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	<title>la-shoah-et-le-devenir-des-juifs &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/la-shoah-et-le-devenir-des-juifs/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "la-shoah-et-le-devenir-des-juifs"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 09:10:49 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[LE COMMUNIQUE DU CRIF SUR LE PARRAINAGE DES ENFANTS JUIFS DEPORTES]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=88</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 08:22:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>pl</dc:creator>
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<description><![CDATA[Communiqué du 20/02/08
Le CRIF (Conseil  Représentatif des Institutions Juives de France) appelle ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué du 20/02/08</p>
<p>Le CRIF (Conseil  Représentatif des Institutions Juives de France) appelle à l'apaisement de la polémique qu'il juge largement artificielle au sujet de la proposition du Président Sarkozy annoncée lors du dîner du CRIF du 13 février, d'instituer un lien de mémoire entre les enfants du CM2 et les enfants juifs déportés de France et envoyés à la mort.</p>
<p>Le CRIF salue cette proposition pour son caractère humaniste et estime que la fin du primaire est un moment opportun pour sensibiliser les enfants au risque de l'antisémitisme et du racisme.</p>
<p>Le CRIF pense que des aménagements sont nécessaires pour que cette proposition puisse jouer son rôle éducatif effectif d'alerte civique et de stimulant à un travail historique personnel.</p>
<p>Le CRIF pense notamment qu'il vaut mieux élargir cette mémoire à l'ensemble d'une classe et souhaite qu'aux histoires d'enfants déportés s'associent des récits de sauvetage. Ainsi ce travail favorisera l'éducation et la tolérance de l'autre , quel qu'il soit.</p>
<p>Le CRIF estime que les critiques contre cette proposition sont, pour certaines excessives car il n'est pas question d'identification mortifère, mais de sensibilisation, et, pour d'autres, nauséabondes, dans la mesure ou elles refusent d'admettre le caractère universel de la Shoah et accentuent les amalgames et les compétitions victimaires.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La "religion civile" de la Shoah, concept nouveau de l'antisionisme]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=86</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 16:25:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>gblond</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/?p=86</guid>
<description><![CDATA[Un nouveau concept est en train de  se développer dans les milieux critiques de la politique israel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un nouveau concept est en train de  se développer dans les milieux critiques de la politique israelienne, en particulier dans les milieux intellectuels pacifistes , israeliens ou européens, qui se trouvent mis en porte à faux par la désaffection de la population israelienne pour le discours  oecuménique des pacifistes, devant la montée de la violence extremiste islamiste, et la confirmation de l'existence d'une frange palestinienne qui ne cache pas son refus d'admettre l'existence d'Israel, et qui revendique une guerre à mort.</p>
<p>Le livre de   georges Bensoussan,"Un nom impérissable", développe la thèse suivant laquelle le sionisme, privé de  "légitimité" par l'épuisement de l'idéal socialiste initial et  de  la mythologie de la construction d'un homme nouveau, tenterait d'en retrouver une en développant un nouvel appareil mythologique autour d'une identité victimaire, centrée sur l'évènement historique de la Shoah.</p>
<p>Ce livre rejoint la thèse de Esther Benbassa, "La souffrance comme identité" qui développe avec complaisance une thèse semblable :celle de l'autoperception du peuple juif comme communauté de souffrance, de la description de l'histoire juive comme "une vallée de larmes culminant dans l'holocauste",et de la définition du peuple juif par Hermann Cohen comme "peuple de la souffrance".</p>
<p>Le corollaire immédiat de cette thèse -et à mon avis  peut-être le  moteur même de la recherche-, c'est  que cette vision du monde  entraîne les Juifs dans une "tour d'ivoire morale" qui les rend insensibles... à la souffrance du peuple palestinien (présentée elle comme réelle a côté d'une sorte d'auto-apitoiement permanent sur un mythe de souffrance qui serait la face inversée d'une élection, donnant droit à tous les hors-droits imaginables-vieux mythe antisémite du peuple qui se croit non soumis aux obligations communes)</p>
<p>Il y a dans la façon dont certains se font les procureurs implacables du sionisme sur le plan des idées, la poursuite du refus fondamental de ce sionisme qui ne peut plus actuellement s'exprimer ouvertement. Comme ils n'osent pas remettre en cause le fait accompli du sionisme, ce qui conduirait à l'idée gauchiste  d' un état démocratique bi -national dont tout le monde sent bien qu'il est un nonsens même plus politiquement correct,  ils expriment leur rejet de ce nationalisme par des critiques de tout et de son contraire.</p>
<p>On reproche au sionisme d'avoir ignoré la Shoah, et après, de lui donner une place trop importante. On lui reproche d'avoir nié la faiblesse juive, et après on  lui reproche d'identifier les juifs à cette faiblesse. On lui reproche sa dureté, de ne faire que des victimes autour de lui, et maintenant , de larmoyer sur les souffrances juives.</p>
<p>Finalement, rien ne trouve grâce  aux yeux de ces  historiens, qui rejoignent les "nouveaux historiens "israeliens dans leur travail de 'déconstruction" qui leur permet d'être aussi vierges de toute compromission morale que remarqués pour leur "courageux anticonformisme".</p>
<p>Leur conceptions générales, plus ou moins orientées par une construction intellectuelle "de gauche", ne sont pas vraiment compatibles avec un mouvement nationaliste comme le sionisme; ce nationalisme ne peut trouver aucune place dans leurs grilles de lecture, et  si ils  l'admettent du bout des lèvres pour ne pas se couper des peuples et des autorités morales qui le comprennent intuitivement , cette acceptation les met en contradiction avec tous leurs schémas de pensée, ce qu'en tant que intellectuels, ils supportent particulièrement mal.</p>
<p>L'identité juive ne se résume pas à la persécution, la culture juive est une des plus anciennes et des plus importantes du monde , mais, politiquement, le destin juif a été un destin d'angoisse et de négation , de persécution et d'exclusion, dont les Lumières n'ont pas suffi à les extraire. On ne peut oublier que les raisons de la naissance du rêve sioniste ont été les conditions épouvantables d'existence des Juifs de l'Est, et les poussées d'antisémitisme en Europe Occidentale.C'est le fait politique du nationalisme juif qui est inadmissible pour des gens qui ne peuvent admettre que la lutte des classes ou la révolution comme issue  moralement concevable à un malheur politique. Le nationalisme, sauf pour les pays colonisés, ne rentre pas dans leurs cadres de pensée</p>
<p>Le fondement de la légitimité de l'Etat Israelien reste là:L'antisémitisme polonais de 1967 qui a conduit à l'émigration les derniers juifs ou presque de Pologne date quand même de 20 ans après la naissance d'Israel,il n'y aplus de vie possible pour les juifs dans le monde arabe; comme le disait le rabbin Eisenberg:"Tout ça n'est pas grave. Il n'y a de danger pour les Juifs que dans deux endroits: Israel et la Diaspora.</p>
<p>La bataille qui s'engage dans la période actuelle entre Israel et ses adversaires, est au moins autant une bataille dans le champ des idées que dans le domaine des armes. Le combat des Arabes depuis le début de l'existence d'Israel est celui d'une affirmation de l'illégitimité de celui-ci, au nom de la légitimité ( apparue ensuite) du nationalisme palestinien.Or, ces deux légitimités sont égales, c'est pourquoi il faudra un compromis,faute de quoi on s'acheminera vers une lutte à mort .</p>
<p>Présenter les juifs comme des oppresseurs impitoyables et en même temps larmoyant sur leur sort, vise à les déconsidérer et à les déligitimer  dans une opinion déja très orientée par la victimisation médiatique   du peuple palestinienà laquelle participent les démagogues variés du monde antioccidental,qui usent et abusent de la vision moralisatrice qui est si efficiente dans le monde occidental et pas du tout dans le leur.</p>
<p>La société israelienne vit certainement une crise morale et politique avec l'accentuation de ses lignes de division internes, mais elle veut continuer à vivre;</p>
<p>Le sens de son existence est d'abord le droit qu'elle a d'exister en vertu du principe du droit des peuples à disposer d'eux mêmes, qui est exactement aussi valable pour eux que pour les anciennes colonies parvenues à l'indépendance, et d'affirmer leur identité dans cette liberté. La contestation de ce droit, directe ou camouflée, doit être combattue sans relâche, y compris chez ceux qui cherchent à plaire à tout le monde , même à leurs ennemis.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SUITE DE LA CONTROVERSE SUR LE PARRAINAGE DES ENFANTS JUIFS DEPORTES]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=74</link>
<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 15:55:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>pl</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/?p=74</guid>
<description><![CDATA[Le Pr Rufo, pédopsychiatre réputé, s&#8217;inscrit en faux contre l&#8217;idée que l&#8217;initi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Pr Rufo, pédopsychiatre réputé, s'inscrit en faux contre l'idée que l'initiative  de Nicholas Sarkozy  pourrait créer des troubles psychologiques, idée qu'il trouve "grotesque". "On peut trouver l'initiative du président surprenante, mais pas prétendre qu'elle est traumatique. Le souvenir transculturel et transreligieux est toujours quelque chose d'intéressant, surtout lorsqu'il peut mener vers une plus grande tolérance", dit-il.</p>
<p>Mais le majorité des réactions continue d'être très sévère avec cette proposition; François Hollande est revenu sur son avis favorable initial  Claude Lanzmann s'élève dans Le Monde contre l'idée que avec la disparition des derniers témoins vivants de la Shoah, c'est la mémoire qui va disparaître . Il affirme que c'est au premier chef par la culture et les oeuvres d'art que la transmission s'effectue : des dizaines de milliers de livres ont été écrits, des films, des oeuvres, des témoignages...Il met en garde contre" l'activisme mémoriel" qui "incapable de regarder en face l'immensité de la perte, s'ingénie à ouvrir des chemins secondaires qui instituent l'oubli plus que la mémoire."</p>
<p>Serge Klarsfeld, qui rappelle le travail de rétablissement  de la réalité minutieux qu'il a effectué  en reconstituant la liste exhaustive de tous les enfants déportés, défend avec passion cette initiative, en disant qu'ainsi , les enfants déportés",auront échappé à la nuit et au brouillard de l'oubli  et échapperont à l'immense poubelle de l'histoire. "Grâce à Jacques Chirac on se souviendra des Justes et des 60 000 enfants juifs sauvés;grâce à  Sarkozy, on se souviendra des 11400 enfants juifs perdus".</p>
<p>Il semble que l'on s'achemine vers une inflexion de l'idée initiale vers la prise en charge de la mémoire d'un enfant par toute une classe et non par un enfant, évolution qui ne résout que la question de l'éventuel" traumatisme " vécu par des enfants; ce compromis paraît avoir eu l'assentiment du président du CRIF.</p>
<p>A suivre sans doute</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SIMONE VEIL DENONCE L'IDEE DE PARRAINAGE DES ENFANTS JUIFS DEPORTES]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=72</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 15:43:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>pl</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/?p=72</guid>
<description><![CDATA[D&#8217;après l&#8217;article de Judith Waintraub du 16 février 2008 dans Le Figaro.
Les première]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>D'après l'article de Judith Waintraub du 16 février 2008 dans Le Figaro.</p>
<p>Les premières réactions à la proposition de Nicholas Sarkozy avaient été plutôt positives , ( François Hollande disant que "chaque fois qu'on peut faire transmettre les exigences du devoir de mémoire, il faut le faire", Malek Boutih du PS comme Serge Klarsfeld,  l'ayant approuvé), mais au fil du temps la tendance s'est nettement inversée, et les critiques sont de plus en plus nombreuses.</p>
<p>Simone Veil a déclaré cette initiative "inimaginable, insoutenable et injuste". La présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah a dit que "on ne peut pas infliger cà à des petits de 10 ans."."Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre de ce que nous avions vécu, même avec nos proches, et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits enfants". Elle ajouté que "beaucoup d'enseignants parlent très bien de ces sujets là " avant d'évoquer le risque d'attiser les antagonismes religieux:" Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?". C'est évidemment  la critique majeure qui peut être faite à cette initiative, sans parler de l'ambigüité du terme "devoir de mémoire" qui fleurit dans les écrits  de la période actuelle</p>
<p>Même si la bonne volonté ne fait pas de doute, encore une fois, le côté hâtif, non concerté et non approfondi de la proposition laisse perplexe sur les mécanismes de prise de décision de la présidence française.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[OPINION LIBRE :DEFENDRE LE JUDAISME OU DEFENDRE LES JUIFS ?]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=70</link>
<pubDate>Wed, 13 Feb 2008 17:42:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>gblond</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/?p=70</guid>
<description><![CDATA[A l&#8217;heure  ou la question de l&#8217;identité juive hors de la religion se pose avec une insi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>A l'heure  ou la question de l'identité juive hors de la religion se pose avec une insistance grandissante d'un coté, et ou de l'autre les inquiétudes sur l'avenir de  l'Etat hébreu vont croissantes avec les progrès de l'islamisme extremiste et le danger nucléaire iranien, il devient important d'éclairer les choix  qui se présentent aux juifs de la Diaspora</p>
<p>La multiplication  des mariages mixtes, la réduction de la croyance religieuse, la dilution dans la population générale font que objectivement , le mode de vie juif se réduit, les traditions se perdent, malgré la volonté d'une minorité de faire des efforts pour les faire survivre.</p>
<p>Clairement,un monde s'efface,celui qui liait une foi et des rites , et même  une langue, le Yiddish,effacement aussi bien lié  au recul général des religions que à l'assimilation qui ne rencontre plus les obstacles antérieurs, et à la disparition d'une partie de cet univers avec la population détruite dans la Shoah.</p>
<p>Cette disparition produit une réaction de refus de la part de la génération de ceux qui  ont suivi la génération détruite ou rescapée de la Shoah, et qui se sentent coupables de ne pas  maintenir la continuité des 20 siècles ou le peuple juif a préservé son existence en l'accrochant à la religion et en s'identifiant à cette religion.</p>
<p>Mais comment maintenir en vie un peuple qui s'est confondu avec une religion quand la foi n'est plus là?</p>
<p>Israel a été une réponse partielle à  cette question. L'acquisition d'un Etat, la résurrection d'une langue qui est redevenue vivante , la transformation d'une nature, la reconquête d'une fierté, ont justifié la création d'un Etat qui a pris la succession de l'Etat juif initial, au prix d'un fait accompli qui a suscité des problèmes de plus en plus lourds. La nation  juive a vécu une renaissance qui a stupéfié le monde, et par ce seul fait, a justifié son existence. Car la justification des nations, c'est leur apport à l'humanité, et l'apport d'Israel, c'est la dignité retrouvée,la fin de la soumission, l'arrêt des humiliations subies sans riposte.C'est l'illustration du droit à l'autodéfense des agressés, la reconquête d'une humanité par ceux à qui elle a été déniée pendant des millénaires.</p>
<p>Le problème n 'est pas que celui de la survie du peuple juif. Il est avant tout des conditions de sa survie, et même l'hypothèse la plus terrible, celle d'une défaite israelienne, et d'un éventuel autre génocide, nucléaire, ne changera pas cette donnée nouvelle: les juifs ne se laisseront plus faire sans se battre, les assassins paieront le prix de leurs crimes.</p>
<p>L'histoire du peuple juif est exemplaire pour l'humanité, pas seulement parce que elle démontre, à son détriment, les ressources de sauvagerie qui existent dans la nature humaine, mais parce que elle est symbolique de ce qui est vital de dignité pour que l'existence vaille d'être vécue, et des capacités de regagner une dignité humaine qui a été perdue ou détruite du fait d'autres humains.</p>
<p>Bien plus que le mythe biblique, qui a participé à la civilisation du monde entier, c'est l'histoire concrète de ce peuple, qui fait symbole universel de la  résistance  à l'esclavage,et à la déshumanisation:  Il a symbolisé ces deux faces de l'humanité: la capacité à produire de l'inhumain et le pouvoir de perdre, mais aussi de retrouver une humanité perdue.</p>
<p>De cela, les juifs doivent être éternellement reconnaissants à Israel et à ceux qui ont construit ce pays. L'identité de ce peuple est avant tout celle de ce destin: perte et restauration de l'humanité.et d'une fierté humaine; La Shoah et Israel sont les deux faces indissociables, et rapprochées chronologiquement  d'un être au monde qui s'est détaché de la religion à laquelle il avait suspendu son identité  et sa lutte pour ne pas cesser d'exister.</p>
<p>Comme une fusée qui largue son premier étage pour s'adapter à des conditions différentes de pesanteur et de densité de l'atmosphère, l'identité juive doit se rebâtir sur le tournant qu'ont constitué la naissance d'Israel et la Shoah.Sans victimisation, mais en s'adossant  à cette insécurité du gain de l'humain sur la barbarie, sans moralisme, mais dans la prise en considération de la dimension éthique des choix politiques et stratégiques qui s'imposent, sans angélisme et sans faiblesse.</p>
<p>Les traces de l'intrication de l'identité juive avec la religion sont gravées dans la mémoire juive, mais ce n'est pas la remise au goût du jour de souvenirs qui fera vivre le peuple juif. C'est la  dialectique vivante entre les questions d'existence à résoudre au jour le jour et les effets du destin juif sur les consciences qui créera une pensée juive, visible dans les productions de la culture moderne (cinéma, romans, pensée philosophique, morale et politique) et dans la vie politique et citoyenne, c'est à dire l'Histoire en train de se faire.</p>
<p>Les Juifs de la Diaspora ont donc un devoir de solidarité et de défense de l'Etat israelien, en dehors de leurs devoirs de citoyens français, et de solidarité et de défense de leur communauté,  et un devoir  de penser les implications politiques et historiques du destin juif,  de la place de la tradition et de la religion dans la question de l'identité d'un groupe, une obligation de réfléchir à la question de l'identité sans tomber dans le repli identitaire qui menace actuellement.</p>
<p>La Diaspora doit accepter de n'être que ce qu'elle est: une fraction du peuple juif, dont le destin se détermine plus sur sa terre d'origine  que dans les pays ou elle est diluée, comme c'est le cas pour toutes les diasporas, ce qui ne veut pas dire qu'elle est sans importance. La lutte pour déterminer qui a le droit de parler au nom du peuple juif, Diaspora ou Etat israelien, est stupide. Mais la volonté de la Diaspora de représenter l'essence du peuple juif est  l'expression de la nostalgie d'un mode de vie ancien, qui traduit la tendance à figer l'histoire  dans le passé ,propre  a l'histoire juive et à son regard tourné vers le passé.</p>
<p>La haine qui poursuit les juifs, qu'ils soient dispersés en diaspora ou rassemblés sur la terre juive, continue, qu'on le veuille ou non, a être le lien ombilical qui les relie à leur destin, bien plus que la pensée de tous les grands penseurs juifs.  Cette haine se développe maintenant  dans le sillage de l'islamisme extrêmiste, qui se répand à la surface du globe comme une infection, réduisant à néant l'espoir né après guerre  d'une disparition  des  racismes extrêmistes.C'est cette position au carrefour des passions humaines qui définit les coordonnées de l'identité juive, liée à cette négation d'elle qui l'a entourée pendant 20 siècles</p>
<p>Le repli sur le religieux est une erreur grave qui choisit l'identité passée contre l'identité actuelle, et rabat l'être juif sur une vision d'un monde rétracté dans un ghetto intellectuel , dans un temps figé ,  qui fait du juif un objet  pour  gardien de musée. Les racines d'un arbre ne sont pas cet arbre, et ce qui fait la valeur de l'arbre, c'est sa ramure, son feuillage et éventuellement ses fruits.</p>
<p>G.Blond</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[IDENTITE SIONISTE ET IDENTITE DIASPORIQUE ]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/?p=59</link>
<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 14:59:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>gblond</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/?p=59</guid>
<description><![CDATA[                           Compte rendu de lecture du livre remarquable de Georges Ben Soussan : ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>                           Compte rendu de lecture du livre remarquable de Georges Ben Soussan : "Un nom impérissable", paru en janvier 2008</p>
<p>Après "Europe, une passion génocidaire" qui étudiait les éléments qui dans toute l'Europe avaient fait le lit  de l'extermination industrielle par les Allemands du peuple juif européen, G. Bensoussan se penche sur les rapports qui se sont établis entre le sionisme et Israël d'une part, et la Shoah et la Diaspora d'autre part, et sur l'évolution de la représentation que les israeliens se sont fait d'eux mêmes  au fil du temps sur ces points.</p>
<p>Il remet en mémoire la première attitude des membres du Yishouv (présence juive en palestine avant l'établissement de l'Etat Hébreu), et l'incompréhension teintée de mépris et parfois de haine vis à vis de la Diaspora qui existait à cette époque parmi ses membres.</p>
<p>"L'opposition à la diaspora s'est transformée pour moi_ ces temps-ci, en haine! Je la hais comme on hait l'infirmité dont on a honte et pour le traitement de laquelle on est prêt à sacrifier sa vie",écrit Itzhak Tabenkin, grande figure du sionisme ouvrier ...</p>
<p>Chantre du sionisme nietzschéen,  Berdichevski jugeait que" le judaisme rabbinique avait asséché une religion vivante en un peuple d'apeurés, corseté dans un rituel affadi et abstrait... "Beaucoup estimeront, à cette époque,que la Shoah a définitivement fait perdre à l'Exil, sa légitimité. "L'image du Juif, victime passive offrant son cou à l'assassin, contredit frontalement l'idéal sioniste ,comme si l'idéal de rédemption avait été miné par cette déréliction sans pareille". Face à elle, l'idéologie pionnière du "sabra" ne pourra plus faire illusion. Plus tard, quand la catastrophe sera redécouverte par la parole des enfants de rescapés voyageant sur les lieux de l'extermination, l'identité israelienne réifiée sous la forme du sabra volera en éclats pour laisser la place à une identité marquée aussi par la  peur et le silence. Alors s'imposera le souvenir d'une inquiétude omniprésente, et qui depuis longtemps déja, minait le rêve de rédemption. Comme si par cette angoisse fichée au coeur de l'existence juive, la Shoah avait à jamais corrompu le sionisme. C'est par le biais du voyage en Europe que des enfants israeliens, à partir des années 1980, en viendront à retrouver, voire réhabiliter la diaspora dans le rejet de laquelle ils avaient été élevés."</p>
<p>Ben Soussan décrit en effet l'absence de possibilité "d'écouter le discours des survivants dans l'Israel des années 1950, pris dans un discours de rejet del'être juif faible,et dans une apologie de l'"homme nouveau" qu'il s'agissait de créer par l'abolition du Juif classique,, qui rejoignait parfois les discours antisémites. Ce discours était , dans son essence, calqué sur le discours bolchevik de création d'une identité nouvelle rédemptrice et révolutionnaire, qui devait effacer la honte du mode de vie antérieur. A la limite, il se tenait un discours soutenant que les survivants étaient les pires , qui ne devaient leur survie que à leur dureté et à leur égoisme- dans une dénégation de ce qu'étaient les véritables mécanismes qui faisaient que certains survivaient et d'autres pas (la résistance physique, la résilience psychique créée par le maintien de croyances fortes, le soutien des réseaux organisés politiques et militants,la possession d'aptitudes paradoxalement  appréciées par les bourreaux nazis, etc.)</p>
<p>Ainsi, le" Juif nouveau" de l'ethos sioniste, qui voulait faire une "page blanche" est il "une illusion aussi absurde que tous les rêves d'"homme nouveau" qui ont jalonné le siècle . La conséquence en avait été le silence qui s'était abattu sur les rescapés, qui éprouvaient ce que les amputés appellent les"douleurs fantômes", un sentiment inconsolable de perte et de vide."</p>
<p>C'est ce que Aaron Applefeld appellera le divorce entre le sionisme et la diaspora en disant, à propos de la littérature: "La littérature hébraïque a divorcé de la question juive, du secret juif, elle a adopté le "canaanisme", l'eretzisraeliut (israelianité);</p>
<p>Ben Soussan développe l'idée que le refoulement des images de faiblesse incluses dans ce récit des rescapés cheminait souterrainement dans le corps national du nouvel Etat, entretenant le sentiment d'une menace existentielle qui perdure. La guerre de 1973, vécue malgré la victoire encore plus brillante que celle de 1967  comme ayant fait frôler la disparition de l'Etat Juif, les menaces d'aneantissement proférées par l'Iran et les mouvements extrêmistes islamiques  de plus en plus proches des centres vitaux israeliens, font ressentir aux israeliens que ils ne sont pas, malgré leur force, à l'abri définitivement d'une catastrophe aussi ample que celle des juifs européens."L'existence juive,qu'on croyait avoir normalisée en Israël,s"avère donc toujours précaire et comme suspendue au dessus du gouffre;</p>
<p>Pour Ben Soussan, c'est le procès Eichmann qui marque un tournant décisif dans la conscience des israeliens de n'être pas étrangers à la vie juive,et qui lui fait retrouver ses racines juives dont le sionisme entendait l'éloigner. Le pays est tout entier l'oreille collée aux transistors pendant les mois que dure le procès. Le choc est énorme et la question de ne pas trahir et de  ne pas dénigrer toutes ces souffrances des tout proches change le regard des Israeliens et  le procès marque "le retour de l'identité israélienne vers le peuple juif;</p>
<p>"Parallèlement, si la Shoah prend de plus en plus d'importance , si elle est perçue comme une histoire de plus en plus singulière, c'est aussi que le voeu antique des fondateurs qui entendaient faire de l'Etat Juif un état comme les autres a échoué;parce que le conflit inter-étatique qui l'oppose à ses voisins n'est pas de nature classique, mais porte sur le droit même à exister et sur la légitimité de l'Etat. Venu du plus profond du monde arabe, et plus encore de la "rue arabe", ce rejet renvoie l'Etat d'Israël, qui avait cru naïvement à une normalisation de l'histoire juive, à la solitude historique dont le sionisme avait prétendu le libérer.</p>
<p>A partir de là,les perspectives changent: la Shoah a atteint l'être juif comme essence. Elle a touché en conséquence tous les Juifs .C'est là un facteur d'unification de la société israelienne qui ramène dans le giron collectif ces juifs laïques qui vont faire du souvenir de la tragédie l'axz d'une "religion civile" de la nation et le ciment idéologique d'un monde en danger;"</p>
<p>"La religion civile et l'Histoire  comme substitut de la foi, n'ont rien de neuf dans l'histoire du sionisme, elles lui sont même consubstantielles, étroitement liées à cette identité sécularisée du judaïsme que fut le sionisme des origines. Pour avoir tôt compris que le déclin du religieux commandait de redéfinir la nation par la culture et par l'histoire, Ahad Ha'am est sans doute le père de cette religion séculière; A la culture et à l'histoire,Eliezer ben Yehouda ajoutera la langue.</p>
<p>L'idéal étatique,qui soutint le Yishouv et le jeune état israélien, demeurait étranger aux  Juifs venus des pays arabes qui restent attachés au judaïsme traditionnel et à la pratique religieuse. A lui seul, l'Etat   ne peut guère tenir lieu de transcendance, même s'il pouvait jadis figurer un idéal capable de galvaniser des juifs d'Europe, formés à cette histoire, pétris de culture politique européenne et bons connaisseurs de la Révolution Française.</p>
<p>La nouvelle religion civile qui gravite autour de la Shoah marque le déclin du sionisme socialiste des origines et du monde fondateur.</p>
<p>Par ailleurs de nombreux cercles dirigeants sont conscients que, privés de toute base religieuse juive, leurs enfants et audelà d'eux, les nouvelles générations se montreront demain incapables de justifier l'existence d'un Etat Juif, incapables de légitimer les sacrifices que l'état de guerre incessant    aux frontières ne manquera pas d'exiger;</p>
<p>Au fur et à  mesure que le nationalisme  israelien , dans les années 70, se ressource autour de la religion, la religion civile de la nation juive, elle, se centre de plus en plus autour de la Shoah . La légitimité de l'Etat Juif s'ancre de plus en plus dans le martyrologe. Tout comme l'histoire juive, en particulier dans les milieux laïques, devient la justification première de l'Etat d'Israël.</p>
<p>L'enseignement du Yishouv,en 1943, se rattachait déja à cette idée que les horreurs vécues par les juifs nécessitaient la force pour se défendre:"Nous nous sentons les fils d'un peuple malheureux qui a été mis à mort pour sa faiblesse, déclarait Israël Galili, chef de la Haganah..Un peuple sans bouclier, qui n'a pas d'armes pour se défendre, ne peut pas s'attendre à  ce que les autres lui portent secours;un peuple frivole, qui fait confiance aux délibérations morales de l'humanité, est un peuple suicidaire..;Des profondeurs des crématoires et des tombeaux monte l'ordre  à tout homme d'Israël:être une force."</p>
<p>Mais ce que souligne Ben Soussan, c'est que ce renversement d'attitude israelien conduit à une héroïsation  de la Shoah, qui reste coupée de toute la vie diasporique antérieure, et à une identité fondée sur le repli sur soi et la conviction que l'antisémitisme est éternel, sans analyse des facteurs historiques qui  ont déterminé son existence,son maintien, et son exaspération dans certaines périodes, de même que  ils ont déterminé la montée en Europe d'expériences et de courants de pensée qui ont rendu possibles l'extermination en Allemagne.; Ainsi se développe selon lui une vision "insulaire" de l'identité, encourageant le thème du "peuple qui habite seul".</p>
<p>La position de Ben Soussan est d'ailleurs ambigue sur ce plan, car si il critique la religion laïque de la Shoah qui centre sur celle ci l'identité juive, et fait du Juif, par essence,celui qui, est elu par le mal qu'est l'antisémitisme, il critique également la position des "néosionistes", c'est à dire les antisionistes modernes, qui nient la spécificité de la volonté de tuer les juifs et  réduisent  cette histoire au cas général des crimes contre l'humanité. Ce débat entre l'attitude repliée et sur la défensive, et l'attitude "universaliste" est un des plus vieux débats du monde juif.</p>
<p>La conclusion de &#60;ben Soussan, c'est que l'Etat Juif a changé de signification ,que" le désastre a cimenté l'hétéroclite nation israelienne," et que,"quand les murs de la foi chancellent,  l'Histoire vient au secours des juifs "perdus":l'assise de l'identité juive traditionnelle migre de la foi à la "mémoire"; le coeur  historique de la nation ne se situe plus dans le bâtiment des archives sionistes, mais à Yad Vashem, lieu de la mémoire de la Shoah.</p>
<p>.</p>
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<title><![CDATA[SIMONE VEIL: UNE FEMME DE COURAGE ET D'OUVERTURE]]></title>
<link>http://ajhl.wordpress.com/2007/11/26/simone-veil-une-femme-de-courage-et-douverture/</link>
<pubDate>Mon, 26 Nov 2007 18:18:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>gblond</dc:creator>
<guid>http://ajhl.wordpress.com/2007/11/26/simone-veil-une-femme-de-courage-et-douverture/</guid>
<description><![CDATA[Compte rendu de lecture de sa biographie parue chez Stock: &#8220;Une vie&#8221;.
La biographie de S]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Compte rendu de lecture de sa biographie parue chez Stock: "Une vie".</p>
<p>La biographie de Simone Veil est un document passionnant sur la trajectoire d'une femme, survivante d'Auschwitz, ministre à deux reprises, inspiratrice et défenseur d'une loi sur l'avortement qui a révolutionné la condition des femmes en France, membre du Conseil Constitutionnel ,puis de la HALDE, pratiquement une des rares politiques à être restée après son passage par l'excercice du pouvoir une autorité morale incontestée et une conscience respectée de pratiquement tous les bords, ainsi qu'une personnalité aimée et admirée.</p>
<p>Issue d'une famille juive installée en France depuis le 18 ème siècle, élevée de façon rigoureusement laïque, elle explique dans son livre son positionnement vis à vis de cette origine par le fait que elle était "amoureuse de la France". Israël semble avoir tenu peu de place dans son univers, sinon comme foyer de refuge pour les survivants de la Shoah privés de lieu d'existence supportable.</p>
<p>Son caractère apparaît forgé très tôt, quand , à 16 ans et demi, à Auschwitz, une kapo lui proposant , touchée par sa jeunesse et sa beauté, de la sauver en lui évitant les tâches les plus dures et en lui donnant accès aux cuisines et donc à la nourriture, elle refuse si la proposition n'est pas étendue à sa mère et à sa soeur... ce que la kapo accepte.</p>
<p>Elle défendra ensuite avec énergie une conception de l'attitude des Français pendant la guerre à l'opposé du tableau méprisable (tous collabos,tous dénonciateurs) dressé par une tendance historienne qui prenait le contre-pied du tableau idéalisant (tous résistants) de l'immédiat après guerre.</p>
<p>En particulier, elle rapporte comment elle s'est opposée au passage à la TV du "Chagrin et le Pitié", à cause du tableau inexact et complaisamment dénonciateur et négatif qu'il dressait de la France pendant l'occupation, alors que 75 % des juifs français ont échappé à la mort, (chiffre le plus élévé en Europe), et cele en grande partie grace au soutien plus ou moins actif de la population ou de parties de l'administration.</p>
<p>Elle critique également ceux qui ont accusé les Alliés de crime en ne bombardant pas Auschwitz en disant que les Alliés ont eu raison de ne pas cesser de privilégier l'effort pour finir la guerre au plus vite,dans la course à l'arme atomique avec l'Allemagne , et devant le peu d'efficacité des quelques tentatives qui ont eu lieu.</p>
<p>Elle critique aussi vertement Hannah Arendt , et son compte rendu du procès Eichmann, où celle-ci a développé sa thèse de "la banalité du mal", ce qui conduit pour elleà "tous coupables= personne vraiment coupable".</p>
<p>Le portrait qui se dégage est celui d'une femme passionnée par son métier et son action de réforme et d'amélioration des institutions en France, aspirée par le monde de la politique en lisière duquel elle fonctionnait (dans les cabinets ministériels) , poursuivant la recherche de ses idéaux démocratiques, européens et sociaux , reconnue pour sa stature éthique et son exigence , refusant de se plier aux jeux politiciens et de rechercher toujours plus de pouvoir.</p>
<p>Sa trajectoire montre la constance d'une préoccupation sociale et moderniste, détachée d'un milieu d'origine bourgeois et conservateur, tout en se gardant des illusions et des incompétences de certains milieux de gauche . Elle parle avec modération et compréhension de Mai 68, et a toujours manifesté une extrême défiance à l'égard du gaullisme, autoritaire et souverainiste, même si elle apporte son soutien à Sarkosy, représentant à ses yeux de cette modernité qu'elle a toujours apprécié chez ses amis politiques.</p>
<p>La noblesse de caractère et l'ouverture d'esprit sont assez rares dans le monde politique pour que , quand quelqu'un allie les deux, on lui tire son chapeau.</p>
<p>Georges Blond</p>
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