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	<title>le-passe &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/le-passe/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "le-passe"</description>
	<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 12:59:10 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Le printemps, bientôt]]></title>
<link>http://alareik.wordpress.com/2008/03/03/le-printemps-bientot/</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 03:49:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>alareik</dc:creator>
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<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui il y avait une odeur de printemps dehors. Le soleil brillait, la neige fondait, le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui il y avait une odeur de printemps dehors. Le soleil brillait, la neige fondait, le vent soufflait.</p>
<p>Cela m'a rappellé quelqu'un. Elle s'appellait Julie, elle avait un manteau blanc et bleu, et j'étais complètement amoureux d'elle. Je me souviens surtout du printemps où nous faisions ensemble l'école buissonière. Vers la fin de l'heure du diner nous partions pour prendre une marche, et nous ne revenions qu'en fin d'après-midi. Je me souviens qu'à l'occasion nous marchions main dans la main; je peux encore sentir la chaleur de sa main à travers son petit gant rose bonbon.</p>
<p>Elle avait écrit nos noms entourés d'un grand coeur dans son coffre à crayons. J'avais écrit un poème anonyme sur la porte de son casier.</p>
<p>Elle était adorable, sensible, patiente. Je pense qu'elle a fixé pour moi l'essence même de la féminité. Je rêvais à elle, le jour, le soir, la nuit. J'étais heureux quand je manquais l'autobus, car je savais que je pourrais penser à elle plus longtemps en revenant chez moi à pieds. J'étais amoureux.</p>
<p>Ce genre d'histoire, ce genre de sensation, je ne les revivrai plus jamais. À cause du sexe. Le foutu sexe sale, qui vient toujours pointer le bout de son nez lorsque le corps chaud d'une fille se trouve un peu trop près du mien. Le romantisme innocent de ma jeune adolescence n'est pas mort; il s'est simplement converti en mise en situation, en introduction, en préliminaires.</p>
<p>Quand j'ai commencé à avoir une vie sexuelle active, j'adorais cette sensation de complicité qu'on partage avec une partenaire lorsqu'on retourne <i>dans le vrai monde</i> après une nuit de passion. Même une balade au centre commercial me semblait enivrante, avec les petits regards complices et les petits sourires coquins. Cette sensation m'échappe maintenant; trop de partenaires, trop de nuits de passion peut-être.</p>
<p>Qu'est-ce qui me reste? Un souvenir ici et là. Un peu de nostalgie lorsque ça sent le printemps.</p>
<p>Mais la vraie question, celle qui contient la clé de la sagesse... <i>Qu'est-ce que j'ai aujourd'hui que je serai triste d'avoir perdu plus tard? </i></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un fait vécu]]></title>
<link>http://alareik.wordpress.com/?p=23</link>
<pubDate>Sun, 10 Feb 2008 09:07:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>alareik</dc:creator>
<guid>http://alareik.fr.wordpress.com/2008/02/10/un-fait-vecu/</guid>
<description><![CDATA[Il y a de cela quelques années j&#8217;ai croisé une fille à plusieurs reprises dans un café. Bo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a de cela quelques années j'ai croisé une fille à plusieurs reprises dans un café. Bon, ce n'était pas complètement le fruit du hasard, dans la mesure où elle travaillait dans ce café. Et dans la mesure où je n'aurais probablement jamais remis les pieds dans ce café si elle n'avait pas fait partie du personnel. Parfois il faut aider le destin (c'est du moins ce que je me disais à l'époque).</p>
<p>Elle avait un charme très particulier. Séduisante, un peu insaisissable, un visage adorable avec juste la bonne dose de personnalité. Brunette tirant sur le roux, grande, avec des formes avantageuses et une capacité surprenante de mettre en valeur son parfum aux poires <em>Dans Un Jardin</em>. Je connaissais son nom (Caroline) et son horaire (mardi, jeudi, vendredi, toute la nuit) et j'étais amoureux. En quelque sorte.</p>
<p>Je lui avais donné un surnom: <em>La Déesse De La Nuit</em>. Lorsque je sortais d'une soirée sans intérêt dans un bar, j'allais souvent dans son café. La voir me donnait des ailes. Il m'arrivait même de faire des détours, la nuit, pour passer devant son café, dans l'espoir de la voir à travers la vitrine. Elle me hantait, m'obsédait. J'étais dévoré par un désir plus puissant que ce que j'avais pu éprouver jusque là. Quand j'étais en sa présence j'étais paralysé, quand je sortais du café je n'avais pas le temps de mettre le pied sur le trottoir qu'elle me manquait déjà.</p>
<p>Un jour, ou plutôt un soir, j'étais dans ma voiture à un feu rouge et je l'ai vue se diriger vers un arrêt d'autobus. Je l'avais perdue de vue un peu depuis quelques temps, mais en la revoyant mon coeur s'est mis à battre fort. Me laissant emporter par mon désir je me suis arrêté près d'elle et je lui ai demandé si elle préférait se faire conduire par un admirateur anonyme ou par un syndiqué de la STCUM. Elle a ri et elle est montée dans mon véhicule. Visiblement elle reconnaissait en moi le client peu imaginatif qui commandait toujours le même chocolat chaud avec crème fouettée.  </p>
<p>Nous avons passé la soirée ensemble. Une balade au Vieux Port, un baiser furtif au belvédère du Mont-Royal, un <em>slow </em>sensuel sur une musique imaginaire au parc Lafontaine, une fellation dans le gazon quelque part dans le parc Olympique... Une vraie carte postale montréalaise. Puis elle m'a proposée de passer la nuit chez elle, apparemment sa coloc ne serait pas là. Est-ce que j'avais vraiment le choix...</p>
<p><em>Fast forward</em>. Nous voilà dans sa chambre, nus, en pleine exploration passionnée de nos zones érogènes à la lueur de la chandelle. Soudain j'entends une porte s'ouvrir et se fermer, mais je suis concentré et le bruit me semble très éloigné. Ensuite j'entends un crissement, et tout ce qui me vient à l'esprit c'est un épisode de ma jeunesse quand nous attendions ma mère dans l'auto à la pluie battante, avec le tapage des gouttes d'eau sur le toit en métal et le petit gémissement irrégulier du manteau de cuir de mon frère contre le tissu des sièges. Un autre bruit, comme un petit remue-ménage dans un sac à dos; me voilà plongé dans ces souvenirs de camps scouts où le silence de la nuit était constamment percé par le bruit des fermetures-éclairs des sacs de couchage ou par le déchirement du cellophane enveloppant des biscuits Oreo.</p>
<p>Je comprends alors que nous sommes maintenant trois dans la chambre. Je ne vois pas clairement la troisième personne car elle se trouve de l'autre côté de la chandelle et j'ai la tête renversée, mais c'est une silhouette de femme, ce qui me soulage. La silhouette se rapproche, se penche vers moi. Je vois son visage, son expression amusée. Elle murmure quelque chose à mon oreille: <em>est-ce que je peux me joindre à vous</em>? Je ne réponds pas, l'étrangère sourit et commence à se déshabiller. Je me doute qu'il s'agit de la coloc.</p>
<p>Elle est nue mais elle ne se joint pas à nous, elle se contente de s'asseoir sur une chaise qu'elle a rapprochée du lit. Elle nous regarde sans parler. Au matin je me réveille et elle est collée contre moi. Je suis pris en sandwich entre <em>La Déesse De La Nuit</em> et l'étrangère. Je regarde l'heure. Bientôt 7h. J'ai terriblement soif mais je sais que si je me lève elles vont se réveiller. Je finis par m'endormir.</p>
<p>Un peu plus tard je suis encore à moitié endormi et j'ai l'impression de faire un rêve érotique. Après un long moment j'ouvre un oeil et je vois l'étrangère qui me fait une fellation. À un moment elle lève les yeux et s'aperçoit que je suis réveillé. Elle me demande si je veux du jus d'orange et sans attendre ma réponse elle sort de la chambre.</p>
<p>La Déesse dort encore. Dans la lumière du matin son visage est magnifique. Je regarde l'heure. Bientôt 10h. Je me dis que peu importe ce qui se passe ensuite, ça ne pourra que gâcher le moment.</p>
<p>Je me lève, je m'habille. Je sors de la chambre, aucune trace de l'étrangère. Peut-être qu'elle est allée dormir dans sa chambre. Je sors sans faire de bruit.</p>
<p>Dehors le vent est doux et le soleil brille.</p>
<h3>Épilogue</h3>
<p>Je ne suis jamais retourné au café. Je n'ai jamais revu La Déesse ou l'étrangère. Je n'ai jamais éprouvé autant de désir pour une autre fille.</p>
<p>Je n'ai jamais bu un autre chocolat chaud avec crème fouettée.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Confusion, confusion]]></title>
<link>http://alareik.wordpress.com/2007/12/30/confusion-confusion/</link>
<pubDate>Sun, 30 Dec 2007 05:15:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>alareik</dc:creator>
<guid>http://alareik.fr.wordpress.com/2007/12/30/confusion-confusion/</guid>
<description><![CDATA[Samedi soir, après minuit. Le passager clandestin essaie de prendre le contrôle depuis un bon mome]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Samedi soir, après minuit. Le passager clandestin essaie de prendre le contrôle depuis un bon moment mais je tiens le coup.</p>
<p>Ma théorie du temps: le présent ne m'appartient pas, il m'est prêté par celui que je serai dans le futur. Conséquemment, si je veux être satisfait de mon passé je dois exploiter mon présent du mieux que je peux. Donnez et vous recevrez, si on en croit les chrétiens.</p>
<p>Qu'est-ce que je remarque concernant mon passé? Beaucoup d'opportunités gâchées, beaucoup de portes laissées fermées, beaucoup de fuites par en avant. Mais à travers mes erreurs, mes abandons et mon inertie, une constante: je suis libre.</p>
<p>J'ai fait les pires conneries. Des choses complètement aberrantes vu de l'extérieur. Ma vie est le terreau le plus fertile qui soit, où l'idée la plus farfelue peut prendre racine et grandir très rapidement. Contraintes sociales? Contraintes familiales? Non applicables.</p>
<p>Il y a six mois j'étais à des milliers de kilomètres, pieds nus dans une chambre d'hôtel, une bouteille de jus d'orange à la main, loin de tous ceux que je connais, avec mon avenir tiré à pile ou face. Aujourd'hui je suis dans mon salon, à moitié séduit par le démon du matérialisme, l'esprit en jachère, le coeur en effervescence. Attendre. Dormir.</p>
<p>Je suis réaliste. Les chiffres s'additionnent dans ma tête, les dates se situent, les échéanciers se posent. Courir pour courir ne vaut pas mieux que rester immobile. Je dois concrétiser des choses, atteindre des objectifs, assumer des engagements avant de partir au soleil. Ma dernière escapade m'a permis de comprendre que la volonté ne suffit pas, il faut aussi les ressources et la méthode.</p>
<p>Je ne fais pas qu'attendre le train, je dois aussi travailler pour mériter mon ticket. Et je dois fermer les portes qui me hantent sinon je suis condamné à toujours revenir.</p>
<p>Dormir. Maintenant. Utiliser cette nuit dangereuse pour me reposer.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Comment un guichet automatique devient un aphrodisiaque]]></title>
<link>http://alareik.wordpress.com/2007/12/27/comment-un-guichet-automatique-devient-un-aphrodisiaque/</link>
<pubDate>Thu, 27 Dec 2007 08:44:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>alareik</dc:creator>
<guid>http://alareik.fr.wordpress.com/2007/12/27/comment-un-guichet-automatique-devient-un-aphrodisiaque/</guid>
<description><![CDATA[Juste avant ma cinquième année du primaire ma famille a déménagé. J&#8217;ai donc changé d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Juste avant ma cinquième année du primaire ma famille a déménagé. J'ai donc changé d'école. À ma nouvelle école j'ai fait la rencontre d'une fille, Caroline. Nous sommes devenus inséparables, passant nos soirées dans les balançoires de la cour d'école. Je me souviens aussi d'une fois où avec une bande d'amis nous avons passé la soirée dans le cabanon d'un voisin, à discuter dans la pénombre, nos visages à peine éclairés par une petite chandelle. C'est dans ce cabanon que j'ai eu mon premier vrai baiser.</p>
<p>Quelques temps plus tard la meilleure amie de Caroline, la très jolie Marie-Claude, m'a passé en cachette un petit message pendant la classe. C'était un de ces messages pliés comme seules les filles savaient le faire. Sur la feuille, juste une phrase: "Je te trouve gentil" avec un coeur. Étant très jolie et populaire, Marie-Claude était déjà "déniaisée" selon le terme en vigueur à l'époque; selon certaines rumeurs elle avait même déjà passé des soirées avec des garçons du secondaire (ooooh!). Le weekend suivant j'ai eu mon premier <em>french kiss</em>. Caroline a donc perdu sa meilleure amie et son petit copain du même coup. La vie est cruelle dans la cour d'école.</p>
<p>Pour une raison quelconque Marie-Claude était amie avec un dénommé Francis, un garçon un peu lent. Je pense qu'ils avaient de la famille en commun ou quelque chose du genre. À un moment je me suis retrouvé par hasard chez Francis, et j'ai été complètement renversé par sa collection de gadgets, incluant un Nintendo (ooooh!). Ses parents étaient divorcés et apparemment ils le couvraient de cadeaux comme tous les parents divorcés ayant un enfant unique.</p>
<p>Soudainement Francis et son Nintendo sont devenus le centre de mon univers. Je préférais passer du temps avec <em>Kid Icarus</em> ou <em>Megaman</em> plutôt qu'avec Marie-Claude. Je me souviens vaguement de la soirée où Marie-Claude et moi avons <em>cassé </em>(terme en vogue à l'époque), en face de la maison de ses parents. Je n'étais pas vraiment triste, car Francis venait d'avoir un nouveau jeu, <em>Link</em>, la suite de <em>Zelda</em>.</p>
<p>La mère de Francis était toujours présente et elle nous préparait de la limonade et des tartes au sucre. Elle venait souvent s'asseoir près de moi sur le sofa et elle mettait sa main sur ma cuisse, mine de rien. J'entrais alors dans la puberté, et c'était une belle femme, alors ce petit geste avait beaucoup d'effet sur moi. Je me souviens que je finissais souvent par mettre un coussin sur mes cuisses... Un petit coussin rouge en forme de coquillage. Ah, ce cher coussin...</p>
<p>Un jour, comme d'habitude j'avais mis le coussin sur mes cuisses, et soudain j'ai senti la main de la mère de Francis se poser directement sur mon intimité, sous l'oreiller, et commencer à me caresser. Avec le temps j'ai peut-être un souvenir imparfait de cet incident, mais je serais prêt à jurer qu'au moment précis où j'ai eu mon premier orgasme sous le coussin Francis venait d'entrer dans le <em>Warp Zone</em> dans <em>Mario Bros</em>, à quelques pieds de moi seulement. J'entends encore la petite musique ésotérique du Warp Zone...</p>
<p>Les séances de sofa ont duré tout l'été, à raison de trois ou quatre fois par semaine si je me souviens bien. Au début Francis trouvait bizarre que je me contente de le regarder jouer mais il ne s'est jamais douté de ce qui se passait sous le coussin. Puis un jour je suis arrivé et il n'était pas là. Sa mère m'a dit qu'il était parti chez son père plus tôt que prévu. Avec un sourire elle m'a pris par la main et elle m'a amené dans la cuisine, où elle m'a fait découvrir le sexe oral. Je me souviens de la grosse cuillère en bois accrochée sur le mur, et des petits bruits de gorge qui surviennent pendant une fellation.  C'était ma dernière visite chez Francis; l'école a bientôt recommencé et je me suis fait de nouveaux amis. Je n'ai jamais revu Francis ni sa mère.</p>
<p>Il y avait chez Francis une odeur particulière, un parfum rappelant un peu la lavande. Pour une raison inconnue cette odeur est très proche de celle du produit nettoyant qui est utilisé dans plusieurs guichets automatiques dans la région de Montréal. Chaque fois que je me rends au guichet automatique et que je me retrouve plongé dans cette odeur j'ai de drôles de sensations...</p>
<p><strong><em>En résumé:</em></strong> j'ai eu mes premières expériences sexuelles avec la mère d'un garçon avec lequel j'entretenais une relation bidon basée sur sa collection de jeux Nintendo, et avec lequel je suis entré en contact à travers ma deuxième copine, qui accessoirement était la meilleure amie de ma première copine avant de me connaitre; et je conserve de toute cette histoire une relation troublante avec les guichets automatiques. </p>
<p><em>Il doit y avoir matière à écrire une pièce de théâtre d'été là-dedans...</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bilan 2007]]></title>
<link>http://alareik.wordpress.com/2007/12/23/bilan-2007/</link>
<pubDate>Sun, 23 Dec 2007 17:16:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>alareik</dc:creator>
<guid>http://alareik.fr.wordpress.com/2007/12/23/bilan-2007/</guid>
<description><![CDATA[La fin de l&#8217;année approche. Bientôt les médias vont nous inonder de bilans et nous remâche]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La fin de l'année approche. Bientôt les médias vont nous inonder de bilans et nous remâcher les événements dont on a déjà trop entendu parler (Bouchard-Taylor, les ponts, la guerre au Liban, etc).</p>
<p>Personnellement j'ai aussi l'habitude de faire un bilan. Rien de compliqué; je ne garde pas de journal de bord, ni de notes personnelles. Ce que je fais plutôt, à chaque année, c'est me poser trois questions.</p>
<p><strong>Question #1: Dans 20 ans, est-ce que je vais être capable de me souvenir précisément de l'année 2007?</strong> En d'autres mots, est-ce que ma vie a été suffisamment mouvementée pour que je puisse facilement distinguer 2007 de 2006?</p>
<p>La réponse est oui. Mon parcours professionnel un peu particulier va me permettre de me souvenir de 2007. En prime j'ai fait un voyage intéressant auquel je songeais depuis plusieurs années.</p>
<p><strong>Question #2: Comment se compare ma situation au terme de l'année 2007 avec celle de l'an passé, d'il y a 5 ans et d'il y a 10 ans?</strong></p>
<p>Même réponse par rapport à l'année passée, à 2002 et à 1997: ma situation financière et professionnelle s'est améliorée significativement, et j'ai acquis de la maturité.</p>
<p>Il y a une chose qui a particulièrement changé depuis dix ans: je suis beaucoup plus réaliste. J'ai vécu ou été témoin de plusieurs drames. J'ai subi ou commis des injustices. Je me suis retrouvé dans des positions difficiles tout en étant complètement impuissant face à l'origine des problèmes. J'ai commis des erreurs graves qui prendront des années à réparer. Tout ça m'a permis de comprendre que la vie n'est pas un pique-nique, qu'il y a des conséquences aux gestes qu'on pose, que l'inaction peut avoir autant de conséquences que l'action et qu'il est impossible de tout contrôler.</p>
<p>Paradoxalement cette constatation m'amène à aimer la vie encore plus. J'apprécie mieux les bons moments, et j'accueille les moments difficiles avec philosophie, car je sais qu'aucune situation n'est permanente.</p>
<p><strong>Question #3: Si j'ai à choisir, est-ce que je préfère l'amour ou l'aventure? </strong>En d'autres mots: qu'est-ce que je considère prioritaire en ce moment, les relations intimes ou les projets personnels/professionnels stimulants?</p>
<p>Le choix est clair: l'aventure. Depuis les dix dernières années j'ai choisi l'aventure 8 fois, l'amour 2 fois.</p>
<p>Je me suis déjà demandé si je faisais ce choix par dépit ou en réaction avec une relation qui m'a fait mal il y a longtemps. Ma conclusion: c'est un choix réfléchi.</p>
<p>Je m'imagine une relation avec la femme idéale; je m'imagine la stabilité affective, la chaleur d'un foyer, la grasse matinée le dimanche, le bruit des enfants qui s'amusent avec des allumettes dans la cour... C'est très séduisant. Mais très vite d'autres images s'ajoutent: la maison en banlieue, les visites au Costco, la lasagne congelée, la tondeuse, le nous qui remplace le je, le poids insupportable de la routine, l'horreur de tout vivre à l'avance au rythme du prochain versement d'hypothèque, du prochain bulletin ou des prochaines vacances dont on connais déjà la date et la destination... Terrifiant. Tous ceux que je connais qui ont pris le virage familial me disent que c'est ce qui leur est arrivé de mieux dans la vie, mais je sens toujours une forme de rationalisation là-dedans.</p>
<p>De l'autre côté, je visualise l'ambiance frénétique des aéroports, le silence feutré des couloirs d'hôtels, la petite euphorie quand on quitte un emploi temporaire, la paix intérieure qu'apporte la totale indépendance... Et quel est le prix à payer? Ces quelques soirées froides d'hiver quand j'ai le vague à l'âme et que je sais qu'à ce moment précis il n'y a personne nulle part qui pense à moi. Le soir avant de Noël ou le jour de l'an quand il neige et que j'aurais envie de prendre une marche avec quelqu'un qui me connait vraiment. C'est comme la chanson de Renaud: <em>Ça fait p't'être mal au bide Mais c'est bon pour la gueule</em>.</p>
<p>Pour le moment je vais donc continuer à vivre chaque année comme si c'était ma dernière. On verra à la fin de 2008 si les choses sont différentes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[As I walked out my past!]]></title>
<link>http://elsekampf.wordpress.com/2007/10/28/as-i-walked-out-my-past/</link>
<pubDate>Sun, 28 Oct 2007 14:44:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>elsekampf</dc:creator>
<guid>http://elsekampf.fr.wordpress.com/2007/10/28/as-i-walked-out-my-past/</guid>
<description><![CDATA[As I walked out my past
Walking down Achrafieh
I heard a voice sing
“Lebanon has no ending” 
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span><font face="Times New Roman">As I walked out my past</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Walking down Achrafieh</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">I heard a voice sing</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">“Lebanon has no ending”</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">“I’ll love you, Dear, for ever,</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Till the north and the south meet,</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And El Awali jumps over the mount</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And set the cat among the pigeons.”</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span><span><font face="Times New Roman">“I’ll love you till the statue of Jesus Christ</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Shake hands with the Statue of Liberty</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And the masses ’castle drink at Jezzine waterfalls</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And Chatila forget her wrends and tragedy.</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">But all the lights of my body</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Began to whirr and chime</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">“Shame on you Lebanese</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">You cannot conquer secularity.”</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span><span><font face="Times New Roman">In wars, conflicts and worries</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Vaguely, hope leaks away.</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Plunge your face in the mirror</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And wonder what you’re missed</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">The bombs knock at the door,</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Treason sleeps in your bed, </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Death in your arak macerates</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Exodus on your forehead is fated.</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">That’s not my pigeon!</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">A lane to the land of Hebrews?</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">A path to the desert of Philistins?</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">A wall to the peace of Lebanon?</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">O’ look, look in the mirror</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">From the snow of Sannine Mountain</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">Cedars remain a blessing</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And your rebirth, a wish you can’t grant.</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">You should love each other</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">You should love your neighbours</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">In the deep water the Master has gone</font></span></p>
<p><span></span><span><font face="Times New Roman">And his fine words on the world ran on.</font></span><span><font face="Times New Roman"> </font></span></p>
<p><span></span><span style="font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';">I’ll love you dear, for ever!</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La rentrée]]></title>
<link>http://caracteriel.wordpress.com/2007/08/27/la-rentree/</link>
<pubDate>Mon, 27 Aug 2007 21:57:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>caracteriel</dc:creator>
<guid>http://caracteriel.fr.wordpress.com/2007/08/27/la-rentree/</guid>
<description><![CDATA[  Je suis bien content que mon frère ait apprécié sa rentrée des classes, du coup je deviens mé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>  Je suis bien content que mon frère ait apprécié sa rentrée des classes, du coup je deviens mélancolique. J'exhume de vieux souvenirs de ma rentrée au CE2. Ma mère m'avait fait porter un costard, chaussures vernies noires, chemise blanche et une cravate, je faisais ma rentrée dans une nouvelle école "La Doctrine Chrétienne". Elle voulait que je sois impécable et, je l'étais tellement que je fus le seul habillé en smoking. Pour moi c'était une grande année pleine d'amitié, j'avais pour ami Hery Johnson, David, Rémi Junglé, Damien;  des grandes rivalités qui se nommaient Jérome premier, Jérome second, Jacomo et d'un grand amour non partagé appelé Elodie Meyer. Je l'admirais, elle me paraissait tellement responsable contrairement à moi. Elle était diabétique et après chaque repas pris à la cantine, elle prélevait de son doigt une goutte de sang et mesurait à l'aide de son stylo autopiqueur son taux de glyquée. Je devais préssentir quelle genre de personne, j'étais et que je serai car s'il y a un défaut qui me caractérise c'est bien que desfois pour des raisons obscures (la paresse bien souvent...), je ne fais pas certaines choses que je devrais faire et ceci même si elles sont dans mon intêret. Cette année là, ma mère m'offrait la Nintendo Entertainement à Noël, je cherchais mes pairs de basket dans le placard pour sortir jouer dans la neige, sur l'étagère du haut, je constatai un paquet contenu dans un sachet, je pris une chaise pour l'atteindre, le paquet était emballé dans un papier cadeau, moi ni foi, ni âme, je défis le papier cadeau et là, stupeur et tremblement, c'était la Nintendo, j'allai la brancher. Après quelques parties, je la rangeai avant que ma mère ne revienne, j'avais gardé le manuel d'emploi du jeu <em>Super Mario Bros</em>, pour frimer auprès de mes amis du quartier. Le soir de Noël, elle m'avait fait croire que la console était déstinée à ma cousine alors je me mis à pleurer et finalement, elle réussit à me faire promettre d'être plus calme à l'école et elle me donna la console ainsi que d'autres jeux <em>Batman </em>et<em> Donkey Kong.</em> L'été qui suivi ce noël, j'allais au Sénégal pour la première fois tout seul. Au début de mon séjour, je pleurais pour revenir en France pour être prêt de ma mère, puis comme à cet âge là, tout passe et que je m'étais attaché à ma tante à qui je promettais de lui acheter un aéoroport, finalement, je passai de bonnes vanacances.</p>
<p>Je souhaite que cette année se passe aussi bien pour mon frère qu'elle se passa pour moi.</p>
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<title><![CDATA[Le présent]]></title>
<link>http://quisommesnous.wordpress.com/2007/08/26/le-present/</link>
<pubDate>Sun, 26 Aug 2007 13:15:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>pensamiento creativo</dc:creator>
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<description><![CDATA[
&#8220;Le passé, c&#8217;est de l&#8217;histoire ancienne, le futur, c&#8217;est un mystère, le m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a title="conversazioni-con-dio-vol-3-8k.jpg" href="http://quisommesnous.wordpress.com/files/2007/08/conversazioni-con-dio-vol-3-8k.jpg"><img src="http://quisommesnous.wordpress.com/files/2007/08/conversazioni-con-dio-vol-3-8k.jpg" alt="conversazioni-con-dio-vol-3-8k.jpg" /></a></p>
<p align="justify">"Le passé, c'est de l'histoire ancienne, le futur, c'est un mystère, le moment actuel est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle "présent".</p>
<p>"Conversation avec Dieu"  Neale Donald Walsh</p>
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<title><![CDATA[Je m'explique:]]></title>
<link>http://elsekampf.wordpress.com/2007/08/01/je-mexplique/</link>
<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 12:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>elsekampf</dc:creator>
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<description><![CDATA[C’est à la fois un cri de douleur,d’abord celui de ma naissance dans un pays fatalement toujour]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">C’est à la fois un cri de douleur,</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">d’abord celui de ma naissance dans un pays fatalement toujours en ruines,</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">la douleur de la guerre, de l’amputation de mon corps, de mes biens, de ma terre.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"> </span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"> </span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">Cette douleur que je transcris en poèmes, à lire comme des chants ou une prière<span>  </span>des absents,</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">n’est pas vécue comme une punition divine, mais un acharnement du sort où l’homme joue Dieu.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"> </span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">C’est une douleur aiguë,</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">celle d’une âme blessée, d’une mémoire éclatée, d’une matrie en déshérence. </span></p>
<p><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"><em>Souffrances, douleurs, avortements</em>, ponctuent<span>  </span>toujours et encore une tragédie inlassablement mise en scène dans un Liban fantoche.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"> </span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">Pour le goût du pouvoir,</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">des milliers de victimes fleurissent les tombes des vivants, et<span>  </span>se voilent de martyrologie. Que de deuils « Dolus », de douleurs.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"> </span></p>
<p><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';"></span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">Ce terme de « Yellowish » renvoie d’une part, à l’œuf, sur la table du Seder, dans la pâque juive ; Pessah. Cet œuf dur, à la face noircie, revêt un signe fort, symbolise la désolation, le sacrifice au Temple, le deuil, la vie avortée.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">D’autre part, il<span>  </span>reprend la couleur jaune ocre, l’odeur fétide<span>  </span>d’un vomi, d’un dégueulis d’œufs brouillés, d’une guerre putride.</span><span style="font-size:16pt;font-family:'Goudy Old Style';">Je veux malgré tout espérer<span>  </span>vivre.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>

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