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	<title>hirigoyen &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/hirigoyen/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "hirigoyen"</description>
	<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 16:40:28 +0000</pubDate>

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<item>
<title><![CDATA[Le baume de mots vrais de Françoise Dolto]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/13/le-baume-de-mots-vrais-de-francoise-dolto/</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 04:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.fr.wordpress.com/2008/05/13/le-baume-de-mots-vrais-de-francoise-dolto/</guid>
<description><![CDATA[On le sait, il y a parfois, hélas, de mauvaises fées, des sorcières qui se penchent sur les berce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, il y a parfois, hélas, de mauvaises fées, des sorcières qui se penchent sur les berceaux, et qui, envieuses ou anxieuses, distillent des propos fielleux quant à l'avenir du tout petit nouveau venu : « Ah ! Avec celui-ci [ou celle-là], ça ne sera pas facile !... » Il est vrai que parfois les gênes ou la seule malchance néo natale jouent de sales tours aux nouveaux nés qui n'ont pas que de bonnes cartes dans la première donne de leur jeu et qui leur confèrent d'emblée l'allure de vilains petits canards à l'avenir douteux.<br />
Eh bien ! Malgré cela, Françoise Dolto la super bonne sorcière sait conjurer ces noires prédictions. Habituellement, les magiciennes, même les meilleures des bonnes fées, tiennent à leur pouvoir – et à leur emploi - et gardent précieusement leurs secrets, mais Dolto est si généreuse, si désireuse du mieux-être de tous les tout petits qu'elle nous livre ses formules et même ses secrets d'alambic.</p>
<p><strong>Quelques prescriptions de ce baume de parler vrai de Françoise Dolto </strong> (j'en ajouterai d'autres de temps en temps)<strong> :<br />
Enfant adopté </strong><em>« Ce sont tes parents adoptifs, comme tu es leur enfant adoptif. Ils sont comme toi : tu es adoptif, ils sont adoptifs… Deux autres, que tu ne connais pas, ont été tes parents géniteurs. Tu as été engendré par ta mère de naissance, elle n'a pas pu t'élever, et t'a confié en vue d'adoption ; elle t'avait mis au monde sain et solide puisque tu as survécu à votre séparation. »<br />
« Comme je suis reconnaissante à ta mère de t'avoir mis au monde et de m'avoir donné la joie de pouvoir t'élever, bien qu'elle n'ait pas pu te garder, quelles qu'en soient les raisons, je n'en sais rien, ton père non plus ; en tout cas, quelle joie ils nous ont donnée d'avoir un bel enfant, et comme ils devaient être bien pour que tu sois si bien. »<br />
</em> (« Tout est langage » Folio p217)<br />
<strong>À la mère désespérée d'un enfant mongolien de 3 jours :</strong><br />
<em>« Il faut le leur dire tout de suite, dès leur naissance » p 158</em><strong><br />
</strong><em>« Dites à votre fille pourquoi vous pleurez, qu'elle est trisomique 21, qu'elle n'est pas comme d'autres enfants dont on sait comment les élever. Employez le mot « anomalie génétique » et dites-lui que vous pleurez parce que cette anomalie fait que vous ne savez pas comment vous pourrez l'élever et que vous avez peur qu'elle soit malheureuse. » </em>Tout est langage » Folio p159) <strong><br />
Maladie grave </strong>:<br />
« …Il faut le lui dire tout de suite, lui dire : « Tout ce que tu ressens, tu peux m'en parler ; c'est toi qui sais comment cela va ; il faut que tu renseignes le médecin, et s'il n'a pas le temps de t'écouter, moi je le ferai. »<br />
<strong>Le Parler vrai d'un enfant qui se savait condamné :</strong><br />
<em>« Tu diras à maman que je l'aime même quand je suis mort. »</em><br />
Et Françoise Dolto ajoute <em>« Cela fait partie du vivre que de mourir pour chacun de nous, et c'est beaucoup moins angoissant chez les enfants que chez les adultes, parce qu'ils n'ont pas de responsabilité. Ils en ont un peu comme celui-là avait la responsabilité de sa mère. »<br />
</em>L'infirmière lui avait demandé conseil :<em><br />
- «Cet enfant est en train de mourir, la mère est dans un état épouvantable. Qu'est-ce qu'il faut lui dire ? Faut-il la prévenir ? Elle va arriver dans huit jours, l'enfant sera mort, elle n'a pas l'air de s'en douter…<br />
- Écoutez, moi je ne sais pas, mais l'enfant sait. Il connaît sa mère. Demandez-lui. »<br />
</em>L'infirmière, à l'enfant :<br />
<em>- «Qu'est-ce que tu crois qu'il faut dire à ta mère sur l'évolution de ta maladie ?<br />
- Elle ne peut pas supporter que je vais mourir ; alors tu feras ce que tu pourras. » « </em>Tout est langage » Folio p155…</p>
<p><strong>La recette du baume du parler vrai façon Françoise Dolto :<br />
</strong>Une part de chacun des ingrédients suivants (on les porte presque toujours en soi sans bien s'en douter et ils se révèlent quand joue notre capacité d'indignation et notre besoin d'engagement, d'action, notre refus de rester indifférent et passif)<br />
- altruisme<br />
- générosité<br />
- humanisme<br />
Tout cela bien mêlé à  des mots de tous les jours, des mots clairs, sans ambiguïté, <em>« Il faut dire aux enfants les mots justes… Nous disons les mots aux enfants bien avant qu'ils sachent ce qu'il y a sous les mots. » </em>Mais aussi des mots à vous, de votre langue, de votre dialecte, de votre patois même – il est souvent si riche en sentiments simples mais forts et vrais (c'est encore heureusement souvent la merveilleuse langue grand maternelle).<br />
Françoise Dolto répond à la question :<br />
<em>- « Comment peut-on comprendre que l'enfant comprenne le langage ?<br />
- Je ne sais pas, mais c'est vrai. Et il comprend toutes les langues. Si une Chinoise lui parle en chinois, une Arabe en arabe, et une Française en français, il comprend. Il comprend toutes les langues. Peut-être intuitionne-t-il ce qu'on veut lui dire. Peut-être est-ce communication d'un esprit à un autre esprit. Il en a l'entendement.<br />
En couveuse, l'enfant n'entend pas avec ses oreilles physiques que sa mère est là, il a l'entendement de sa présence autre, mais qui est la suite de cette même présence quand il était in utero. Sa mère in utero, c'est sa mère ; sa mère qui vient pour lui et pour elle, l'aimer quand il est dans la couveuse, c'est aussi sa mère. Un cœur à cœur se renoue à défaut d'un corps à corps. »</em> (« Tout est langage » Folio p215)</p>
<p><strong>Administration </strong>: Essentiellement par voie auriculaire, sous forme de phrases et de mots simples. Mais aussi accessoirement et simultanément :<br />
- par voie cutanée (par le contact chaleureux)<br />
- par voie olfactive (par l'odeur reconnue)<br />
- et bien sûr par la vue (par les yeux de l'enfant qui vous voit lui dire ces mots avec une expression – perceptible aussi dans le ton – de sincérité, d'authenticité)<br />
<strong>En fait le parler vrai est un bain langagier, un bain auquel on a ajouté les précieux sels de la tendresse, de l'amour, du désir de vie pour l'enfant, de la confiance que l'on a dans le potentiel de progrès d'un tout petit, dans la certitude que l'on a que, quel qu'il soit en ce moment, il est digne que nous soyons ses passeurs.<br />
</strong></p>
<p><strong>Posologie : </strong><br />
Il n'y a pas de dose limite, pas d'âge limite, pas de thème interdit, du moment qu'il s'agisse de la vérité de l'enfant, de ses origines, de son passé, si douloureux soient-ils : Personne, surtout pas les tout petits, ne se lasse d'une parole vraie enrobée de tendresse et d'amour.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Contre indications :<br />
</strong>Aucune contre indication pour les enfants, si jeunes soient-ils. Aucun risque, ni allergie, ni accoutumance, ni dépendance.<br />
Quant aux adultes, tous seront bénéficiaires de ce parler vrai aux tout petits. Ils apprendront même pour leur plus grand bien à se parler vrai entre eux…<br />
Les seuls à tenir éloignés sont les pervers sadiques notoires (mais Marie-France Hirrigoyen vous dirait que leurs victimes, même adultes, tombent des nues quand elles découvrent celui ou celle qui les harcèle, souvent très proche et faisant parfaitement illusion.)</p>
<p><strong>Les pré-requis du parler vrai.<br />
Quelques conditions préalables tout de même<em> : Ce n'est pas une recette magique, il faut donner de soi-même, avoir développé en soi quelques qualités.</em></strong> Il suffit d'être capable <em>d'un parler suffisamment vrai</em>, authentiquement généreux et désireux du bien de l'enfant (un peu comme Winnicott parle d'<em>« une mère suffisamment bonne »</em>). Mais rassurez-vous, la pratique du parler vrai vous transformera, vous rendra presque toujours meilleur<em>: <strong>Le parler vrai fait du bien aux tout petits mais aussi à celles et ceux de leurs proches qui le pratiquent.</strong></em><br />
<strong><em><br />
Tout simplement parce que parler vrai à un tout petit a très souvent valeur de serment : c'est un engagement qui le portera, lui le tout petit si vulnérable, si menacé peut-être,  mais qui vous portera, vous aussi. Vous serez tenu à garder cette attitude positive et vous serez soutenu dans cet effort par le seul fait d'avoir su employer ces mots dans le climat affectif qu'il leur faut.<br />
Vous deviendrez tout bonnement l'un de ses plus précieux tuteurs de résilience.</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Manipulation et mauvaise foi]]></title>
<link>http://reinedespommes.wordpress.com/?p=366</link>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 06:38:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>reinedespommes</dc:creator>
<guid>http://reinedespommes.fr.wordpress.com/2008/04/30/manipulation-et-mauvaise-foi/</guid>
<description><![CDATA[ 
Le précédent billet  méritait assurément une suite et surtout des détails supplémentaires]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"> <img src="http://www.interflora.fr/images/FLORA/fdm_sept07_freesia.jpg" alt="" width="250" height="301" /></p>
<p><a href="http://reinedespommes.wordpress.com/2008/04/29/mensonges/">Le précédent billet</a>  méritait assurément une suite et surtout des détails supplémentaires quant au comportement du sinistre individu qui en est l'objet.</p>
<p><!--more--><br />
Ce complément n'est pas innocent, il fait suite aux commentaires que j'ai reçus, notamment le tien Joël, car il dit des choses qui me touchent en plein coeur (euh, il m'a un peu tiré les larmes...).</p>
<p>Il est nécessaire aussi car j'avais fait une promesse à un lecteur non commentateur : ne plus passer pour la reine des pommes, ne plus parler "pomme" cause grosse indigestion. Il va croire que je recommence et je veux lui préciser que ce n'est pas le cas. Il y a juste des opportunités qui nous sont offertes parfois pour vider son sac, pour expliquer (sans que je ne sois obligée), pour raconter un peu à ceux qui auraient du mal à comprendre pourquoi à l'origine, le blog porte ce nom.</p>
<p>Tu as mille fois raison Joël, j'ai sûrement été la Reine seulement voilà, il faut savoir que ce genre de personnages fait partie de la race supérieure des vrais manipulateurs.<br />
Quand je dis "vrai", je veux être claire : nous sommes tous plus ou moins manipulateurs, mais la majorité d'entre nous ne le fait pas de façon consciente et surtout jamais dans le but de détruire ou de profiter.</p>
<p>Je suis manipulatrice à mes heures, mais trés souvent, pour la bonne cause. Je vais parfois raconter une histoire à mes enfants pour les faire réagir dans un comportement de vie qui me dérange chez eux et surtout qui risque de déranger leur avenir. Ceci, bien souvent pour éviter de leur dire : "tu" ... Je fais donc comme les métaphores utilisées par Patrick (voir "mon" site "ma ressource").</p>
<p>Mais là, dans le cas de cet odieux personnage, nous sommes à un stade supérieur. Quelquefois, nous ne nous rendons pas compte que nous sommes manipulés parce que les sentiments sont impliqués. On refuse aussi de voir l'évidence parce que la voir nous ferait vraiment trop de mal. Tout ça, on le sait, mais après.</p>
<p>Comment il a si bien réussi son coup celui là ? Pas difficile. J'étais seule depuis 5 ans. Je venais de régler mon histoire avec mon ex mari (dans le sens "faire le deuil") qui lui m'avait trompé mais à moindre échelle (on en arrive à excuser des faits inexcusables après avoir vécu le pire, terrible non ?). Il avait "simplement" craqué pour une jeune fille de 20 ans, fraiche et pimpante, allumeuse, tant qu'à faire, pour se prouver qu'il pouvait encore plaire. Une fois consommé l'acte, on a beau avoir des remords, quand la corde est cassée, on a beau tenter d'y faire un noeud, on sentira toujours le noeud.</p>
<p>Bon je m'égare.</p>
<p>Donc, l'odieux, lui, connaissait parfaitement ses travers et pour les assumer et les vivre, il devait obligatoirement mentir.<br />
Il avait donc acquis l'art de la mauvaise foi.<br />
Il était par exemple capable de me raconter qu'il était choqué et écoeuré de savoir que son propre oncle avait vécu une double vie (double femme, double descendance) pendant des années sans que personne ne le sache de part et d'autre.  Ce n'est une histoire de gêne, c'est simplement la possibilité de se rendre compte que c'est possible et le mettre en application pour lui.</p>
<p>Donc, lorsque vous êtes face à un manipulateur de haut vol et que vous doutez de quelque chose, il utilise la mauvaise foi. Celle qui n'est pas forcément détectable. Il renverse chaque problème pour instaurer le doute.</p>
<p>Comme je l'ai légèrement dit dans le précédent billet : il vous dit des trucs du genre <em>"mais c'est incroyable, tu vois le mal partout" </em>ou encore <em>"mais dis donc, tu arrêtes de me prêter des défauts pareils" </em>ou <em>"tu as trop d'imagination, elle finira par te détruire"</em>. Evidemment, chaque fois, c'est ponctué d'un <em>"tu sais bien que je n'aime que toi" </em>ou <em>"mais comment je pourrais te faire des trucs pareils ?"</em>.</p>
<p>Donc, soit il joue l'offusqué, le vrai, soit il joue sur les sentiments. Au début, je vous jure que ça marche. Il a quand même réussi à avoir aussi des DRH qui, si je ne m'abuse, sont loin d'être des cons. Ce terme, je ne l'emploie pas au hasard : pensez que je suis pomme, mais surtout, évitez de penser que je suis conne !</p>
<p>Parce que, certains épisodes ne pouvant être racontés, je vous assure qu'à un moment, on se retrouve un peu coincée, toute paumée qu'on est de se retrouver face à l'incroyable.<br />
Surtout, justement, lorsqu'un enfant est en jeu.</p>
<p>Il faut savoir aussi que dans cette histoire, il avait l'aval de deux complices plus forts que lui (grâce à leur plus grande expérience) : ses parents.<br />
Eux, j'ai rapidement détecté le mal être qu'ils faisaient naître en moi. Ils étaient inquisiteurs, ingérents et cela, c'est insupportable. Ma nature indépendante m'a sauvée de la noyade complète dans cette famille de tordus.</p>
<p>Lorsqu'un jour, la petite nièce est arrivée en pleurant parce que "tonton" lui avait soulevé la jupe, que je me suis permise de lui faire remarquer qu'il avait plutôt intérêt à dégager de la pièce de jeux où se trouvaient les enfants, j'ai eu la famille au grand complet sur le dos. La petite a été obligée de s'excuser et de ravaler sa honte et sa colère. Quant à moi, j'étais la pire des perverses !</p>
<p>Quand j'ai osé faire remarquer qu'il devait impérativement faire attention à son argent, il m'a répondu que je pourrais commencer par faire des économies en n'achetant plus de gâteaux à mes enfants et en leur donnant de l'eau plutôt que du sirop pour goûter.</p>
<p>Bon allez, j'avoue, j'étais la Reine d'accepter tout ça aussi longtemps. J'espérais qu'il change, j'espérais qu'il prenne conscience, j'espérais que mon rêve devienne réalité. D'autant plus qu'il y avait un enfant en jeu...</p>
<p>Et cet enfant, je le sais, est déjà victime de ses mensonges. Lorsqu'il lui raconte par exemple que la dame qui est là, est là parce que l'ancienne n'a pas voulu venir.  L'enfant va grandir, les mensonges avec ...</p>
<p>Je ne saurais trop conseiller les livres de Marie France Hirigoyen. Elle dépeint parfaitement le manipulateur dans ses livres sur le harcélement moral.</p>
<p>Tu avais raison Miki, faut que ça sorte à un moment tout ça.  J'ai même l'impression que je suis intarissable sur le sujet.</p>
<p>Mais je vais conclure et rebondir sur ce que me dit Joël : l'espoir. Ce n'est plus aujourd'hui une question d'espoir, c'est une question d'envie.<br />
Pour éviter d'être malade, je vais vivre sainement ! Je préfère regarder une fleur qui va s'épanouir, qu'une fleur qui fane.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gelesen: Die Masken der Niedertracht. Seelische Gewalt im Alltag und wie man sich dagegen wehren kann]]></title>
<link>http://herminemandl.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 22:33:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>minam</dc:creator>
<guid>http://herminemandl.fr.wordpress.com/2008/01/25/gelesen-die-masken-der-niedertracht-seelische-gewalt-im-alltag-und-wie-man-sich-dagegen-wehren-kann/</guid>
<description><![CDATA[Marie-France Hirigoyen studierte Medizin und Viktimologie in Frankreich und den USA und praktiziert]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Marie-France Hirigoyen studierte Medizin und Viktimologie in Frankreich und den USA und praktiziert als Psychoanalytikerin und Familientherapeutin in Paris. In ihrem Buch <em>Die Masken der Niedertracht</em> (2002) fasst sie ihre Erfahrungen als Viktimologin zusammen und versucht, die Dynamik zwischen Täter und Opfer nicht nur verstehbar zu machen, sondern die Gewalt - welche sich sowohl auf privaten als auch beruflichen Schauplätzen abspielen kann - anhand zahlreicher Fallbeispiele auch spürbar zu machen.</p>
<p>Im Großen und Ganzen finde ich, dass Hirigoyen ein wichtiges Buch geschrieben hat, das zu lesen ich durchaus empfehlen kann - nicht zuletzt, weil es flüssig und verständlich geschrieben ist. Dennoch saß ich am Ende mit "gemischten Gefühlen" da: Vielleicht, weil mich das letzte Kapitel, in welchem es um die Betreuung der Opfer als Patienten geht, nicht zur Gänze überzeugen konnte. Hirigoyen bezieht folgende Position, wenn es um die Auswahl eines "Psychotherapeuten" geht:</p>
<blockquote><p><em>Im Zweifelsfall ist es besser, jemanden zu wählen, der Psychiater oder Psychologe ist; denn es gibt heute alle möglichen Arten von neuen Therapien, die verführerisch sein können, weil sie schnellere Heilung versprechen, deren Wirkungsweise aber der der S</em><em>ekten recht nahe kommt.</em></p></blockquote>
<p>Vielleicht habe ich mich an dieser Stelle als Psychotherapeutin "auf den Schlips getreten" gefühlt. Ich kenne die Situation in Frankreich und in den USA nicht, aber "Psychotherapie" ist in Österreich ein Berufsstand, der sogar in einem eigenen <a title="Österreichisches Psychotherapiegesetz" href="http://wlp.pips.at/pages/gesetz.htm">Psychotherapiegesetz</a> verankert ist und dessen Ausübung eine sehr umfassende und fundierte Ausbildung vorangeht. Von Kurpfuscherei, esoterischen Therapien etc. also keine Spur; natürlich spielt trotz aller Regeln, Gesetze etc. immer die ethische Haltung sowie die Persönlichkeit des Therapeuten eine große - wenn nicht die wichtigste - Rolle. Deshalb scheint mir das Auseinanderdröseln des Psychotherapieprozesses nach Richtungen nicht sinnvoll (vgl. <a title="Wirkprinzipien der Psychotherapie" href="http://herminemandl.wordpress.com/2008/01/22/wirkprinzipien-der-psychotherapie/">Wirkprinzipien der Psychotherapie</a>).</p>
<p>Persönlich gefiel mir, dass Hirigoyen die "perverse Gewalt im Alltag" anhand zahlreicher Fallbeispiele aufzeigt - dadurch ist nicht nur ein abstraktes Verstehen der Dynamik möglich, sondern bis zu einem gewissen Grad auch ein Einfühlen.</p>
<p>Ich möchte in der Folge den Inhalt des Buches kurz zusammenfassen, allerdings ist es mir ein Anliegen, jenen Personen, die sich für das Thema interessieren (oder die vielleicht sogar selbst von Gewalt betroffen sind) das Lesen des gesamten Buches empfehlen! </p>
<p><strong>Die private Gewalt: </strong><strong>Die perverse Gewalt gegenüber dem Lebenspartner und in Familien</strong></p>
<p>Die perverse Gewalt wird häufig bestritten oder banalisiert bzw. verkürzt auf ein einfaches Herrschaftsverhältnis. Sie basiert auf subtilen Aggressionen, die keine greifbaren Spuren hinterlässt. Und sogar Zeugen neigen dazu, die perverse Gewalt als schlichte konfliktbeladene oder leidenschaftliche Beziehung zwischen zwei Personen mit schwierigem Charakter zu deuten. Und auch die Opfer lernen erst im Laufe der Zeit, den Umgang zu erkennen, sich zu wehren und Beweise zusammenzutragen (23).</p>
<p>Zur perversen Gewalt kommt es, wenn das Gefühl in einer Beziehung abflaut, oder aber zu große Nähe besteht (23); es handelt sich um eine Angst, den anderen zu verlieren und gleichzeitig von ihm vereinnahmt zu werden. Das Opfer wird durch das Verhalten des Täters gelähmt; es wird in einen Zustand der Ungewissheit manövriert (24). Diese Entwicklung ist nur möglich durch zu große Nachsicht es Partners; Hirigoyen erklärt diese Nachsicht durch "Familientreue", welche sich beispielsweise so zeigt, dass innerhalb der Familie das nachgeahmt wird, was ein Verwandter erlebt hat; oder in der Annahme der Rolle eines Heilers für den Narzissmus des anderen; es handle sich um eine Art "Sendung", bei der sich die Person aufopfern muss (25).</p>
<p>Laut Hirigoyen steht die Weigerung, die Verantwortung für das Scheitern einer Ehe auf sich zu nehmen, oft am Anfang eines perversen Umkippens. Je höher das Idealbild vom Partner war, desto stärker ist die Verleugnung des eigenen Anteils am Scheitern - am Ende wird ausschließlich der Partner dafür verantwortlich gemacht; und das meist auf Basis von Fehlern, die nicht genau benannt werden können. Das Opfer verharrt in einem Angstzustand, weil der Partner das Gespräch verweigert. Zorn und Schmach sind die Reaktion auf dieses Verhalten: die Schmach, nicht geliebt worden zu sein, sowie die Demütigungen geduldet zu haben, sich gefügt zu haben. Es kommt zu vertauschten Rollen, indem der Aggressor zum Opfer wird und die Schuld beim eigentlichen Opfer bleibt (31f). Indess richtet der Täter seine Liebe auf einen neuen Partner, idealisiert diesen - und damit das wiederum möglich ist, muss der frühere Partner zum Sündenbock gemacht werden, indem alles Schlechte auf diesen projiziert wird (41).</p>
<p>Diese Dynamik kann nur aufgelöst werden, indem das Opfer seine Ohnmacht erkennt und damit auch akzeptiert, dass es nichts tun kann; Wenn es ein ausreichend gutes Selbstbild gewinnt, kann die Aggression des Täters seine Identität nicht mehr in Frage stellen (41).</p>
<p>Leider unterbricht selbst eine Trennung die Gewalt oft nicht: diese setzt sich meist auch noch nach dem Beziehungsende fort, wobei der Täter selbst davor nicht zurückscheut, die Kinder für seine Gewalt zu benutzen (42). Indem die Kinder in die gewalttätigen Verstrickungen einbezogen werden, wird Gewalt über Generationen hinweg in einer Familie weitergegeben. Nicht nur, dass Kinder für derartige Rachefeldzüge eines Elternteils gegen einen anderen missbraucht werden, als schwächstes Glied der Kette erfahren sie selbst Gewalt von ihren Eltern. Alice Miller spricht von "schwarzer Pädagogik", wenn sie die schlimmen Folgen der traditionellen Erziehung aufzeigt, welche den Zweck verfolgt, den Willen des Kindes zu brechen, um aus ihm ein fügsames und gehorsames Wesen zu machen. Das Kind schafft es nicht, sich der "überwältigenden Kraft und Autorität des Erwachsenen" zu widersetzen, wird stumm und seiner Sinne braubt (51).</p>
<p><strong>Gewalt am Arbeitsplatz</strong></p>
<blockquote><p><em>Unter Mobbing am Arbeitsplatz ist jede Verhaltensweise zu verstehen, die durch das bewusste Überschreiten von Grenzen - in Benehmen, Handlungen, Gesten, mündlichen oder schriftlichen Äußerungen - die Persönlichkeit, die Würde oder die physische bzw. psychische Unversehrtheit einer Person beeinträchtigen, deren Anstellung gefährden oder das Arbeitsklima verschlechtern kann. (69)</em></p></blockquote>
<p>In ihren Ausführungen trifft Hirigoyen keine begriffliche Unterscheidung zwischen Mobbing und Bossing, wenngleich sie dennoch Beispiele aus beiden Bereichen bringt. </p>
<p>Sie schreibt, dass der "psychologische Krieg am Arbeitsplatz" zwei Erscheinungsformen kennt: den Machtmissbrauch, der sehr rasch entlarvt und von den Arbeitnehmern nicht unbedingt hingenommen wird und die perverse Manipulation, die viel hinterhältiger ist und deshalb mehr Schaden anrichtet (70).</p>
<p>Nicht nur die Angst vor der Arbeitslosigkeit lähmt die Opfer, sondern es wird durch verschiedene psychologische Methoden "psychologisch gefesselt" bis es sein kritisches Urteilsvermögen verliert und nicht mehr weiß, wer recht hat und wer unrecht: Es wird ihm vom Täter die unmittelbare Kommunikation verweigert, es wird herabgewürdigt, diskreditiert, isoliert, schikaniert, zu Fehlern verleitet und/oder sexuell belästigt (80ff).</p>
<p>Problematisch ist, wenn ein Unternehmen Mobbing gewähren lässt (99) oder in manchen Fällen sogar fördert (105). Nicht nur, dass Menschen an Mobbing richtiggehend zerbrechen können, die Billigung einer derartigen Unternehmenskultur ist auch für das Unternehmen mit wirtschaftlichen Folgen verbunden: Die Verschlechterung des Arbeitsklimas hat eine erhebliche Leistungs- oder Ertragsminderung in einer Abteilung oder Belegschaft zur Folge, denn das Austragen des Konflikts wird zum Hauptinteresse aller Beteiligten: des Aggressors, des Angegriffenen und teilweise sogar der Zeugen, die sich nicht mehr auf ihre Arbeit konzentrieren können. Es ist die Aufgabe der Entscheidungsträger in einem Unternehmen, Quälereien zurückzuweisen, den Dingen nicht freien Lauf zu lassen und darüber zu wachen, dass der Mensch auf jeder Rangstufe eines Unternehmens geachtet wird (110).</p>
<p><strong>Die perverse Beziehung und die Protagonisten</strong></p>
<p>Hirigoyen beschreibt in einem weiteren Teil des Buches, wie es zu einer derartigen Täter-Opfer-Beziehung kommt und ergründet jeweils die Persönlichkeit von Täter und Opfer.</p>
<p>Laut der Autorin stellt sich eine perverse Beziehung in zwei Phasen ein: In der perversen Verführung und der darauffolgenden Gewalt (115). In der Verführungsphase ist es das Ziel, das Opfer zu destabilisieren und sein Selbstvertrauen zu sabotieren. Die Beeinflussung besteht darin, jemanden, ohne zu argumentieren, dahin zu bringen, dass er anders denkt, entscheidet oder sich benimmt, als er dies aus eigenem Antrieb getan hätte; der Täter stimmt dabei seine Verführung und Manipulation auf die Empfindlichkeit und Verletzlichkeit des anderen ab (116). Hirigoyen unterscheidet drei Stufen der "geistigen oder seelischen Beherrschung des anderen": Aneignung durch Enteignung; Beherrschung (der andere wird in einem Status der Unterwerfung gehalten); Prägung (ein "Brandzeichen" soll ihm aufgenötigt werden) (117).</p>
<p>Auch auf die Formen der Kommunikation geht die Autorin ein, wobei sie von der "Illusion der Kommunikation" spricht; sie nennt sie "eine eigenartige Kommunikation, nicht geschaffen, um zu verbinden, sondern fernzuhalten und jeglichen Austausch zu verhindern" (121). Dafür bedient sich der Aggressor folgender Methoden: z.B. die unmittelbare Kommunikation verweigern (121), die Sprache entstellen (123), lügen (126), Sarkasmus, Spott und Verachtung (128), Herabsetzen (136), Trennung, um besser herrschen zu können (137), seine Herrschaft aufzwingen (139), vom Paradox Gebrauch machen (132; z.B. mit Worten etwas ausdrücken, was mittels Gesichtsausdruck gleich wieder negiert wird; dadurch werden Zweifel über mehr oder minder unbedeutende Vorkommnisse des Alltags ausgestreut).</p>
<p>Wenn der andere sich dem beherrschenden Einfluss zu widersetzen beginnt, wird er vom bisher nützlichen Objekt zum gefährlichen Objekt, welches - egal mit welchen Mitteln - beseitigt werden muss: Der Aggressor beginnt, seinen Hass zu zeigen, es kommt zur Ausübung von Gewalt - mit dem Ziel, den anderen in die Enge zu treiben (143ff).</p>
<p><strong>Der Aggressor</strong></p>
<p>Der Täter hat in der Regel eine pervertierte narzisstische Persönlichkeit, welche laut Hirigoyen meist fünf oder mehr der folgenden Merkmale aufweist (154):</p>
<blockquote><p><em>- die Person hat eine großartige Meinung von ihrer eigenen Bedeutung;<br />
- verzehrt sich in Phantasien von grenzenlosem Erfolg, von Macht;<br />
- glaubt, etwas "Besonderes" und einzigartig zu sein;<br />
- hat ein übermäßiges Bedürfnis, bewundert zu werden;<br />
- meint, ihr stehe alles zu, man schulde ihr alles;<br />
- beutet in zwischenmenschlichen Beziehungen den anderen aus;<br />
- es fehlt ihr an Empathie;<br />
- beneidet häufig die anderen;<br />
- legt überhebliche Haltung und Verhaltensweisen an den Tag.</em></p></blockquote>
<p><strong>Das Opfer</strong></p>
<p>Ausgewählt wird ein Opfer laut Hirigoyen von seinem Aggressor "<em>einfach, weil es da war und weil es irgendwie unbequem wurde. Es hat nichts Eigentümliches für den Aggressor. Es ist ein austauschbares Objekt, das im falschen/richtigen Augenblick da war und den Fehler begangen hat, sich verführen zu lassen - und manchmal den, einen zu hellen Kopf zu haben." (167)</em></p>
<p>Allein die Hinnahme des Schicksals seitens des Opfers erstaunt vielleicht auf den ersten Blick; dennoch unterscheiden sie sich von den Masochisten durch das unendliche Befreiungsgefühl, welches sie empfinden, wenn es ihnen durch ungeheure Anstrengung gelingt, sich zu lösen. Sie sind erleichtert, weil Leiden als solches sie - im Gegensatz zu echten Masochisten - eben nicht interessiert (171).</p>
<blockquote><p><em>Wenn sie sich manchmal über längere Zeit hin auf das perverse Spiel eingelassen haben, dann eher, weil sie wirklich lebendig sind und weil sie Leben geben wollen, und sich sogar an die unmögliche Aufgabe heranwagen, einem Perversen zu Leben zu verhelfen: "Mit mir wird er sich ändern!"</em></p>
<p><em>Ihre Tatkraft ist allerdings mit einer gewissen "Schwäche" gekoppelt. Indem sie sich in das unmögliche Unterfangen stürzen, Tote aufzuerwecken, beweisen sie eine gewisse Überschätzung ihrer eigenen Kräfte. </em></p></blockquote>
<p>Das ideale Opfer beschreibt Hirigoyen als <em>"eine gewissenhafte Person mit einem natürlichen Hang, sich schuldig zu fühlen"</em> (172).</p>
<p>Die potentiellen Opfer sind Träger einer partiellen Melancholie. Einerseits gibt es in ihnen einen schmerzlichen Punkt, der eventuell mit einem kindlichen Trauma zusammenhängt, andererseits besitzen sie sehr große Vitalität. Die Perversen, so Hirigoyen, attackieren nicht die melancholische Seite, sondern die lebendige, die Vitalität, die sie wahrnehmen und sich anzueignen suchen (175).</p>
<p>Zusätzlich erscheint das Opfer als naiv und leichtgläubig. Es kann sich nicht vorstellen, dass der andere von Grund auf ein Zerstörer ist, und versucht, logische Erklärungen zu finden; es versucht, Missverständnisse zu vermeiden und will "transparent" erscheinen. Die Opfer versuchen sich dem anzupassen, was der andere will und sind zunächst verständnisvoll. Sie verstehen oder verzeihen, weil sie lieben oder bewundern. Sie glauben, alles verstehen, alles vergeben, alles rechtfertigen zu können. Sie sind überzeugt, sie würden im Gespräch eine Lösung finden und nähren die Hoffnung, der andere würde sich ändern (176f).</p>
<blockquote><p><em>Die Opfer verstehen, aber gleichzeitig "sehen" sie. Sie besitzen eine Hyperhellsichtigkeit, die sie dazu führt, die Anfälligkeit, die Schwächen ihrer Aggressoren zu benennen. ... Wenn sie anfangen, zu benennen, was sie verstanden haben, werden sie gefährlich.</em></p></blockquote>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Folgen für das Opfer und Übernahme der Verantwortung</strong></p>
<p><em>Verzicht:</em> Während der Phase der Beherrschung nehmen noch beide Protagonisten eine Haltung des Verzichts ein, mit dem Ziel, den Konflikt zu vermeiden: Der Aggressor greift durch kleine indirekte Sticheleien an, provoziert jedoch nicht offen; und das Opfer unterwirft sich aus Furcht vor einem Konflikt, welcher zu einem Bruch führen könnte. In gewisser Weise gehen beide ein Bündnis ein (182).  </p>
<p><em>Verwirrung: </em>Das Sichentfalten des beherrschenden Einflusses verwirrt das Opfer, sodass sich bei diesem ein Gefühl einstellt, einen leeren Kopf zu haben; das Denken fällt ihm schwer. Dieser Zustand wiederum erzeugt Stress im Opfer (183).</p>
<p><em>Zweifel: </em>Durch den Zustand der Betäubung trifft die offene Gewalt das Opfer unvorbereitet; es fühlt sich "wie vom Blitz getroffen" und bestreitet die Wirklichkeit dessen, was es nicht begreifen kann. Es versucht, zu verstehen und sucht nach logischen Erklärungen. Das Opfer sucht nach seinem Anteil am Zustandekommen der Gewalt und übernimmt häufig die Verantwortung für den zerstörerischen Prozess; am Ende bleibt der Aggressor schuldfrei und das Opfer tritt in die Position des Schuldigen. Dieses Schuldgefühl wird leider immer wieder von der Umgebung noch zusätzlich verstärkt, da diese - ihrerseits verwirrt - selten imstande ist, Hilfe zu leisten. So kommt es zu Urteilen, gefühllosen Kommentaren oder Erklärungen der Situation, die dem Opfer im Endeffekt nicht helfen: Ratschläge, "wie jemand eher sein soll" oder "was er tun oder lassen soll", "womit die Gewalt provoziert worden sein könnte" etc. (183f).</p>
<p><em>Stress:</em> Der Organismus reagiert auf den Stresszustand auf verschieden Art und Weise: durch die Produktion von Hormonstoffen, durch eine Schwächung des Immunsystems, durch die Veränderung der Neurotransmitter im Gehirn. Der chronische Stresszustand führt zu einem allgemeinen inneren Angstzustand - mit anhaltender Furcht und Furchtvorwegnahme sowie ängstlichen Grübeleien, die das Opfer nur schwer beherrschen kann. Es ist ein Zustand ständiger Spannung und übermäßiger Wachsamkeit (186f).</p>
<p><em>Angst: </em>Das Opfer ist permanent auf der Hut, belauert den Blick des anderen oder die Schroffheit seiner Gebärden, den eisigen Ton, der eine unausgesprochene Aggressivität verdecken könnte. Es fürchtet die Reaktion des anderen und zeigt sich aus diesem Grund immer liebenswürdiger und versöhnlicher. Noch immer wiegt es sich in der Illusion, der Hass könne sich in Liebe und Wohlwollen auflösen (187f).</p>
<p><em>Vereinsamung: </em>Immer wieder fühlen sich Opfer alleingelassen, denn selbst Freunde distanzieren sich, indem sie "da nicht hineingezogen werden wollen". In der Folge zweifeln die Betroffenen an den eigenen Wahrnehmungen und fragen sich, ob sie nicht übertrieben haben könnten (188f).</p>
<p>Zu den längerfristigen Folgen von perverser Gewalt zählt Hirigoyen folgende Merkmale:</p>
<p><em>Schock: </em>Durch das Bewusstwerden der Aggression finden sich die Opfer in einem Schockzustand wieder: sie fühlen sich getäuscht, missbraucht, missachtet. Erst spät entdecken sie, dass sie Opfer sind. Sie verlieren die Achtung vor sich selbst sowie ihre Würde, sie schämen sich der Reaktionen die diese Manipulation in ihnen wachgerufen hat. Die Scham entsteht laut Hirigoyen dadurch, dass ihnen bewusst wird, dass sie die Gewalt des anderen zugelassen haben. Auch wenn sich manche an ihrem Täter rächen wollen, suchen die meisten lediglich nach einer Rehabilitierung und wollen die eigene Identität wieder anerkennen (190f).</p>
<p><em>Dekompensation:</em> Wenn der Mensch keine Ressourcen mehr hat, den vorhandenen Stress abzubauen, kommt es zur Dekompensation: darunter ist ein generalisierter Zustand der Beklommenheit zu verstehen, der häufig in Kombination mit psychosomatischen Störungen oder Depression einhergeht. Nicht alle Menschen reagieren auf psychischer Ebene, zu den körperlichen Reaktionen zählen Essstörungen, Schwächeanfälle etc. (191ff).</p>
<p><em>Trennung</em>: Neben dem sich Fügen in die Situation ist der Kampf um eine Trennung die zweite Möglichkeit des Umgangs mit perverser Gewalt. Laut Hirigoyen ist eine Trennung immer das Werk des Opfers, nie das des Aggressors. Zurück bleibt jedoch meist ein Täter, der sich beklagt, geschädigt worden zu sein, während das Opfer tatsächlich jene Person ist, die alles verliert (194ff).</p>
<p><em>Die spätere Entwicklung</em>: Die körperliche Entfernung vom Aggressor bedeutet anfangs eine Befreiung für das Opfer; nach der ersten Phase der Erschütterung erwacht wieder ein Interesse an der Arbeit und an Hobbys bzw. auch eine Neugier auf die Welt und auf Menschen. Dennoch klingt bei vielen die traumatische Erfahrung noch lange Zeit nach und zeigt sich in verzögerten psychischen oder somatischen Störungen: Eine allgemeine Beklemmung, chronische Müdigkeit, Schlaflosigkeit, Kopfweh, verschiedene Schmerzen oder psychosomatische Störungen (Bulimie, Alkoholismus, Drogenabhängigkeit). Einige Opfer klagen nachträglich auch über unkontrollierbare Aggressivität und viele entwickeln ein "Ausweichverhalten", indem sie sich Strategien zurecht legen, nicht an das 'stressige' Ereignis denken zu müssen. Sie meiden alles, was sie an die schmerzlichen Erfahrungen erinnern könnte. Dennoch sind letzten Endes die Aggressionen und Demütigungen ins Gedächtnis eingeschrieben und leben wieder auf in intensiven und sich wiederholenden Bildern, Gedanken, Erschütterungen.</p>
<p>Ein Opfer, das jedoch Bedauern von seinem Täter erhofft, wartet meist vergeblich; Reue kommt laut der Autorin maximal von der Umgebung - von den stummen Zeugen oder Mittätern - die zumindest nachträglich ihrem Bedauern Ausdruck verleihen (196ff).</p>
<p><strong>Praktische Ratschläge für Betroffene</strong></p>
<p>Hirigoyen beginnt dieses Kapitel wie folgt:</p>
<blockquote><p><em>Gegenüber einem Perversen gewinnt man niemals. Bestenfalls kann man etwas über sich selbst lernen. (201)</em></p></blockquote>
<p>Dementsprechend sind die notwendigen Schritte der Befreiung: Erkennen - Handeln - innerlich widerstehen (sich dafür gegebenenfalls Unterstützung holen) - die Justiz einschalten. Dieses Prozedere gilt im Prinzip sowohl für den Umgang mit familiärer als auch beruflicher Gewalt.</p>
<p><strong>Wie heilen?</strong></p>
<p>Laut Hirigoyen ist meist psychotherapeutische Hilfe für den Heilungsprozess unerlässlich. Gemeinsam mit dem Psychotherapeuten kann das Opfer lernen, die Perversion beim Namen zu nennen. Dafür ist es unerlässlich, dass der Therapeut das Trauma des Hilfesuchenden als etwas Geschehenes anerkennt. Das Ziel der Therapie ist es, dass der Patient wieder Zugang zu seiner Freiheit findet - dafür ist es jedoch notwendig, die Zweideutigkeit zu beseitigen und Unausgesprochenes besprechbar zu machen. Nur so kann sich das Opfer von seinen Schuldgefühlen befreien kann (219ff).</p>
<p><strong>Literatur:</strong></p>
<p>Marie-France HIRIGOYEN: <a title="Die Masken der Niedertracht" href="http://www.amazon.de/Die-Masken-Niedertracht-Marie-France-Hirigoyen/dp/342336288X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1201207060&#38;sr=1-1">Die Masken der Niedertracht. Seelische Gewalt im Alltag und wie man sich dagegen wehren kann</a>. dtv-Verlag, 7. Auflage, München: 2007.</p>
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<title><![CDATA[something I sank my teeth into]]></title>
<link>http://gfork.wordpress.com/2007/12/21/something-i-could-sink-my-teeth-into/</link>
<pubDate>Fri, 21 Dec 2007 05:24:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>gfork</dc:creator>
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<description><![CDATA[One bad dining experience certainly deserves to be followed by an exceptional one and I have only tw]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>One bad dining experience certainly deserves to be followed by an exceptional one and I have only two words for it: Piperade, Chef. Okay, it doesn't hurt that <strong>Piperade</strong>'s Basque owner/chef Gerald Hirigoyen is as charming as all can get out (could it be that French-Spanish accent of his?). But I was not prepared to be blown away (twice in one week...must be some kind of record for me) with every single dish put before me - meaty dungeness crab salad (though I did bite into a sizable piece of shell - which plays into this story in the next paragraph), sea bass with brussel sprouts in a hazelnut brown butter sauce (OMFG this was delicious), and a dreamy caramel custard for dessert. The restaurant itself is open and friendly, everyone there from the staff to the patrons, seemed to be having a genuinely good time. Even Chef Gerald who was seen busing tables <em>and</em> getting food out (you gotta love that in a chef), was chatting up the customers in between his stints as busboy, host, chef, and waiter.</p>
<p>Alas my culinary nirvana didn't last long as later on that night, while innocently slurping my favorite pho at <strong>Minh Tri</strong>, out popped a crown I had on one of my back molars, loosened by the bite I inadvertently took on the crab shell, no doubt.</p>
<p>Ah, the price one pays for infatuation.</p>
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