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	<title>hippocrate &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/hippocrate/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "hippocrate"</description>
	<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 20:55:06 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Sermon d’hypocrite]]></title>
<link>http://lutopium.wordpress.com/?p=161</link>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 00:55:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>lutopium</dc:creator>
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<description><![CDATA[Même si certaines rumeurs couraient depuis un certain temps, les observateurs de la scène politiqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://farm3.static.flickr.com/2223/2031107541_d799f0128c_m.jpg" alt="" width="191" height="240" />Même si certaines rumeurs couraient depuis un certain temps, les observateurs de la scène politique québécoise furent surpris lorsque le docteur Philippe Couillard annonça sa démission comme ministre de la Santé le 25 juin dernier.  On peut dire que l'ancien député de Jean-Talon ne manque pas de suite dans les idées lorsqu'on a appris cette semaine qu'il se joignait à un groupe d'investisseurs intéressés à faire fructifier leurs économies dans le domaine des soins de santé privés.</p>
<p>On peut comprendre que l'opposition crie au conflit d'intérêts.  Mais il n'est pas le premier à profiter de son expertise et de son réseau de contacts en passant vers le monde des affaires.  Rappelons-nous, entres autres, de Guy Chevrette, de Claude Castonguay ou encore de Michel Clair.  Qu'on soit libéral ou péquiste, on n'hésitera pas à faire fortune dans un domaine qu'on a maîtrisé lors de notre passage à l'Assemblée Nationale.</p>
<p>Le docteur Couillard a donc décidé de joindre un nouveau groupe financier afin de leur fournir de prodigieux conseils sur les opportunités en matière de services de santé.  Au lieu de s'associer à une équipe d'experts préoccupés par l'amélioration de la prestation de services médicaux pour l'ensemble de la population, M. Couillard a décider d'offrir son savoir-faire aux actionnaires du groupe PCP :</p>
<ul>
<li>Le docteur Sheldon Elman, grand manitou de PCP et Médisys, médecin personnel de l'ancien Premier Ministre du Canada, M. Paul Martin ;</li>
<li>M. John T. McLennan, businessman canadien reconnu, président de Bell Canada (1993-1997), président d'AT&#38;T Canada (2000-2004) et membre de nombreux conseils d'administration ;</li>
<li>M. Louis A. Tanguay, homme d'affaires québécois, président de Bell Canada International (1998-2001), siègeant sur les conseils d'administration de Rona, Aéroports de Montréal, Saputo, etc ;</li>
<li>M. Ernest Leo Kolber, sénateur libéral de 1983 à 2004, il est reconnu comme le plus grand collecteur de fonds ayant collaboré avec le Parti Libéral.  Grand ami de la famille Bronfman, il a siégé sur de de nombreux conseils d'administration : Seagram, MGM, Banque Toronto-Dominion, etc.</li>
</ul>
<p>Il ne faut pas se leurrer : ces projets de développement visent essentiellement les plus fortunés de la société québécoise.  C'est reconnu, nos aristocrates n'aiment pas faire la file avec les plus démunis.  Ils veulent être servis rapidement dans le confort d'infrastructures modernes et luxueuses.  Vous croyez que vous aurez accès à un hôpital comme celui du docteur House?  Détrompez-vous, ces temples de la guérison seront réservés aux très riches.</p>
<p>Le passage de M. Couillard vers le groupe Médisys annonce une grande activité au sein de la dérèglementation des services de santé.  Le Parti Libéral a maintenant l'obligation de présenter clairement ce qui sera permis et quels seront les impacts de cette privatisation sur les services publics.  Le gouvernement du Québec n'a pas de mandat de la part de la population du Québec.  En respect de la démocratie, il est primordial que les citoyens soient informés de ces nouvelles tendances et soient appelés à se prononcer sur l'avenir du réseau hospitalier québécois.  Pourquoi pas une question référendaire lors du prochain scrutin?</p>
<p>"<em>Je jure par Apollon, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses... que je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice..."</em>  - Serment d'Hippocrate</p>
<p><em>Illustration : caricaturas - Flickr</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Dent pour dent]]></title>
<link>http://alinetestuz.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 22:12:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>alinetestuz</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les soins dentaires en Suisse me font hurler. Non pas les soins, qui sont excellents la plupart du t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les soins dentaires en Suisse me font hurler. Non pas les soins, qui sont excellents la plupart du temps, mais le fait qu’ils ne sont pas inclus dans les soins médicaux de base, donc sont à la charge totale du patient. Ils sont considérés comme des soins de confort. Oui, du confort, sauf pour les mômes, et encore.</p>
<p>Les dents, la mastication, la digestion, sans parler de l’esthétique minimum, c’est du confort. Tu peux manger des bouillies, ou mâcher tes hamburgers sur tes gencives: personne n’en est jamais mort. L’esthétique, l’image de soi, c'est aussi la preuve que tu sais te montrer responsable, que tu sais te prendre en charge. Et si tu ne peux pas payer, c'est que c'est du luxe pour toi. Point.<!--more--></p>
<p>Si tu es friqué, tu peux te payer des inlays en or, tu peux recourir à la chirurgie plastique pour ravaler tes gencives pourries et raccrocher tes chagnottes déchaussées, te faire poser des implants, te faire faire un sourire de soixante-quatre dents blanches - comme Johnny.</p>
<p>Si tu n’as pas de fric pour payer (et que tu es honnête), à toi les chicots qui partent en morceaux, le sourire lèvres serrées, plus tard l’édentation partielle ou complète, et le brise-nouilles en plastique. J’exagère à peine. Ou alors, il faut obéir au conseil judicieux que me donnait il y a quelques années un copain ancien technicien dentiste, devenu peintre en bâtiment : « Tes chicots, tu les gardes, tu les défends jusqu’à la dernière, c’est à ça que peut s’accrocher un dentier. Tu t’en fous, tu te soignes, tu t’offres le meilleur. Si tu ne peux pas payer, tu t’endettes jusqu’à la mort et tu laisses la facture à tes héritiers !» Il avait vu des dentistes sadiques renvoyer le patient sans dents et sans la prothèse qu'il n'avait pu payer...</p>
<p>Alors évidemment, déjà que je suis assez colère contre la pratique dentaire, je frise quand je lis de manière répétée dans la presse qu’un docteur en médecine dentaire, M. Narcis Paul Rosu (par ailleurs président de l’Union démocratique du centre-UDC du Valais romand et grand sponsor de clubs sportifs) veut ouvrir, un peu partout en Suisse romande, des cliniques dentaires «fondées sur un business plan raisonnable». Selon les journaux, la société visait à fin 2007 des ventes de 35 millions de francs. Et 80 millions en 2008. La société précise qu’elle y arrivera, grâce à la «création d’une concurrence saine». A l'heure actuelle, l'entreprise emploie 102 collaborateurs: «Si les différentes étapes d'extension se concrétisent, dit encore la presse, les effectifs devraient atteindre les 400 personnes à fin 2008. En Valais, la société a déjà consenti des investissements de 15 millions de francs. Ceux pour la période 2007-2008 s'élèvent à 65 millions.»</p>
<p>Il n’y a pas besoin de grandes études pour comprendre la vision du monde et de la médecine dentaire du patron de l’entreprise SDent. Elle se résume en gros à: la médecine est une marchandise comme les autres, les patients sont des clients, seul le marché est efficace et la dentisterie est une activité économique, source de profit. Suffit de rationaliser la production, comme à l’usine, et on augmente les bénéfices. Mais rassurez-vous, ma brave dame, les patients seront traités avec les méthodes de soin les plus modernes et les plus performantes , et la rationalisation de la production fera baisser les coûts!</p>
<p>Heureusement, tous les dentistes ne considèrent pas leurs patients comme des clients et leurs cabinets comme des usines. L’un d’eux a même créé à Vevey <a href="http://www.dentpourtous.ch/">l’Association pour des soins dentaires populaires</a>. Son but est précisément que les soins dentaires ne soient plus un luxe. On s’inscrit, on paie une cotisation annuelle modeste et la facture des soins est calculée en fonction du revenu. Les plus riches paient pour les plus pauvres.</p>
<p>En quelque sorte, l'Association pour les soins dentaires populaire applique ce que le philosophe Alain Badiou appelle le point d'Hippocrate: <strong><em>«Tout malade qui demande à un médecin d'être soigné doit être, par celui-ci, examiné et soigné le mieux possible, dans les conditions contemporaines de la médecine telles que ce médecin les connaît, et ce sans aucune condition d'âge, de nationalité, de ‹culture›, de statut administratif ou de ressources financières.»</em></strong> (1)</p>
<p>Ca vaut la peine, non ?</p>
<p>P.S. Ma colère n’est pas due à une rancœur personnelle : bon an mal an, même si ça a été parfois difficile, mon salaire m’a toujours permis de me payer les soins dentaires nécessaires, et de qualité.<br />
P.P.S. Sitôt que je l’ai relu en prenant des notes, j’écris un billet sur le livre d’Alain Badiou, excellent. Vraiment bon pour la tête et pour le courage !</p>
<p>(1) Alain Badiou, <em>De quoi Sarkozy est-il le nom</em>, Circonstances 4, Nouvelles édicions Lignes, Paris, 2007, p. 66.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Histoire: Dans la tasse d'aphrodite]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=829</link>
<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 20:32:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=829</guid>
<description><![CDATA[Histoire: 
DANS LA TASSE D&#8217;APHRODITE
Isabelle Burgun, Agence Science-Presse
Au Canada, au 18e ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-family:Times;">Histoire:</span></span><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-family:Times;"> </span></span></p>
<div><span style="font-family:Times;"><strong>DANS LA TASSE D'APHRODITE</strong></span></div>
<div><span style="font-family:Times;">Isabelle Burgun, Agence Science-Presse</span></div>
<p><span style="font-family:Times;">Au Canada, au 18e siècle, le chocolat se consomme avec beaucoup de lait et de sucre d'érable, métissage culinaire adapté des Amérindiens. Mais attention: les Canadiennes françaises ne doivent pas abuser du chocolat, ni du café, ni de l'alcool. Il est d'usage alors de prôner la modération chez le sexe "faible".</p>
<p>"On se méfiait du chocolat. On trouve dans les écrits beaucoup d'allusions et de caricatures sur sa consommation. Il est réputé entraîner la concupiscence", précise l'historienne Catherine Ferland qui présentait récemment une conférence sur le sujet au Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ) de l'Université Laval.</p>
<p>La nature passive et lymphatique des femmes ne doit pas être contrariée; or, consommer de grandes quantités de substances stimulantes "échaufferait les sangs". C'est pourquoi leur consommation, particulièrement l'alcool, s'avère très régentée auprès des Canadiennes françaises. "La consommation de produits dopants chez les femmes de l’élite en Nouvelle-France obéissait à de rigides représentations liées à la féminité ou à la virilité. Elles se basaient sur d'anciennes croyances anatomiques et médicinales", explique celle qui est aussi la coordonnatrice du CIEQ.</p>
<p>La consommation de ces produits stimulant reposerait sur la "Théorie des humeurs", développée en Grèce par Hippocrate et reprise par le médecin Galien au 2e siècle. Cette théorie, très en vogue jusqu'à la fin du 18e siècle, affirme que quatre humeurs cohabitent dans le corps : le flegme, le sang, la bile jaune et la bile noire. Les proportions varient suivant le sexe et l'âge, mais une humeur prédomine, la bile jaune chez les hommes et le flegme chez les femmes. Le corps féminin est perçu comme "humide et froid" tandis que celui de l'homme serait "sec et chaud".</p>
<p>"Il faut que l'homme maintienne sa chaleur et que la femme se réchauffe un peu, mais pas trop", souligne Catherine Ferland. Les substances dopantes sont également, selon le gros bon sens populaire, susceptibles de déboucher les conduits humains. Et donc proscrites aux femmes enceintes, mais non aux aînées, aux malades et les femmes en relevailles.</p>
<p>Elles consomment donc modérément du vin, à la table familiale et sous bonne surveillance. "Il ne faut pas imaginer que les femmes ne buvaient pas du tout mais elles le font toujours dans un contexte familial, avec la nourriture et sans excès. Elles avaient le fardeau de maintenir le bon ordre de la maison, contrairement au mari qui pouvait se laisser aller à boire." Et les écrits de l'époque, qui rapportent des beuveries à Montréal entre 1749 et 1750 (1), ne consignent aucun fait conjugué au féminin, comme ceux, en France, de la Duchesse du Berry. Les femmes de l'élite consomment des vins et des liqueurs plus sucrés —"plus en accord avec leur nature"— en quantité moindre.</p>
<div><strong>Un petit noir avec ça ?</strong></div>
<div><strong>Depuis le 17e siècle, la population française consomme le thé qui provient d’Orient, le café du Moyen-Orient, le chocolat et le tabac d’Amérique du Sud. En Nouvelle-France, ces produits gagnent en popularité surtout à compter du début du 18e siècle. Le café, qui vient des Antilles, devient même si populaire que certains taverniers se convertissent en cafetiers.</strong></div>
<p><strong>Même si le café possède une meilleure réputation que le chocolat, on le consomme différemment suivant le sexe. On le boit fort et noir lorsqu'on est un homme, mais plutôt doux et sucré pour les femmes. Et de préférence lors de réunions féminines ou au petit déjeuner. "Dans l'imaginaire collectif, il ne faut pas contrecarrer la nature", rappelle Catherine Ferland, qui a étudié les écrits d'Élisabeth Bégon (1749-52), ceux du Suédois Pehr Kalm ainsi que différentes correspondances coloniales, inventaires après décès et autres documents d'époque, jusqu'aux tableaux du 18e siècle, très informatifs sur l'importation de marchandises.</p>
<p></strong>Le café, associé au travail intellectuel et à la réflexion, s'avèrera toutefois un bon substitut à l'alcool au niveau social. "Les femmes vont le récupérer autour de rituels féminins, comme la naissance des salons littéraires", dit l'historienne. Comme en Europe, les épouses des gouverneurs vont tenir salon réunissant les gens de lettres et de la culture de la Nouvelle-France. Il y coulera beaucoup d'encre… et de café!</p>
<p><span style="font-size:x-small;font-family:Times;">(1) <em>Lettres au cher fils : correspondance d'Élisabeth Bégon avec son gendre (1748-1753)</em>, Éd. Nicole Deschamps, Montréal, Boréal, 1994</span><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;font-family:Times;">:</span><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"> <a href="http://amicus.collectionscanada.ca/">http://amicus.collectionscanada.ca/</a></span></p>
<p><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"><span style="font-family:Times;">Histoire de l'alcool en Nouvelle-France -Agapes, cabarets et ivresse: <a href="http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/quebec/capque0204d.html">http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/quebec/capque0204d.html</a></span></span><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"><span style="font-family:Times;"> </span></span></p>
<div><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"><span style="font-family:Times;">Les écrits d'Élisabeth Bégon par la Société internationale pour l'étude des femmes de l'Ancien Régime : <a href="http://www.siefar.org/DictionnaireSIEFAR/SFBegon.html">http://www.siefar.org/DictionnaireSIEFAR/SFBegon.html</a></span></span></div>
<div><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"><span style="font-family:Times;">Pehr Kalm (1716-1779), l'explorateur du 18e siècle : <a href="http://www.florelaurentienne.com/flore/NotesUsages/KalmPehr.htm">http://www.florelaurentienne.com/flore/NotesUsages/KalmPehr.htm</a></span></span></div>
<p></span><span style="font-size:x-small;font-family:Times;"><span style="font-family:Times;">Fille et femmes de Nouvelle-France :<span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#0000ff;font-family:Times;"> </span></span><span style="font-family:Times;"><a href="http://www.florelaurentienne.com/flore/NotesUsages/KalmNouvelleFrance.htm">http://www.florelaurentienne.com/flore/NotesUsages/KalmNouvelleFrance.htm</a></span></p>
<p><span style="font-family:Times;">Chocolat, café, thé : petite histoire de ces boissons exotiques en Nouvelle-France:</span><span style="text-decoration:underline;"><span style="color:#0000ff;font-family:Times;"> </span></span><span style="font-family:Times;"><a href="http://www.archeologie.qc.ca/contact/consommation/boissons/boissons.html">http://www.archeologie.qc.ca/contact/consommation/boissons/boissons.html</a></span></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></span></p>
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