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	<title>joffe-petain &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "joffe-petain"</description>
	<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 22:23:25 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[FRANCE - MEUSE : 90ème anniversaire des offensives franco-américaines  ]]></title>
<link>http://europeorient.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 12:26:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>europeorient</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Conseil général de la Meuse a décidé de commémorer le 90ème anniversaire des offensives fr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le Conseil général de la Meuse a décidé de commémorer le 90ème anniversaire des offensives franco-américaines en Meuse ainsi que la premiere guerre mondiale .</p>
<ul>
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<div style="text-align:justify;">La bataille de Verdun en 1916 marqua le paroxyme de l'affrontement entre français et allemands . Cette effroyable hécatombe fit de la cité meusienne un symbole, le symbole de l'international de la Grande Guerre. Le Soldat inconnu y fut choisi. Et depuis l'Armistice, de nombreux chefs d'états et ambassadeurs sont venus et viennent se recueillir sur son champ de bataille. Mais la Meuse a également une autre spécifificité. A l'Atuomne 1918 s'y déroula deux gigantesques offensives américaines. Déjà avant l'entrée en guerre des Etats-unis le 6 avril 1917, des ambulanciers américains volontaires étaient venus transporter les Poilus bléessés. La célébre escadrille La Fayette combattit au dessus de Verdun. Puis en juin 1917, arrivèrent dans le sud du département les premières troupes du corps expéditionnaire américain pour s'y entrainer.</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 12 septembre 1918 débuta la première grande offensive des américains avec l'aide des français, pour la reprise du saillant de Saint Mihiel, secteur du sud-est du département occupé par les allemands depuis le début de la guerre. En trois jours seulement, ils réussirent à le reconquérir. Dix jours plus tard 500 000 américains, 100 000 français et 2 780 pièces d'artillerie, 380 chars et 840 avions furent engagés dans l'offensive Meuse-Argonne.<br />
Malgré de lourdes pertes, du 26 septembre au 10 novembre, la progression victorieuse rejeta les allemands au nord du département. Cet engagement massif des américains près d'un millions passa en Meuse, dont Patton, Marshall et Truman, a accéléré la fin de la guerre. Ici, ils livrèrent la première grande bataille hors de leur pays. Les traces mémorielles américaines sont nombreuses en Meuse : vastes monuments commémoratifs, stèles et Romagne sous Montfaucon, le cimetière américain renferme 14 246 corps. C'est la plus grande nécropole américaine d'Europe pour les deux guerres mondiales.</div>
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</ul>
<p style="text-align:justify;">Dès le début de la Première guerre mondiale de nombreux citoyens américains tinrent à manifester la sympathie qu'ils vouaient à la cause française. L''engagement le plus répandu se fit sous la forme de dons : ils atteignirent une telle ampleur qu'ils obligèrent l'ambassadeur des Etats-Unis en poste en France, en aout 1914 à mettre sur pied un comité central de secours américains chargé d'organiser la distribution. Des volontaires des services médicaux, médecins et personnels spécialisés, se regroupèrent au sein de l'ambulance américaine de Paris qui s'organisa très rapidement autour de l'hôpital américain de Neuilly. De son coté, l'américain Volunteer Motor Ambulance, créé par Richard Norton, un ancien d'Harvard, transporta 28 000 blessés durant la première année du conflit. Ainsi de jeunes américains volontaires ont joué un rôle significatif dans l'évacuation des soldats français lors de la bataille de Verdun en 1916 et 1917</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>L'escadrille La Fayette</strong><br />
Les Etats-Unis reconnaissaient à leurs concitoyens le droit de s'engager dans des armées étrangères mais exigeaient sous peine de perdre leur nationalité que l'engagement s'effectuait en dehors du territoire américain. En octobre 1915, une quinzaine de pilotes américains servaient dans l'aviation, dispersés dans différentes unités. Aucune décision officielle n'autorisait néanmoins l'entrée directe des volontaires américains dans l'aviation et encore moins de leur regroupement dans une unité spécifique. Le déblocage de la situation fut obtenu grâce aux initiatives prises par un autre volontaire Norman Prince. Ce ne fut qu'en février 1916 que furent signés les premiers ordres de détachement de pilotes américains dans une escadrille qui devait plus tard s'appeler l'escadrille La Fayette. Après une courte période d'adaptation, l'escadrille effectua son premier vol de guerre le 13 mai 1916. Nouvelle venue, l'escadrille fut chargée d'effectuer notamment des patrouilles à basse altitude particulièrement dangereuses. Elle combattit au dessus de Verdun de la Somme et de l'Yser.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>1917 l'entrée en guerre des Etats-Unis </strong></p>
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<div style="text-align:justify;">Le 6 avril 1917 le Congrès américain votait « la reconnaissance de l'état de guerre entre les Etats-Unis et l'Allemagne. »</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 14 mai le maréchal Joffre et le ministre de la défense américain Baker signèrent un important accord.</div>
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<div style="text-align:justify;">Le télégramme envoyé de Washington le 16 mai présentait les grandes lignes du plan d'intervention.</div>
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<div style="text-align:justify;">L'envoi en France d'un corps expéditionnaire.</div>
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<div style="text-align:justify;">L'instruction des unités américaines dans la zone des armées par des unités combattantes françaises</div>
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<div style="text-align:justify;">La désignation du général Pershing comme commandant du corps expéditionnaire.</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 1er juin commença à Saint Nazaire le débarquement de 20 000 hommes</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 13 juin le général Pershing et son état-major arrivèrent en France Ils furent accueillis triomphalement.</div>
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<div style="text-align:justify;">L'accord Pershing - Pétain prévoyait que les forces américaines interviendraient en Lorraine.</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 2 novembre 1917 les effectifs du corps expéditionnaire américain s'élevaient à 77 000 hommes.</div>
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<div style="text-align:justify;">Le 1er avril 1918 les effectifs étaient de 335 000 hommes et le 22 juin de 783 000 hommes.</div>
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<div style="text-align:justify;">A l'Armistice le contingent américain présent sur le sol français était fort de 42 divisions US réparties en 3 armées soit 1 894 000 hommes. En réquisitionnant tous les navires disponibles, les américains avaient pu leur faire traverser l'Atlantique. Soldats et matériels furent dirigés en grands nombre dans le nord-est de la France. </div>
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<div style="text-align:justify;">                                                                                                                                                                                                                                             <strong>  1918 la réduction du saillant de Saint Mihiel</strong>                                                                                                                                                          A la fin du mois de septembre 1914, les allemands voulant isoler Verdun s'emparent du secteur de Saint Mihiel au sud-est du département de la Meuse, dès lors appelés saillant de Saint Mihiel. Trois tentatives françaises de reconquête échouèrent, la dernière se déroulant en avril 1915. Durant quatre ans la ligne de front ne bougea pas.<br />
Le 22 juillet 1918 le général Pershing reçut la mission de reprendre le saillant et il installa son PC à Ligny en Barrois.<br />
Le 30 aout il y accueillit le maréchal Foch, commandant en chef des alliés sur le front occidental. Au terme d'une âpre discussion, les américains obtinrent la confirmation de la reprise du saillant qui serait suivie d'une seconde offensive sur l'Argonne.<br />
Le 12 septembre à 1h du matin commença la préparation d'artillerie. Quatre heures plus tard la manœuvre en tenaille par un assaut sur les deux flancs du saillant. La progression fut rapide - reprise de Montsec et Thiaucourt, les américains réunissant à faire leur jonction à Vigneulles. Les allemands, inferieurs numériquement, avaient commencé à se replier et n'opposèrent pas une résistance farouche. Le lendemain des unités françaises, car 50 000 français participèrent également à cette offensive pénétrèrent dans Saint Mihiel.<br />
Du 13 au 15 septembre la progression fut moins rapide. Les objectifs initiaux furent dépassés. 14 000 allemands et quelques centaines d'austro-hongrois tombèrent entre les mains des Sammies. Poincaré, président de la république natif de Bar le Duc se rendit le 14 septembre à Saint Mihiel et dans les villages ruinés pour présenter ses félicitations et réconforter la population éprouvées par quatre années d'occupation.<br />
La libération du saillant eut un impact psychologique important. Les américains qui avaient aligné 160 000 soldats et en tenaient 200 000 en réserve, venaient de démontrer leur efficacité. Les journaux relatèrent avec enthousiasme cette victoire/ Mais dix jours plus tard l'offensive Meuse-Argonne allait en quelques sorte l'éclipser.</div>
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<p style="text-align:justify;"><strong>1918 L'offensive Meuse- Argonne</strong><br />
L'offensive Meuse-Argonne au nord, nord-ouest de Verdun était principalement destinée à couper les liaisons allemandes Lille Metz vers Mézières. Après la réduction du saillant de Saint Mihiel, les américains montèrent relever la 2eeme armée française. Pour ne pas alerter les allemands un cordon bleu horizon resta en première ligne et la montée des Sammies s'opéra la nuit, sans lumière. Jusqu'à 22 septembre plus de 800 000 américains et français se croisèrent.<br />
De gigantesques moyens matériels étaient mobilisés : 2780 pièces d'artillerie, 380 chars 840 avions. L'attaque débuta le 25 septembre par une préparation d'artillerie française dans certains secteurs. Le 26 septembre à 2h 30 l'artillerie américaine entra à son tour en action. Trois heures plus tard les américains renforcés par des français montèrent à l'assaut et enfoncèrent la première ligne de défense des allemands. Mais ceux-ci résistèrent avec opiniâtreté sur le deuxième ligne. Ils avaient en effet érigé quatre puissantes lignes échelonnées sur une trentaine de kilomètres, comprenant des batteries d'artillerie, des réseaux de barbelés, des tranchées et des nids de mitrailleuses. En outre, l'Argonne, est un massif forestier aux ravins encaissés et très humides. Ce terrain était en patrie parsemé d'entonnoirs de al guerre des mines de 1915 d'où une progression particulièrement difficile.<br />
A partir du début octobre se déroula dans ce secteur une guerre d'usure qui s'étendit à la rive droite de la Meuse ou combattirent des unités françaises subordonnées aux américains. Des renforts américains massifs affluèrent. Le 1er novembre commença un nouveau coup de boutoir qui permit de franchir la quatrième ligne défensive allemande. Les allemands furent contraints de reculer, les américains les talonnèrent, les repoussèrent vers le nord, au delà du fleuve et arrivèrent au sud de Stenay le 10 novembre.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;"><strong>L'installation des américains en Meuse</strong><br />
</span>Le 10 juillet 1917, la Big Red Orne, la 1ere division d'infanterie américaine arriva dans le secteur de Gondrecourt le Château. Des pavoisements franco-américains des arcs de triomphe en feuillage et des banderoles « Welcome » attestèrent de l‘enthousiasme suscité.<br />
Les habitants furent immédiatement frappés par l'allure athlétique et décontractée de ces jeunes hommes impeccablement rasés et portant de grands chapeaux cabossés. Autre sujet d'étonnement : leur préoccupation quasi obsessionnelle pour l'hygiène : a peine arrivés, ils se dotèrent de douches, lavabos et sanitaires. Deux mondes se rencontrèrent, s'observaient avec intérêt et allaient cohabiter.<br />
Dans un premier temps le logement se fit chez l'habitant, moyennant un loyer, et sou des tentes. Puis de grands baraquements en bois poussèrent comme des champignons. Une impressionnante logistique fut créée dans tous le sud meusien, parfois avec l'armée française : voies ferrées, dépôts de ravitaillement, parcs d'artillerie, garages, terrains d'aviation, hôpitaux etc</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">L'instruction se faisait trois phases :</span></p>
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<div style="text-align:justify;">Entrainement durant deux à trois mois sous la conduite de français notamment chasseurs alpins.</div>
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<div style="text-align:justify;">Séjours en première ligne sur un secteur calme du front</div>
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<div style="text-align:justify;">Retour dans un camp d'entrainement pour des manœuvres d'ensemble combinant infanterie et artillerie.</div>
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<p style="text-align:justify;">La région comptait une vingtaine de camps d'entrainement, ceux de Gondrecourt le Château, Vaucouleurs, Neufchâteau et Bourmont</p>
<p style="text-align:justify;">Généreux les américains donnaient du savon du chocolat du tabac blond, des boites de conserve. La solde d'un Sammy était l'équivalent à celles d'un officier français. G étant parmi les plus importants Grâce à ce pourvoir d'achat des habitant leur vendaient des omelettes des volailles des pâtisseries des douilles d'obus ciselés par les Poilus. Les aubergistes débitaient du vin de la bière et de la gnole même si la Military Police réprimait sans ménagement des soldats parfois ivres.</p>
<p style="text-align:justify;">La ferveur religieuse et l'ardent patriotisme de ces hommes venus du lointain s'exprimaient lors de l'indépendance day du 4 juillet 19776 du mémorial day du 30 mai ou de Thanksgiving denier jeudi du mois de novembre. Les cérémonies militaires les spectacles de cabaret, les bals et les concerts surprenaient et émerveillaient. La présence américaine en Meuse marque ainsi profondément la population qui découvrit le jazz, le bues ou le base-ball.</p>
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