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	<title>imperialisme-us &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/imperialisme-us/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "imperialisme-us"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 23:28:52 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=298</link>
<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 21:27:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
<guid>http://reopen911.fr.wordpress.com/2008/08/26/les-guerres-d%e2%80%99occupation-de-l%e2%80%99afghanistan-et-de-l%e2%80%99irak-un-bilan-horrifiant-de-portee-mondiale/</guid>
<description><![CDATA[par Jules Dufour pour Mondialisation.ca, Le 22 juillet 2008
Les guerres d’occupation de l’Afghan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>par Jules Dufour pour </em><a href="http://www.mondialisation.ca/"><em>Mondialisation.ca</em></a><em>, Le 22 juillet 2008</em></p>
<p><strong>Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent avec leurs cortèges de morts et leurs lots de destruction et de désolation. Elles continuent et sont livrées de plus en plus dans l’indifférence générale. Jour après jour, les dépêches en provenance de Kaboul, de Kandahar ou de Bagdad font état des attentats suicides, des attentats à la voiture piégée, d’affrontements sanglants et de bombardements de villes et de villages. Sept ans de guerre en Afghanistan. Cinq ans de guerre en Irak. Les bilans présentés font peu état des dommages aux infrastructures et dressent une comptabilité imprécise des victimes. Quel gâchis! Quel massacre! Combien d’appréhensions, de peurs et de souffrances endurées par des millions d’habitants? Aucune volonté réelle ne se manifeste pour y mettre fin. Et pourtant ce sont des guerres qui affectent le monde entier.</strong></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/moyen-orient-guerre-iran.jpg" alt="" width="435" height="264" /></div>
<p>En ce 13 juillet 2008, encore une dépêche en provenance de Kaboul qui nous informe de la mort de plusieurs personnes que l’on prend soin de trier en cinq catégories: les soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS ou ISAF) de l’OTAN, les soldats de l’armée afghane, les soldats de la coalition internationale sous commandement américain, les insurgés et la population civile. Les victimes des trois premières catégories semblent comptabilisées et pour les autres la formule habituelle est de mise: «Bien qu’aucun bilan final n’ait pu être établi, les insurgés ont probablement subi de lourdes pertes» (<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE" target="_new">cyberpresse</a>).</p>
<p>Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le bilan des morts, des blessés, des victimes et des déplacés causés par ces guerres d’invasion depuis leur déclenchement ne soit pas connu et peu rapporté. Et il l’est de moins en moins pour en occulter, aux yeux du public, les conséquences tragiques pour les peuples qui en sont les victimes. Lors de la Guerre du Golfe on avait vite compris que le taux d’acceptation des guerres est proportionnel à celui de l’ignorance que l’on en a. Et c’est l’approche qui est privilégiée depuis.</p>
<h4>Le palmarès de victimes anonymes</h4>
<p>Jusqu’à maintenant, la nationalité des soldats tués ou blessés était rapportée dans la nouvelle. Maintenant, ils font partie d’une statistique plus globale qui les prive, après leur décès de leur identité. Ce ne seront désormais que des chiffres selon une décision rendue par l’Isaf et ce sera au pays d’origine du soldat de transmettre cette information: « L’Isaf, qui comprend des soldats de 40 nations, n’a révélé ni l’identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d’origine» (<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE" target="_new">cyberpresse</a>); ainsi, l’on pourra en retarder la divulgation, ce qui permettra de minimiser l’importance de chaque épisode et le tout viendra se perdre dans les colonnes statistiques, ce qui aura pour effet de contribuer à la banalisation de la guerre et ainsi à sa plus grande acceptation par le public.</p>
<p>En bref, le bilan global des victimes de ces guerres ne fait pas l’objet d’une grande diffusion. Il semble, avec le temps, devenir en soi l’objet d’un rapport comme un autre. L’indignation n’est plus au rendez-vous ni même la consternation ou la tristesse. Il se présente plutôt un sentiment d’indifférence qui laisse la place aux questions de stratégies sur le terrain et à celles relatives aux conditions qui permettront de «gagner» la guerre avant d’effectuer un retrait dit progressif.</p>
<h4>Quel bilan peut-on dresser en juillet 2008?</h4>
<p>Un très grand nombre d’organismes veillent sur cet aspect des conflits armés et, notamment, les organisations internationales des droits humains telles que Human Rights Watch, Amnistie Internationale, Human Rights for Change, Afghanistan Justice Project, War Victims Monitor et International Center for Transitional Justice.. Quel est le décompte? Quel est le nombre de déplacés dans les pays théâtres de ces guerres et vers l’étranger? Quelle est l’ampleur des dégâts et des coûts financiers entraînés par ces deux «opérations»?</p>
<p>Nous présentons, ici, un bilan de ces guerres afin de pouvoir en prendre toute la mesure et de mieux comprendre le sens des décisions politiques et militaires qui sont prises par les forces d’occupation. Les données présentées doivent être considérées comme étant des approximations peu importe la source d’où elles proviennent. Nous ferons état des bilans officiels, mais nous considérerons avec beaucoup d’attention les rapports provenant d’organismes reconnus comme indépendants. Nous présentons un bilan succinct des victimes et les coûts globaux de ces guerres.</p>
<h4>Des bilans indépendants</h4>
<p>Selon Unknown News, en date du 16 juillet 2007, la situation globale se présentait ainsi: Au moins 832 962 personnes ont été tuées et 1 590 895 ont été blessés en Afghanistan et en Irak (<a href="http://www.unknownnews.net/casualties.html" target="_new">Unknown news</a>).</p>
<h4>En Afghanistan</h4>
<p>Selon le dossier concernant les victimes civiles de Marc W. Herold de l’Université du New Hampshire les bombardements américains ont tué, entre 3 485 et 4 034 civils entre octobre 2001 et juin 2004 (<a href="http://pubpages.unh.edu/~mwherold/">http://pubpages.unh.edu/~mwherold/</a> ).</p>
<p>Selon des données rapportées par Matrix Masters, un total estimé de 1 500 personnes ont été tuées en 2005 dans ce pays (<a href="http://www.matrixmasters.com/world/america/afghanistan/warafghanistan%20home.html" target="_new">matrixmasters.com</a>). Quelques 600 policiers auraient été tués entre l’élection de Hamid Karzai en décembre 2004 et la mi-mai 2005 (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<p>Selon un rapport d’Human Rights Watch, en 2006, 4 400 Afghans ont été tués dont 1000 civils. De plus, un total de 2 077 insurgés ont péri dans les opérations conduites par les forces de la coalition entre le 1er septembre et le 13 décembre 2006. Pour la même période, les données rapportées par Associated Press basées sur les rapports du gouvernement afghan, de l’OTAN et des représentants de la coalition font état d’un total inférieur à 4 000 morts, la plupart d’entre eux étant des insurgés. Plus de 1 900 personnes avaient été tuées au cours des huit premiers mois de l’année (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<p>En 2007, on estime que 7 100 personnes ont été tuées y compris 926 policiers afghans, 4 478 insurgés, 1 500 civils et 232 soldats étrangers (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<p>En mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Aghanistan Conflict Monitor se référant à un article de M. Weaver du Guardian, le total de ceux qui ont péri dans cette guerre dépasse les 8 000 personnes en 2007 (M. Weaver, The Guardian, 11 mars 2008) lequel se base sur les données d’un rapport produit par les Nations Unies: «Les Nations Unies ont brossé une évaluation sombre du conflit en Afghanistan, en faisant état du fait que la violence s’est intensifiée considérablement au cours de la dernière année, ce qui a entraîné la mort de plus de 8 000 personnes y compris au moins 1 500 civils» (M. Weaver, 2008) (<a href="http://www.afghanconflictmonitor.org/2008/03/afghanistan-con.html" target="_new">Afghan conflict monitor</a>).</p>
<p>Au cours des six premiers mois de 2008, plus de 2 100 personnes ont été tuées y compris 698 civils, 502 insurgés (jusqu’au 14 mars). En juin seulement, 613 personnes sont mortes dans des actes de violence causés par les insurgés y compris 473 insurgés, 34 civils et 44 membres des forces de sécurité afghans. 72 policiers afghans ont été tués au cours du mois d’avril (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<p>Les Nations Unies ont rapporté en juin 2008 que près de 700 civils afghans avaient été tués depuis le début de l’année dont les deux tiers étaient dus à des attaques perpétrées par les insurgés et 255 dans des opérations militaires (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<p>Selon ces données approximatives il est permis d’avoir un aperçu de l’ampleur du nombre de personnes tuées dans cette guerre, mais elles ne peuvent traduire l’importance des effectifs de population affectés, car il ne s’agit pas d’une simple occupation militaire, mais d’une guerre totale. Nous aurions donc un total estimé entre 20 000 et 25 000 personnes qui ont perdu la vie en Afghanistan entre octobre 2001 et juin 2008. </p>
<h4>En Irak</h4>
<p> Selon Adlène Meddi du Quotidien indépendant El Watan, en date du 25 mars 2008, «si le bilan opérationnel officiel de l’armée américaine en Irak a atteint le seuil symbolique de 4000 morts avec les récentes attaques, l’on est incapable de préciser le nombre des civils irakiens tués dans cette guerre qui dure depuis cinq sanglantes années» (<a href="http://www.elwatan.com/Combien-de-victimes-civiles" target="_new">El Watan</a>).</p>
<p>Selon cet auteur, «des chercheurs américains de l’Université John Hopkins (Baltimore) et iraquiens, de l’Université Al Mustansiriya (Bagdad), ont estimé la surmortalité depuis l’invasion de l’Irak, de mars 2003 jusqu’à juillet 2006».</p>
<p>«Ils estiment à 655.000 le nombre de morts supplémentaires d’Iraquiens (soit 2,5% de la population) par rapport à la période antérieure à l’invasion américaine. Le taux de mortalité était de 5,5 pour mille avant mars 2003 contre 13,3 pour mille désormais…».</p>
<p>«Ces travaux, publiés dans la revue médicale The Lancet, n’ont pas compté les corps à la morgue pour calculer la surmortalité. Ils ont enquêté auprès de 47 ensembles, répartis sur tout le territoire, contenant chacun 40 foyers. Ils ont recensé le nombre de naissances et de décès par foyer entre 2001 et 2006 et ont ensuite extrapolé les résultats à l’ensemble de la population iraquienne…».</p>
<p>«Ces chiffres sont très loin des chiffres officiels publiés sur iraqbodycount.org, site qui est censé recenser les civils tués au cours des interventions militaires en Irak (qui avaient été répertoriés jusqu’à ce moment-là) "que" 45 à 50.000 victimes…» En juillet 2008, selon les données fournies par ce projet le total des morts se situe entre 86 017 et 93 936 (<a href="http://www.iraqbodycount.org/">http://www.iraqbodycount.org/</a> ).</p>
<h4>Des coûts astronomiques</h4>
<p>Combien ces guerres ont-elles coûté jusqu’à maintenant? Quelle est l’ampleur des dommages causés aux infrastructures? Quels seraient les coûts globaux de leur reconsctruction?</p>
<p>Selon un rapport du Service de recherche du Congrès des États-Unis mis à jour le 23 juin 2008, jusqu’au 26 décembre 2007 le Congrès a approuvé la somme totale de 700 milliards de dollars pour les opérations militaires, la sécurité, la reconstruction, l’aide internationale, les dépenses des ambassades et les frais d’assurances et les soins de santé pour les anciens combattants pour les trois opérations initiées depuis les attaques du 11 Septembre.</p>
<p>Selon la même source de renseignements, en date du 19 juin 2008, la Chambre a approuvé une nouvelle version du Rapport à la Chambre 2642, un supplément pour l’année fiscale 2008, qui devait être examiné par le Sénat la semaine suivante. Ce projet de loi comprend une somme de 163 milliards de dollars pour les deux années fiscales 2008 et 2009… Si le tout est approuvé, le Service de recherche du Congrès estime que le financement des guerres contre la terreur atteindra le total de 857 milliards de dollars, soit un total de 656 milliards de dollars pour la guerre en Irak, 173 milliards de dollars pour celle de l’Afghanistan et de 29 milliards de dollars pour le renforcement de la sécurité (Belasco, A., 2008).</p>
<p>Selon W. T. Wheeler, le Département de la Défense a témoigné devant le Congrès le 31 juillet 2007 que la guerre en Afghanistan avait coûté la somme de 78.1 milliards de dollars (<a href="http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html" target="_new">Counterpunch</a>).</p>
<p>Dans la première année de guerre en Afghanistan, selon les propos de EuropUSA.com, «sans parler des vies humaines perdues du fait de la guerre qu’on ne peut bien entendu pas chiffrer, le coût financier de la guerre en Afghanistan s’éleverait à $1 milliard par mois. Avec l’avancée spectaculaire de l’Alliance du Nord et la prise de Kaboul, on imagine que ce coût astronomique va bientôt se réduire… Les États-Unis ont déjà envoyé 6000 missiles et bombes sur le sol afghan. Le coût de certains missiles s’élève à $1 million pièce. Attention à ne pas se tromper de cible !. Les 50.000 militaires américains basés en Asie touchent en guise de motivation $150 par mois…et la gloire en plus bien sûr. Autre chiffre « étonnant » : le coût par heure des avions de combat. Par exemple, les F14 coûte $5000 par heure. Personne ne gagne à faire la guerre sauf peut-être l’industrie militaire…»(<a href="http://www.europusa.com/?ID=FRa25b394e83f0494e9&#38;nosniff=1" target="_new">Europusa.com</a>).</p>
<p>Selon les données du National Priorities Project, si toutes les demandes additionnelles sont approuvées par le Congrès le coût de la guerre en Iraq atteindrait, pour le budget étatsunien, à la fin de l’année fiscale 2008, la somme totale de 611 milliards de dollars (<a href="http://www.nationalpriorities.org/publications/more_war_funding_requested" target="_new">National Priorities.org</a>).</p>
<p>Pour voir le budget autorisé pour la guerre en Irak (en milliards de dollars), <a href="http://zfacts.com/p/447.html" target="_new">cliquez ici</a>.</p>
<p>Selon d’autres sources d’information, les coûts réels pourraient atteindre les 3 000 milliards de dollars pour le budget national des États-Unis. Selon Joseph Stiglitz and Linda Bilmes du Journal The Times, en tenant compte des opérations elles-mêmes et des impacts directs de ces guerres sur l’ensemble de l’économie, les coûts des conflits en Irak et en Afghanistan ont pris des proportions fulgurantes et ils les estiment à la somme totale de 3 000 milliards de dollars. Ils concluent ainsi: «Par un brassage malsain de fonds d’urgence, par une série de livres comptables et par des calculs sous-estimés constants des ressources nécessaires à la poursuite de la guerre, nous avons essayé d’identifier combien nous avons dépensé – et combien nous devrons probablement dépenser jusqu’à la fin. Le chiffre auquel nous arrivons correspond à la somme de 3 000 milliards de dollars. Nos calculs sont basés sur des hypothèses conservatrices. Ces calculs sont simples en eux-mêmes, même s’ils se veulent compliqués sur le plan technique. Le chiffre de 3 000 milliards de dollars comme coût total nous apparaît juste et probablement plus bas que la réalité. Inutile de dire que ce total ne représente que le coût assumé par les États-Unis. Il ne reflète pas le coût énorme assumé par le reste du monde et l’Iraq» (<a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece" target="_new">Times online </a>). </p>
<h4>Les coûts estimés de la reconstruction</h4>
<p>En préparation de la réunion de pays donateurs de Madrid sur le projet de reconstruction de l’Irak en 2003 le total de 35.82 milliards de dollars a été estimé pour la période 2004-2007, le tout ayant été préparé par un comité conjoint formé par des représentants des Nations Unies et de la Banque mondiale.</p>
<p>Ce total de 36 milliards dollars en provenance des États-Unis seraient consacrés aux 14 secteurs d’intervention suivants: Institutions gouvernementales, éducation, santé, création d’emplois, transport et télécommunications, approvisionnement et assainissement des eaux et disposition des matières résiduelles, électricité, planification urbaine, logement et mise en valeur du territoire, agriculture et ressources en eau, entreprises de l’État, secteur financier, investissement dans la lutte contre les changements climatiques et action contre les mines. Les Autorités provisoires de la Coalition ont estimé qu’il fallait 20 milliards additionnels en incluant cinq milliards de dollars pour la sécurité et la police et 18 milliards pour les infrastructures de l’industrie pétrolière (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Reconstruction_of_Iraq#Assessing_reconstruction_needs" target="_new">Wikipedia</a>).</p>
<h4>Les déplacés et les réfugiés</h4>
<p>Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNCHR) la guerre en Irak à elle seule est responsable de 4.4 millions de réfugiés et de populations déplacées à l’intérieur des frontières (<a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/" target="_new">Global Voices online</a>).</p>
<p>«La situation en Irak continue à empirer, avec plus de deux millions d’Irakiens dont on estime qu’ils ont été déplacés à l’intérieur des frontières et 2.2 millions qui ont cherché refuge dans les pays voisins » affirme le rapport de L’UNCHR».</p>
<p>«Selon des chiffres gouvernementaux, quelques 1.4 million d’Irakiens se trouvent maintenant en Syrie, jusqu’à 750 000 en Jordanie, 80 000 en Égypte et quelques 200 000 dans la région du Golfe. La Syrie, à elle seule, accueille un minimum de 30 000 Irakiens par mois» (<a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/" target="_new">Global Voices online</a>). </p>
<h4>Conclusion</h4>
<p>Ces guerres, comme on peut le constater, exercent, depuis le début du siècle, un impact majeur sur l’économie mondiale, car elles mobilisent des ressources matérielles et humaines considérables pour tuer et détruire, des ressources en provenance de l’ensemble de la planète. Elles créent un climat d’insécurité globale et provoquent, par le fait même, un puissant effet d’entraînement sur le réarmement d’un très grand nombre de pays avec des sommes colossales qui sont désormais engagées dans le processus de militarisation de continents tout entiers comme c’est le cas en Europe orientale et au Moyen Orient.</p>
<p>On peut le constater en analysant le taux de croissance des dépenses militaires mondiales. Depuis 1998 il a été constant et s’est avéré le net reflet de l’impact de ces guerres et celui du processus de réarmement global de la planète. Le total de ces dépenses, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), est passé de 735 milliards à 1339 milliards de dollars entre 1998 et 2007, soit une augmentation de 45% par rapport à 1998 (pour voir le tableau des dépenses militaires mondiales, <a href="http://www.sipri.org/contents/milap/milex/mex_world_graph.html" target="_new">cliquez ici</a>)). Ce total correspond à 2.5% du produit mondial brut (PMB) et à la somme de $202.00 par personne (SIPRI, 2008).</p>
<p>Est-ce qu’une nouvelle administration à la Maison Blanche sera susceptible de stopper ce processus? Il est permis d’en douter, car les dividendes de ces guerres profitent grandement aux grandes industries d’armements et nous savons que celles-ci exercent une forte influence sur les orientations politiques et stratégiques des grandes puissances.</p>
<p>Un message clair a été prononcé par George Miller, membre du Congrès du District de Californie et président du comité de l’éducation et du travail. Ce message traduit bien les préoccupations d’un grand nombre d’Étatsuniens concernant la guerre en Irak: “Notre économie et notre pays ne peuvent continuer de supporter le coût de cette guerre, ni pour les soldats et leurs familles qui ont consenti d’énormes sacrifices pour notre pays». Miller ajouta: «Nous devrions reconstruire l’Amérique et non l’Irak, et nous devrions rétablir la force énorme pour le bien que l’Amérique peut accomplir pour la communauté internationale plutôt que de continuer de fragiliser la stabilité régionale et ternir notre réputation à l’étranger en poursuivant cette guerre tragique et inutile. Je presse le Président d’apporter son appui au programme de retrait de nos troupes de l’Irak» (<a href="http://georgemiller.house.gov/news/2008/05/rep_miller_and_house_reject_fu.html" target="_new">Georgemiller.house</a>).</p>
<p>Ces guerres sont loin d’être terminées selon Albert Legault, chercheur du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) de Montréal: « Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont un désastre militaire, politique, économique, humanitaire et financier. En Irak, la situation militaire n’est pas plus stable qu’autrefois même si le nombre d’incidents violents a diminué –ce qui n’inclut pas les violents combats de Bassorah en mars 2008 et de Sadr Cité en avril – et de l’avis même des militaires américains, l’Afghanistan ne sera pas en mesure de s’occuper seule de sa sécurité avant 2013» (<a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232" target="_new">Er.uqam.ca</a>).</p>
<hr />
<h4>Références</h4>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">AP. Afghanistan: 9 soldats de l’Otan et 24 personnes tués. Le 13 juillet 2008. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">AYAD, C. et M. Semo. 2008. Irak: bilan accablant pour une guerre de cinq ans. Le Quotidien Libération. Le 20 mars 2008. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.liberation.fr/actualite/monde/316691.FR.php"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.liberation.fr/actualite/monde/316691.FR.php</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">BELASCO, A. 2008. The Cost of Iraq, Afghanistan, and Other Global War on Terror Operations since 9/11. CRS Report for Congress. Order Code RL33110. Updated June 23, 2008. Prepared for Members and Committes of Congress. 64 pages.</span></span></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">BORTOLASO, M.B. 2007. Usa, la facture de la guerre a doublé. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation. Le 16 novembre 2007. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=7342"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=7342</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">CHOSSUDOSKY, M. 2002. Guerre et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre. Montréal, écosociété. 256 pages.</span></span></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">CHOSSUDOVSKY, M. 2005. America’s “War on Terrorism”. Montréal, Global Research. 365 pages.</span></span></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">DOYLE, L. 2007. Trillion-dollar war: Afghanistan and Iraq set to cost more than Vietnam and Korea. Le 24 octobre 2007. Adresse Inernet: </span></span><a href="http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">LEGAULT, A. 2008. La gestion post-Bush du chaos irakien et afghan. Le 8 avril 2008. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">LEITENBERG, M. 2006. Deaths in Wars and Conflicts in the 20th Century. Cornell University, Peace Studies Program. Occasional Paper #29. 3nd ed. August 2006. 83 pages.</span></span></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">MEDDI, A. 2008. Combien de victimes civiles irakiennes tuées depuis 2003 ? Journal El Watan. Le 25 mars 2008. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.elwatan.com/Combien-de-victimes-civiles"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.elwatan.com/Combien-de-victimes-civiles</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">OXFORD RESEARCH GROUP. 2006. War on Terror’ Failing, and Distracting Politicians from the Genuine Threats to Global Security : </span></span><a href="http://www.commondreams.org/news2006/0613-07.htm"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.commondreams.org/news2006/0613-07.htm</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">STIGLITZ, J. et L. Bilmes. 2008. The three trillion dollar war</span></span></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">The cost of the Iraq and Afghanistan conflicts have grown to staggering proportions. Le 23 février 2008. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">WHEELER, W.T. 2007. Which Side is the Pentagon On? The Costs of the Afghanistan War. Counterpunch. Le 29 août 2007. Adresse Internet: </span></span><a href="http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html</span></span></a></p>
<p><strong>Sites Internet</strong></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">America’s War on Afghanistan / Matrix Masters: </span></span><a href="http://www.matrixmasters.com/world/america/afghanistan/warafghanistan%20home.html"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.matrixmasters.com/world/america/afghanistan/warafghanistan%20home.html</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Actualité Mondiale : L’impossible bilan de la guerre en Irak: </span></span><a href="http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Civilian casualties of the War in Afghanistan (2001–present): </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">"A Dossier on Civilian Victims of United States’ Aerial Bombing of Afghanistan: A Comprehensive Accounting" and "A Day-to-Day Chronicle of Afghanistan’s Guerrilla and Civil War, June 2003 - Present": </span></span><a href="http://pubpages.unh.edu/~mwherold/"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://pubpages.unh.edu/~mwherold/</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Guerre et Occupation en Irak / Résumé exécutif: </span></span><a href="http://www.google.ca/search?hl=fr&#38;q=Amnistie+internatinale+%2B+guerre+%2B+Irak&#38;start=20&#38;sa=N"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.google.ca/search?hl=fr&#38;q=Amnistie+internatinale+%2B+guerre+%2B+Irak&#38;start=20&#38;sa=N</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">International Peace Bureau: </span></span><a href="http://ipb.org/i/index.html"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://ipb.org/i/index.html</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Iraq Body Count: </span></span><a href="http://www.iraqbodycount.org/"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.iraqbodycount.org/</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Chronologie de la guerre en Irak (2002-2008). L’Express.fr : </span></span><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-2002-2007_498027.html"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-2002-2007_498027.html</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Reconstruction in Iraq: </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Reconstruction_of_Iraq"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://en.wikipedia.org/wiki/Reconstruction_of_Iraq</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI): </span></span><a href="http://www.sipri.org/"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://www.sipri.org/</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">The CNN Wire. New high for Afghanistan deaths. Le 26 juin 2008: </span></span><a href="http://cnnwire.blogs.cnn.com/2008/06/26/new-high-for-afghanistan-deaths/"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://cnnwire.blogs.cnn.com/2008/06/26/new-high-for-afghanistan-deaths/</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">List of wars and disasters by death toll: </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_and_disasters_by_death_toll#Wars_and_armed_conflicts"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_and_disasters_by_death_toll#Wars_and_armed_conflicts</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">War in Afghanistan (2001–present): </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/War_in_Afghanistan_(2001%E2%80%93present)#Civilians"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://en.wikipedia.org/wiki/War_in_Afghanistan_(2001%E2%80%93present)#Civilians</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;">War Victims Monitor: </span></span><a href="http://warvictims.wordpress.com/category/country/afghanistan/"><span style="font-size:smaller;"><span style="font-size:x-small;color:#0000ff;">http://warvictims.wordpress.com/category/country/afghanistan/</span></span></a></p>
<p><span style="font-size:x-small;"></p>
<hr /></span></p>
<p> </p>
<p>Jules Dufour, Ph.D., est Professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi, Président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean,  Membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, Membre chevalier de l’Ordre national du Québec. Président du comité de coordination du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et membre de la Commission des Aires protégées de l’Union mondiale de la nature (UICN).</p>
<p>Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Tribune : la fin du Nouveau Moyen Orient de George Bush]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=223</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 21:05:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="txtChapo" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes du gouvernement Maliki, les récents évènements de Beyrouth, désormais fermement tenu par le Hezbollah, infligent un nouveau revers cinglant à l’administration Bush qui rêvait de remodeler à sa guise le Moyen-Orient, d’y installer des régimes dociles et de se débarasser des forces contestant la suprématie américaine. Analyse de Nir Rosen, journaliste indépendant américain.</p>
<p><strong>Par Nir Rosen, 9 mai 2008</strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Durant les bombardements israéliens du Liban en 2006 qui visaient la destruction des infrastructures et provoquaient des victimes civiles, Condoleeza Rice avait déclaré qu’il s’agissait des « douleurs de l’accouchement du Nouveau Moyen-Orient » - déclaration ignominieuse que les Libanais n’ont pas oubliée . Les événements des derniers jours au Liban signalent l’agonie de ce plan Bush pour un Nouveau Moyen-Orient.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Irak, au lieu d’amener la démocratie, les États-Unis ont apporté la guerre civile, les milices confessionnelles, les escadrons de la mort et le nettoyage ethnique. Ils ont commencé par installer une série de dictateurs inefficaces, Garner, Bremmer, Allawi, puis, cédant à la pression des islamistes chiites, il ont ensuite soutenu un processus électoral qui s’est bien évidemment conclu par la victoire des milices islamistes chiites qui ont commencé à massacrer tous ceux qui leurs déplaisaient, en particulier les sunnites. Ensuite, les États-Unis ont décidé qu’ils en avaient assez de leur marionnette, le Premier ministre Jaafari, qui s’avérait insuffisamment obéissant. Ils l’ont donc poussé vers la sortie et l’ont remplacé par un autre islamiste chiite sectaire, M. Maliki, qui s’est également révélé être décevant de leur point de vue. Mais bien qu’ils aient menacé un temps de le démettre, ils l’ont finalement soutenu lorsqu’il a perdu la faveur de l’opinion et s’est attaqué à des groupes chiites jouissant d’une plus grande popularité que la sienne, comme par exemple le mouvement Sadriste. Dans le même temps, les États-Unis ont mis sur pied de nouvelles milices sunnites composées de voyous et d’anciens tueurs. Leur icône était Abu Risha, le chef du Conseil de l’Eveil d’Anbar, qui est mort assassiné.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Palestine, rendus furieux par la victoire remportée par le Hamas lors d’élections démocratiques et régulières, les États-Unis (avec le concours des Saoudiens, Jordaniens, Israéliens, Egyptiens et autres), ont soutenu le Fatah devenu impopulaire de Mahmoud Abbas, qui est un traître à son propre peuple et collabore avec l’occupant. Au même moment où le Fatah torturait ses opposants, la population de Gaza a été soumise à un blocus étouffant et le peuple palestinien puni pour avoir pris part aux élections. Lorsque les hommes de mains du Fatah tentèrent un coup d’État à Gaza, le Hamas a contrecarré cette menace par une insurrection durant laquelle il est facilement venu à bout des milices palestiniennes appuyées par les USA.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">En Somalie, les Américains ont soutenu une coalition de chefs de guerre haïs par la population pour s’attaquer, au nom de la guerre contre le terrorisme, au régime des Tribunaux Islamiques, qui était beaucoup plus populaire. L’avènement des Tribunaux Islamiques avait donné à la Somalie pour la première fois une raison d’espérer, après 14 tentatives avortées d’installation d’un gouvernement et 15 ans de guerre civile. Les Tribunaux Islamiques avaient apporté la paix et la stabilité à Mogadiscio et dans ses environs, en les débarrassant des chefs de guerre et de leurs milices qui terrorisaient les Somaliens. Les femmes pouvaient marcher dans les rues sans craintes d’être agressées et les hommes d’affaires exilés étaient revenus pour reconstruire leur pays dévasté. Mais c’était un mouvement islamiste, ce qui à l’ère de Bush signifie Al Qaida. Les États-Unis ont donc décidé de soutenir les seigneurs de guerre et leur allié local, l’Éthiopie, qui ont envahi la Somalie et occupé Mogadiscio et se livrent maintenant au meurtre et au pillage de la population civile, tandis que le islamistes se sont radicalisés et que la situation en Somalie est pire que jamais.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">La situation n’est pas non plus excellente en Afghanistan, où Hamid Karzai, une marionnette sans pouvoir qui ne contrôle rien, s’appuie sur les Américains pour contrer une résistance armée croissante.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Au Liban, les USA voient dans le Hezbollah une menace terroriste. Ils ont fait pression sur leurs alliés sunnites afin de refuser tout compromis. Le Hezbollah est de loin le mouvement le plus populaire parmi les chiites libanais, et il l’est également parmi les autres groupes et au-delà dans toute la région. Le mouvement chiite réclame l’installation d’un gouvernement d’unité nationale afin qu’il puisse avoir une part plus équitable du pouvoir politique. En dépit de sa puissance militaire, il n’a même pas revendiqué que cette part plus importante soit accordée aux chiites, mais à ses alliés non chiites de l’opposition. Il s’agissait pour lui d’obtenir un droit de regard sur les questions stratégiques et d’empêcher que les armes de la résistance ne soient menacées, tout en maintenant le Liban en dehors de la sphère d’influence américaine et israélienne.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Selon Amal Saad Ghorayeb, un spécialiste des mouvements chiites et du Liban, membre jusqu’à récemment du Carnegie Center for International Peace Middle East Center : « la politique américaine au Liban est sous-tendue par la stratégie générale des USA au Moyen-Orient visant à reconfigurer la carte politique de la région telle que nous la connaissons, sous l’appellation de plan pour un « Nouveau Moyen-Orient », précédemment dénommé « Initiative pour le Grand Moyen-Orient » qui fut officiellement dévoilé par Condi Rice au début de la guerre en juillet 2006. La tactique change, mais la stratégie reste la même dans les deux versions, l’ancienne consistant à promouvoir la démocratie et la plus récente en un soutien aux autocrates. La stratégie politique et militaire américaine vise à la domination économique de la région, tout en assurant la sécurité d’Israël. L’instrument utilisé pour la mise en œuvre de cette stratégie c’est le régime client arabe modéré ami des USA. Compte tenu de ses déconvenues quant aux résultats des élections démocratiques dans la région, l’administration Bush continue à soutenir des régimes autocratiques en Egypte, Jordanie, Arabie saoudite et ailleurs, tandis qu’elle « dé-démocratise » les démocraties existantes au Liban et en Palestine. Dans ce dernier cas, elle promeut une nouvelle mouture de la démocratie, nommée « régime démocratique, ». Il s’agit là d’une nouvelle forme de gouvernement : contesté par le peuple, dont la constitutionnalité est discutable, mais qui tire sa légitimité de puissances extérieures. La formation et la préservation de régimes tels que celui de M. Siniora, le Premier ministre libanais, a nécessité une politique américaine de promotion de l’instabilité et de désunion nationale, en bref, une politique d’ « instabilité constructive ».</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Les USA pensaient qu’ils pouvaient se choisir un allié local et lui faire gouverner le Liban. Mais ce pays est trop compliqué pour eux, et ils ne savaient pas qu’il est impossible qu’un seul groupe puise le régenter. Les Américains, aidés par leurs alliés saoudiens, ont soutenu la création de milices sunnites au Liban, dont certaines ont même été formées en Jordanie. Elles étaient motivées par une idéologie prônant la lutte confessionnelle contre les chiites. Mais cette opération s’est avérée être un échec complet, et les alliés des USA n’ont pas engagé le combat malgré leur rhétorique enflammée contre les chiites. Il est clair désormais que Beyrouth est fermement tenu par le Hezbollah et quoique les Américains puisse entreprendre, rien ne leur permettra de déloger ou d’affaiblir ce mouvement populaire, tout comme ils n’ont pu affaiblir le mouvement Sadriste en Irak ou le Hamas à Gaza.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">L’entraînement en Jordanie qui a été donné aux miliciens sunnites du Liban, à ceux du Fatah Palestinien ainsi qu’aux forces de sécurité irakiennes, s’est révélé insuffisant. Notons au passage qu’en Irak, les forces de sécurité sont constituées soit de membres des escadrons de la mort, soit sont incapables de se battre, et doivent compter sur les Américains.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;">Quelque soit votre opinion sur le Hezbollah et ses alliés, que vous sympathisiez avec eux ou y soyez opposé, il n’en reste pas moins évident qu’il ne pourront pas être délogés, qu’ils sont une partie intégrante du Liban et du Moyen-Orient. Ils l’avaient déjà prouvé en gagnant la guerre de 2006 et l’ont prouvé une fois de plus hier en prenant aisément le dessus face aux milices pro américaines et saoudiennes et en s’assurant le contrôle de Beyrouth. Si quelqu’un rêve d’un Hezbollah désarmé, d’un Hamas qui renoncerait à la résistante militaire, ou à toute forme de règlement pacifique au Moyen-Orient, alors il lui faut commencer au début : l’occupation israélienne de la Palestine tout comme celle d’une partie du territoire syrien.</p>
<p class="spip" style="margin-top:30px;margin-bottom:30px;"><em><a class="spip_out" href="http://www.nirrosen.com/" target="_blank">Nir Rosen</a> est un journaliste indépendant qui a couvert durant deux ans le conflit irakien. Ses articles paraissent dans le Washington Post, le New York Times et le Harper Magazine.</em></p>
<p><!-- Pied article--><br />
<hr class="thin" /><span class="txtPS">Publication originale <a class="spip_out" href="http://www.thewashingtonnote.com/archives/2008/05/the_end_of_the/">Washington Note</a>, traduction Contre Info</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En nombre de morts, combien de “11 Septembre” par mois en Irak?]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=220</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 13:08:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
<guid>http://reopen911.fr.wordpress.com/2008/05/10/en-nombre-de-morts-combien-de-%e2%80%9c11-septembre%e2%80%9d-par-mois-en-irak/</guid>
<description><![CDATA[Par Judith Weinstein (Journaliste) le 08/05/2008 pour Rue89


L’épidémiologue américain Les Rob]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Judith Weinstein (Journaliste) le 08/05/2008 pour <a href="http://rue89.com/2008/05/08/au-nombre-de-morts-combien-de-11-septembre-par-mois-en-irak" target="_blank">Rue89</a><br />
</em></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://rue89.com/files/20080508MortsIrak.jpg" alt="Une famille pleure la mort d'un enfant de neuf ans à Bakouba (Reuters)." /></div>
<p>L’épidémiologue américain Les Roberts vient de publier une enquête sur la mortalité en Irak après l’invasion, dans le magazine médical britannique The Lancet, provoquant une grande controverse aux Etats-Unis. Rencontre avec celui qui estime à plus de 650 000 [en 2006] le nombre de morts depuis l’invasion de 2003. L’épidémiologue américain Les Roberts a mesuré la mort et la morbidité dans une douzaine de pays en tant qu’employé des Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta (CDC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’International Rescue Committee à New York.</p>
<p>Sa dernière enquête sur la mortalité en Irak, après l’invasion, récemment publiée dans le magazine médical britannique The Lancet, a provoqué une grande controverse aux Etats-Unis. Les auteurs ont estimé plus de 650 000 morts depuis l’invasion de 2003. Le Président Bush et les commentateurs conservateurs ont mis en cause ses résultats, les jugeant surélevés. Dans la communauté scientifique, les réactions sont mitigées. De nombreux experts soutiennent les méthodes employées par Dr Roberts et ses collègues pour estimer le nombre total des morts irakiens; d’autres discréditent les résultats à cause de la taille de l’échantillon et de certains aspects méthodologiques du sondage.</p>
<p><strong>Pourquoi essayer de chiffrer le nombre de morts?</strong></p>
<p>Cela nous aide à financer et à mettre en place des programmes humanitaires, mais aussi à évaluer les progrès. Par ailleurs, les estimations chiffrées aident à attirer l’attention sur des crises comme le Darfour et en Irak. Quand nous avons mesuré la mortalité au Congo (RDC), trois maladies (le paludisme, les diarrhées, et les infections respiratoires aiguës) y étaient responsable de la plupart des morts. Au Zimbabwe, la tuberculose et le VIH étaient les premières causes de mortalité. Ces profils différents de mortalité appellent des réponses complètement différentes de santé publique.</p>
<p><strong>A quoi vous attendiez-vous en allant en Irak en 2004? Qu’y avez-vous trouvé?</strong></p>
<p>Dans chaque conflit que j’avais étudié jusqu’à présent (sept, je crois), à part la Bosnie, beaucoup plus de gens étaient morts des conséquences indirectes de la guerre que de la violence elle-même. Lors d’un conflit, les services publics cessent de fonctionner normalement: l’approvisionnement d’eau s’arrête, il se peut que les hôpitaux ferment, plus de femmes meurent en couches parce qu’elles n’arrivent pas à se rendre à l’hôpital à temps… Cela a toutes sortes d’effets nocifs sur la santé des habitants touchés par le conflit, soit à cause des dysfonctionnements de la société, soit à cause du stress de la vie quotidienne.</p>
<p>En Irak, nous nous attendions à trouver cette mortalité indirecte. Mais ce qui nous a surpris c’était que la plupart de l’accroissement du taux de décès était dû directement à la violence.</p>
<p><strong>Vos résultats, y compris vos deux bilans sur la mortalité en Irak, sont basés sur des sondages auprès d’un échantillon de foyers -ce que l’on appelle en anglais, un "household cluster mortality survey"- et non pas un décompte du nombre de morts. Pourriez-vous expliquer cette méthodologie?</strong></p>
<p>Au lieu de choisir un échantillon de foyers répartis à travers le pays, vous choisissez un échantillon de villages ou de quartiers et beaucoup de foyers individuels dans ces quartiers, ce qui facilite grandement la logistique. Dans chaque foyer, vous demandez: "Qui habite ici?" Nos questions en Irak étaient: "Qui a dormi sous votre toit pendant les soixante dernières nuits?" puis "Qui dans la maison est né et qui est mort dans les derniers mois?" A partir des réponses, vous calculez un taux de mortalité.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui a changé en Irak depuis votre enquête de 2006?</strong></p>
<p>La deuxième enquête était similaire dans sa conception et sa méthodologie, mais nous avons essayé de nous rendre dans cinquante endroits différents au lieu de trente-trois lors de la première enquête. Le taux de mortalité a beaucoup progressé. Nous estimons qu’il y a eu environ 650 000 morts "en excès", dont 90% étaient dues directement à la violence.</p>
<p><strong>Le gouvernement irakien a mené une enquête similaire, publiée en janvier par le prestigieux magazine médical The New England Journal of Medicine. En quoi cette enquête diffère-t-elle de celle que vous avez publiée dans The Lancet en 2006?</strong></p>
<p>Les conclusions générales de cette nouvelle enquête sont très similaires à celles de l’enquête du Lancet. Ils ont trouvé que la mortalité avait doublé dans les trois années suivant l’invasion américaine. Nous, nous avons conclu que la mortalité avait augmenté de 2,4 fois après l’invasion. Ils ont estimé un taux de mortalité avant-et-après qui était à peu près le même que celui de notre enquête. La grande différence entre les deux enquêtes, c’est leur estimation du pourcentage de ces décès supplémentaires dus directement à la violence. Pour notre enquête du Lancet, pratiquement toute la mortalité supplémentaire est attribuée à la violence. La nouvelle enquête du gouvernement irakien a trouvé que seulement un tiers de l’augmentation, soit un mort sur six, était dû à la violence. Cela ne correspond absolument pas aux données que nous avons recueillies à la morgue de Bagdad et sur les enterrements de Najaf. On peut imaginer que les civils irakiens n’admettent pas facilement aux employés du gouvernement menant l’enquête que les leurs sont morts de la violence.</p>
<p><strong>En quoi le nombre de morts en Irak concerne-t-il les citoyens américains?</strong></p>
<p>D’abord, c’est très mauvais pour notre sécurité nationale d’entendre le Président déclarer, comme en décembre 2005, que plus ou moins 30 000 Irakiens sont morts depuis l’invasion, pour avoir ensuite le gouvernement irakien, partenaire des Etats-Unis, dire que ce chiffre est quatre fois trop bas. Cela creuse encore plus le fossé nous séparant des peuples du Proche-Orient. Deuxièmement, si notre commandant en chef ne sait pas, dans un facteur de 4 à 10, combien d’Irakiens sont morts, comment pouvons-nous dire si le "surge” (l’augmentation du nombre de troupes en 2007, ndlr) a marché ou pas? Comment pouvons-nous évaluer les tendances dans ce cas? Le troisième point, et le plus important, c’est que cette guerre était "pré-emptive". En tant que démocratie, comment pouvons-nous déterminer si les coûts ont surpassé les bénéfices si nous ne connaissons pas les vrais coûts?</p>
<p><strong>Comment faites-vous la différence entre votre rôle de scientifique et celui d’avocat d’une cause?</strong></p>
<p>En tant que scientifique, vous amassez des données et des preuves qui peuvent vous faire changer d’avis sur n’importe quel sujet. Les militants s’intéressent plus à l’action et aux preuves qui renforcent leur position. Moi, je suis avant tout un scientifique, même si tous les projets sur lesquels j’ai travaillé récemment sont fondamentalement politiques. Ce qui me fait avancer, ce sont les données, pas les jugements préconçus. La bonne réponse de santé publique à la violence est d’arrêter la violence, et ce processus est beaucoup plus clairement politique que la plupart des projets qu’entreprennent mes condisciples.</p>
<p><strong>De tout ce que vous avez vu et vécu en Irak, quelle est l’expérience que vous aimeriez le plus faire partager et comprendre aux Américains?</strong></p>
<p>Quand j’étais en Irak en 2004, je demandais à toutes les personnes que je rencontrais: "Pourquoi pensez-vous que les Américains sont venus?" Invariablement, leur première réponse était spontanément: "A cause du pétrole!" Peu importe si c’était vrai, ce qui compte, c’est que c’était leur perception des motivations américaines. Si nous pensons aux attaques du 11 Septembre et réalisons que l’Irak a une population à peu près équivalente à celle de la zone métropolitaine de New York, ce nouveau bilan du gouvernement irakien suggère que les Irakiens ont connu un nombre de morts violentes équivalant à deux attaques similaires au 11 Septembre par mois pendant les trois premières années de l’occupation. Ça, c’est d’après le gouvernement irakien. Quant à notre enquête, elle estime l’équivalent de six "11 Septembre" par mois! In fine, peu importe que ces morts aient résulté directement de l’invasion américaine ou de conséquences indirectes imprévues. Ce qui est certain, c’est que des centaines de milliers d’Irakiens sont morts. Qui, parmi nos dirigeants, a exprimé du regret et du remord pour cela? J’ai bien peur que notre orgueil à ce sujet nous aveugle et crée une perception dans le reste du monde à l’opposé de l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gorbatchev: impossible de faire confiance aux Américains ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 20:59:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
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<p>MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d'accorder du crédit aux promesses des dirigeants américains, a confié le dernier président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev dans une interview publiée mercredi par le journal britannique Daily Telegraph.</p>
<p>"Les Américains avaient promis que l'OTAN ne s'étendrait pas au-delà des frontières de l'Allemagne après la Guerre froide. Résultat, la moitié des Etats d'Europe centrale et orientale sont désormais membres de l'Alliance, et l'on se demande bien ce que sont devenues ces promesses. Cela prouve qu'on ne peut pas leur faire confiance", a déclaré M. Gorbatchev au cours d'un séjour à Paris.</p>
<p>"Les Etats-Unis ne supportent aucun Etat agissant de manière indépendante. Chaque président américain souhaite la guerre", estime le père de la Perestroïka, qui a adopté à la fin des années 1980 différentes mesures destinées à améliorer les relations russo-américaines.</p>
<p>"Nous disposions de dix ans, après la fin de la Guerre froide, afin d'édifier un nouvel ordre mondial, et nous les avons gaspillés, sans aucun résultat", a-t-il fait remarquer.</p>
<p>M. Gorbatchev a dénoncé le caractère "infondé" des déclarations de dirigeants américains qui accusent Moscou d'entretenir une rhétorique agressive entraînant dernièrement une dégradation des relations avec l'Occident, Washington étant responsable de l'augmentation de la tension dans le monde.</p>
<p>"Le problème, ce n'est pas la Russie. La Russie n'a pas d'ennemis, et n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre les Etats-Unis ou contre qui que ce soit. On a parfois l'impression que Washington souhaite guerroyer avec la Terre entière", a déclaré l'ancien président de l'URSS, en référence aux déclarations du chef du Pentagone Robert Gates, qui a mentionné la menace présentée "par le cheminement incertain de la Chine et de la Russie".</p>
<p>M. Gorbatchev a qualifié l'éventuel déploiement en Europe orientale d'éléments du bouclier antimissile (ABM) américain de "démarche dangereuse", qui "relance à un niveau inédit la course aux armements".</p>
<p> <br />
Sources  <a href="http://fr.rian.ru/russia/20080507/106775339.html" target="_BLANK">Novosti</a></p>
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