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	<title>le-dictateur-et-le-hamac &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "le-dictateur-et-le-hamac"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 08:00:44 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Le Dictateur et le Hamac]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2007/03/17/le-dictateur-et-le-hamac-2/</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:08:50 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[Daniel Pennac
par Catherine Argand
Lire, juin 2003
Comme convenu au téléphone, devant la boucherie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Daniel Pennac</p>
<p><em>par Catherine Argand<br />
Lire, juin 2003</em></p>
<p>Comme convenu au téléphone, devant la boucherie on lève le nez vers le premier étage pour appeler sans discrétion aucune: «Daaaniel!» La fenêtre s'ouvre, Pennac sourit, désigne la porte. Nous sommes dans un décor de film américain, le bureau de l'écrivain se trouvant face à un magasin de vêtements afghans au rez-de-chaussée, des habitations de guingois au premier et, par-dessus le toit, un clocher au toit d'ardoises qui s'obstine à donner l'heure. La célèbre rue Mouffetard est au coin et Gepetto le marchand de cycles, personnage qui ne déparerait pas la tribu Malaussène, juste en bas. L'auteur de La fée carabine, Comme un roman, Monsieur Malaussène au théâtre et du tout neuf Le dictateur et le hamac, se ressemble étrangement: visage comme sculpté, calligraphié en pleins et déliés, lunettes rondes, regard tantôt triste, tantôt vif, sourire canaille.</p>
<p>En route pour la Grande Mosquée, ses couscous, ses tagines, son jardin qu'il n'a pas encore exploré. Au retour du déjeuner et d'une conversation toute en boucles, l'écrivain s'arrêtera pour acheter une djellaba. Belleville, quartier fétiche, quartier métis est proche, même s'il l'a quitté pour s'installer avec Minne, sa seconde femme, du côté du Père-Lachaise. Loin aussi lorsqu'à pied il traverse le Jardin des Plantes, gagne le bassin de la Bastille puis remonte par la Roquette pour regagner le gîte: «Il me faut une bonne heure.» La marche lui va bien: la foulée est longue, souple, le regard attentif, le voisinage visiblement heureux avec tout ce que Paris compte de piétons.</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Cela fait belle lurette, je crois, que vous vouliez écrire un roman qui ne soit pas consacré à la tribu Malaussène...</strong><br />
<strong>Daniel Pennac</strong>. Ce roman j'y pense depuis longtemps, depuis 1979 et cette aventure qui nous fit atterrir en catastrophe, presque nous écraser en fait, deux amis chimistes, ma première femme et moi-même à Teresina, capitale du Piauí, au Brésil. Le soir, nous sommes sortis de l'hôtel pour nous promener dans la nuit et, sur une place ronde, sous un réverbère, nous avons découvert deux types accoudés à leur bicyclette qui regardaient quelque chose miroiter au sol. Ils rigolaient comme des baleines, en secouant les épaules mais très silencieusement. Nous nous sommes approchés de ces paysans en guenilles. Ils avaient trouvé une vieille télévision et regardaient une scène de La ruée vers l'or, le film de Chaplin. Très précisément la scène de la danse des petits pains.</p>
<p><strong>Qu'avez-vous fait?</strong><br />
<strong>D.P.</strong> Nous, les rescapés tombés dans un coin du monde, eux, les affamés nés dans le fond du sac d'un pays, nous avons regardé ensemble, là, sous le réverbère, la fin du film. Ce fut un moment de communion incroyable. Nous riions exactement des mêmes choses alors que nous n'avions aucun code culturel en commun. Ils ignoraient ce qu'étaient des ballerines, et nous, ce que c'est de crever de faim. Ce partage inattendu m'a profondément marqué... Je me suis dit que cette scène était un coeur battant pour un livre à venir. Et l'occasion d'élucider la question de la puissance universelle de l'art. Qu'est-ce qui fait qu'une oeuvre d'art, en l'occurrence un film de Chaplin et son comique d'aristocrates affamés, touche de la même façon des gens très différents?</p>
<p><strong>Que faisiez-vous au Brésil?</strong><br />
<strong>D.P.</strong> Ma première femme y a enseigné à l'Université pendant deux ans et je l'ai suivie après avoir démissionné de mon poste de maître auxiliaire. C'est là-bas que j'ai commencé à pratiquer le hamac! J'ai eu le coup de foudre pour ce pays, j'aurais pu y vivre... D'ailleurs le Vercors, ce plateau à mille mètres d'altitude, long de soixante kilomètres, large de quarante, dans lequel personne ne se rend et où j'habite une partie de l'année, exprime la même désolation, la même splendeur. Le pays est rude, le climat caractériel, les gens sympas et j'y vis en vrai pantouflard. Ce coup de foudre est sans doute la raison pour laquelle je ne suis jamais retourné au Brésil.</p>
<p><strong>Est-ce aussi la raison pour laquelle il s'est écoulé tant de temps, trente ans, avant de vous atteler à ce récit?<br />
D.P.</strong> Sans doute ai-je attendu que les souvenirs soient moins vifs. Mais c'est aussi que la tête d'un romancier est comme un pommier: il faut que les fruits mûrissent. Certains restent verts, d'autres deviennent blets ou bien arrivent à maturité.</p>
<p><strong>Mais ce fruit-là, Le dictateur et le hamac, aura nécessité bien des saisons pour mûrir!<br />
D.P.</strong> Il m'a occupé trois ans à temps plein, sachant que j'ai traversé de grands moments de doute. Je suis plutôt lent dans l'écriture, comme dans la vie, et le doute, comme le hamac, est un élément constitutif de l'affaire. En plus, je retravaille énormément et soumets le manuscrit à la sagacité d'un petit comité de lecteurs parmi lesquels Minne, ma femme, Jean-Philippe Postel, Franklin Rist et trois amis de longue date qui se trouvent être éditeurs chez Gallimard: Pontalis, Roger Grenier et Jean-Marie Laclavetine. Avec ce dernier, le service est réciproque. Nous nous lisons mutuellement et nous faisons des remarques très techniques, utiles, sans la moindre flagornerie.</p>
<p><strong>Vous voulez dire que vous fourmillez de projets?<br />
D.P.</strong> Grâce au hamac, ce meuble que j'affectionne, je peux me permettre de concevoir mille et un projets, comme vous dites, sans en réaliser aucun. Depuis 1965, l'un d'eux me taraude. C'est une impulsion, un appétit, un désir. Pour lui j'ai brûlé des centaines de pages qui ne me satisfaisaient pas. Car le roman est une incarnation. Il ne peut être ni abstrait ni démonstratif.</p>
<p><strong>Quelle est donc sa caractéristique?<br />
D.P.</strong> Un roman réductible aux idées qu'il camoufle est un essai, un roman réduit à un seul personnage est une autobiographie déguisée et un roman qui n'existe que par sa seule écriture est une poétique qui ne veut pas dire son nom. Le roman est un genre composite, mobile, ambivalent. Comme la vie. Alors, si le sens prend le pouvoir, je détruis ce que j'ai écrit car le sens, dans un roman, est une simplification de la vie.</p>
<p><strong>Et quel est ce livre que vous tentez depuis 1965? Peut-on savoir?<br />
D.P.</strong> Non. Enfin... il s'agit d'un thème qui parcourt tous mes livres, celui des doubles qui s'interposent entre soi et le réel, font écran. Ce que l'on flanque au milieu, si vous voulez. Le bouc émissaire, par exemple, qui fait écran entre la mauvaise conscience collective et la réalité. Ou le sosie pour le dictateur agoraphobe Manuel Pereira da Ponte Martins dans ce livre.</p>
<p><strong>Il est un autre sujet que l'on retrouve d'histoire en histoire: c'est celui du silence et du bruit. Vous semblez adorer le silence...<br />
D.P.</strong> Je suis grand amateur de silence et plutôt rêveur. Sans doute parce que j'ai beaucoup vécu en collectivité. Je fus un élève pensionnaire qui ne rentrait qu'à la fin du trimestre, puis, durant plusieurs années, un professeur également pensionnaire. Je suis d'ailleurs partisan de remettre l'internat en valeur, car l'école sauve un tas de gosses de la famille. La perception du groupe dans mes livres ne vient donc pas, contrairement à ce que pensent souvent les lecteurs, de la famille (mes trois frères étaient beaucoup plus âgés) mais de l'internat.</p>
<p><strong>Qui dit internat dit brouhaha...<br />
D.P.</strong> Oui, dans ce contexte, le silence est une façon de se mettre en retrait du groupe. C'est aussi une question d'atavisme: mon père était silencieux. C'est pour cela que je travaille dans le plus grand calme... d'autant que si les gens que j'aime bavardent, je les écoute. J'écoute beaucoup. Les mots, et les bruits dans le silence, la rumeur de la ville, le vent dans les arbres, le grain d'une voix. Ces bruits-là éclosent...</p>
<p><strong>Et dans la phrase, quel bruit fait donc le mot?<br />
D.P.</strong> Très souvent, le nom d'un personnage est tributaire du rythme et de la sonorité de la phrase dans laquelle il apparaît pour la première fois. Le son dans ce que j'écris occupe une place au moins égale à tout le reste!</p>
<p><strong>Donc, au commencement de ce livre étaient le Brésil et Charlie Chaplin...<br />
D.P.</strong> Et l'envie, par ailleurs, de raconter une histoire de dictateur gigogne après avoir découvert un texte qui racontait l'histoire de l'un des sosies de Staline, un Ukrainien qui finit zigouillé. A quoi ressemblent physiquement tous ces types? Finalement avec leur visage banal, leur air de rien, l'aspect ventripotent de Franco, la moustache de grand-père de Staline, ils sont le dénominateur commun de nous tous réunis. Ils sont la somme de tous ceux qui ont voté pour eux ou qui les ont suivis. Voilà pourquoi il leur est si facile de se trouver un sosie... Or, le sosie a envie de devenir lui-même. Et, j'ai la conviction intime que l'on ne le devient pas. Dans mon livre, les crétins qui font des projets d'avenir le paient très cher. L'avenir n'existe pas, c'est une idée épouvantable et éprouvante. La preuve, si vous voulez effrayer un enfant, dites-lui: «Si tu continues comme ça, tu ne deviendras rien.» Cette représentation de l'avenir comme une boule énorme, obstruante, est psychologiquement criminelle et justifie le plus souvent l'abandon des enfants par l'école. L'avenir n'est pas une métaphysique, mais un moment donné dans une succession de temps. Il n'existe pas, sinon sous la forme d'un présent améliorable qui devrait faire dire au même professeur: «Si tu fais ce que tu as à faire, ça ira bien pour toi, là tout à l'heure.» Ou mieux encore: «Si tu fais bien ton boulot, tu vas éprouver la jouissance d'avoir compris, une jouissance inimitable.»</p>
<p><strong>Vous avez l'air énervé...<br />
D.P.</strong> Je ne supporte pas le terrorisme de la maturité sur l'enfant. Rien ne m'énerve plus chez les adultes qui furent de bons élèves que leur façon de transformer cette faculté en vertu, leur façon de déclarer: «Faites comme moi, travaillez.» C'est aussi bête qu'un couple disant à un autre couple: «Faites comme nous, soyez heureux!» Moi, j'étais un mauvais élève, persuadé que je n'aurais jamais le bac. L'avenir m'était interdit, c'était un non- lieu. Un jour, j'écrirai sur le mauvais élève plutôt que sur l'école. Ce sera une histoire vécue de l'intérieur... Le cancre radieux, c'est une blague, le mauvais élève s'installe très vite dans l'indignité de sa condition.</p>
<p><strong>Pendant combien de temps avez-vous enseigné le français?<br />
D.P.</strong> De 1969 à 1995. Assez pour comprendre aussi que la perception du temps, selon l'âge, est une affaire très délicate. Par exemple, dans deux ans j'aurai soixante ans, je vieillirai donc du soixantième de ma vie, donc six fois plus vite qu'un enfant de dix ans qui vieillit du dixième de sa vie. Notre perception de l'avenir est une projection rétrospective de notre passé et nous essayons d'inoculer cette perception à des enfants qui vivent dans la lenteur. C'est un non-sens. Les tout-petits, qui très tôt posent des questions sur la vie ou la mort, ont une perception métaphysique du temps. En même temps ils vivent, flottent, dans une sorte d'éternité. Par opposition, les adolescents sont prisonniers d'un présent qui ne passe pas. Ainsi nous éprouvons le temps avec un sentiment d'éternité, puis un sentiment de perpétuité, avant de découvrir, adultes, la durée, c'est-à-dire que nous sommes sur une pente savonneuse qui nous mène au grand trou noir! Essayer de retrouver la perception qu'ont les écoliers ou les lycéens de l'écoulement du temps représente une grande difficulté pédagogique. Il faut comprendre, par exemple, qu'un enfant de dix ans doit être puni illico et pardonné illico car, pour lui, dix jours c'est six mois.</p>
<p><strong>Vous en parlez comme si ce métier, et non celui d'écrivain, était le coeur de votre vie.<br />
D.P.</strong> Je me suis toujours arrangé pour ne pas mener une vie d'entreprise comme écrivain, pour ne pas en faire un métier justement. Je vis loin du monde littéraire, je ne veux pas pratiquer la littérature en milieu, a fortiori en milieu d'affaires. Je ne suis pas devenu critique littéraire, je ne fais pas de déjeuners éditoriaux, je ne me cuite pas au whisky. Vous savez, c'est un immense privilège de ne pas avoir connu la vie d'entreprise. Ni comme écrivain, ni comme prof. Le professeur est souverain dans sa classe, la hiérarchie, légère.</p>
<p><strong>Donc, il y eut le Brésil, Chaplin, le dictateur, l'inexistence de l'avenir. Et puis, aussi, le désir de faire entrer le lecteur dans l'atelier du romancier. Non?<br />
D.P.</strong> Oui. Je voulais amener le lecteur dans l'atelier, lui expliquer les tours de passe-passe, comment une personne (ici, mon amie Fanchon) devient un personnage et comment un personnage (là, c'est Sonia) devient une personne avec qui j'ai rendez-vous dans un café. Lui dire: «Voilà comment c'est fait mais j'espère bien que vous allez vous faire avoir!» Lui expliquer le tour en lui faisant encore le coup... La vie d'un romancier c'est commencer par vouloir ce que l'on a fait puis finir par faire ce que l'on voulait. Autrement dit, maîtriser suffisamment l'outil pour que le résultat soit le plus proche possible du désir initial.</p>
<p><strong>Le vrai, le faux, les sosies, les doublures: vous vous amusez dans ce roman, néanmoins mélancolique, par instants... La vie serait-elle pour vous un jeu de rôles?<br />
D.P. </strong>Oh, oh! C'est plutôt une chose diablement sérieuse avec une injonction permanente au réalisme, c'est-à-dire à ne pas être dupe de ses propres mythologies. Mais, en même temps, il n'y a que le romanesque qui rende la vie vivable.</p>
<p><strong>Et qu'est-ce que le romanesque?<br />
D.P. </strong>L'aptitude des individus à ne pas se laisser réduire à leur fonction, ni d'ailleurs à leur rôle. Prenez un amour: c'est toujours et immédiatement une histoire, une histoire d'amour, puisque la première chose que font les amoureux, le lendemain même de leur rencontre, c'est une commémoration. Ils se chuchotent: «Tu te souviens de l'heure et de la manière dont tu m'as regardé?» Et d'autres choses encore...Tout de suite, nous sommes dans le romanesque, la narration, la construction fictive. Prenez la séduction: en elle-même elle est un acte de simulation sincère. C'est cela qui rend la vie intéressante. Si elle n'était constituée que de faits et d'ambitions ce serait mortel. Déjà que je ne trouve pas tous les jours que le jeu en vaille la chandelle...</p>
<p><strong>Vous écrivez page 319: «On écrit pour en finir avec soi-même»...<br />
D.P.</strong> «...mais dans le désir d'être lu, pas moyen d'échapper à cette contradiction, c'est comme si on se noyait en criant: «Regarde maman, je nage.»» Je cherche à me fausser compagnie, à faire sauter mes verrous, à m'échapper. Mais le paradoxe veut qu'en même temps, je désire être lu.</p>
<p><strong>Et que d'autres le soient: on connaît vos talents de prescripteur. Que nous conseillez-vous?<br />
D.P.</strong> Le formidablePetite chartreuse de Pierre Péju et La dernière nuit de Marie-Ange Guillaume aux Editions du Passage, un livre d'une intelligence et d'une grâce inouïes. Ce qui est archidommage c'est qu'elle ne publie que tous les quinze ans. Son précédent roman, Ils s'en allaient faire des enfants ailleurs, publié chez Fixot, était également éblouissant.</p>
<p>Fonte: <a href="http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=44970/idTC=4/idR=201/idG=3#">Lire</a></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Le sosie du sosie du sosie...]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2007/03/17/le-sosie-du-sosie-du-sosie/</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:03:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça commence par l&#8217;histoire de Manuel Pereira da Ponte Martins, président dictateur agoraphob]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ça commence par l'histoire de Manuel Pereira da Ponte Martins, président dictateur agoraphobe en Amérique latine, dans un pays où la capitale s'appellerait Teresina.<br />
Un président qui a pris les rênes du pouvoir en tuant net et de sang-froid son prédécesseur, «par intuition, comme ça, parce que c'était son rêve d'enfant silencieux».<br />
Agoraphobe depuis le jour où une sorcière lui a prédit sa mort par le lynchage du peuple. La seule manière de s'en sortir (c'est bien une idée de dictateur !) est d'embaucher un sosie.<br />
Voilà donc le président Pereira recrutant un double, l'éduquant, le formant aux fonctions politiques. Une copie conforme qui a un intérêt, celui de laisser libre cours à sa passion : le voyage.<br />
Mais si un train peut en cacher un autre, un sosie peut aussi trouver son double ! A fortiori quand la fonction devient lassante !<br />
À l'insu de «l'original» se succèderont plusieurs Pereira, aux destins différents, tragi-comiques, et racontés par un narrateur (double de l'auteur) omniprésent, mêlant les récits avec ses propres pérégrinations à travers le Brésil, de Brasilia à Fortaleza.<br />
Quittant la saga Malaussène, Daniel Pennac livre ici une fable, politique et philosophique.<br />
Le Dictateur et le Hamac, construit à la manière d'un labyrinthe, d'où surgissent Chaplin et Labiche, est un jeu à la fois loufoque et littéraire, et une réflexion sur la démocratie. Assurément, Pennac surprendra plus d'un lecteur. </p>
<p>– Céline Darner</p>
<p>fonte: <a href="http://www.livresse.com/Bibliotheque/pennac-daniel-hamac.shtml">livresse.com</a></p>
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</item>
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<title><![CDATA["La realtà è più folle di come la descrivo"]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/la-realta-e-piu-folle-di-come-la-descrivo/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 20:12:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
<guid>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/la-realta-e-piu-folle-di-come-la-descrivo/</guid>
<description><![CDATA[Intervista a Pennac
di Chiara Fabbrizi, tratto da “La Gazzetta di Parma”, 12 giugno 2003
Perché]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Intervista a Pennac<br />
di Chiara Fabbrizi, tratto da “La Gazzetta di Parma”, 12 giugno 2003</em></p>
<p>Perché la traduzione italiana è uscita con un titolo tanto diverso da quello originale, che è Le dictateur et le hamac, Il dittatore e l'amaca?<br />
Perché Ecco la storia mi piaceva molto, solo che in francese non rendeva altrettanto bene. Questo libro contiene due romanzi: da una parte c'è la storia di un dittatore, dall'altra c'è la realtà che si mescola alla finzione; e l'autore cerca di portare i lettori nell'amaca in cui crea la storia.</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Una storia da cui è sparita la tribù Malaussène di Belleville: può dirci in breve che cosa racconta?</strong><br />
C'è un dittatore in America Latina che somiglia a Rodolfo Valentino, ed è agorafobico perché una strega gli ha predetto che sarà linciato da una folla di contadini. Così decide di venire in Europa a spendere soldi nelle grandi città, dove difficilmente si trovano contadini; e si fa dunque rimpiazzare da un sosia, che è uguale a lui salvo qualche piccolo particolare. Il sosia interpretando la parte del dittatore scopre di essere un ottimo attore, perciò decide di dedicarsi alla recitazione e di andare a Hollywood. Per poterlo fare, cerca un suo sosia, identico, se non per qualche piccolo particolare. Questo secondo sosia scopre che la vita politica è molto meno interessante di quella delle multinazionali che reggono l'economia di un Paese, così decide di andare a Wall Street e di prendere il potere in una multinazionale. Ovviamente, per farlo si fa sostituire da un sosia, identico a lui salvo qualche particolare. Ormai questo terzo sosia del dittatore somiglia ben poco a Rodolfo Valentino, le piccole differenze si sono accumulate e la difformità è palese, tuttavia il popolo e la famiglia del dittatore non ne tengono conto, convinti che la trasformazione sia da imputare all'usura causata dal potere.</p>
<p><strong>Perché ha scelto l'America Latina?</strong><br />
Ho vissuto in Brasile alla fine della dittatura di Figuereido. Era un periodo in cui c'erano Pinochet, Videla e appunto Figuereido, un uomo molto allegro, un umanista, capace di dire - l'ho sentito con le mie orecchie - a 150 milioni di brasiliani: "Ho sempre preferito l'odore dei cavalli a quello del popolo". Tutto ciò che ho visto allora si ritrova nella mia storia, ma la finzione non può mai essere all'altezza della realtà. Più cerco di scrivere cose folli, più scopro che la realtà è ancora più folle. Quando scrivo, saccheggio la realtà.</p>
<p><strong>Malaussène, il personaggio più famoso tra quelli che lei ha creato, faceva di professione il capro espiatorio. C'è qualcosa in comune tra il capro espiatorio e il sosia?</strong><br />
Sì. Mettiamo l'uno e l'altro tra noi e il reale, quando il reale ci minaccia. Il capro espiatorio nasce quando siamo minacciati dal nostro sentimento di colpevolezza, e più proviamo questo sentimento più ci viene voglia di dare la colpa agli altri. Così in politica, se mi sento minacciato, metto dei paraventi, dei sosia o dei ministri, per esempio, tra il governo e i cittadini.</p>
<p><strong>Il capro espiatorio nell'Europa odierna è l'immigrato?</strong><br />
Questo è un problema molto vasto e contraddittorio. L'Europa soffre per il calo delle nascite ed è obbligata a importare stranieri. Ma questo genera la vergogna di non saper soddisfare da soli ai nostri bisogni, vergogna che facciamo pagare a coloro che vengono qui per colmare il deficit del nostro tasso demografico. Credo che sia qui l'origine del razzismo.</p>
<p><strong>Saddam Hussein usava dei sosia: c'è qualche rapporto tra il suo romanzo e le vicende irachene?</strong><br />
Io lavoravo a questo libro da quattro anni ed ecco che la realtà mi ruba il soggetto! Ci sono altri dittatori che hanno avuto dei sosia, in particolare avevo presente la vicenda di un sosia di Stalin, un ebreo ucraino che dovette anche sottoporsi a interventi di chirurgia plastica per sostituire Stalin quando parlava nella Piazza Rossa, riceveva delegazioni straniere e così via. Poi nel 1951, durante un pogrom, Stalin lo fece uccidere in quanto ebreo.</p>
<p><strong>Che cosa l'ha affascinata della figura del sosia?</strong><br />
Il fatto che, dopo un primo momento di euforia, il sosia comincia a domandarsi: "Ma io chi sono? Non sono lui, malgrado le apparenze e gli sguardi della gente". È la domanda che ci facciamo tutti, ma è ancora più forte.</p>
<p><strong>I suoi personaggi sono i suoi sosia?</strong><br />
No, il mio sosia è quello che scherza con i giornalisti... L'altro Pennac è triste, chiuso in una stanza a scrivere, mentre si dice "io non valgo nulla, non ce la farò mai, quest'aggettivo non va...</p>
<p><strong>E l'amaca cosa c'entra?</strong><br />
E' la verità che si riposa. Ho scoperto l'amaca in Brasile: gli indiani l'hanno inventata per proteggersi dagli insetti e dai serpenti. Quando mi stendo in un'amaca, sono protetto dal reale e la mia immaginazione si sbizzarrisce.</p>
<p><strong>Lei insegna in un liceo, e in un precedente libro, Come un romanzo, si è occupato del modo in cui si insegna a leggere. Il verbo leggere non sopporta l'imperativo: lei come si comporta con i suoi allievi?</strong><br />
In quel libro raccontavo la mia esperienza con ragazzi che avevano gravi difficoltà a scuola. Avevo il dovere di salvare dei ragazzi che dicevano di odiare i libri. Non bisogna credere al ragazzo che dice "odio i libri" o "odio la matematica", bisogna invece domandarsi cosa voglia comunicarci con queste frasi. Perché il vero significato di quelle parole è: "Ho paura della domanda che verrà fuori dopo che mi hai spinto a leggere. Non saprò rispondere a quella domanda e penserò di essere un imbecille, o tu crederai che io sono un imbecille". Il problema dei miei allievi era che credevano a chi diceva loro che erano imbecilli; perciò cercavo di stabilire con loro un rapporto diverso: dal momento che non volevano leggere, leggevo io per loro, soprattutto Calvino, o raccontavo loro la vicenda del Dottor Zivago o di Guerra e pace. Avevo sei ore a settimana d'insegnamento e un'ora la dedicavo solo alla lettura: in quell'ora non facevo mai domande, non chiedevo niente in cambio. Quando si regala un libro a una persona, non è carino poi domandarle: "L'hai letto?", così come quando si regala un fiore a una ragazza non le si domanda: "Ti piace il mio fiore?" Bisogna aspettare che la ragazza dica "che bel fiore!", e che l'allievo esclami "quanto mi piace Calvino!, che altri libri ha scritto?" Bisogna avere una grande pazienza, mentre molti professori si comportano con la cultura come si fa in Borsa: mirando a profitti e ricavi. Ma l'insegnamento non può avere la logica della produttività.</p>
<p><strong>Che rapporto c'è tra la sua attività di insegnante e quella di scrittore?</strong><br />
Nessuna. Non si parla dei miei libri in classe. La classe è qualcosa di vivo, mentre scrivere romanzi è qualcosa di autistico. In classe io mi ricarico di vita, e poi niente più di un mucchio di compiti da correggere fa venire voglia di scrivere.</p>
<p>----<br />
fonte: <a href="http://www.feltrinelli.it/SchedaTesti?id_testo=1196&#38;id_int=1378">Feltrinelli</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pennac come un'amaca tra realtà e finzione]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/pennac-come-unamaca-tra-realta-e-finzione/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 20:04:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
<guid>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/pennac-come-unamaca-tra-realta-e-finzione/</guid>
<description><![CDATA[Il narratore scopre le carte e pensa ad alta voce. E dondolandosi tra un albero e l’altro, oscilla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il narratore scopre le carte e pensa ad alta voce. E dondolandosi tra un albero e l’altro, oscillando tra autobiografia e apologo, racconta la storia di un dittatore e dei suoi tanti sosia. </p>
<p><!--more--></p>
<p>Ecco la storia. Il tono risoluto, assertivo, perentorio del titolo dell’ultimo romanzo di Daniel Pennac è immediatamente corretto dal suo incipit. «Sarebbe la storia di un dittatore agorafobico», annuncia timido e dubitativo l’autore, coniugando al condizionale l’attacco. E, umile, prosegue: «Poco importa il Paese». Ipotetico, ancora aggiunge: «Mettiamo che la capitale si chiami Teresina, come la capitale del Piauí in Brasile», Paese «troppo povero per servire da cornice a una favola sul potere».</p>
<p>Pennac pensa ad alta voce. Si rivolge confidenzialmente al lettore. Scopre le carte, schiude l’officina della narrazione. Poi lentamente, pigramente, la mette in moto. Non è un caso che abbia concepito l’intera vicenda disteso su un’amaca (citata nel titolo in francese, Le Dictateur et le Hamac, cui comunque lo scrittore confessa di preferire il titolo della versione italiana). Una volta avviata, però, la macchina narrativa gira bene. Seppure su ingranaggi complicati: l’omonimia che sdoppia già all’inizio la Teresina vera e la fittizia non è infatti che il primo di una lunga serie di giochi allo specchio.</p>
<p>Il dittatore agorafobico, per sfuggire al destino funesto predetto da una maga, si sceglie un sosia. Che a sua volta si sceglie un sosia che a sua volta si sceglie un sosia. L’ultimo della catena di "similpotenti" nutre segrete ambizioni d’attore, si scopre identico a Rodolfo Valentino e finisce a recitare sul set di Il grande dittatore di Chaplin. Sfuggito a un regime totalitario, ci rientra così attraverso il mondo di celluloide. Stessa manovra, ma alla rovescia, compie la figura chiave di Sonia, che se ne esce dal mondo di carta del romanzo per incontrare Monsieur Pennac e signora in un caffè di Parigi e raccontare loro quello che sa degli altri personaggi.</p>
<p>Lo slalom con cui lo scrittore procede zigzagando tra i protagonisti e le loro controfigure (sosia, attori o vivi ispiratori), tra autobiografia e narrazione, immaginazione e vissuto, storia e metastoria, non è affatto cervellotico e tortuoso come si potrebbe temere. Dondolandosi piuttosto tra realtà e finzione al ritmo cullante dell’amaca, il romanziere si abbandona alle sue (non oziose!) invenzioni.</p>
<p>E alla fine, senza avvitarsi troppo su sé stesso (rischiando di ribaltarsi e capitombolare), tira le fila di trame e sottotrame, riporta tutte le divagazioni all’intreccio principale, chiude il suo racconto e lo porge al lettore per il puro piacere di leggerlo. Voilà: ecco la storia. </p>
<p><em>Alessandra Iadicicco</em></p>
<p>----<br />
fonte: <a href="http://www.sanpaolo.org/fc03/0328fc/0328fc96.htm">Famiglia Cristiana</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Esce Pennac ma senza Malaussène]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/esce-pennac-ma-senza-malaussene/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 19:59:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ne Il Resto del Carlino.

PARIGI — Atteso da quattro anni, il nuovo Pennac arriva oggi in libreria]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ne <a href="http://ilrestodelcarlino.quotidiano.net/chan/2/33:4370361:/2003/05/07">Il Resto del Carlino</a>.</p>
<p><!--more--></p>
<p>PARIGI — Atteso da quattro anni, il nuovo Pennac arriva oggi in libreria, ma i fans delle avventure della tribù Malaussene saranno delusi. «Le dictateur et le hamac» è un romanzo molto diverso dalla saga di Benjamin, di professione capro espiatorio, di Therese, e degli altri eroi di Belleville narrati in «Il paradiso degli orchi», «La prosivendola», «La fata carabina», «Signor Malaussene» e nelle altre storie allucinate tra la favola e l'allegoria che Daniel Pennac ha scritto sulla variopinta e imprevedibile famiglia, rivoluzionando il “noir” francese. A 59 anni, lo scrittore anti-star per eccellenza cambia registro e porta il lettore in uno Stato il cui dittatore, Pereira, si fa sostituire da un sosia nella speranza di sfuggire al terribile destino che gli è stato predetto: la morte in una piazza, fatto a pezzi da una folla anonima. Riferimenti a Saddam Hussein? Chissà.<br />
Questa prima parte, che l'autore descrive come «un racconto filosofico», è seguita da una lunga digressione sui ricordi in Brasile, negli anni 80, quando Pennac ha scoperto »quello strumento di saggezza che è l'amaca, e che in Brasile è un mobile che situa l'uomo tra cielo e terra«. La terza parte, «La Fenetre», la finestra, racconta il destino del sosia di Pereira, barbiere fan di Charlie Chaplin. Ma la saga Malaussene non è finita, promette lo scrittore che ha venduto oltre sei milioni di copie dei cinque romanzi. «Sto riflettendo al mio prossimo libro, esito tra diversi argomenti. E, perché no, un nuovo Malaussene?».</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[L’imboscata di Pennac]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/l%e2%80%99imboscata-di-pennac/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 19:54:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
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<description><![CDATA[“Sarebbe quindi la storia di Manuel Pereira da Ponte Martins, dittatore agorafobico, che voleva qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>“Sarebbe quindi la storia di Manuel Pereira da Ponte Martins, dittatore agorafobico, che voleva questo e quello (il potere a Teresina e i viaggi in Europa) e che, destinato al linciaggio, avrebbe tentato invano di sfuggire al proprio destino”.<br />
(Daniel Pennac, “Ecco la storia”, parte prima, “Epsilon”, capitolo 4).</p>
<p><!--more--></p>
<p>A voler essere onesti sino alla spietatezza, questa recensione avrebbe dovuto titolarsi “Pennac, il traditore”: perché un lettore deluso è come un amante ferito, sa caricarsi di livore e risentimento ed è pronto a rivendicare uno dei suoi diritti non pronunciati. Il diritto di ricordare allo scrittore che, una volta finiti gli argomenti e inaridita l’ispirazione, è il caso di dedicarsi ad altro, non meno nobile, mestiere.<br />
Si è preferito titolarla “L’imboscata di Pennac” perché questa è l’ultima volta che uno dei nostri ex scrittori preferiti si diletta a offendere il suo innocente pubblico. Se possiamo trascurare l’editore Feltrinelli, non nuovo a noiose operazioni commerciali, da qualche anno a questa parte, operazioni che già hanno contribuito a macchiare la riconosciuta e un tempo acclamata qualità artistica delle loro pubblicazioni, non dovremmo più mostrare pazienza con un autore che dava segni di imborghesimento e di compiacimento da diverso tempo, e adesso è (irrimediabilmente?) divenuto arido e paludoso.<br />
Spendere sedici euro per la prima edizione di un libro del genere significa effettivamente manifestare fede e passione per un artista. A scatola chiusa: si scende in libreria, si acquista il testo senza neppure sfogliarlo, ci si precipita a casa per leggerlo.<br />
“Ecco la storia”, ultimo romanzo del professor Pennac, è una delusione micidiale.<br />
Non andrò a ricordare un certo ultimo episodio della saga dei Malaussène, per non affondare il dito nella piaga. Dico soltanto che, se era capitato un incidente del genere, era opportuno domandare scusa ai lettori e ritirarsi in silenzio per qualche anno, tornando magari con un’idea nuova.<br />
Questo romanzo non si fonda su nessuna idea nuova.<br />
È fiacco. Fiacco, ripetitivo, cervellotico, compiaciuto fino all’onanismo intellettuale, traballante e, ciò che è davvero imperdonabile, ambizioso e autoreferenziale fino all’eccesso.<br />
La sensazione è che la vena di Pennac si sia esaurita. Forse, desideroso di parlare di sosia e di ruoli, ha lasciato che fosse un suo sosia a scrivere questo libro. Chissà, questione di coerenza forse. Come siano andate le cose non importa: certo è che stavolta si è passato il segno. L’unico elemento pregevole è una rapida citazione(tutta biografica, è ovvio) a Erri De Luca, e, se vogliamo, un piccolo omaggio a Jonathan Coe. Altrimenti, si fatica a trovare qualche frammento, qualche “livido bagliore”(mio Dio), qualche sprazzo “alla Pennac”, nelle paginette dense, afose e farraginose di questa aberrante operazione di marketing letterario.</p>
<p>La trama: uno scrittore(indovinate quale) racconta la storia di un dittatore agorafobico. Questi decide di partire per l’Europa e si fa rimpiazzare da un sosia, che a sua volta, dopo qualche tempo, preferisce essere rimpiazzato da un sosia, e via dicendo.<br />
Si raccontano varie storie. Inevitabilmente, il narratore fa capolino dappertutto, sporcando la già caotica narrazione con narcisistici richiami alla sua adolescenza, alla sua acquisita fama letteraria, ai suoi incontri, alle migliaia di allievi che ha avuto al liceo, et cetera.<br />
Provo a rendere accattivante il “prodotto”: incontrerete(?) Rudy Valentino, Charlie Chaplin, uno strano dittatore, un’ombra di Belleville, ambientazione para-Marquez, omaggi ai traduttori di Pennac(!). Un delirio. Addio alla splendida leggerezza e alla vivacità dei Malaussène, addio alla chiarezza espositiva e alla facilità di narrazione, addio allo stile liquido e affascinante. Addio ai dialoghi pieni di poesia e di dolcezza, addio alla variopinta umanità dei personaggi di Belleville, addio alle ambizioni di schieramento etico(politico?). Addio a un mondo che Pennac aveva insegnato ad amare. Benvenuti nell’ego di uno scrittore ampolloso e borioso, tutto spocchia e confusione mentale, cerebrale fino al parossismo. Un libro scritto per sedurre, forse, certa critica: poteva allora essere distribuito in quattrocento copie, destinate a qualche famelico strutturalista, o a qualche semiologo fulminato dalla straordinaria intelligenza(?) degli “Esercizi di Stile” di Queneau.</p>
<p>Ecco il risvolto dell’edizione Feltrinelli. “Ecco la storia è l’unione di più storie(…)che nel loro intrecciarsi cercano di dar conto del processo creativo”. Fallendo miseramente, direi. Se voleva essere questo l’intento, il treno-Pennac ha deragliato. Questo è un esempio della profondità intellettuale di questo libro: &#62;(Daniel Pennac, “Ecco la storia”, parte IV, “La tentazione dell’interno”, capitolo 3).<br />
Personaggi reali che diventano fittizi, sosia che confondono le loro esistenze, in quello che un redattore forse interinale definisce, nel risvolto, “inevitabile incrocio tra realtà e fantasia”.<br />
Evitabilissimo.</p>
<p>Tornare al primo Pennac, quello dell’amatissima saga, è un obbligo.<br />
Dimenticare questo libro non sarà difficile. Accidenti, però, che delusione.</p>
<p>EDIZIONE ESAMINATA e BREVI NOTE.<br />
Daniel Pennac(Casablanca, 1944), romanziere francese, genio della saga dei Malaussène.<br />
Professore di Lettere in un liceo parigino.</p>
<p>Daniel Pennac, “Ecco la storia”, Feltrinelli, Milano, 2003.<br />
Traduzione di Yasmina Melaouah. </p>
<p>Titolo dell’opera originale: “Le dictateur et le hamac”.<br />
Il libro è stato tradotto come “Ecco la storia” per scelta dello stesso Pennac:in origine, infatti, "Ecco la storia" avrebbe dovuto essere il titolo originale, tuttavia è parso allo scrittore francese che non suonasse bene nella sua lingua. Non sembra che in italiano il suono sia particolarmente differente(considerando l'assonanza con il latino "Ecce homo"), tuttavia non discuteremo la scelta. Il romanzo è strutturato in sette parti, tutte provviste di titolo e numerate progressivamente. Ogni parte si suddivide in vari capitoli numerati, eccetto l’ultima, dedicata a “Il problema dei ringraziamenti”, che sembra attanagliare il professore francese.</p>
<p>Lankelot, G.F., giugno del 2003. Donec ad metam.</p>
<p>----<br />
fonte: <a href="http://www.lankelot.com/romanzi-recensione-pennac.html">Lankelot.com</a></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Analisi autonoma dell’innovazione narrativa in Daniel Pennac]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/analisi-autonoma-dell%e2%80%99innovazione-narrativa-in-daniel-pennac/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 19:43:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
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<description><![CDATA[“La lettura è un atto di creazione permanente” (Pennac)
Dopo un quadro generale degli autori pi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>“La lettura è un atto di creazione permanente” (Pennac)</p>
<p>Dopo un quadro generale degli autori più importanti della metaletteratura moderna, è possibile ora descrivere il percorso di una delle personalità più poliedriche del panorama letterario attuale. Nella produzione di Daniel Pennac è possibile trovare molti degli aspetti finora descritti in merito alla questione del metaromanzo.<br />
<!--more--><br />
Da molti anni, infatti, le sue opere si distinguono per una costante originalità formale e contenutistica. La sua duplice carriera di professore e di scrittore gli ha permesso una lunga e approfondita conoscenza delle molteplici tipologie di lettore, a cui la produzione mondiale in questo momento si rivolge. L’osservazione di una progressiva disaffezione allo sperimentalismo da parte del lettore, lo ha portato ad accettare una coraggiosa sfida contro l’ordinarietà stilistica che dilaga nel mercato contemporaneo.</p>
<p>I testi che andremo brevemente ad analizzare sono di natura molto diversa l’uno rispetto all’altro. Mentre nel caso di “Come un romanzo” abbiamo un’analisi cosciente del rapporto libro-lettore, percorsa da un sottile filo narrativo, in “Le dictateur et le hamac” ( tradotto in italiano “Ecco la storia”) si ha un divertente incastro tra realtà e simulazione in cui il romanzo diviene pretesto di analisi del rapporto libro-autore.</p>
<p>La trama narrativa che accompagna le riflessioni del primo romanzo fa dell’autore un protagonista, osservatore di un mondo giovanile ormai troppo distante dal piacere della lettura. Egli si cala nei panni di personaggio del proprio narrato, divulgatore dell’ideologia polemica del testo stesso. Attraverso la metanarrazione cerca di riaccendere, soprattutto nei giovani, quell’amore per la lettura che un epoca passivizzante ha finito per attenuare. Fra le tante cause che hanno portato a questo, egli individua quella dell’imposizione della lettura da parte della società: il lettore deve sentirsi libero di scegliere se essere coinvolto o meno, senza pressioni esterne; sta alla destrezza dello scrittore, alla sua capacità di astrazione, rendere un’opera meritevole di attenzione.</p>
<p>E’ questo che fa della lettura (e della scrittura) un atto.</p>
<p>Pennac si racconta padre alle prese con le novelle della buonanotte, professore attento al coinvolgimento di studenti disinteressati; si riscopre amante del viaggio verticale. L’interesse per la lettura, nella società consumistica di oggi, è erroneamente divenuto un dogma ( nonché una prescrizione della pura ricerca edonistica); è per questo che egli ricorda a sé stesso e ad ogni altro lettore i propri diritti imprescindibili. Ciascuno ha diritto di scegliere i testi che più lo interessano, di affidarsi ai buoni o ai cattivi romanzi. La differenza sostanziale tra le due tipologie sta nel fatto che i cattivi romanzi non scaturiscono da atti creativi ma da riproduzione di standard validi commercialmente, e sono perciò stimabili “atti di menzogna” in quanto semplificativi del reale (è per questo che si parla di iperevoluzione della manualistica). “Ogni lettura è un atto di resistenza”, attraverso il quale ci si distacca dal cronos del contingente aprendo i cancelli dell’immaginario. E’ un gesto che fa sentire l’uomo parte di un’eternità e perciò si tratta anche di una presa di posizione contro la morte fisica ed intellettiva.</p>
<p>Spesso il disamore per la letteratura nasce dalla paura di non saperne cogliere i significati, è per questo che sempre più autori si dedicano alla pratica della mera schematizzazione e molti lettori rinunciano al piacere della critica. Il meta-romanzo ha il potere di sciogliere questa paura poiché inizialmente si pone come un romanzo (teso a soddisfare la voglia di racconto del lettore) per poi scivolare lentamente verso nuovi punti d’osservazione. Il fascino dello stile accresce il piacere del racconto in sé. L’obbligo del commento, imposto dalla pedagogia moderna, conduce soltanto ad analisi sterili e all’indifferenza; e’ per questo che i dieci diritti del lettore (riassunti nell’ultima parte del libro) si aprono e si concludono con il fondamentale “diritto di non leggere” e “diritto di tacere (di ciò che si è letto)”. La lettura si libera perciò dell’imposizione come dovere morale per divenire una sentita scelta individuale, una scelta di intimità.</p>
<p>“Le dictateur et le hamac” (la cui prima pubblicazione risale appena al giugno del 2003) può essere considerato uno degli esempi più recenti dell’innovazione metaletteraria moderna; non si tratta solo di un romanzo con trama a “scatola cinese” ma di un vero e proprio labirinto narrativo.</p>
<p>In esso si racconta la storia di un dittatore latinoamericano divenuto agorafobo in seguito al responso di una veggente, spinto alla fuga in Europa dopo aver arruolato segretamente come suo successore un sosia. Si racconta la storia del suddetto sosia (ex barbiere) che tenta di spacciarsi per il dittatore di Teresina, e che scopre una bruciante passione per il cinema la quale lo costringe ad emigrare in America. Viene descritto come questa bruciante passione lo abbia spinto ad attraversare il sertao, ad essere cacciato da Hollywood (dopo avervi lavorato come sosia di Rodolfo Valentino), a morire per la commozione in un cinema in cui veniva proiettato “Il grande dittatore” di Chaplin, storia di un barbiere sosia di un dittatore. Si racconta la storia della giovane che asciugò le lacrime del sosia ormai morto e che si rivela (sapiente colpo di scena) una corrispondente dell’autore realmente esistente. Da questa digressione si torna a Teresina, paesello in cui l’intero racconto nasce, dove (al posto del primo sosia) era stato ingaggiato e addestrato un nuovo sosia ( scomparso in una fuga d’amore) che a sua volta aveva ingaggiato altri due sosia gemelli. Nella conclusione il più saggio dei due viene assassinato dal dittatore originale, adirato dalla catena dei sosia che si era sviluppata in sua assenza, il quale viene a sua volta fatto a pezzi dalla folla. L’altro gemello tenta il colpo di stato ma scopre un’amara realtà: sia la folla che i consiglieri erano a conoscenza di ogni sosia, a cui avevano concesso il potere in vista di un ritorno alla democrazia.</p>
<p>A questo punto lo stupore del lettore è totale: mentre egli, come di consueto, accettava tacitamente il patto della finzione, la finzione si rivela per quello che è. Ogni meccanismo letterario viene infranto e si entra nel paradosso. L’autore stesso diventa il personaggio di uno scrittore che narra la storia di un dittatore agorafobo (e via dicendo) …</p>
<p>Continue digressioni intermezzano la trama del racconto : l’autore parla di sé, della propria fatica letteraria, delle influenze colte nel reale e intenzionalmente trasmesse al testo che sta scrivendo. Come ideatore ironizza su di sé e sugli affreschi umani che dipinge, senza tralasciarne i difetti. Le sue caricature assumono dimensione umana e una funzione di auto-analisi. In ciò che ritrae egli manifesta chiaramente il proposito di voler ritrarre, il personale processo creativo. Attraverso la descrizione dei luoghi ove la storia si svolge, introduce il proprio vissuto personale, ne ripercorre le tappe, descrive approfonditamente le sensazioni provate al contatto con essi. La stessa Teresina, in cui gran parte della storia è ambientata, si rivela non essere altro che la tappa forzata di un suo viaggio in aereo, bruscamente interrotto a causa di un’avaria.</p>
<p>Anche la scelta del titolo (che in italiano potrebbe essere più correttamente tradotto “Il dittatore e l’amaca”) svela l’intenzione metaletteraria del romanzo. Il dittatore di cui si parla è, in fondo, una figurazione sarcastica dell’autore che lascia il suo posto al sosia-viaggiatore, al sosia-amante, al sosia-intervistatore, al sosia-scrittore in cui si rispecchia. Si tratta di un gioco alla scoperta dell’identità e dei ruoli della vita, in cui l’artefice medesimo mette in dubbio la propria autorità nel campo e svela le incertezze che lo portano a chiedere consiglio ai personaggi che menziona (è il caso, ad esempio, della corrispondente a cui si confida).</p>
<p>Nella finzione, come nella realtà, ciascuno è una maschera alla ricerca di un riconoscimento sociale. Ciò spesso accade anche nel cinema (dimensione a cui molti autori della metaletteratura come Pennac fanno riferimento). Non è un caso che l’immagine del dittatore-sosia richiami esplicitamente una delle figure chiave della produzione di Chaplin. Il regista, allo stesso modo dello scrittore, ridimensiona le sventure politiche e personali spettacolarizzandole. Entra nell’intimità dell’ideologia individuale per svelare nuovi sentieri di indagine della realtà; si racconta nel proprio ruolo di scrutatore. Anche Fellini (per tornare ad un caso già citato) attraverso il suo alterego manifesta le proprie insoddisfazioni artistiche nella lavorazione di un’opera da cui prende continuamente le distanze (per poi classificarla un “8 e mezzo”, un mezzo film). Attraverso l’evoluzione moderna l’autore, da voce onnisciente e sovrumana che era stata nel passato, svela la propria vulnerabilità naturale fatta di conti da dover saldare, di scadenze da rispettare, di sogni da realizzare.</p>
<p>In quanto all’amaca… Potrebbe essere un piccola metafora della condizione in cui nascono le opere di Pennac, eternamente sospese tra il cielo e la terra, tra finzione e vissuto, tra fantasia e realtà.</p>
<p>“Si scrive in mancanza di meglio, il meglio è l’amaca. L’amaca deve essere stata immaginata da un saggio contro la condizione di diventare… Era un rettangolo di tempo sospeso nel cielo.”</p>
<p>----<br />
fonte: <a href="http://club.giovani.it/amcw/item/le-modernita-della-metaletteratura">Le modernità della metaletteratura</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pennac: un dittatore non basta! Arrivano i suoi sosia]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/pennac-un-dittatore-non-basta-arrivano-i-suoi-sosia/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 19:36:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
<guid>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/pennac-un-dittatore-non-basta-arrivano-i-suoi-sosia/</guid>
<description><![CDATA[di Fabio Gambaro, tratto da “la Repubblica”, 12 maggio 2003
Attesissimo da oltre quattro anni, a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>di Fabio Gambaro, tratto da “la Repubblica”, 12 maggio 2003</em></p>
<p><img src='http://mmalaussene.wordpress.com/files/2006/12/pennac_ritratto.jpg' alt='pennac' />Attesissimo da oltre quattro anni, arriva in libreria il nuovo romanzo di Daniel Pennac, lo scrittore francese noto in tutto il mondo per la sua celeberrima saga di Belleville. In Francia, Le dictateur et le hamac (Gallimard) esce in questi giorni, mentre in Italia il romanzo sarà disponibile all´inizio di giugno con il titolo Ecco la storia, un titolo che lo scrittore avrebbe voluto adottare anche per l´edizione francese, solo che, ci dice, accogliendoci nella sua nuova casa parigina, "l´espressione "voila l´histoire" non ha la stessa ricchezza di sfumature dell´equivalente italiano e quindi non riesce a restituire il carattere composito e ambiguo di un´opera in cui molte storie s´intrecciano e si sovrappongono".<br />
In effetti, il nuovo romanzo dell´autore della Fata Carabina è un affascinante e divertente labirinto in cui convivono finzione e realtà, fantasia e autobiografia, storia e politica, avventura e poesia. Materiali eterogenei che danno luogo ad un universo letterario molto distante da quello dei suoi precedenti romanzi. Qui, infatti, non ci sono né il famoso quartiere parigino di Belleville né la strampalata famiglia Malaussène. In compenso, si parla molto di una regione del Brasile, il sertao, ma anche di Charlie Chaplin e di Rodolfo Valentino, di dittature e di fughe, del modo di scrivere i romanzi e degli scherzi della fantasia. Insomma, Ecco la storia è un´opera piena di sorprese, che comincia come una favola politica, i cui un dittatore agorafobico, per paura di essere ammazzato, si fa sostituire da un sosia, il quale però dopo un po´ decide di vivere la sua vita, facendosi a sua volta sostituire da un altro sosia. Così, di sosia in sosia, lo scrittore francese propone un vortice di incredibili avventure e un sofisticato gioco di specchi che non mancherà di spiazzare i suoi innumerevoli lettori.</p>
<p><!--more--><br />
_____<br />
<em><strong>Un dittatore non basta arrivano i suoi sosia</strong></em><br />
di Fabio Gambaro, tratta da “la Repubblica”, 12 maggio 2003</p>
<p>Naturalmente, a proposito di sosia e dittatori, non si può fare a meno di pensare alle cronache delle ultime settimane e alle molte controfigure vere o presunte di Saddam Hussein. Una coincidenza che naturalmente non sfugge all´autore di Ecco la storia: "Ho iniziato a scrivere questo romanzo tre anni fa", racconta Pennac, "quando nessuno pensava ai sosia di Saddam. Oggi il tema è diventato d´attualità, ma ciò non dipende da me. Né io ho fatto nulla per fare uscire il romanzo in questo momento. Il fatto è che l´ho finito solo adesso. Noi scrittori pensiamo sempre di essere molto originali, ma la realtà è sempre in vantaggio su di noi. Quando proviamo a sfuggirle, essa ci riprende subito. Detto ciò, il ricorso ai sosia non è certo una novità. Prima di Saddam, molti altri dittatori hanno cercato di salvarsi la pelle mandando in pubblico le loro controfigure. Lo ha fatto anche Stalin".</p>
<p><strong>Ma a lei come è venuta l´idea del romanzo?</strong><br />
"Sono più di trent´anni che il tema mi affascina, e in particolare ho sempre pensato che un sosia debba prima o poi provare la tentazione di sfuggire alla gabbia di una vita non sua. All´inizio, questi può essere terrorizzato o lusingato dalla sua funzione, ma ad un certo punto prova il bisogno di vivere una vita sua e non semplicemente recitare un copione altrui. Vorrà essere se stesso, desiderando ciò che desideriamo tutti, vale a dire una vita autentica. Il romanzo prova ad immaginare questa situazione, questo bisogno insopprimibile di autenticità, che però per me si accompagna alla convinzione che nessuno di noi in fondo riesce mai ad essere diverso da quello che è. Non si diventa mai qualcun altro. Ecco la storia è un romanzo sull´illusione di diventare diversi da quello che siamo".</p>
<p><strong>Non si sfugge al proprio destino?</strong><br />
"Da un certo punto di vista è proprio così. E quindi il romanzo funziona anche come una parodia della tragedia classica, quella dove il destino è iscritto una volta per sempre nel nostro Dna. Il tema del sosia, inoltre, si apparenta a quello del capro espiatorio, presente nei miei romanzi precedenti. Il capro espiatorio è una persona che la società, le istituzioni o i singoli individui collocano come una barriera tra se stessi e le proprie colpe. Il sosia è uno scudo che protegge il dittatore dalle sue paure e dai rischi che corre. E´ uno strumento del potere, che poi spesso viene eliminato dal potere stesso, come fece Stalin con il suo sosia ucraino".</p>
<p><strong>Si tratta allora di un romanzo sul potere?</strong><br />
"E´ soprattutto un romanzo sulla rappresentazione del potere politico che spesso è solo una finzione dietro cui si nasconde il potere reale e concreto dell´economia. La guerra in Iraq ne è stata l´ennesima dimostrazione. Bush, che è stato un pessimo amministratore delle proprie imprese, è stato portato al potere da un gruppo di petrolieri, per i quali adesso ha deciso di annettersi un paese che è un´immensa riserva di petrolio. La finzione della politica ci racconta però che gli americani hanno voluto esportare la democrazia e la libertà. La realtà però è ben diversa. E anche noi francesi, che ci vantiamo tanto di difendere la pace, in realtà difendiamo innanzitutto i nostri interessi economici. Insomma, dietro a tanti bei discorsi, c´è sempre il peso dell´economia, quella vera che muove il mondo".</p>
<p><strong>Questo gioco di finzioni, favole e menzogne dà luogo ad un romanzo molto composito e articolato...</strong><br />
"E´ vero. Si tratta addirittura di un libro che evolve e cambia di genere a più riprese. Inizia come un racconto politico-filosofico, poi passa all´epopea personale che sfrutta un certo realismo sociologico e finisce con una situazione inedita e quasi fantastica in cui un personaggio diventa amico dell´autore. Tutto il romanzo è costruito sulle relazioni fallaci esistenti tra la finzione e la realtà, ma rimanda anche allo statuto dell´immaginario all´interno della nostra vita. Per me, infatti, raccontare e raccontarsi storie è un aspetto fondamentale dell´esistenza. Tutti noi ci raccontiamo di continuo delle storie, che nutrono la nostra vita e la nostra percezione del mondo. L´umanità ha bisogno di storie che ci rendano sopportabile ciò che altrimenti sarebbe oggettivamente invivibile. Ecco la storia racconta quindi un insieme di storie, tra le quali c´è anche la mia personale, fatta di ricordi ed esperienze dirette".</p>
<p><strong>E´ la prima volta che lei si lascia andare all´autobiografia. Cosa l´ha spinta a questo passo?</strong><br />
"E´ solo una conseguenza della volontà di mostrare al lettore, oltre alla storia raccontata, anche il processo di formazione e di fabbricazione di tale storia: come nasce l´idea di un romanzo, come si scelgono i personaggi, come si elabora l´evoluzione della vicenda. Evidentemente, appena ci si mette in questa prospettiva, si deve dire qualcosa di se stessi e quindi fare ricorso all´autobiografia. Io ho cercato di mostrare in che modo una situazione strampalata e fantastica come quella che apre il romanzo affonda le sue radici nella realtà e in un´esperienza personale concreta. E´ solo per questo che ho fatto appello ai ricordi di un mio lontano soggiorno in Brasile".</p>
<p><strong>Il Brasile è veramente all´origine del romanzo?</strong><br />
"Sì, alla fine degli anni Settanta ho vissuto due anni nel sertao brasiliano, una regione arida e povera. Fu un vero colpo di fulmine, anche se in seguito non ci sono mai tornato. Quel soggiorno però ha lasciato in me alcune immagini indelebili. Da una di queste è nato Ecco la storia. Si tratta di una scena vista fugacemente una notte a Teresina, una città del sertao. Sotto un lampione, c´erano due grandi negri appoggiati a una bicicletta che guadavano un film muto di Charlie Chaplin dentro un piccolo televisore e ridevano come matti. Il romanzo viene da questo ricordo di oltre vent´anni fa".</p>
<p><strong>Un romanzo che è anche una dichiarazione d´amore al cinema e a Charlie Chaplin in particolare...</strong><br />
"Non sono un cinefilo, e non potrei mai diventarlo perché non ho memoria. Dimentico tutto, i libri letti, i film visti, i paesaggi, i quadri. Ma alcuni film hanno contato per me più di tutta una cultura cinematografica. Il grande dittatore di Chaplin è uno di questi. Lo stesso discorso vale per Roma di Fellini, La marchesa von... di Rohmer o Fanny e Alexander di Bergman. Quello che mi affascina in Chaplin è l´aspetto universale della sua ironia, un´ironia tutta particolare che nasce nell´universo degli affamati. Tutti film muti di Chaplin ruotano attorno allo stesso schema: un poveraccio affamato che pensa a come mangiare ed è capace di tutto per riuscirvi. Solo che è un poveraccio distinto ed elegante. Gli altri hanno il denaro e la ricchezza, egli l´eleganza e la distinzione. In questo modo Chaplin riesce raccontare la brutalità del denaro e la volgarità dei ricchi. E il suo coté sovversivo, che però è sempre di una finezza impressionante, evitando quindi di compiacere i nostri istinti più bassi. Ecco, Chaplin fa sempre ridere la parte migliore di noi. Per questo mi piace".</p>
<p>-----<br />
fonte:<a href="http://www.feltrinelli.it/IntervistaInterna?id_int=1377">Feltrinelli</a></p>
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<title><![CDATA[L'azzardo delle parole]]></title>
<link>http://mmalaussene.wordpress.com/2006/12/12/lazzardo-delle-parole/</link>
<pubDate>Tue, 12 Dec 2006 19:32:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>*</dc:creator>
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<description><![CDATA[di Cesare Martinetti (corrispondente da PARIGI)
6 agosto 2003
L’hasard, il caso. Capita che uno sc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>di Cesare Martinetti (corrispondente da PARIGI)</p>
<p>6 agosto 2003</p>
<p>L’hasard, il caso. Capita che uno scrittore costruisca il suo libro lentamente, in quattro anni di lavoro e di scrittura nel silenzio della sua stanzetta parigina. Il caso vuole che il libro parli di un dittatore che ha paura della gente e che proprio per questo si fa sostituire da un sosia e poi da un altro, infine da un sosia dei sosia. E capita che questo libro sia pubblicato nei giorni in cui un «vero» dittatore, Saddam Hussein, gioca a nascondino col mondo attraverso i suoi «veri» sosia che compaiono in sfocate immagini tv e parlano attraverso voci che sembrano arrivare dal nulla.<br />
Hasard? Sì certo ma ci deve pur essere qualcos’altro dentro l’officina di uno scrittore quando succede questo «hasard» che lo mette in sintonia con il senso del mondo, anche se il dittatore si chiama Manuel Pereira da Ponte Martins, comanda una «repubblica delle banane» che non esiste e non ha niente a che vedere con Saddam.</p>
<p>Allegoria del potere che si nasconde, si camuffa, si alimenta di immagini che si moltiplicano in un gioco infinito di specchi. Come l’ultimo libro di Pennac. Le dictateur et le hamac (l’amaca), in francese; Ecco la storia, nell’edizione italiana di Feltrinelli. Un romanzo che contiene più romanzi, un atelier di scritture, una finestra aperta sull’officina dello scrittore, i suoi attrezzi, i suoi fantasmi.</p>
<p>Daniel Pennac arriva all’appuntamento dondolando sui sandali e ruotando quella sua testa grigia da cui lampeggiano occhi da ragazzo come un radar alla ricerca continua di un rumore, un’immagine, una voce. L’officina di Pennac è un minuscolo «studiò» al primo piano di una minuscola via che sbuca sul mercatino di rue Mouffetard, quinto arrondissement. Non c’è numero sul portoncino, non c’è un campanello. Quando si arriva si guarda in alto e se la finestra è aperta si prova a chiamare: «Daniel!» Se lui c’è, si affaccia; se non c’è, pazienza.</p>
<p>Una stanza soltanto. Una scrivania. Un computer portatile Macintosh. Una poltroncina. Una finestra. Siamo a un’ora di cammino da Belleville, dove Pennac vive, l’unico quartiere di Parigi, dice, dove non c’è niente da vedere. Il quartiere che la sua saga ha trasformato in piazza simbolica della miscela umana: «Nell’edificio dove abito ci sono persone di diciassette nazionalità, la geografia del mondo, tutte le religioni, tutte le cucine. È comodo, mi permette di non viaggiare». Habitat estremo e paradossale: «Bin Laden è a Belleville», dicono tuttora, ridendo, sul mercatino del martedi’.</p>
<p>Nei periodi in cui scrive, Pennac fa il percorso casa-officina-casa a piedi. Alle 8 del mattino e alle 8 di sera: «Mi sono dato un orario preciso, come se fossi un funzionario». Bottigliette di acqua minerale non gasata Volvic, ogni tanto qualche tazza di the. All’angolo c’è il bistrot dei «papillons», in faccia il verduriere e il fioraio, più in là il riparatore di biciclette Geppetto. Il campanile di Saint-Médard batte le ore: «Ho bisogno di sentire il tempo che passa». Sulle mensola che ha davanti al naso c’è una vecchia sveglia di metallo, a sinistra una vecchia radio Grundig per «sentire le notizie», appoggiato sul portacenere accanto alla pipa un coltellino Opinel per far la punta al «crayon», la matita. </p>
<p>Disegna, Pennac. Anzi disegnerebbe se non avessero inventato prima la macchina per scrivere, poi il computer. Forse non ci sarebbero romanzi, ma fumetti, bandes dessinées firmate Pennac. Quando prende in mano la penna o la matita dopo due o tre parole le lettere si sciolgono in figure come geroglifici, omini stilizzati che si esprimono a segni, corrono, camminano, muovono le braccia. Dei tiramolla senza volto che ora sgambettano nelle dediche che con pazienza e gentilezza tratteggia sulle copie per i suoi lettori.</p>
<p>Dice Pennac: «Il fatto di scrivere è un’avventura quasi indipendente da quel che si scrive, dal romanzo che ne viene fuori, che non si può raccontare perché sarebbe illeggibile e che non è il romanzo del romanzo. Ci ha provato Gide, ma il journal che ne è uscito è una riflessione a posteriori. Ci sono i carnet di Dostojevskij, ma sono incomprensibili per i lettori...» </p>
<p>E allora, si può rubare qualche segreto dall’officina di Pennac? «Prendiamo per esempio la scelta del nome proprio di un personaggio. Il lettore può pensare che il nome risponda a una necessità simbolica o affettiva o topologica. Niente affatto. Per me un nome risponde ad una necessità fonetica e musicale puntuale là dove spunta per la prima volta nel romanzo. Niente di simbolico». Esempio? «In uno dei racconti di Malaussène avevo bisogno di un nome per il “substitut”, doveva avere un suono vocalico, aperto, luminoso che si contrappuntasse a quello consonantico, chiuso e duro del sostantivo “substitut”. Non mi veniva niente».</p>
<p>Come ha fatto? «In famiglia abbiamo l’abitudine di giocare molto con i nomi, specie quando si viaggia in auto e ci sono bambini. Per passare il tempo si inventano storie con protagonisti cui diamo i nomi di luoghi: Monsieur e Madame Bordeaux che si incontrano con Monsieur e Madame Chalon-sur-Marne... E cosi’ mentre ero in auto con mia moglie a un certo punto in banlieue siamo caduti su un luogo, Jual. Un suono perfetto, il substitut è diventato Jual». </p>
<p>Ma questo significa che il contesto fonetico determina il personaggio? «Diciamo che il nome condiziona il carattere del personaggio che non è stato predeterminato. Ecco, a questo punto siamo nel vivo dell’officina: il racconto nasce dal linguaggio così come, a sua volta, il linguaggio nasce dal racconto. C’è dell’imponderabile e, anche qui, dell’hasard. Il nome è prodotto del ritmo, ma a sua volta da’ una certa coloritura ad ogni frase nella quale compare».</p>
<p>Per Pennac i nomi sono una vera passione. O anche, forse, un’ossessione. A destra e a sinistra del suo Macintosh, come su un altare, ci sono due vocabolari «le Robert» appoggiati sul leggio: quello comune e quello dei nomi propri. Lui stesso sta assemblando un dizionario dei nomi che sono comparsi nei suoi libri. Per adesso è ancora un «file» nel computer che Pennac apre e lui stesso si incuriosisce a ritrovare vecchi nomi e vecchie storie, come quella di Jual. Ci sono anche personaggi storici e famosi, Gramsci, il pittore olandese Vermeer che fece irruzione per caso, in una delle sue notti insonni, verso le 3, uscendo da una trasmissione radio di France Culture: «C’era un gran dibattito sulle possibili influenze reciproche tra Spinoza e Vermeer che sono nati lo stesso giorno e nello stesso luogo. Non c’è nessunissima prova che nemmeno si siano conosciuti, però se ne discuteva appassionatamente».</p>
<p>Ecco, di nuovo, l’hasard che fa emergere un nome che poi trova una sua collocazione musicale dentro una frase. «Mi rendo conto - dice Pennac - è una necessità che riguarda solo me». Ma, chiediamo, che razza di vita e di personalità hanno dei personaggi partoriti da una combinazione di suoni? «Sono degli elettroni che si muovono liberamente dentro la struttura che può anche essere stata costruita meccanicamente». Insomma la dignità dei personaggi da romanzo è un po’ come quella delle persone, tanto più forte quanto più sfugge alla funzione assegnata. Personaggi che riescono a guadagnare una certa autonomia dall’autore e scappano dalla camicia di forza di un nome e di un ruolo.</p>
<p>Nel «dittatore» alla fine c’è il personaggio di Sonia che diventa interlocutore dell’autore, pone domande, questioni, problemi. «Ho talmente utilizzato i miei amici nei miei libri...» Questa Sonia, per esempio, l’ha conosciuta una sera in un ristorante di Belleville. Nel libro è critica, dunque è una persona. Ma sta nel libro e quindi è un personaggio.</p>
<p>Alla fine, in Ecco la storia, uno di questi sosia muore in un cinema di Chicago durante la proiezione di The Great Dictator di Charlie Chaplin. Testimoni dicono che il cadavere aveva il viso inondato di lacrime; ma quando arriva la polizia, le lacrime non ci sono più. Evaporate? No, asciugate da un gesto pietoso, lo stesso che Pennac vide fare a una sua amica, all’uscita dalla metropolitana quand’erano ragazzi: c’era un clochard oscenamente rovesciato per terra, tutti lo scansavano, lei si avvicinò per allacciargli la cintura dei pantaloni. Senza ostentazione.</p>
<p>Nei periodi in cui scrive Pennac va in giro con un piccolo dictaphone a cui confida quello che il suo radar a forma di testa gli trasmette dalle strade di Parigi, tra Belleville e Mouffetard. Un libro è, naturalmente, frutto di una lunga gestazione solitaria e segreta. «Quando sento che la storia c’è, la racconto a due, tre persone.</p>
<p>Poi raccolgo la documentazione per non scrivere sciocchezze. In questo momento ho messo da parte tonnellate di cose sull’etologia...» (Attenzione: questa è un’anticipazione esclusiva sul nuovo libro di Pennac) «...poi aspetto il colpo di inizio: è una fase che puo’ durare mesi, per me la prima frase è come un diapason: laaaa e parte la musica». Ce serait l’histoire... Ecco la storia...</p>
<p>fonte: <a href="http://www.lastampa.it/_web/_RUBRICHE/Libri/articolo/articolo030806.asp">La Stampa</a></p>
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