<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>hierarchisation &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/hierarchisation/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "hierarchisation"</description>
	<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 20:42:16 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Dubuffet : Culture et subversion]]></title>
<link>http://laquinzaine.wordpress.com/?p=210</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 15:24:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>paulinethomas</dc:creator>
<guid>http://laquinzaine.wordpress.com/?p=210</guid>
<description><![CDATA[Archive
A propos de Jean Dubuffet, l&#8217;Arc publie ces jours-ci un cahier très actuel sur les ra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.denistouret.net/textes/dubuffet_jean.jpg" alt="" width="181" height="270" /><span style="color:#3366ff;"><strong><em>Archive</em></strong></span></p>
<p><em>A propos de Jean Dubuffet, l'Arc publie ces jours-ci un cahier très actuel sur les rapports de la culture et de la subversion. Tandis que des critiques (G. Argan, R. Barilli, G. Limbour) étudient l'œuvre, — Gaëtan Picon, Max Loreau et quelques autres analysent et discutent les idées du peintre. Jean Dubuffet a écrit pour ce numéro de nombreux textes. Nous en avons repris quelques uns. Les autres, non retenus par l'Arc, paraîtront ultérieurement dans un volume dont la rédaction n'est pas encore achevée.</em></p>
<p><em>par Jean Dubuffet</em><!--more--></p>
<p>La culture c'est l'ordre, c'est le mot d'ordre. C'est librement consenti que l'ordre est le plus débilitant. Le libre consenti est la nouvelle arme des nouveaux empires, ingénieuse formule, et plus opérante que n'était le bâton, de l'ultima ratio regis. Les organismes de propagande culturelle constituent le corps occulte des polices d'état ; elles sont la police de charme. Imposé par force, l'ordre provoque un mouvement de ressort, il revigore la sédition. Celle-ci se portait mieux naguère au temps des contraintes, au temps que les forces de l'ordre montraient leur vrai visage et ne recouraient pas à ces pressions occultes nouvellement mises en exercice. C'est en notre temps de liberté de la presse que celle-ci, avec plus d'empressement qu'elle n'en eut jamais, s'est faite si unanimement la servile auxiliaire des forces de l'ordre.</p>
<p>Il n'est pas possible, il n'est en tout cas plus possible, d'entendre le mot culture, sans que soit aussitôt exhalée par lui l'odeur spéciale (de police) dont l'a maintenant une fois pour toutes doté la militation culturelle nationale. Il en est de ce mot comme de celui de patriotisme, qui n'est plus séparable de la couleur de chauvinisme imbécile et cocardier dont l'a doté pareillement la propagande d'État. Au mot culture déjà s'attache tout un relent de mythe et de mystification et il va être urgent de le remplacer par un autre terme. C'est alors qu'on verra qu'il y en faut non pas un seul mais deux, dont un pour désigner la pratique des oeuvres du passé, la déférence à celles-ci et le conditionnement de l'esprit qui en résulte, et l'autre pour désigner l'actif développement de la pensée individuelle, qui est une toute autre chose.</p>
<p><em>L'homme de culture est aussi éloigné de l'artiste que l'historien l'est de l'homme d'action.</em></p>
<p>La culture a proprement déconsidéré la création d'art. Le public la regarde comme activité ridicule, passe temps d'incapable, inutile et oiseux et, par là dessus, coloré d'imposture. Celui qui s'y adonne est l'objet de mépris. Cela vient justement des formes qu'elle emprunte, conservées du passé et réservées à une seule caste ; elles sont étrangères à la vie courante. La création parle une langue rituelle, une langue d'église. Le regard que l'homme de la rue porte à l'artiste est à peu près le même qu'il porte au curé. L'un comme l'autre lui paraît officiant d'un cérémonial totalement dénué de portée pratique. I1 n'y aura d'affection et d'intérêt du public pour les poètes et les artistes que lorsque ceux ci parleront la langue vulgaire, au lieu de leur langue prétendue sacrée.</p>
<p>Le public a bien du mérite à ne pas mettre en doute la notion de valeur que les officiers de culture s'emploient à lui inculquer dès lors qu'il n'y a guère d'ouvrages dont la valeur échappe à leurs controverses. Mais il est vrai que de temps à autre et après délibération ils font entre eux l'union sacrée pour le bien du corps, en célébrant unanimement à toutes trompettes un artiste canonisé, afin que l'idée ne vienne pas au public que leur notion de valeur se fonde sur des critères passablement brumeux.</p>
<p>En matière de mobilier le recours aux modes anciennes tient lieu de bon goût. Les bourgeois de province s'enorgueillissent de leurs fauteuils Louis XIV, Louis XV, Louis XVI. Ils s'initient à distinguer les uns des autres, poussant des hauts cris quand la soie du dossier n'est pas d'époque ; ils sont convaincus qu'ils se montrent là des artistes. Ils savent reconnaître les fenêtres à meneaux, l'ogival tardif et le début Renaissance. Ils sont persuadés que ce beau savoir légitime la préservation de leur caste. Ils s'emploient à en persuader les manants, convaincre ceux ci de la nécessité de sauvegarder l'art, c'est à dire les fauteuils, c'est à dire les bourgeois qui savent de quelle soie il convient d'en tapisser le dossier.</p>
<p>Entre la sécrétion mentale et la production d'une œuvre qui la restitue et la transmet, il y a, c'est bien vrai, une très difficultueuse opération de mise en forme que chacun doit inventer telle qu'elle convienne à son propre usage. C'est bien plus vite fait d'y utiliser la formule de mise en forme que tient toute prête à disposition la culture. Mais qui s'en saisit constate aussitôt qu'elle n'est propre à moudre qu'une seule sorte de grain qui est le grain spécifique de la culture ; elle le tient de même à disposition. D'où farine facilement faite, mais ça n'est plus du tout la vôtre.</p>
<p>La culture tient aussi à disposition un modèle de cervelle, faite de son grain, pour mettre à la place de la vôtre.</p>
<p>La position actuelle prise par la culture et ses corps constitués de spécialistes et de fonctionnaires s'inscrit dans un courant général de noyautage (et de confiscation) de toutes les activités au profit d'un corps de spécialistes et elle s'inscrit aussi d'ailleurs dans un courant général d'unification dans tous les domaines. La mystique de l'époque est, dans tous les domaines, de sélectionner et concentrer. Cette mystique est évidemment en rapport avec la vogue actuelle de concentration des entreprises industrielles et commerciales. Si cette concentration est ou non finalement profitable, en quoi profitable, à qui profitable, ce n'est sûrement pas mon affaire. Elle dépossède, au profit de quelques personnes en très petit nombre des responsabilités et des initiatives. Transportée de ce plan économique à celui de l'activité de la pensée et de la création d'art, cette dépossession qu'on veut imposer aux foules au profit d'un très petit nombre de spécialistes est certainement fort dommageable. Dans ce domaine est nocif tout ce qui tend à la hiérarchisation, à la sélection, à la concentration, pour ce que le résultat est de stériliser le vaste, l'innombrable fourmillant terreau des foules. La propagande culturelle agit proprement dans la forme d'un antibiotique. S'il y a un domaine qui, à l'opposé de la hiérarchisation et de la concentration, requiert le foisonnement égalitaire et anarchique, c'est assurément celui là.</p>
<p>La culture tend à prendre la place qui fut naguère celle de la religion. Comme celle ci, elle a maintenant ses prêtres, ses prophètes, ses saints, ses collèges de dignitaires. Le conquérant qui vise au sacre se présente au peuple non plus flanqué de l'évêque, mais du prix Nobel. Le seigneur prévaricateur pour se faire absoudre ne fonde plus une abbaye mais un musée. C'est au nom de la culture maintenant qu'on mobilise, qu'on prêche les croisades. A elle maintenant le rôle de l'“ opium du peuple ”.</p>
<p>De même que la caste bourgeoise cherche à se convaincre et à convaincre les autres que sa prétendue culture (les oripeaux qu'elle pare de ce nom) légitime sa préservation, le monde occidental légitime aussi ses appétits impérialistes par l'urgence de faire connaître aux nègres Shakespeare et Molière.</p>
<p>C'est à cause, sans doute, que le mythe de la culture est si bien accrédité, qu'il survit aux révolutions. Les états révolutionnaires, dont on aurait attendu qu'ils dénoncent ce mythe, si intimement lié à la caste bourgeoise et à l'impérialisme occidental, le conservent au contraire et l'utilisent à leur profit. A tort, semble t il, car il ne manquera pas de ramener tôt ou tard la caste bourgeoise occidentale qui l'a forgé. On ne se débarrassera de la caste bourgeoise occidentale qu'en démasquant et démystifiant sa prétendue culture. Elle est en tout lieu son arme et son cheval de Troie.</p>
<p>La culture, comme dieu symbolique, ne demande pas plus aux ministres de son culte que des cérémonies votives, dûment associées aux fêtes patriotiques. A quoi Monsieur Malraux excelle, à grands braillements d'Euripide et d'Appele, de Virgile et Descartes, Delacroix, Chateaubriand et tous autres phares de son empyrée. Ses oraisons, en musique de sonneries de cloches, sont dans le même ton que les prêches de Pâques, et il fait, pour les déclamer, les mines de grand prêtre requises. La relance de l'activité cérébrale personnelle n'a pas plus de part à tout ce chienlit dans son propre esprit que dans celui de ses auditeurs, qui n'en sont pas dupes, pensant seulement qu'assister à cette messe une fois de temps en temps et remplir ainsi leurs devoirs par ministère d'officiants intercesseurs les tient quittes d'opérer eux mêmes.</p>
<p>L'Occident a deux héros. Il célèbre d'une part le hardi corsaire, le chef intrépide, sabreur d'insoumis à qui rien ne résiste, et d'autre part en même temps, son opposé, le pardonneur d'offenses, le doux renonceur, le sacrificiel. L'homme d'Occident n'est pas conscient de l'incompatibilité de ces deux opposés soleils, ébloui tour à tour par l'un puis, dans l'instant immédiatement suivant, par l'autre. Peut être est-ce leur double éclat contraire qui le porte à se vouloir en même temps pareillement subversif (ce qui dans sa tête implique un qui est libre et maître entier de son destin) et cependant aussi déférent à ses devoirs sociaux, loyal serviteur de son groupe, patriote, etc. La prise de conscience en toute lucidité de cette double antagonique aspiration devrait lui être bonne occasion de mettre en question son mode de penser unitaire, s'essayer à l'éthique bifide, à une digitation de la pensée, une pluralité des centres, une musique conduite sur plusieurs portées.</p>
<p>Mais à cela il n'est pas prêt — pas encore prêt. Au lieu de cela, il s'est jusqu'à présent évertué, sans d'ailleurs y parvenir, à trouver la formule qui peut tout concilier, par le moyen de rogner un peu sur l'un et un peu sur l'autre. Subversif donc oui, mais pas trop, une pointe seulement, comme on plante un chapeau sur l'œil, sans cesser pour autant d'être bon citoyen. Il est à remarquer que tout un dans son domaine se prétend subversif, aspire à l'être, croit de bonne foi l'être et même l'être beaucoup, faute de s'imaginer qu'on puisse mettre en question plus de choses qu'il n'en met ni qu'on soit en droit d'aller plus avant dans la réfutation des idées admises. C'est l'espiègle subversion du curé qui dit merde, de la duchesse qui renifle. Elle est la bravade et la bonne conscience du monde culturel, le rassure pleinement sur son indépendance d'esprit. Qui dénonce son conditionnement ne manque pas de se voir objecter cette subversion là. C'est celle de l'aile gauche, de l'aile progressiste. Elle consiste à changer un peu de place les meubles, à en ajouter quelques nouveaux, à introduire dans le vieux manoir un colifichet de la dernière mode, à moderniser la vaisselle et la robinetterie.</p>
<p>Les intellectuels prétendus révolutionnaires, qui se veulent révolutionnaires (mais se veulent ils vraiment révolutionnaires ?) n'ont qu'un chemin à prendre : renoncer à être des intellectuels — j'entends bien ce qu'on appelle ainsi et qui implique donc une emprise spécialement marquée de la culture sur la pensée, un conditionnement de l'activité mentale spécialement contraignant. Il serait nécessaire de constituer pour eux des écoles de déculturation, où ils devraient demeurer un long temps, car la déprise des imprégnations culturelles ne peut s'opérer que lentement, par petits degrés successifs...</p>
<p>Dans cette longue opération de progressif déconditionnement, la pensée devra fournir un effort particulièrement tendu et aussi une tactique adroite appropriée, s'agissant pour elle d'un combat très spécial qui est un combat contre elle même, contre ses points d'appui, contre un appareil qui est l'instrument même de son fonctionnement, l'aiguille même de son tricotage, et en somme proprement son être.</p>
<p>Jean Dubuffet.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Yahoo fait son Buzz]]></title>
<link>http://fredheas.wordpress.com/?p=67</link>
<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 14:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>fredheas</dc:creator>
<guid>http://fredheas.wordpress.com/?p=67</guid>
<description><![CDATA[
Il est désormais possible de réaliser son classement chez Yahoo sur YahooBuzz pour en votant pour]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fredheas.wordpress.com/files/2008/02/yahoobuzz.png" title="yahoobuzz.png"><img src="http://fredheas.wordpress.com/files/2008/02/yahoobuzz.thumbnail.png" alt="yahoobuzz.png" /></a></p>
<p>Il est désormais possible de réaliser son classement chez Yahoo sur YahooBuzz pour en votant pour son histoire préférée... Il s'agit d'un site de hiérarchisation d'actualités. Tous les deux jours, un classement sera réalisé afin de mettre en lumière les histoires préférées en les mettant en première page. Les requêtes effectuées dans Yahoo détermineront ainsi le classement des sujets les plus importants.</p>
<p>Techcrunch a ainsi signalé qu'une version bêta fonctionnait depuis plusieurs semaines et avait envoyé plus de 2 millions de visiteurs sur le site de Wired créé par Chris Anderson, suite à la parution d'un article.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
