
<p>Or, ce qui était la norme du temps de De Gaulle et Pompidou ne l’est plus aujourd’hui. L’auditeur moyen a depuis plusieurs décennies son oreille formatée pour un discours politique plus alerte, sans parler également de l’accélération du tempo dans tous les médias audiovisuels (films, publicité, etc.). La perception qui se dégage du discours de Ségolène Royal est donc inévitablement celle d’une parole complexe et alambiquée - d’autant, comme nous le verrons plus loin, que d’autres facteurs linguistiques viennent corroborer ce sentiment.</p>
<p>La différence était particulièrement sensible lors du débat télévisé Sarkozy-Royal, où la candidate socialiste partait en longues tirades, enchaînant les subordonnées les unes aux autres, tandis que Nicolas Sarkozy lui répondait par phrases brèves, directes et incisives.</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>UN VOCABULAIRE LIMITÉ</strong></span></p>
<p>Les phrases sont courtes, et le vocabulaire est limité. Sur l’ensemble des discours de campagne, Jean-Marie Le Pen se distingue comme le candidat qui fait preuve de la plus grande « richesse » de vocabulaire (ce mot est employé sans jugement de valeur bien entendu).</p>
<p>Sur 1 000 mots pris au hasard dans ses textes, 514 en moyenne sont différents. Nicolas Sarkozy est à peu près à égalité avec Ségolène Royal et François Bayrou avec 450 mots différents environ pour 1 000 mots, mais à nouveau, on s’aperçoit que les discours dus à Henri Guaino, les plus exposés médiatiquement, se distinguent par leur plus grande simplicité de vocabulaire : son indice de richesse lexicale tombe à 428, alors qu’il monte à 480 pour les autres plumes, ce qui confirme leur vision technocratique du discours politique. On pourrait objecter que celles-ci ayant principalement pour fonction l’écriture de discours sur des thèmes spécialisés et multiples, il est normal que celles-ci fassent appel à plus de mots différents que les discours généralistes de Guaino. Les statistiques nous montrent cependant que si l’on calcule l’indice de richesse lexicale discours par discours, il reste très élevé pour les autres plumes, alors que sur chaque thème particulier, le vocabulaire devrait se restreindre.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig2-86f9c.jpg" alt="jpg_fig2-86f9c.jpg" /></div>
<p>La comparaison avec les autres présidents de la Ve République est également intéressante. On voit sur la figure ci-dessous que la richesse lexicale des discours a eu tendance à diminuer au cours des décennies, avec, à nouveau, une inflexion nette due à Valéry Giscard d’Estaing. Si la richesse moyenne du vocabulaire de Nicolas Sarkozy, toutes plumes mélangées, ne diminue que peu par rapport à celle de Jacques Chirac, on peut constater qu’Henri Guaino porte plus loin que jamais la simplification lexicale de la parole politique.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig3-eb168.jpg" alt="jpg_fig3-eb168.jpg" /></div>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>DES RÉPÉTITIONS OMNIPRÉSENTES</strong></span></p>
<p>Concision et simplicité se doublent d’une répétition quasi obsessionnelle des formules et des éléments de discours. Le procédé rhétorique le plus fréquent chez Nicolas Sarkozy, qui donne un élan particulier à ses textes, est celui de l’anaphore, c’est-à-dire la répétition des débuts de phrases, un procédé souvent utilisé dans le théâtre ou la poésie, comme dans ces vers célébrissimes de Corneille (Horace) :</p>
<p><strong>Rome</strong>, l’unique objet de mon ressentiment !<br />
<strong>Rome</strong>, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !<br />
<strong>Rome</strong> qui t’a vu naître, et que ton coeur adore !<br />
<strong>Rome</strong> enfin que je hais parce qu’elle t’honore !</p>
<p><strong><span style="color:#008000;">Un exemple de discours à répétitions : Caen, 9 mars 2007.</span></strong></p>
<blockquote><p><span style="color:#008080;"><strong>Qu’est-ce que la France</strong></span> au fond sinon une multitude de provinces et de petits pays très anciens qui ont une histoire, une culture, sinon une multitude de petites patries qui en forment ensemble une grande ?<br />
<span style="color:#008080;"><strong>Qu’est-ce que la France</strong></span>, sinon des provinces qui, selon la belle formule de Michelet, « se sont comprises et se sont aimées » ? Des provinces dans lesquelles chacun a des racines qui restent vivaces même pour celui qui s’en est éloigné.<br />
<span style="color:#008080;"><strong>Qu’est-ce que la France</strong></span> ? La France est un miracle. Ce miracle est politique. Il est intellectuel. Il est moral. Il est culturel.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l’universalisme.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> d’être une grande patrie faite d’une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d’être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacés les histoires personnelles et les destins particuliers.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> d’avoir forgé de l’unité sans jamais fabriquer de l’uniformité.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> combiner une aussi haute idée de l’État avec une passion aussi grande de la liberté.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> d’être aussi fortement attachée à l’idée de nation et en même temps aussi ouverte sur le monde.<br />
<strong><span style="color:#993366;">C’est le miracle de la France</span></strong> d’aimer d’une même passion l’égalité et le mérite, le sentiment et la raison.<br />
Mais chacun sent bien que ce miracle est menacé.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> est une terre charnelle à laquelle chacun se sent rattaché par un lien mystérieux dont il ne sait au fond qu’une chose, c’est qu’il ne peut le couper sans perdre quelque chose de lui même.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> c’est une culture, un idéal, une idée. « Une âme, un principe spirituel », disait Renan.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> ce n’est pas une race, <span style="color:#993300;"><strong>la France</strong></span> ce n’est pas une ethnie.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> c’est tous les hommes qui l’aiment, qui sont prêts à défendre ses idées, ses valeurs, à se battre pour elles.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> elle est dans les têtes et dans les cœurs.<br />
<span style="color:#993300;"><strong>La France</strong></span> est partout où ses valeurs sont vivantes dans la tête et dans le cœur des hommes.<br />
<strong><span style="color:#333333;">La France c’est un rêve</span></strong> de civilisation.<br />
<strong><span style="color:#333333;">La France c’est un rêve</span></strong> d’unité.<br />
<strong><span style="color:#333333;">La France c’est un rêve</span></strong> d’émancipation.<br />
<strong><span style="color:#333333;">La France c’est un rêve</span></strong> de grandeur et d’universalité.<br />
La France c’est une vieille nation.<br />
<span style="color:#003366;"><strong>La France</strong></span> ce n’est pas une page blanche. <strong><span style="color:#003366;">C’est un pays</span></strong> qui a une longue histoire. <strong><span style="color:#003366;">C’est un pays</span></strong> qui s’est forgé au cours des siècles une identité, une personnalité qu’il faut respecter, qu’on ne peut pas effacer, qu’on ne peut pas ignorer, qui est une part de l’identité de chacun, qui est faite de mille apports, de commémorations, de leçons d’instituteurs, de réminiscences qui se transmettent de génération en génération, de souvenirs d’enfance, de vieilles histoires de grands-pères qui ont fait la guerre et qui racontent à leur tour à leurs petits-enfants ce que leurs grands pères leur ont raconté jadis.<br />
<span style="color:#003366;"><strong>La France</strong></span> <strong><span style="color:#003366;">c’est un pays</span></strong> qui dissimule dans les replis de son inconscient collectif mille blessures secrètes et autant de fiertés inavouées. C’est une trame mystérieuse de mémoires individuelles et collectives qui rattache chacun d’entre nous, chacun de ceux qui se sentent français, d’où qu’ils viennent, à tout le passé de la nation. <a href="http://www.sarkozy.fr/video/?intChannelId=1" target="_blank">Vidéo du discours</a>.</p></blockquote>
<p>Tous les auteurs utilisent probablement cette figure à un moment ou à un autre, mais il est le seul à en user (certains diront abuser…) de façon aussi systématique.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig4-d14f0.jpg" alt="jpg_fig4-d14f0.jpg" /></div>
<p>La figure ci-dessus montre la proportion approximative d’anaphores dans les discours des différents candidats. On notera que Jean-Marie Le Pen, pourtant amateur de procédés flamboyants est très sobre en la matière. Les deux groupes de plumes de Sarkozy se séparent très nettement sur ce point : les discours écrits par Henri Guaino émergent, avec près de 44 % d’anaphores (près de la moitié des phrases !), alors que les autres plumes se situent sagement au niveau des autres candidats. Si les formules se répètent et sont martelées dans le même discours, à l’aide notamment, du procédé d’anaphore, elles se répètent également de discours en discours.</p>
<p>On voit que Nicolas Sarkozy bat tous les records, puisque la proportion de ses « copier-coller » atteint 20 %. Le discours est donc répété, martelé, à la fois au cours d’un même meeting et d’un meeting à l’autre. Est-il besoin de préciser que c’est la partie due à Henri Guaino qui présente le plus fort taux de répétition ?</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig5-bedc4.jpg" alt="jpg_fig5-bedc4.jpg" /></div>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>UN VOCABULAIRE VERBAL</strong></span></p>
<p>On a déjà remarqué que le discours politique s’était transformé dans sa structure grammaticale au cours de la seconde moitié du XXe siècle, partant d’un discours nominal (c’est-à-dire où les noms ont une fréquence importante) pour se transformer progressivement en discours de plus en plus verbal (c’est-à-dire où les verbes ont une fréquence importante) 1. La plupart des notions peuvent s’exprimer par l’une ou l’autre catégorie grammaticale : on peut aussi bien dire « la valorisation du travail » que « valoriser le travail », « le respect des règles » que « respecter les règles ». Le discours nominalisé est traditionnellement associé aux discours abstraits, par exemple techniques ou administratifs. Le discours verbal est celui de la conversation courante, ou bien celui de la narration. Un discours politique très nominalisé prend donc une tonalité immanquablement abstraite, technocratique et détachée, tandis qu’un discours verbal donne (à tort ou à raison) l’impression du dynamisme et du mouvement.</p>
<p><span style="color:#008080;"><strong></strong></span>Concernant le rapport entre le nombre de noms et le nombre de verbes : Jean-Marie Le Pen se distingue par un discours très nominalisé, proche de celui de la IIIe République ou de celui de De Gaulle, avec près de deux noms pour un verbe. On voit à nouveau l’aspect composite du discours de Nicolas Sarkozy. Une partie de ses plumes écrit de façon technocratique, avec une proportion importante de nominalisations. Mais l’écriture d’Henri Guaino est résolument tournée vers le verbe. De plus, lorsque Guaino utilise des noms, il les qualifie peu. Ce style contraste avec le discours de Ségolène Royal, adepte, elle aussi, du discours nominal ».</p>
<p><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/les-mots-de-sarkozy.jpg" alt="les-mots-de-sarkozy.jpg" /></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>L'USAGE DU PRONOM "JE"</strong></span></p>
<p>Sur l’ensemble de ses discours de campagne, Nicolas Sarkozy utilise le pronom « je » environ 17 fois pour 1 000 mots.</p>
<p>C’est beaucoup : le Général de Gaulle, dont on a pourtant, à l’époque, beaucoup critiqué la vision personnelle du pouvoir, utilisait le pronom « je » en moyenne 6 à 7 fois pour 1 000 mots dans ses discours.</p>
<p>Mais pour être tout à fait justes, il nous faut aller plus loin dans l’analyse. Notre collègue Damon Mayaffre a fait remarquer que le discours politique s’est fortement personnalisé dans les dernières décennies : Georges Pompidou utilise « je » 12 fois pour 1 000 mots, Valéry Giscard d’Estaing 15 fois, et François Mitterrand bat tous les records d’égotisme avec 24 « je » pour 1 000 mots, et même jusqu’à 26 dans la dernière année de son « règne » (1994-1995). Jacques Chirac revient à un niveau légèrement plus humble de 18 pour 1 000. Mesuré à l’aune du seul pronom je, le narcissisme sarkozien est donc relatif.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig6-e674d.jpg" alt="jpg_fig6-e674d.jpg" /></div>
<p>Au demeurant, Ségolène Royal n’est pas en reste, puisque celle qu’on a parfois présentée comme la fille spirituelle de Mitterrand a utilisé « je » 18 fois pour 1 000 mots pendant la campagne, battant donc d’une courte tête son rival.</p>
<p><span style="color:#008080;"><strong></strong></span></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig7-2abbf.jpg" alt="jpg_fig7-2abbf.jpg" /></div>
<p>François Bayrou utilise lui aussi « je » environ 17 fois pour 1 000 mots, c’est-à-dire à peu près autant que Nicolas Sarkozy.En comparaison, Jean-Marie Le Pen apparaît d’une incroyable modestie, puisqu’il utilise le pronom de la première personne seulement un peu plus de 4 fois pour 1 000 mots, moins que le général de Gaulle et moins que les orateurs de la IIIe République. L’image du leader charismatique et le culte de la personnalité dont le président du Front national fait (faisait ?) l’objet ne se reflète donc pas, contrairement à ce qu’on pourrait penser, dans sa propre mise en avant dans ses propos, pas plus que le pouvoir personnel reproché au général de Gaulle ne s’illustrait dans les siens (là s’arrête évidemment la comparaison).</p>
<p>D’où vient alors cette impression d’égotisme extrême qui se dégage du discours de Nicolas Sarkozy ?</p>
<p>Que le lecteur nous pardonne de pousser encore plus loin l’analyse, mais les mots apparaissent rarement tous seuls, et l’impact que produit chacun dépend largement de son contexte et de ses voisins. Deux facteurs cachés changent la donne.</p>
<p>Tout d’abord, les personnes s’opposent et contrastent les unes par rapport aux autres. Le « je », qui marque l’implication personnelle de l’orateur, s’oppose au « nous » et au « vous » collectifs. La grammaire scolaire nous a appris qu’il y avait trois personnes en français (je, tu, il/elle) ou six (avec les pluriels nous, vous, ils/elles), mais cette division, morphologique, reflète mal les catégories conceptuelles de la communication. Je/nous/vous (le « tu » n’apparaît pas dans le discours politique) sont les personnes de l’interlocution, c’est-à-dire qu’elles mettent en prise directe l’orateur et ses auditeurs, tandis que il(s)/elle(s) représentent une personne tierce, une personne de délocution, hors du champ de la situation de communication.</p>
<p>Si l’on prend en compte les proportions relatives de ces trois pronoms de l’interlocution, « je », « nous », « vous », chez les principaux candidats, l’image se modifie radicalement.</p>
<p>Ainsi, par exemple, Ségolène Royal utilise « je » un peu plus souvent que Nicolas Sarkozy dans l’absolu, mais celui-ci utilise moins de verbes aux formes de l’interlocution. En revanche, lorsqu’il le fait, c’est le « je » qui est de très loin prépondérant. Le « nous » et le « vous » apparaissent peu dans son discours, et c’est certainement en très grande partie ce qui crée le sentiment d’égotisme qui s’en dégage. L’interlocution, c’est moi, pourrait-on dire dans son cas.</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>"JE VEUX"</strong></span></p>
<p>(…) Au final, les chiffres confirment donc (si on sait les interpréter), le caractère éminemment autocentré du discours sarkozien. Monopolisation du« je » dans l’interlocution, modalisation fondée sur l’expression de la volonté : la formule « je veux » (dont on pourrait sans doute tirer quelques fils psychanalytiques…) condense toute son attitude discursive. Il l’utilise 3 fois plus que François Bayrou et Ségolène Royal, et 164 fois plus que Jean-Marie Le Pen, mais la formule est quasiment absente des discours de ce dernier.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig8-621a1.jpg" alt="jpg_fig8-621a1.jpg" /></div>
<p>Sans grande surprise, nous constaterons que le verbe « vouloir » est une caractéristique des discours dus à Henri Guaino. Les autres plumes affectionnent, quant à elles, le verbe devoir...</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig9-b0771.jpg" alt="jpg_fig9-b0771.jpg" /></div>
<p>Au cours de son discours d’intronisation du 14 janvier 2007 à la Porte de Versailles, Nicolas Sarkozy a martelé 27 fois la formule « Je veux être le président ». Au total, il l’a prononcée 147 fois de janvier à mai 2007…</p>
<p>Cette phrase, qui résume le vœu que le candidat avait formé, paraît-il, depuis son plus jeune âge, constitue en quelque sorte un résumé de toute sa rhétorique de campagne.</p>
<p>Dans l’ouvrage qu’elle a consacré à sa campagne (L’Aube le soir ou la nuit), Yasmina Reza compare parfois le futur président à un enfant : « <strong><span style="color:#003366;">En l’observant à la mairie de Palavas-les-Flots écouter celui qui introduit son allocution, j’ai l’impression de voir un petit garçon. Quand je dis dans son entourage qu’il a l’air d’un enfant, on me regarde avec stupeur…</span></strong> »</p>
<p>Un petit garçon, un enfant : ces formules peuvent surprendre. Pourtant l’usage que Sarkozy fait du « je », ou du « je veux », les confirme en partie, et l’on se prend à penser à un gamin qui trépigne en hurlant « Je veux ! Je veux pas !</p>
<p><strong>Nicolas Sarkozy a fait des études d’avocat. S’il ne brille guère par la grammaticalité de sa parole spontanée (« <span style="color:#003366;">ch’u pas le premier</span> », « <span style="color:#003366;">M’enfin, M’ame Chabot</span> », etc.), il n’en est pas moins un excellent tribun et un maître des « ficelles » oratoires. Nicolas Sarkozy, est expert dans la manipulation rhétorique, très souvent fondée sur la séduction et l’établissement d’une connivence avec l’interlocuteur – tout particulièrement lorsqu’il s’agit d’un journaliste.</strong></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>"REMARQUABLE"</strong></span></p>
<p><strong></strong>L’adjectif « remarquable » est l’un des favoris de Nicolas Sarkozy. Lors de la seule interview télévisée du 20 septembre 2007, devant Patrick Poivre d’Arvor et Arlette Chabot, il l’utilise 14 fois. Cécilia, Angela Merkel, Fadela Amara, Claude Guéant, Xavier Darcos, Bernard Kouchner, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Jouyet et les autres : tous sont remarquables. La presse n’a pas manqué de le… remarquer, et, évidemment, d’en faire des gorges chaudes.</p>
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<p>Les psychologues verront sans doute dans cet excès de flatterie un besoin inextinguible de séduire, donc d’être aimé, et le rattacheront peut-être à des épisodes d’enfance : l’absence du père que l’on honnit mais dont on voudrait finalement l’affection, l’humiliation sociale du fils de divorcés dans les milieux bourgeois du début des années 1960, etc. Du point de vue de la communication, ce besoin de séduire se traduit en un ensemble de signaux de connivence avec l’interlocuteur. Les journalistes ont largement commenté l’attitude quelque peu envahissante de Nicolas Sarkozy, son tutoiement systématique, son utilisation des prénoms, son contact gestuel et ses plaisanteries. C’est aussi un grand utilisateur des phatiques, c’est-à-dire de petits bouts de phrase qui ne servent à rien du point de vue strictement informationnel, mais qui ont pour fonction d’établir ou de renforcer la communication, de « vérifier que le circuit fonctionne ». Presque toutes ses interviews sont truffées de ces petits signaux destinés à établir une connivence plus ou moins consciente avec ses interlocuteurs, écoutez, vous savez, je vais vous dire, etc., et d’obtenir plus ou moins à leur insu leur sympathie, et si possible leur adhésion.</p>
<p><strong><span style="color:#ff6600;">"ÉCOUTEZ"</span></strong></p>
<p><strong></strong>« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, posez-moi la question plus simplement…</span> »<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, le SMIC, c’est 17 % des salariés français</span> ». (À Arlette Chabot, À vous de juger, 8 mars 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Bon, enfin, <strong>écoutez</strong>, ça c’est des expressions</span> ». (JT TF1, 14 mars 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, j’ai évoqué ces questions sans la volonté de donner des leçons, et ce n’est pas à moi de faire ou de dire les réponses du président Poutine…</span> ». (Conférence de presse au G8, 7 juin 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, il y a des positions de départ, et des positions d’arrivée .(…) La position de la Pologne est bien connue</span> ». (Conférence de presse avec le président de la Pologne, 14 juin 2007)<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, avec l’affaire des 35 heures, on a eu plus de chômeurs et on n’a plus parlé des salaires en France</span> ». (Discours aux chantiers de l’entreprise Fontanel à Lyon, 29 juin 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Dans trois mois, on aura une réflexion sur l’actionnariat, les augmentations de capital et le pacte. <strong>Écoutez</strong>, c’est exactement ce que l’on souhaitait</span> ». (Conférence de presse avec Angela Merkel, 16 juillet 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, moi j’ai été élu par les Français pour trouver des solutions aux problèmes de la France</span> ». (Interview télévisée TF1/France 2, 20 septembre 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, s’agissant du Canada, il a ratifié le protocole de Kyoto à ma connaissance</span> ». (Point de presse à l’ONU, 24 septembre 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Écoutez</strong>, je n’ai jamais caché mon admiration du dynamisme américain</span> »… (Interview accordée au New York Times, 24 septembre 2007).</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>"VOUS SAVEZ"</strong></span></p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong></strong></span>« <span style="color:#003366;">C’est tout le problème des rencontres avec la presse au fur et à mesure, parce que, <strong>vous save</strong>z, j’ai l’impression que, depuis hier, la montre a tourné très vite…</span> » (Conférence de presse au G8, 7 juin 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Vous savez</strong>, il y a un chemin jusqu’au 21, au 22 et puis, du 21 au 22, ce sera une longue nuit</span> ». (À propos du prochain Conseil européen, Conférence de presse avec le président de la Pologne, 14 juin 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Moi, <strong>vous savez</strong>, je dois tirer les conséquences de ce qui s’est passé. Et je dois le faire comme si cela était arrivé à quelqu’un de ma famille</span> ». (À propos de l’enlèvement et du viol du petit Énis, 20 juillet 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Je voudrais néanmoins vous dire une chose : <strong>vous savez</strong>, je suis comme le président Wade, je suis franc</span> ». (Conférence de presse avec le président du Sénégal, 26 juillet 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Vous le savez</strong>, je ne suis pas naïf. Les lois, encore faut-il les appliquer et y consacrer les moyens nécessaires</span> ». (Cérémonie à la mémoire des victimes du terrorisme, 19 septembre 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Vous savez</strong>, je ne fais pas l’exégèse de ce qui se faisait avant, j’essaye d’être cohérent dans ce qui se fait maintenant… — Je suis fier d’être l’ami des Américains. Et <strong>vous savez</strong>, je le dis au New York Times, mais je l’ai dit aux Français, c’est un peu plus courageux et un peu différent… — <strong>Vous savez</strong>, ce sont des sujets récurrents dans les discussions que j’ai avec M. Bush</span> ». (Interview accordée au New York Times, 24 septembre 2007).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Vous savez</strong>, nous en avons beaucoup parlé avec M. Kouchner</span> ». (À propos de la prochaine conférence sur le Proche-Orient, point de presse à l’ONU, 25 septembre 2007).</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>"JE VAIS VOUS DIRE"</strong> </span></p>
<p>« <span style="color:#003366;">Oui mais enfin <strong>je vais vous dire</strong>, d’un autre côté il faut aussi être logique. On demande à ce que le monde ne soit pas dominé par une seule puissance…</span> » (Europe 1, 18 juillet 2006)<br />
« <span style="color:#003366;">Alors <strong>je vais vous dire</strong> une chose, j’en ai traversé moi-même des crises, et on a annoncé bien souvent que j’étais à terre et que je ne me relèverai pas</span> ». (À propos de Dominique de Villepin, Europe 1, 11 avril 2006).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Je vais vous dire</strong> deux choses. Nous prenons très au sérieux ces menaces</span> ». (À propos du terrorisme, France 2, 14 septembre 2006).<br />
« <span style="color:#003366;"><strong>Je vais vous dire</strong> quelque chose, madame Arlette Chabot, vous avez commencé par la constatation du grand mouvement qui a rassemblé les Français…</span> » (Interview télévisée du 14 juillet 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Mais, Madame, <strong>je vais vous dire</strong> les choses très simplement : je crois aux échanges commerciaux loyaux, pas déloyaux</span> ». (Conférence de presse avec Gordon Brown, 20 juillet 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Expliquer qu’il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat en France, <strong>je vais vous dire les choses</strong>, c’est se moquer du monde</span> ». (Université d’été du MEDEF, 30 août 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Et puis <strong>je vais vous dire</strong> autre chose. J’avais dit dans la campagne électorale que j’irais chercher les infirmières bulgares, et je ne le regrette pas</span> ». (Cérémonie à la mémoire des victimes du terrorisme, 19 septembre 2007).<br />
« <span style="color:#003366;">Nous nous sommes dotés d’institutions européennes : Europol, Eurojust. Moi <strong>je vais vous dire</strong> ce que j’en pense…</span> » (Idem).<br />
« <span style="color:#003366;">En tout cas, <strong>je vais vous dire</strong> une chose, je n’ai pas l’habitude de raconter des histoires aux Français, je dis ce que je pense</span> ». (Point de presse à l’ONU, 25 septembre 2007).</p>
<p><span style="color:#008000;"><strong><span style="color:#ff6600;">QUESTIONS RHÉTORIQUES.</span><br />
</strong></span></p>
<p><span style="color:#008000;"><strong></strong></span>Les questions des hommes politiques sont rarement de vraies questions qui appellent une réponse par oui ou par non, ou par un élément d’information. Il faut dire que les situations de communication que sont le discours et l’interview, leurs exercices favoris, ne s’y prêtent guère : lors des discours, la salle n’a pas le loisir de répondre à l’orateur, elle se contente d’applaudir, et dans les interviews, ce sont normalement les journalistes qui interrogent.</p>
<p>Mais Nicolas Sarkozy aime bien inverser les rôles : c’est lui qui pose les questions. Des questions, dites rhétoriques, c’est-à-dire qui n’appellent pas de réponse, ou plutôt qui entraînent l’assentiment obligatoire de l’interlocuteur, surtout lorsque ces questions sont posées après une mise en contexte émotionnelle et dramatique.</p>
<p>Lorsqu’il dit par exemple : « <span style="color:#003366;"><strong>J’ai vu des tas d’ouvriers qui après 36 ans d’ancienneté gagnaient 1 200 euros, qu’est-ce qu’on fait avec 1 200 euros par mois ?</strong></span> » (À vous de juger, 26 avril 2007), il est difficile de ne pas être d’accord avec lui. Lorsqu’il parle de la jeune enseignante poignardée par un de ses élèves à Étampes, et demande : « <strong><span style="color:#003366;">Vous croyez vraiment que c’est à l’école de garder un individu qui avait un casier judiciaire à 19 ans en troisième ?</span></strong> » (À vous de juger, 8 mars 2007), il nous faut sans doute nous interroger avec lui. Obtenir l’acquiescement de l’interlocuteur sur les prémisses (qui ne posent pas problème) est une astuce vieille comme le monde pour le mettre en bonne disposition pour accepter les conclusions (qui, elles, méritent discussion).</p>
<p>Si l’on y réfléchit bien, la question ne devrait pas porter sur le diagnostic, mais sur les remèdes… Les questions devraient sans doute être : « <span style="color:#003366;"><strong>Sachant qu’il est difficile de vivre avec 1 200 euros par mois, la bonne solution est-elle de travailler plus pour gagner plus</strong></span> ? » « <strong><span style="color:#003366;">Sachant qu’il n’est pas raisonnable de garder des délinquants à l’école, la solution est-elle dans les peines planchers pour les mineurs</span></strong> ? »</p>
<p>Le lecteur, quelles que soient ses opinions, admettra sans doute que les questions reformulées ainsi n’entraînent plus une réponse aussi automatique…</p>
<p><span style="color:#ff6600;"><strong>LE RENVERSEMENT DES RÔLES.</strong></span></p>
<p>Nicolas Sarkozy renverse les rôles. C’est lui qui pose les questions…</p>
<p>Dans À vous de juger sur France 2, le 8 mars 2007, par exemple, Arlette Chabot lui demande s’il y aura des franchises sur l’assurance maladie. Sa réponse est une question, comme souvent, dont l’aplomb pourrait laisser penser qu’il n’y a qu’une réponse, celle qu’il induit :</p>
<p>Nicolas Sarkozy — « <strong><span style="color:#003366;">D’abord, Arlette Chabot, pouvez-vous me dire, y a-t-il une seule assurance qui existe sans une franchise ? Une seule ?</span></strong> »<br />
Arlette Chabot — « <strong><span style="color:#003366;">Je ne crois pas…</span></strong> »</p>
<p>On voit l’embarras de la journaliste. Elle ne connaît probablement pas la réponse (ce qui est pardonnable), et elle se laisse piéger dans l’acquiescement d’une contrevérité manifeste, puisqu’il existe bel et bien des assurances sans franchise (qui sont évidemment plus chères). Elle aurait pu répondre : « <span style="color:#003366;"><strong>Je ne sais pas</strong></span> ».</p>
<p>Elle aurait pu aussi faire remarquer qu’elle parlait d’assurance sociale, solidaire, et que Nicolas Sarkozy opérait un glissement sémantique notable puisqu’il parlait d’assurance commerciale qui s’applique d’ordinaire aux véhicules et aux habitations. Elle ne l’a pas fait non plus. Il ne s’agit pas de mettre en cause Arlette Chabot, dont le métier et l’expérience sont difficiles à nier. Mais justement, si Nicolas Sarkozy, par son pouvoir de séduction, son aplomb et sa machine rhétorique arrive à piéger les plus grandes stars du journalisme, qu’en est-il avec des journalistes moins expérimentés, comme il doit s’en trouver chaque jour dans la presse et les médias qui l’interrogent ?</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://sarkopitheque.wordpress.com/files/2008/03/jpg_fig18-945d6.jpg" alt="jpg_fig18-945d6.jpg" /></div>
<p>Tous les politiques pratiquent cet artifice, mais Nicolas Sarkozy y excelle. On voit sur cette figure qu’il est celui des quatre grands candidats qui a le plus utilisé les questions dans ses discours de campagne : 20 % de plus que Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, pas loin du double de François Bayrou.</p>
<p><span style="color:#808080;">Illustration : © Loïc Bonhomme</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Broadcast: Mai 68]]></title>
<link>http://bibliothecaire.wordpress.com/2007/12/22/broadcast-mai-68/</link>
<pubDate>Sat, 22 Dec 2007 08:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>MRG</dc:creator>
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<description><![CDATA[En ce moment Henri Guaino et Daniel Cohn-Bendit débattent de l&#8217;héritage de mai 68 chez Alain]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En ce moment <a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/fiche.php?diffusion_id=57921">Henri Guaino et Daniel Cohn-Bendit débattent de l'héritage de mai 68</a> chez Alain Finkielkraut <a href="http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/REPLIQUES/REPLIQUES20071222.ram">[ram]</a>. Je vais peut-être avoir réponse à la question que je posais hier <a href="http://bibliothecaire.wordpress.com/2007/12/20/mai-68-liquide-par-ses-intellectuels-meme/#comment-11094">en commentaire ici</a>. Henri Guaino commence assez clair: 68, c'est la remise en cause de l'autorité. On va voir la suite...</p>
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