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	<title>jy-crois &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "jy-crois"</description>
	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 11:53:29 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[RESF communique : alors, copiez-collez, diffusez !!!]]></title>
<link>http://journaldunepeste.wordpress.com/?p=76</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 13:08:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>lapeste</dc:creator>
<guid>http://journaldunepeste.fr.wordpress.com/2008/06/22/resf-communique-alors-copiez-collez-diffusez/</guid>
<description><![CDATA[Nous tenons des blogs, et il semblerait que nous soyons lus par des gens : c&#8217;est bien&#8230;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Nous tenons des blogs, et il semblerait que nous soyons lus par des gens : c'est bien... Certains d'entre vous ont des stats qui tuent ? C'est bien ! Les bloggeurs font le buzz, à ce qu'on raconte ? Super ! Alors buzzons. Utilisons nos blogs pour propager aussi des infos qui valent le détour. Qu'on soit modeuse, sexbloggeuse, intimiste, ebuzzé(e), élitiste, vendu(e) au grand capital ou complètement bénévole, qu'on soit large d'esprit ou coincé(e) du fion, qu'on s'apprécie ou qu'on ne puisse pas se blairer, je le dis clairement : AUJOURD'HUI, ON S'EN COGNE ! Alors pas de chichis : copiez, collez, diffusez ! Loin des tentatives de récupération politique ou des magouilles médiatiques, moi je vous le dis : en France, il se passe des choses qui me font carrément mal au cul. Donc à vos claviers, pomme C - Pomme V pour les MACquereaux et MACqurelles, Ctrl C - Ctrl V pour les PCistes. Mon intro d'une rare élégance peut être copiée avec, c'est zéro effort ! </span></strong></p>
<p>21 juin 2008, 02:00</p>
<p>RESF REFUSE DE RENCONTRER  HORTEFEUX</p>
<p>COMMUNIQUÉ</p>
<p style="text-align:justify;">Le Réseau Éducation Sans Frontières  a rejeté l’invitation du ministre qui souhaitait le rencontrer à la veille de la présidence française de l’Union Européenne. Le RESF s’en justifie  dans une lettre.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article14174" target="_blank">http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article14174</a> ou ci-dessous.</p>
<p style="text-align:justify;">Monsieur le ministre,</p>
<p style="text-align:justify;">Vous avez  souhaité rencontrer des représentants du Réseau Éducation Sans Frontières avant la présidence française de l’Union européenne. Dans le contexte actuel, une telle entrevue nous semble inutile. Nous ne répondrons pas à  votre invitation.</p>
<p style="text-align:justify;">Malgré les fortes réticences de certains d’entre nous, dues entre autres à l ‘intitulé de votre ministère, nous avions accepté d’être reçus l’an dernier pour ne pas condamner votre politique  avant que vous l’ayez officiellement énoncée.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis lors vous avez fait vos preuves, au-delà de tout ce qu’on pouvait redouter.</p>
<p style="text-align:justify;">Vous avez fait voter une loi destinée à empêcher les parents et les enfants de  vivre ensemble et jetant l’opprobe sur une immigration dont votre texte  insinue, par son existence même, qu’elle serait trop prolifique et aux filiations si douteuses qu’il faudrait recourir aux tests ADN pour les établir – pratique jusqu’alors réservée aux affaires criminelles.</p>
<p style="text-align:justify;">Vous avez assigné à vos services l’objectif de 25 000 expulsions en 2007, 26 000 en 2008, 28 000 en 2009, précisant à l’unité près, les quotas dus par chaque préfecture, comme s’il s’agissait de fret.  Que n’exprimez-vous vos objectifs en têtes ou en quintaux ?</p>
<p style="text-align:justify;">Une expulsion est un cataclysme. C’est tout à la fois une arrestation  inopinée, un emprisonnement, la privation de son logement, un licenciement  minute, la spoliation de la totalité de ses biens, parfois la séparation  brutale d’avec son conjoint et ses enfants, la dislocation de tout lien  avec son milieu et ses amis et une reconduite contrainte, éventuellement  assortie de violences. C’est une humiliation totale dont on ne se remet  pas. Le pays dans lequel on avait placé son espoir d’une existence  nouvelle, qu’on avait parfois bataillé des années pour rejoindre, vous rejette, vous expulse et vous dépose comme un déchet, sans bagage, sur un  tarmac où personne ne vous attend. Même quand les expulsés ont des proches au pays, il arrive que la honte les empêche de les rejoindre : celui qui  faisait vivre toute une famille est devenu une charge. Nombre d’expulsés finissent désespérés, désocialisés, à la rue, mendiants, fous ou suicidés.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces ravages ne sont ni des accidents, ni des faux frais  de votre politique.<br />
Ils sont son essence même.</p>
<p style="text-align:justify;">Définissant le rôle de votre ministère dans une lettre aux évêques de France, vous  assuriez : «Il faut […] adresser un message clair aux candidats à l’émigration, en leur démontrant que la clandestinité est une voie sans  issue». Comment faire cette démonstration ? Toute l’histoire en témoigne,  les seuls «messages clairs» susceptibles de faire fuir une population de là où elle est établie ou de l’empêcher de se rendre là où elle espère un  avenir sont la violence et la terreur. La société française n’est aujourd’hui pas prête à accepter le recours à la violence  ouverte.<br />
Heureusement. Mais la longue liste des situations choquantes  de brutalité engendrées par votre politique témoigne du risque d’une  dérive.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Quelques exemples, en quelques mois, à Paris. 20 janvier  2008, Sena, 9 ans, passait 24h, seul, enfermé chez lui, terrorisé. Son  père sans papiers était en garde à vue au commissariat du 10e. 8 février,  Osman, 2 ans et demi était seul pendant 3 jours, son père en rétention à  Vincennes, sa mère à l’hôpital en train d’accoucher. 4 mars, Cécile, 6 ans  et Sylvie, 5 ans, étaient seules, leurs parents en garde à vue au  commissariat du 20e… Mars, Jennifer, 2 ans et Yasmina, 2 mois et demi,  seules pendant 15 jours, </strong>leurs parents en rétention, lui à Vincennes,  elle à Cité… 27 mai 2008, Jeanne, 2 ans seule, son père en rétention à  Vincennes, sa mère alors au Sénégal… A chaque fois, la police était  informée que les enfants étaient seuls. A chaque fois, des parents, amis, militants du RESF ont veillé à la sécurité des enfants ; Samir, 19 ans,  élève du LP de Villeneuve sur Lot expulsé moins de 24 heures après son  arrestation sur une convocation piège. Des arrestations au domicile de  familles entières.<br />
240 enfants en rétention en 2007. Yvan, Tchétchène  de 12 ans, rendu invalide après être passé par la fenêtre à Amiens en août  2007 pour n’avoir pas affaire à la police française. Chunlan Zhang tuée à  Belleville dans les mêmes circonstances. John Maïna, 19 ans, suicidé en  février 2008 en apprenant que l’asile lui était refusé, Baba Traoré, 29  ans, noyé dans la Marne en avril 2008 pour échapper à un contrôle de  police.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces morts, ces drames, ces automutilations, ce désespoir qu’engendre votre action ne vous hantent-ils pas ? Etes-vous fier  d’imposer de telles missions à vos services ?</p>
<p style="text-align:justify;">Il vous arrive d’en  dire peut-être plus que vous ne le souhaiteriez. C’est ainsi que vous  déclariez dans Le Figaro du 25 avril 2008 : «Si mon souci est de répondre aux besoins des secteurs en pénurie de main d’oeuvre, j’ai aussi le devoir  d’accompagner l’ensemble de la communauté nationale vers l’emploi.  […]Dois-je laisser sur le bord de la route des étrangers qui ont fait  l’effort d’entrer légalement sur le territoire, de satisfaire le parcours  d’intégration ? Faut-il sacrifier leurs enfants nés ici ? […].  Discours stupéfiant. Est-ce à dire qu’il y aurait des emplois «réservés» ? Occupés par des sans-papiers aujourd’hui, ils seraient «offerts» aux immigrés en situation régulière ou à «leurs enfants nés ici», c’est-à-dire Français pour la plupart mais n’ayant pas la tête à l’être assez pour qu’on ne leur propose pas les emplois dévolus aux immigrés.  Jusqu’à combien de générations ? A trop finasser on s’expose à laisser  échapper une sottise … ou le fond de sa pensée ? Il serait utile que vous  vous expliquiez clairement et le cas échéant, vous corrigiez ces  propos.</p>
<p style="text-align:justify;">La directive «retour» que vous avez adoptée avec vos collègues de l’Union européenne place les étrangers sans papiers dans des conditions proches de celle de l’état de siège : jusqu’à dix-huit mois  d’internement pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de  vouloir vivre en Europe ; rétention et expulsion de mineurs et de  personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de  torture…) ; possibilité d’expulser des personnes vers un pays de  transit, même en l’absence de lien avec ce pays ; interdiction de retour  sur le territoire européen pour une durée de cinq ans de ceux ayant été expulsés ; absence d’obligation de fournir un titre de séjour aux  étrangers souffrant de maladies graves ; application aux mineurs isolés de  l’ensemble de ces mesures.</p>
<p style="text-align:justify;">Les objectifs que vous dites vouloir  assigner à la présidence française (interdiction des régularisations, renforcement des actions policières, discours sur l’aide au développement,  identiques depuis 1970) sont dangereux et, de plus,  inefficaces.</p>
<p style="text-align:justify;">Selon les chiffres de votre ministère, de 200 à 400  000 étrangers sans papiers vivent en France. Il vous faudrait de 8 à 16  ans pour les expulser tous, au rythme de 25 000 par an, à supposer qu’il  n’y ait ni naissance, ni entrée nouvelle.</p>
<p style="text-align:justify;">L’action du RESF depuis quatre ans a contribué à mettre en évidence une évolution profonde de la société française, l’acceptation de ce qu’elle est, une société  diversifiée du point de vue de ses origines.</p>
<p style="text-align:justify;">Le courant auquel vous vous rattachez prétend par calcul politicien enrayer cette tendance de  fond. A cette fin, il recourt à des moyens attentatoires aux droits de  l’Homme et à la dignité. Nous sommes convaincus que si d’aventure un  manuel d’histoire consacre un jour quelques lignes à votre action, elles ne vous feront pas honneur.</p>
<p style="text-align:justify;">Ajoutons, pour finir que rien dans vos  récentes déclarations ne laisse augurer un changement de votre politique  ni même l’ouverture d’un dialogue dont la seule fonction à vos yeux semble  être une opération de communication en prélude à la présidence française  de l’Union européenne.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces raisons, entre autres, nous font  décliner votre proposition d’audience.<br />
Nous vous prions, Monsieur le  ministre, d’agréer l’expression de la considération que mérite votre politique.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour le Réseau Éducation Sans  Frontières</p>
<p style="text-align:justify;">Richard Moyon</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Le monde est un village"]]></title>
<link>http://journaldunepeste.wordpress.com/?p=28</link>
<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 09:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>lapeste</dc:creator>
<guid>http://journaldunepeste.fr.wordpress.com/2008/04/01/le-monde-est-un-village/</guid>
<description><![CDATA[Ca s&#8217;est passé hier matin, dans la cour de l&#8217;école que fréquentent mes enfants.
C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ca s'est passé hier matin, dans la cour de l'école que fréquentent mes enfants.</p>
<p align="justify">C'est l'heure de la récréation. Les deux meilleurs copains de mon fils, des jumeaux, sont en train de jouer avec d'autres gamins. Une dispute éclate. Le ton monte. Des insultes fusent, des mots de gosses, des phrases lancées sur le ton du défi. Puis la bombe est lâchée. Un gamin lance aux jumeaux : "sales arabes, sales bougnoules, retournez dans votre pays !".</p>
<p align="justify">Les jumeaux sont bouleversés, ne comprennent pas, encaissent de plein fouet la violence de cette phrase. Ils rentreront chez eux à midi encore sous le choc, l'un silencieux, l'autre en larmes. Une autre petite fille ayant assisté à la dispute et dont la maman est italienne (une de mes amies) demandera, angoissée, pendant le repas : "Mais maman, si on me dit ça à moi, on sera obligés de partir de la France ?"</p>
<p align="justify">En début d'après-midi, les parents des jumeaux (la maman est aussi une amie) sont allés voir le directeur de l'école afin d'exposer leur point de vue et d'officialiser leur positionnement dans cette déplorable affaire.</p>
<p align="justify">Le père des enfants, un Sage, un homme extrêmement posé, tolérant et compréhensif, explique qu'il attend des excuses de la part des parents responsables des propos racistes de leurs rejetons. A défaut, une plainte sera déposée.</p>
<p align="justify">Au sortir de cet entretien, j'ai eu l'occasion d'échanger avec mon amie et son époux, en compagnie de mon autre amie, la maman italienne interpellée par sa petite fille à table, deux heures plus tôt.</p>
<p align="justify">Nous étions bouleversés et indignés.</p>
<p align="justify">Immigrée de la troisième génération (mon grand-père est arrivé d'Italie pour charrier des sacs de ciment sur les chantiers), je n'ai jamais eu à subir personnellement d'injures racistes. Si j'ai du affronter d'autres formes de discrimination, je n'en ai pas vraiment souffert, car j'étais armée contre toutes les attaques.</p>
<p align="justify">Mais ce qui s'est passé hier m'a outrée, submergée, et m'a fait ressentir de la honte pour ces gens qui élèvent leurs enfants de telle façon que des mots aussi énormes puissent être lâchés dans une cour d'école.</p>
<p align="justify">J'ai toujours rejeté tout racisme, toute discrimination. Je suis viscéralement, instinctivement et concrètement dans un esprit d'ouverture aux autres et c'est ainsi que mon époux et moi-même élevons nos enfants : des phrases telles que "tous égaux, tous différents" sont monnaie courante à la maison.</p>
<p align="justify">Le père des jumeaux m'a clairement dit qu'il estimait de son devoir de ne pas entrer dans une escalade de violence. Que Dieu demande à ses fidèles d'être tolérants, que nulle distinction n'est à faire entre les races et les religions. Il a affirmé sa foi en la liberté d'expression et a valorisé le concept du débat d'idées, que ce soit sur le plan politique ou social. Il a retracé avec ferveur l'histoire religieuse du monde, les migrations des peuples, les richesses du métissage...</p>
<p align="justify">Et il a prononcé cette phrase magnifique : "<strong>LE MONDE EST UN VILLAGE</strong>".</p>
<p align="justify">Eh bien dans le village où je vis, j'ai décidé que le racisme n'aura pas de place. A ma modeste échelle, je refuserai avec acharnement de cautionner les atteintes à la dignité, et le non respect des dispositions légales régissant les injures à caractère raciste.</p>
<p align="justify">J'emprunte à nouveau cette phrase qui m'est chère : "LE RACISME N'EST PAS UNE OPINION. C'EST UN DELIT."</p>
<p align="justify">Je suis déléguée des parents d'élèves. J'ai été élue. Et ce qui s'est passé hier m'inspire de façon très concrète les actions à mettre en place dans le cadre de mon mandat. Je n'ai jamais négligé mon rôle, mais je sens que là, il va prendre de l'ampleur. Et un ton nouveau. Très, très persuasif.</p>
<p align="justify">Une pétition va être signée. Des affichettes seront diffusées. Je sais que ce n'est pas grand-chose. Mais le peu que je pourrai faire sera fait.</p>
<p align="justify">Le papa des jumeaux croit en la pédagogie, en l'éducation, celle des enfants comme, hélas, celle des parents. C'est à sa foi en l'être humain que j'aimerais rendre hommage, et à l'amitié qui me lie à cette famille que j'adore, en leur assurant que nous sommes tous à leurs côtés et que nous nous engagerons dignement, même dans notre petit patelin au fond de notre petite vallée, pour faire bouger les mentalités et ne jamais nous laisser aller à excuser l'inexcusable.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="center">L'injure raciale publique est un délit pénal, sanctionné par les articles 23, 29 et 33, alinéa 3 et 4, article 42 de la loi du 29 juillet 1881. <strong>Ce délit est passible de 6 mois d'emprisonnement et 22500 € d'amende.</strong></p>
<p align="center">L'injure raciale non publique est une contravention pénale, sanctionnée par l'article R 624-4 du code pénal et l'article 29, alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881. <strong>Cette contravention est passible de 750 € d'amende.</strong></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="center"><span style="font-size:18pt;color:black;font-family:'Lucida Grande';"><font face="Times New Roman"> </font></span><b><span style="font-size:18pt;color:black;font-family:'Lucida Grande';"><font face="Times New Roman">"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis."</font></span></b></p>
<p align="center" style="text-align:center;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-size:13pt;color:black;font-family:'Lucida Grande';"><font face="Times New Roman">(Antoine de Saint-Exupéry)</font></span></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"><em>Edit du 02/04/08</em> : Je tiens à saluer la réaction exemplaire du directeur de l'école, qui a géré le problème avec célérité et diplomatie. Lorsque je suis allée le voir avec les affichettes, il avait bien évidemment déjà pris les dispositions pour qu'une rencontre soit organisée entre les deux familles. Il a reçu ma proposition d'affichage avec enthousiasme, et en réponse à mes arguments, à renchéri par sa propre conviction : "pour ce genre de problème, c'est Tolérance Zéro !". M. Le Directeur, merci, et chapeau bas. J'en profite pour saluer également toute l'équipe pédagogique de l'école, car tous les enseignants sont dans un état d'esprit aussi sain et dynamique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un homme à terre]]></title>
<link>http://journaldunepeste.wordpress.com/2008/03/13/un-homme-a-terre/</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 07:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>lapeste</dc:creator>
<guid>http://journaldunepeste.fr.wordpress.com/2008/03/13/un-homme-a-terre/</guid>
<description><![CDATA[ 
© Charles Despiau, http://www.charles-despiau.com/es

J’ai noté que dans la mouvance de ce f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img width="1224" src="http://www.aolrecherche.aol.fr/aol/redir?src=image&#38;clickedItemURN=http%3A%2F%2Fwww.charles-despiau.com%2Fimages%2Fdessins%2Fnu-d%27homme-allonge-mine-de-plomb.jpg&#38;moduleId=image_details.jsp.M&#38;clickedItemDescription=Image%20Details" height="866" style="width:401px;height:268px;" /> <br />
<font size="2">© Charles Despiau,</font> <a href="http://www.charles-despiau.com/es"><font size="2" color="#336699">http://www.charles-despiau.com/es</font></a></p>
<p align="justify">
J’ai noté que dans la mouvance de ce féminisme agressif que je déteste, celui qui prône en poussant les hauts cris que l’homme est l’Ennemi, il est de bon ton de railler le Mâle, en plus de le castrer symboliquement chaque fois que c’est possible.</p>
<p align="justify">Donc l’Homme, affublé par une certaine catégorie de féministes de tous les défauts de la Terre et responsable de ses fléaux, se retrouve parfois traité comme un moins que rien, et accusé de se conduire comme tel. Il se retrouve la proie d’accusations paradoxales : sa virilité, sa force brute, la mâle puissance de ses assauts et toute cette testostérone bouillonnante sont considérées comme autant de menaces à juguler.</p>
<p align="justify">Attention, la testostérone dont je parle, ce n’est évidemment pas celle qui l’amène à penser qu’une femme doit forcément avoir en charge le ménage et qui le persuade que “non” veut en fait dire “oui”.</p>
<p align="justify">Ce serait plutôt celle qui le pousse, par exemple, à tirer sur des méchants virtuels avec une console de jeux entre les mains parce que son champ de vision est fait pour ça -il chassait la bouffe de la famille, y a très très longtemps. Notre champ de vision à nous, il est plutôt périphérique -on surveillait les mômes devant la caverne, y a très très longtemps.</p>
<p align="justify">Je pense aussi à la testostérone qui fait que pour fendre cinq stères de bois c’est le meilleur (et non, je ne considère pas qu’une force musculaire naturellement supérieure à la nôtre soit une insulte au féminisme, n’en déplaise aux camionneuses), et je pense également à la testostérone qui le contraint presque à mater tous les culs qui passent dans la rue -il avait en charge d’assurer la survie de l’espèce, y a très très longtemps. Et je dis bien TOUS les culs, même les moches !</p>
<p align="justify">Il y aussi la testostérone qui l’amène à se taire quand il va mal, alors que nous on parle, parle, parle, jusqu’à ce que mort s’ensuive…</p>
<p align="justify">Et n’oublions pas la testostérone qui peut l’entraîner à bomber le torse en nous tenant possessivement par la taille quand il arpente les rues à nos côtés -c’est MA femelle !-, bref la testostérone de base. Celle qui lui donne des couilles, sans nous couper le sifflet.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Donc ça, c’est mal, pour certaines. Le Mâle doit tempérer sa Mâlitude pour ne pas faire d’ombre à la Féminitude poussée aux hormones (mâles) par le féminisme hargneux.</p>
<p align="justify">Mais quand l’Homme ne jette pas des poignées de testostérone autour de lui pour bien montrer qu’il a des couilles, et qu’il s’abstient soigneusement de pisser partout pour marquer son territoire (car l’Homme est aujourd’hui civilisé : la Féministe couillue l’a en effet éduqué à grands coups de baffes dans la gueule et de coups de pieds dans les burnes), il est également cloué au pilori par ces mêmes féministes. Parce qu’en cas de faiblesse avouée, de vulnérabilité passagère, l’Homme passe pour une mauviette. Combien de femmes ai-je entendu dire que les mecs sont des chochottes ? Des douillets ? Que dès qu’ils ont mal quelque part, ils sont insupportables ? Combien de fois l’ai-je entendu dire SERIEUSEMENT ? Trop à mon goût.</p>
<p align="justify">Je pratique, pour ma part, un féminisme pacifique. Alors qu’on ne vienne pas m’emmerder avec la lutte des femmes pour leur émancipation ; je suis parfaitement consciente du fait que je n’ai pas eu moi-même à me battre pour avoir le droit, au choix ou cumulativement si ça me chante : de prendre la pilule, de pas baiser si j’ai pas envie, d’avoir un compte en banque à mon nom, de gérer mes biens propres, d’ester en justice, d’exercer une profession sans avoir besoin de l’accord de mon époux, de disposer librement de mon salaire, de me faire avorter sans être obligée de m’enfiler des aiguilles à tricoter dans l’utérus au fond d’une cave… La liste n’est pas exhaustive, mais OUI je suis consciente de ma chance, et je remercie pour les droits qui sont les miens aujourd’hui celles qui ont souffert et lutté avant moi.</p>
<p align="justify">Pour autant, je refuse de considérer l’homme comme un ennemi et d’assimiler tout ce qui fait sa virilité à un manque de respect pour les femmes. Le mec avec qui j’ai signé jusqu’à ce que la mort nous sépare n’est pas le descendant des oppresseurs d’antan. Il n’a pas à payer pour les autres. Sa virilité n’est pas un danger pour moi. Je me sens très féminine et je suis sûre de moi : je ne vois donc aucune menace dans ce qui, en lui, le rend si différent de moi et alimente notre complémentarité.</p>
<p align="justify">L’homme, je l’aime donc tel qu’il est. Bien sûr il y a des gros cons. Mais il y a aussi des grosses connes. C’est ça la parité, l’égalité, le féminisme, pour moi : les femmes ont aussi gagné le droit d’être des connasses en puissance. Et quand les femmes sont des connasses féministes (à l’opposé des féministes merveilleuses dont j’admire l’oeuvre et les convictions), elles mettent le paquet et savent se montrer extrêmement efficaces. La connasse féministe est assez pénible. J’ai fini par éviter d’en fréquenter, parce que la connasse féministe, au demeurant intelligente et cultivée la plupart du temps, est une machine à castrer difficile à supporter. Je plains d’ailleurs le compagnon de la connasse féministe, du moins quand elle en a trouvé un qui la supporte…</p>
<p align="justify">Alors quand l’homme n’est pas un gros con, je l’aime. Je ne cherche pas à le changer. Je le respecte.</p>
<p align="justify">De fait, grâce à la lutte féministe à laquelle je rends grâce à nouveau, je n’ai pas eu à épouser le premier connard venu pour pouvoir me barrer de chez mes parents. J’ai fait ma vie avec un homme que j’aime et qui me le rend bien. C’est du boulot, je dis pas, hein. L’amour c’est un bon début, mais personne n’a prétendu que ça suffisait pour vivre heureux ensemble… Et il y a des jours où je boufferai volontiers ses couilles en tartines sur mon pain grillé. De même qu’en certaines occasions, il doit être tenaillé par l’envie de me débiter en tranches fines pour que je ferme ma grande gueule.</p>
<p align="justify">Alors merci aux féministes. Pour tout le chemin déjà parcouru quand je n’étais pas encore née, pour celui qui nous reste à faire et pour lequel je crois en la condition féminine.</p>
<p align="justify">Mais bordel de merde, j’aimerais bien qu’on cesse de demander tout et son contraire à l’homme moderne : viril mais pas trop, sensible mais pas trop, galant mais… ah, non, galant c’est jamais trop, comme quoi cracher dans la soupe, ça lui donne du goût. Bon, un homme c’est un homme. Un amant. Un père. Pas une femme ni une mère. Et c’est très bien comme ça.</p>
<p align="justify">Le mien a la grippe, depuis hier soir. Il a 40° de fièvre, des sueurs froides, et pour la première fois en 3 ans, il n’est pas allé bosser ce matin. Il est, pour l’heure, pitoyablement allongé sur le canapé, frissonnant sous une couverture. La vérité, il fait de la peine. Mais c’est pas une mauviette. C’est un gars robuste, bien que salement amoché… La grippe, ça te met un homme à terre. La grippe, c’est du féminisme hargneux viral : ça te terrasse alors que t’as rien fait, c’est épidémique et ça frappe aveuglément ; ça s’attaque à toute une espèce, assimilant coupables et innocents en une seule et même force destructrice dirigée contre l’essence même de l’espèce attaquée.</p>
<p align="justify">Je t’aime, mon chéri. Et aux chiottes les acquis du féminisme : je te ferai de la tisane, je t’apporterai des mouchoirs propres, je veillerai à ce que tu aies tout ce qu’il te faut à portée de main. Je prendrai soin de toi, tout couillu que tu es, au nom de la parité, comme tu prends soin de moi quand je suis malade. Et moi, je trouve que tu supportes bien ta souffrance. La grippe, c’est vraiment de la merde. Et j’en viens à me demander dans quelle mesure le féminisme est ou non sur la même pente.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Joujoux pour grandes filles]]></title>
<link>http://journaldunepeste.wordpress.com/2008/02/19/joujoux-pour-grandes-filles/</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 16:50:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>lapeste</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il m’arrive de réfléchir (après je me couche et ça passe, donc je ne m’inquiète pas trop), ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Il m’arrive de réfléchir (après je me couche et ça passe, donc je ne m’inquiète pas trop), mais ça donne des trucs même pas drôles. Ca me fournit même pas de quoi poster un article tellement le brainstorming manque de peps.</p>
<p align="justify">Alors quand je me prends à réfléchir et que je me retrouve à froncer les sourcils et à hocher la tête toute seule, je me tourne vite fait vers le remède miracle : une tranche de n’importe quoi de bon avec un café, une atroce couverture verte et rose en pilou que j’ai reçue en cadeau d’un catalogue de VPC même pas glamour, et un épisode des Experts, de Heroes ou pire, un magazine féminin.</p>
<p align="justify">Mais exceptionnellement, j’amène sur ces pages mes pensées de fille.</p>
<p align="justify">En décembre dernier, il était impossible d’échapper à la frénésie de Noël. On ne pouvait pas non plus échapper à la presse féminine qui suggérait des cadeaux de Noël (Si ? On pouvait ? Je dois le faire exprès alors). En fait, on ne pouvait pas échapper à grand-chose à moins de se cloîtrer dans un trou perdu ; et même là, pour peu que l’ADSL passe, si tu voulais échapper à la vraie vie dans le vrai monde, il fallait garder ton ordinateur éteint. Eteindre l’ordinateur ? Nan mais ça va pas la tête ?</p>
<p align="justify">Donc on parlait de Noël entre gonzesses, et de cadeaux… Et bien évidemment, y en avait toujours une pour mettre sur le tapis l’idée de se faire offrir un sex-toy. Ca fait bien rire, en général. Puis ça donne envie de bavarder : et là, on découvre qui est pour, qui est contre, qui ça fait marrer mais sans plus, qui en a déjà reçu mais l’a observé avec circonspection avant de le ranger dans sa table de nuit ; on peut même avoir du pot et recueillir les confidences d’une qui aime ça et qui t’expliquera comment elle s’en sert… Bref, les opinions sont partagées et le sujet est vaste. Il ne s’agit donc pas ici de débattre de l’utilisation du sex-toy.</p>
<p align="justify">Mais le sex-toy, aujourd’hui, il est là, il se vend, il est populaire et j’ai l’impression qu’il s’est peu à peu fait une place de choix, si ce n’est dans la vie sexuelle des femmes, du moins dans les médias. C’est hype, le toy.</p>
<p align="justify"><span></span></p>
<p align="justify">Et alors même que la presse féminine en vente dans les kiosques rivalise avec les médias des nouvelles technologies pour parler à la femme moderne de sa sexualité, qu’elle préconise libérée, affranchie des tabous et surtout ludique, je ne suis pas persuadée que les femmes soient, dans leur majorité, aussi réceptives qu’on le prétend à l’idée de pimenter leur quotidien érotique avec des accessoires. Je parle là des femmes dans la vraie vie. Devant l’école. A la boulangerie. A la banque. Des femmes ordinaires comme moi, pas des filles qui font la couverture des magazines.</p>
<p align="justify">Cette réticence, qu’il est presque de mauvais ton d’avouer, tant l’utilisation du sex-toy est supposée être entrée dans les moeurs, notamment par le biais des séries - Jack The Rabbit, bienvenue parmi nous -, amène à se demander pourquoi certaines femmes reculent devant l’idée de l’accessoire coquin.</p>
<p align="justify">Le parti pris résolument avant-gardiste des médias en ce domaine, qui stigmatiserait presque le “sexe sans toy”, m’apparaît après réflexion comme une stratégie peu efficace pour convaincre les réticentes. Au lieu de faire du forcing médiatique et marketing en faisant croire à ces femmes qu’elles sont dépassées parce qu’elles n’utilisent aucun accessoire, il serait peut-être intéressant de comprendre leur réticence plutôt que de chercher à la vaincre à tout prix.</p>
<p align="justify">Et en me penchant sur des sentiments tous naturels, comme la gêne, la honte, la crainte du regard du conjoint, le poids de l’éducation, ou le manque d’envie tout simplement (ouais, on a le droit), je me dis qu’un peu de diplomatie, moins agressive que les politiques prosélytes en matière d’accessoires féminins, pourrait peut-être amener des femmes qui hésitent encore à s’engager en douceur sur le chemin d’une sexualité occasionnellement agrémentée par le sex-toy, au lieu de les matraquer par de la propagande qui pourrait se résumer à “si tu te godes pas, tu crains”. Loin de dénigrer leur conception de l’érotisme, on leur <strong>proposerait</strong> simplement de nouvelles sensations, ce qui éviterait de leur donner l’impression que telle qu’elles la vivent, leur sexualité n’est pas “celle qu’il faut”.</p>
<p align="justify">Quand je me promène sur la sphère sexy du net, et que je contemple la politique commerciale en vigueur dans les entreprises qui vendent des sex-toys, je me dis “C’est dingue, en est-on encore au stade où le sex-toy, vendu sur un mode presque agressif, vise la cliente délurée, la chienne affranchie en recherche d’un substitut phallique ?”</p>
<p align="justify">Parce que franchement, certains sites font peur : couleurs criardes et agressives, filles à poil lascivement allongées sur la page d’accueil, godes énormes bien mis en évidence (le méga morcif qui fait bien peur), allusions lourdingues dans les commentaires des produits… C’est à se demander si on n’est pas tombé dans un tournage miteux par erreur.</p>
<p align="justify">Il me semble que bien évidemment, nous devons aujourd’hui dépasser le clivage artificiel entre “la femme convenable”, qui envisage le sexe de façon très conventionnelle et traditionnelle, et la femme “salope”, qui s’envoie en l’air à n’en plus pouvoir avec un maximum de partenaires et utilise, bien sûr, des sex-toys. On peut, à mon sens, être une adorable mère de famille, épanouie dans son couple, faire des cakes pour la fête de l’école, et aimer le sexe et tous les aspects ludiques qu’il comporte, y compris l’utilisation des sex-toys. Ou pas.</p>
<p align="justify">Je considère pour ma part que le sex-toy n’est pas forcément un substitut phallique, qu’il n’est jamais aussi bien vendu que par des femmes, qu’il est inutile de reproduire le décor d’un film porno pour faire commerce de ces joujoux pour grandes filles, et que si au départ les achats étaient en majorité faits par des hommes (ce qui explique peut-être la démarche marketing initiale assez brute de décoffrage), aujourd’hui les femmes, même les plus timides, sont en mesure de faire elle-mêmes leurs achats coquins en ligne pour peu qu’on leur propose de façon un tant soit peu élégante des produits qui leur plaisent vraiment, et qui soient, de façon concrète, efficaces dans leur quête du plaisir.</p>
<p align="justify">Dieu merci, ça existe !</p>
<p align="justify">Alors en se promenant sur le net, on trouve de vrais petits bijoux : des sites vraiment sympas, où l’on sent que c’est une hôtesse qui nous accueille en ces lieux, où le marketing est soft et dicret, donne vraiment envie de se faire plaisir sans que rien ne nous donne l’impression de faire quelque chose de vilain.</p>
<p align="justify">Une fois mise à l’aise face au sex-toy, et seulement à ce moment-là, on peut sereinement se poser la question : “est-ce que ça me branche ou pas, de faire du sexe avec ces trucs ?”. Et de se répondre franchement.</p>
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