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	<title>liban-dans-lhistoire &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "liban-dans-lhistoire"</description>
	<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 22:56:23 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Fayrouz : La grande dame de la chanson orientale]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=666</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 21:46:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Aujourd&#8217;hui Maroc)
Fayrouz est l’une des plus grandes vedettes de la chanson arabe, elle es]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Aujourd'hui Maroc)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/feyrouz.jpg"><img class="size-medium wp-image-667 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/feyrouz.jpg?w=210" alt="Feyrouz - Diva libanaise" width="94" height="132" /></a><strong>Fayrouz est l’une des plus grandes vedettes de la chanson arabe, elle est la plus célèbre chanteuse depuis la disparition d’Oum Kaltoum.</strong></p>
<p>Fayrouz, de son vrai nom Nouhad Haddad, est issue d’une  modeste famille, et passionnée très tôt pour le chant. Ses parents sont très pauvres pour s’offrir le luxe d’une radio. Alors elle passe la plus grande partie de son temps à écouter les chansons en collant ses oreilles au mur de la voisine qui a une radio.</p>
<p>Nouhad apprend vite les chansons qui la hantent et en interprète quelques unes à l’occasion des fêtes organisées par son école. C’est là qu’elle a séduit ses camarades. Fayrouz a débuté sa carrière musicale en 1947. Elle participait à la chorale de Mohamed Feleifel. Elle fut présentée à Halim Elroumi qui dirigeait la radio du Proche-Orient «Mahattat Ach-Chraq Alladna» créée en 1942 pour <!--more-->soutenir la politique des alliés dans les pays arabes. Halim Elroumi l’auditionna avec des chansons de Farid Al Atrach et Asmahan. Il lui ouvrit les portes de la radio et croyant en son avenir, il composa pour elle des chansons.</p>
<p>Halim Elroumi lui a trouvé un surnom Fayrouz, qui signifie «turquoise». Elle rencontre les deux frères Rahbani, qui étaient les compositeurs de la musique arabe classique. La turquoise s’est mariée en 1954 avec Aisa Al-Rahbani et a eu quatre enfants. Son mari et son frère Mansour prennent en charge sa carrière musicale en composant pour elle des chansons modernes. En 1955, Fayrouz a chanté «Nous retournons», c’est la première chanson dédiée à la Palestine. Cette chanson est reprise par la radio égyptienne «Saout-Al-Arab». Elle chante nom seulement le Liban mais aussi la Palestine, la Syrie, sans renier d’ailleurs ses origines chrétiennes qu’elle exprime dans un grand  nombre de chants religieux pour Pâques et Noël.</p>
<p>En 1956, Fayrouz a rencontré Oum Kaltoum et Mohamed Abdelwahab qui a écrit pour elle des chansons. Elle fait des tournées dans l’ensemble du monde arabe et aux Etats-Unis. Après la guerre  de six jours, la célèbre  diva a chanté «Oh Jérusalem». En 1957, elle a inauguré le festival de Baalbek où pour la première fois, elle a rencontré le public en plein air, sur des planches installées au pied des gigantesques colonnes du temple romain. Elle a remporté un tel triomphe qu’on la surnomme aussitôt la septième colonne. Fayrouz a chanté son pays après la guerre de 1982 : «Je t’aime, mon pays, le Liban». En 1994, Fayrouz a chanté devant un public enthousiaste de 400.000 personnes. Elle a chanté dans des films comme «La passion du Christ» de Mel Gibson, et dans une  quinzaine de pièce de théâtre.</p>
<p>Au-delà de sa voix exceptionnelle, Fayrouz est un symbole du Liban authentique, parce qu’elle est une figure reflétant son unité, car elle a contribué à son rayonnement artistique dans le monde. La jeune génération lui voue une  grande admiration et un respect immense.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Footballeurs d’origines libanaise dans l’histoire]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=648</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 19:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Sport Vox)
Le Liban, qui est pour certains la perle de l’orient ou encore la suisse de l’orient]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Sport Vox)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/foot_mondragon.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-649 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/foot_mondragon.jpg?w=300" alt="Football - Mondragon" width="108" height="108" /></a>Le Liban, qui est pour certains la perle de l’orient ou encore la suisse de l’orient, a connu une histoire difficile durant les siècles passés, et ces dernières décennies ont été mouvementés par beaucoup de tensions et de conflits. Ces problèmes ont empêché plusieurs évolutions et notamment au niveau du football. Et beaucoup de familles sont contraintes de quitter le pays et émigrer vers des lieux plus propices. Cet article sera amusant puisqu’il nous parlera de tous les joueurs d’origine libanaise qui ont réussi dans d’autres sélections, nous allons créer une sélection historique de tous ces joueurs.</p>
<p><strong>Gardien de but: Farid Aly MONDRAGON (Colombie)</strong></p>
<p><strong>Latéral gauche: BRANCO Claudio Ibrahim Vaz Leal (Brésil)</strong> - champion du monde 1994, champion du Portugal, champion du Brésil, Copa America 1989. 72 sélections 9 buts. Connu pour ses coups francs qui ont inspiré un certains Roberto Carlos.<!--more--></p>
<p style="text-align:center;">(Branco Claudio Ibrahim Vaz Leal - Pierre Issa - Roda Antar)<br />
<a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/foot_vaz_real.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-652" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/foot_vaz_real.jpg?w=150" alt="Football - BRANCO Claudio Ibrahim Vaz Leal" width="91" height="130" /></a><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/foot_pierre_issa.jpg"> <img class="alignnone size-medium wp-image-650" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/foot_pierre_issa.jpg?w=150" alt="Football - Pierre Issa" width="104" height="129" /> </a><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/foot_roda_antar.jpg"> </a><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/foot_roda_antar.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-651" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/foot_roda_antar.jpg?w=300" alt="Football - Roda Antar" width="122" height="121" /> </a></p>
<p><strong>Défenseur central: Youssef MOHAMAD (Liban)</strong> - titulaire indiscutable au FC Cologne en bundesliga.</p>
<p><strong>Défenseur central: Pierre ISSA (Afrique du sud)</strong> - 43 sélections, finaliste avec l’OM de la coupe UEFA 1999, champion du Liban, coupe du Liban, il a aussi jouer à Chelsea.</p>
<p><strong>Latéral droit : Tarek ELRICH (Australie)</strong> - international espoir prometteur.</p>
<p><strong>Milieu défensif : Claudio HUSAIN (Argentine)</strong> - 24 sélections, 1but. Champion d’Argentine, coupe intercontinentale, Copa Libertadores.</p>
<p><strong>Milieu gauche : Roda ANTAR (Liban)</strong> - titulaire indiscutable au FC Cologne en bundesliga, a joué environ 150 matchs en bundesliga et a mis une quarantaine de buts entre 2001 et 2008.</p>
<p><strong>Milieu offensif : Ahmad ELRICH (Australie)</strong> - 17 sélections, 5buts. Il a joué a Fulham en premier league notamment.</p>
<p><strong>Milieu offensif : Mario ZAGALLO (Brésil)</strong> - en tant que joueur:champ du monde 58 et 62, champion du brezil. en tant qu’entraineur: champion du monde 70, champion du brésil, coupe du brésil, copa america 97. En tant qu’entraineur adjoint: coupe du monde 1994.</p>
<p><strong>Attaquant : Charbel TOUMA (Suède)</strong> - international.</p>
<p><strong>Attaquant : Dario HUSAIN (Argentine)</strong> - international.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ehden! Tu te souviens?]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=626</link>
<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 21:47:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Tayyar.org - Extraits du livre de Georges Farshakh intitulé &#8220;Oum Farès&#8221;)
Ce jour là ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Tayyar.org - Extraits du livre de Georges Farshakh intitulé "Oum Farès")</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/ehden_massacre.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-627 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/ehden_massacre.jpg?w=249" alt="Massacre des Frangieh à Ehden - Les 31 tués" width="137" height="165" /></a><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/06/ehden_massacre_2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-628 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/06/ehden_massacre_2.jpg?w=192" alt="Tony Frangieh" width="105" height="165" /></a>Ce jour là de ce mois-là de cette fameuse année, le 13 juin 1978, alors qu’Israël se préparait à se retirer du sud et que le printemps prenait ses airs d’été dans nos montagnes, alors que l’arôme des genets, du thym et du myrte flottait dans l’air, que le patriarche Douwayhi et Youssef bey Karam couvraient Ehden de leur protection, des Maronites se sont infiltrés sur des chemins maronites, pour monter à l’assaut d’un fief maronite, en vue d’assassiner d’autres Maronites. A une heure qui restera éternellement gravée dans tous les esprits, ils ont ouvert le feu. Chaque Maronite en a été blessé.</p>
<p>Mensonge, hypocrisie, ineptie. Le parti a assassiné Tony Frangieh, a réussi à violer Ehden. Au nom de qui, de quoi, de quels principes ? Au service de quelle cause sacrée ?</p>
<p>Tony Frangieh dormait tranquillement dans sa maison, enlaçant sa fillette et sa femme, sûr de la protection de Douwayhi et de Karam. Quelqu’un était venu lui dire, la veille de l’opération, qu’il y a avait une grande agitation dans les parages, qu’il serait sage de descendre à Zghorta. Il a ri : « Ehden ? Personne ne vient à Ehden. Celui qui viendra à Ehden en traître le regrettera. »<!--more--></p>
<p>C’est lui qu’ils ont visé d’abord. La force la plus importante s’est dirigée vers le palais, tandis que d’autres se sont postées aux entrées de la ville. A quatre heures et demie ils ont lancé une bombe et des grenades sur le palais. Au même moment toutes les autres forces ont fait feu sur les axes menant au palais pour dissuader ceux qui essaieraient de leur porter secours. Malgré l’effet de surprise, la pluie de grenades et d’obus, l’homme a résisté. Il a pu toucher le commandant de cette opération de traîtrise. Lorsqu’il est tombé, parce qu’il fallait qu’il tombe afin que le malheur s’accomplissent, ils ont pris la maison d’assaut, ont achevé tous ceux qui se trouvaient là et ont sorti sur la place les corps de Tony, de Véra et de Jihane laissant le corps de la gouvernante Fadwa Barakat et celui du chauffeur Joseph Mansour à l’interieur.</p>
<p>Comment ont-ils pu toucher les corps et les traîner ? Tony, on comprend, c’était un chef politique et le métier a ses dangers. Véra on peut essayer de comprendre, c’était sa femme, elle partageait ces dangers. Mais Jihane ? La petite fille de trois ans ! Qui peut nous expliquer ? Où est l’explication ? Qui est volontaire pour nous la donner ?</p>
<p>Khalil Karam. Un jeune homme frais comme une branche de basilic. Il n’avait pas vingt ans. Etudiant a l’université. Il fait honneur au beau nom qu’il porte. Il a bondi hors de son lit quand il a entendu les premiers tirs, il s’est précipité en vêtements de nuit, voir ce qui se passait au palais. Ila l’ont abattu à la porte. Ils ont tué Sarkis Badawi Iskandar, 27 ans. Nabil Halim Frangieh, 24 ans. Antoine Youssef Finianos, 25 ans. Tony Boulos Frangieh, 23 ans. Des jeunes gens pleins de force et de santé. Leur seul crime était d’être des Maronites d’Ehden.</p>
<p>Je connais des Maronites qui seraient restés enfouis sous leurs couvertures, redoublant leurs ronflements, au bruit des balles et des bombes. D’autant qu’ils ne savaient pas qui était contre qui. Mais les Maronites d’Ehden, leur sang n’a fait qu’un tour. Dès le premier tir, ils étaient dehors. Les assaillants les ont tués devant la porte de leur demeure. Ils ont tué tout ce qui bougeait, de la fillette de trois ans à l’homme de quatre vingt dix ans. Qabalan Qabshi, quatre vingt dix ans, a été tué dans son lit. Halim Jaytani, 55 ans allait dans son verger de Bqoufa, tué. Badawi Shiab, 45 ans, s’était mis à courir depuis Kfar Sighab, ils l’ont tué au pont de Bou Trab d’une rafale. Ils ont tué Antoine Semaan Antoine Frangieh, 28 ans près de Dawalib.</p>
<p>Si tu avais vu le fils de Dahdah ! Il s’est levé comme un tigre blessé lorsqu’il a entendu les explosions venant d’Ehden. Il a pris son fusil cabossé pendant la guerre des deux ans et il a couru sur la route descendant d’Ehden vers Bayt Balis. Au carrefour, se trouvaient des voitures armées entourées de beaucoup d’hommes. Il leur a demandé de loin, en courant : « Qu’est ce qui se passe ? Qui êtes-vous ? Pourquoi tous ces tirs à Ehden ? » Ils ont crié : « Nous sommes le parti, jette ton arme. » Il s’est immobilisé. Le parti ? En une seconde, en moins d’un seconde, il a pensé : « que fait le parti ici avec tant de forces ? Pourquoi ce ton hostile ? Pourquoi jeter son arme, s’ils sont du parti ? » Il a crié : « Venez la prendre si vous êtes des hommes. » Puis, Il a fait demi-tour en courant.</p>
<p>Dahdah, l’intrépide ! Il a appelé son fils Mounir, 27 ans et sans discours et sans explication, ils ont coupé la route. Lorsque les voitures du parti se sont approchées, les deux Dahdah s’y sont opposés, se moquant du grand nombre, des armes lourdes et du parti. Les saints et les anges auraient décidé d’attaquer Ehden que le feu des Dahdah se serait déclenché sur eux. Ils ont empêché le convoi d’avancer pendant une heure entière, jusqu’à l’épuisement de leurs dernières munitions, jusqu'à ce qu’il ne leur reste plus une cartouche. Sa femme leur a crié de rentrer a la maison, lui et son fils, il lui a repliqué : « Il ne sera pas dit que les assaillants d’Ehden sont passés devant la maison de Mohsen Dahdah alors qu’il était encore en vie. » Ils l’ont tué, lui et son fils et ils ont poursuivi leur repli. […]</p>
<p>Les balles avaient à peine sifflé qu’un mince filet de sang s’est écoulé. Il est passé sous la porte de la chambre de Tony, a traversé le salon, est sorti dans la rue. Il a pris le plus court chemin, a tourné a droite, a tourné a gauche. Il a fait le tour du rond-point. Il a salué les deux lions, a obliqué sous Belmont et il a pris le chemin qui descendait. Il ne s’est pas arrêté à Ejbeh, ni à Aytou. Il a étonné les gens de Seb’el, il a failli sortir du chemin au virage de la croix. Il a fait un demi-tour sur lui même et a continué à descendre. On a essayé de l’arrêter à Karmsada en mettant des blindés sur son chemin, il est passé outre. On lui a tiré dessus des RPG, il a enflé. En vue de Bnachii, il a hésité un instant. Peut-être voulait-il que le sang qui avait coulé ici autrefois, mais pas de la main des maronites, l’accompagne. Il a traversé Kfar Fou et Arjess, s’est dépêché à Sahl ej-jedidé. Il s’est incliné devant l’église de Saint Même, à Kfar Hata, est arrivé au rond-point du palais de Zghorta. Il a fait un tour complet et a musardé dans les rues et les ruelles. Toutes les rues et toutes les ruelles. Puis il a pris la rue principale Assahat à son debut, depuis el-Tell, et l’a descendue pouce par pouce. Chez Abou Assaad, il a tourné à gauche. Trente mètres après, il a tourné à droite. Cinquante mètres plus loin il était sur l’esplanade de Notre-dame, qu’il a traversée d’un bond pour entrer à l’église par la porte interdite aux cavaliers. Personne n’a jamais su comment le mince filet de sang est parvenu à saisir la corde de la cloche. Personne n’a jamais su comment il s’est mis à sonner la cloche. […]</p>
<p>« Les cloches de Zghorta n’appellent pas à la prière, les cloches de Zghorta annoncent une opération de trahison. Des Hyènes d’une autre espèce attaquent la ville. Debout ! »</p>
<p>Ils ont écouté leur fierté et sont partis. Ils étaient dans un état second. Une attaque du parti sur Ehden ? Ce devait être un cauchemar ! Plus rien ne comptait. N’était ce pas ce que voulaient et ce qu’attendaient les auteurs de l’agression ? Ne comptaient-ils pas sur cette fougue instinctive qui agiterait toute la ville ? Les voitures ont commencé à affluer sur le chemin de Ehden dans le désordre.</p>
<p>La première voiture venait tout juste de prendre le virage de Karmsada, qu’un RPG et une pluie de balles se sont abattues sur elle. Elle a pris feu et est allée heurter le bord de la route. La deuxième voiture est arrivée à toute vitesse, un nouveau tir de RPG est parti avec des rafales de balles. La troisième voiture est arrivée. L’amour maronite couronné de lauriers l’a accueillie et il a tué tous ses occupants.</p>
<p>Où es-tu Abou Wakim ? Dépêche-toi sergent ! De toute ta vie, tu n’as jamais été en retard. Ce jour là non plus le sergent Tanos Yamin n’était pas en retard. Il était toujours en tête et menait ses hommes avec courage et sagesse. […]</p>
<p>Dans cette ambuscade, seul Abou Wakim est mort en combattant. Les autres: Tony Jarjas Frangieh, 30 ans, Semaan Frangieh 26 ans, son frère Sayed 23 ans, Youssef Frangieh 50 ans, son fils Antoine 24 ans, Moussa Raidi 37 ans, Shahid Iskandar 26 ans, Joseph Badawi Iskander frère de Sarkis 18 ans, Joseph Mikhail Maksissi 25 ans, Samir Tanos Ebchi 23 ans, sont morts dans les trois voitures qui été accueillies par le débordant amour maronite, a coups de RPG. […]</p>
<p>Le journaliste étranger est revenu avec la photo de Jihane, les noms et le nombre de balles dans le corps de chaque martyr. Je lui ai dit : « Nous pardonnerons, nous n’oublierons pas. Nous pardonnerons quand la justice aura suivi son cours, quand ils auront reconnu le crime, mais nous n’oublierons jamais pour que personne n’ose à nouveau une telle action. » […]</p>
<p>Quelle est la faute du [zghortiote]? Quelle est la faute de la mémoire et de celui qui se souvient ? Il puise dans ce qu’ont gravé temps et événements. Ils ont rempli cette mémoire des cadavres de la trahison et on lui demande de se souvenir. Puis on le blâme s’il ressort la trahison et les morts. On l’interroge, sur un ton de reproche, parfois même sur un ton d’ironie : «Pourquoi ne te souviens-tu pas comme se souviennent les autres ? Pourquoi veux-tu toujours te distinguer des autres ? » En effet, pourquoi ne pas se souvenir comme se souviennent les autres ? S’il s’étonne du ton de surprise et de reproche, on lui dit : « regarde El Tanzim, regarde El Hourras, regarde El Ahrar et son président, on leur a tué vingt fois plus qu’à Ehden et ils ne se souviennent pas. Mieux, ils fêtent avec eux le jour de « l’unification des fusils » et ils vivent mille fois mieux. Rien ne leur manque, ils font du commerce et gagnent de l’argent. Ils représentent les Maronites et encaissent le prix de la représentation. » C’est vrai pourquoi ? […]</p>
<p>Mais la mémoire est plus forte et plus obstinée. [Le zghortiote] demande a son tour : « pourquoi voulez-vous que je les égale en infidélité et en indécence ? Je ne réclame pas la vengeance, mais la justice. Je pardonne et n’oublierai pas afin que le crime ne se répète pas. Ils ont voulu, pour nous, un tombeau, il a été pour nous une aube. Je ne veux pas qu’une nouvelle fois, ils infligent des blessures à cette aube. Le soleil en assez de se lever dans le sang des innocents, et si nous n’y prenons garde, il va partir ailleurs, quelque part dans cet univers, ou la grâce de Dieu habite encore certaines âmes. »</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La guerre civile commémorée dans l’angoisse d’une récidive]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=367</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 17:54:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Article et historique par : RFI - Paul Khalifeh)
Les Libanais ont commémoré, dimanche, le 33e ann]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Article et historique par : RFI - Paul Khalifeh)</em></p>
<p><strong>Les Libanais ont commémoré, dimanche, le 33e anniversaire du déclenchement de la guerre civile, le 13 avril 1975. Ce triste rendez-vous intervient alors que la plus grave crise politique que traverse le pays depuis la fin des combats, en 1990, menace de dégénérer en conflit armé.</strong></p>
<p>« Les Libanais ne sont pas prêts à s’entretuer. Ils n’ont pas encore oublié les 150 000 morts, les centaines de milliers de blessés, les 17 000 disparus et le million de déplacés de la guerre civile ». Cette phrase, les Libanais l’ont entendu des centaines de fois, ces trois dernières années. Mais les réalités sur le terrain sont loin de confirmer ces propos rassurants. La crise politique se complique, l’exacerbation des tensions sectaires a atteint son apogée, les violences se multiplient et les partis politiques se réarment.</p>
<p>Consciente de la gravité de la situation, la société civile s’est mobilisée pour adresser un message fort à <!--more-->la classe politique dans l’espoir de la responsabiliser. La plus importante manifestation a été organisée, dimanche, sur l’ancienne ligne de démarcation qui coupait Beyrouth en deux, du temps de la guerre. La foule a parcouru les six kilomètres qui séparent l’église Saint-Michel, dans la banlieue sud de Beyrouth, de la Place des Martyrs, dans le centre-ville.</p>
<p>C’est près de cette église que sept partisans de l’opposition ont été tués, le 27 janvier dernier, lorsque l’armée a tiré dans la foule qui protestait contre les coupures sauvages du courant. C’est, par ailleurs, dans le centre-ville que l’opposition campe depuis le 1er décembre 2006 pour réclamer le départ du gouvernement de Fouad Siniora, appuyée par l’Arabie saoudite, l’Egypte et les pays occidentaux. Ce campement est installé à une cinquantaine de mètres de la tombe où repose la dépouille de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri.</p>
<p><strong>Déjà trop tard !</strong></p>
<p>La marche de dimanche ainsi que les autres activités organisées ces derniers temps ne réussiront probablement pas à initier une dynamique capable d’empêcher le Liban de glisser dans la violence. Les contradictions politiques sont très profondes entre la coalition du « 14 Mars » au pouvoir et l’opposition. Seul un compromis « historique » est susceptible de sortir le pays de la crise.</p>
<p>S’il fallait dater le début de la crise actuelle, le 14 février 2005, jour de l’assassinat de Rafic Hariri, serait un bon repère. Dès le lendemain de l’attentat, la famille de l’ancien Premier ministre, le chef druze Walid Joumblatt et des personnalités chrétiennes anti-syriennes accusent Damas de se tenir derrière l’assassinat. Appuyées par les Etats-Unis, la France et des pays arabes, ces forces politiques lancent un vaste mouvement populaire réclamant le départ de l’armée syrienne. Celle-ci quittera le Liban le 26 avril, après vingt-neuf ans de présence.<br />
<strong><br />
Recomposition du pouvoir</strong></p>
<p>Après le retrait des troupes de Bachar al-Assad, les «anti-syriens» – Rafic Hariri et Walid Joumblatt constituaient, pendant quinze ans, les principaux piliers du régime libanais allié de Damas- veulent recomposer le pouvoir. Washington et Paris les encouragent à tenir des législatives, organisées à la va-vite conformément à un découpage électoral imposé par l’ancien chef des SR syriens au Liban, le général Ghazi Kanaan. La décision du plus ancien opposant à la présence syrienne, le général Michel Aoun, de rentrer de son exil parisien pour participer au scrutin, mélange les cartes.</p>
<p>La famille Hariri, Walid Joumblatt, Amal et le Hezbollah, forment « l’alliance quadripartite », de laquelle est exclu Michel Aoun. Celui-ci fera cavalier seul et raflera la quasi-totalité des sièges (21) dans le Mont-Liban chrétien. Le tandem chiite remportera 35 sièges et la coalition du « 14 Mars » (Hariri, Joumblatt et des forces chrétiennes anti-syriennes de moindre importance) aura la part du lion. Avec 72 députés, elle s’assurera une majorité au Parlement, qui lui permettra de choisir le nouveau Premier ministre, Fouad Siniora, un proche lieutenant de Hariri. Dans le gouvernement, formé en juillet 2005, Amal et le Hezbollah se contentent de cinq portefeuilles seulement. Michel Aoun choisira de rester dans l’opposition.</p>
<p>Alors que les assassinats politiques se poursuivent, la confiance s’effrite au fil des mois entre le tandem chiite et ses partenaires au gouvernement. La création du tribunal international dans l’affaire Hariri fera éclater une première crise gouvernementale, le 12 décembre 2005. Le « 14 Mars » reproche au tandem chiite de vouloir empêcher la formation de ce tribunal pour protéger le régime syrien. Amal et le Hezbollah les soupçonnent de vouloir instrumentaliser, avec les Etats-Unis, ce tribunal pour régler des comptes avec leurs ennemis au Liban et en Syrie. Le cabinet est replâtré cinq semaines plus tard, mais la confiance n’y est plus.</p>
<p><strong>Nouvelles alliances</strong></p>
<p>A la surprise générale, Michel Aoun et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, signent, le 6 février 2006, un « document d’entente » dans la fameuse église Saint-Michel. Cet accord scelle une alliance entre les plus grandes formations chrétienne et chiite, et modifie le paysage politique d’une manière radicale.</p>
<p>De mars à juin 2006, les quatorze principaux leaders du pays se retrouvent dans le cadre d’un dialogue national. Ils s’entendent sur plusieurs points importants, mais la discussion sur la « stratégie de défense nationale », censée réguler l’armement du Hezbollah, traîne. Le dialogue est interrompu par la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah.</p>
<p>Après ce conflit, la crise entre dans une nouvelle phase. Le « 14 Mars » reproche au Hezbollah d’avoir entraîné le pays dans une guerre destructrice sans avoir consulté les autres Libanais. Le parti de Hassan Nasrallah accuse, de son côté, la coalition au pouvoir, d’avoir réclamé son désarmement en pleine guerre. Dans des cercles plus fermés, il accuse même certaines personnalités du « 14 Mars » d’avoir sollicité cette guerre israélienne pour se débarrasser de lui.</p>
<p>A peine la guerre terminée, le Hezbollah réclame la formation d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel l’opposition, qu’il dirige avec Michel Aoun, détiendrait une minorité de blocage. Une dernière tentative de dialogue initiée par le président du Parlement et chef du Mouvement Amal, Nabih Berry, échoue en novembre 2006, et les ministres chiites démissionnent.</p>
<p>Une fois de plus, c’est l’affaire du tribunal Hariri qui provoque l’étincelle. Le tandem chiite reproche du cabinet Siniroa d’avoir voté les statuts du tribunal sans consultations préalables avec lui. Le 1er et le 11 décembre, l’opposition organise des manifestations qui rassemblent plus d’un million de personnes pour réclamer le départ du gouvernement. Fouad Siniroa refuse de s’en aller. Depuis, l’opposition a planté des centaines de tentes à cinquante mètre du Grand Sérail, où se trouvent les bureaux du Premier ministre.</p>
<p>L’année 2007 commencera par de graves incidents qui font des morts et des blessés entre des partisans des deux bords. L’ancien président Emile Lahoud s’abstient de signer les statuts du tribunal et Nabih Berry refuse de convoquer la Chambre pour qu’ils y soient examinés. Ni les démarches de bons offices de la Ligue arabe, ni les rencontres interlibanaises de la Celle Saint-Cloud, organisées par la France (juillet 2007), ne dégageront un accord entre les protagonistes. La situation se complique avec les combats du camp palestinien de Nahr al-Bared (Liban-Nord) entre des intégristes sunnites et l’Armée libanaise (du 20 mai au 2 septembre : 400 morts).</p>
<p>A l’approche de la présidentielle, une vive polémique éclate sur le quorum nécessaire pour l’élection d’un successeur à Emile Lahoud. Le mandat se termine le 24 novembre 2007 sans entente, et le Liban se trouve, depuis, sans président de la République. Entre-temps, les assassinats se poursuivent et fauchent, en plus des députés, des officiers de l’armée et de la police. 2008 commence par de violents incidents. Les quartiers mixtes de Beyrouth (sunnites et chiites) seront le théâtre de sanglants affrontements.</p>
<p>Depuis novembre 2007, le Parlement a échoué à 18 reprises à élire un président de la République, bien que le « 14 Mars » et l’opposition se soient entendus sur le chef de l’armée, le général Michel Sleimane, comme candidat consensuel. Les Arabes interviennent de nouveau, début janvier, et proposent une initiative en trois points : l’élection immédiate de Michel Sleimane ; la formation immédiate d’un gouvernement d’union nationale, et l'élaboration d’une loi électorale juste. Les protagonistes libanais et leurs alliés arabes l’interprètent chacun à leur manière. Pour le « 14 Mars », appuyé par l’Arabie Saoudite et l’Egypte, la priorité va à l’élection du président. Pour l’opposition, soutenue par la Syrie et l’Iran, il faut appliquer simultanément les trois clauses.</p>
<p>La crise libanaise ne peut être séparée du bras de fer que se livrent Damas d’un côté, Riyad et le Caire de l’autre. Il a atteint son pic avec la décision de ces deux pays de baisser le niveau de leur participation au sommet arabe de Damas, les 29 et 30 mars. Le Liban, lui, a carrément boycotté la réunion.</p>
<p>C’est dans ce contexte que Nabih Berry a proposé, début avril, de relancer le dialogue national. Mais le « 14 Mars » a rejeté son invitation, qualifiée de « perte de temps ».</p>
<p>Si la crise n’est pas réglée d’ici quelques mois, la solution sera encore plus compliquée, en raison des législatives qui se tiennent au printemps 2009. L’élection d’un président et la formation d’un gouvernement d’union nationale seront, alors, un jeu d’enfant devant l’élaboration d’une loi électorale acceptée de tous.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Forces Libanaises]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 12:42:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>dodzi</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Libnanews - MF, journaliste volontaire)
En 1976, un an après le début de la guerre, les milices d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>(Libnanews - MF, journaliste volontaire)</i></p>
<p><b>En 1976, un an après le début de la guerre, les milices du Front Libanais (regroupant les partis du centre et de droite), autrement dit le conseil de sécurité (milice) kataëb de William Hawi (Parti Kataëb de cheikh Pierre Gemayel), des tigres de Dany Chamoun (noumour, Parti National Libéral de l’ancien président Camille Chamoun), marada de Tony Frangié (Courant Marada du président Sleiman Frangié), des gardiens du cèdre d’Etienne Sakr alias Abou Arz (Mouvement National Libanais) et tanzim de Fawzi Mahfouz alias Abou Roy (Mouvement de la Résistance Libanaise) s’entendirent pour former le Conseil de Commandement des Forces Libanaises afin de coordonner leur action.</b><!--more--></p>
<p>Malgré cela, le manque de coordination entre ces milices provoqua la mort de plusieurs combattants au camp palestinien de Tel el-Zaatar. William Hawi réussit à établir une meilleure coordination qui permit aux milices du Front Libanais (et les quelques miliciens de Maroun Khoury alias Bach Maroun issus du Bloc National de Raymond Eddé, fils aîné de l’ancien président Emile Eddé) de remporter la bataille dans laquelle il tomba en martyr.</p>
<p>Bachir Gemayel, fils de cheikh Pierre Gemayel, chef des Amis Kataëb et des Dirty Dozen issus des Bejin ou « BG »), prit la suite de William Hawi à la tête de la milice kataëb et du Conseil de Commandement des Forces Libanaises. Dès 1977, les Forces Libanaises (FL) devaient être une structure d’unification mais elles restèrent un organisme de coordination. En effet, les problèmes entre kataëb et marada (appuyés par la Syrie de Hafez el-Assad) et entre kataëb et noumour (appuyés par le second bureau de l’armée libanaise dirigé par Johnny Abdo) ne cessèrent pas mais au contraire, s’intensifièrent. Si le coup d’Ehden (1978) réalisé par les kataëb avait provoqué la mort de Tony Frangié et le départ du Courant Marada du Front Libanais, l’opération Safra (1980) contre les noumour permit à Bachir Gemayel d’unir le « fusil chrétien » par l’intégration de toutes les milices dans un seul corps homogène, les FL et de faire soumettre ses deux rivaux : Dany Chamoun (lequel s’exila) et son frère Amine Gemayel (qui dirigeait une unité kataëb jouissant d’une autonomie au Metn-Nord).</p>
<p class="MsoNormal">La structure des Forces Libanaises était calquée sur celle de l’armée libanaise pour une meilleure organisation de la Résistance contre les organisations palestiniennes et leurs alliés libanais et contre l’armée syrienne. Les FL étaient organisées ainsi : d’une part, le Conseil de Commandement avec son président, son vice-président et son secrétaire-général et d’autre part, la milice avec son commandant en chef, son chef d’état-major, ses vices-chefs d’état-major, ses chefs de premier (effectifs et entraînements), second (renseignements), troisième (opérations et logistiques), quatrième (intendance) et cinquième (opérations et logistiques) bureaux auxquels s’ajoutaient la puissante Sûreté générale FL et la police FL.</p>
<p class="MsoNormal">Sur le volet politique, tout en restant loyal au Front Libanais et aux partis le composant, les Forces Libanaises, de par l’appui populaire dont elles jouirent, représentaient dans les esprits, un mouvement révolutionnaire voulant s’affirmer sur la scène politique dont l’accès était verrouillé par le système clientéliste mis en place par les notables des différentes communautés. Le Parti Kataëb et son chef suprême, cheikh Pierre Gemayel avaient forcé leur accès mais avaient fini par ressembler à ceux qu’ils dénonçaient… Ainsi, les FL attirèrent nombre d’intellectuels, parmi lesquels Charles Malek, Sélim Jahel, Sélim Abou, Joseph Maila, Antoine Najem, etc. Si bien que Bachir Gemayel créa le groupe gamma chargé d’élaborer son projet présidentiel et de trouver des solutions réelles aux problèmes du Liban et des libanais.</p>
<p>Après l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, Fady Frem et Fouad Abou Nader furent respectivement élus commandant en chef (et président du Conseil de Commandement) et chef d’état-major des FL. Mais l’assassinat de Bachir Gemayel, l’élection d’Amine Gemayel à la présidence de la République et le retrait israélien entraînant le retour en force de la Syrie et la guerre de la montagne ébranlèrent les FL. En 1984, Fouad Abou Nader fut élu commandant en chef des FL et président du Conseil de Commandement des FL.</p>
<p class="MsoNormal">Bien que jouissant d’une popularité inégalée depuis Bachir Gemayel en raison du courage qu’il avait montré sur les fronts, Fouad Abou Nader fit face à une « intifada » emmenée principalement par Elie Hobeika (chef de la Sûreté générale FL) et Samir Geagea (à la tête des révolutionnaires du nord) et appuyée par différentes personnalités (Michel Murr et Karim Pakradouni) et forces (la Syrie et Israël) et surtout par leurs ambitions et intérêts personnels. La veille de l’intifada, Fouad Abou Nader réunit les responsables des FL lui étant fidèles. Ayant l’appui de la majorité des combattants et disposant de l’essentiel du matériel, la majorité des responsables lui conseilla de mater l’intifada. Mais le commandant en chef des FL trancha en ces termes : « quand je vais présenter mes condoléances à la famille d’un martyr en tant que chef des Forces Libanaises, je me sens mal et pourtant leurs fils s’est sacrifié pour la plus noble des causes. Que voulez-vous que j’aille dire demain à toutes ces mères ? Comment leur expliquer le martyre de leurs enfants ? Juste pour que je reste à mon poste de chef des FL ? ».</p>
<p class="MsoNormal">Suite à l’intifada baptisée « mouvement de la décision chrétienne », un comité d’urgence fut créé. Il élit Samir Geagea chef d’état-major des FL et décida que deux instances composeraient les FL jusqu’aux élections au sein des FL fin septembre 1986 : l’une représentative des partis (le conseil de commandement) et l’autre exécutive (le comité exécutif). Ces deux instances devant s’unifier au sein d’un seul et même conseil de commandement, en base du caractère électoral de l’institution. Deux mois plus tard, Elie Hobeika se fit élire à la tête du Comité Exécutif et annonça la dissolution du Conseil de Commandement et l’éviction de Fouad Abou Nader du poste de commandant en chef des FL. Toutefois, le Parti Kataëb posa son « veto» (droit accordé au Parti Kataëb et au Parti National Libéral) à cette décision jugée « illégale »: Fouad Abou Nader resterait commandant en chef et président du conseil de commandement des Forces Libanaises.</p>
<p class="MsoNormal">Elie Hobeika opta pour des négociations directes avec la Syrie lesquelles aboutirent à l’« accord tripartite » largement rejeté par le « camp chrétien ». Samir Geagea et le président Amine Gemayel en profitèrent pour faire une intifada contre Elie Hobeika qui fut chassé de l’Est (régions libres, essentiellement chrétiennes). Samir Geagea s’empara alors, sans élection, de la tête du Comité Exécutif des FL.</p>
<p class="MsoNormal">Craignant une victoire de Fouad Abou Nader aux élections de septembre et décidé à ce que celles-ci ne se déroulent donc pas, Samir Geagea opéra une réorganisation des FL en vue d’en faire à la fois une armée régulière et sa milice personnelle. Les mécontents réagirent en août 1986. Le lendemain, pressé par Amine Gemayel qui le menaça de donner l’ordre au général Michel Aoun de faire intervenir l’armée Libanaise, Fouad Abou Nader dut stopper la « mutinerie » qui avait repris le contrôle total (excepté la tanière où se cachait le Hakim) des « régions FL ». Refusant tout affrontement avec l’armée Libanaise, Fouad Abou Nader partit chercher lui-même Samir Geagea terré dans sa tanière et l’emmena à la réunion organisée par Georges Saadé, chef du Parti Kataëb, pour en arriver à une paix des braves. Alors qu’il se rendait à Dora après la réunion, Fouad tomba dans un guet-apens organisé par Nader Sukkar, le chef de la Sûreté générale de Samir Geagea. De leur côté, Amine Gemayel et Samir Geagea s’entendirent pour étouffer médiatiquement ces événements.</p>
<p class="MsoNormal"> Fin septembre 1986, Elie Hobeika lança une large opération. L’incursion fût financée par Michel Murr. L’opération fût présentée par Samir Geagea comme une tentative d’invasion des « régions libres » par les alliés de la Syrie. Amine Gemayel ordonna au général Michel Aoun de faire intervenir l’armée. Les maghawir (commandos) de l’armée se déployèrent à Achrafiyeh et l’officier Farès Ziadé contint les miliciens aux ordres d’Elie Hobeika. Le pilonnage par l’armée et les confrontations entre les miliciens de HK et ceux du Hakim firent plusieurs morts. La répression de Samir Geagea fût terrible : une centaine de morts et de blessés. Elie Hobeika s’inclina. Il créa le Parti Waad. Les élections au sein des FL ne s’effectuèrent jamais.</p>
<p class="MsoNormal">Condamnant les affrontements avec l’armée libanaise en 1990, Fouad Abou Nader demanda aux Forces Libanaises de « diriger leurs fusils contre ceux qui représentent le vrai danger et à supprimer les barrages artificiels érigés à l’intérieur des zones Est pour affronter ensemble le danger extérieur qui nous menace à tous ». Les anciens du tanzim formèrent le Bureau Central de la Coordination Nationale (BCCN) pour organiser la mobilisation populaire contre l’accord de Taef et pour la libération du Liban. Dany Chamoun annonça le retrait du Parti National Libéral du conseil de commandement des Forces Libanaises et la création du nouveau Front Libanais. Le chef du Mouvement National Libanais, Etienne Sakr, le rejoignit. Les régions libres tombèrent entre les mains syriennes le 13 octobre 1990.</p>
<p class="MsoNormal">En acceptant Taef, Samir Geagea cherchait à se débarrasser de Michel Aoun et à se faire une place dans le club des notables.</p>
<p class="MsoNormal">Les FL désarmèrent. En 1991, l’ancien général Fouad Malek qui commandait l’état-major de la milice de Samir Geagea forma le Parti des Forces Libanaises. Après sa défaite contre Georges Saadé aux élections au sein du Parti Kataëb en 1992, Samir Geagea rejoignit les rangs de ce nouveau parti dont les membres lui étaient alors tous acquis.</p>
<p class="MsoNormal">Après son arrestation en 1994, le parti fut interdit et dissout officiellement. Son épouse, Sethrida Geagea, devint sa représentante. Ghassan Touma, Tony Obeid et Raji Abdo ainsi que Pierre Rizk alias Akram s’exilèrent. Quant à Nader Sukkar et Emile Rahmé (fondateur du Parti Tadamoun), ils se rallièrent au régime libanais pro-syrien. Bien que la licence du parti appartienne au comité fondateur dirigé par Fouad Malek (un temps emprisonné avant de se rallier au régime libanais pro-syrien), elle fut attribuée à Samir Geagea en 2005 après le départ des syriens et sa libération. Il en devint, sans élection, le président du comité exécutif… Georges Adwane qui avait créé le Parti du Tanzim après son eviction fin 1976 du Mouvement de la Résistance Libanaise et de la milice du Tanzim et qui était resté en retrait durant les quinze ans d’occupation syrienne, en devint le vice-président. L’absence de toute démocratie interne provoqua le départ définitif de la ligue de Saint-Elige dirigée par Elias Howayek et Fadi Chamati, du groupe de Hanna Atik alias Hanoun, ancien chef du Saddem, une unité d’élite des FL et d’autres personnalités comme Touffic Hindi, Jean Aziz et Selman Samaha. D’autre part, le magazine al-Massira et Antoine Najem ainsi que Joseph Jbeily se distancièrent du « Hakim ». Enfin, d’après certaines informations, Elie Baraghid qui dirigeait l’Institut du Liban, le paravent français du Parti des Forces Libanaises avant son retour définitif au Liban en 2006, serait le chef de la Sûreté générale de Samir Geagea soupçonné d’avoir (re)formé une milice.</p>
<p class="MsoNormal">En 2007, Fouad Abou Nader forma avec d’autres compagnons de Bachir Gemayel, le Front de la Liberté (FL, comme « Forces Libanaises ») en référence à l’appellation initiale du Front Libanais : « Front de la liberté et de l’homme ». Ce nouveau front a pour ambition de tourner définitivement la page d’une scène politique verrouillée par des notables empêchant l’accès aux nouvelles générations, aux non-féodaux et aux forces contestataires du statu quo et de permettre à la société civile d’émerger afin de bâtir le Liban de demain. Ainsi, le Front de la Liberté organise des conventions thématiques pour trouver de véritables solutions pour régler les problèmes du Liban et des libanais et ambitionne de représenter la majorité dite silencieuse des libanais opposée au système clientéliste.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[La capitale repose sur un sous-sol gorgé d’histoire]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Sun, 10 Feb 2008 13:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[Beyrouth révèle ses trésors enfouis depuis des millénaires
(L&#8217;orient le jour - May Makarem]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h1><span class="articleheadline"><span style="font-size:12pt;font-family:'Times New Roman';"><b>Beyrouth révèle ses trésors enfouis depuis des millénaires</b></span></span></h1>
<p><i>(L'orient le jour - May Makarem) </i></p>
<p><a href="void(0)" id="file-link-154" title="Fouilles archéologiques à Beyrouth" class="file-link image"><img src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/02/archeologie.thumbnail.jpg" alt="Fouilles archéologiques à Beyrouth" align="left" /></a>Au cours d’une conférence organisée par les Amis du musée de l’Université américaine de Beyrouth, Assaad Seif, directeur et coordinateur des fouilles archéologiques à la Direction générale des antiquités (DGA), a communiqué les résultats des opérations entreprises, depuis 2005, à Beyrouth. La conférence, ponctuée d’une centaine de photographies, a dévoilé d’une part l’étendue de la nécropole romaine de Beyrouth et d’autre part la mise au jour in situ pour la première fois dans le sud de Beyrouth d’installations romaines et d’outils préhistoriques datant de 200 000 ans avant J-C. Par ailleurs, les explorations menées à Achrafieh, rue Ghandour el-Saad, ont livré des pièces archéologiques rarissimes : une Victoire assise sur un trône déclinée en huit exemplaires dans le monde ; une bouteille en forme de pomme de pin dont on ne connaît que six spécimens provenant de sites européens et un vase en verre soufflé rubané considéré jusqu’à aujourd’hui comme unique en Orient. Et à Gemmayzé, l’important complexe cultuel romain n’en finit pas de se dévoiler.<!--more--></p>
<p>Les projets immobiliers et les travaux de transport urbain entrepris dans les différents secteurs de la capitale ont permis à la DGA d’intervenir pour effectuer des fouilles à Minet el-Hosn, Zokak el-Blatt, Mreijeh, Ghobeiry, la place du Musée, Adlieh, Achrafieh, Badaoui, Gemmayzé, et d’engranger une moisson de découvertes qui vont permettre de décrypter l’environnement dans lequel l’homme vivait autrefois. Les opérations sont menées en coopération avec les archéologues de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), de l’Université libanaise (UL), de l’Université Saint-Joseph (USJ) et de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK).<br />
À Mreijé, la découverte, par l’archéologue rattaché à la DGA, Hisham Sayegh, d’un matériel archéologique datant du deuxième siècle après J-C « nous donne pour la première fois un indice de la présence d’installations romaines dans le secteur sud-est de Beyrouth », a indiqué le conférencier, ajoutant que les sondages réalisés à Ghobeiry ont aussi livré des informations importantes sur la stratigraphie de la région connue par les préhistoriens comme « les sables rouges de Beyrouth». « Un programme d’intervention géoarchéologique en cours de préparation » permettra à la DGA de pousser ses recherches sur le passé lointain. « Nous allons pouvoir entreprendre, pour la première fois dans ce secteur, une fouille stratigraphique et dater les couches archéologiques, grâce à la découverture in situ d’outils préhistoriques », raconte Assaad Seif, ajoutant que selon l’expertise du Dr Yazbeck, la date de ces outils se situe dans une fourchette chronologique de 200 000 à 40 000 ans avant J-C. La « surprise » a été également la découverte, sous les couches préhistoriques, d’un type de rocher identifié par le géologue et sédimentologue Fadi Nader, comme du « sable endurci ». « À l’origine les lieux étaient une plage puis l’eau est montée d’à peu près cinq mètres à six mètres provoquant un phénomène d’endurcissement du sable. Dans une phase ultérieure, le reflux de la mer a fait apparaître un environnement marécageux et a exposé à l’air et aux intempéries ce rocher de sable cimenté. Par la suite, l’ensablement progressif formé par le vent et l’accumulation des sédiments a été suivi par une pédogenèse qui a transformé le site en un sol fertile, attirant la faune et amenant des activités humaines, comme la cueillette et la chasse », a expliqué M. Seif.</p>
<p><b>700 000 ans avant J-C</b><br />
Présentant les analyses micr-morphologiques qui vont permettre d’étudier les phénomènes de déposition et de formation du site exploré, Assaad Seif a fait observer que depuis 700 000 ans et jusqu’à l’époque contemporaine, le rivage a été caractérisé par cinq transgressions (ou variations du niveau de la mer) dites « Zakrounien » (700 000 ans à 600 000 ans), « Jbeilien I » (400 000 ans), « Jbeilien II » (il y a 300 000 ans), « Pré-Enféen » (vers 150 000 ans avant J-C, à la période où l’homme a taillé ses outils) et « Enféen ». Pour schématiser, on peut dire qu’il y a 300 000 ans Ghobeiry était sous l’eau. Vers 300 000 et 150 000 ans, la région est devenue une zone lagunaire marécageuse où les agents biologiques ont transformé les sédiments en un sol fertile. Asséchée aux alentours de 150 000 ans, elle connaîtra une activité similaire à celle des régions désertiques. « Notre site de prospection se situe dans une frange de 200 0000 à 150 000 ans avant 1950 de notre ère », a dit le conférencier, soulignant que l’exploration s’est déroulée dans un périmètre de 20 mètres de large sur 10 mètres de long, « le tiers de la zone qu’on va fouiller d’ici à quelque mois ».</p>
<p><b>L’âge du bronze à Adlieh</b><br />
Les investigations géomorphologiques se poursuivent également dans le secteur de Adlieh (Palais de justice) où les archéologues ont déterré des vestiges préhistoriques et des habitations de l’âge du bronze ancien I, mais aussi près du stade de Chayla, sur le site du futur campus de l’Université Saint-Joseph dont le sous-sol antique recèle du Kébarien géométrique datant du 17 350 à 14 650 avant notre ère. Cette période est caractérisée par l’abondance de microlithes, très fines et minuscules lames de pierres, tranchantes comme des rasoirs, difficiles à repérer, et utilisées pour tailler les os des cervidés et fabriquer les outils des chasseurs. « La découverte de cette pierre est le premier témoignage de la présence, à Beyrouth, des derniers groupes de chasseurs », a signalé le directeur des fouilles. De même, un microlithe de la phase du Nautoufien a été exhumé dans son milieu naturel : « Nous en avons une collection, mais cette pièce est une des rares trouvailles in situ, a-t-il poursuivi, ajoutant que la DGA et l’USJ conjuguent leurs efforts en vue de pousser plus avant les recherches pour accumuler toute la documentation scientifique.<br />
Toujours sur le chantier de l’USJ, plusieurs types d’inhumations datant de diverses phases montrent que la nécropole romaine a été utilisée durant une longue période. À 200 mètres de là, le cimetière de Ras el-Nabeh témoigne, d’ailleurs, de la permanence de l’utilisation du site comme lieu funéraire, a fait observer Assaad Seif. La nécropole s’étend à Zokak el-Blatt, à Rmeil et à Saint-Nicolas où les experts ont mis au jour une construction dotée d’un escalier menant à une salle carrée comportant des loculis (espaces destinés à recevoir les sarcophages). Dans une des tombes, « s’agissant probablement d’un cas de paludisme », les archéologues ont trouvé de la chaux. À la rue du Liban, outre la pièce de monnaie retrouvée à côté d’un squelette, permettant au défunt de payer la traversée du fleuve Styx qui sépare le monde des vivants de celui des morts, c’est la découverte d’un reste de tissu, conservé grâce à des conditions microclimatique, qui intéresse particulièrement les spécialistes.</p>
<p><b>Rue Ghandour el-Saad</b><br />
Mais le clou du spectacle reste du côté de la rue Ghandour el-Saad où des dizaines de sarcophages datant du 1er, 2e et 3e siècles de notre ère, ont été exhumés jusqu’à ce jour. Une tombe enfermait notamment les reliquats des effets personnels du mort, qui avaient été déposés à ses pieds, et qui ont été étudiés par la spécialiste Nada Kallas. Le lot comporte 200 pièces d’objets de verre, de céramique, de miroirs en bronze et d’objets divers dont une victoire assise sur un trône (huit exemplaires dans le monde et unique dans une fouille stratifiée, selon Assaad Seif) ; une bouteille en forme de pomme de pin datant du 1er siècle (six exemplaires provenant de sites européens) ; un verre soufflé rubanné du 1er siècle (unique exemplaire en Orient) et des balsamaires millifiorés (2e siècle). « Ces objets vont nous permettre de pousser nos recherches sur les ateliers qui les ont fabriqués », a dit Assaad Seif.<br />
Des appliques en plomb représentant des « figures » ont été également retrouvées sur le site. Elles proviennent des cercueils en bois largement usités au 1er siècle. Un changement de tradition est ensuite survenu avec l’utilisation de la terre cuite et de la pierre, et plus tardivement, vers le IIIe siècle, le plomb. Selon les estimations des experts qui travaillent sur le terrain depuis six mois, quelque 300 sarcophages pourraient être exhumés. L’ensemble des sites funéraires d’Achrafieh, de Gemmayzé et de Zokak el-Blatt apporte une somme de connaissance sur les modes d’inhumation et sur la typologie funéraire de la nécropole romaine de Beyrouth.<br />
Parallèlement aux opérations menées à la rue Ghandour el-Saad, les archéologues continuent d’explorer le terrain de Joseph Moawad, rue Maroun Naccache, à Gemmayzé. Les excavations qui ont dévoilé les strates superposées de la période médiévale, romaine, hellénistique, ainsi que des céramiques datant de la fin de l’âge du fer, ont mis au jour le premier complexe cultuel découvert en dehors du centre-ville (place de l’Étoile et Lazarieh). Il est doté de dallages en marbre, d’un sol en opus picatum, d’habitude utilisé à l’intérieur d’un temple, de mosaïques, de colonnes de marbre et de granite et de quatre autels, dont deux couverts d’inscriptions : l’une dédiée à la triade héliotropine, Jupiter-Vénus-Mercure, l’autre à la déesse marine Leucothéa, fille de Cadmos. La construction a été malheureusement pillée dans l’Antiquité, « une partie des fondations et des dallages en marbre sont dans un état très détérioré », a indiqué le conférencier, ajoutant qu’au cours de la première moitié du 1er siècle, les lieux ont été transformés en zone industrielle. « Les déchets récupérés sur le site, comme le verre et le bronze, sont actuellement sous étude au laboratoire de la DGA ». Le complexe cultuel semble avoir une structure tentaculaire allant au-delà du terrain Moawad jusqu’au parking du central où les fouilles ont mis au jour la continuité du mur du complexe, de la mosaïque et de l’opus picatum, mais aussi un labrum (grand bassin circulaire où les gens puisaient de l’eau) et un escalier qui mène à une galerie voûtée dont « le niveau correspond à celui du plancher du complexe cultuel. Donc ce complexe est bel et bien important : il a des galeries, des soubassements tels qu’on trouve dans les complexes cultuels de l’époque romaine ».<br />
Si l’on calcule la superficie des différentes parcelles du complexe, on peut aboutir déjà à dix mille mètres carrés », a encore souligné Seif. Sur le même site toujours, les couches ont dévoilé « pour la première fois au Liban » un atelier de bronzier, sa table, son four et une statue en bronze représentant Apollon.<br />
Et pour conclure, Assaad Seif assure que la DGA prévoit de réintégrer in situ les vestiges lapidaires dans les jardins des nouveaux bâtiments et d’inscrire les divers paysages d’Achrafieh à Gemmayzé dans un circuit archéologique. Pour conserver la mémoire de Beyrouth.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Méditerranée des Phéniciens]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=150</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 11:53:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Le Monde)
Comment présenter une civilisation capitale pour l&#8217;Occident, celle des Phéniciens]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>(Le Monde)</i></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/02/alphabet_phenicien.gif" title="Lien direct vers le fichier"><img src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/02/alphabet_phenicien.thumbnail.gif" alt="Alphabet phénicien" align="left" height="128" width="117" /></a><b>Comment présenter une civilisation capitale pour l'Occident, celle des Phéniciens, alors que ses traces ne sont pas si nombreuses et surtout peu spectaculaires ? L'Institut du monde arabe (IMA) a relevé ce défi avec, notamment, la complicité du Musée du Louvre, qui a ouvert ses collections. Le résultat est mitigé.</b></p>
<p>Issus de ce qui est, en gros, aujourd'hui le Liban, les Phéniciens ont dominé pendant près d'un millénaire une bonne partie du bassin méditerranéen, avec un apogée entre 960 et 320 avant J.-C. Leurs bateaux sillonnent alors les côtes à partir des ports de Tyr et de Sidon. Ces navigateurs fondent des villes comme Carthage, près de l'actuelle Tunis, colonisant une partie de l'Espagne et de la Sicile.<!--more--></p>
<p>Paradoxalement, ces commerçants avisés qui ont inventé un alphabet, matrice d'un grand nombre d'alphabets (dont le nôtre), n'ont laissé que de rares inscriptions sur des stèles ou des jarres. Influencés par l'Egypte et les civilisations mésopotamiennes (Assyriens, Babylone), puis la Grèce, à qui ils empruntent une bonne partie de leur vocabulaire formel, ils n'ont pas été non plus des artistes de premier plan, même si leur manque de rigueur est plutôt réjouissant.</p>
<p>On peut ainsi voir à l'IMA quelques sarcophages anthropoïdes qui hésitent entre la Grèce et l'Egypte, quantité de statuettes ou d'amulettes religieuses, des brûle-parfums, des coupes de bronze ou d'argent, quelques belles figurines sorties des mains d'artisans verriers. Mais il faut beaucoup d'imagination pour visualiser, à travers cette exposition archéologique, une civilisation longtemps décriée et dont on mesure aujourd'hui l'importance.</p>
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<p>"La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage", Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Paris-5e. Tél. : 01-40-15-38-38. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 19 heures ; nocturne jeudi jusqu'à 21 heures. Jusqu'au 20 avril. De 6 € à 10 €.<br />
Catalogue sous la direction d'Elisabeth Fontan et d'Hélène Le Meaux, IMA/Somogy, 408 p., 59 €.</p>
<p>Emmanuel de Roux</p>
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<title><![CDATA[Lebanon in 1870 = Lebanon in 2007 !]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/2007/11/23/lebanon-in-1870-lebanon-in-2007/</link>
<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 22:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>mplbelgique</dc:creator>
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<description><![CDATA[W.M. Thomson, Protestant minister, in «The Land and the Book», published in London in 1870.
«Leba]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>W.M. Thomson, Protestant minister, in «The Land and the Book», published in London in 1870.</p>
<p>«Lebanon has about 400,000 inhabitants, gathered into more than six hundred towns, villages and hamlets…</p>
<p>The various religions and sects live together, and practice their conflicting superstitions in close proximity, but the people do not coalesce into one homogeneous community, nor do they regard each other with fraternal feelings. The Sunnites excommunicate the Shiites – both hate the Druze, and all three detest the Nusairiyeh. The Maronites have no particular love for anybody and, in turn, are disliked by all. The Greeks cannot endure the Greek Catholics<!--more--> - all despise the Jews. And the same remarks apply to the minor divisions of this land. There is no common bond of union. Society has no continuous strata underlying it, which can be opened and worked for the general benefit of all, but an endless number of dislocated fragments, faults, and dikes, by which the masses are tilted up in hopeless confusion, and lie at every conceivable angle of antagonism to each other. The omnific Spirit that brooded over primeval chaos can alone bring order out of such confusion, and reduce these conflicting elements into peace and concord.</p>
<p>…No other country in the world, I presume, has such a multiplicity of antagonistic races ; and herein lies the greatest obstacle to any general and permanent amelioration and improvement of their condition, character, and prospects. They can never form one united people, never combine for any important religious or political purpose ; and will therefore remain weak, incapable of self-government, and exposed to the invasions and oppressions of foreigners. Thus it has been, is now, and must long continue to be – a people divided, meted out, and trodden down. »</p>
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