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	<title>le-neocultisme &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/le-neocultisme/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "le-neocultisme"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 09:32:41 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Ce qu'Einstein ne savait pas encore - ThÃ©orie des cordes]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=509</link>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 19:10:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour ceux qui ne connaissent pas la sÃ©rie scientifique amÃ©ricaine &#8220;The Elegant Universe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0000ff;">Pour ceux qui ne connaissent pas la sÃ©rie scientifique amÃ©ricaine "The Elegant Universe" ("L'univers Elegant"), Arte diffuse successivement les 3 Ã©pisodes en VF. Si vous Ãªtes interessÃ© de loin par la relativitÃ©, la mÃ©canique quantique et la thÃ©orie des cordes, mais que vous ne comprenez rien aux maths, cette Ã©mission est pour vous!<br />
C'est super bien fait, avec des tas d'effets spÃ©ciaux pour expliquer les bizarerries de la science moderne aux novices. </span></p>
<p><strong>1 - le rÃªve d'Einstein </strong></p>
<p>[dailymotion id=xhzi7&#38;related=1]<!--more--></p>
<p><strong>2 - La ThÃ©orie Des Cordes</strong></p>
<p>[dailymotion id=xi111&#38;related=1]</p>
<p><strong>3 - Bienvenue Dans La 11E Dimension</strong></p>
<p>[dailymotion id=xi1lx&#38;related=1]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Ã©nergie libre ou Ã©nergie du point zÃ©ro]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=495</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 22:35:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=495</guid>
<description><![CDATA[ 
Nikola Tesla est le premier (scientifique moderne) Ã  avoir parlÃ© de ce nouvel aspect de la scien]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div class="chapo"><strong>Nikola Tesla est le premier (scientifique moderne) Ã  avoir parlÃ© de ce nouvel aspect de la science (Sous le nom d'Ether)</strong>.</div>
<p><a href="http://neoconscienceblog.wordpress.com/files/2008/07/eclipse1.gif"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-499" src="http://neoconscienceblog.wordpress.com/files/2008/07/eclipse1.gif?w=96" alt="" width="96" height="96" /></a>On peut assimiler lâ€™energie libre Ã  ce que les physiciens quanticiens appellent "l'Ã©nergie du vide", et elle est extraite du vide par polarisation locale de cet espace Ã©nergÃ©tique. L'idÃ©e est que le vide est rempli d'Ã©nergie "potentielle": tous les modes d'Ã©nergie quantiques minimaux possibles existent et interfÃ¨rent les uns avec les autres pour s'annihiler de la mÃªme maniÃ¨re que deux vagues de sens contraire (en creux et en bosse) s'annihilent.<!--more--> Ainsi la fantastique Ã©nergie quantique est totalement dÃ©truite par les interfÃ©rences alÃ©atoires de tous les modes d 'Ã©nergie Ã  toutes frÃ©quences... Mais en crÃ©ant des zones de cohÃ©rence , des zones oÃ¹ on fait en sorte d'amener les vagues en bosses s 'accumuler, on peut localement rÃ©cupÃ©rer de l'Ã©nergie... on pense que c'est ainsi que fonctionne l'extraction d'Ã©nergie du vide. Les physiciens quanticiens estiment que l'Ã©nergie du vide (celle qui se dÃ©truit et est donc inaccessible) est si grande dans chaque centimÃ¨tre cube qu'elle dÃ©passe aisÃ©ment l'Ã©nergie contenue dans le soleil, et cela pour chaque centimÃ¨tre cube d'espace seulement... alors si on arrive Ã  polariser lÃ©gÃ¨rement ce vide par des phÃ©nomÃ¨nes encore mal expliquÃ©es mais basÃ©es sur l'Ã©lectromagnÃ©tisme, on peut comprendre qu'on puise rÃ©cupÃ©rer un peu d'Ã©nergie qui, injectÃ© dans une machine nous fournit plus d'Ã©nergie qu'elle n'en consomme: la machine ne fait que "pomper" l'Ã©nergie lÃ  oÃ¹ elle est, mais ne crÃ©e rien... c'est la nature qui alimente l'Ã©nergie du vide.</p>
<p><a href="http://www.xelopolis.com" target="_blank">source</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Utilitarisme]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=279</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:19:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=279</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;utilitarisme est une doctrine Ã©thique qui prescrit d&#8217;agir (ou ne pas agir) de maniÃ¨r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'utilitarisme est une doctrine Ã©thique qui prescrit d'agir (ou ne pas agir) de maniÃ¨re Ã  maximiser le bien-Ãªtre de l'ensemble des Ãªtres sensibles.<br />
<!--more--><br />
L'utilitarisme est donc une forme de consÃ©quentialisme : il Ã©value une action (ou une rÃ¨gle) uniquement en fonction de ses consÃ©quences, ce qui le distingue notamment de nombreuses morales religieuses dont le kantisme. On parle d'utilitarisme des prÃ©fÃ©rences pour dÃ©signer une variante qui prescrit de maximiser Ã  la place la quantitÃ© de prÃ©fÃ©rences satisfaites. On peut encore appeler utilitaristes d'autres doctrines cherchant la maximisation d'autres consÃ©quences, tant que celles-ci restent Ã©troitement liÃ©es au bien-Ãªtre gÃ©nÃ©ral des Ãªtres sensibles (l'humanitÃ© pour certains, l'humanitÃ© et les animaux (ou certains animaux) pour d'autres).</p>
<p>On peut rÃ©sumer le cÅ“ur de la doctrine utilitariste par la phrase : Agis toujours de maniÃ¨re Ã  ce qu'il en rÃ©sulte la plus grande quantitÃ© de bonheur (principe du bonheur maximum). Il s'agit donc d'une morale eudÃ©moniste, mais qui, Ã  l'opposÃ© de l'Ã©goÃ¯sme, insiste sur le fait qu'il faut considÃ©rer le bien-Ãªtre de tous et non le bien-Ãªtre du seul agent acteur.</p>
<p>Ce sont avant tout Jeremy Bentham (1748-1832) et John Stuart Mill (1806-1873) qui ont donnÃ© une forme systÃ©matique au principe d'utilitÃ© et ont entrepris de l'appliquer Ã  des questions concrÃ¨tes â€” systÃ¨me politique, lÃ©gislation, justice, politique Ã©conomique (ou il a fait florÃ¨s, non sans subir de lourdes dÃ©formations), libertÃ© sexuelle, Ã©mancipation des femmes, etc.. Bentham expose le concept central d'utilitÃ© dans le premier chapitre de son Introduction to the Principles of Morals and Legislation dont la premiÃ¨re Ã©dition date de 1789, de la maniÃ¨re suivante :</p>
<p>Par principe d'utilitÃ©, on entend le principe selon lequel toute action, quelle qu'elle soit, doit Ãªtre approuvÃ©e ou dÃ©savouÃ©e en fonction de sa tendance Ã  augmenter ou Ã  rÃ©duire le bonheur des parties affectÃ©es par l'action. [...] On dÃ©signe par utilitÃ© la tendance de quelque chose Ã  engendrer bien-Ãªtre, avantages, joie, biens ou bonheur.</p>
<p>Il convient donc de ne pas rÃ©duire le concept d'utilitÃ© Ã  son sens courant de moyen en vue d'une fin immÃ©diate donnÃ©e.</p>
<div id="l-utilite-utilitariste" class="wiki_paragraph2">L'UtilitÃ© utilitariste</div>
<p>La notion d'utilitÃ© n'a pas chez les utilitaristes le sens qu'on lui attribue couramment. Ce qui est Â« utile Â» dÃ©signe ce qui contribue Ã  maximiser le bien-Ãªtre d'une population. C'est en ce sens particulier qu'on peut parler du calcul de l'utilitÃ© d'un acte, ou qu'on peut comparer les utilitÃ©s de diffÃ©rentes actions ou rÃ¨gles.</p>
<div id="histoire" class="wiki_paragraph2">Histoire</div>
<p>Bien qu'on puisse en voir des prÃ©misses dans l'antiquitÃ©, l'utilitarisme n'est rÃ©ellement mis en place qu'Ã  la fin du XVIIIe siÃ¨cle. Le pÃ¨re de cette philosophie est alors Jeremy Bentham, qui s'inspire notamment de Hume et HelvÃ©tius. Bentham propose une premiÃ¨re forme d'utilitarisme, plus tard caractÃ©risÃ©e d'utilitarisme hÃ©doniste. Sa thÃ©orie est le point de dÃ©part des nombreuses versions de l'utilitarisme qui se dÃ©velopperont au XIXe et au XXe siÃ¨cle. C'est toutefois avec l'apport de John Stuart Mill que l'utilitarisme devient une philosophie vÃ©ritablement Ã©laborÃ©e.</p>
<div id="bentham" class="wiki_paragraph2">Bentham</div>
<p>C'est Jeremy Bentham qui introduisit le vocable en 1781 et qui tira de ce principe les implications thÃ©oriques et pratiques les plus abouties. Le principe Ã©thique Ã  partir duquel il jugeait les comportements individuels ou publics Ã©tait l'utilitÃ© sociale. Pour reprendre la formule bien connue, Â« le plus grand bonheur du plus grand nombre Â».</p>
<p>Le postulat de dÃ©part de sa thÃ©orie utilitariste est que le bien Ã©thique constitue une rÃ©alitÃ© constatable et dÃ©montrable. On peut le dÃ©finir Ã  partir des seules motivations Ã©lÃ©mentaires de la nature humaine : son penchant Â« naturel Â» Ã  rechercher le bonheur, c'est-Ã -dire un maximum de plaisir et un minimum de souffrance. Ce principe est formulÃ© ainsi par Bentham Â« La nature a placÃ© l'humanitÃ© sous l'empire de deux maÃ®tres, la peine et le plaisir. C'est Ã  eux seuls qu'il appartient de nous indiquer ce que nous devons faire comme de dÃ©terminer ce que nous ferons. D'un cÃ´tÃ©, le critÃ¨re du bien et du mal, de l'autre, la chaÃ®ne des causes et des effets sont attachÃ©s Ã  leur trÃ´ne. Â» (Principes de la morale et de la lÃ©gislation, 1789).</p>
<p>L'utilitarisme benthamien, comme nombre de ses suivants, prÃ©tendait rÃ¨gler des problÃ¨mes sociaux trÃ¨s anciens :</p>
<p>Quels principes guident les comportement des individus ?<br />
Quelles sont les tÃ¢ches du gouvernement ?<br />
Comment les intÃ©rÃªts individuels peuvent-ils Ãªtre conciliÃ©s entre eux ?<br />
Comment les intÃ©rÃªts individuels s'accordent-ils avec ceux de la communautÃ© ?<br />
Le principe de l'antagonisme du plaisir et de la peine rÃ©pond ainsi Ã  l'ensemble de cette problÃ©matique. Bentham affirme qu'il ne peut y avoir de conflit entre l'intÃ©rÃªt de l'individu et celui de la communautÃ©, car si l'un et l'autre fondent leur action sur l'Â« utilitÃ© Â», leurs intÃ©rÃªts seront identiques. Cette dÃ©marche joue sur tous les plans de la vie sociÃ©tale : religieux, Ã©conomique, Ã©ducatif, dans l'administration, dans la justice ainsi que dans les relations internationales.</p>
<div id="john-stuart-mill" class="wiki_paragraph2">John Stuart Mill</div>
<p>Fils de James Mill, filleul et disciple de Bentham, John Stuart Mill est le successeur immÃ©diat de l'utilitarisme benthamien. Il s'en Ã©carte toutefois en dÃ©veloppement un utilitarisme indirect.</p>
<p>LÃ  oÃ¹ Bentham identifie welfare et plaisir, Mill dÃ©finit le welfare comme bonheur. Ce faisant il s'Ã©carte de l'utilitarisme hÃ©doniste et propose un utilitarisme indirect. Le plaisir n'y est plus la fin de la moralitÃ©, il ne joue un rÃ´le qu'indirectement, dans la mesure oÃ¹ il contribue au bonheur (du plus grand nombre).</p>
<p>On doit aussi Ã  Mill la reconnaissance de la dimension qualitative des plaisirs. Contrairement Ã  Bentham, qui ne hiÃ©rarchise pas les plaisirs et s'interesse uniquement Ã  la quantitÃ© de ceux ci, John Stuart Mill dÃ©fend une diffÃ©rence de qualitÃ© entre les plaisirs. On peut ainsi prÃ©fÃ©rer une quantitÃ© moindre d'un plaisir de plus grande qualitÃ© Ã  une quantitÃ© supÃ©rieure d'un plaisir de qualitÃ© plus mÃ©diocre.</p>
<div id="la-pensee-moderne" class="wiki_paragraph2">La pensÃ©e moderne</div>
<p>A la suite des fondateurs (Bentham, John Stuart Mill), de nombreux philosophes, gÃ©nÃ©ralement anglo-saxons, ont dÃ©veloppÃ© et enrichi la pensÃ©e utilitariste : Henry Sidgwick, Richard Hare, Peter Singer parmi beaucoup d'autres.</p>
<div id="caracteristiques-generales" class="wiki_paragraph3">CaractÃ©ristiques gÃ©nÃ©rales</div>
<p>L'utilitarisme se conÃ§oit comme un critÃ¨re gÃ©nÃ©ral de moralitÃ© pouvant et devant Ãªtre appliquÃ© tant aux actions individuelles qu'aux dÃ©cisions politiques, tant dans le domaine Ã©conomique que dans les domaines sociaux ou judiciaires.</p>
<div id="principes-fondamentaux" class="wiki_paragraph3">Principes fondamentaux</div>
<p>Cinq principes fondamentaux sont communs Ã  toutes les versions de l'utilitarisme :</p>
<p>Principe de bien-Ãªtre (the Greatest Happiness Principle en anglais).<br />
Le bien est dÃ©fini comme Ã©tant le bien-Ãªtre. C'est-Ã -dire que le but recherchÃ© dans toute action morale est constituÃ© par le bien-Ãªtre (physique, moral, intellectuel).<br />
ConsÃ©quentialisme.<br />
Les consÃ©quences d'une action sont la seule base permettant de juger de la moralitÃ© de l'action.<br />
L'utilitarisme ne s'intÃ©resse pas Ã  des agents moraux mais Ã  des actions : les qualitÃ©s morales de l'agent n'interviennent pas dans le calcul de la moralitÃ© d'une action. Il est donc indiffÃ©rent que l'agent soit gÃ©nÃ©reux, intÃ©ressÃ©, ou sadique, ce sont les consÃ©quences de l'acte qui sont morales. Il y a une dissociation de la cause (l'agent) et des consÃ©quences de l'acte.<br />
L'utilitarisme ne s'intÃ©resse pas non plus au type d'acte : dans des circonstances diffÃ©rentes, un mÃªme acte peut Ãªtre moral ou immoral selon que ses consÃ©quences sont bonnes ou mauvaises.<br />
Principe d'agrÃ©gation.<br />
Ce qui est pris en compte dans le calcul est le solde net (de bien-Ãªtre, en l'occurrence) de tous les individus affectÃ©s par l'action, indÃ©pendamment de la distribution de ce solde. Ce qui compte c'est la quantitÃ© globale de bien-Ãªtre produit, quelle que soit la rÃ©partition de cette quantitÃ©. Il est dÃ¨s lors envisageable de sacrifier une minoritÃ©, dont le bien-Ãªtre sera diminuÃ©, afin d'augmenter le bien-Ãªtre gÃ©nÃ©ral. Cette possibilitÃ© de sacrifice est fondÃ©e sur l'idÃ©e de compensation : le malheur des uns est compensÃ© par le bien-Ãªtre des autres. S'il est surcompensÃ©, l'action est jugÃ©e moralement bonne. L'aspect dit sacrificiel est l'un des plus critiquÃ©s par les adversaires de l'utilitarisme.</p>
<div id="principe-de-maximisation" class="wiki_paragraph3">Principe de maximisation.</div>
<p>L'utilitarisme demande de maximiser le bien-Ãªtre gÃ©nÃ©ral. Maximiser le bien-Ãªtre n'est pas facultatif, il s'agit d'un devoir.</p>
<div id="impartialite-et-universalisme" class="wiki_paragraph3">ImpartialitÃ© et universalisme.</div>
<p>Les plaisirs et souffrances ont la mÃªme importance, quelque soit l'individu qu'ils affectent. Le bien-Ãªtre de chacun a le mÃªme poids dans le calcul du bien-Ãªtre gÃ©nÃ©ral.<br />
Notons que ce principe est compatible avec la possibilitÃ© de sacrifice : ce principe affirme seulement que tous les individus valent autant dans le calcul. Il n'y a ni privilÃ©giÃ© ni lÃ©sÃ© a priori : le bonheur d'un roi ou d'un simple citoyen sont pris en compte de la mÃªme maniÃ¨re.<br />
L'aspect universaliste consiste en ce que l'Ã©valuation du bien-Ãªtre vaut indÃ©pendamment des cultures et des particularismes rÃ©gionaux. Comme l'universalisme de Kant, l'utilitarisme prÃ©tend dÃ©finir une morale valant universellement.</p>
<div id="le-calcul-utilitariste" class="wiki_paragraph3">Le calcul utilitariste</div>
<p>L'un des traits important de l'utilitarisme est son rationalisme. La moralitÃ© d'un acte est calculÃ©e, elle n'est pas dÃ©terminÃ©e en se fondant sur des principes ayant une valeur intrinsÃ¨que. Ce calcul prend en compte les consÃ©quences de l'acte sur le bien-Ãªtre du plus grand nombre. Il suppose donc la possibilitÃ© de calculer les consÃ©quences d'un acte, et d'Ã©valuer son impact sur le bien-Ãªtre des individus.</p>
<p>On remarquera que l'utilitarisme inclut dans son calcul tous les Ãªtres capables d'Ã©prouver du plaisir et de la peine, c'est Ã  dire douÃ©s de sensibilitÃ©. Les animaux sont donc lÃ©gitimement inclus dans le calcul de la moralitÃ©. Le philosophe utilitariste Peter Singer se souviendra de cet aspect dans son opposition au spÃ©cisme.</p>
<div id="causes-et-consequences-d-une-action" class="wiki_paragraph3">Causes et consÃ©quences d'une action</div>
<p>L'utilitarisme a Ã©tÃ© au cours de l'histoire une thÃ©orie morale trÃ¨s Ã©mancipatrice. Ce fait est notamment liÃ© Ã  la dissociation de la cause et de la consÃ©quence d'un acte dans l'Ã©valuation de la moralitÃ© de celui ci. Les qualitÃ©s de l'agent moral ne sont pas prises en compte. L'utilitarisme ne s'inscrit donc pas dans une perspective perfectionniste ; pour "Ãªtre moral" il suffit d'effectuer des actions ayant de bonnes consÃ©quences, il n'est pas nÃ©cessaire de possÃ©der de caractÃ©ristique personnelle spÃ©cifique ou de suivre un modÃ¨le de vie particulier.</p>
<div id="differentes-versions-de-l-utilitarisme" class="wiki_paragraph2">DiffÃ©rentes versions de l'utilitarisme</div>
<p>Un des aspects les plus frappant de l'utilitarisme est sa capacitÃ© Ã  se subdiviser et Ã  se modifier pour rÃ©pondre Ã  ses critiques. La tradition utilitariste, vaste et trÃ¨s riche, propose donc diffÃ©rentes types d'utilitarismes.</p>
<p>Utiliarisme de l'acte et de la rÃ¨gle<br />
Utilitarisme hÃ©doniste de Bentham<br />
Utilitarisme indirect de Mill<br />
Utilitarisme Ã  deux niveaux de Hare<br />
Utilitarisme nÃ©gatif<br />
Utilitarisme idÃ©al de Moore</p>
<p>Utilitarisme de l'acte et utilitarisme de la rÃ¨gle<br />
Bien que la distinction stricte entre utilitarisme de l'acte et de la rÃ¨gle soit sujet Ã  caution, une partie des critiques diffÃ©rencie ces deux tendances. Si l'hÃ©tÃ©rogÃ©nÃ©itÃ© radicale entre ces deux types d'utilitarismes est douteuse, on peut cependant exposer leurs diffÃ©rences.</p>
<p>Les terme d'utilitarismes de l'acte ou de la rÃ¨gle renvoient au calcul des consÃ©quences. Pour l'utilitarisme de l'acte, ce qui doit Ãªtre pris en compte sont les consÃ©quences de l'acte particulier que fait l'agent. Pour l'utilitarisme de la rÃ¨gle ce qui compte sont les consÃ©quences de l'adoption d'une rÃ¨gle d'action.</p>
<p>La question du premier est Â« l'acte de sauver cette personne qui se noie, dans ce contexte prÃ©cis, a-t-il des consÃ©quences posivites? Â», celle du second Â« l'adoption de la rÃ¨gle il faut sauver une personne qui est entrain de se noyer a-t-elle des consÃ©quences positives? Â».</p>
<p>L'utilitarisme de l'acte est un contextualisme : il Ã©value toujours la moralitÃ© d'un acte unique, qui s'inscrit dans un contexte particulier. L'Ã©valuation de la moralitÃ© de l'acte aprÃ¨s l'effectuation de celui ci est plus flagrante dans ce type d'utilitarisme qu'ailleurs. Avant de faire l'acte l'agent peut supposer des consÃ©quences positives ; mais si les consÃ©quences rÃ©elles s'avÃ¨rent nÃ©gatives l'acte sera immoral. Cette vision de l'Ã©valuation morale est opposÃ©e de faÃ§on classique Ã  l'optique dÃ©ontologique, qui propose des principes pour Ã©valuer la moralitÃ© de l'action avant qu'elle ait lieu.</p>
<p>Du cotÃ© de l'utilitarisme de la rÃ¨gle il ne s'agit plus des consÃ©quences particuliÃ¨res d'un acte unique qui sont prises en compte, mais des consÃ©quences globales de l'adoption d'une rÃ¨gle. Les consÃ©quences positives de l'adoption d'une rÃ¨gle justifie son adoption et le fait de suivre cette rÃ¨gle. On peut dÃ©sormais faire appel Ã  des maximes gÃ©nÃ©rales et Ã©valuer la moralitÃ© de l'action avant de la rÃ©aliser. Peut Ãªtre que l'acte de sauver cette personne prÃ©cise n'a pas de consÃ©quences positives (s'il s'agit d'un tyran), mais l'adoption de la rÃ¨gle il faut sauver les personnes qui se noient a des consÃ©quences positives. Faute de savoir si l'acte particulier en question a bien des consÃ©quences positives, il faut suivre la rÃ¨gle.</p>
<p>Ce type d'utilitarisme peut sembler Ã  raison proche du kantisme. Il rappelle en effet le principe d'universalisation de la maxime de l'action prÃ©sentÃ© par Kant dans Fondation de la mÃ©taphysique des mÅ“urs. Il faut cependant se garder d'identifier utilitarisme de la rÃ¨gle et kantisme : l'utilitarisme est un consÃ©quentialisme et, malgrÃ© certaines ambiguÃ¯tÃ©s, le kantisme refuse la prise en compte des consÃ©quences dans l'Ã©valuation morale.</p>
<p>L'une des raisons de douter de l'hÃ©tÃ©rogÃ©nÃ©itÃ© de l'utilitarisme de l'acte et de la rÃ¨gle est que prise chacune indÃ©pendamment, ces doctrines sont trÃ¨s facilement exposÃ©es Ã  des critiques destructrices. Par exemple l'incalculabilitÃ© des consÃ©quences pour l'utilitarisme de l'acte, ou le dÃ©sintÃ©rÃªt pour les cas particuliers pour l'utilitarisme de la rÃ¨gle. Cette situation les rend peu soutenables prises comme strictement dissociÃ©es. On peut cependant les voir comme des tendances au sein de l'utilitarisme, et ne pas les considÃ©rer comme totalement dissociables.</p>
<div id="utilitarisme-hedoniste-et-utilitarisme-des-preferences" class="wiki_paragraph2">Utilitarisme hÃ©doniste et utilitarisme des prÃ©fÃ©rences</div>
<p>L'utilitarisme hÃ©doniste se donne pour objectif de maximiser le bien-Ãªtre des individus, tandis que l'utilitarisme des prÃ©fÃ©rences a pour objectif de maximiser la satisfaction des prÃ©fÃ©rences des individus.</p>
<p>L'utilitarisme des prÃ©fÃ©rences est inspirÃ© de lâ€™analyse Ã©conomique, qui postule que l'utilitÃ© des agents est maximal lorsque leurs prÃ©fÃ©rences sont satisfaites. Cette approche facilite le calcul utilitariste, puisqu'il ne s'agit pas d'Ã©valuer l'Ã©tat mental des individus, mais de s'appuyer sur des prÃ©fÃ©rences que l'on dÃ©duit de leurs comportements objectifs.</p>
<p>Plusieurs dÃ©fauts paraissent toutefois rendre l'approche hÃ©doniste davantage pertinente. Il paraÃ®t Ã©trange de vouloir chercher Ã  satisfaire des prÃ©fÃ©rences qui rendent malheureux; Et certaines prÃ©fÃ©rences, ont vocation Ã  Ãªtre modifiÃ©es, et non satisfaites.</p>
<div id="utilitarisme-negatif" class="wiki_paragraph2">Utilitarisme nÃ©gatif</div>
<p>Comme le souligne John Stuart Mill, il y a deux fins que la doctrine demande de poursuivre:</p>
<p>la maximisation du bien-Ãªtre<br />
la minimisation de la souffrance<br />
L'utilitarisme nÃ©gatif propose de poursuivre uniquement la seconde. Le bien-Ãªtre peut en effet susciter diffÃ©rentes dÃ©finitions, et sa maximisation s'avÃ©rer parfois problÃ©matique Ã  rÃ©aliser. La minimisation de la souffrance apparait alors plus aisÃ©e Ã  mettre en Å“uvre.</p>
<p>Lâ€™utilitarisme nÃ©gatif nâ€™est pas Ã  proprement parler une variante de lâ€™utilitarisme . Car diminuer la souffrance de quelquâ€™un, câ€™est ni plus ni moins augmenter son bien-Ãªtre. Parler dâ€™utilitarisme nÃ©gatif nâ€™a de sens que si lâ€™on se place au niveau de la mise en Å“uvre pratique de lâ€™utilitarisme. Il sâ€™agit alors de lâ€™idÃ©e quâ€™il est plus aisÃ©, en politique, de chercher Ã  rÃ©duire la souffrance des individus (en luttant contre le chÃ´mage, la pauvretÃ©, la criminalitÃ©, etc.) que de chercher Ã  les rendre pleinement heureux. Dans les deux cas, toutefois, lâ€™objectif est le mÃªme : maximiser le bien-Ãªtre.</p>
<div id="utilitarisme-et-economie" class="wiki_paragraph2">Utilitarisme et Ã©conomie</div>
<p>On retrouve parmi les thÃ©oriciens de l'Ã©conomie quelques disciples de l'utilitarisme, en particulier John Austin(qui n'est pas Ã©conomiste), James Mill, Herbert Spencer (qui n'est pas Ã©conomiste non plus) et John Stuart Mill qui ont marquÃ© durablement l'histoire de la pensÃ©e Ã©conomique.</p>
<p>Mais, contrairement Ã  une idÃ©e rÃ©pandue en France, l'utilitarisme n'a que peu de rapports avec la thÃ©orie Ã©conomique et n'est en rien Ã  la base de la thÃ©orie micro-Ã©conomique du consommateur. Celle-ci est une thÃ©orie descriptive Ã©goÃ¯ste, et non pas une thÃ©orie normative utilitariste. Elle prÃ©tend qu'un individu essaie toujours d'obtenir le maximum de satisfaction de sa consommation. Il va donc optimiser, compte tenu de sa contrainte budgÃ©taire, l'utilitÃ© personnelle qu'il retire de sa consommation, et non pas l'utilitÃ© gÃ©nÃ©rale. Le dilemme du prisonnier, formalisÃ© en 1950, illustre par ailleurs le fait qu'utilitarisme et Ã©goÃ¯sme peuvent Ãªtre incompatibles.</p>
<p>En Ã©conomie prescriptive, comme le souligne Walras, l'Ã©conomiste n'entend pas porter un jugement moral sur tel ou tel acte de consommation, c'est-Ã -dire refuse d'emblÃ©e toute position Ã©thique dans le domaine.</p>
<p>Par contre, certains auteurs de l'Ã©conomie du bien-Ãªtre et de la thÃ©orie des choix collectifs s'inspirent de l'utilitarisme. (entre autres, Alfred Marshall, Arthur Cecil Pigou et John Harsanyi)</p>
<div id="critiques" class="wiki_paragraph2">Critiques</div>
<p>Les critiques traversent de nombreux courants de pensÃ©es, des mouvements Ã©cologistes, aux thÃ©oriciens de l'anti-utilitarisme et aux mouvements alter-mondialistes. Les tenants de l'utilitarisme sont accusÃ©s de prÃ´ner une sociÃ©tÃ© sans justification supÃ©rieure, ou de soutenir une Â« loi de la jungle Â» en Ã©conomie. La science Ã©conomique utilitariste rÃ©duirait l'individu Ã  un objet rationnel autarcique, niant ainsi son inter-dÃ©pendance avec autrui, et oubliant les liens sentimentaux des individus entre eux. On peut toutefois se demander si ces critiques ne tÃ©moignent pas d'une profonde mÃ©connaissance de la philosophie utilitariste, indÃ»ment assimilÃ©e Ã  une apologie du capitalisme sauvage.</p>
<p>Cette situation est particulÃ¨rement vraie en France, oÃ¹ l'utilitarisme n'a pas eu le mÃªme succÃ¨s que dans les pays anglo-saxons. MÃ©connu pendant longtemps et souvent dÃ©considÃ©rÃ©, il y a suscitÃ© des oppositions parfois totalement infondÃ©es. Certains courants, comme Le Mouvement Anti-Utilitariste en Sciences Sociales (MAUSS), ont mÃªme contribuÃ© Ã  y entretrenir une vision dÃ©formÃ©e de la philosophie utilitariste.</p>
<p>Au-delÃ  de ces adversaires, l'utilitarisme a bien sÃ»r Ã©tÃ© attaquÃ© par des philosophes et courants qui ont sÃ» mettre en avant des problÃ¨mes rÃ©els liÃ©s Ã  la doctrine. On peut prÃ©senter les objections les plus fortes qu'ils ont soutenues.</p>
<div id="incalculabilite-des-consequences" class="wiki_paragraph3">IncalculabilitÃ© des consÃ©quences</div>
<p>L'utilitarisme fait tenir la moralitÃ© dans les consÃ©quences, ce qui pose plusieurs problÃ¨mes au yeux de certains de ses adversaires.</p>
<div id="incertitude" class="wiki_paragraph3">Incertitude.</div>
<p>Les consÃ©quences d'un acte ne sont pas dÃ©terminables avant qu'il ait lieu. On n'est jamais certain que les consÃ©quences supposÃ©es de l'acte seront bien ses consÃ©quences rÃ©elles. Un acte apparemment innocent peut alors s'avÃ©rer immoral au vu de ses consÃ©quences, comme un acte supposÃ© mauvais se rÃ©vÃ©ler moral.<br />
InfinitÃ©.<br />
Les consÃ©quences forment une chaine : si l'acte A est cause de B, et que B cause C, l'acte A cause C indirectement. Ã‰valuer les consÃ©quences de l'acte pose dÃ¨s lors un problÃ¨me d'identification de ces consÃ©quences : quand dire qu'un acte n'est plus cause? oÃ¹ arrÃªter la chaÃ®ne des consÃ©quences?</p>
<p>La question des comparaisons interpersonnelles dâ€™utilitÃ©<br />
Maximiser le bien-Ãªtre agrÃ©gÃ© dâ€™un groupe dâ€™individus implique, en toute rigueur, de pouvoir mesurer le bien-Ãªtre de chacun, de les additionner, et de choisir lâ€™action qui conduit au rÃ©sultat le plus grand.</p>
<p>Or selon tout un courant de pensÃ©e, il serait impossible de comparer des niveaux de bien-Ãªtre diffÃ©rents, car il sâ€™agit dâ€™Ã©tats mentaux subjectifs.</p>
<p>Les utilitaristes admettent en gÃ©nÃ©ral quâ€™un calcul utilitariste parfaitement rigoureux est effectivement irrÃ©aliste. Cela ne rend toutefois pas lâ€™utilitarisme inapplicable pour autant, car on peut utiliser des Â« variables par substitution Â» qui permettent de mesurer le bien-Ãªtre de faÃ§on indirecte (taux de chÃ´mage, taux de criminalitÃ©, etc.).</p>
<div id="aspect-sacrificiel" class="wiki_paragraph3">Aspect Â« sacrificiel "</div>
<p>L'utilitarisme permet, et Ã©ventuellement promeut, le sacrifice de certains au profit du plus grand nombre. Il s'agit lÃ  d'un des points les plus attaquÃ© de la thÃ©orie. Le philosophe amÃ©ricain John Rawls s'est particuliÃ¨rement attaquÃ© Ã  cette possibilitÃ© de sacrifice dans son ouvrage ThÃ©orie de la justice</p>
<p>Sur cette question, on distinguera la position de William Godwin de celle des utilitaristes rÃ©els : contrairement Ã  eux, Godwin ne remplit pas le critÃ¨re d'impartialitÃ© du calcul, ce qui l'amÃ¨ne Ã  dÃ©fendre un sacrifice partial oÃ¹ la maxime Â« un compte pour un Â» n'est pas respectÃ©e. Il faut donc faire la part entre le point de vue pseudo-utilitariste de Godwin et celui de l'utilitarisme.</p>
<p>L'aspect dit Â« sacrificiel Â» est liÃ© Ã  la logique de la compensation et au prescriptivisme utilitariste. Dans l'Ã©valuation globale de la moralitÃ©, les bonnes et les mauvaises consÃ©quences se compensent. Si pour augmenter la satisfaction du plus grand nombre on doit sacrifier une personne, l'utilitarisme soutient que c'est ce qu'il faut faire.</p>
<p>L'exemple classique est celui des naufragÃ©s : un groupe de naufragÃ©s est sur un radeau de fortune, mais celui ci va couler car ils sont trop nombreux. En abandonnant un des membres du groupe on Ã©vitera au radeau de couler, mais celui qui sera sacrifiÃ© mourra. L'utilitarisme conduit Ã  sacrifier un des membres pour sauver les autres : l'acte de l'abandonner Ã  une consÃ©quence nÃ©gative pour lui, mais elle est compensÃ©e par les consÃ©quences positives pour les autres membres.</p>
<p>On notera que dans un tel cas l'appelation Â« sacrifice Â» est relative. Les anti-utilitaristes parleront de sacrifice, mais les utilitaristes prÃ©fÃ©reront sauvetage. Selon qu'on se centre sur l'individu sacrifiÃ© ou sur le groupe sauvÃ© le vocabulaire peut changer.</p>
<p>Cependant l'accusation de sacrifice peut porter sur des cas oÃ¹ le Â« sauvetage Â» est moins flagrant. Dans le choix d'un modÃ¨le de sociÃ©tÃ©, l'utilitariste dÃ©fendra le modÃ¨le qui permet le bonheur du plus grand nombre, indÃ©pendamment de la rÃ©partition de ce bonheur. Opprimer un groupe social au profit des autres semble donc possible dans une perspective utilitariste. Il faut toutefois faire justice aux utilitariste en rappelant qu'aucun ne soutient positivement le sacrifice : sacrifier n'est un devoir que lorsqu'il n'y a pas d'autre solution.</p>
<div id="impartialite-et-delaissement-de-l-agent" class="wiki_paragraph3">ImpartialitÃ© et dÃ©laissement de l'agent</div>
<p>Bien que cette critique porte mÃªme sur d'autres thÃ©ories morales, l'utilitarisme a Ã©tÃ© critiquÃ© pour son impartialitÃ©. L'impartialitÃ© demandÃ©e Ã  l'agent serait en effet dÃ©lÃ©tÃ¨re pour ce dernier : pour Ãªtre moral il faudrait ne plus Ãªtre soi-mÃªme. Tous les processus visant Ã  acquerir un point de vue impartial sont en effet des processus dÃ©personnalisants (essayer de se mettre Ã  la place de 'autre, par exemple).</p>
<p>Cette attaque peut Ãªtre rapprochÃ©e de la critique du dÃ©laissement de l'agent moral. Pour l'utilitarisme c'est l'acte qui compte, quel que soit l'agent qui l'accomplisse. Cependant on peut penser q'il y a une diffÃ©rence lorsque j'accomplis ou non l'action moi-mÃªme.</p>
<p>Bernard Williams propose un exemple dans lequel les consÃ©quences restent inchangÃ©es quelque soit l'agent. Un scientifique travaillant dans une firme se voit demander de fabriquer une arme qui sera utilisÃ©e de faÃ§on certaine pour tuer des milliers de personnes : s'il accepte il devra fabriquer l'arme, s'il refuse la firme trouvera quelqu'un d'autre et l'arme sera fabriquÃ©e quand mÃªme. L'utilitarisme ne permet pas de choisir ce qu'il faut faire, pourtant il semble bien que l'agent soit face Ã  un problÃ¨me moral. Il se pourrait donc qu'on ne puisse pleinement Ã©vacuer l'agent du questionnement sur la moralitÃ©.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Thaumaturgie]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=278</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:18:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ã‰tymologie
Nom formÃ© Ã  partir de deux termes grecs :
&#8220;thauma&#8221; qui signifie &#8220;mir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div id="tymologie" class="wiki_paragraph2">Ã‰tymologie</div>
<p>Nom formÃ© Ã  partir de deux termes grecs :</p>
<p>"thauma" qui signifie "miracle, prodige"<br />
"urgein" qui signifie "produire, opÃ©rer"<br />
--&#62; OpÃ©rateur de merveilles, Faiseur de miracles.</p>
<p>Du Grec "celui qui fait des tours d'adresse" il devient, Ã  l'Ã©poque chrÃ©tienne, "celui qui fait des miracles".<br />
<!--more--><br />
Un thaumaturge est une personne qui, en prÃ©disant des Ã©vÃ©nements futurs ou en guÃ©rissant les malades passe pour possÃ©dant des "pouvoirs" magiques ou divins. On peut faire rÃ©fÃ©rence aux Saints de l'Ã‰glise.</p>
<p>La discipline de la thaumaturgie est l'imposition des mains, miracle attribuÃ© aux grands monarques d'essence divine.</p>
<p>Henri IV touchant les Ã©crouelles. Personne qui accomplit des miracles. Rois thaumaturges.<br />
Ainsi les rois de France Ã©taient censÃ©s guÃ©rir les Ã©crouelles par le toucher,en prononÃ§ant la phrase "le Roi te touche, Dieu te guÃ©rit", puis "le Roi te touche, Dieu te guÃ©risse au XVIIIeme, les souverains britanniques avaient le privilÃ¨ge de guÃ©rir l'Ã©pilepsie, les rois d'Espagne dÃ©livraient les possÃ©dÃ©s, les rois de Hongrie faisaient disparaÃ®tre la jaunisse et les rois de Bourgogne Ã©loignaient la peste. Des croyances similaires sont prÃ©sentes dans le Pacifique.</p>
<p>Personne qui prÃ©tend accomplir des miracles, dÃ©fier les lois de la nature. Par extension : Magicien.<br />
Les thaumaturges ravivaient les cultes mithriaques, celui d'Isis, ou la simple magie (Gobineau, Corresp. [avec Tocqueville], 1843, p. 64)</p>
<p>Objet miraculeux. Reliques thaumaturges.<br />
source: TLFi</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ThÃ©orie des cordes]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=277</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:17:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=277</guid>
<description><![CDATA[La thÃ©orie des cordes est l&#8217;une des voies envisagÃ©es pour rÃ©gler une des questions majeures]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La thÃ©orie des cordes est l'une des voies envisagÃ©es pour rÃ©gler une des questions majeures de la physique thÃ©orique : fournir une description de la gravitÃ© quantique c'est-Ã -dire l'unification de la mÃ©canique quantique (inÃ©vitable pour dÃ©crire la physique aux petites Ã©chelles) et de la thÃ©orie de la relativitÃ© gÃ©nÃ©rale (nÃ©cessaire pour dÃ©crire la gravitation de maniÃ¨re relativiste). La principale particularitÃ© de la thÃ©orie des cordes est que son ambition ne s'arrÃªte pas Ã  cette rÃ©conciliation, mais qu'elle prÃ©tend rÃ©ussir Ã  unifier les quatre interactions Ã©lÃ©mentaires connues, on parle de thÃ©orie du tout, tout en reposant sur deux hypothÃ¨ses assez rÃ©volutionnaires :<!--more--></p>
<p>Les briques fondamentales de l'Univers ne seraient pas des particules ponctuelles mais des sortes de cordelettes vibrantes possÃ©dant une tension Ã  la maniÃ¨re d'un Ã©lastique. Ce que nous percevons comme des particules de caractÃ©ristiques distinctes (masse, charge Ã©lectrique, etc) ne seraient que des cordes vibrant diffÃ©remment. Avec cette hypothÃ¨se, les thÃ©ories des cordes admettent une Ã©chelle minimale, reliÃ©e Ã  la taille de Planck, et permettent ainsi d'Ã©viter facilement l'apparition de certaines quantitÃ©s infinies (on parle de Â« divergences Â» qui sont inÃ©vitables dans les thÃ©ories quantiques de champs habituelles.<br />
L'univers contiendrait plus de trois dimensions spatiales. Certaines d'entre elles, repliÃ©es sur elles-mÃªmes, passant inaperÃ§ues Ã  nos Ã©chelles (par une procÃ©dure appelÃ©e rÃ©duction dimensionnelle).<br />
La thÃ©orie des cordes a obtenu des premiers rÃ©sultats partiels trÃ¨s prometteurs. Dans le cadre de la thermodynamique des trous noirs elle permet de reproduire la formule de Bekenstein et Hawking pour l'entropie des trous noirs. Elle possÃ¨de Ã©galement une richesse mathÃ©matique remarquable : en particulier elle a permis de dÃ©couvrir la symÃ©trie miroir en gÃ©omÃ©trie.</p>
<p>Toutefois la thÃ©orie des cordes reste incomplÃ¨te. D'une part, une multitude de solutions aux Ã©quations de la thÃ©orie des cordes existe, ce qui pose un problÃ¨me de sÃ©lection de notre univers et, d'autre part, mÃªme si beaucoup de modÃ¨les voisins ont pu Ãªtre obtenus, aucun d'entre eux ne permet de rendre compte prÃ©cisÃ©ment du modÃ¨le standard de la physique des particules.</p>
<p>Bien que diffÃ©rentes formulations indÃ©pendantes (cf ci-dessous) aient Ã©tÃ© dÃ©veloppÃ©es dans les annÃ©es 1980, les rÃ©sultats de dualitÃ© de cordes obtenus dans les annÃ©es 1990 ont permis d'envisager que toutes les thÃ©ories prÃ©cÃ©demment construites ne sont elles-mÃªmes que diffÃ©rentes limites d'une thÃ©orie unique plus fondamentale, baptisÃ©e thÃ©orie M, dont la formulation microscopique reste inconnue[1] mais dont la thÃ©orie effective de basse Ã©nergie est la supergravitÃ© maximale Ã  11 dimensions, soit une de plus que la dimension critique des thÃ©ories de supercordes.</p>
<p>GenÃ¨se, une premiÃ¨re tentative infructueuse</p>
<p>La thÃ©orie des cordes a d'abord Ã©tÃ© introduite comme tentative de description de l'interaction forte mais ses prÃ©dictions Ã©taient en dÃ©saccord avec les observations expÃ©rimentales. Elle fut donc vite abandonnÃ©e au profit de la chromodynamique quantique (abrÃ©gÃ©e en QCD).</p>
<div id="la-premiere-revolution-des-cordes" class="wiki_paragraph2">La premiÃ¨re rÃ©volution des cordes</div>
<p>Voir lâ€™article premiÃ¨re rÃ©volution des cordes.<br />
En 1984, par une prouesse technique remarquable, Michael B. Green et John H. Schwarz dÃ©montrent l'absence d'anomalies de jauge ou gravitationnelle dans la thÃ©orie de cordes de type I qui est une thÃ©orie chirale de mÃªme que le modÃ¨le standard. Ce travail offre pour la premiÃ¨re fois la perspective d'obtenir une phÃ©nomÃ©nologie rÃ©aliste Ã  partir de cordes. L'impact a Ã©tÃ© si important dans la communautÃ© de la physique thÃ©orique que le terme de rÃ©volution a Ã©tÃ© adoptÃ© pour dÃ©crire la pÃ©riode de dÃ©veloppement trÃ¨s rapide qui s'en est suivie.</p>
<div id="la-seconde-revolution-des-cordes" class="wiki_paragraph2">La seconde rÃ©volution des cordes</div>
<p>Voir lâ€™article seconde rÃ©volution des cordes.<br />
Au milieu des annÃ©es 1990, un grand nombre de ponts ou dualitÃ©s sont dÃ©couverts entre les diffÃ©rentes thÃ©ories de cordes. En 1995 le physicien Edward Witten suggÃ¨re que ces dualitÃ©s sont la contrepartie de l'existence d'une thÃ©orie plus fondamentale, appelÃ©e thÃ©orie M rÃ©unissant de faÃ§on continue les diffÃ©rentes thÃ©ories des cordes qui sont alors obtenues dans certaines limites de son espace des paramÃ¨tres (appelÃ© espace de modules). Cette pÃ©riode d'intense activitÃ© dans le domaine lui a valu le nom de seconde rÃ©volution des cordes.</p>
<div id="developpements-actuels" class="wiki_paragraph2">DÃ©veloppements actuels</div>
<p>Plusieurs</p>
<div id="la-correspondance-ads-cft" class="wiki_paragraph2">La correspondance AdS/CFT</div>
<p>En 1997, Juan Maldacena propose une conjecture, appelÃ©e correspondance AdS/CFT qui affirme, dans sa forme la plus gÃ©nÃ©rale, l'Ã©quivalence complÃ¨te entre une certaine thÃ©orie de jauge, la thÃ©orie de super Yang-Mills avec supersymÃ©trie Ã©tendue N = 4 et la thÃ©orie des cordes de type IIb sur l'espace .</p>
<p>Ã€ ce jour (2006) la correspondance AdS/CFT n'a pas Ã©tÃ© dÃ©montrÃ©e mais un trÃ¨s grand nombre de tests trÃ¨s non-triviauxrÃ©f. nÃ©cessaire ont Ã©tÃ© effectuÃ©s oÃ¹ la conjecture a toujours Ã©tÃ© vÃ©rifiÃ©e avec une grande prÃ©cision. Ces tests consistent la plupart du temps en deux calculs effectuÃ©s indÃ©pendamment dans le cadre de la thÃ©orie de jauge d'une part et dans le cadre de la thÃ©orie des cordes d'autre part et en une comparaison des deux rÃ©sultats.</p>
<p>Cette conjecture est remarquable dans la mesure oÃ¹ elle Ã©tablit une relation naturelle entre une thÃ©orie de jauge, par nature non-gravitationnelle, et une thÃ©orie de la gravitÃ© quantique ce qui va dans le sens d'une intuition formulÃ©e depuis longtemps par le physicien Gerard 't HooftrÃ©f. nÃ©cessaire.</p>
<p>Par ailleurs la correspondance AdS/CFT constitue une rÃ©alisation du principe holographique dans la mesure oÃ¹ l'espace sur lequel vit la thÃ©orie de super-Yang Mills est situÃ© au bord de l'espace sur lequel est dÃ©fini la thÃ©orie IIb. Comme cet espace correspond Ã  la gÃ©omÃ©trie effective au voisinage de l'horizon de certains trous noirs, la correspondance AdS/CFT peut-Ãªtre utilisÃ©e pour analyser en dÃ©tail l'entropie de ce type de trous noirsrÃ©f. nÃ©cessaire.</p>
<div id="les-transitions-geometriques" class="wiki_paragraph2">Les transitions gÃ©omÃ©triques</div>
<p>InspirÃ©s par les succÃ¨s de la conjecture AdS/CFT mais devant la difficultÃ© Ã  dÃ©montrer cette derniÃ¨re, un certain nombre de travaux ont Ã©tÃ© initiÃ©s aboutissant Ã  des Ã©quivalences entre des thÃ©ories de jauge topologiques, intrinsÃ¨quement plus simples que la thÃ©orie de super Yang-Mills, et des modÃ¨les de thÃ©orie des cordes topologiques, eux aussi plus simples que les thÃ©ories des supercordes usuelles.</p>
<p>L'un des exemples les plus connus d'une telle Ã©quivalence est la transition gÃ©omÃ©trique de Gopakumar/VafarÃ©f. nÃ©cessaire au cours de laquelle la thÃ©orie de Chern-Simons avec groupe de jauge SU(N) formulÃ©e sur la sphÃ¨re Ã  trois dimensions S3 est Ã©quivalente dans la limite Ã  la thÃ©orie des cordes topologiques de type A sur le conifold rÃ©solu qui est un espace de Calabi-Yau notÃ© mathÃ©matiquement .</p>
<p>Les avatars topologiques de la correspondance AdS/CFT prÃ©sentent deux avantages pratiques par rapport Ã  cette derniÃ¨re</p>
<p>D'une part ils sont relativement plus simples Ã  prouver : les thÃ©ories de cordes topologiques Ã©tant naturellement reliÃ©es Ã  l'Ã©valuation d'invariants topologiques des espaces sur lesquelles elles sont formulÃ©es, les prÃ©dicitions issues de la thÃ©orie de jauge topologique peuvent Ãªtre soumises Ã  une analyse minutieuse de la part des mathÃ©maticiens.<br />
Par ailleurs, un certain nombre de travauxrÃ©f. nÃ©cessaire ont pu montrer que certaines observables des thÃ©ories effectives des thÃ©ories de supercordes standards peuvent Ãªtre calculÃ©es en utilisant des thÃ©ories de corde topologiques. De cette maniÃ¨re il est alors possible d'effectuer une relation entre une thÃ©orie de jauge topologique et une thÃ©orie de jauge standard. Un exemple cÃ©lÃ¨bre est la correspondance de Dijkgraaf/Vafa qui Ã©tablit de cette maniÃ¨re une relation entre la thÃ©orie effective non-perturbative d'une thÃ©orie de Yangs-Mills supersymÃ©trique N = 1 et une thÃ©orie de matrices alÃ©atoires. La correspondance, qui au final est formulÃ©e uniquement dans un contexte de thÃ©ories de jauge, a pu Ãªtre par la suite dÃ©montrÃ©e complÃ¨tementrÃ©f. nÃ©cessaire en utilisant uniquement les outils de la thÃ©orie quantique des champs. Ce dernier exemple illustre comment la thÃ©orie des cordes pourrait Ãªtre utile d'un point de vue formel Ã  la comprÃ©hension des aspects non-perturbatifs des thÃ©ories de jauges quand bien mÃªme elle pourrait faillir d'un point de vue phÃ©nomÃ©nologique Ã  dÃ©crire notre univers.</p>
<div id="le-landscape" class="wiki_paragraph2">Le Landscape</div>
<p>Les thÃ©ories des cordes admettent un grand nombre de solutions Ã  leurs Ã©quations qui sont autant d'univers cohÃ©rents du point de vue de ces thÃ©ories. Face Ã  cette multitude, deux positions existent dans la communautÃ© des scientifiques travaillant dans ce domaine</p>
<p>La position orthodoxe consiste Ã  considÃ©rer que cette multitude pose un problÃ¨me de prÃ©dictivitÃ© de la thÃ©orie. NÃ©anmoins cette multitude serait issue d'un manque de contrÃ´le sur les phÃ©nomÃ¨nes non-perturbatifs existant dans la thÃ©orie et qu'une meilleure comprÃ©hension de ceux-ci devrait aboutir Ã  l'Ã©limination naturelle d'un grand nombre de solution pour ne laisser Ã©merger en dÃ©finitive que quelques modÃ¨les en accord avec les observations actuelles.<br />
Un nouveau point de vue, initiÃ© par les travaux de Michael Douglas considÃ¨re qu'il est possible qu'intrinsÃ¨quement la thÃ©orie des cordes admette un grand nombre de solutions distinctes mais que dans cet ensemble de solutions certaines caractÃ©ristiques gÃ©nÃ©riques soient statistiquement plus probables. Par exemple, un grand nombre de travaux cherchent Ã  dÃ©terminer si la faiblesse de la constante cosmologique est statistiquement favorisÃ©e, ou encore si le groupe de jauge du modÃ¨le standard serait privilÃ©giÃ© par rapport Ã  des groupes de jauge de dimension plus Ã©levÃ©e. La principale critique formulÃ©e par le courant orthodoxe Ã  l'encontre de cette position concerne la difficultÃ© Ã  dÃ©finir une loi de probabilitÃ© sur l'ensemble des solutions en l'absence de principe premier physiquement motivÃ©.</p>
<div id="les-differentes-theories-des-cordes" class="wiki_paragraph2">Les diffÃ©rentes thÃ©ories des cordes</div>
<p>Il existe plusieurs thÃ©ories des cordes :</p>
<p>La thÃ©orie bosonique des cordes Ã  26 dimensions. C'est la thÃ©orie des cordes la plus simple. La formulation de la thÃ©orie sur sa feuille d'univers ne contient que des bosons d'oÃ¹ son nom. Elle contient un tachyon (particule hypothÃ©tique dont l'Ã©nergie est mesurÃ©e par un nombre imaginaire pur tandis que la masse, par un nombre rÃ©el), ce qui est une indication que la thÃ©orie est instable, et donc impropre Ã  dÃ©crire la rÃ©alitÃ©. Elle est toutefois utile pÃ©dagogiquement pour se familiariser avec les concepts fondamentaux que l'on retrouve dans des modÃ¨les plus rÃ©alistes. En particulier au niveau de masse nulle elle fait apparaÃ®tre le graviton. Elle admet des cordes ouvertes ou fermÃ©es.<br />
Cinq thÃ©ories des supercordes Ã  10 dimensions, qui ne possÃ¨dent pas de tachyons et qui supposent l'existence d'une supersymÃ©trie sur la feuille d'univers des cordes aboutissent Ã  l'existence de supersymÃ©tries dans l'espace-cible :<br />
I : cordes ouvertes ou fermÃ©es, groupe de symÃ©trie SO(32)<br />
IIA : cordes fermÃ©es uniquement, non-chiralitÃ©<br />
IIB : cordes fermÃ©es uniquement, chiralitÃ©<br />
HO : cordes fermÃ©es uniquement, hÃ©tÃ©rodicitÃ©, groupe de symÃ©trie SO(32)<br />
HE : cordes fermÃ©es uniquement, hÃ©tÃ©rodicitÃ©, groupe de symÃ©trie E8Ã—E8<br />
La thÃ©orie M, aboutissement de ces thÃ©ories<br />
Les thÃ©ories des supercordes se distinguent de la premiÃ¨re par l'existence d'une symÃ©trie supplÃ©mentaire, la supersymÃ©trie, laquelle s'est avÃ©rÃ©e nÃ©cessaire lorsque l'on a souhaitÃ© incorporer les fermions (la matiÃ¨re) dans la thÃ©orie bosonique des cordes.</p>
<p>Il semblerait que ces cinq thÃ©ories soient diffÃ©rentes limites d'une thÃ©orie encore mal connue, reposant sur un espace Ã  11 dimensions (10 spatiales et une temporelle), appelÃ©e thÃ©orie M, laquelle admettrait la supergravitÃ© maximale dÃ©veloppÃ©e dans les annÃ©es 1970 comme thÃ©orie effective de basse Ã©nergie. Cette hypothÃ¨se a Ã©tÃ© proposÃ©e par Horava et Witten dans les annÃ©es 1990 et a amenÃ© l'introduction d'autres objets Ã©tendus en plus des cordes. On parle de p-branes, p Ã©tant un entier qui indique le nombre de dimensions spatiales de l'objet en question. Elles sont dÃ©crites perturbativement comme les sous-espaces sur lesquels vivent les extrÃ©mitÃ©s de cordes ouvertes. L'Ã©tude du spectre montre que des D1, D3, D5, D7 et D9 branes peuvent Ãªtre incorporÃ©es dans un espace-cible dÃ©crit par la thÃ©orie IIB tandis que dans un espace oÃ¹ vivent des cordes de type IIA on peut introduire des branes de type D0, D2, D4, D6 et D8. Notons que les D1 ont le mÃªme nombre de dimensions qu'une corde fondamentale (notÃ©e usuellement F1). Bien qu'Ã©tant deux objets distincts, une symÃ©trie non-perturbative de la thÃ©orie IIB, appelÃ©e S-dualite, qui a subi un nombre important de vÃ©rifications indirectes, possÃ¨de la propriÃ©tÃ© d'Ã©changer D1 brane avec la F1.</p>
<div id="les-branes" class="wiki_paragraph2">Les Branes</div>
<p>Une brane, ou plus exactement, une p-brane est un objet Ã©tendu en thÃ©orie des cordes. Le p est le nombre de dimensions spatiales dans laquelle la brane Ã  des extensions. Il faut rajouter Ã  ce nombre 1 dimension temporelle pour obtenir le nombre de dimensions totales. Par exemple, une 1-brane est une brane Ã  une seule dimension spatiale mais deux dimensions au totale. Elles correspondent donc Ã  des surfaces d'univers. Une 2-brane est une brane Ã  une dimension temporelle et deux dimensions spatiales.</p>
<div id="cosmologie-branaire" class="wiki_paragraph2">Cosmologie branaire</div>
<p>Plusieurs modÃ¨les cosmologiques ont Ã©mergÃ© de l'introduction des branes en thÃ©orie des cordes. L'idÃ©e gÃ©nÃ©rale de la cosmologie branaire est que notre univers serait confinÃ© sur une 4-brane. Ceci signifie que les particules de matiÃ¨re (quarks, Ã©lectrons, etc...) et les interactions fondamentales autres que la gravitation (transportÃ©es par les particules telles le photon, le gluon, etc...) ne sont autorisÃ©s Ã  se dÃ©placer qu'Ã  l'intÃ©rieur de la brane tandis que la gravitation a la possibilitÃ© de se dÃ©placer Ã©galement dans l'espace-temps complet (on dit aussi le bulk en anglais) dont la brane ne reprÃ©sente qu'un sous-espace.</p>
<p>Par ailleurs dans le cadre du modÃ¨le du Big Bang une idÃ©e Ã  Ã©tÃ© introduite rÃ©cemment comme alternative Ã  l'inflation cosmique pour dÃ©crire les tous premiers instants de l'histoire de l'univers, le modÃ¨le ekpyrotique. Dans ce modÃ¨le, l'expansion initiale est due Ã  la collision d'une brane et d'une anti-brane, ce libÃ¨re l'Ã©nergie nÃ©cessaire Ã  l'expansion de l'univers. Ce modÃ¨le laisse ouverte la possibilitÃ© d'autre collisions ce qui entraÃ®nerait d'autres Big Bang. NÃ©anmoins ce modÃ¨le n'a pas suscitÃ© l'unanimitÃ© au sein de la communautÃ© des cosmologistes et l'inflation cosmique reste le mÃ©canisme principalement considÃ©rÃ© pour dÃ©crire les premiers instants.</p>
<div id="surface-d-univers" class="wiki_paragraph2">Surface d'univers</div>
<p>La surface d'univers est la surface couverte par le mouvement d'une corde. Elle est, plus exactement, une 1-brane.</p>
<div id="des-dimensions-supplementaires" class="wiki_paragraph2">Des dimensions supplÃ©mentaires</div>
<p>Voir les articles ThÃ©orie de Kaluza-Klein, RÃ©duction dimensionnelle et Dimensions enroulÃ©es.<br />
Selon la thÃ©orie de Kaluza-Klein, notre monde, apparemment tridimensionnel, serait non pas constituÃ© de trois dimensions spatiales, mais de 10, 11 , ou mÃªme 26 dimensions[2]. Et que sans ces dimensions supplÃ©mentaires, la thÃ©orie des cordes s'Ã©croule. La raison pour laquelle elles sont invisibles, est qu'elles seraient enroulÃ©es soit par le procÃ©dÃ© de la rÃ©duction dimensionnelle, soit qu'elles l'Ã©taient dÃ¨s le big-bang.</p>
<div id="theorie-m" class="wiki_paragraph2">ThÃ©orie M</div>
<p>La thÃ©orie M, alliÃ©e Ã  la supergravitÃ© Ã  onze dimensions, est l'aboutissement des cinq thÃ©ories des cordes. Cette thÃ©orie semble bien Ãªtre la thÃ©orie de tout. Elle a Ã©tÃ© dÃ©couverte par Edward Witten, en 1995. Lors de la confÃ©rence Strings'95, Il dÃ©montra que si on Ã©levait la constante de couplage de la corde HÃ©tÃ©rotique E, d'un nombre nÃ©gatif, Ã  un nombre positif, cela mettait en Ã©vidence la supergravitÃ©[3]</p>
<div id="la-constante-de-couplage-des-cordes" class="wiki_paragraph2">La constante de couplage des cordes</div>
<p>Lorsque la constante de couplage gs augmente, les surfaces d'univers contribuant significativement aux interactions sont de plus en plus compliquÃ©es. On a illustrÃ© ici une surface de genre 4.En thÃ©orie des cordes, la constante de couplage est un nombre positif qui dÃ©termine la probabilitÃ© avec laquelle deux cordes peuvent se fondre en une, puis se re-sÃ©parer. C'est grÃ¢ce Ã  cette notion que la ThÃ©orie M fut dÃ©couverte.</p>
<div id="supersymetrie" class="wiki_paragraph2">SupersymÃ©trie</div>
<p>La supersymÃ©trie est une symÃ©trie en physique des particules. Elle Ã©tablit un lien trÃ¨s solide entre les particules dotÃ©es d'un spin entier, et celles dotÃ©es d'un spin demi-entier. Dans ce contexte, les fermions sont associÃ©s Ã  un autre type de particule : le superpartenaire. Les superpartenaires sont des grosses particules en tout point identiques Ã  leur associÃ©, sauf au niveau du spin : celui du superpartenaire diffÃ¨re d'une demi-unitÃ©.</p>
<div id="supergravite" class="wiki_paragraph2">SupergravitÃ©</div>
<p>La supergravitÃ© est une thÃ©orie qui allie la supersymÃ©trie Ã  la relativitÃ© gÃ©nÃ©rale. Son fonctionnement est donc basÃ© sur 11 dimensions.</p>
<div id="predictions-des-theories-des-cordes" class="wiki_paragraph2">PrÃ©dictions des thÃ©ories des cordes</div>
<p>Le graviton, boson (i.e. mÃ©diateur) de la gravitation serait une particule de spin 2 et de masse nulle (conformÃ©ment Ã  la physique quantique). Sa corde a une amplitude d'ondes nulles.<br />
Il n'y a pas de diffÃ©rences mesurables entre des cordes qui s'enroulent autour d'une dimension et celles qui se dÃ©placent dans les dimensions (i.e., les effets dans une dimension de taille R sont les mÃªmes que dans une dimension de taille 1/R).</p>
<div id="problemes-avec-les-theories-des-cordes" class="wiki_paragraph2">ProblÃ¨mes avec les thÃ©ories des cordes</div>
<p>IrrÃ©futabilitÃ© (controverse)<br />
Selon Wolfgang Pauli, une thÃ©orie des cordes ne peut mÃªme pas Ãªtre fausse. De plus, on ne sait pas s'il sera possible d'effectuer des expÃ©rimentations sur les dimensions supplÃ©mentaires de l'Univers.</p>
<p>Il faut cependant noter que rÃ©cemment des hypothÃ¨ses ont Ã©tÃ© Ã©laborÃ©es pour vÃ©rifier la thÃ©orie des cordes [1].<br />
IndÃ©pendance de la gÃ©omÃ©trie de fond<br />
La thÃ©orie des cordes est actuellement dÃ©crite comme une thÃ©orie semi-classique. C'est-Ã -dire que considÃ©rant un environnement (gÃ©omÃ©trie de fond plus matiÃ¨re Ã©ventuelle) fixÃ©, la formulation comme modÃ¨le sigma permet de trouver et d'Ã©tudier les excitations des cordes seulement au voisinage de cette gÃ©omÃ©trie. Un analogue en mÃ©canique quantique de cette situation est l'Ã©tude de l'atome d'hydrogÃ¨ne baignant dans un champ Ã©lectrique de fond (ce qui permet par exemple d'Ã©tudier l'Ã©mission spontanÃ©e mais pas stimulÃ©e).</p>
<div id="un-certain-nombre-de-points-sont-cependant-a-noter" class="wiki_paragraph2">Un certain nombre de points sont cependant Ã  noter :</div>
<p>- L'invariance par diffÃ©omorphismes de l'espace cible fait partie des symÃ©tries de la thÃ©orie.<br />
- Pour la consistance quantique de la thÃ©orie, l'environnement doit satisfaire aux Ã©quations de la relativitÃ© gÃ©nÃ©rale.<br />
- Parmi les excitations de la corde on trouve une particule, le graviton, qui possÃ¨de les nombres quantiques nÃ©cessaires Ã  la description d'une mÃ©trique gÃ©nÃ©rale comme Ã©tat cohÃ©rent de gravitons.<br />
- Les Ã©tats de la thÃ©orie sont des fonctions d'onde correspondant Ã  un nombre fixÃ© de cordes.<br />
Les deux premiers points montrent que la thÃ©orie est parfaitement compatible avec la relativitÃ© gÃ©nÃ©rale. Le deuxiÃ¨me point est analogue dans le cas de l'atome d'hydrogÃ¨ne avec la nÃ©cessitÃ© pour le champ de fond de satisfaire aux Ã©quations de Maxwell. Afin de se libÃ©rer de ces contraintes sur l'environnement, et par analogie avec la seconde quantification dans le cas des particules qui aboutit Ã  la thÃ©orie quantique des champs, il est donc dÃ©sirable de possÃ©der une thÃ©orie de champs de cordes qui correspond Ã  la quantification de ces fonctions d'ondes de cordes. Cette formulation existe mais les complications techniques dues Ã  la nature Ã©tendue des cordes rendent la recherche de solutions exactes Ã  ses Ã©quations extrÃªmement difficile mathÃ©matiquement, et donc son impact sur les dÃ©veloppements en thÃ©orie des cordes est encore limitÃ© par comparaison Ã  l'impact qu'a eu la thÃ©orie quantique des champs en physique des particules.</p>
<p>Notons finalement qu'en gravitation quantique Ã  boucles qui est un autre candidat Ã  une description quantique de la gravitÃ© (mais qui ne permet pas d'incorporer des champs de matiÃ¨re cependant) la formulation de la thÃ©orie est explicitement indÃ©pendante de la gÃ©omÃ©trie de fond mais il n'est pas encore Ã©tabli qu'elle respecte l'invariance de Lorentz.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sophrologie]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=276</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:15:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=276</guid>
<description><![CDATA[La sophrologie (SOS - PHREIN - LOGOS : en grec, &#8220;Ã©tude de la conscience en harmonie&#8221;) e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La sophrologie (SOS - PHREIN - LOGOS : en grec, "Ã©tude de la conscience en harmonie") est une discipline visant Ã  rÃ©soudre un certain nombre de dÃ©sordres (psychiatriques, physiologiques, existentiels), ou Ã  dÃ©velopper une personnalitÃ© plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives.</p>
<p>Elle est Ã©galement utilisÃ©e pour le sevrage du tabac et la lutte contre les dÃ©pendances et pour renforcer la confiance et l'image de soi. Elle est habituellement classÃ©e dans le domaine de la mÃ©decine non-conventionnelle.<!--more--></p>
<div id="historique" class="wiki_paragraph2">Historique</div>
<p>La sophrologie a Ã©tÃ© crÃ©Ã©e en 1960 par Alfonso Caycedo, mÃ©decin neuropsychiatre colombien d'origine basque espagnole nÃ© en novembre 1932 Ã  BogotÃ¡ (Colombie), professeur Ã  l'Ã©cole de psychiatrie de mÃ©decine Ã  Barcelone de 1968 Ã  1982.<br />
AprÃ¨s avoir utilisÃ© les thÃ©rapies habituelles en Espagne au dÃ©but de son activitÃ© (comas insuliniques, Ã©lectrochocs), il s'interroge sur la nÃ©cessitÃ© de modifier la conscience pour soigner la conscience pathologique chez les psychotiques.<br />
Il fait ensuite l'hypothÃ¨se de l'existence possible d'un Ã©tat de conscience harmonieux, ni pathologique, ni simplement Â« ordinaire Â», mais dit "sophronique", qu'il serait possible de conquÃ©rir par un entraÃ®nement phÃ©nomÃ©nologique existentiel. La dÃ©couverte puis la conquÃªte de cet hypothÃ©tique troisiÃ¨me Ã©tat de conscience deviendra l'objectif de la sophrologie.<br />
Il propose pour cela une approche psychocorporelle basÃ©e notamment sur une conscience accrue de soi-mÃªme (corps, esprit, rencontre de l'un et de l'autre, ouverture axiologique aux valeurs de l'Homme) et sur le renforcement des structures positives. La sophrologie est une Ã©cole de la positivitÃ© et donne une place prÃ©pondÃ©rante au principe d'action positive (tout effet positif sur le mental a une rÃ©percussion positive sur le corps et inversement).<br />
Caycedo a Ã©tÃ© guidÃ©, entre autres, par les pensÃ©es occidentales (phÃ©nomÃ©nologie, hypnose) puis orientales (Yoga indien, Zen, Tummo) et, Ã  partir de 1968, en a largement fait profiter sa mÃ©thode avec les Â« Relaxations Dynamiques Â» qui, d'abord au nombre de trois, sont aujourd'hui au nombre de douze, divisÃ©es en trois cycles : rÃ©ductif, radical et existentiel.<br />
A. Caycedo enseigne depuis 1988 en PrincipautÃ© d'Andorre oÃ¹, assistÃ© du Dr. Nathalia Caycedo, sa fille, il enseigne les deux cycles supÃ©rieurs de sa mÃ©thode, dite aujourd'hui mÃ©thode ISOCAY, aux sophrologues destinÃ©s Ã  devenir "caycÃ©diens".</p>
<div id="trois-principes-fondamentaux" class="wiki_paragraph2">Trois principes fondamentaux</div>
<p>Amener le schÃ©ma corporel Ã  plus de rÃ©alitÃ© vÃ©cue, pour habiter le corps en bonne santÃ© et conquÃ©rir l'harmonie physique et psychique.<br />
Renforcer l'action positive, afin de dÃ©velopper les Ã©lÃ©ments positifs du passÃ©, du prÃ©sent et de l'avenir et de mieux utiliser tous nos potentiels (de la potentialitÃ© Ã  la capacitÃ©).<br />
DÃ©velopper la rÃ©alitÃ© objective, pour apprendre Ã  voir les choses davantage comme elles sont, de dÃ©velopper plus de rÃ©alisme et donc d'efficacitÃ© dans l'action.</p>
<div id="techniques-et-methodes" class="wiki_paragraph2">Techniques et mÃ©thodes</div>
<p>Les sophronisations spÃ©cifiques ont Ã©tÃ©, historiquement, les 1res propositions faites en sophrologie (1960) et certaines sont issues de l'hypnose thÃ©rapeutique. Elles sont nombreuses, rapides Ã  mettre en Å“uvre et permettent un travail ciblÃ© sur un symptÃ´me ou une demande. Elle vise surtout un rÃ©sultat immÃ©diat ou Ã  court terme.</p>
<p>Ces techniques, pratiquÃ©es le plus souvent en posture assise et en sÃ©ance individuelle, sont d'abord liÃ©es au prÃ©sent (concentration sur un stimulus interne, par ex.), puis au futur (prÃ©paration positive Ã  une Ã©preuve) ou au passÃ© (rappel d'un souvenir positif).</p>
<p>Les 12 degrÃ©s de la relaxation dynamique de Caycedo ("RDC") sont devenus l'essentiel de la sophrologie proposÃ©e par son fondateur ("sophrologie caycÃ©dienne") et vise un rÃ©sultat Ã  moyen et long terme. Apparues Ã  partir de 1968 (avec une forme moins inductive et uniquement 3 "degrÃ©s"), elles sont souvent pratiquÃ©es en groupe et permettent une progression plus profonde vers un mieux Ãªtre que les sophronisations spÃ©cifiques : l'approche y est plus globale, holistique. On y adopte la posture debout et la posture assise, postures proches de la rÃ©alitÃ© quotidienne. Ã€ partir du 3Ã¨me degrÃ©, des marches mÃ©ditatives y sont incluses, d'abord de maniÃ¨re synchronisÃ©e avec la respiration, puis, (4Ã¨me degrÃ©, 9Ã¨me Ã  12Ã¨me degrÃ©) de maniÃ¨re libre en extÃ©rieur. Chaque RDC dure entre une demi-heure et une heure mais avec l'entraÃ®nement, on peut "compacter" la mÃ©thode, l'adapter, l'abrÃ©ger. Pour cela, la part de la description Ã©crite (personnelle) ou orale (partagÃ©e) des phÃ©nomÃ¨nes Ã©prouvÃ©s est essentielle et le sophrologue a pour tÃ¢che d'accueillir les "vivances" de ses patients ou Ã©lÃ¨ves afin de leur indiquer le meilleur et plus court chemin pour ouvrir toujours plus l'Ã©ventail de leur conscience, optimiser leurs ressources Ã©nergÃ©tiques et dÃ©velopper leurs capacitÃ©s.</p>
<p>Il est demandÃ© aux patients ou Ã©lÃ¨ves de pratiquer chez eux, de s'entraÃ®ner. C'est le principe de la rÃ©pÃ©tition vivantielle, seul possible pour atteindre en fin de compte, pour ceux qui le dÃ©sirent, un Ã©tat permanent d'existence harmonieuse, en rapport avec les immenses potentialitÃ©s de notre cortex.</p>
<p>Une sÃ©ance de sophrologie dure une heure. Elle commence par un court dialogue, enchaÃ®ne avec la pratique et se termine par un nouveau dialogue en lien direct avec la sÃ©ance, pouvant inclure des explications complÃ©mentaires ou des conseils. La sophrologie se pratique dans une tenue souple de prÃ©fÃ©rence. AdaptÃ©e, elle convient tout Ã  fait aux enfants.</p>
<div id="applications" class="wiki_paragraph2">Applications</div>
<p>Les applications mÃ©dicales ou socio-prophylactiques de la sophrologie sont importantes : obstÃ©trique, gestion du stress, du poids, des phobies, de la douleur, des troubles psycho-somatiques, des troubles du sommeil, entraÃ®nement sportif, etc. Le sophronisant (l'Ã©lÃ¨ve ou patient) acquiert progressivement une conscience de son corps, de ses Ã©motions et de son Ãªtre et une autonomie dans la mÃ©thode. Il rÃ©duit sa tension musculaire, sa tension psychologique, tout en gardant un niveau de vigilance correct (c'est le niveau "sophroliminal", devenu aujourd'hui "conscience ISOCAY", qui Ã©vite l'Ã©cueil de l'endormissement ou mÃªme de la somnolence, par l'utilisation de postures correctes et d'une respiration adaptÃ©e, qui doit beaucoup aux ancestrales pratiques du zen). Voir dans la rubrique Sophrologie et Sport l'utilitÃ© de ces techniques dans la prÃ©paration mentale du sportif.</p>
<div id="terminologie" class="wiki_paragraph2">Terminologie</div>
<p>Le terme sophrologie ayant Ã©tÃ© repris par de nombreuses applications qui n'ont vraiment plus rien Ã  voir avec le but recherchÃ©, il devenait impossible que des personnes qui veulent faire un travail sÃ©rieux puissent encore s'en servir. ProtÃ©ger la mÃ©thode devint un souci de son crÃ©ateur. La parade juridiquement valable choisie Ã©tait de spÃ©cifier ce travail en y ajoutant son propre nom, d'oÃ¹ le terme "sophrologie caycÃ©dienne". Le reste de la mÃ©thode, actuellement rÃ©actualisÃ©e, a Ã©tÃ© protÃ©gÃ© Ã©galement pour en empÃªcher l'usage par toute personne non correctement formÃ©e aux techniques, ceci dans le but de protÃ©ger toute personne qui s'engage avec bonne foi dans ce cheminement.<br />
La sophrologie caycÃ©dienne dispose d'une mÃ©thodologie prÃ©cise Ã©tayÃ©e par une Ã©pistÃ©mologie et une sÃ©mantique originale (nÃ©ologismes), en partie basÃ©e sur des racines grecques.</p>
<div id="formation-des-sophrologues" class="wiki_paragraph2">Formation des sophrologues</div>
<p>Il nâ€™existe pas en France de diplÃ´me dâ€™Ã©tat de sophrologie. La profession n'est pas rÃ¨glementÃ©e et son exercice est libre, sous rÃ©serve d'avoir suivi une formation.</p>
<p>Le titre de Master SpÃ©cialiste en Sophrologie CaycÃ©dienne Â® est quant Ã  lui soumis Ã  la FÃ©dÃ©ration Alfonso Caycedo (titre dÃ©posÃ© et protÃ©gÃ©) et nÃ©cessite, aprÃ¨s une Ã  deux annÃ©es d'Ã©tudes discontinues dans des centres agrÃ©Ã©s (pour un total d'environ 250 heures en centre), d'acquÃ©rir, en quatre sessions, Ã©talÃ©es sur 2 ans, les degrÃ©s supÃ©rieurs (5 Ã  12) auprÃ¨s de l'UniversitÃ© Mondiale de Sophrologie d'Andorre (environ 70 heures de cours et entraÃ®nement, dirigÃ©es par le fondateur de la sophrologie et sa fille, le Dr. Nathalia Caycedo).</p>
<p>PrÃ©cisons que de nombreux centres agrÃ©Ã©s ou non, ainsi que la FÃ©dÃ©ration Mondiale de Sophrologie, n'imposent pas d'Ã©valuation pratique (si ce n'est qu'ils demandent une description Ã©crite en lien avec l'entraÃ®nement personnel) : le titre de Master SpÃ©cialiste en Sophrologie CaycÃ©dienne n'est pas en soi une garantie.</p>
<p>Branche clinique (thÃ©rapeutique) : elle est rÃ©servÃ©e aux professionnels de la santÃ©. La seule formation de sophrologue ne permet pas en effet de devenir thÃ©rapeute. Des diplÃ´mÃ©s universitaires : psychologues, mÃ©decins, kinÃ©sithÃ©rapeutes, sages-femmes, infirmiÃ¨res, peuvent ainsi proposer des sÃ©ances de sophrologie en complÃ©ment d'autres accompagnements thÃ©rapeutiques.</p>
<p>Branche socio-prophylactique (non thÃ©rapeutique) : de plus en plus de sophrologues se consacrent au domaine pÃ©dagogique (prÃ©vention, enseignement, arts...), au domaine social (prÃ©vention, groupes d'entraÃ®nement...) ou au domaine sportif. Ce domaine concerne les professionnels des sciences sociales et humaines.</p>
<p>Branche de la prÃ©vention du stress et du dÃ©veloppement personnel (non thÃ©rapeutique) : domaine ouvert Ã  toutes les autres professionnels. Ce domaine concerne davantage le "grand public".</p>
<div id="differents-courants-de-sophrologie" class="wiki_paragraph2">DiffÃ©rents courants de Sophrologie</div>
<p>La sophrologie ayant Ã©tÃ© crÃ©Ã©e par Alfonso Caycedo, il serait normal de qualifier de plÃ©onasme les termes de sophrologie caycÃ©dienne Â®. En fait, la rÃ©alitÃ© est toute autre. Il est tentant de faire un lien entre ce qui s'est passÃ© avec la psychanalyse et le comportement de Freud et ses premiers disciples, la sophrologie et les premiers Ã©lÃ¨ves de Caycedo.</p>
<p>Il y a eu des bouleversements lorsque Caycedo est revenu d'Orient et mis au point les trois premiers degrÃ©s de la relaxation dynamique (1968).</p>
<p>Il y a eu des ruptures, par exemple lorsque A. Caycedo a dÃ©cidÃ© d'ouvrir la sophrologie aux personnes n'appartennant pas au corps mÃ©dical, ni mÃªme paramÃ©dical (1977). Des "dissidences" se sont crÃ©Ã©es, conservant parfois la mÃ©thode initiale mais le plus souvent en la personnalisant ou la modifiant. Ces modifications sont parfois pertinentes, parfois moins...</p>
<p>Il y a parfois des exclusions par la FÃ©dÃ©ration Mondiale.</p>
<p>Il y a enfin des personnes qui profitent - il est vrai - de la notoriotÃ© croissante de la sophrologie pour rÃ©cupÃ©rer le terme en proposant d'autres mÃ©thodes. Ces "dÃ©rives" peuvent Ãªtre intÃ©ressantes mais sous une mÃªme appelation "sophrologie" existe alors une multitude de propositions, souvent trÃ¨s Ã©loignÃ©e de la mÃ©thode proposÃ©e aujourd'hui par A. Caycedo. Il serait plus juste d'utiliser Ã  chaque fois un nom spÃ©cifique. Certains ajoutent un qualificatif.</p>
<p>Certains sophrologues caycÃ©diens actuels (mais pas A. Caycedo lui-mÃªme) tentent mÃªme d'invalider les premiÃ¨res propositions de Caycedo(voir chapitre suivant)...</p>
<p>Ainsi, aujourd'hui, pouvons-nous distinguer, entre autres :</p>
<p>Une sophrologie proche de l'hypnose, avec des inductions Ã  visÃ©e thÃ©rapeutique, orientÃ©es sur le(s) symptÃ´me(s). Les sophronisations spÃ©cifiques y sont privilÃ©giÃ©es. Elle correspond Ã  la premiÃ¨re sophrologie (environ de 1960 Ã  1970), avant l'apport oriental et l'accent mis en place envers les Relaxations dynamiques de Caycedo. Une technique exemplaire de cette approche est la sophro-substitution sensorielle qui consiste Ã  induire la transformation d'une sensation (souvent douloureuse) en une autre (par ex. en chaleur).<br />
Une approche orientÃ©e vers la relaxation, qui devient un but en soi. Les participants peuvent Ãªtre allongÃ©s ou au moins assis trÃ¨s confortablement, de la musique douce peut parfois Ãªtre utilisÃ©e. Le sophrologue utilise un discours inductif lors des exercices, souvent proche de l'hypnose traditionnelle (...votre conscience est au bord mÃªme du sommeil). Cette approche fait partie de l'histoire de la sophrologie et des inductions de relaxation Ã©chappent encore aujourd'hui Ã  A. Caycedo lui-mÃªme (...vous relÃ¢chez le visage, le cou , les mains...) !<br />
Une sophrologie orientaliste, oÃ¹ on trouve une forme de Yoga occidentalisÃ© et un discours spÃ©cifique avec notamment l'utilisation de mots en sanskrit (prana, chakra, etc.). La mÃ©thode clÃ©e est la Relaxation Dynamique du 1er degrÃ©, notamment dans sa forme originelle (de 1970 Ã  1990 environ), proche du Yoga dans la forme (non dans le fond).<br />
Une variante se rapproche davantage du zen avec peu de paroles au profit du silence. L'accent y est mis sur la pleine conscience de chaque instant. Elle se rapproche de la dÃ©marche phÃ©nomÃ©nologique (voir ci-dessous). La mÃ©thode clÃ©e est la Relaxation Dynamique du 3Ã¨me degrÃ© (voire du 6Ã¨me degrÃ©, moins pratiquÃ©e), notamment comme elle Ã©tait proposÃ©e par A. Caycedo jusqu'en 1992.<br />
Une sophrologie d'inspiration phÃ©nomÃ©nologique, oÃ¹ seule l'expÃ©rience individuelle compte. Le sophrologue passe du statut de guide Ã  celui de passeur, dans le sens oÃ¹ il se fait progressivement le plus discret possible. Le discours lors des pratiques (terpnos logos) y est trÃ¨s Ã©purÃ©, descriptif (fonction rÃ©fÃ©rentielle du langage) voire absent. Cette approche est souvent prÃ©sentÃ©e comme exemplaire par A. Caycedo. Lors des Ã©changes aprÃ¨s l'expÃ©rience (Dialogue Post-Sophronique), le sophrologue privilÃ©gie l'Ã©coute active, centrÃ©e sur la personne (cf. Carl Rogers)sans interprÃ©tation, jugement, Ã©valuation, proposition de solutions, ni mÃªme soutien. Les expressions nÃ©gatives sont accueillies comme les positives.<br />
Une orientation purement caycÃ©dienne, la sophrologie caycÃ©dienne Â®, qui met l'accent sur les douze degrÃ©s de la Relaxation dynamique de CaycÃ©do, Ã  visÃ©e existentielle. Le symptÃ´me Ã©ventuel renvoie Ã  ce que A. Caycedo nomme un "contenu" de la conscience (personnel) et, s'il est entendu, Ã©coutÃ©, il n'est pas central. Il s'agit d'abord de dynamiser les structures positives de la personne avec une approche globale ou holistique ("capacitÃ©s de la conscience" - universelles). La personne existe en dehors de son (ou ses) difficultÃ©s ou symptÃ´mes. Il n'y a pas d'induction directe vers le symptÃ´me. Le sophrologue y est un guide mais peu d'explications sont donnÃ©es sur les choix des stimulations ou exercices et l'expÃ©rience personnelle est privilÃ©giÃ©e (voir approche phÃ©nomÃ©nologique ci-dessus). Lors des Ã©changes aprÃ¨s l'expÃ©rience (Dialogue Post-Sophronique), le sophrologue privilÃ©gie l'orientation (et donc l'induction) vers le positif de l'expÃ©rience avec la Sophro-Analyse Vivantielle CaycÃ©dienne.<br />
Une approche comportementaliste, oÃ¹ le sophrologue est surtout un guide, un conseillÃ©, voir un coach ou encore un psychothÃ©rapeute cognitivo-comportementaliste. Il va prescrire des entraÃ®nements personnels, donner des supports Ã©crits (questionnaires d'auto-Ã©valuation, guide d'entraÃ®nement) et audio (cassette ou CD), des "trucs" pour gÃ©rer les situations difficiles ou le stress. Les sophronisations spÃ©cifiques y seront privilÃ©giÃ©es. Un exemple type de cette approche est la technique de sophro-correction serrielle qui est trÃ¨s proche de la technique de dÃ©sensibilisation systÃ©matique des psychothÃ©rapeutes comportementalistes.<br />
Une orientation bio-Ã©nergÃ©tique (ou relaxation sophro-bio-dynamique), issue de la sophrologie des annÃ©es 75 et de la bioÃ©nergie (Dr.Alexander Lowen), qui a Ã©tÃ© conceptualisÃ©e par le Dr Jean-Pierre Hubert, un dentiste hypnothÃ©rapeute et l'un des premiers collaborateurs de A. Caycedo. On y trouve notamment des techniques pour mobiliser l'Ã©nergie puis pour tenter de libÃ©rer les dÃ©charges Ã©motionnelles. Les gestes ou mouvements du premier degrÃ© de la Relaxation Dynamique de Caycedo, par exemple, sont repris, expliquÃ©s en termes Ã©nergÃ©tiques, symboliques. Le sophrologue est un thÃ©rapeute utilisant une approche plus inductive ciblÃ©e sur le(s) symptÃ´mes. Lors des Ã©changes aprÃ¨s l'expÃ©rience (Dialogue Post-Sophronique), le sophrologue peut Ãªtre amenÃ© a donner des interprÃ©tations.</p>
<p>En fait, le plus souvent les sophrologues combineront diffÃ©rentes approches, parfois sans s'en rendre compte (ce qui est dommage !). Ceci en fonction de leur personnalitÃ©, leur(s) formation(s), des participants, demandes, objectifs. L'un des principes fondamentaux de la sophrologie est effectivement l'adaptation en respectant les autres principes Ã©noncÃ©s plus haut.</p>
<p>Pascal GAUTIER 5 mars 2007 Ã  11: 24 (CET), Ã©lÃ¨ve de Bernard SANTERRE et Alfonso CAYCEDO</p>
<div id="polemique-bonne-et-ou-mauvaise-sophrologie" class="wiki_paragraph2">PolÃ©mique, bonne et/ou mauvaise Sophrologie</div>
<p>La sophrologie possÃ©de un vocabulaire spÃ©cifique, dont certains termes sont dÃ©posÃ©s, des formateurs diplÃ´mÃ©s par lâ€™organisme fondateur, des termes et concepts trÃ¨s spÃ©cifiques. Elle emploie des mÃ©thodes visant Ã  modifier en l'amÃ©liorant la perception de soi-mÃªme, et des relations avec les autres. Ceci peut amener certains Ã  se poser des questions sur ses usages. Le rapport de la Mission interparlementaire de lutte contre les sectes de 2001 mentionne que la sophrologie peut Ãªtre Â« source de sectarisme Â» mais ne rÃ©vÃ¨le l'existence d'aucune secte basÃ©e sur cette approche. En revanche, il affirme que lâ€™utilisation anarchique des termes et mÃ©thodes peut gÃ©nÃ©rer une confusion, voire des utilisations malsaines.</p>
<p>La sophrologie caycÃ©dienne Â® se dÃ©finit comme Â« une Ã©cole de libertÃ© existentielle Â» et prÃ©cise que la dÃ©marche sectaire lui est totalement opposÃ©e. Pourtant, le code dÃ©ontologique des sophrologues caycÃ©diens qualifie de Â« sophrologue cui-cui Â» les sophrologues non caycÃ©diens ! Dans son article 33, est jugÃ© comme une Â« faute Ã©thique grave (â€¦) la participation d'un directeur dÃ©lÃ©guÃ© dans des activitÃ©s d'institutions promues par des Â« "sophrologues cui-cui" Â».</p>
<p>Ceux qui critiquent la sophrologie caycÃ©dienne et qui prÃ©tendent que les 3 premiers anciens degrÃ©s constituent l' essentiel de la mÃ©thode n' ont gÃ©nÃ©ralement pas effectuÃ© l' ensemble des 12 degrÃ©s ou n'ont rien compris Ã  l'Ã©pistÃ©mologie et l'axiologie de la mÃ©thode. Pire certains de ces critiques en sont restÃ©s Ã  la sophrologie d'avant 1990 alors qu'elle a Ã©tÃ© profondÃ©ment enrichie et la confonde encore avec de la relaxation ou de l'hypnose ericksonnienne.</p>
<p>Il n' y a pas lieu de donner une supÃ©rioritÃ© Ã  l'une ou l'autre de ces approches mais de laisser la libertÃ© Ã  chaque individu de se faire sa propre opinion en connaissance de cause.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[SÃ©mantique]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=275</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:13:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[D&#8217;une maniÃ¨re gÃ©nÃ©rale, la sÃ©mantique est une branche de la linguistique qui Ã©tudie les s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>D'une maniÃ¨re gÃ©nÃ©rale, la sÃ©mantique est une branche de la linguistique qui Ã©tudie les signifiÃ©s. Le mot sÃ©mantique a Ã©tÃ© inventÃ© Ã  la fin du XIXe siÃ¨cle par le linguiste franÃ§ais Michel BrÃ©al, auteur du premier traitÃ© de sÃ©mantique.<br />
<!--more--><br />
En particulier, la sÃ©mantique possÃ¨de plusieurs objets d'Ã©tude :</p>
<p>la signification des mots composÃ©s,<br />
les rapports de sens entre les mots (relations d'homonymie, de synonymie, d'antonymie, de polysÃ©mie, d'hyperonymie, d'hyponymie, etc.),<br />
la distribution des actants au sein d'un Ã©noncÃ©,<br />
les conditions de vÃ©ritÃ© d'un Ã©noncÃ©,<br />
l'analyse critique du discours,<br />
la pragmatique, en tant qu'elle est considÃ©rÃ©e comme une branche de la sÃ©mantique.<br />
Le terme de sÃ©mantique est utilisÃ© en opposition Ã  celui de syntaxe dans l'Ã©tude des langages de programmation en informatique, pour laquelle elle a Ã©tÃ© dÃ©veloppÃ©e de maniÃ¨re formelle (voir sÃ©mantique des langages de programmation). Il y a entre la sÃ©mantique et la syntaxe le mÃªme rapport quentre le fond et la forme.</p>
<div id="application-au-data-mining" class="wiki_paragraph2">Application au Data Mining</div>
<p>Les mÃ©thodes de Data mining permettent de dÃ©gager du sens d'un ensemble de donnÃ©es d'allure a priori disparates (voir aussi intelligence artificielle) et donc crÃ©ent de la sÃ©mantique. La sÃ©mantique dÃ©gagÃ©e prend gÃ©nÃ©ralement trois formes (traduction par des signifiants formels) issues de l'Intelligence Artificielle :</p>
<p>Le tableau<br />
Le graphe (rÃ©seau maillÃ© d'objets, de concepts, etc...)<br />
L'arbre (cas particulier de graphe nÃ©cessitant une thÃ©orie et une exploitation spÃ©cifiques)<br />
Ce sont des signifiants, au sens oÃ¹ ils reprÃ©sentent les connaissances. De telles structures sont ensuite annotÃ©es dans les donnÃ©es de dÃ©part, chaque donnÃ©e portant alors la marque de son appartenance Ã  une branche de l'arbre, une case du tableau, etc...L'analyse reprend alors Ã  un niveau de comprÃ©hension plus complexe.</p>
<div id="l-audit-de-decouverte-des-connaissances" class="wiki_paragraph2">L'audit de dÃ©couverte des connaissances</div>
<p>Toutefois, la machine ne manipulant que des signifiants, il est impÃ©ratif que la dÃ©marche de Data-Mining fasse intervenir un expert humain du domaine. Celui-ci va resituer la sÃ©mantique extraite et lui donner du sens, de la valeur. Trois critÃ¨res sont exhibÃ©s Ã  cette fin :</p>
<p>Est-ce connu ?<br />
Est-ce explicable ?<br />
Est-ce utile ?<br />
L'idÃ©al est d'avoir un triplet NON/OUI/OUI.</p>
<p>Un tel projet est appelÃ© "audit de dÃ©couverte des connaissances", en anglais KDD, Knowledge Discovery in Databases.</p>
<p>Finalement, la sÃ©mantique extraite tient le rÃ´le d'une cartographie de l'information, elle permet de situer les informations les unes par rapport aux autres. Ce rÃ´le "cartographique" permet de stocker l'information, de la ranger et plus tard de la retrouver. Tout modÃ¨le, jeu de catÃ©gories, topique freudienne est alors de facto une cartographie de l'information, c'est-Ã -dire un contexte formalisÃ©.</p>
<p>Ce sont en fait des donnÃ©es sur les donnÃ©es, des mÃ©tadonnÃ©es. Des architectures informatiques spÃ©cifiques permettent de gÃ©rer ces mÃ©tadonnÃ©es, on parle de client ou de serveur de mÃ©tadonnÃ©es. Un systÃ¨me connu est le Dublin Core Metadata Initiative (DCMI).<br />
(voir Dublin Core)</p>
<p>Le Web sÃ©mantique est un projet du mÃªme type que DCMI, visant Ã  crÃ©er, gÃ©rer et exploiter des mÃ©tadonnÃ©es systÃ©matiques pour chaque page web. Ainsi le contenu de chaque page web Ã©tant explicitÃ© vers des signifiants, la machine serait capable de raisonner sur la pertinence du contenu et non-plus sur des statistiques lexicales. Cela peut avoir des consÃ©quences remarquables sur les technologies de recherche d'information, ainsi que l'allure et le fonctionnement des moteurs de recherche.</p>
<div id="cas-particulier-du-text-mining" class="wiki_paragraph2">Cas particulier du Text Mining</div>
<p>Le Text Mining, ou fouille textuelle, consiste Ã  transformer un objet "texte" en un objet "tableau", "arbre" ou "graphe" Ã  l'aide de traitements sÃ©mantiques ou syntaxiques puis Ã  appliquer des techniques de data mining sur cet objet formalisÃ©. Les attendus sont gÃ©nÃ©ralement :</p>
<p>Le rÃ©sumÃ© automatique<br />
L'indexation automatique<br />
La gÃ©nÃ©ration d'index de livre (vedettes et sous-vedettes)<br />
L'extraction et la cartographie de concepts<br />
La classification automatique<br />
Le rapprochement entre textes<br />
Il est Ã  prÃ©ciser que l'approche sÃ©mantique a une littÃ©rature plus fÃ©conde que l'approche syntaxique : MÃªme si cette derniÃ¨re a des rÃ©sultats supÃ©rieurs, les ressources de calcul demandÃ©es font souvent pencher la balance en faveur de l'analyse sÃ©mantique.</p>
<p>L'analyse sÃ©mantique transforme un ensemble de textes en une matrice lexicale :</p>
<p>En ligne, chaque texte<br />
En colonne, chaque mot-clÃ© apparaissant au moins une fois dans l'un des textes<br />
Dans les cases, un ratio numÃ©rique mesurant Ã  la fois la frÃ©quence d'apparition d'un mot-clÃ© dans un texte et la frÃ©quence d'apparition du mot-clÃ© dans le corpus.</p>
<div id="cas-particulier-des-ontologies" class="wiki_paragraph2">Cas particulier des ontologies</div>
<p>Le terme "ontologie" a une signification philosophique, mais en gestion des connaissances, il reprÃ©sente la forme probablement la plus Ã©voluÃ©e de reprÃ©sentation sÃ©mantique des connaissances.<br />
Il s'agit d'une sorte de "super-thÃ©saurus" destinÃ© Ã  indexer toutes les productions documentaires, stockÃ©es, entrantes ou sortantes dans un groupe social donnÃ©, typiquement une entreprise. Ainsi un courrier Ã©lectronique, un ouvrage de rÃ©fÃ©rence, un document de travail partageant les mÃªmes thÃ¨mes seront automatiquement mis en lien, donc mis en contexte, dÃ©gageant ainsi des connaissances sÃ©mantiques.</p>
<p>La structuration d'une ontologie est pratiquement un mÃ©tier en soit, Ã  l'instar de la conception et de la maintenance des thÃ©saurus de bibliothÃ¨ques. La construction est toujours collective et par agglomÃ©ration de domaines de compÃ©tence.</p>
<div id="l-articulation-de-base-d-une-ontologie-est-la-suivante" class="wiki_paragraph2">L'articulation de base d'une ontologie est la suivante :</div>
<p>C'est un arbre sÃ©mantique<br />
chaque mot-clÃ© est affublÃ© de lexicons : synonymes, homonymes, hypernymes, traduction dans d'autres langues, etc...Ce micro-rÃ©seau autour d'un mot-clÃ© est appelÃ© concept ou classe<br />
chaque concept est Ã  considÃ©rer comme une catÃ©gorie de thÃ©saurus, donc avec des catÃ©gories plus larges ou plus Ã©troites. Ce lien d'appartenance est interprÃ©tÃ© comme un lien logique.<br />
chaque concept peut avoir des instances, soit des Ã©lÃ©ments appartenant Ã  cette catÃ©gorie.<br />
Exemple : OISEAU &#62; AIGLE {aigle royal}. La machine peut alors infÃ©rer que l'aigle royal est un oiseau.</p>
<p>Les liens entre concepts peuvent Ãªtre beaucoup plus complexes que la simple subordination, sortant ainsi du cadre du thÃ©saurus. Si les concepts sont assimilables Ã  des groupes nominaux, les liens sont assimilables Ã  des groupes verbaux : on regroupe ces liens en catÃ©gories de liens. La structure du rÃ©seau est parfois appelÃ©e topic map en anglais.</p>
<p>En pratique, on pourrait ainsi traduire automatiquement un manuel d'histoire en ontologie, en considÃ©rant cinq types de concepts (date,lieu, Ã©vÃ©nement, personne physique, personne morale) et une trentaine de catÃ©gories de liens verbaux.</p>
<p>en plus des lexicons, les instances peuvent pointer vers des ressources ou URI. GÃ©nÃ©ralement, ce sont les documents que l'on cherche Ã  indexer.<br />
Pour la machine, raisonner sur les connaissances ainsi reprÃ©sentÃ©es revient Ã  se "balader" dans le rÃ©seau de concepts, Ã  la maniÃ¨re d'un rÃ©seau routier. Il existe des algorithmes spÃ©cifiques, comme par exemple les chercheurs de chemins (pathfinder), qui cherchent le plus court chemin d'un concept Ã  l'autre en respectant un critÃ¨re d'Ã©conomie : "plus petit nombre de concepts", "plus grand nombre de langues", "plus grand nombre de synonymes", etc...Les rÃ©sultats peuvent Ãªtre spectaculaires, surtout si l'on garde prÃ©sent Ã  l'esprit que le point de dÃ©part et le point d'arrivÃ©e ne sont pas les concepts, mais bien les URI indexÃ©es (documents de l'entreprise).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[RÃ©incarnation]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=274</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:12:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[La doctrine de la rÃ©incarnation diffÃ¨re de celle de la mÃ©tempsycose (du grec Â« migration des Ã¢m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La doctrine de la rÃ©incarnation diffÃ¨re de celle de la mÃ©tempsycose (du grec Â« migration des Ã¢mes Â» ). C'est la croyance en une Ã©volution de l'Ã¢me pouvant s'accomplir au travers des naissances successives, et Ã  travers des expÃ©riences. Les tenants de la mÃ©tempsychose pensent qu'une Ã¢me humaine peut s'incarner dans un animal ou une plante, c'est-Ã -dire dans un rÃ¨gne "infÃ©rieur " Ã  celui de l'espÃ¨ce humaine...<br />
<!--more--></p>
<div id="une-idee-repandue-dans-la-civilisation-occidentale" class="wiki_paragraph2">Une idÃ©e rÃ©pandue dans la civilisation occidentale</div>
<p>En Occident, la doctrine de la rÃ©incarnation figure chez les druides celtesrÃ©f. nÃ©cessaire, chez Pythagore mais aussi chez Platon : on trouve des allusions Ã  la rÃ©incarnation dans le PhÃ©don, le Banquet et dans le mythe d'Er.</p>
<p>Le Livre des Morts Ã‰gyptiens, les textes Esseniens et Kabbalistes (tradition judaique) y font rÃ©fÃ©rencerÃ©f. nÃ©cessaire. C'Ã©tait Ã©galement le point de vue des adeptes de la Gnose.<br />
De nombreux cercles orthodoxes chrÃ©tiens tiennent, malgrÃ© tout, la rÃ©incarnation pour un enseignement spÃ©cifiquement oriental, ce qui est donc une erreur.</p>
<p>Les lois de la destinÃ©e et du karma gouvernent le processus de la rÃ©incarnation. "Karma" est un terme sanskrit qui signifie "action-rÃ©action" et a son Ã©quivalent dans le terme grec de NÃ©mÃ©sis, "la dÃ©esse aux yeux bandÃ©s" reprÃ©sente le cÃ´tÃ© tant impersonnel qu'universel d'un principe qui rÃ©git tous les domaines d'existence, et pas seulement celui de la rÃ©incarnation. Cette loi de nÃ©cessitÃ© dirige tout le crÃ©Ã© et c'est pourquoi elle est Ã  proprement parler, impitoyable. Pour certaines personnes, la rÃ©incarnation vise Ã  expliquer la raison des inÃ©galitÃ©s entre les Ãªtres humains, le pourquoi de certaines Ã©preuves rencontrÃ©es, et justifie Ã©galement l'existence de la mort. La mort n'est plus la cessation de vie, mais le prÃ©lude Ã  un temps-bilan (dans un "lieu" que certains appellent en Orient le kamaloka) qui conduit Ã  choisir le contexte d'une nouvelle naissance d'une durÃ©e plus ou moins longue.</p>
<p>Pour ce qui est d'une "justification" de la misÃ¨re, il faut bien prÃ©ciser que si, par exemple, quelqu'un vient Ã  dÃ©cÃ©der lors d'une catastrophe naturelle, c'est bien "en raison" de ses actions passÃ©es que cette personne se trouvait lÃ  Ã  cet instant, sans que l'on doive nÃ©cessairement qualifier ceci de bien ou de mal. On objecte alors parfois que certaines personnes souffrent "de par leur naissance". Et c'est entre autres un argument qui vient Ã©tayer la croyance en la rÃ©incarnation : telle naissance est, elle aussi, l'effet d'actes passÃ©s, accomplis dans une existence antÃ©rieure.</p>
<p>Par consÃ©quent, s'intÃ©resser Ã  la rÃ©incarnation, c'est aussi tenter de pÃ©nÃ©trer les mystÃ¨res de l'aprÃ¨s-vie et des Ã©ventuelles vies successives, y compris des vies passÃ©es sur cette Terre, voire sur d'autres planÃ¨tes habitÃ©es.</p>
<div id="dans-la-culture-chretienne" class="wiki_paragraph2">Dans la culture chrÃ©tienne</div>
<p>Rien n'est aussi peu sÃ»r que dâ€™affirmer la croyance de lâ€™antiquitÃ© chrÃ©tienne en la RÃ©incarnation, en confondant lavec les croyances chrÃ©tiennes avec celles de groupes hÃ©tÃ©rodoxes, donc rejetÃ©s par le christianisme, formÃ©s de courants religieux utilisant un vocabulaire venu du Christianisme sans Ãªtre rÃ©ellement "chrÃ©tiens". Le Cardinal Schonborg, dans de nombreux articles publiÃ©s dans la Documentation Catholique a rÃ©pondu Ã  ces approches, venues dâ€™un nouvel anticlÃ©ricalisme nourri des lectures de Michel Onfray, qui Ã©vacuent le dogme de lâ€™histoire de lâ€™Ã©glise au profit du seul domaine politique. Or, les premiers chrÃ©tiens Ã©taient avant tout croyantsâ€¦ Nul PÃ¨re de l'Ã‰glise n'a enseignÃ© la rÃ©incarnation. Au contraire, dÃ¨s IrÃ©nÃ©e de Lyon, elle est rÃ©futÃ©e. Augustin, Jean Chrysostome, tous les pÃ¨res enseignent la rÃ©surrection de la chair : aucun n'enseigne la rÃ©incarnation, sauf comme en passant, de faÃ§on exceptionnelle, comme une erreur commise en particulier par les gnostiques, pour qui existaient trois issues Ã  cette vie : enfer, rÃ©incarnation, ou accÃ¨s Ã  un salut dans le plÃ©rÃ´me (l'intimitÃ© extÃ©rieure) divin. Le mot latin Â« reincarnatio Â» est si rare quâ€™il est absent des dictionnaires habituels de rÃ©fÃ©rence de la langue latineâ€¦ Le Concile de Constantinople en 535 a donnÃ© le rÃ©sumÃ© dogmatique des conciles prÃ©cÃ©dents, et son texte est connu : il s'agit du Credo de NicÃ©e-Constantinople qui se conclut par : "Je crois en la rÃ©surrection des morts et en la vie Ã©ternelle". L'origÃ©nisme Ã©voquÃ© Ã  lâ€™appui de la croyance chrÃ©tienne antique en la rÃ©incarnation constitue une doctrine vaste, qui sous-entend non la rÃ©incarnation, mais la prÃ©existence des Ã¢mes dans le sein de Dieu. Câ€™est Ã  cette prÃ©existence que rÃ©pond la phrase : Â« Quant Ã  savoir pourquoi l'Ã¢me humaine obÃ©it tantÃ´t au mal, tantÃ´t au bien, il faut en chercher la cause dans une naissance antÃ©rieure Ã  la naissance corporelle actuelle. Â» Au final, ce n'est pas la rÃ©incarnation qui attend les hommes, et les anges, mais l'apocatastase : le pardon intÃ©gral de toute crÃ©ature y-compris des dÃ©mons. Les Cathares ne sont pas chrÃ©tiens. MÃªme s'ils se rÃ©fÃ¨rent Ã  l'Ã©vangile de Jean, ce qui pose le christianisme est l'adhÃ©sion au Concile de Constantinople : le dualisme cathare les en exclut. Les meilleurs spÃ©cialistes, telle Christine Thouzellier, n'envisagent pas la rÃ©incarnation dans le dogme cathare, que les polÃ©mistes du douziÃ¨me siÃ¨cle ont associÃ© Ã  toutes les hÃ©rÃ©sies connues, dont lâ€™origÃ©nisme.</p>
<p>Depuis lors, la rÃ©incarnation ne fait plus partie du champ dâ€™investigation des thÃ©ologiens catholiques. Jean-Paul II a dâ€™ailleurs clairement exprimÃ© son opposition Ã  cette doctrine durant son pontificat. Cette croyance s'oppose, en effet, au dogme de la "rÃ©surrection des morts" Ã  la fin des temps et Ã  l'incarnation du Verbe divin en JÃ©sus-Christ pour sauver le monde visible et invisible par une seule et unique incarnation.</p>
<p>Sans croire Ã  la rÃ©incarnation, les chrÃ©tiens dâ€™orient sont attachÃ©s Ã  la notion dâ€™engendrement spirituel. Selon cette croyance, quelquâ€™un peut, Ã  un moment de sa vie, intÃ©grer en lui les qualitÃ©s spirituelles dâ€™une autre personne (gÃ©nÃ©ralement un saint), que cette derniÃ¨re soit vivante ou morte.</p>
<p>La rÃ©incarnation s'oppose encore au discours des cÃ©rÃ©monies de funÃ©railles catholiques, voire chrÃ©tiennes, mentionnant un jugement en deux temps, l'un immÃ©diat, l'autre final. le premier jugement Ã©nonce la survie de l'Ã¢me au purgatoire, Ã©vitant d'Ã©voquer l'enfer ou le paradis. le second est basÃ© sur la rÃ©surrection de la chair. LÃ  est finalement le divorce entre rÃ©incarnation et foi chrÃ©tienne : la chair est appelÃ©e elle aussi Ã  ressusciter. Dans l'Apocalypse, les Ã¢mes des saints gÃ©missent sous l'autel de Dieu attendant que leur corps leur soit rendu : l'Ã¢me et le corps sont uniques et forment la personne qui est animÃ©e par cette Ã¢me et anime ce corps, dont on ne migre pas pour une autre existence humaine.</p>
<div id="dans-la-bible" class="wiki_paragraph2">Dans la Bible</div>
<p>Certains groupes font rÃ©fÃ©rence aux Ã‰vangiles pour fonder leur croyance en la rÃ©incarnation. Ils citent, par exemple, ce passage oÃ¹ les prÃªtres et les LÃ©vites demandent Ã  Jean-Baptiste Â« Es-tu Ã‰lie ? Â» (c'est-Ã -dire, la rÃ©incarnation du prophÃ¨te Elie). Ce dernier rÃ©pond : Â« Je ne le suis pas Â» (Jn 1,21). 2R 2,15 et Lc 1,17 infirment une telle interprÃ©tation. La Question est manifestement de savoir si Elie est revenu (cf. commentaire plus bas) ou, plus probablement, si Jean-Baptiste a reÃ§u une part de l'Esprit d'Elie (cf. plus haut notion d'engendrement spirituel). La confusion ici est entre rÃ©incarnation et assomption. Outre la Vierge Marie, plusieurs personnages, historiques ou mythiques, ont connu l'assomption, donc, n'ont pas connu la mort : Adam, Enoch, MoÃ¯se, Elie. Ainsi, rien dans la Bible, permet de dire que le prophÃ¨te Elie est effectivement mort. le texte Ã©voque un "enlÃ¨vement" au ciel sur un char de feu (2 Rois,Ch.2,verset 11). Les prÃªtres et les Levites parlaient (peut Ãªtre) d'un retour d'Elie mais en tant qu'entitÃ© vivante et n'ayant jamais connu la mort. L'auteur de l'EpÃ®tre aux HÃ©breux dÃ©clare : Â« Il est rÃ©servÃ© aux hommes de mourir une seule fois, aprÃ¨s quoi vient le jugement. Â» (HÃ©breux 9 : 27) Ces deux citations semblent indiquer clairement que la croyance en la rÃ©incarnation ne peut se concevoir que dans une extreme minoritÃ© du christianisme (probablement trÃ¨s peu fidÃ¨le Ã  l'interprÃ©tation littÃ©rale).</p>
<p>De mÃªme, il y a cette question ambigÃ¼e que posÃ¨rent les disciples, dans l'Evangile de Jean (9, 2) Ã  JÃ©sus-Christ, Ã  propos d'un aveugle de naissance : -"Rabbi, qui a pÃ©chÃ© ? Cet homme ou ses parents, pour qu'il soit ainsi, nÃ© aveugle ?"-Ce qui pourrait se rÃ©sumer ainsi Ã  "S'il n'a qu'une seule vie, comment cela se pourrait-il?". Seulement il s'agit ici une question rethorique.Dans la tradition biblique il est coutume de croire qu'une maladie peut Ãªtre une malÃ©diction provenant d'un pÃ©chÃ© commis par soi-mÃªme ou un membre de sa famille. Il y a donc peu d'ambiguitÃ© concernant une Ã©ventuelle rÃ©incarnation.</p>
<p>Dans la pÃ©ricope de la Transfiguration, on peut lire : " Ã‰lie est dÃ©jÃ  venu, et ils ne le connaissaient pas, mais ils ont fait Ã  lui quelqu'un qu'ils souhaitaient.. Alors les disciples comprenaient qu'il leur parle de Jean-Baptiste." (Matthieu 17":12",13. Certains en ont conclu que Jean-Baptiste Ã©tait la rÃ©incarnation dâ€™Ã‰lie. Mais la littÃ©rature juive antique refuse lâ€™idÃ©e de rÃ©incarnation. Il faut donc comprendre, en accord avec les rÃ©dacteurs de ce texte que Jean-Baptiste est un autre Elie : ce quâ€™Ã‰lie Ã©tait pour son temps, Jean-Baptiste lâ€™est pour le sien.</p>
<div id="dans-l-islam" class="wiki_paragraph2">Dans l'Islam</div>
<p>Dans la religion islamique la notion de rÃ©incarnation de l'Ã¢me n'est pas explicitement enseignÃ©e, cependant elle est connue dans les enseignements Ã©sotÃ©riques. Par exemple le grand maÃ®tre soufi iranien Bahram Elahi a fait paraÃ®tre "La Voie de la Perfection" qui est un livre expliquant la rÃ©incarnation de l'Ã¢me dans l'Islam. Celui-ci y explique que l'homme a 50 000 ans pour atteindre l'illumination et durant ce dÃ©lai l'homme doit suivre le cycle de vies, de morts et de naissances. Certains versets du Coran vont dans le sens de la rÃ©incarnation. Par exemple au verset 28 du chapitre "La Vache" il est dit Â« comment pouvez-vous renier Allah alors qu''il vous a donnÃ© la vie, alors que vous en Ã©tiez privÃ©, puis Il vous a fait mourir, puis Il vous a fait revivre et enfin vous retournerez Ã  Lui Â».</p>
<div id="dans-la-culture-hindoue" class="wiki_paragraph2">Dans la culture hindoue</div>
<p>Selon la Bhagavad-GÃ®tÃ¢, Â«L'Ã¢me incarnÃ©e rejette les vieux corps et en revÃªt de nouveaux, comme un homme Ã©change un vÃªtement usÃ© contre un neufÂ»[1].<br />
L'Ã¢me transmigre donc de vie en vie : Â«Car certaine la mort pour celui qui est nÃ©, et certaine la naissance pour qui est mortÂ»[2].<br />
Les universitÃ©s indiennes Ã©tudient comme un fait la rÃ©incarnation. Il semble que les cas Ã©tudiÃ©s proviennent souvent de jeunes enfants qui peuvent donner des dÃ©tails extrÃªmement prÃ©cis et dont l'existence passÃ©e est trÃ¨s courte par rapport au moment de leur incarnation.<br />
Le mahatma Gandhi peu avant sa mort prÃ©sida une commission qui Ã©tudia le cas prÃ©cis de rÃ©incarnation d'une jeune fille et conclut Ã  la rÃ©alitÃ© de sa rÃ©incarnation. En tant que membre de la SociÃ©tÃ© ThÃ©osophique, il y croyait Ã©galement. [1]</p>
<div id="dans-le-bouddhisme-des-notions-contradictoires" class="wiki_paragraph2">Dans le bouddhisme, des notions contradictoires</div>
<p>La rÃ©incarnation est une des caractÃ©ristiques les plus connues des thÃ¨mes du bouddhisme. Le terme est pourtant douteux puisque le bouddhisme ne reconnaÃ®t pas l'existence d'une "Ã¢me" qui pourrait se rÃ©incarner dans diffÃ©rents corps ; plus prÃ©cisÃ©ment c'est au concept hindouiste d'atman, le Soi, que le bouddhisme oppose l'idÃ©e d'anatta, le non-soi, l'impersonnalitÃ© dont il fait une caractÃ©ristique de toute chose : il n'y a pas de soi qui se rÃ©incarne mais Â«chaque chose est sans soiÂ».<br />
La pensÃ©e du plus grand nombre - qu'il s'agisse d'Occidentaux ou d'Orientaux - consiste Ã  croire que la personnalitÃ©, le moi et ses agrÃ©gats se rÃ©incarnent. Ainsi, il est possible de dire ou de croire qu'on Ã©tait dans une vie passÃ©e, un pharaon ou une prostituÃ©e, etc. Ainsi on explique certaines impressions de "dÃ©jÃ  vu", certaines Ã©preuves de la vie ou... le coup de foudre!</p>
<p>Mais le bouddhisme propose, Ã  la place d'une Ã¢me et d'un corps, la distinction de cinq agrÃ©gats d'attachement, skandha. AgrÃ©gat dÃ©crit l'individu comme un ensemble de phÃ©nomÃ¨nes diffÃ©rents ; attachement insiste sur le fait que ces constituants sont pris pour un Ãªtre, pour un moi, et conduisent Ã  s'attacher Ã  cette idÃ©e de personnalitÃ©, lÃ  oÃ¹ il n'y a que phÃ©nomÃ¨nes Ã©phÃ©mÃ¨res, impersonnels et insatisfaisants : ce sont les trois caractÃ©ristiques de tout phÃ©nomÃ¨ne conditionnÃ©.<br />
Bien que l'expression Â« rÃ©incarnation Â» puisse figurer dans quelques traductions, le terme le plus employÃ© est celui de Â«renaissanceÂ». Il y a bien, en effet, une continuitÃ© - la mort ne signifie pas que le conditionnement cesse. Le samsÃ¢ra forme ainsi un cycle de vies qui s'enchaÃ®nent les unes aprÃ¨s les autres. La souffrance ainsi se perpÃ©tue de vie en vie ; mais selon Buddhaghosa, chaque vie ne dure, en rÃ©alitÃ©, qu'un seul instant.<br />
S'il y a donc continuitÃ©, cette derniÃ¨re est interprÃ©tÃ©e diffÃ©remment par les diffÃ©rentes Ã©coles bouddhiques. S'il n'y a pas d'Ã¢me, oÃ¹ est la continuitÃ© ? Cette question de l'interprÃ©tation se manifeste clairement dans l'Ã©tude qui est faite de la coproduction conditionnÃ©e. Cet enseignement propose de dÃ©tailler les diffÃ©rents phÃ©nomÃ¨nes qui sont dÃ©pendants les uns des autres et qui font que la souffrance se perpÃ©tue de vie en vie. Le karma est responsable de cette perpÃ©tuation.<br />
Selon certaines Ã©coles, la renaissance est immÃ©diate : au moment du dÃ©cÃ¨s correspond la conscience de mourir et succÃ¨de alors une conscience de renaÃ®tre. Pour le bouddhisme tibÃ©tain, la mort implique des stades intermÃ©diaires, les bardo.<br />
Pour le bouddhisme chinois, tel que dÃ©crit dans le roman Ã©sotÃ©rique et picaresque des "PÃ©rÃ©grinations vers l'Ouest" de Wu Cheng'en, l'ici-bas comme l'au-delÃ  constituent deux formes d'illusion, d'irrÃ©alitÃ©, et mÃªme si cette vision de la rÃ©alitÃ© reste irrÃ©elle, elle aussi, c'est la seule base d'expÃ©rience que nous avons.<br />
Cette question de deux rÃ©alitÃ©s est exemplaire des diffÃ©rentes approches philosophiques dans le bouddhisme ; si toutes ses branches distinguent une rÃ©alitÃ© purement conventionnelle et une rÃ©alitÃ© ultime, paramartha, l'analyse qui en est faite varie singuliÃ¨rement.</p>
<p>Serge-Christophe Kolm dans son livre Le Bonheur-libertÃ© (PUF, 1982) distingue le niveau de croyance populaire dans lequel la rÃ©incarnation est tenue pour une rÃ©alitÃ© du monde physique, alors que les niveaux plus Ã©levÃ©s du bouddhisme, le bouddhisme profond (pour autant qu'il n'y ait qu'un seul et unique bouddhisme profond commun Ã  tous les bouddhistes "cultivÃ©s", donne Ã  ce concept seulement un sens de parabole, une faÃ§on imagÃ©e et simplifiÃ©e de dÃ©finir un concept trop complexe pour Ãªtre dÃ©livrÃ© aux fidÃ¨les inaptes Ã  le comprendre. La rÃ©incarnation ne doit donc plus Ãªtre considÃ©rÃ©e comme une rÃ©alitÃ© objective mais comme une transcendance spirituelle.</p>
<p>Quant Ã  celui qui ne croit pas en la rÃ©incarnation, le karma sutta lui enseigne quatre consolations, dont voici la seconde : Â«Supposons qu'il n'y ait aucun au-delÃ  et qu'il n'y ait aucun fruit, rÃ©sultat, des actions faites, bonnes ou mauvaises. Pourtant, en ce monde, ici et maintenant, libre de haine, libre de mÃ©chancetÃ©, sain et sauf, et heureux, je me maintiensÂ».</p>
<p>Quelque soit l'interprÃ©tation de la Â« renaissance Â», le bouddhisme ne l'enseigne que dans un but, et l'enseignement n'a de sens que dans l'objectif de mettre un terme Ã  la souffrance. Gautama Bouddha n'enseigna pas que l'insatisfaction, mais quatre nobles vÃ©ritÃ©s, prÃ©sentant l'origine de l'insatisfaction, sa cessation et la voie y menant.</p>
<p>La renaissance en tant qu'Ãªtre humain se prÃ©sente alors comme une belle opportunitÃ© de sortir du cycle des existences, lÃ  oÃ¹ les basses existences ne le permettent pas et oÃ¹ les dieux ne sont pas conscients de la souffrance.</p>
<p>Ces derniÃ¨res remarques ne doivent pas masquer la divergence de points de vue entre Ã©coles bouddhistes : si mettre un terme Ã  la souffrance est opinion consensuelle, quelle voie faut-il privilÃ©gier ? Le courant du Bouddhisme hinayana privilÃ©gie l'Ã©veil personnel, l'Ãªtre devenant ainsi un Arhat et quitte le samsara pour atteindre le Nirvana, alors que les Ã©coles Mahayana favorisent l'Ã©veil altruiste de Bodhisattva, ce dernier restant volontairement dans le Samsara pour aider les autres Ã  s'Ã©veiller. Le disciple renonce donc de lui-mÃªme Ã  l'Ã©tat de Bouddha, car il sait qu'en pÃ©nÃ¨trant dans le Nirvana il quitte le monde des hommes pour jouir de la juste rÃ©tribution que lui vaut son ascÃ¨se et ses actes. (cf La Voix du Silence - TraitÃ© mystique tibÃ©tain Ed Adhyar).</p>
<div id="a-l-epoque-contemporaine" class="wiki_paragraph2">A l'Ã©poque contemporaine</div>
<p>La conception occidentale de la rÃ©incarnation est une Ã©volution de lâ€™idÃ©e antique et orientale. La rÃ©incarnation est limitÃ©e aux seuls corps humains et non pas aux autres formes de vie, animaux, insectes. Aussi, alors que lâ€™hindouisme, le bouddhisme et le jaÃ¯nisme considÃ¨rent la rÃ©incarnation comme une catastrophe â€“ le but de la vie Ã©tant de se libÃ©rer du cycle des existences dans les deux cas â€“ beaucoup dâ€™Occidentaux croient que la rÃ©incarnation est dÃ©sirable.</p>
<p>Ã€ la fin du XIXe siÃ¨cle, la croyance en la rÃ©incarnation est venue en Occident par la dÃ©couverte des anciennes religions orientales au travers de groupes essentiellement Ã©sotÃ©riques, par exemple les adeptes de la ThÃ©osophie de Madame Helena Petrovna Blavatsky ou les cercles spirites d'Allan Kardec.</p>
<div id="augmentation-radicale-de-l-esperance-de-vie-et-reincarnation-artificielle" class="wiki_paragraph2">Augmentation radicale de l'espÃ©rance de vie et rÃ©incarnation artificielle</div>
<p>Il a Ã©tÃ© suggÃ©rÃ© qu'une forme de rÃ©incarnation artificielle (sans mort rÃ©elle) pourrait Ãªtre crÃ©Ã©e. C'est l'une des idÃ©es visant Ã  nuancer celle qui dit qu'une espÃ©rance de vie grandement augmentÃ©e (ou mÃªme l'immortalitÃ© serait synonyme d'ennui. Cette idÃ©e s'inscrit dans le courant transhumaniste.<br />
Les souvenirs d'un Ãªtre vivant pourraient Ãªtre totalement ou en partie effacÃ©s. Il pourrait alors dÃ©couvrir Ã  nouveau ce qu'il a oubliÃ© volontairement, peut-Ãªtre mÃªme depuis le stade de la naissance. Il pourrait alors vivre une nouvelle "vie".<br />
Des scientifiques s'intÃ©ressent dÃ©jÃ  Ã  des traitements permettant d'oublier des expÃ©riences spÃ©cifiques (des Ã©vÃ¨nements traumatisants), et les recherches actuelles sur l'amnÃ©sie rÃ©vÃ¨lent progressivement les mÃ©canismes de l'oubli.</p>
<p>Dans le contexte plus futuriste du transfert de l'esprit sur ordinateur, l'effacement de souvenirs sÃ©lectionnÃ©s serait presque certainement relativement simple.</p>
<div id="ian-stevenson" class="wiki_paragraph2">Ian Stevenson</div>
<p>Une rÃ©flexion Â« scientifique Â» sur la rÃ©incarnation fut animÃ©e aux USA jusqu'en 2002 (annÃ©e de ses 82 ans) par le Canadien Ian Stevenson dont on a dit qu'il Ã©tait soit un grand mystificateur, soit le GalilÃ©e du XXe siÃ¨cle. Les conclusions officielles de Ivan Stevenson sont extrÃªmement prudentes. Stevenson a recensÃ© 2.600 cas, mais en a publiÃ© 64 de faÃ§on extrÃªmement complÃ¨te, en six gros volumes qui ont Ã©tÃ© publiÃ©s par les Presses de l'UniversitÃ© de Charlottesville, en anglais. Dans tous les cas, les allÃ©gations des enfants prÃ©tendant se souvenir de leurs incarnations antÃ©rieures ont Ã©tÃ© vÃ©rifiÃ©es. Et dans le dernier livre qu'il a publiÃ©, il y a ajoutÃ© 6 observations recueillies en milieu occidental, car les 64 observations primitives ont Ã©tÃ© uniquement recueillies dans des civilisations qui acceptent l'idÃ©e de la rÃ©incarnation.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Positivisme]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=273</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:11:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=273</guid>
<description><![CDATA[Le terme positivisme dÃ©signe un ensemble de courants qui dÃ©rivent de la pensÃ©e d&#8217;Auguste Co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le terme positivisme dÃ©signe un ensemble de courants qui dÃ©rivent de la pensÃ©e d'Auguste Comte :</p>
<p>au dÃ©part, le positivisme scientifique d'Auguste Comte (1798-1857), dÃ©veloppÃ© de 1830 Ã  1845,<br />
l'Ã©volution du positivisme d'Auguste Comte vers une forme "religieuse", avec sa "religion" de l'humanitÃ© (1847-1857),<br />
le positivisme juridique,<br />
le positivisme logique fondÃ© dans les annÃ©es 1920 par le Cercle de Vienne,<br />
certains courants du positivisme anglais qui dÃ©rivent de l'altruisme comtien,<br />
enfin le nÃ©opositivisme contemporain.<br />
Le positivisme a fortement marquÃ© la pensÃ©e occidentale, y compris dans le monde anglo-saxon.<br />
<!--more--><br />
MÃªme si la plupart des philosophes contemporains considÃ¨re le positivisme comme dÃ©passÃ©, il n'en reste pas moins qu'un certain esprit positiviste subsiste Ã  travers certaines formes de pensÃ©es, et que les structures qu'il a contribuÃ© Ã  mettre en place en sont fortement marquÃ©es.</p>
<div id="origines" class="wiki_paragraph2">Origines</div>
<p>Les idÃ©es du positivisme puisent leur source dans certaines formulations de d'Alembert et Turgot, ainsi que par leurs amis et Ã©lÃ¨ves Lagrange et Condorcet.</p>
<p>On cherchait en effet dÃ¨s la deuxiÃ¨me moitiÃ© du XVIIIe siÃ¨cle Ã  expliquer le progrÃ¨s de l'esprit humain (Condorcet) par le dÃ©veloppement des "sciences positives(mathÃ©matiques, physique, chimie,...).</p>
<p>Le courant philosophique du positivisme commenÃ§a Ã  se structurer en France dans la premiÃ¨re moitiÃ© du XIXe siÃ¨cle. Ce terme fut propagÃ© par Saint-Simon (Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon) et encore davantage popularisÃ© en philosophie par Auguste Comte, qui travailla Ã©troitement avec Saint-Simon, dont il fut le secrÃ©taire de 1817 Ã  1824.</p>
<div id="positivisme-scientifique-d-auguste-comte" class="wiki_paragraph2">Positivisme scientifique d'Auguste Comte</div>
<p>Le positivisme scientifique d'Auguste Comte affirme que l'esprit scientifique va, par une loi inexorable du progrÃ¨s de l'esprit humain, appelÃ©e loi des trois Ã©tats, remplacer les croyances thÃ©ologiques ou les explications mÃ©taphysiques.</p>
<p>Le positivisme scientifique correspond au Cours de philosophie positive, Ã©crit de 1830 Ã  1842, avec la loi des trois Ã©tats.</p>
<p>En devenant Â« positif Â», l'esprit renoncerait Ã  la question Â« pourquoi ? Â», c'est-Ã -dire Ã  chercher les causes premiÃ¨res des choses.</p>
<p>Il se limiterait au Â« comment Â», c'est-Ã -dire Ã  la formulation des lois de la nature, exprimÃ©es en langage mathÃ©matique, en dÃ©gageant, par le moyen d'observations et d'expÃ©riences rÃ©pÃ©tÃ©es, les relations constantes qui unissent les phÃ©nomÃ¨nes, et permettent d'expliquer la rÃ©alitÃ© des faits.</p>
<p>Ernest Renan, Ernst Mach, parmi bien d'autres, ont repris une approche trÃ¨s voisine.</p>
<div id="positivisme-religieux-d-auguste-comte" class="wiki_paragraph2">Positivisme religieux d'Auguste Comte</div>
<p>Le positivisme "religieux", correspond Ã  une deuxiÃ¨me phase de la pensÃ©e d'Auguste Comte, assez diffÃ©rente de la premiÃ¨re.</p>
<p>Dans cette pÃ©riode, la pensÃ©e de Comte dÃ©rive vers une pensÃ©e pseudo-religieuse (religion de l'humanitÃ© fondÃ©e sur une sorte de culte des morts : Comte est le "grand-prÃªtre" de l'humanitÃ©, la sociÃ©tÃ© est dirigÃ©e par les scientifiques, l'HumanitÃ© est un Grand-ÃŠtre...</p>
<p>C'est une thÃ©orie qui Ã©tablit des relations en sociÃ©tÃ© sur la base de lois scientifiques et techniques, supposÃ©es apporter l'ordre, le progrÃ¨s, l'amour au sens de l'altruisme (amour gÃ©nÃ©ralisÃ© Ã  des groupes humains plus larges que l'union des sexes).</p>
<p>Elle fait abstraction de la recherche sur le sens de la vie, les origines et les fins de l'Homme, le bonheur...</p>
<p>Les ouvrages Ã©crits dans cette phase sont :</p>
<p>le systÃ¨me de politique positive (1851-1854) qui dÃ©veloppe la sociologie selon Comte,<br />
le "catÃ©chisme positiviste",<br />
et la synthÃ¨se subjective.<br />
Selon Raquel Capurro, le positivisme trouve sa source dans une forme de culte de la Raison, qui eut lieu pendant la RÃ©volution franÃ§aise en 1793-1794.</p>
<div id="note-sur-l-esprit-de-la-recherche-scientifique" class="wiki_paragraph2">Note sur l'esprit de la recherche scientifique</div>
<p>Les thÃ¨ses dÃ©veloppÃ©es par Comte vers le milieu du XIXe siÃ¨cle ne sont plus vraiment applicables Ã  la recherche scientifique de ces derniÃ¨res dÃ©cennies.</p>
<p>Les avancÃ©es de la recherche ont eu pour effet de trouver de nouvelles explications (le Â« pourquoi Â» de diffÃ©rents phÃ©nomÃ¨nes :</p>
<p>La dÃ©viation du pÃ©rihÃ©lie de Mercure (ce qui nous aurait fait passer Ã  cÃ´tÃ© de la RelativitÃ© gÃ©nÃ©rale)<br />
D'autres corrections de trajectoires astronomiques ayant conduit Ã  la dÃ©couverte d'Uranus, Neptune et Pluton<br />
La loi de KÃ©pler, ce qui aurait fait passer Ã  cÃ´tÃ© de la loi d'attraction de Newton.<br />
La thÃ©orie du Big bang pose la question de la cause premiÃ¨re : si celui-ci a eu lieu, il ne peut par dÃ©finition avoir de cause, mais cela n'implique pas pour autant qu'on ne puisse pas lui trouver une raison (voir ontologie), de mÃªme que la somme des angles d'un triangle en gÃ©omÃ©trie euclidienne a une raison sans avoir Ã  proprement parler de cause chronologiquement.</p>
<p>Une insatisfaction crÃ©Ã©e par la mÃ©canique quantique chez les physiciens vient prÃ©cisÃ©ment du fait que nous disposons de tous les moyens de prÃ©dire le comment sans avoir de modÃ¨le nous suggÃ©rant le pourquoi sous-jacent. Il en va de mÃªme pour la physique des particules (pourquoi ces charges et masses de particules et pas d'autres ? Pourquoi ces quarks-lÃ  et pas d'autres ? Pourquoi ces constantes universelles et pas d'autres ? Pourquoi ces lois de la physique et pas d'autres ?). Refuser d'envisager ces questions serait mettre fin au processus de recherche en physique, ainsi qu'Ã  une chance d'assouvir la trÃ¨s grande curiositÃ© humaine en ce domaine. Ce serait aussi le moyen assurÃ© de n'en jamais trouver les rÃ©ponses, si rÃ©ponses il y a.</p>
<p>L'essor des sciences cognitives a par ailleurs pour effet de montrer qu'Ã  une certaine granulation il n'y a plus entre le pourquoi et le comment de sÃ©parabilitÃ© aussi nette que celle qu'on y voyait autrefois (voir autopoiÃ¨se).</p>
<p>ConsÃ©quences</p>
<p>Ces deux sens ont en commun de refuser la thÃ©ologie et la mÃ©taphysique dans une explication scientifique. Celle-ci doit reposer uniquement :</p>
<p>sur des faits du monde physique et matÃ©riel complÃ©tÃ©s d'un processus rationnel d'induction<br />
sur des consÃ©quences des mathÃ©matiques, et en particulier de la logique.<br />
La tÃ©lÃ©ologie propre Ã  l'Ã©thique d'Aristote est brouillÃ©e.</p>
<p>Positivisme juridique [modifier]<br />
Voir lâ€™article positivisme juridique.<br />
Le positivisme juridique est une doctrine juridique dans laquelle le droit se rÃ©duit au droit positif tel qu'il est dÃ©crit dans les codes. Le principal reprÃ©sentant de ce courant est l'Autrichien Hans Kelsen (1881-1973), auteur de la constitution de l'Autriche en 1920.</p>
<p>Hans Kelsen s'est inspirÃ© du systÃ¨me de politique positive d'Auguste Comte (ouvrage Ã©crit dans la phase dite "religieuse" de la philosophie de Comte) pour Ã©laborer une thÃ©orie de la pyramide des normes, encore appelÃ©e normativisme.</p>
<p>Le positivisme juridique exclut toute rÃ©fÃ©rence Ã  un Â« droit naturel Â». Ces thÃ¨ses sont exposÃ©es dans la ThÃ©orie pure du droit de Hans Kelsen. Le droit positif est, d'ailleurs, un des fondements de ce que Hans Kelsen a pu appeler l'Ã‰tat de droit.</p>
<p>NÃ©opositivisme contemporain</p>
<p>Dans le contexte contemporain, on assimile le positivisme et le scientisme. On appelle Â« nÃ©opositivisme Â» une thÃ©orie qui est un pur et simple scientisme. rÃ©f. nÃ©cessaire</p>
<p>Le nÃ©opositivisme nâ€™a conservÃ© du positivisme originel que le recours aux faits comme principe de dÃ©marcation entre le sens et le non-sens. Le nÃ©opositivisme nâ€™exploite ce principe que pour disqualifier toute spÃ©culation qui nâ€™est pas rÃ©ductible Ã  un raisonnement formalisable, câ€™est Ã  dire toute philosophie appelÃ©e de faÃ§on mÃ©prisante Â« mÃ©taphysique Â».</p>
<p>Le paradoxe est qu'au contraire, pour Auguste Comte, la fin de la mÃ©taphysique signifiait, Ã  une Ã©poque oÃ¹ la philosophie Ã©tait encore enfermÃ©e dans des schÃ©mas prÃ©-Ã©tablis, la libÃ©ration des possibilitÃ©s spÃ©culatives de la philosophie.</p>
<p>Selon l'encyclique Fides et Ratio, dans le contexte actuel, la prise en compte de la mÃ©taphysique ne nuit pas Ã  la spÃ©culation philosophique, en vue de la recherche de sens, pour tout ce qui concerne les sciences de la vie notamment.</p>
<p>L'historien Raymond Aron considÃ¨re qu'il existe une certaine forme d'anti-christianisme, Ã  travers le positivisme hÃ©doniste de Michel Onfray. L'histoire officielle de l'Ecole polytechnique s'intitule "la pensÃ©e prÃ©servÃ©e". Cette histoire n'a pas Ã©tÃ© mise Ã  jour depuis la premiÃ¨re guerre mondiale. Un volume complet concerne Saint-Simon Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon et Auguste Comte.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Ordalie]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=272</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;ordalie (du vieil anglais ordal et du germanique urthel, Â« jugement Â», qui ont survÃ©cu re]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'ordalie (du vieil anglais ordal et du germanique urthel, Â« jugement Â», qui ont survÃ©cu respectivement dans les actuels ordeal et Urteil) est un mode de justice, aussi appelÃ© jugement de Dieu. C'est un mode de jugement religieux trÃ¨s ancien.<br />
<!--more--></p>
<div id="definition" class="wiki_paragraph2">DÃ©finition</div>
<p>ConcrÃ©tement, l'ordalie consiste Ã  faire passer Ã  l'accusÃ© des Ã©preuves physiques diverse dans le but de dÃ©montrer la justesse de sa cause. Ceci sous le regard de la divinitÃ© tutÃ©laire de la justice, qui par dÃ©finition ne peut pas laisser pÃ©rir l'innocent ou triompher l'injustice. L'ordalie inclut le duel judiciaire, oÃ¹ l'Ã©preuve implique les deux parties. Le jugement est un va-tout, impliquant gÃ©nÃ©ralement la disparition d'une des parties (l'accusÃ© ou l'accusateur).<br />
Consistant en un appel direct Ã  la divinitÃ© instituant et gardant l'ordre suprÃªme, il s'agit probablement du mode de justice d'origine, le plus ancien et le plus primitif : c'est ce qui fait sa lÃ©gitimitÃ© par rapport aux procÃ©dÃ©s formalisÃ©s et bien moins violents apparus ultÃ©rieurement (sans doute en rÃ©action Ã  l'extÃªme violence de l'ordalie). Mais lorsque la justice humaine ne s'applique pas (faute de preuves et de tÃ©moignages, parce que le litige a une nature magique, ou encore en prÃ©sence d'un conflit international pour lequel il n'existe pas de recours judiciaire), l'ordalie revient.<br />
Le procÃ©dÃ© est attestÃ© dÃ¨s les premiers temps historique (dans le code d'Hammourabi, mais sans le duel judiciaire), et prÃ©sent dans les mythes prÃ©historiques. Il est Ã©galement attestÃ© au Moyen Ã‚ge europÃ©en.<br />
L'ordalie est apparentÃ©e Ã  d'autres rituels consistant en une prise de risques arbitrÃ©s par le destin : exposition de nouveaux-nÃ©s, combats singuliers opposant des champions pour dÃ©cider d'une bataille, etc.<br />
Il y a deux sorte dâ€™ordalie. L'ordalie unilatÃ©rale et l'ordalie bilatÃ©rale.<br />
Dans lâ€™ordalie unilatÃ©rale, câ€™est Ã  l'accusÃ© de prouver son innocence par le biais d'une Ã©preuve sous le regard de la divinitÃ©. Au Moyen Ã‚ge il y avait diffÃ©rentes Ã©preuves pour " prouver " l'innocence ou la culpabilitÃ© d'un accusÃ©.<br />
â€¢ L'Ã©preuve par le fer rouge consistait Ã  forcer l'accusÃ© de tenir la barre au fer rouge ensuite on bandait la main. Pour savoir si l'accusÃ© Ã©tait coupable ou innocent on regardait quelques jours plus tard 'Ã©volution de la plaie. Si la plaie Ã©tait " belle " donc bien cicatrisÃ©e cela prouvait son innocence, dans le cas contraire une vilaine plaie prouvait sa culpabilitÃ©.<br />
â€¢ L'Ã©preuve du chaudron bouillant, variante de celle de l'Ã©preuve du fer rouge. Il s'agit en fait de bouillir de l'eau dans un chaudron et d'y plonger un caillou. L'accusÃ©e devait plonger son bras dans le chaudron et ramener le caillou. LÃ  aussi on bande le bras brÃ»lÃ© et on vÃ©rifie l'Ã©tat de la plaie quelques jours plus tard.<br />
â€¢ L'Ã©preuve de l'eau glacÃ©e. L'accusÃ© Ã©tait plongÃ© dans une eau glacÃ©e bÃ©nite, s'il coulait au fond c'est qu'il Ã©tait " reÃ§u " par l'eau bÃ©nite et donc Ã©tait innocent (parfois il se noyait faute d'avoir pu remonter Ã  la surface), si le corps flottait cela prouvait sa culpabilitÃ©.<br />
L'ordalie bilatÃ©rale se rÃ©glait par un duel (combat). Le choix des armes Ã©taient en fonction du rang et de la classe sociale de l'individu. Les nobles seuls pouvaient se battre Ã  l'Ã©pÃ©e et Ã  la lance.</p>
<div id="historique-europeen" class="wiki_paragraph2">Historique europÃ©en</div>
<p>En Europe, ce mode de jugement est formalisÃ© Ã  l'Ã©poque franque sous la forme de duel judiciaire et fut utilisÃ© jusqu'au milieu du Moyen Ã‚ge (1258 en France). Ã€ cette Ã©poque la justice Ã©tait tenue par chaque seigneur sur son territoire, qui dÃ©lÃ©guait gÃ©nÃ©ralement Ã  un prÃ©vÃ´t accompagnÃ© d'une cour fÃ©odale (tribunal fÃ©odal appelÃ© malus). Il y avait comme aujourd'hui plusieurs degrÃ©s de juridiction, plus prÃ©cisÃ©ment deux : le 1er degrÃ© Ã©tait le tribunal fÃ©odal et la cour d'appel Ã©tait la cour du suzerain (seigneur supÃ©rieur).<br />
L'ordalie a un caractÃ¨re religieux et magique trÃ¨s marquÃ©, mais en un sens prÃ©-chrÃ©tien, et associÃ© Ã  une extrÃªme violence ; en outre, d'un point de vue thÃ©ologique l'ordalie reprÃ©sente un test de la bontÃ© divine, ce que la Bible condamne sans appel. C'est ce qui explique que l'Ã‰glise fut clairement dÃ©favorable Ã  ces ordalies, prÃ©fÃ©rant de loin le serment. Le Concile de Valence condamne ainsi le duel judiciaire dÃ¨s 855.<br />
Le duel judiciaire apparaÃ®t dÃ¨s le VIe siÃ¨cle chez les Burgondes, puis chez les Francs. Il reste relativement rare avant l'an mil. Ce duel judiciaire se pratiquait en prÃ©sence du roi ou de l'autoritÃ© territoriale concernÃ©e. Des champions, spÃ©cialistes du combat, reprÃ©sentaient le camp des plaignants.<br />
Le duel judiciaire n'est pas la seule mÃ©thode d'ordalie. On assiste mÃªme Ã  une multiplication des Ã©preuves Ã  partir du Xe siÃ¨cle : du fer rouge Ã  l'eau glacÃ©e. Ces diffÃ©rentes Ã©preuves sont interdites en France dÃ¨s le XIe siÃ¨cle sous l'influence des institutions de paix mises en place sous l'influence de l'Ã‰glise. Seul le duel judiciaire subsiste encore quelques temps jusqu'Ã  son interdiction en France par Saint Louis en 1258. Avant cette date, le Concile de Latran (1215) avait rappelÃ© la condamnation de l'Ã‰glise vis Ã  vis de cette pratique. Saint-Louis remplace le recours Ã  l'ordalie par le serment et le tÃ©moignage oral. C'est la base de la justice moderne. On notera toutefois la tenue de quelques duels judiciaires tardifs en France jusqu'au rÃ¨gne de Philippe le Bel.<br />
Attention Ã  ne pas confondre l'ordalie avec l'inquisition.<br />
ReprÃ©sentations modernes<br />
De nombreux romans et films de cape et d'Ã©pÃ©e ont rendu populaire le jugement de Dieu sous forme de duel, qui aboutit toujours Ã  la victoire du bien (droit et juste) sur le mal (fourbe et lÃ¢che).<br />
Dans leur film SacrÃ© Graal, les Monty Python dÃ©crivent, avec un humour dÃ©capant, la logique magique qui se cache derriÃ¨re le concept d'ordalie : un raisonnement en cascade abscons aboutit Ã  condamner une femme comme sorciÃ¨re parce qu'elle pÃ¨se le mÃªme poids qu'un canard !</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Naturopathie]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=271</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:08:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[La naturopathie (diffÃ©rent de la nathurothÃ©rapie) est une mÃ©decine naturelle visant Ã  rÃ©Ã©quili]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La naturopathie (diffÃ©rent de la nathurothÃ©rapie) est une mÃ©decine naturelle visant Ã  rÃ©Ã©quilibrer le fonctionnement de l'organisme par des moyens naturels : alimentation, hygiÃ¨ne de vie, phytothÃ©rapie, massages, exercices...etc, et psychologie pour la Naturopathie rÃ©novÃ©e qui place le dÃ©sordre psycho-Ã©motionnel en tÃªte de liste des dÃ©sÃ©quilibres physiologiques qui en dÃ©coulent.<!--more--></p>
<p>La Naturopathie mise beaucoup sur l'auto-guÃ©rison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit Ãªtre suffisante. Dans le cas contraire, c'est Ã  la mÃ©decine (classique) de prendre en charge la personne. Le pÃ´le d'action principal du naturopathe est le drainage, tant "psycho-Ã©motionnel" que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulants dans le corps : sÃ©rum, sang et lymphe). En mai 2006, ce mÃ©tier comme beaucoup d'autres qui font appel aux mÃ©decines douces, n'est pas encore rÃ©glementÃ©, mais pas pour autant illÃ©gal, puisque son exercice est libre en France. En Australie, par exemple, la naturopathie, reconnue par l'Etat a sa propre Ã©cole. Le diplÃ´me s'obtient aprÃ¨s trois annÃ©es d'Ã©tudes et de nombreux mÃ©decins et naturopathes collaborent ensemble. La naturopathie intervient Ã  un moment prÃ©cis pour accompagner un traitement classique. Mais le vÃ©ritable champ d'action de la Naturopathie est la PrÃ©vention, par l'adoption d'un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une vÃ©ritable hygiÃ¨ne de vie, permettant ainsi Ã  'individu qui s'y exerce, de se maintenir Ã  un tel niveau de santÃ© que les dites "maladies" n'ont pas ou peu de prise sur sa personne. Ainsi, le Naturopathe n'intervient-il pas dans les troubles ou maladies graves.</p>
<p>L'OMS (Organisation Mondiale de la SantÃ© ) a dÃ©finie la santÃ© non pas comme une simple absence de maladies, mais comme une sensation de bien-Ãªtre, Ã  la fois physique et psychique . C'est cet objectif que la naturopathie tente d'atteindre par ses techniques et conseils.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Monophysisme]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=270</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:06:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=270</guid>
<description><![CDATA[Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au Ve siÃ¨cle dans les Ã©coles thÃ©ologiques]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le monophysisme est une doctrine christologique apparue au Ve siÃ¨cle dans les Ã©coles thÃ©ologiques de l'empire byzantin.<!--more--></p>
<p>Cette doctrine tente de rÃ©soudre les contradictions de la foi nicÃ©enne concernant la nature du Christ. La doctrine chrÃ©tienne s'est construite Ã  l'origine autour du symbole de NicÃ©e, c'est-Ã -dire la reconnaissance de la consubstantialitÃ© du PÃ¨re et du Fils, tout comme de la nature humaine du Christ. Les monophysites, en revanche, affirment que le Fils n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette derniÃ¨re ayant absorbÃ© sa nature humaine. Ils rejettent la nature humaine du Christ. En cela le monophysisme s'oppose au nestorianisme.</p>
<p>Cette doctrine a Ã©tÃ© condamnÃ©e comme hÃ©rÃ©tique lors du concile de ChalcÃ©doine en 451, tout comme la doctrine opposÃ©e. Selon ce concile, JÃ©sus-Christ est Ã  la fois vrai Dieu et vrai homme en Â« une seule personne et deux natures, sans confusion Â». MalgrÃ© cela, le monophysisme continue de se dÃ©velopper dans les provinces byzantines de Syrie et d'Ã‰gypte auprÃ¨s des populations coptes tout au long du VIe siÃ¨cle, jusqu'aux invasions perses puis arabes au tout dÃ©but du VIIe siÃ¨cle. Il fut Ã©galement responsable du premier schisme entre Rome et Constantinople en 484.</p>
<p>Le monophysisme n'est plus professÃ© aujourd'hui. Ã€ tort, les Ã‰glises prÃ©chalcÃ©doniennes (armÃ©nienne, syro-jacobite, copte, etc.) ont Ã©tÃ© cataloguÃ©es comme monophysites, quand en rÃ©alitÃ© elles sont orthodoxes miaphysites.citation nÃ©cessaire</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Miaphysisme]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=269</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:05:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les Ã‰glises des trois conciles sont qualifiÃ©es de miaphysiques car elles suivent ce que disait Cyr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les Ã‰glises des trois conciles sont qualifiÃ©es de miaphysiques car elles suivent ce que disait Cyrille Ã  propos de la nature du Christ.</p>
<p>Il soutenait que les deux natures (humaine et divine) coexistent sans quâ€™il y ait Ã©galitÃ© entre elles : Â« unique nature incarnÃ©e (mia physis) du Verbe de Dieu sans mÃ©lange et sans confusion Â». La nature est divine, lâ€™adjectif Â« incarnÃ© Â» dÃ©signe lâ€™HumanitÃ© que le Verbe Divin a fait sienne. On ne peut donc pas parler de monophysisme, cette derniÃ¨re doctrine niant toute partie humaine dans la nature du Christ.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mesure vÃ©dique du temps]]></title>
<link>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=268</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 07:04:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Era</dc:creator>
<guid>http://neoconscienceblog.wordpress.com/?p=268</guid>
<description><![CDATA[La mesure vÃ©dique du temps utilise les unitÃ©s dÃ©crites ci-dessous :
MÃ©trique sidÃ©rale
Un pranam]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La mesure vÃ©dique du temps utilise les unitÃ©s dÃ©crites ci-dessous :</p>
<div id="metrique-siderale" class="wiki_paragraph2">MÃ©trique sidÃ©rale</div>
<p>Un pranamu est l'intervalle normal de clignement d'Å“il chez l'homme, soit approximativement 4 secondes,<br />
un vighadiya vaut 6 pranamus, soit approximativement 24 secondes ;<br />
un ghadiya vaut 60 vighadiyas, soit approximativement 24 minutes ;<br />
un muhurta est Ã©gal Ã  2 ghadiyas, soit approximativement 48 minutes ;<br />
un nakshatra ahoratram ou jour sidÃ©ral Ã©quivaut Ã  30 muhurtas. (note : un jour commence Ã  l'aube et se termine au crÃ©puscule, pas Ã  minuit.)<br />
<!--more--></p>
<div id="petites-unites-de-temps-utilisees-dans-les-vedas" class="wiki_paragraph2">Petites unitÃ©s de temps utilisÃ©es dans les vedas</div>
<p>Un leekshakamu est le 60e d'un pranamu, ou le 15e d'une seconde,<br />
un lavamu est le 60e d'un leekshakamu, ou le 900Ã¨me d'une seconde,<br />
un renuvu est le 60e d'un lavamu, ou le 54 000Ã¨me d'une seconde,<br />
un truti est le 60e d'un renuvu, ou le temps qu'il faut Ã  une aiguille pour pÃ©nÃ©trer dans une feuille de lotus, ou le 3 240 000Ã¨me d'une seconde.</p>
<div id="metrique-lunaire" class="wiki_paragraph2">MÃ©trique lunaire</div>
<p>Le Tithi (Ã©crit parfois thithi) ou jour lunaire est dÃ©fini comme le temps nÃ©cessaire Ã  l'angle longitudinal entre la lune et le soleil pour augmenter de 12Â°. Les tithis commencent Ã  des heures variables du jour et ont une durÃ©e qui varie approximativement de 19 Ã  26 heures.<br />
Un paksa ou quinzaine lunaire se compose de 15 tithi' ;<br />
un masa ou mois lunaire (approximativement 29.5 jours) est divisÃ© en 2 paksas : celui entre la nouvelle lune et la pleine lune s'appelle gaura (le lumineux) ; celui entre la pleine lune et la nouvelle lune porte le nom de Krishna (le sombre)<br />
2 mois lunaires forment un Ruthu ;<br />
3 Ruthu composent 1 Aayanam ;<br />
2 Aayana donnent 1 annÃ©e.</p>
<div id="metrique-tropicale" class="wiki_paragraph2">MÃ©trique tropicale</div>
<p>un jamu vaut 7Â½ dhadiya ;<br />
8 jamu valent la moitiÃ© du jour (journÃ©e ou nuit)<br />
un ahoratram est un jour tropical (note : comme prÃ©cÃ©demment, un jour commence Ã  l'aube et se termine au crÃ©puscule, pas Ã  minuit.)<br />
Des annÃ©es sont groupÃ©es en yugas ou Ã¢ges :</p>
<p>Les diffÃ©rentes Ã¢ges d'un mahÃ¢yugaun cycle comprenant les quatre yuga ci-dessus est une mahÃ¢yuga (4 320 000 annÃ©es solaires) ;<br />
un manvantara se compose de 71 mahÃ¢yugas (306 720 000 annÃ©es solaires)<br />
aprÃ¨s chaque manvantara suit un Sandhi Kala d'une durÃ©e de 1 728 000 annÃ