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	<title>illustre &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/illustre/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "illustre"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 08:39:22 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[A-51/A-55: Un échangeur métamorphosé en passe à chevreuils!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=776</link>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 21:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un commentaire de Stéphane Dumas, un lecteur - et commentateur - régulier du blogue de Richard3, t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un commentaire de Stéphane Dumas, un lecteur - et commentateur - régulier du blogue de Richard3, traitait de l'échangeur A-51/A-55, juste au sud de Richmond.  De mon côté, j'ai toujours cru que la meilleure ligne pour l'A-55, si elle avait été construite en entier, aurait été de rejoindre l'A-51 à la hauteur de Windsor, un peu plus au sud.  Les derniers arguments de Stéphane, à savoir des viaducs existants, et la courbe inhabituelle du chemin Keenan, qui longe l'autoroute, dans le canton de Melbourne, ont éveillé ma curiosité.  Je me suis donc rendu, sur un coup de tête, au lieu dit, pour fins de constatations.  C'est donc sous la pluie que j'ai dû me rendre à l'évidence; je devrai jeter ma théorie de Windsor aux poubelles!</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/mapa51.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-779" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/mapa51.jpg" alt="" width="615" height="521" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Voici d'abord une vue du logiciel Google Earth, qui montre la courbe inhabituelle du chemin Keenan, ainsi qu'une partie dégagée, au nord-est de l'A-55.  Je n'ai pas pu prendre de photo, compte tenu de la distance requise pour avoir une vue d'ensemble, ainsi que de l'heure tardive, mais un court corridor est effectivement dégagé (lire dynamité), et les arbres qui s'y trouvent sont moins nombreux, et beaucoup plus jeunes que ceux situés de chaque côté du corridor.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/003l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-777" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/003l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">C'est difficile à voir, de cet angle, mais la ligne blanche, qui délimite l'accotement de l'A-55, en direction sud, tourne légèrement vers la gauche, alors que le parapet du pont, et le garde-fou métallique, continuent en ligne droite.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/027l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-778" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/027l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Ici, on voit mieux l'accotement plus large, et l'asphalte, étendu de façon à donner naissance à une bretelle vers la droite, puis qui reprend la largeur d'un accotement normal.  C'est probablement à cet endroit qu'aurait été installé le panneau indiquant la fin de l'A-51.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/031l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-780" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/031l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Sur cette vue, prise en direction nord, on peut remarquer que le pont de la nouvelle chaussée est beaucoup plus court que celui de la première chaussée.  Je sais, il pleuvait, et on voit mal.  Attendez un peu.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/031l1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-781" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/031l1.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Il s'agit de la même photo, mais sur celle-ci, j'ai fait des marques qui montrent la longueur des deux viaducs.  C'est beaucoup plus évident, n'est-ce pas?  Maintenant, allons voir cela d'en-dessous.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/005l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-782" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/005l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Voici, vu d'en-bas, le nouveau viaduc, qui a les dimensions d'une passe à chevreuils,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/009l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-783" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/009l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">...alors que le viaduc original est suffisamment large pour laisser passer beaucoup, beaucoup de chevreuils.  En fait, il a toute la largeur nécessaire pour faire un superbe échangeur.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/012l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-784" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/012l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">J'ai remonté le sentier, à l'ouest de l'autoroute, pour tenter de prendre une pose des deux ponts.  C'est partiellement réussi; on voit l'empierrement du nouveau viaduc, par dessous l'ancien.  Encore chanceux, la photo n'est pas trop brouillée; je me faisais littéralement dévorer par les moustiques, à ce moment-là.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/015l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-785" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/015l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">À voir les nombreuses pistes, sous l'ancien viaduc, c'est certain qu'il y passe des chevreuils, entre autres animaux.  C'est aussi à cet endroit que j'ai vécu le second épisode de la série "J'avais de belles chaussures".  Je vous garantis que je vais m'acheter des "bottes à vaches" dans un proche avenir.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/019l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-786" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/019l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">Je suis sous l'ancien viaduc (en fait, je devrais plutôt dire le viaduc de la première chaussée, puisque les deux sont toujours fonctionnels), et j'ai pris cette photo, puis les deux suivantes, pour illustrer, "d'un angle différent", comme le disait si bien Gilles Tremblay, lors des belles années de la Soirée du hockey, à Radio-Canada, la différence de longueur des deux viaducs.  Je suis près du pilier sud de ce viaduc,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/021l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-787" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/021l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">...je me tourne d'une trentaine de degrés vers la droite, pour prendre le terrassement de la nouvelle chaussée, sur laquelle passe des véhicules,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/024l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-788" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/024l.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">...puis à nouveau d'une trentaine de degrés, pour enfin prendre l'extrémité nord du viaduc de la nouvelle chaussée.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/mapa51-11.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-791" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/mapa51-11.jpg" alt="" width="615" height="521" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">C'est la même vue qu'au début du billet, toujours signée Google Earth, mais cette fois, j'y ai ajouté la disposition des lieux si l'A-55 avait été construite selon les plans originaux.  En bleu, c'est le chemin Keenan actuel, avec sa courbe.  En rouge, c'est l'A-55 actuelle, et en blanc, l'A-55 selon ce qu'elle aurait dû être.  L'A-51 aurait alors été la partie en orange, située au nord-ouest de l'échangeur.  Malheureusement, même si les municipalités, situées le long du tracé original de l'A-55, en demandaient vigoureusement la construction, ça ne passerait pas comme une lettre à la poste,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/07/032l.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-792" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/07/032l.jpg" alt="" width="461" height="615" /></a></p>
<p><em><span style="color:#993366;">...parce que la Société de conservation du corridor naturel de la rivière au Saumon (SCCNRS) a décrété que tout le territoire situé entre le chemin Keenan et la rivière Saint-François, y compris l'espace sous les viaducs, était désormais une aire naturelle, protégée et gérée pour la conservation.  Même le sentier cyclable y est fermé!  Vous imaginez la guerre</span></em><em><span style="color:#993366;">, qui se tiendrait en ces lieux</span></em><em><span style="color:#993366;">, si l'on tentait de ressusciter le projet de l'A-55?</span></em></p>
<p>La question que je me pose, c'est qu'une fois que les chevreuils sont passés sous l'A-55, ils vont où?  Ils sont encerclés par le chemin Keenan.  Je présume qu'ils doivent le traverser, et que c'est beaucoup moins grave que s'ils traversaient l'autoroute, parce que ce chemin est somme toute peu utilisé.  Il n'en demeure pas moins que ma curiosité est allumée, maintenant.  Je devrai faire des recherches, auprès des municipalités de la région, afin de savoir si d'autres travaux ont été faits, en vue de construire l'A-55, entre Melbourne et Saint-Albert-de-Warwick.  Je pense particulièrement au boulevard du Conseil, à Asbestos, dont l'extrémité sud pointe presque directement les viaducs que vous venez de voir.</p>
<p>Je sens que je vais déterrer quelques squelettes, avec cette affaire...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Échangeur Turcot: Économies pour son remplacement, il se démolit tout seul!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=764</link>
<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 19:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=764</guid>
<description><![CDATA[Depuis le temps que tout le monde en parle, les premiers morceaux de l&#8217;échangeur Turcot comme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le temps que tout le monde en parle, les premiers morceaux de l'échangeur Turcot commencent à tomber.  Mais détrompez-vous, il ne s'agit pas de travaux de démolition; ce matin, vers 9h15, un morceau de béton est tombé d'une bretelle, directement sur la rue Notre-Dame, en contrebas, laissant un trou béant d'un trentaine de centimètres de diamètre.</p>
<p>Les premières nouvelles, à ce sujet, montrent diverses variations sur un même thème.  Selon que l'on visite les sites de <a href="http://www.corusnouvelles.com/nouvelle-echangeur_turcot_tombe_lambeaux-1052353-27.html" target="_blank">Corus Nouvelles</a> (Info 690 AM, 98,5 FM), de <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/07/18/003-Turcot-chute-beton_n.shtml" target="_blank">Radio-Canada</a>, ou encore de <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080718/CPACTUALITES/80718087/1019/CPACTUALITES" target="_blank">Cyberpresse</a>, on parlera de dommages à des voitures qui ont roulé dans l'énorme nid-de-poule, ou qui ont reçu une pluie de béton.  Il n'en demeure pas moins que la chute de ces morceaux de l'une des bretelles illustre très bien l'état de décrépitude de l'échangeur en entier.  Au point où je me demande s'il va tenir le coup en attendant sa reconstruction, qui devrait être complétée en 2015.</p>
<p>Il s'agit de regarder, lorsque l'on arrive de l'autoroute Décarie, la bretelle qui mène vers l'autoroute Bonaventure (A-15 sud, A-20 est), vers le pont Champlain; les travées "font le rond", d'un pilier à l'autre, comme s'il s'agissait d'un vieux pont de bois!  Personne ne me convaincra que ces voies surélevées sont solides.  On roule là-dessus, mais c'est continuellement à nos risques et périls.  Autre point; je me demande si la partie qui s'est effondrée, ce matin, devait ou non être retenue, en principe, par ces fameux trellis métalliques, installés un peu partout sous les parties surélevées du réseau routier québécois.</p>
<p>La prochaine étape, ce sera quoi, selon vous?  La chute d'une partie de la Métropolitaine?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Danse de l'esprit sous la pluie et suite]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=178</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 05:02:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=178</guid>
<description><![CDATA[[J'ai rajouté une petite fin à la première partie et la deuxième partie suit]

“And hold your ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[<em>J'ai rajouté une petite fin à la première partie et la deuxième partie suit</em>]</p>
<div style="text-align:right;"><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“And hold your own<br />
Know your name<br />
And go your own way”</em></p>
<p>Jason Mraz, Details In The Fabric
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Romantique de nature, j’ai rêvé des illuminations les plus spectaculaires, d’éclairs perçant le ciel telle une réponse univoque d’un dieu dont je ne connaissais pas le nom ou encore de hasards planifiés par une force surnaturelle bienveillante. Et comme les romantiques s’efforcent d’éprouver rapidement les symptômes de leur enthousiasme, j’eus la fantaisie d’aussitôt percevoir une réponse. En effet, la fin du monde qui se produisit me poussa aux précipices de l’euphorie, en tant que romantique exaucée. Durant cet épisode de changements successifs, le déluge soudain confirma que ciel et vent étaient indubitablement libres, malgré nos multiples velléités de les soumettre. C’est ainsi que je me suis trouvée à prendre une douche en public, marchant encore plus vite pour ne pas que les regards passants se fixent sur mon expression béate. Je riais aux éclats malgré la transparence croissante de mon chandail. Ce fou rire irrésistible s’emparait de moi comme si ce dieu dont j’ignore toujours le nom avait placé une chaudière au-dessus de l’entrebâillement d’une porte que j’avais enfin ouverte à grands coups. Et moi de reconnaître l’humour de bon cœur, avec ce dieu sans nom qui me disait qu’après tout, ce n’était pas si mal d’ouvrir des portes. Un seau d’eau, était-ce donc la pire chose que je pouvais craindre? Quel soulagement!</p>
<p>Après quelques mètres de baignade dans les nuages, je ralentis ma course : la pluie ayant eu raison de moi, je ne pouvais que profiter de ce rafraîchissement incongru. C’était un moment irréel, hors de la dimension quotidienne. Cela tenait au miracle, à l’absurde, digne d’un scénario à l’américaine. Un moment hors du temps, poussé le souffle de la grâce éphémère et de la gratuité d’une représentation si spectaculaire des forces naturelles, me prodiguait le plus doux des répits. Séchant à un café en bonne compagnie, mon monde tournait autour d’un soleil nouveau, dont l’aube promettait beaucoup. L’apparition de nouvelles idées fixes créait un départ frénétique à partir d’une escale méprise pour une ligne d’arrivée, et ainsi la course continuait-elle. Alors, la venue de chimères ou plutôt le retour, de pensées excessives préjugeait la prochaine belle saison bien ravissante. La tête haute, je savais à présent que les sentiers que j’avais parcourus culminaient en un point lumineux, et un point tournant, de ma vie. Tout à offrir, rien à perdre, peut-on seulement promettre mieux? </p>
<p>Oui, à présent je m’accroche à cette certitude : la fin du monde a eu lieu, la fin d’un monde révolu, de commencements avortés, de peurs injustifiées. Comment ne pouvais-je pas voir les promesses étincelantes des auspices d’abondance? Et confiante dans l’avenir, je ne redoute pas de trahison. </p>
<div style="text-align:right;">
<img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee2.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“Well open up your mind and see like me<br />
Open up your plans and damn you're free”</em></p>
<p>Jason Mraz, I’m Yours
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Le premier contact m’angoisse instinctivement, donc que dire de celui avec la vie. Peut-être qu’il incombe à mon malaise l’ouverture et la découverte continuelle. Est-ce à cela que je dois ma renaissance? Quelle félicité! De marcher sous le soleil, de courir sous les orages. De vivre cette existence monotone et exaltante à laquelle j’avais rêvée. Sautiller entre deux rangées de bibliothèques, sourire effrontément en regardant les figures impassibles des passagers du métro, je me contente des petites bouffées d’oxygène que le bonheur m’insuffle. Ne pas savoir ce qui se prépare, comme c’est palpitant. Nous croyons désirer une chose, mais voilà que la vie en décide autrement. Est-ce mieux pour autant? Qui sait… mais croire que cela peut l’être, oui, c’est cela de vivre! D’en faire une surprise constamment renouvelée, de se laisser prendre au jeu. Je m’identifiais à un endroit, je suis expédiée à un autre, et pourtant ma joie n’est pas moindre. Et cetera, de fil en aiguille, mon caractère réputé rigide ou du moins réfractaire au changement s’adoucit pour, même, s’aventurer dans des contrées inconnues de celui-ci.</p>
<p>J’ai d’ailleurs une drôle de superstition : imaginer un scénario, ou une manière dont les évènements se dérouleront, empêche automatiquement la réalisation de cette projection. Mon expérience à ce jour m’a donné raison, peut-être serait-ce une autre blague de ce dieu sans nom qui s’amuserait à contrer les plans de ceux qui planifient leur vie? Tout cela pour dire que dès lors, je cesse de rêver et je m’implique dans le réel, ce réel se modèle de façon troublante à ce que j’aurais pu espérer dans le cas échéant. Cela constitue une découverte fantastique qui m’oblige à revoir ma propre vision de moi-même, surtout de mon caractère que je croyais justement rigide et figé. </p>
<p>Et tout ce chemin pour réaliser que d’un peu de tout, que d’un peu de rien : voilà de quoi l’existence est faite. Auparavant, il me semblait être dans une salle d’attente vide et d’espérer entendre un numéro qui serait le mien. À présent, je n’ai pas changé de place, mais j’ai mon numéro en main et le décompte diminue sans cesse. Il s’avère infiniment plus facile d’attendre en sachant que notre tour viendra que dans l’ignorance du grand moment à venir. Et la vie de nous réserver une de ses ruses : celui qui acquiert cette confiance dans le futur devient subitement acteur de celui-ci, bien involontairement. De cette manière, j’observe cet univers réagir autour de moi à d’infimes gestes de ma part tels les premiers battements d’aile d’un papillon tout fraîchement éclos. </p>
<p>Alors j’avance à une cadence plus sûre, d’un pas encore davantage ancré mais plus léger. Donc je disais, eh oui, toute ma personne dansait sous la pluie.</p>
<p>[<em>À suivre...</em>]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Danse de l'esprit sous la pluie]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=173</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 02:52:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=173</guid>
<description><![CDATA[
“And hold your own
Know your name
And go your own way”
Jason Mraz, Details In The Fabric


Roma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:right;"><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/06/fee.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /><br />
<em>“And hold your own<br />
Know your name<br />
And go your own way”</em></p>
<p>Jason Mraz, Details In The Fabric
</p></div>
<div style="text-align:justify;">
Romantique de nature, j’ai rêvé des illuminations les plus spectaculaires, d’éclairs perçant le ciel telle une réponse univoque d’un dieu dont je ne connaissais pas le nom ou encore de hasards planifiés par une force surnaturelle bienveillante. Et comme les romantiques s’efforcent d’éprouver rapidement les symptômes de leur enthousiasme, j’eus la fantaisie d’aussitôt percevoir une réponse. En effet, la fin du monde qui se produisit me poussa aux précipices de l’euphorie, en tant que romantique exaucée. Durant cet épisode de changements successifs, le déluge soudain confirma que ciel et vent étaient indubitablement libres, malgré nos multiples velléités de les soumettre. C’est ainsi que je me suis trouvée à prendre une douche en publique, marchant encore plus vite pour ne pas que les regards passants se fixent sur mon expression béate. Je riais aux éclats malgré la transparence croissante de mon chandail. Ce fou rire irrésistible s’emparait de moi comme si ce dieu dont j’ignore toujours le nom avait placé une chaudière au-dessus de l’entrebâillement d’une porte que j’avais enfin ouverte à grands coups. Et moi de reconnaître l’humour de bon cœur, avec ce dieu sans nom qui me disait qu’après tout, ce n’était pas si mal d’ouvrir des portes. Un seau d’eau, était-ce donc la pire chose que je pouvais craindre? Quel soulagement!</p>
<p>Après quelques mètres de baignade dans les nuages, je ralentis ma course : la pluie ayant eu raison de moi, je ne pouvais que profiter de ce rafraîchissement incongru. C’était un moment irréel, hors de la dimension quotidienne. Cela tenait au miracle, à l’absurde, digne d’un scénario à l’américaine. Un moment hors du temps, poussé le souffle de la grâce éphémère et de la gratuité d’une représentation si spectaculaire des forces naturelles, me prodiguait le plus doux des répits. Séchant à un café en bonne compagnie, mon monde tournait autour d’un soleil nouveau, dont l’aube promettait beaucoup. L’apparition de nouvelles idées fixes créait un départ frénétique à partir d’une escale méprise pour une ligne d’arrivée, et ainsi la course continuait-elle. Alors, la venue de chimères ou plutôt le retour, de pensées excessives préjugeait la prochaine belle saison bien ravissante. La tête haute, je savais à présent que les sentiers que j’avais parcourus culminaient en un point lumineux, et un point tournant, de ma vie. Tout à offrir, rien à perdre, peut-on seulement promettre mieux? </p>
<p>[À suivre]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Duel contre soi (extrait)]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=160</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 23:35:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=160</guid>
<description><![CDATA[


Dans le ciel orageux, les nuages noirs feront progressivement place aux premiers rayons de soleil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;">
<p><img src="http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/05/mains.jpg" alt="" width="379" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-161" /></DIV></p>
<div style="text-align:justify;">
<p>Dans le ciel orageux, les nuages noirs feront progressivement place aux premiers rayons de soleil. Je me permets de rêver encore. Ces rêves qui m’habitaient durant l’âge de l’innocence, ces rêves qui me portaient jusque dans les bras du sommeil. Et Morphée de chuchoter des promesses farfelues à mon oreille durant mes songes. À nouveau, je refais le pari de tenter la naïveté de l’espoir. Ce grand luxe m’est possible, car j’ignore ce qui m’attend. Et beaucoup m’attend, ainsi il m’est permis d'espérer beaucoup. Même si j’ignore encore de quoi ce beaucoup sera composé. D’où la naïveté de l’espoir, qui réside en la croyance que ce beaucoup sera davantage meilleur que pire. Toutefois, une chose a changé. Je ne fais plus qu’espérer bêtement, je sais également qu’il faudra mettre en scène le décor de ce beaucoup meilleur.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maskinongé: J'ai - encore - joué dans l'eau!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=533</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 19:14:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=533</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avoue, ce fut plus fort que moi.  J&#8217;y suis retourné!
Mardi dernier (29 avril), j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'avoue, ce fut plus fort que moi.  J'y suis retourné!</p>
<p>Mardi dernier (29 avril), j'ai terminé ma journée de travail à 11h00.  Et l'envie m'a repris de retourner voir la situation, à Maskinongé.  J'ai bien sûr apporté mon appareil-photo, afin de vous en faire profiter.  Cette fois, j'ai également pris quelques poses dans la municipalité voisine de Saint-Barthélémy.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/003f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-534" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/003f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes sur le rang du Fleuve, à Saint-Barthélémy.  À gauche, c'est le chenal du Nord du lac Saint-Pierre, dans les îles de Sorel.  Et le panneau signale la possible présence, sur la chaussée, de... canards.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/006f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-535" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/006f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Depuis un pont temporaire, on peut voir l'extrémité ouest du rang du Fleuve.  Je voulais tenter ma chance d'aller plus loin, avec ma bagnole, mais le tronc d'arbre, en travers de la route, m'a fait changer d'idée.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/009f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-536" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/009f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, on voit bien ce que l'on appelle localement "la marée".  C'est composé de tout ce que l'eau peut transporter; paille des champs, petites branches, ou encore le tronc d'arbre de l'autre photo, tout cela est transporté par l'eau, et demeure échoué sur place quand l'eau se retire.  De là l'expression "la mer de Mai vient chercher sa marée", sur le phénomène des mers de Mai, que je vous expliquais lors de <a href="http://richard3.wordpress.com/2008/04/13/maskinonge-jai-joue-dans-leau/" target="_blank">ma première visite</a>.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/012f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-537" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/012f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes au quai de tourisme de Saint-Barthélémy.  Cet endroit permet aux plaisanciers de mettre leur bateau à l'eau gratuitement.  Sauf que pour l'instant, c'est le quai qui est à l'eau.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/021f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-538" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/021f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Toujours sur le rang du Fleuve, en roulant vers l'est, des panneaux temporaires indiquent le "danger" que peut constituer la présence d'eau sur la chaussée.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/024f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-539" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/024f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Celui-là ne laisse planer aucun doute.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/027f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-540" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/027f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous y voilà.  Nous venons de quitter Saint-Barthélémy, et le chemin devient la route du Nord, du côté de Maskinongé.  Lors de ma première visite, il n'y avait de l'eau que sur le tablier du pont.  Juste après le pont, à droite, commence le chemin de la Langue-de-Terre.  Je suis désolé, mais ma bagnole est trop basse pour me lancer là-dedans.  Donc, retour vers Saint-Barthélémy.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/036f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-541" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/036f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Au lieu de prendre l'autoroute 40, pour atteindre Maskinongé, j'ai plutôt pris la voie de service sud, pour me rendre à l'observatoire des oiseaux migrateurs, que voici.  Cet endroit est fréquenté par les amateurs de nature, qui viennent y regarder la migration printanière des canards, des bernaches et des oies.  Lors de mon passage, malgré que l'eau soit toujours au rendez-vous, les migrateurs ont pratiquement tous déjà quitté vers le nord, attirés par les températures chaudes des semaines précédentes.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/042f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-542" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/042f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ça, le reste de l'année, c'est une terre agricole.  Mais avouez qu'à cause de la crue printanière, elle cache bien son jeu.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/045f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-543" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/045f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La grange, au loin, nous laisse un meilleur indice, cette fois.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/048f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-544" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/048f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Les terres, des deux côtés de l'autoroute 40, mais principalement au sud de celle-ci, ont été aménagées de façon à retenir l'eau des crues, afin de faciliter la migration des oiseaux.  Une fois la migration terminée, et le niveau des eaux de la région revenu vers la normale, un système de pompes assèche les terres au niveau nécessaire pour l'agriculture.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/050f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-545" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/050f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Cette photo fut prise à l'extrémité est de l'observatoire, mais en regardant vers le nord-ouest.  Le camion-remorque passe sur l'autoroute 40, vers l'est.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/054f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-546" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/054f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Bon, cette fois, c'est la voie de service qui est barrée!  Voyons voir de plus près.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/057f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-547" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/057f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Je vois, dit l'aveugle!  C'est le ponceau qui est défoncé.  Sûrement un dégât de la crue, à moins que ce soit un problème latent qui vient tout juste de se montrer au grand jour.  Cette photo permet de voir la composition de la route; une dizaine de centimètres de gravier, et du sable.  C'est tout.  Et ç'a tenu le coup pendant plus de 30 ans!</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/060f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-548" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/060f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Autre vue des dégâts.  Mais je dois être honnête, et vous dire que je n'aurais pas pu me rendre à Maskinongé par la voie de service de toute façon.  Celle-ci se termine environ un demi-kilomètre plus loin, à la limite municipale de Maskinongé.  Donc, encore demi-tour, afin de prendre l'A-40 vers l'est, et sortir à Maskinongé.</span></em></p>
<p>Selon les plans originaux, les deux voies de service (nord et sud, ajoutées en rouge sur la carte) de l'A-40 devaient se rendre à Maskinongé, et des courbes ont été aménagées à cet effet (aussi ajoutées en rouge sur la carte), mais elles furent jugées de peu d'utilité, puisque les terres agricoles y sont parallèles à l'autoroute, alors qu'elles sont perpendiculaires à celle-ci, du côté de Saint-Barthélémy.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/map061f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-550" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/map061f.jpg" alt="" width="400" height="245" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Carte originale © MapArt (Atlas routier du Québec, édition 2005)</span></em></p>
<p>Il faut dire qu'à l'époque de la construction de l'A-40, il y a eu beaucoup de discussions, à savoir de quel côté de la rivière Maskinongé serait construit l'échangeur, chacun tenant à l'avoir de son côté de la rivière.  Finalement, l'échangeur fut aménagé du côté est de la rivière, et les gens du côté ouest n'ont eu ni le pont du côté sud de l'autoroute, ni les voies de services leur permettant d'accéder à l'échangeur de Saint-Barthélémy, les deux ajoutés en vert clair sur la carte.  Ils durent se contenter du vieux pont, situé du côté nord de l'autoroute, qui fut lui-même l'ancien pont du village de Maskinongé, au cours du XIXe Siècle, et déménagé sur son site actuel en 1927.  Nous verrons plus loin des photos de ce pont, maintenant dans un état lamentable.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/063f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-549" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/063f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, nous sommes sur le rang de la Rivière Sud-Est, à Maskinongé, à l'endroit où le pont du côté sud de l'A-40 toucherait terre, s'il avait été construit.  On voit le courant dans l'eau qui traverse la chaussée.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/084f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-551" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/084f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">En me retournant d'environ 120 degrés, par rapport à la photo précédente, voilà ce que l'on voit.  Compte tenu de la dénivellation du terrain, cela crée une petite chute.</span></em><br />
<a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/087f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-552" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/087f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici un gros plan du "torrent" de la photo précédente.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/066f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-553" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/066f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, la chute est plus prononcée.  Cet endroit est un point de chute naturel lorsque survient une crue des eaux, parce que l'eau se déverse dans ce qui était le lit de la "petite rivière" Maskinongé, qui serpente un secteur que l'on appelle "Le domaine".  Le lit de la petite rivière est longé par le chemin de l'Île-aux-Grues, qui se rend vers le fond de la baie de Maskinongé, territoire reconnu - et revendiqué par plusieurs - de chasse à la sauvagine.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/068f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-554" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/068f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Les herbes sauvages retiennent parfois "la marée", que l'on a vu sur les premières photos, ce qui crée un effet de barrage.  Par contre, il serait très dangereux de tenter de se rendre vers les maisons; les tourbillons, dans l'eau, de l'autre côté des herbages, illustrent que c'est la rivière Maskinongé, particulièrement profonde et quasi-torrentielle, en cette période de l'année, qui vous attend.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/078f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-555" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/078f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Une autre vue de l'effet de barrage.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/072f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-556" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/072f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Cette fois, c'est le courant de la rivière Maskinongé qui pousse l'eau par dessus la chaussée, créant un effet de chute.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/081f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-557" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/081f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La "chute", vue d'un peu plus près.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/075f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-558" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/075f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, on voit les deux effets à la fois.  À gauche, l'effet de barrage, et à droite de la route, la chute de l'eau.  Vous l'aurez deviné, la rivière Maskinongé se trouve à gauche, sur la photo.</span></em><br />
<a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/090f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-559" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/090f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes du côté sud du chemin du Domaine, face au viaduc qui mène au rang de la Rivière Sud-Est, qui lui nous conduit au village de Maskinongé, environ 7 kilomètres plus au nord.  Vous ne le croirez peut-être pas, mais il s'agit d'une cabane à sucre.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/093f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-560" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/093f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Et voici le moyen pour se rendre à la cabane.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/099f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-561" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/099f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici donc le pont dont nous parlions tantôt, situé du côté nord de l'A-40, et qui fait le lien entre les rangs de la Rivière, Sud-Est et Sud-Ouest.  La partie la plus à droite, sur la photo, est une extension qui fut ajoutée en 1927, lors de la reconstruction de l'ancien pont du village, fait de poutres triangulées.  Celui-ci est fermé à toute circulation jusqu'à nouvel ordre, et rien qu'à voir la courbe, dans la poutre de soutien du bas, aucune explication supplémentaire n'est nécessaire.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/102f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-562" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/102f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Un zoom de la photo précédente.  On voit bien la poutre verticale qui s'est rompue.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/108f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-563" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/108f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Suite à la rupture de la poutre, une inspection complète a été commandée.  De là le sablage des raccords d'assemblage des poutres, et les inscriptions sur la structure.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/117f.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-564" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/117f.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Selon des résidents de l'endroit, des discussions auraient cours entre la municipalité et le MTQ qui, comme on le sait, vient de reprendre à sa charge l'entretien des ponts situés dans les municipalités de moins de 100,000 habitants, afin de déterminer si l'on réparera cette vieille structure plus que centenaire, ou si l'on construira un tout nouveau pont.  Alors jetons un nouveau regard - peut-être le dernier - sur l'actuel pont P-04330.</span></em></p>
<p>Compte tenu des explications que je donnais dans <a href="http://richard3.wordpress.com/2008/05/01/inondations-au-quebec-virginie-roy-pese-encore-sur-le-bouton-panique/" target="_blank">ce billet</a>, la situation qui prévaut à Maskinongé est plus longue qu'à l'habitude.  Normalement, après deux semaines, l'eau se retire presque complètement, et reprend son niveau normal, en attendant les fameuses "mers de Mai".  Par contre, cette année, je ne serais pas surpris que les deux phénomènes se soient chevauchés, ou encore qu'ils soient survenus en même temps; les températures douces de la mi-avril ont certainement aidé les couverts de glace de certains lacs à descendre vers le fond, ce qui pourrait expliquer que la crue de cette année soit aussi soutenue.  C'est dans les prochaines semaines que l'on pourra déterminer les causes exactes du prolongement des crues de 2008, selon le temps que mettra le niveau de l'eau à revenir à la normale.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Idoles]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 22:58:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 
Je pense souvent aux chanteurs populaires qui écrivent de touchantes chansons d’amour au sujet]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/04/elfe2.jpg' alt='Muse' align='left'></p>
<p><DIV STYLE="justify;"> </p>
<p>Je pense souvent aux chanteurs populaires qui écrivent de touchantes chansons d’amour au sujet de filles qui les ont quittés. Qui ne reviendront pas. Peu importe comment belles sont les chansons, cela ne changera rien à celui qui les chante, cela ne fera pas de lui un autre. Certaines filles envient ces autres filles, ces briseuses de cœur, sans comprendre qu’elles n’ont rien à leur envier. Il faut imaginer une seconde le désarroi de ces belles qui sont confrontés à la beauté des paroles qu’on leur adresse, à leur potentiel romantique; alors que l’auteur leur apparut alors incapable d’aimer. Quelle peine que celle de ces jeunes filles qui n’ont pu bénéficier de cet amour que les vedettes offrent au reste du monde! Les beaux parleurs, qui font rêver des milliers de groupies autour du globe, mais incapables d’agir lorsque la situation l’exige. Parfois, c’est l’inverse. Les filles des chansons n’ont rien compris à l’amour et n’ont su percevoir cette dévotion inimaginable et réelle des chanteurs. Que ceux-ci, à défaut de pouvoir se faire comprendre à temps par personne concernée (c’est-à-dire quand la relation aurait pu être sauvée), n’ont pu que le dire à la terre entière. Voilà pourquoi je n’envie pas les protagonistes des hits de chansons d’amour qui finissent mal.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Barbecue !]]></title>
<link>http://jewx.wordpress.com/?p=94</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 00:30:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>jewx</dc:creator>
<guid>http://jewx.wordpress.com/?p=94</guid>
<description><![CDATA[
Je suis certaine que plusieurs d&#8217;entre vous avez hâte de faire du barbecue au soleil ! Et bi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://jewx.wordpress.com/files/2008/04/9782761916882.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-95" src="http://jewx.wordpress.com/files/2008/04/9782761916882.jpg" alt="" width="126" height="145" /></a></p>
<p>Je suis certaine que plusieurs d'entre vous avez hâte de faire du barbecue au soleil ! Et bien ce guide du barbecue écrit par Steven Raichlen est indispensable pour vous. J'ai reçu ce livre en cadeau et il est vraiment utile. Il est tout illustré et divisé en catégories comme viande , poisson et légumes. C'est quand même un gros volume de presque 500 pages, alors il y a des recettes pour tous les goûts. Ce livre est très intéressant car il contient aussi plusieurs truc et astuces pour être l'As du BBQ ! Il y a des légumes dont j'ignorais qu'on pouvait les cuire sur le grill. De plus, pour les viandes, tout est bien expliqué comment bien couper la pièce pour en tiré le maximum de saveur. Alors pour les amateurs de barbecue qui veulent impressionné la visite, ce livre est l'outil principal ! Vous pouvez le trouver chez Archambault a environ 34$ et surement dans plusieurs librairies.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A-40: Le côté sombre de l'autoroute Métropolitaine - Prise 2]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=415</link>
<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 20:47:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=415</guid>
<description><![CDATA[La dernière fois que je vous ai montré l&#8217;autoroute Métropolitaine d&#8217;en-dessous, c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La dernière fois que je vous ai montré l'autoroute Métropolitaine d'en-dessous, c'était entre le début de la voie surélevée, à l'est du boulevard Provencher, et le boulevard Saint-Michel.  Je vous avais dit que j'y retournerais, pour la suite.  Or, samedi dernier (29 mars), il faisait beau, et j'en ai profité.</p>
<p>Il y aura moins de photos, cette fois.  Du béton qui s'effrite, et des tiges d'armature à nu, il y en avait déjà beaucoup dans l'autre série de photos, celle qui accompagnait mon premier billet sur ce sujet.  On en verra un peu, bien sûr, mais il faut se souvenir que sous cette section, entre les boulevards Saint-Michel et Papineau, il y en a tout autant.  Par contre, j'ai essayé de trouver des trucs que je n'avais pas illustré lors de ma première visite; des dommages plus apparents, qui font plus peur, etc.  Et vous savez quoi?  J'en ai trouvé!</p>
<p><a title="001b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/001b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/001b.jpg" alt="001b" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, c'est la bretelle de l'A-40 est vers le boulevard Saint-Michel, en face de la 8e Avenue.  Il ne reste presque plus de béton de surface.</span></em></p>
<p><a title="006b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/006b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/006b.jpg" alt="006b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Autre vue de la même bretelle.</em></span></p>
<p><a title="009b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/009b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/009b.jpg" alt="009b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Un détail des dommages au béton, cette fois au point d'ancrage de la partie surélevée de la même bretelle.  Le béton est effrité si profondément que l'on pourrait agripper les tiges d'armature à pleines mains.</em></span></p>
<p><a title="014b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/014b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/014b.jpg" alt="014b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Un autre pilier double endommagé.  Celui-ci a la particularité d'avoir vu son béton déjà remplacé, par le passé.  On voit bien la différence entre le béton original, à droite sur le pilier de droite, et le béton ajouté, à travers lequel perce la rouille des tiges.</em></span></p>
<p><a title="018b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/018b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/018b.jpg" alt="018b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Les sections situées entre le boulevard Saint-Michel et la rue d'Iberville, sous la Métropolitaine, sont louées par la compagnie de remorquage Météor, qui les utilisent à titre de fourrière, ce qui cause bien des ennuis à l'administration de l'arrondissement, qui s'oppose à ce type d'utilisation de l'espace, ainsi qu'à la compagnie Météor elle-même, parce que la publication d'articles dans les médias a provoqué une surenchère au niveau des terrains à vendre, dans le secteur.  Comme ces sections sont clôturées et que, pour des raisons évidentes, l'accès y est très contrôlé, je n'ai pas pris de poses directement sous ces sections.  Par contre, j'ai vu quelques panneaux amusants, dont celui-ci, au coin du boulevard Crémazie et de la 1e Avenue.  À moins que ce soit la 1st Avenue.</em></span></p>
<p><a title="021b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/021b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/021b.jpg" alt="021b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>À voir cette photo, on ne dirait pas trop, mais vu en "live", le plateau, qui sert de support à la bretelle d'entrée de l'A-40 ouest, donne l'impression qu'il penche!</em></span></p>
<p><a title="024b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/024b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/024b.jpg" alt="024b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Un autre panneau amusant, cette fois à l'intersection de la rue Molson.  Pour la petite histoire, notons que lors de l'adoption de la loi 101, par le gouvernement péquiste de René Lévesque, il a fallu franciser tous les panneaux routiers, dont ceux, évidemment, de la ville de Montréal.  Or, à cette époque, la ville n'avait pas remplacé ses panneaux, compte tenu des coûts, mais avait fait comme un peu partout, c'est à dire camoufler les termes écrits en anglais, et les remplacer par leurs équivalents en français, en utilisant soit des autocollants, soit de la peinture, ou les deux.</em></span></p>
<p><a title="030b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/030b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/030b.jpg" alt="030b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Ici, au kilomètre 74,5 de l'autoroute Métropolitaine, un truc bizarre.  Des bouts de grillage furent installés, mais il n'y a pas de rue qui passe en-dessous.  C'est tout près de la bretelle de sortie de l'A-40 est, vers la rue d'Iberville.</em></span></p>
<p><a title="033b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/033b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/033b.jpg" alt="033b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Un autre pilier double au béton effrité, mais cette fois, on voit la lumière de part en part.  Il est près du passage du boulevard Jarry, en direction est.</em></span></p>
<p><a title="042b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/042b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/042b.jpg" alt="042b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Gros plan du même pilier double.  Dans le cercle, un crochet, fixé au béton, qui fut installé pour retenir en place la tige d'armature.  Certains piliers sont remplis de ces crochets.</em></span></p>
<p><a title="043b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/043b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/043b.jpg" alt="043b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Dans le cercle, on voit les deux blocs de béton qui ferment l'accès à la section 22, sous la Métropolitaine.  Ceux de la section 21 ont été déplacés.</em></span></p>
<p><a title="047b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/047b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/047b.jpg" alt="047b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>On dirait que les deux sections de cette poutre de soutènement, située près du passage fermé de la rue de Bordeaux, ne sont pas égales.  Pas très rassurant.</em></span></p>
<p><a title="051b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/051b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/051b.jpg" alt="051b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>La solution saline qui coule des voies de circulation n'aide pas beaucoup le visuel, mais on peut constater que les deux chaussées de l'A-40 sont isolées l'une de l'autre par du styromousse bleu.</em></span></p>
<p><a title="054b" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/054b.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/054b.jpg" alt="054b" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Une autre preuve que l'entretien de l'autoroute Métropolitaine est déficient.  La conduite électrique est séparée, laissant le cablage exposé aux intempéries.</em></span></p>
<p>Avec cette série de photos, j'ai parcouru environ la moitié de la section surélevée la plus à l'est.  Il me restera donc à visiter l'autre moitié de cette section, soit du boulevard Papineau jusqu'à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, puis l'autre section, beaucoup plus courte, qui débute à l'avenue Sainte-Croix, à ville Saint-Laurent, ou au chemin Lucerne, à ville Mont-Royal, selon le côté de l'A-40 où l'on se trouve, et qui s'étend jusqu'à l'ouest de l'échangeur Côte-de-Liesse.  De quoi prendre encore beaucoup de photos, et publier de nombreux billets.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Locataires indésirables: Un cas parmi tant d'autres]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=282</link>
<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 05:46:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une nouvelle publiée dans Le Nouvelliste, quotidien de Trois-Rivières, sous la plume de Paule Verm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle publiée dans Le Nouvelliste, quotidien de Trois-Rivières, sous la plume de Paule Vermot-Desroches, nous fait part de <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080131/CPNOUVELLISTE/801310832/5409/CPNOUVELLISTE">la découverte pour le moins décourageante d'un propriétaire de logements</a>.  Stéphane Lagacé possède une quarantaine de logements à travers la région de la Mauricie depuis une quinzaine d'années, et a connu sa part de locataires indésirables, mais ce qu'il a constaté dans son logement de la rue Sainte-Anne, à Yamachiche, lui a littéralement scié les bras.</p>
<p>Quand on pense à des types comme François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), pour qui les locataires sont tous victimes des "méchants propriétaires", j'aimerais bien que Saillant prenne un type comme ce locataire indésirable comme chambreur, pour une couple d'années.  Monsieur Lagacé s'attend à des réparations d'au moins 10,000$ à son logement, et ce sans compter qu'il avait prêté différentes pièces d'ameublement à ce locataire, qui avait bien peu au moment de son emménagement.  Évidemment, tous ces meubles, et appareils ménagers, sauf un, sont disparus quand le locataire a quitté.  Ajoutons à cela plus de 1500$ en frais juridiques dans ce seul cas, et on comprend que Stéphane Lagacé se retrouve à son tour... démuni.</p>
<p>Dans le grand Montréal, combien y a-t-il de ce genre de locataires?  Beaucoup plus qu'on pourrait le croire.  Qu'un locataire ait à faire face à des difficultés financières, ça peut arriver; je l'ai moi-même vécu, dans un passé pas si lointain.  Mais causer pour plus de 10,000$ de dommages, des dommages à ce point importants qu'il est impossible de louer le logement avant que des travaux d'importance soient réalisés, c'est vraiment le comble!  Je me demande d'ailleurs pourquoi le nom du locataire n'a pas été cité dans l'article; avait-il moins de 18 ans?  Je serais d'avis que le nom d'un locataire qui cause de tels dommages dans une unité de logement soit publié, afin de faciliter son retracement, et qu'il soit amené devant la justice pour répondre de ses actes.  Parce que pour l'instant, il est disparu dans la nature, le type en question.  Il peut réapparaître n'importe où, et peut-être même démolir un autre logement.  D'un autre côté, cet individu a peut-être d'autres sortes de problèmes, et il aurait peut-être besoin d'aide psychologique?  On ne démolit pas un logement que l'on ne peut plus payer, quand même.</p>
<p>Cette affaire illustre bien ce que vivent certains propriétaires face à des locataires indésirables.  Ce cas n'en est qu'un parmi tant d'autres.  Mais j'espère que la publication de ce cas, ainsi que d'autres qui surviennent régulièrement un peu partout au Québec, amènera tous les François Saillant de ce monde à réfléchir à deux fois avant de jeter tous les blâmes sur les propriétaires, quand il est question de logement.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Avortement gratuit en clinique: Nouvelle méthode de contraception]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2008/01/19/avortement-gratuit-en-clinique-nouvelle-methode-de-contraception/</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 23:03:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/2008/01/19/avortement-gratuit-en-clinique-nouvelle-methode-de-contraception/</guid>
<description><![CDATA[Le site de nouvelles LCN rapporte que le gouvernement du Québec s&#8217;est conformé à un jugemen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le site de nouvelles LCN rapporte que le gouvernement du Québec s'est conformé à un jugement de la Cour supérieure, lequel enjoignait le gouvernement à <a href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2008/01/20080119-103229.html" target="_blank">garantir la gratuité des avortements en clinique spécialisée</a>, alors qu'auparavant, les femmes qui allaient dans de telles cliniques devaient débourser jusqu'à 400 dollars en frais de procédure.  Le jugement faisait suite à un recours collectif de quelque 45,000 femmes qui, depuis 1999, ont dû payer de tels frais en clinique spécialisée pour se faire avorter.  Les avortements, en CLSC ou dans les hôpitaux, ne demandaient quant à eux qu'une simple présentation de la carte d'assurance-maladie.</p>
<p>Dans cet autre cas, le gouvernement s'arrange encore pour s'occuper de femmes irresponsables qui préfèrent se faire avorter sur le bras des contribuables en cas de grossesse surprise plutôt que de prendre leurs responsabilités et de prendre la pilule, ou d'autres méthodes contraceptives.  De là à déclarer que l'avortement est devenue, dans notre société distincte, une nouvelle méthode contraceptive, il n'y a qu'un pas, que le ministre de la santé, Philippe Couillard, ne fera certainement pas, de peur de provoquer l'opinion publique - et d'augmenter sensiblement le nombre d'avortements - mais que moi, je n'hésiterai pas une seconde à faire.</p>
<p>Pas parce que je refuse qu'une femme, financièrement défavorisée, victime d'une agression sexuelle, et qui se retrouve enceinte suite à cet acte, ne puisse pas se faire avorter gratuitement, ce que je trouve raisonnable, puisqu'il s'agit là d'un véritable cas de grossesse non-désirée, mais plutôt pour dénoncer encore une fois le fait que je paie - malgré moi - pour quelque chose que je ne veux pas.  Pour dénoncer le fait qu'une femme qui gagne 100,000$ par année puisse aller se faire avorter dans une clinique spécialisée, tout simplement parce que le "timing" n'était pas bon pour qu'elle tombe enceinte, et que ce soit moi, qui gagne quatre fois moins, qui paie la note.  Ce sont des exemples comme celui-là qui illustre le côté sale de l'universalité.  Le problème, dans mon exemple, est-il dû au fait que la femme gagne 100,000$ par année?  Pas du tout.  Il est dû au fait que le gouvernement ait adopté une loi qui lui permette de le faire en toute légalité, au nom de l'universalité des soins.  Il est là, le problème.  Un système de santé comme le nôtre devrait fournir des soins essentiels à la vie, comme des traitements contre le cancer, pour lesquels les listes d'attente montrent des délais qui se chiffrent en mois, sinon en années, alors qu'une femme peut aller se faire avorter gratis.</p>
<p>Je serais curieux de connaître les délais d'attente pour un avortement.  Ce n'est pas compliqué; il n'y en a pas!  Parce qu'il existe des cliniques spécialisées en avortement, qu'une femme peut prendre rendez-vous, et aller se faire avorter sans engorger les salles d'urgence.  Ça, c'est correct.  Par contre, ouvrir une clinique spécialisée en traitement contre le cancer, où l'on peut prendre rendez-vous, et aller se faire traiter en payant de sa poche, c'est de la médecine à deux vitesses, pis ça, y faut pas!  Alors pour éliminer la médecine à deux vitesses, on va mettre les avortements en clinique spécialisée gratis pour tout l'monde!  Vive la liberté sexuelle!  Pis si tu tombes enceinte, ma belle, c'pas grave, tu te feras avorter, c'est gratis!</p>
<p>Pis nous autres, les pauvres caves, on paie!</p>
<p>Oui, on paie!  Parce que même si le gouvernement vous dit "Allez-y, c'est gratis!", dans les faits, ce n'est pas vraiment gratis.  Il y a quelqu'un, quelque part, qui paie, et ce quelqu'un, c'est le contribuable, le payeur de taxes.  Celui qui travaille, et qui paie des impôts, et qui en plus, si ses revenus sont suffisamment élevés, paiera une contribution supplémentaire pour le fonds des soins de santé.  C'est à même ce fonds que le gouvernement paiera la clinique qui procédera à l'avortement.</p>
<p>À mes yeux, l'avortement ne devrait tout simplement pas être gratuit, ni en clinique spécialisée, ni en CLSC, ni en centre hospitalier.  Sauf, évidemment, lors de cas très spécifiques, comme pour une femme victime de viol, ou encore si la grossesse met en danger la vie de la femme.  Pas que je sois contre l'avortement; c'est une décision que seule la femme - et non pas le gouvernement - doit prendre, parce qu'elle aura à vivre avec sa décision, et avec les conséquences de celle-ci.  Mais parce que la femme doit également composer avec les conséquences de ses propres gestes.  Par exemple, si je m'achète une voiture, c'est à moi que revient la responsabilité de l'entretenir, et non pas à l'état.  C'est pareil pour la femme; si elle prend la décision d'avoir des relations sexuelles, et qu'elle tombe enceinte suite à celles-ci, ce n'est pas à l'état d'assumer l'arrêt volontaire de sa grossesse.  Elle doit agir de façon responsable, et assumer les conséquences de ses propres décisions.</p>
<p>Elle pourrait toujours se faire rembourser les frais de son avortement par le type avec qui elle a eu des relations sexuelles, mais ça, c'est une autre histoire.</p>
<p><font color="#0000ff"><b>MISE À JOUR - 20 janvier 2008, à 4h30</b></font></p>
<p>Le grand Charles, dans son blogue empreint de sarcasme, <a href="http://legrandcharles.wordpress.com/2008/01/19/la-republique-des-dindes/" target="_blank">nous montre sur quoi il est tombé</a>, du côté de la mère patrie.  Pas vraiment mieux qu'ici, finalement.  Même pire.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Attaque de l'anthropocentrisme]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/01/07/attaque-de-lanthropocentrisme/</link>
<pubDate>Mon, 07 Jan 2008 07:51:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/01/07/attaque-de-lanthropocentrisme/</guid>
<description><![CDATA[
Je crois sincèrement que la tentative de connaître la nature humaine ne relève pas particulière]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/ramifications.jpg' alt='Connexions'><br />
<DIV STYLE="text-align:justify">Je crois sincèrement que la tentative de connaître la nature humaine ne relève pas particulièrement de la connaissance d’humains. Ce n’est pas en nous liant, en nous enchaînant avec d’autres, que nous en apprendrons plus sur la généralité. Dans la pluralité se trouve la singularité, et non l’inverse. Le pluriel est inclusif, le singulier exclusif. Bien que le singulier puisse être pluriel, certes. Cependant, entretenir des relations et amitiés limite son utilité au ludique, à défaut de faire office de source fiable. Je commence à croire justement qu’une telle implication personnelle brouille les cartes et entraîne le non-retour de la singularité quant à la lucidité. Lorsque nous sommes trop près de ce que nous regardons, notre nez nous bloque la vue. Notre MOI empiète sur le TOI, et nous sommes alors inaptes à l’impartialité. Et donc, incapables de poser un verdict valide (et ce en dépit de la vérité) sur la condition humaine. Côtoyer des étrangers nous fournit beaucoup plus d’informations que nous le croyons. Il s’agit de former un réseau lâche qui resserrera ses mailles autour d’un banc de poissons afin de pouvoir n’en faire qu’un poisson géant. Ceux, qui outrés, avanceront que se distancer de la masse ne fait que donner encore plus d’importance à notre personne, car se reculer serait donner une importance à notre position d’observateur. Pourtant cela signifie tout au plus que notre position influence notre jugement, ou pour faire court notre influençabilité; constation nous ne pouvons plus humble.</p>
<p>Peut-être me direz-vous que je suis l’hypocondriaque des relations humaines, qu’il ne faut pas s’imaginer que l’immersion sociale contamine la pensée de l’observateur. Eh bien, je ne vois pas le mal en tout; le rire est contagieux et lorsqu’il n’est pas cynique, tout à fait désirable. Toutefois, cela restera toujours faux d’affirmer que l’objectivité à sa place dans le socio-affectif. Il y a en cela une évidence que je ne tenterai point d’expliquer. Quiconque s’objecte évoquera éventuellement le fait que la réalité consiste en la perception d’autrui. Problème évoqué par cette malheureuse phrase : « Si un arbre tombe dans la forêt et qu’il n’y a personne pour l’entendre tomber, fait-il du bruit? »… mais si personne ne peut constater l’action de votre pensée sauf vous, pensez-vous? Évidemment, que l’arbre fait du bruit lorsqu’il tombe : les moindres sons que sa chute provoque seront perçues dans la mesure où le sol tremblera, où peut-être même les arbres à proximité trembleront.</p>
<p>Et plus que l’égocentrisme, l’anthropocentrisme me sidère, ce réflexe d’imaginer que l’Univers ne puisse être de lui-même. Rationnaliser est légitime, mais refuser la possibilité que des choses dont nous sommes peut-être seulement incapable de percevoir, d’imaginer, m’amuse. C’est d’ailleurs cette attitude bornée que je déplore dans <a href="http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/24/je-jure-que-je-mens/">Je jure que je mens</a>. Il y a quelque chose dans ce monde qui communique au-delà du vouloir commun, de la capacité d’abstraction commune. Certaines théories scientifiques en cours d’élaboration abondent en ce sens, et cela ne me surprendrait pas qu’elles s’avèrent « vraies » de par leur irréfutable cohérence.</p>
<p>Nietzsche évoquait le surhomme comme un éclair sans sens (sans direction, sans signification…). J’imagine que lorsque nous aurons humblement délaissé notre stade d’humanité, dont le terme-même sacralise le fil tendu que nous sommes, nous aurons réussi. Il s’agit maintenant de savoir s’il s’agit d’un idéal à poursuivre ou d’un but envisageable…?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bonne année!]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/01/02/bonne-annee/</link>
<pubDate>Wed, 02 Jan 2008 17:02:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2008/01/02/bonne-annee/</guid>
<description><![CDATA[La vie c’est comme faire un origami : il faut donner une troisième dimension à quelque chose qui]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/origami.jpg' alt='Origami' align='left'><DIV STYLE="text-align:justify;">La vie c’est comme faire un origami : il faut donner une troisième dimension à quelque chose qui n’en a indéniablement que deux. C’est difficile, ça demande beaucoup de pratique, d’agilité, de volonté voire d’obstination, mais quand c’est bien fait, dieu que c’est beau!</p>
<p>Que cette année soit à la hauteur de vos attentes...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Parce que nous sommes le même]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/25/parce-que-nous-sommes-le-meme/</link>
<pubDate>Tue, 25 Dec 2007 21:11:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/25/parce-que-nous-sommes-le-meme/</guid>
<description><![CDATA[Ne t’explique pas
Nul besoin de comprendre les heures qui t’affligent
Il importe peu de ta vie o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ne t’explique pas<br />
Nul besoin de comprendre les heures qui t’affligent<br />
Il importe peu de ta vie ou de la mienne<br />
Chaque poussière la même poussière<br />
Son vol au vent seul est unique<br />
Et encore, mais encore<br />
Tes cendres seront mille lieux communs pour moi</p>
<p>Tu es mille lieux communs<br />
Nul besoin de direction<br />
Nul besoin d’indication<br />
Un fil suffit<br />
Brise-le, rompt-le<br />
Jamais le confort de la vie moderne ne suffit<br />
Il t’en faudra encore plus</p>
<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/boites.jpg' alt='Boîtes'></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je jure que je mens]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/24/je-jure-que-je-mens/</link>
<pubDate>Tue, 25 Dec 2007 01:10:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
<guid>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/24/je-jure-que-je-mens/</guid>
<description><![CDATA[Décider et déclarer vraie une chose ne se réduit pas à l’usage seul de la raison, car cela inc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><DIV STYLE="text-align:justify;">Décider et déclarer vraie une chose ne se réduit pas à l’usage seul de la raison, car cela inclut également décider et déclarer faux tout le reste. Et cela, rejeter d’une seule affirmation la véracité de toutes les autres est une chose que je conçois mal, une entreprise immense dont les frontières sont au-delà de l’imagination : cela dépasse même la vieille lutte matérialisme/idéalisme. Les matérialistes prétendent que le vrai est ici-bas, qu’ils peuvent l’observer, le toucher, l’expérimenter. Les idéalistes prétendent que le vrai est ailleurs et que les idées ne peuvent pas être que conséquences de l’effet du monde, car les idées innées de perfection et d’étendue sont difficilement tangibles. Mais affirmer savoir la vérité revient à rejeter ce que nous n’avons peut-être pas encore eu l’occasion d’observer ou à rejeter le monde qui se présente devant nous comme réalité de premier plan s’avère, dans les deux cas, plutôt curieux à mes yeux.</p>
<p>Il s’avère que plusieurs philosophes ont tenté de définir l’être humain sous toutes ses coutures, sans pour autant arriver à un consensus. Certes, nous pourrions être tentés de croire à la pluralité de la vérité (voire, Vérité). Plutôt que de s’encombrer dans un raisonnement complexe et long, pourquoi ne pas recourir à la simplicité? L’histoire relate que la découverte de la masse volumique ne nécessita que d’un seul bain, et que la théorie de la relativité que d’une seule pomme. La littérature, si l’on peut qualifier ainsi ces récits anecdotiques, reflète souvent de manière juste la réalité. </p>
<p>Ainsi, j’utiliserai la métaphore des souris dans une boîte. Un jour, un sac est retrouvé, déposé sur le milieu de la place publique. Il y est écrit qu’il s’y trouve plusieurs souris, dont une seule noire. Amusé, le premier philosophe s’essaie et retire une souris blanche. Ce jeu se répète au fur et à mesure que les philosophes défilent, sans pour autant que la souris noire soit retirée du sac. Cela ne se produira jamais. Parfois les souris sont grises, presque noires et tous s’exclament, voilà l’expérience terminée. Avec le temps, la nature de la souris est révélée, et il faut tout recommencer. Cela est très frustrant pour tous, durant certaines longues périodes le sac reste intact, mais la curiosité l’emporte. Peut-être un peu l’espoir d’être l’élu chanceux qui attrapera la souris noire. Peut-être même viendra un jour (peut-être passé ou très lointain), où le dernier philosophe s’exclame « Mais la boîte est vide! » Deux conclusions sont alors possibles :<br />
<img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/sacsouris.jpg' alt='Le sac à souris' align="right"><br />
1)	L’écriteau est faux, il n’y a aucune souris noire.<br />
2)	La souris noire se déplace de telle sorte que nul ne peut la toucher, ce qui donne l’illusion de vide.</p>
<p>Et si la boîte n’est jamais vide, se rajoute la troisième conclusion également valable :</p>
<p>3)	Il y a tant de souris blanches, voire une infinité, et nous pouvons continuer de chercher la noire tout en sachant que la probabilité de succès est faible, voire nulle.</p>
<p>Ces hypothèses sont très simples mais révèlent la complexité de se prononcer sur la vérité. Tout philosophe trouvera réfutation, tout énoncé pourra être contredit : la nature humaine serait-elle insaisissable (hypothèses 2 et 3)? Ou n’existe-elle pas, donc est insaisissable par son inexistence (hypothèse 1)? Dans les deux cas, nous pourrions considérer tous ces siècles perdus, tous ces esprits vifs travaillant en vain. La plupart d’entre nous ne peuvent se résoudre à un tel cuisant échec, alors par réflexe, chacun choisit sa souris grise. C’est là que réside la solution dans une certaine mesure au problème, la seule façon de mettre fin à ce jeu pénible et irritant.</p>
<p>Voilà précisément où je veux en venir. Si nous sommes condamnés à ne pas savoir quelle hypothèse est vraie, nous sommes pleinement libres de choisir celle que nous croirons vraie. Que ce soit une souris grise, qui nous apparaît plus noire que toutes les autres souris grises, que ce soit de croire en la véracité l’une des trois hypothèses. Nous sommes libres de choisir ce que j’appellerais notre mensonge (partant du principe que nous ignorons quelle est la vérité). Pour des raisons diverses, nous choisissions l’alternative à la certitude qui nous convient le plus, et nous pouvons finalement vivre sans s’en préoccuper davantage. Il est toutefois fortement suggéré que ce choix s’inscrive dans une cohérence, et que ce qui en découle soit conséquent.</p>
<p>Donc, ma conception de l’être humain n’est non pas arrêtée sur une seule idée précise, sinon celle du mensonge. Je n’utilise pas le terme mensonge dans son caractère péjoratif :  si je choisis d’être rousseauiste, marxienne, cartésienne, nietzschéenne ou existentialiste ou tout ce qui est possible d’être, il faut cependant s’entendre sur une chose. Je reste consciente que tout cela n’est qu’hypothèse, car il ne m’a pas été donné de vivre une quelconque illumination divine, ni l’apparition de la Vérité. Le mensonge est là : je sais qu’il est possible que cela soit faux, mais j’affirme une philosophie vraie car je peux/veux passer à autre chose (je soupçonne plusieurs de faire ainsi chaque jour de leur vie, pour tous leurs mensonges). Un habile menteur sait comment agir en fonction de son mensonge mais sans jamais se convaincre lui-même. Il reste honnête envers lui-même, et c’est ainsi que j’espère l’homme rester humble dans sa condition d’homme, et de ne pas se méprendre en s’imaginant détenteur de la Vérité. Sans compter que le mensonge sert la créativité humaine. Choisir un mensonge permet d’en choisir d’autre; alors que choisir une vérité empêche de choisir une autre vérité. Et dès lors, nous serions obligés de nous limiter à une seule vérité, et seuls les fous ne changent pas d’avis… et si nous regardons l’histoire, ceux qui ont fait couler le sang étaient les pires menteurs, et leur méprise entre mensonge et vérité ont coûté la vie de trop d’hommes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fantaisie]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/19/fantaisie/</link>
<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 07:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les phares de la voiture repoussaient la noirceur comme des conquistadors modernes, mais la lumière]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><DIV STYLE="text-align:justify;">Les phares de la voiture repoussaient la noirceur comme des conquistadors modernes, mais la lumière fuyait sans cesse le véhicule. Jamais l’engin n’accédait cette zone lumineuse, pourtant créé par lui-même.</p>
<p>J’avançais dans la vie ainsi, où les jours sans histoires se succédaient, telles des pages d’un roman d’aventures qu’on aurait déchirées et lues dans le désordre. Au fil des ans, la vie me décevait jusqu’à tuer insidieusement toute attente envers elle. À cet instant, je vivais les évènements comme on vit une phrase : sujet, verbe, avec un  peu de chance il y avait un complément. Je croisais sur ma route des personnages tantôt anecdotiques, tantôt grotesques, tantôt précieux, parfois sublimes. Ceux qui figuraient dans la dernière catégorie avaient en fait une essence qui leur était bien propre. Il m’arrivait de m’imprégner de leur aura, mais chaque fois je me donnais l’impression de n’être qu’un triste pastiche. Triste, car bien que fort réussi, il ne l’était pas assez pour me convaincre. Rapidement, je finis par être cette coquille vide, un refuge désolé qui ne semblait qu’attendre un futur arrivant qui n’arrivait point. Cela de façon non-péjorative : on pouvait toujours entendre la mer si on blottissait son oreille contre mes lèvres. Je murmurais un rêve évanescent, sans prétention. Cette berceuse salée dont l’écoute pouvait faire rêver seuls les contemplatifs, évoquer milles souvenirs inexistants. Cette chanson était un<br />
espoir naïf et enfantin, qui ravivait mon acharnement dans les moments les plus durs. Justifier mon existence fut en fait ma seule raison de continuer à cheminer à travers les secondes, les minutes, les heures. À y repenser, c’est un tel désir insensé qui amena ma déception, alors inévitable. <img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/arcenciel.jpg' alt='Arc-en-ciel' align="right"></p>
<p>Puis, il y eut cette averse d’été. Parfois, la tournure du cours de évènements devient si limpide, si claire, qu’il se produit ce miracle de sagesse. Le brouillard devant les secrets de la vie se lève et on entraperçoit l’immensité de ce monde. Pourtant, alors qu’entre le rideau et le parquet parvenait cette fine ligne de lumière, l’ombre la suivait comme fidèle compagne. Je réalisai rapidement la furtivité de cette vue incroyable que j’avais eu sur le cours des choses. Ce rideau n’était nul autre que mes paupières, lorsque le moment de grâce fut rompu par ma peur de cette vision sublime. Oui, la peur de pouvoir assister à un tel spectacle, la vie, sans pouvoir en jouir pleinement, sans un profond sentiment d’appartenance, me tenaillait. Après avoir vu la grandeur de l’Univers tel que peut le concevoir l’esprit, il me semblait que ma petitesse avait foulé des sols qui devaient rester d’elle  inconnus.</p>
<p>Et puis, chaque jour n’était qu’une lettre. Certains faisant de leur vie des dictionnaires, ou des romans, ou bien des livres d’algèbre avec mille inconnues. Mais moi, mes lettres semblaient désordonnées, sans jamais créer de mot intelligible. Était-ce normal, devais-je tirer des conclusions de cela? Parfois, un mot perdu cognait timidement à ma porte, et je me pressais de le mettre en cage pour qu’il ne m’échappe plus. Il fanait et il n’existait pas de mot artificiel pour le remplacer. Je contemplais donc muettement la pièce sévère qui regardait les jours tourner les aiguilles de ma vie. </p>
<p>Un jour, le mot bonheur se desséchant lentement, je pris tout ce qu’il m’avait été permis de courage et je décidai de souiller ces sols dont je m’étais moi-même bannie. Je fonçai de l’autre côté du rideau et me retrouvai devant un public ébahi, des projecteurs éblouissants plein les yeux. J’avais rencontré des gens à l’aura puissante, mais je rencontrai, là, des auras personnifiées. Je me souviendrai longtemps de ce cirque d’acrobates funambules entre l’homme et la bête, dont le tonnerre claironnait sans vergogne. Parfois, le vertige me prenait : la vie me bombardait de complément, sans sujet, sans verbe. Les Grandes Idées défilaient devant moi, faisaient des sourires enjôleurs, je ne savais plus dans quelle direction regarder.</p>
<p>Mais tout cela, ce n’était qu’une supernova. Je fus ramenée rapidement dans ce monde qui m’était trop familier, ce monde exigu et sombre, où les couleurs s’agençaient étrangement. Mes yeux semblèrent plus sensibles qu’à l’habitude à ces bizarreries, alors que tous y semblaient accoutumés. L’habitude et l’impossibilité de voir autrement s’étaient posées sur leur nez et voilaient la réalité. Je n’eus pas le courage de lutter contre cet aveuglement, sachant que je n’avais pas la force nécessaire pour les amener hors de la caverne.</p>
<p>Et la supernova devint ce qu’elle est vouée à devenir.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Taxi]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/12/15/taxi/</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 20:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[
J’étais dans un taxi. Je n’ai pas l’habitude des taxis, et celui-là chargeait la course aux]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>
<DIV STYLE="text-align:justify;">J’étais dans un taxi. Je n’ai pas l’habitude des taxis, et celui-là chargeait la course aux secondes, presqu’aux secondes près. C’est cela qu’il valait, mon temps? Le montant continuait de croître, même quand l’automobile était à un feu rouge.<img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/taxi.jpg' alt='Taxi' align="right"></p>
<p>Je réalise maintenant que c’était une métaphore sublime de la vie, ce chronomètre qui me faisait payer le temps. Même lorsque nous cessons temporairement d’avancer, lorsque nous décidons de souffler un peu, lorsque nous attendons sagement le feu vert, nous payons.</p>
<p>Nous payons! Et qu’avons-nous en retour? Rien, sinon notre propre vie qui se construit, ou qui se déconstruit, c’est selon.</p>
<p>Sur le moment, je n’ai pas trop compris mon malaise à payer un montant plutôt ridicule pour me rendre à bon port: c’est toujours mieux que de marcher seule une longue, longue, rue peu fréquentée durant la nuit. J’ai soudainement eu la violente envie de descendre du véhicule, de marcher les quelques mètres qu’il me restait à parcourir. De dire que j’en avais assez, que je ne voulais pas payer pour vivre ces minutes assise passivement. Mais je sais, à présent, que je ne voulais pas payer pour vivre un point c’est tout, que je ne voulais surtout pas devoir déclarer faillite de m’être trop endettée plus tard.</p>
<p>Mais je suis restée tranquille. Je soupçonne des générations de chaperons rouges et de loups responsables de ces craintes instinctives que je peux parfois ressentir lorsqu’il est trop tard le soir, qu’il fait noir, et de surcroît, que je suis seule. Car si, comme me le soulignait si pertinemment K., les hommes ont comme faiblesse l’incapacité de donner la vie, je ne peux pas non plus oublier qu’ils ont néanmoins la force de la prendre. Bref, je suis restée sur la banquette arrière, à regarder le chauffeur interrompre le chronomètre non pas lorsque l’auto s’est rangée près du trottoir, mais lorsque le chiffre eu changé non pas une, mais bien deux autres fois. J’ai réglé la course, et je suis rentrée chez nous.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ZÉRO]]></title>
<link>http://zazaincalifornia.wordpress.com/2007/11/02/zero/</link>
<pubDate>Fri, 02 Nov 2007 06:04:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Z.</dc:creator>
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<description><![CDATA[«Notre monde est fait de rouages qui ne
s’ajustent pas les uns aux autres.
Ce ne sont point les m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://zazaincalifornia.wordpress.com/files/2008/01/zero.jpg' alt='Zéro' align="left"><em>«Notre monde est fait de rouages qui ne<br />
s’ajustent pas les uns aux autres.<br />
Ce ne sont point les matériaux qui sont<br />
en cause, mais l’Horloger.<br />
L’Horloger manque. »</em><br />
Pilote de guerre, A. ST-EXUPÉRY</p>
<p> 	 	 	<strong>I</strong><br />
<DIV STYLE="text-align:justify;"><br />
 	Afin d’assurer une certaine rigueur linguistique à un texte littéraire, il est primordial de clarifier le « progrès » tel qu’il sera examiné, puis critiqué au fil d’une narration historique.</p>
<p>« progrès nom masculin<br />
(latin progressus, de progredi, avancer)<br />
1. Amélioration, développement des connaissances, des capacités de qqn. Faire des progrès en musique.<br />
2. Changement graduel de qqch, d'une situation, etc., par amélioration ou aggravation. Les progrès d'une inondation.<br />
3. Développement de la civilisation. Croire au progrès. »   </p>
<p> 	En fait, le fait qu’une première définition du progrès en fasse une « amélioration » (donc mélioratif), qu’une deuxième un « changement par amélioration ou aggravation » et qu’une troisième un « développement de la civilisation » me semble mériter notre entière attention. Si les linguistes le définissent par une chose et son contraire, cela souligne toute la complexité d’un progrès simplifié sur la place publique. C’est comme poser « si X égale A mais peut aussi éventuellement égaler –A » et demander la valeur de X. On ne peut répondre simplement « X=A » ou « X=-A », à moins que X égale simplement 0. C’est principalement là où je veux en venir : remplacez X par le progrès, A par amélioration et –A par aggravation.<br />
Ces trois définitions seraient-elles une simple mascarade pour éviter de refuser une véritable valeur sémantique au mot? Je l’affirme : X égale 0. Dans les faits, la définition du progrès n’existe pas, celle ayant été établie étant un non-sens.<br />
 	L’utilisation du terme démontrera cette affirmation : car l’homme a pris le mauvais réflexe de qualifier de progrès tout changement afin de ne pas avoir à se questionner sur l’impact de ses actes, découvertes et interventions. Présupposé dangereux. Examinons cet emploi abusif du terme vide « progrès » auquel le consensus général a accordé une connotation positive au cours de l’histoire. Il sera alors plus aisé de constater qu’un simili-concept amène une simili-solution aux choix de société qui nous sont posés. Une société qui s’aveugle ainsi, en remplaçant de façon presque systématique le terme changement par progrès, est promise à un avenir plutôt sombre. Elle n’ose pas assumer son rôle d’Horloger responsable, désignant l’Horloger tantôt Dieu, tantôt la raison et finalement le progrès.</p>
<p> 	 	 	<strong>II</strong></p>
<p><em>« Maintenant, je vois; je me rappelle mieux ce que j’ai senti, l’autre jour, au bord de la mer, quand je tenais ce galet. C’était une espèce d’écœurement douceâtre. Que c’était donc désagréable! Et cela venait du galet, j’en suis sûr, cela se passait du galet dans mes mains. Ou, c’est cela, c’est bien cela : une sorte de nausée dans les mains. » </em><br />
                                                             J.-P. SARTRE</p>
<p><strong>DANS LA CAVERNE, ILS NE RIENT PAS SEULEMENT DU PHILOSOPHE; ILS LE PLACENT SUR LE BÛCHER, POUR EN TIRER D’AUTRES OMBRES. DES OMBRES ÉTRANGLÉES PAR L’AVIDITÉ. ODEUR DE PLUMES, D’AILES ROUSSIES. ILS TUENT CELUI QUI S’ÉLÈVE VERS LA LUMIÈRE, S’EMPRISONNANT DANS L’ANTRE COMME LA LAIDEUR CONDAMNÉE PAR ULYSSE, PRIVÉE DE SON UNIQUE VUE. ASSIS, DÉCÉRÉBRÉS COMME UNE COQUILLE D’ŒUF PROTÉGEANT UN FŒTUS MORT, ILS TROUVENT REFUGE DANS UN SOMMEIL NIAIS, BAVANT COMME UNE ARMÉE DE CRAPAUDS MALOTRUS TAPIS DANS LA BOUE, SANS PRINCESSE. DE CETTE FAÇON, DANS LE NOIR, L’OMBRE RAMPE PARTOUT, S’INFILTRE DANS LES ESPRITS DE CHACUN. ILS SE RÉVEILLENT ET L’ESPACE D’UN INSTANT, ILS ONT TOUT OUBLIÉ, JUSQU’À L’ENDROIT OÙ ILS SE TROUVENT.</strong></p>
<p>Pour justifier ces gestes lâches, ils pondent d’abord l’égalité. Cette égalité qui rabaisse hommes plutôt que de les élever, celle qui fait de tous et de chacun la chair à canon des révolutions.<br />
 	« On progresse, on progresse! », coassent-ils. Alors apparaît une flamme vacillante au creux des iris dilatés, croyant voir la lumière. C’est qu’ils n’ont pas encore accepté pleinement la supposée nature-phare du progrès, qui consiste à diriger leur gargantuesque train dans la nuit : ni plus, ni moins.  A-t-on déjà vu un objet accéder à la zone lumineuse qu’il engendre? Ce serait bien absurde qu’une même entité projette de la lumière, projette une ombre de cette même source et cela simultanément.<br />
Sans compter qu’ils oublient sans difficulté que ce sont les esclaves qui ont bâti les pyramides, et non les pharaons. Burj Dubaï ne s’érige pas vers le ciel mue par une force divine, ni à l’instar d’une néo-Babel, bien au contraire. À la langue universelle s’est substituée le silence, ou sinon une parole destructrice. Voilà un autre paradoxe historique: c’est la compréhension entre les exploités qui empêche le haricot magique de croître, et non le contraire.  Où peut bien être le progrès? Tout cela ne les empêche nullement, si égalitaristes qu’ils soient, de s’extasier devant l’une des merveilles du monde bâtie à la  sueur qui coulait sur le dos des soumis. Coassez, coassez.<br />
Ces multiples tentatives de transposition de l’imaginaire fantastique dans la réalité s’avèrent pathos ridicule, où humains hallucinent ataraxie, se piquent à la complaisance. Avec une fierté non fondée, le discours national se dévide jusqu’à n’être plus qu’un épais fuseau de mots. En quel nom ces amphibiens brandissent-ils leur drapeau souillé, tissé à même ces kyrielles d’illusions? Alors aux passagers batraciens de répondre au nom du progrès qui sauve des vies. Qui facilite notre dur labeur, notre purgative de vie dans laquelle on ne sait qui ou quoi nous a plongé. Qui nous empêche de nous noyer. Cependant, il faudra que l’humanité se prenne largement plus en main pour honorer son progrès messianique et son altruisme si crûment exhibé. Jusqu’à présent, ces hommes-grenouilles n’ont su que suivre ce qu’on nomme progrès avec une confiance aveugle, tels des plongeurs perdus suivant les bulles qui remontent vers la surface.<br />
Par une heureuse coïncidence et beaucoup de prières, ils parviendront à respirer, à atteindre les Lumières. C’est l’instant de tous les possibles, où toute invention signifie révolution. À mi-chemin de sa vie, l’humanité affiche une vigueur de jouvence, mais si jeunesse savait. Une fois accostés, ils évoluent en petits mammifères, rongeurs et coriaces. « On progresse! On progresse! » s’exclament-ils à nouveau.<br />
	Cette période éphémère de pure création brise le cycle des mort-nés que l’histoire a connu : la disparition de la barbarie et de la bave visqueuse ne peut que laisser place qu’à moins répugnant. Mais rien n’est gagné d’avance : entre en jeu la liberté, celle qui permet à l’un d’écraser l’autre sans l’obliger à lui tendre la main pour se relever. Ces nouveaux hamsters jouissent du confort de la vie moderne, maintenant libres de leurs allées et venues. Pour se délester davantage et gagner l’insoutenable légèreté, ils promulguent l’immatérialité de la valeurs de choses, du travail. Tout n’est que chiffres, que transactions symboliques. Ayant été depuis toujours les seuls à mettre la nourriture sous clé , il devient primordial de satisfaire le client sous peine de voir sa pitance retirée. Le client possède l’autorité absolue sur le maître de l’échoppe, à lui de se débrouiller avec les demandes contradictoires qui fusent. Rapidement, automatisé et automatique, le système résorbe l’illusion de collectivité, qui grisait auparavant les individus. D’une rapidité foudroyante, les vestons noirs se mêlent dans la foule, marchent au pas sans garde-à-vous. Excellant dans la nullité, chacun en fait son domaine particulier, rien n’échappe à la ségrégation : encore moins les idées.<br />
	La sénilité gagne insidieusement la société, étouffée par la fumée des cigares. Le moment de vérité ne tardera point, lorsqu’ils se réveilleront de cette longue transe. Des fosses communes, révélées par la disparition des sincères utopies humanistes, émergeront les asticots qui y dormaient. Les cadavres des dictateurs furent leur gîte depuis longtemps, et l’incinération des corps s’offrira comme la solution finale de toutes ces solutions finales.<br />
<strong><br />
À PRÉSENT, DÉSŒUVRÉS, ILS NE SAVENT TROP QUOI FAIRE DE CES CENDRES. SI LE GUIDE ÉTAIT PHÉNIX, IL S’AVÉRERAIT DIVERTISSANT DE LE BRÛLER À LA MANIÈRE D’UN OUROBOROS SATANIQUE. CELA LEUR ÉVITERAIT DE DEVOIR SUPPORTER CETTE NEIGE SUR LEUR ÉCRAN, MAINTENANT QUE LE SIGNAL EST MORT. ALORS À L’EFFIGIE HÉRÉTIQUE DU MESSIE DÉCHU, ILS ÉRIGENT DES POUPÉES DE CIRE QUI À DÉFAUT DE BRÛLER, FONDENT AVEC LENTEUR ET REDEVIENNENT MATIÈRE PREMIÈRE. DE LÀ ILS PEUVENT RECRÉER LAIDEUR ET  IMAGE, MARIER LES DEUX DANS DES TONS PLUS EXÉCRABLES LES UNS QUE LES AUTRES. TIRER LE PIRE PARTI DES COULEURS, TEL EST LEUR PARI. LA NEIGE EST DISPARUE, ELLE LAISSE NAÎTRE UN PRINTEMPS OÙ LES HORREURS VERDISSENT SI  VERDÂTRES… PLUS QUE JAMAIS.</strong></p>
<p> 	 	 	 	***</p>
<p>Ce texte est lui-même production d’un enfant-éponge de ce siècle des Noirceurs. Force est de constater que l’âge d’or promis par le progrès actuel ne peut se reproduire au coût du moindre effort. Est-ce possible d’envisager ce qui serait à présent un anachronisme, soit une réapparition du paradis perdu? L’idée en vogue du progrès salvateur est au futur ce que les chirurgies esthétiques sont au charisme. Il s’apparente grandement à cette notion surréaliste de la femme que le féminisme a, probablement sans connaissance de cause, fait naître : la Femme, mythe dans sa splendeur, s’élève aux aurores et dort aux crépuscules, démaquillée. Et cette femme, qui marche avec le poids du monde sur ses talons, n’a ni cœur ni élément moteur. Elle avance comme un train à vapeur  alimenté au charbon qui cerne son regard fauve. Elle déraille avec une expression guerrière, sans égard face à l’humanité, ni en l’homme qui l’a créée. Oui, cette image populaire de la super woman est un pur produit de la volonté d’égalité, de progrès social, qui fonctionne suivant les mêmes mécanismes que ce qui l’a engendrée. Le progrès glorifié, aidé de l’excessive liberté individuelle, a contribué à la déshumanisation de l’humanité. Voilà que cette position bien pessimiste s’annonce, une question surgit. Est-ce préférable de ne rien faire et d’attendre que le téléviseur défectueux s’éteigne de lui-même puis d’agoniser dans le noir? Non, la lucidité est notre seule porte de secours dans cette tour qui croule, trop haute et trop grande pour ce que ses fondations boueuses et hémophiles pouvaient supporter. Nous devons reconnaître, avant de vouloir connaître, que des milliards de vie n’auront servi que les desseins destructeurs de l’avarice. Jamais les vies sauvées par le progrès n’allègeront le cœur des hommes dans la pesée de l’âme. N’ayant connu que la destruction, ou la construction destructive, celle-ci s’est imprimée dans si fortement dans une conscience collective que les générations présentes ne peuvent la contrer. Il ne reste que le futur pour se porter garant de lui-même. </p>
<p><strong>GRANDS YEUX ENFANTINS<br />
NAÏFS MAIS ESPÉRANT<br />
NE LEUR LAISSONS RIEN DE NOUS<br />
ILS NE SAURONT QUOI EN FAIRE</p>
<p>ON A TOUT TUÉ TOUT RASÉ<br />
LES MURS DES ÉDIFICES LES ENFERMENT<br />
CHERCHONS L’ENFANT AUX PAPILLONS<br />
QUI FERA DE CE GRIS DÉSERT UN JARDIN</p>
<p>DESSINONS-LEUR DES MOUTONS<br />
EUX QUI SAVENT TOUT SANS RIEN SAVOIR<br />
EUX QUI COMPRENNENT TOUT SANS RIEN COMPRENDRE<br />
LAISSONS-LEUR AU MOINS L’ESPOIR</strong></p>
<p>Nous saurons peut-être leur éviter de prendre ce billet pour ce train sans retour, qui déraille. Nous saurons peut-être leur éviter de respirer l’air avarié du post-modernisme, aussi fatal que le Zyklon B. Pour cela, il faut maintenir l’espèce humaine en vie. Aussi absurde que cela paraisse, il est impératif de continuer d’espérer que se répète cet exploit effectué il y a deux milles ans, soit d’apprendre aux hommes l’amour. Camus disait : </p>
<p><em>« Notre tâche d’homme est de trouver les quelques formules qui apaiseront l’angoisse infinie des âmes libres. Nous avons à recoudre ce qui est déchiré, à rendre la justice inimaginable dans un monde si évidemment injuste, le bonheur significatif pour des peuples empoisonnés par le malheur du siècle. Naturellement, c’est une tâche surhumaine. Mais on appelle surhumaines les tâches que les hommes mettent longtemps à accomplir, voilà tout. » </em>(L'été) </p>
<p>C’est indubitable, la nature reprendra ses droits par celui qui les lui a retirés. Ce n’est peut-être qu’un espoir têtu et naïf, reliquat du monde des merveilles, mais j’y tiens. Car comme Platon, le bien se trouve ailleurs. Car comme Bruno, il n’a pu avoir de déluge universel : il reste bien quelque part une fraction de ce que nous y avons perdu. </p>
]]></content:encoded>
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