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	<title>litterature &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/litterature/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "litterature"</description>
	<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 03:10:36 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Extraits du Chat huppé (3)]]></title>
<link>http://siams.wordpress.com/?p=496</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:52:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>siams</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Claude Alexandre :
Quatre chats, actuellement, chez la photographe Claude Alexandre : Tulipe, la vi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2074/2274642916_f1c2ea6f75_t.jpg" alt="" /></p>
<p>Claude Alexandre :</p>
<blockquote><p>Quatre chats, actuellement, chez la photographe Claude Alexandre : Tulipe, la vieille siamoise, 17 ans ; Titoum, tout gris, 16 ans ; Sarah la noire et Bernard le roux, 4 ans, frère et soeur, ainsi nommés à cause d'un ami comédien.</p>
<p>.../...</p>
<p>L'an dernier, j'exposais des photos au festival de l'Erotisme. C'était un dimanche, j'avais un rendez-vous très tôt. J'allais partir quand ma vieille siamoise se met tout à coup à cracher, à faire des choses invraisemblables avec ses pattes autour de sa bouche, et du sang sort ! Les trois autres étaient autour d'elle à la regarder, atterrés. Que faire un dimanche ? Le vétérinaire ? Pas là. J'appelle SOS-vétérinaires, un très gentil garçon arrive. Il l'ausculte, ne trouve rien, sinon qu'elle est en parfaite santé ! Aurait-elle avalé un sale truc, ou bien quoi ? Impossible de la regarder de près tellement elle s'agitait. Piqûre, puis calme. Tous mes rendez-vous loupés, je ne voulais pas la laisser seule.</p>
<p>Quatre jours plus tard, près de moi, elle est sur la table de la cuisine. Elle semble normale. Soudain, j'entends "couic !". Et une dent tombe. Elle avait dû la casser l'autre matin, d'où le mal, et le sang. J'ai gardé la dent. Je vais vous la monter.</p>
<p>.../...</p>
<p>Cette vieille siamoise ! Dire que depuis qu'elle est jeune, elle dégobille tous les jours ! Elle n'est pas malade mais elle se goinfre. Elle adore les croquettes, bien qu'on dise que ce soit mauvais pour les chats, elle va avoir dix-sept ans, elle n'est pas encore morte. Dès qu'elle entend la boîte de grains, elle arrive en pédalant, se jette dessus et, généralement, une minute après, il y a un dégobillis dans le coin. Ça répugne à tout le monde, moi, j'ai l'habitude de ramasser les dégobillis.</p>
<p>.../...</p>
<p>Regardez la siamoise, c'est un chat à la puissance dix, un super chat, mais elle joue comme un chien, elle ramène les objets qu'on lance, les bouts filtres de mes cigarettes ou les noyaux d'olives. Ou bien joue avec pendant des heures.</p>
<p>.../...</p>
<p>Un jour, dans mon précédent appartement, un incendie s'est déclaré à l'étage en dessous.</p>
<p>.../...</p>
<p>Les pompiers sont arrivés et nous ont fait descendre sur le trottoir. J'ai dit : moi, je ne descends pas sans mes chats ! A l'époque, il n'y avait que Lipon et Titoum. J'ai pu les emmener. Lui, très peureux, devenu infernal, poussait de véritables hurlements.</p>
<p>.../...</p>
<p>Lipon, la siamoise, est restée dans mes bras sans bouger, regardant tout ce qui se passait, acceptant les caresses de ceux qui lui plaisaient, crachant sur les autres, très contente de tout cela.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Daniel Quinn.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=817</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 14:27:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/?p=817</guid>
<description><![CDATA[Auteur de
&#8221; Ishmaël &#8221; et de &#8221; Professeur cherchant élève désirant sauver le mo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:x-small;">Auteur de</p>
<p>" Ishmaël " et de " Professeur cherchant élève désirant sauver le monde "</p>
<p>(Éditions. J’ai lu),</p>
<p>Disponible sur le site http://www.ishmael.com</p>
<p>Traduction de Geneviève Lebouteux</p>
<p>Daniel Quinn parle de ce texte comme:</p>
<p>" Une expression concise du message de base de tous mes livres "</p>
<p> </p>
<p>"En 1995, j’ai été invité par une école d’Albuquerque (Nouveau Mexique) qui avait choisi d’étudier Ishmaël comme livre de l’année. On m’a demandé de rencontrer un groupe de professionnels de santé de haut niveau, les responsables de départements du " Presbyterian Health Care Services " qui fonctionne comme un système régional d’hospitalisation. J’ai accepté l’invitation mais je me demandais bien ce que je pourrais leur dire qui relève de leurs problématiques professionnelles. Je ne connais rien aux hôpitaux, ni aux systèmes de santé, ni aux professions médicales. Je ne regarde même pas " Urgences ".</p>
<p>Quand je m’assis avec eux – une vingtaine d’hommes et de femmes – j’ai réalisé qu’ils avaient été profondément remués par mon livre. Mais aucun d’entre eux ne pouvait vraiment expliquer pourquoi ce que disait ce livre était pertinent pour eux, dans leur activité professionnelle. Je pense que ce qui est vraiment ressorti de cet échange était que la lecture d’Ishmaël les avait changés, eux, simplement en tant qu’êtres humains, et qu’ils essayaient d’imaginer comment ce changement pourrait ou devrait les transformer en tant que professionnels de la santé.</p>
<p>J’ai peur de n’avoir pas été de grand secours mais je crois que je ne dois pas m’en excuser. Je n’avais aucun moyen de connaître en quoi leurs vies professionnelles avaient besoin d’être changées ; ils étaient les seuls à pouvoir le savoir.</p>
<p>J’ai eu une expérience similaire un an plus tard quand on m’a demandé de parler à la conférence annuelle des cadres de la branche conception et production des revêtements de sols d’espaces commerciaux. Ne riez pas. C’est une industrie qui brasse des milliards de dollars – et une industrie qui était à cette époque terriblement polluante, énormément consommatrice d’espace, totalement dépendante et extrêmement gaspilleuse de ressources non renouvelables (surtout de pétrole).</p>
<p>Eux aussi avaient été profondément transformés par mon livre, mais la comparaison entre les deux groupes s’arrête là. Ces personnes n’avaient aucun doute sur la façon de traduire ces changements personnels en changements dans leur vie professionnelle. Heureusement car bien sûr je n’aurais pu leur être d’aucune utilité. Ils savaient ce qu’ils devaient changer et ils avaient déjà mis en place une longue série d’objectifs qui avaient non seulement transformé leur industrie mais obligé des industries proches à changer également. Pour maintenir sa position dans cette industrie, des géants comme DuPont ont été littéralement forcés à commencer à réfléchir d’une façon différente, eux aussi.</p>
<p>Si on m’avait demandé de m’adresser à un groupe de conseillers en investissements ou à des ingénieurs chimistes ou à des cadres d’une compagnie d’aviation – et je n’aurais exclu aucun d’entre eux – cela aurait été la même chose. Ma tâche n’aurait pas été de leur dire quels changements ils ont à faire dans leur vies professionnelles, parce que je ne connais rien aux investissements, ni au métier d’ingénieur chimiste, ni au management d’une compagnie d’aviation.</p>
<p>Avec chaque groupe, peu importe l’objectif ou la profession qui le fédère, ma tâche est la même : renvoyer les gens chez eux avec une nouvelle façon de voir, plus profonde, concernant le problème qui nous rassemble TOUS, tous les humains, quelque soit nos activités – et ce problème est rien moins que la survie de notre espèce.</p>
<p>Les gens me demandent souvent si j’ai quelque espoir pour notre survie. Ce qu’ils veulent vraiment savoir, bien sûr, c’est si je peux leur donner, à eux, quelques raisons d’espérer.</p>
<p>J’ai de l’espoir, parce que je suis certain que quelque chose d’extraordinaire va se produire à votre époque – dans la vie de ceux d’entre vous qui ont une trentaine ou une quarantaine d’années de moins que moi. Je parle de quelque chose de beaucoup plus extraordinaire que ce qui s’est produit dans MON époque, qui inclut la naissance de la télévision, l’éclatement de l’atome, le voyage dans l’espace et la communication globale, instantanée via internet. Je parle de quelque chose de VRAIMENT extraordinaire.</p>
<p>Au cours de votre époque, les individus de notre culture vont imaginer comment vivre de façon soutenable sur cette planète – ou ils ne le feront pas. De toutes les façons, ce sera certainement extraordinaire. Si ils imaginent comment vivre d’une façon soutenable ici, alors l’humanité pourra voir quelque chose qu’elle ne peut pas voir actuellement : un futur qui se déploie en un futur non limité. Si ils ne l’imaginent pas, alors j’ai peur que l’espèce humaine prenne sa place parmi les espèces en voie de disparition, celles que nous poussons à l’extinction, ici, chaque jour – il y en a 200 – chaque jour.</p>
<p>Vous n’avez pas besoin d’être polytechnicien pour comprendre la situation. Les professionnels qui prévoient la croissance démographique sont d’accord pour dire que la population humaine va croître jusqu’à dix milliards à la fin de ce siècle. Ce ne sont pas les pessimistes qui l’affirment. C’est une estimation très prudente, récemment reprise par les Nations Unies. Malheureusement, la plupart des gens qui font ces prévisions ont l’air de penser que c’est supportable et sans problème.</p>
<p>Voici pourquoi ça ne l’est pas.</p>
<p>C’est évident que cela coûte beaucoup d’argent et d’énergie de produire toute la nourriture dont nous avons besoin pour maintenir notre population à six milliards. Mais il y a un coût additionnel, caché, qui doit être compté en " formes de vie ". De façon globale, pour maintenir la biomasse que nous représentons à six milliards d’individus, nous devons dévorer 200 espèces par jour – en plus de toute la nourriture que nous produisons d’une façon ordinaire. Nous avons besoin de ces 200 espèces pour maintenir cette biomasse, la biomasse qui est en nous. Et quand nous avons avalé ces 200 espèces, elles sont parties. Eteintes. Disparues à jamais.</p>
<p>En d’autres termes, maintenir une population à six milliards d’individus coûte au monde 200 espèces par jour. Si c’était quelque chose qui pourrait s’arrêter la semaine prochaine ou le mois prochain, ça pourrait aller. Mais malheureusement ce n’est pas le cas. C’est quelque chose qui va se produire chaque jour, jour après jour après jour – et c’est ce qui le rend non soutenable, par définition. Cette forme de destruction cataclysmique ne peut pas être soutenable.</p>
<p>L’extraordinaire qui va se produire dans les deux ou trois prochaines décennies ce n’est pas que la race humaine va s’éteindre. L’extraordinaire qui va se produire dans les deux ou trois prochaines décennies c’est qu’une grande seconde renaissance va arriver. Une grande et stupéfiante renaissance.</p>
<p>Rien moins que ce qui va nous sauver.</p>
<p>La première Renaissance, celle dont on vous parle dans les livres d’histoire, a été comprise comme la renaissance de la conscience et de la sensibilité classique. Cela pouvait difficilement être compris à l’époque comme ce que cela fut en réalité : le début d’une ère historique entièrement nouvelle.</p>
<p>Des idées médiévales fondamentales ont été abandonnées à la Renaissance, mais elles n’ont pas été remplacées par des idées qui auraient eu du sens auprès des penseurs traditionnels. Au contraire, elles ont été remplacées par des idées entièrement nouvelles – des idées qui n’auraient eu AUCUN sens pour les penseurs du Moyen-Age. C’étaient des idées qui avaient un sens pour nous. En fait, ces idées ont toujours du sens pour nous.</p>
<p>La Renaissance (et en fait aussi le monde moderne) s’est produite parce que durant les 14e, 15e et 16e siècles, les idées complexes et interdépendantes du Moyen-Age ont rencontré un défi. La pièce majeure de la complexité de la situation avait trait aux moyens pour accroître les connaissances. Pendant le Moyen-Age, on croyait que la raison et l’autorité étaient les moyens principaux d’acquisition de connaissances. Par exemple, cela paraissait tout à fait raisonnable de supposer que la Terre était un objet stationnaire autour duquel le reste de l’univers tournait.</p>
<p>C’était raisonnable – et cela avait été affirmé par une autorité reconnue, le grand astronome du 2e siècle, Ptolémée. De même, il semblait tout à fait raisonnable de supposer que les objets lourds tombaient sur la terre plus vite que les objets légers – et cela avait été affirmé par une autre autorité reconnue, le génial mathématicien Aristote.</p>
<p>Mais pendant la Renaissance, la raison et l’autorité ont été renversées en tant que voies du savoir et remplacées par… l’observation et l’expérimentation. Sans ce changement, la science que nous connaissons aujourd’hui n’aurait jamais vu le jour et la révolution industrielle n’aurait pas eu lieu.</p>
<p>Au Moyen-Age, on était certain que notre relation avec Dieu était une affaire collective et que seule l’Eglise Catholique Romaine avait le pouvoir de la négocier. Pendant la Renaissance, cette façon de voir a été concurrencée par une toute nouvelle vision des choses, dans laquelle notre relation avec Dieu était une histoire individuelle que chacun de nous pouvait négocier avec Dieu, indépendamment. Dans cette nouvelle façon de voir sont nées le culte et la sanctification de l’individu que nous considérons comme normales de nos jours. Nous nous considérons tous comme valables individuellement et potentiellement fantastiquement puissants – d’une façon qui aurait estomaqué les gens du Moyen-Age.</p>
<p>Pendant le Moyen-Age, on croyait que l’univers avait été créé comme un objet fini, seulement quelques milliers d’années plus tôt. Il était fixe, fini et aussi bien connu qu’il était nécessaire. A la Renaissance, au contraire, on a commencé à percevoir l’univers d’une tout autre façon : dynamique, infini, et largement inconnu. C’est ce changement dans les pensées qui a amené non seulement la grande période des explorations mais aussi la grande ère des investigations scientifiques qui a suivi et qui se poursuit aujourd’hui.</p>
<p>Tout cela paraît évident de nos jours. Objectivement, le Moyen-Age ne pouvait pas durer éternellement. Evidemment, les choses devaient changer. Mais cela n’était pas du tout évident pour les gens du Moyen-Age. Pour eux, les façons médiévales de penser et de vivre dureraient toujours.</p>
<p>Nous pensons exactement la même chose.</p>
<p>Comme les gens du Moyen-Age, nous sommes absolument certains que les gens vont continuer à penser de la façon dont ils pensent pour toujours, et que les gens vont toujours continuer à vivre de la même façon.</p>
<p>Au Moyen-Age les gens pensaient de cette façon parce que cela leur paraissait impossible que l’on puisse penser d’une autre façon. De quelle autre façon les gens peuvent-ils penser à part de la façon dont ils pensent ? Pour eux, l’histoire de la pensée est arrivée à son terme avec eux. Bien sûr, cela nous fait sourire – mais, en fait, nous pensons exactement la même chose. Nous aussi nous croyons que l’histoire de la pensée s’est achevée avec nous.</p>
<p>Et bien, nous ferions mieux d’espérer que nous nous trompons sur ce point, parce que si l’histoire de la pensée s’est achevée avec nous, nous sommes condamnés.</p>
<p>S’il reste des gens dans 200 ans, ils ne vivront pas de la façon qui est la nôtre aujourd’hui. Je peux le prédire avec confiance parce que si les gens continuent à vivre de notre façon, il n’y aura plus aucun humain ici dans 200 ans.</p>
<p>Mais que pouvons nous réellement changer à notre façon de penser ? Cela nous paraît évident que tout ce que nous pensons est exactement ce que nous devons penser.</p>
<p>Les gens du Moyen-Age pensaient exactement la même chose.</p>
<p>Même si plusieurs idées fondamentales du Moyen-Age ont disparu pendant la Renaissance, toutes les idées fondamentales n’ont pas disparu. L’une de celles qui sont restées – et elle reste encore aujourd’hui – est l’idée que les humains sont fondamentalement et irrévocablement défectueux. Nous regardons le monde autour de nous et nous trouvons que les tortues ne sont pas défectueuses, que les coqs ne sont pas défectueux, que les jonquilles ne sont pas défectueuses, que les moustiques ne sont pas défectueux, que les saumons ne sont pas défectueux – en fait, aucune des innombrables espèces dans le monde n’est défectueuse, à part nous. Cela n’a pas de sens, mais cette idée a brillamment passé les tests médiévaux de connaissance. Elle est raisonnable – et elle est certainement affirmée par l’autorité. C’est raisonnable parce que cela nous fournit une excuse dont nous avons terriblement besoin. Nous sommes en train de détruire le monde – de le dévorer vivant – mais ce n’est pas de notre faute. C’est la faute à la nature humaine. Nous sommes simplement mal faits, alors à quoi d’autre pouvons-nous nous attendre ?</p>
<p>Une autre idée fondamentale qui a survécu au Moyen-Age est celle selon laquelle nous vivons de la façon dont nous sommes censés vivre. Et bien, mon Dieu, c’est tellement évident que nous n’avons même pas besoin de le dire. Nous vivons de la façon dont les humains sont censés vivre depuis le commencement des temps. Le fait que nous ayons commencé à vivre de cette façon seulement très récemment n’a rien à voir. En fait, cela nous a pris trois millions d’années pour y parvenir. Cela ne change rien au fait qu’il s’agit de la façon dont nous sommes censés vivre depuis le commencement des temps. Et le fait que cette manière de vivre rend le monde inhabitable pour notre propre espèce, cela non plus n’a rien à voir. Même si nous détruisons le monde et nous-mêmes avec, notre façon de vivre est toujours celle que nous sommes censés vivre depuis le commencement des temps.</p>
<p>En fait, ces deux survivances médiévales sont relativement bénignes. Stupides mais inoffensives. Une autre idée survivante est par contre absolument ni bénigne ni inoffensive. Loin d’être bénigne ou inoffensive, c’est l’idée la plus dangereuse de l’existence. Et non seulement c’est l’idée la plus dangereuse de l’existence, c’est aussi la chose la plus dangereuse de l’existence – plus dangereuse que tous nos armements nucléaires, plus dangereuse que la guerre biologique, plus dangereuse que tous les polluants que nous envoyons dans l’air, dans l’eau et sur la terre.</p>
<p>Apparemment, elle a l’air plutôt inoffensive. Vous pouvez l’entendre et dire : " Ah bon, c’est tout ? " Elle est plutôt simple aussi. La voici : " Les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant ". Il y a nous et puis il y a la nature. Il y a les humains et puis il y a l’environnement des humains.</p>
<p>Je suis sûr que c’est difficile de croire que quelque chose qui semble si innocent à entendre puisse être quelque peu dangereux et encore plus difficile de croire que cela puisse être aussi dangereux que je l’ai affirmé.</p>
<p>Comme je l’ai dit, il est aujourd’hui prouvé que de très nombreuses espèces disparaissent -200 chaque jour - du fait de notre impact sur le monde. Les gens accueillent cette effroyable information très calmement. Ils ne hurlent pas. Ils ne tombent pas en syncope. Ils ne voient pas de quoi s’exciter là-dessus parce qu’ils croient fermement que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. Ils y croient aussi fermement au XXIe siècle qu’ils y croyaient au Xe siècle.</p>
<p>Et bien, 200 espèces disparaissent chaque jour. Ce n’est pas un problème, parce que ces espèces sont quelque part, ailleurs. Ces 200 espèces ne sont pas ici. Elles ne sont pas nous. Elles n’ont rien à voir avec nous, parce que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant.</p>
<p>Ces 200 espèces sont quelque part dans l’environnement. Bien sûr, c’est dommage pour l’environnement si elles disparaissent, mais cela n’a rien à voir avec nous. L’environnement est ailleurs, souffrant, pendant que nous, nous sommes ici, sains et saufs. Bien sûr, nous devrions essayer de prendre soin de l’environnement, et c’est désolant, ces 200 extinctions – mais cela n’a rien à voir avec nous.</p>
<p>Mesdames et Messieurs, si les gens continuent à penser de cette façon, l’humanité va s’éteindre. Voilà à quel point cette idée est dangereuse. Voilà pourquoi.</p>
<p>Ces 200 espèces… pourquoi au fond disparaissent-elles ? Est-ce seulement parce qu’elles se retrouvent sans air ou sans eau ou sans espace ou sans je ne sais quoi ? Non, ces 200 espèces disparaissent parce qu’elles possèdent quelque chose dont nous avons besoin. Nous avons besoin de leur biomasse. Nous avons besoin de la matière vivante dont elles sont faites. Nous avons besoin de leur biomasse afin de maintenir notre biomasse. Voilà comment ça fonctionne. Allez au Brésil, procurez-vous un grosse part de forêt humide et coupez ou brûlez tout ce qui s’y trouve. Maintenant amenez un troupeau de vaches pour paître à cet endroit. Ou plantez des patates ou des ananas ou des haricots rouges. Toute la biomasse qui existait précédemment sous la forme d’oiseaux, d’insectes et de mammifères qui vivaient dans cette partie de forêt humide est maintenant transformée en vaches, patates, ananas ou haricots rouges – c’est-à-dire en nourriture pour nous.</p>
<p>Nous avons besoin de faire disparaître ces 200 espèces chaque jour pour maintenir la biomasse de six milliards d’individus. Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas un peu de négligence de notre part. De façon à maintenir notre population de six milliards (et surtout le niveau de vie de 15 % d’entre eux, NDLT), nous avons besoin de la biomasse de 200 espèces chaque jour. Nous sommes littéralement en train de transformer ces 200 espèces en chair humaine.</p>
<p>Mais beaucoup trop de gens - la plupart je crains – ont tendance à penser " Et bien, quoi ? Les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. A partir du moment où nous sommes séparés, nous nous en fichons de savoir combien d’espèces nous détruisons – et puisque de toutes façons, nous leur sommes supérieurs, en fait, nous faisons évoluer le monde en les éliminant ! "</p>
<p>Nous sommes comme des gens qui habitent en haut d’un grand immeuble de briques. Tous les jours, nous avons besoin de 200 briques pour maintenir nos murs, alors nous descendons l’escalier nous retirons 200 briques des murs d’en dessous et nous les montons en haut pour notre propre usage. Tous les jours… Tous les jours nous descendons et prenons 200 briques des murs qui tiennent l’immeuble dans lequel nous vivons. Soixante-dix mille briques chaque année, année après année après année.</p>
<p>J’espère que c’est évident que ce n’est pas là une attitude soutenable pour maintenir un immeuble de briques. Un jour, tôt ou tard, il va s’effondrer, et alors l’appartement du haut dégringolera avec tout le reste.</p>
<p>Faire disparaître 200 espèces chaque jour est de même une façon non soutenable de maintenir la communauté du vivant. Même si nous sommes dans un certain sens en haut de cette communauté, un jour, tôt ou tard, elle va s’écrouler et quand cela arrivera, le fait d’être en haut ne nous aidera pas. Nous dégringolerons avec tout le reste.</p>
<p>Ce serait différent, bien sûr, si ces 200 extinctions par jour n’étaient que quelque chose de temporaire. Ce n’est pas le cas. Et la raison pour laquelle ça ne l’est pas est que, aussi malins que nous soyons, nous ne pouvons pas augmenter la quantité de biomasse existant sur cette planète. Nous ne pouvons pas augmenter la quantité de terre et d’eau qui supportent la vie, et nous ne pouvons pas augmenter la quantité de lumière du soleil qui tombe sur cette terre et cette eau. Nous pouvons diminuer la quantité de biomasse existant sur la planète (par exemple en rendant la terre stérile ou en empoisonnant l’eau), mais nous ne pouvons pas l’accroître.</p>
<p>Tout ce que nous pouvons faire c’est de transférer cette biomasse d’un groupe d’espèces à un autre – et c’est ce que nous faisons. Nous transférons systématiquement la biomasse des espèces qui nous importent peu à celle des espèces qui nous importent : vaches, poulets, maïs, haricots, tomates, etc. Nous sommes en train de détruire systématiquement la biodiversité du monde vivant pour nous entretenir, autrement dit, nous sommes en train de détruire systématiquement l’infrastructure qui nous maintient en vie.</p>
<p>Les prévisions les plus sérieuses annoncent que notre population va atteindre 10 milliards d’individus avant la fin de ce siècle – et les gens accueillent cette information à vous faire dresser les cheveux sur la tête, très calmement. Personne ne hurle. Personne ne s’évanouit. Les gens sont aussi peu troublés par cette population qui s’accroît comme des champignons que par ces 200 extinctions d’espèces quotidiennes. Il n’y a pas de quoi s’énerver parce qu’ils croient fermement que les humains appartiennent à un ordre de l’existant qui est séparé du reste du monde vivant. Ils ne voient pas que la vitesse des extinctions va s’accroître en lien avec l’accroissement de notre population – et probablement de façon exponentielle. Cela parce que lorsque nous faisons disparaître une espèce, nous ne gagnons pas 100 % de sa biomasse. Une grande partie de cette biomasse est simplement perdue, contribuant à la désertification de la planète. Au milieu du siècle, si notre population a effectivement atteint 10 milliards, alors le nombre d’extinctions sera de mille ou dix mille par jour (le nombre est pour l’instant incalculable).</p>
<p>S’il reste des humains sur terre dans 200 ans, ils sauront que l’humanité n’appartient pas à un ordre de l’existant séparé du reste du monde vivant. Ils le sauront d’une façon aussi certaine que nous savons que la Terre tourne autour du soleil. Je peux le prédire avec confiance, parce que si les gens continuaient à penser que nous appartenons à un ordre de l’existant séparé, alors il n’y aurait plus d’humains sur terre dans 200 ans.</p>
<p>Ce que beaucoup souhaitent que je fasse (et ce que moi-même j’aimerais pouvoir faire) c’est de décrire comment les gens vivront sur terre dans 200 ans – s’il y en a toujours. Tout ce que je peux vous dire c’est comment ils ne vivront pas : ils ne vivrons pas comme nous vivons. Pourquoi ne puis-je vous dire de quelle façon ils vivront ? la réponse : parce que personne ne peut vous le dire.</p>
<p>Vous pouvez le comprendre en replaçant cette question au Moyen-Age. Vous pouviez très bien avoir été capable de convaincre Roger Bacon que les gens vivraient différemment 300 ans plus tard mais qui aurait pu prédire l’âge des découvertes, la rébellion contre l’oppression féodale, la révolution industrielle, l’émergence du pouvoir de la bourgeoisie capitaliste, etc. ? S’attendre à de telles choses aurait été absurde.</p>
<p>On pourrait dire que si le Moyen-Age avait été capable de prédire la Renaissance, alors il aurait été la Renaissance.</p>
<p>L’évolution de la société est chaotique, de façon inhérente – ce qui est une autre façon de dire qu’elle est non prédictible, de façon inhérente. Cela est vrai, même dans des périodes relativement stables. Considérez le fait que tous les bureaux d’études du monde ont été surpris par l’effondrement de l’Union Soviétique qui, les jours précédents, était aussi stable que la Grande Bretagne ou les Etats-Unis.</p>
<p>Et si l’évolution de la société est chaotique, même dans les périodes stables, alors elle le deviendra encore plus dans les temps à venir, quand les gens vont soit commencer à voir les choses différemment, soit commencer à disparaître.</p>
<p>Bien sûr, je comprends pourquoi les gens veulent avoir une description de la vie soutenable du futur. Ils pensent que cela leur permettrait d’adopter ce mode de vie soutenable, maintenant, aujourd’hui. Mais les changements de société ne se font pas de cette façon, les changements technologiques non plus. Cela aurait été inutile de montrer à Charles Babbage un circuit imprimé ou de montrer à Thomas Edison un transistor. Ils n’auraient rien pu faire de ces choses à leur époque – et ils ne pourraient rien faire aujourd’hui de la description d’une vie dans cent ans. Le futur n’est pas quelque chose qui peut se planifier cent ans à l’avance – ou même dix ans à l’avance. Le Reich de mille ans d’Adolph Hitler n’a même pas duré mille semaines. Il n’y a jamais eu de plan pour le futur et il n’y en aura jamais.</p>
<p>Néanmoins, je peux vous dire avec une totale confiance que quelque chose d’extraordinaire va arriver dans les deux ou trois prochaines décades. Les gens de notre culture vont découvrir comment vivre de façon soutenable – ou ils ne le feront pas. Dans les deux cas de figure, cela va certainement être extraordinaire.</p>
<p>Le fait que je ne puisse pas vous donner plus d’indications pour le futur ne signifie pas que vous soyez semblables à de petits morceaux de liège perdus, livrés à la marée de l’histoire. Chacun de vous est à peu près dans la situation dans laquelle se trouvait Galilée quand on lui a intimé l’ordre de la fermer à propos de la terre qui tourne autour du soleil. Pour les messieurs de l’inquisition catholique romaine, le mouvement de la terre autour du soleil était un mensonge inique qu’ils devaient supprimer – et pouvaient supprimer. Mais quand il a quitté son procès, on a entendu Galilée murmurer " de toutes façons, elle tourne ! "</p>
<p>Etonnamment, il est resté peu de doutes sur le sujet. Le futur de l’humanité ne dépendait pas du fait de détruire l’image médiévale du système solaire. Mais le futur de l’humanité aujourd’hui dépend de la destruction de l’image mentale médiévale de la relation de l’humanité avec le monde vivant sur cette planète.</p>
<p>Galilée ne savait pas que des gens connaîtraient un jour les voyages dans l’espace, mais il savait qu’ils reconnaîtraient un jour que la terre tourne autour du soleil. Nous ne savons pas comment les gens vivront sur terre dans 200 ans, mais nous savons que si des humains sont encore vivants sur terre dans 200 ans, ils reconnaîtront que nous faisons partie de la communauté des vivants – et que nous en sommes parfaitement dépendants – tout comme les lézards, les papillons, les requins, les lombrics, les blaireaux et les bananiers.</p>
<p>Les gens ne veulent pas plus de la même chose. Pourtant, assez curieusement, quand ils me demandent ce qui sauvera le monde, ils veulent entendre plus de la même chose – quelque chose de familier, quelque chose de reconnaissable. Ils veulent entendre parler d’insurrection ou d’anarchie ou de lois plus sévères. Mais rien de tout cela ne nous sauvera – je le regrette. Ce que nous devons avoir (et rien de moins) c’est un monde entier plein de gens avec des mentalités changées. Des scientifiques avec des mentalités changées, des industriels avec des mentalités changées, des instituteurs avec des mentalités changées, des politiciens avec des mentalités changées – même si ils seront les derniers bien sûr. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas les attendre ni attendre d’eux qu’ils nous guident vers une nouvelle ère. Leurs mentalités ne changeront pas avant que celles de leurs concitoyens ne changent. Gorbatchev n’a pas créé le changement des mentalités ; les mentalités changées ont créé Gorbatchev.</p>
<p>Changer les mentalités des gens est quelque chose que nous pouvons tous accomplir, où que nous soyons, qui que nous soyons, quel que soit le type de travail que nous faisons. Changer les mentalités peut ne pas avoir l’air d’un défi très dramatique ou très excitant, mais c’est de ce défi que dépend le futur de l’humanité.</p>
<p>C’est de ce défi que dépend votre futur."</p>
<p>http://homepage.mac.com/jmdelacre/quinn/</p>
<p>________________________________</p>
<p> </p>
<p>Daniel Quinn né en 1935 à Omaha (Nebraska), est un écrivain américain surtout connu pour son roman Ishmael (1992), qui a gagné le prix Turner Tomorrow Fellowship Award en 1991.</p>
<p>Éco-philosophe et futurologue, il a inspiré des mouvements se réclamant de l'Anarchisme vert et pose quelques questions fondamentales sur la nature animale de l'homme et les conceptions ambiguës de nature et de culture. Ses ouvrages sont des fictions proposant une relecture de l'ethnologie moderne inspirée des travaux de Claude Levi-Strauss et une version corrigée des arguments démographiques de Thomas Malthus. Souvent interprété comme un essayiste de l'Anarcho-primitivisme, il oppose cultivateurs et chasseurs-cueilleurs sans leur donner raison pour autant.</p>
<p>Daniel Quinn étudia à l'Université Saint-Louis dans le Missouri, à l'Université de Vienne, en Autriche, et à l'Université Loyola de Chicago, où il a obtenu un bachelor's degree en Anglais, mention assez bien, en 1957.</p>
<p>En 1975, il abandonne sa carrière d'éditeur pour devenir écrivain freelance. Quinn est surtout connu pour son livre Ishmael (1992), qui a gagné le prix Turner Tomorrow Fellowship Award en 1991. Ce prix fut crée afin d'encourager les auteurs à rechercher "des solutions créatives et positives aux problèmes mondiaux". Ishmael est le premier livre d'une trilogie qui inclut l'oeuvre The Story of B (qui à priori n'a jamais été édité en français), et Professeur cherche élève ayant désir de sauver le monde. Le film Instinct (1999) s'est largement inspiré de cette histoire.</p>
<p>Ishmael et ses suites ont rendu Quinn de plus en plus célèbre tout au long des années 90, et il devint un auteur très connu d'une partie de l'écologisme, de la simplicité volontaire, du mouvement arnachiste et de l'anarcho-primitivisme.</p>
<p>Quinn a beaucoup voyagé pour assister à des conférences et des discussions autour de ses livres. Depuis 2006, il voyagerais moins fréquemment (peut être à cause de problèmes de santé).</p>
<p>Alors que l'accueil d'Ishmael fut globalement trés positif, Quinn suscita la polémique lorsqu'il affirma que tant que l'augmentation de la population est proportionnelle à l'approvisionnement en nourriture, l'aide à la nourriture vers les nations qui s'appauvrissent ne fait que remettre simplement à plus tard et aggrave de manière dramatique une crise massive environnementale et sociale.</p>
<p>Quinn vit actuellement à Houston au Texas avec sa femme Rennie.</p>
<p>http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Quinn</p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La littérature a-t-elle un sens?]]></title>
<link>http://ecriposoph.wordpress.com/?p=186</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 12:44:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>francis lepioufle</dc:creator>
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<description><![CDATA[La fréquentation de divers salons permet de rencontrer des personnes aussi différentes les unes qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La fréquentation de divers salons permet de rencontrer des personnes aussi différentes les unes que les autres.  Des personnes toutes souriantes, d'autres renfrognées. Peut-être que la distribution est la même en termes de statistique que dans la population toute entière. Je dois reconnaître que les personnes rencontrées présentent dans l'immense majorité une chaleur dans la communication. Ce qui semble différer serait la conception différente de la littérature. Heureusement que la diversité existe ; au moins nous n'avons pas de lecture univoque de ce qui peut exister en la matière. Certains défendent des points de vue différents c'est bien, mais d'autres ne semblent pas pouvoir admettre  que des conceptions différentes existent.  Ceci m'amène à des questions. "Ecris et ne te pose pas de questions" diraient certains, mais alors, il n'y aurait que de la littérature instinctive sans véritable intention. N'y a-t-il que le jeu gratuit des mots ? La littérature doit-elle ou peut-elle avoir un sens ? La littérature n'existe-t-elle qu'après l'écriture lorsque le critique remarque et dissèque les figures de style, les catégories décriture, ou bien la littérature existe-t- dès qu'elle met en rapport les mots et des mondes ? Autant de questions ; peut-être ai-je des réponses mais elles sont peut-être erronées ou incomplètes. J'essaierai de définir ce que j'en pense ou d'approcher ce d'autres affirment. Et si vous avez des critiques, merci de les faire partager.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[AUTOUR DE ROUTE DE LA SOIE]]></title>
<link>http://calisto235.wordpress.com/?p=118</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 09:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>calisto235</dc:creator>
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<description><![CDATA[Paul Wilhelm Ferdinand von Richthofen (5 mai 1833-6 octobre 1905) est un géographe et géologue all]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/logomax-h.gif"></a>Paul Wilhelm Ferdinand von Richthofen</strong> (5 mai 1833-6 octobre 1905) est un géographe et géologue allemand.</p>
<p><a href="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/ferdinandvonrichthofen.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-120" src="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/ferdinandvonrichthofen.jpg" alt="" width="144" height="220" /></a></p>
<p>Il sera l'un des géographes les plus réputés au monde. <span style="color:#888888;"><strong>On lui doit l'invention du terme Route de la soie</strong></span> pour désigner les voies de transit du commerce Asie-Europe pendant de nombreux siècles.<br />
En <strong>1860</strong> il prend part à une <strong>expédition en Chine</strong> dont il étudie brièvement une première fois la géologie, il ne reste pas de traces des travaux de Richthofen sur ce voyage.<br />
De 1868 à 1872 nouveau voyage en Asie, il visite à nouveau la Chine mais aussi le Japon, Bornéo et Java. Cette étude est financée par la banque de Californie et la banque de Shanghai. Il s'intéresse aux emplacements des gisements importants tels que ceux de charbon.<br />
Ses études géographiques, géologiques, économiques et ethnographiques sont publiées en 3 volumes et un atlas. Le premier volume décrit les montagnes d'Asie, le second la Chine du nord et le troisième celle du sud mais Richthofen n'aura pas le temps de le finir.<br />
Il écrit aussi une série de lettres à la chambre de commerce de Shanghai dans lesquelles il pointe l'importance des gisements de charbon de Shantung ainsi que l'importance de Kiaochow comme port. Trois autres volumes posthumes sont édités en 1911 et 1912. Ces recherches sont utiles pour la compréhension de l'Asie par les européens.<br />
Il est à noter que les travaux géographiques de Richthofen sont concomitants avec la montée en puissance de la Prusse de Bismark qui devient ministre du roi de Prusse Guillaume 1er en 1862. L'unification allemande se soldera par le conflit de 1870.<br />
<strong><em>Il faudrait pouvoir établir s'il  existe des liens entre sa recherche de gisements de charbon première source d'énergie du 19e siècle et le développement de la puissance politique et économique de la Prusse.<br />
<span style="text-decoration:underline;">Si des spécialistes de ces questions lisent ce court article merci d'apporter une réponse à ces questions</span>.</em></strong></p>
<p>La même année, est publié à Amsterdam, <strong><em>Max Havelaar</em></strong>, un roman écrit en 1859 à Bruxelles, par Eduard Douwes Dekker sous le pseudonyme de Multatuli qui raconte l'histoire d'un fonctionnaire colonial néerlandais qui se révolte contre l'oppression que subit le peuple javanais dans les Indes néerlandaises, une colonie des Pays-Bas.<br />
Le héros de cette histoire s'appelle Max Havelaar, mais il suffirait qu'il porte le nom de l'auteur pour que le roman devienne autobiographique.<br />
<span style="color:#888888;"><em><strong>Max Havelaar</strong></em></span> aura un retentissement énorme aux Pays-Bas. Il déclenchera un mouvement d'opinion progressiste qui mènera à la promotion d'une "politique éthique" aux Indes néerlandaises, soucieuse d'améliorer le sort des indigènes.<br />
<strong>Max Havelaar</strong> est aujourd'hui la marque la plus réputée des produits issus du commerce équitable.<br />
Inépuisable 19e siècle !!!</p>
<p><a href="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/logomax-h.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-119" src="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/logomax-h.gif" alt="" width="90" height="126" /></a></p>
<p><a href="http://www.maxhavelaarfrance.org/" target="_blank">Le site Max Havelaar</a></p>
<h2>A lire...</h2>
<p><a href="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/routedelasoiecouverturedef.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-107" src="http://calisto235.wordpress.com/files/2008/08/routedelasoiecouverturedef.jpg?w=278" alt="" width="141" height="149" /></a><br />
<strong>ROUTE DE LA SOIE,</strong><strong><br />
</strong>récit de Catherine Lebouleux<br />
présidente de l'association <a href="http://www.calisto-235.com" target="_blank">calisto-235</a><br />
<em>« Une petite phrase résonne sans cesse au plus profond de moi : à l’intérieur comme de la soie, tu es à l’intérieur comme de la soie. A l’intérieur comme de la soie dont la délicate et fragile transparence risque, au moindre contact un peu rude avec le monde, de se voir irrémédiablement froissée.<br />
 Comment dire à la fois le chemin des épices, des saveurs, des senteurs ? […] La douceur de la soie, la beauté du marbre et la chaleur méritée de la soie… Le chemin de l’érotisme raffiné, du corps triomphant de la femme, de son adhésion au monde. »<br />
</em><a href="http://routedelasoie.wordpress.com">En savoir plus</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Parlez-vous mouton? Critique de "Qui a tué Glenn?" de Leonie Swann]]></title>
<link>http://alenvers.wordpress.com/?p=552</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 11:48:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>blongo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il est des livres qui arrachent le rire à tous les coins de pages. Il est des livres qui touchent p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-564" src="http://alenvers.wordpress.com/files/2008/08/mouton.jpg" alt="" width="240" height="177" />Il est des livres qui arrachent le rire à tous les coins de pages. Il est des livres qui touchent par leur originalité et leur finesse. Il est des livres qui se veulent sans prétention et discrets, mais qui frappent plus que de pesants écrits grandiloquents. Il est des livres que peu de gens connaissent mais qui mériteraient la gloire réservée, on ne sait pourquoi, à d'autres. "Qui a tué Glenn?", le premier roman d'une trentenaire allemande, <a href="http://chrestomanci.over-blog.com/article-5953023-6.html" target="_blank">Leonie Swann</a>, est de ceux-là. Pourquoi, comment, on ne le sait, mais ce livre est un petit bijou que tout fan d'humour et de roman policier devrait ranger dans sa bibliothèque. Même si tant l'humour que l'enquête policière prennent ici un tour bien particulier.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Les personnages, leur environnement, le positionnement de l'auteur, tout est particulier dans ce roman, pour le plus grand bonheur du lecteur. En effet, "Qui a tué Glenn?" narre l'enquête menée par un... troupeau de moutons pour découvrir le meurtrier de leur berger. Inutile de dévoiler plus de détails de cette intrigue rocambolesque, car ce serait gâcher le plaisir du lecteur. Mais on imagine aisément la pagaille que suscite dans un troupeau la mort de leur surveillant en chef. Et l'idée prend d'autant plus de saveur quand on se trouve dans la tête des moutons, enquêteurs acharnés mais souvent maladroits. Soyez assurés qu'après cette lecture, vous ne considérerez plus jamais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ovin" target="_blank">les moutons</a> de la même manière, vous ne vous direz plus que ces bêtes ont l'air ahuri ou sot. Un peu comme Patrick Süskind l'a fait avec le pigeon, Stephen King avec le Saint-Bernard ou Joseph Kessel avec le lion.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-565" src="http://alenvers.wordpress.com/files/2008/08/glenn.jpg?w=240" alt="" width="240" height="240" />Le sous-titre du roman donne tout de suite le ton: "La première enquête résolue par Miss Maple, la brebis la plus intelligente du troupeau, voire du village, et peut-être même du monde..." C'est en effet la savante Miss Maple qui mène ses troupes dans cette enquête pour le moins difficile. D'autant plus qu'un mouton, même un mouton policier, reste un mouton et qu'un mouton, ça a toujours faim et ça a souvent peur, et quand cet animal a peur ou faim, il ne pense à rien d'autre, il mange ou il fuit. Enquête ou pas enquête, il mange ou il fuit, sans soucier des indices ou du suspect principal. Une habitude qui multiplie évidemment les scènes cocasses tout au long du livre.</p>
<p style="text-align:justify;">Et Miss Maple n'échappe pas aux travers du mouton. N'est pas Sherlock Holmes qui veut. Heureusement, la brebis la plus intelligente du troupeau peut compter sur une ribambelle de Watson pour l'épauler, même si ces fins limiers sont également plus souvent préoccupés par le prochain brin d'herbe à brouter ou par un bruit susceptible de faire fuir le plus courageux des ovins.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-566" src="http://alenvers.wordpress.com/files/2008/08/moutons.jpg" alt="" width="240" height="160" />Tous ces moutons offrent autant de caractères bien particuliers et toujours savoureux. Il y a là Sir Ritchfield, un ovin en voie de sénilité avancée, Zora, qui aime taquiner le bord de la falaise, la naïve Maisie, l'impulsive Heidi, le troublant Melmoth, le bien nommé Othello et bien d'autres, <span style="font-size:x-small;">Cloud, Lane, Ramses, Maude, Cordelia </span>. Saluons encore le plus drôle de l'équipée, Mopple la baleine, le mouton le plus gourmand du troupeau; s'il n'est pas très courageux, il est vital pour les enquêteurs en herbe, car sa mémoire est infaillible, contrairement aux autres, souvent proches de Dory, personnage inoubliable du dessin animé d'animation <a href="http://www.pixar.com/featurefilms/nemo/" target="_self">Nemo</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L'interaction du troupeau avec ces étranges hommes, une constante incompréhension mutuelle, les réflexions savantes des moutons, mais souvent à côté de la plaque, le comportement inlassablement louche des villageois voisins, tout est réuni pour une enquête palpitante et laborieuse. Ce roman justement récompensé par le <a href="http://www.prixdeslecteurs-livredepoche.fr/selection/page.php?idEvenement=000000005943&#38;idArticle=000000000299110" target="_blank">Prix des lecteurs du Livre de poche</a>, un indicateur souvent fiable, vous plaira à coup sûr, pour peu que vous acceptiez d'entrer dans ce monde particulier, pour peu que vous acceptiez d'imaginer que les moutons ne sont pas que des brouteurs sans cervelle, mais qu'ils parlent et pensent, pour peu que vous acceptiez de parler mouton l'espace de 300 pages!</p>
<p style="text-align:justify;">blongo bêlant</p>
<p style="text-align:justify;">Crédit photos: <a href="http://www.flickr.com/photos/photo-g-nick/2090457663/" target="_blank">guylaine</a> et <a href="http://www.flickr.com/photos/marmotte73/315547081/" target="_blank">marmotte</a> sur flickr</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sentiment]]></title>
<link>http://latrepidantevieareactionsdartemus.wordpress.com/?p=60</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 10:10:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Artemus</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Nous vivions alors dans une époque étrange, comme celles qui d&#8217;ordinaire succèdent aux ré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align:justify;">Nous vivions alors dans une époque étrange, comme celles qui d'ordinaire succèdent aux révolutions ou aux abaissements des grands règnes. Ce n'était plus la galanterie héroïque comme sous la Fronde, le vice élégant et paré comme sous la Régence, le scepticisme et les folles orgies du Directoire ; c'était un mélange d'activité, d'hésitation et de paresse, d'utopies brillantes, d'aspirations philosophiques ou religieuses, d'enthousiasmes vagues, mêlés de certains instincts de renaissance ; d'ennuis des discordes passées, d'espoirs incertains, − quelque chose comme l'époque de Pérégrinus et d'Apulée. L'homme matériel aspirait au bouquet de roses qui devait le régénérer par les mains de la belle Isis ; la déesse éternellement jeune et pure nous apparaissait dans les nuits, et nous faisait honte de nos heures de jour perdues. L'ambition n'était cependant pas de notre âge, et l'avide curée qui se faisait alors des positions et des honneurs nous éloignait des sphères d'activité possibles. Il ne nous restait pour asile que cette tour d'ivoire des poètes, où nous montions toujours plus haut pour nous isoler de la foule. A ces points élevés où nous guidaient nos maîtres, nous respirions enfin l'air pur des solitudes, nous buvions l'oubli dans la coupe d'or des légendes, nous étions ivres de poésie et d'amour. </p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Gérard de Nerval, <em>Sylvie</em>. </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fuck, fuck, fuck ou la culture sous Harper]]></title>
<link>http://satellitevoyageur.wordpress.com/?p=781</link>
<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 17:29:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Satellite Voyageur</dc:creator>
<guid>http://satellitevoyageur.wordpress.com/?p=781</guid>
<description><![CDATA[
Aujourd&#8217;hui, il y a eu une manifestation d&#8217;artistes pour critiquer le gouvernement Harp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journaldunet.com/science/magazine/dossier/invention-epopees-mal-tournees/bombeA.jpg"><img class="alignnone" src="http://www.journaldunet.com/science/magazine/dossier/invention-epopees-mal-tournees/bombeA.jpg" alt="" width="375" height="450" /></a></p>
<p>Aujourd'hui, il y a eu une manifestation d'artistes pour critiquer le gouvernement Harper qui a désiré hacher dans les programmes de subventions culturelles. D'ailleurs, il y a Martin Petit qui cherchait <a href="http://blogue.martinpetit.com/2008/08/25/amis-artistes-reglez-votre-cadran/" target="_blank">des slogans pour la manifestation</a>. On a appris aussi, <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080821/CPOPINIONS05/808210885/6983/CPOPINIONS05" target="_blank">par Marc Cassivi</a>, que le montant coupé servirait au relais de la flamme olympique pour 2010... Ou du moins, c'est bizarre comment les montants se ressemblent. Mais j'ai bien aimé <a href="http://www.voir.ca/blogs/franois_parenteau/archive/2008/08/20/nos-repr-233-sentants.aspx" target="_blank">l'article de François Parenteau</a> sur le sujet, particulièrement ce passage:</p>
<blockquote><p><em>Sauf que les conservateurs n'ont pas fait ces coupures-là par souci de rigueur financière ou pour insuffler une nouvelle dynamique dans le milieu culturel. Ils l'ont fait pour freiner la progression de formes artistiques qui ne correspondent pas à leurs valeurs. Tout le contraire d'un laisser-aller, il s'agit d'un geste de contrôle. Ce n'est pas là le geste d'un gouvernement conservateur mais bien du vieux fond du Reform Party qui est revenu à la surface. Chose certaine, en empêchant les manifestations culturelles les plus inventives, les plus libres et les plus porteuses de nous représenter à l'étranger, les conservateurs prouvent qu'ils ne font aucunement la </em><em>job de nous représenter. Ils essayent de nous modeler.</em></p></blockquote>
<p>Parce qu'effectivement, il y a toujours une gang de droitistes aux petits cerveaux - des gens qui croient que le Banquier est une oeuvre culturelle - qui sortent de leur placard pour dire: "Hé gang de BS subventionnés, soyez des honnêtes travailleurs et vous allez pouvoir vous permettre de faire des statues lettes et des shows de théâtre que plus personne ne va voir !" S'il est vrai que ce n'est pas nécessairement fou de songer à d'autres moyens que les subventions pour financer le milieu culturel, couper de manière aussi drastique est stupide et comme il est dit: c'est pour qu'on dise ce que Harper veut entendre. Une politique incroyable quand on pense que même Bush n'a osé faire une telle politique et baillonner Hollywood qui, pourtant, se faisait un malin plaisir à le descendre ! Et après, on osera dire que Harper est un gars qui croit en la démocratie... HUM, HUM...</p>
<p>Mais bon, puisque des élections s'en viennent et qu'il semble qu'il y a une gang de tatas au Québec (<em>et ils sont plusieurs à ce qu'il faut croire</em>) <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080827/CPACTUALITES/80826207/6730/CPACTUALITES" target="_blank">qui vont voter pour lui si on se fie aux sondages de ce matin</a>, je vais vous donner un aperçu de ce que sera la culture en 2011 si on se fie à Harper.</p>
<p><em>2011</em>... Le dictateur Harper règne sur la république canadienne depuis maintenant 3 ans et il a décidé de mettre les artistes au pas... au pas militaire. Voici les changements qu'il a fait:</p>
<p><strong>Littérature</strong> <strong>&#38; Poésie</strong> : Tout a commencé lorsque Victor Lévy-Beaulieu a osé écrire - en se moquant de notre grand chef - "la bedaine de sa Majesté". Aussitôt, tout le Bas-St-Laurent a été mis à feu et à sang et on a brûlé tous les livres sauf ceux qui montrent des images positives du Canada. Malheureusement, comme ça n'existe pas (<em>des images positives du Canada</em>), ils ont réellement tout brûlé. Les auteurs et poètes sont passibles de la peine de mort et les blogueurs sont censurés, abattus ou simplement relégués au Yukon, le territoire le plus ennuyant que la Terre n'ait jamais portée. L'utilisation du mot "fuck" est non seulement banni, mais on doit éliminer le village ou la ville où il a été écrit.</p>
<p><strong>Arts visuels</strong>: Comme Harper ne comprend rien des sous-thèmes dans une toile ou une sculpture, il a aboli les subventions aux musées et brûlé les oeuvres qui semblaient pas assez canadiennes (<em>alias, tout ce qui fait référence au Québec</em>). À la place, les "artistes" doivent peindre des feuilles d'érables ou sculpter des castors dans du bois.</p>
<p><strong>Danse</strong>: Évidemment, tout est aboli et les danseurs crèvent tous dans une pauvreté abject. Les danseurs mâles - considérés comme d'horribles homosexuels qui mettent en danger la culture canadienne de la famille - sont abattus dans le stade olympique de Montréal. C'est déjà une bonne nouvelle: on a trouvé quoi faire du stade !</p>
<p><strong>Théâtre</strong>: On ne le savait pas, mais Harper est un dramaturge. Il a en fait écrit une pièce: "Let's be canadian: say no to those gays, feminists, aborters, and non catholics who want to destroy our beautiful country" qui se traduirait par -- Ah pardon, on m'apprend que je n'ai pas le droit de la traduire en français. Donc, c'est ça, c'est la seule pièce permise de jouer dans tous les théâtres canadiens.</p>
<p><strong>Cinéma</strong>: On n'a plus le droit de voir des comportements amoraux dans les films canadiens subventionnés, donc plus de personnages qui boivent, baisent, fument et disent des gros mots. Ainsi, l'industrie cinématographique française a perdu beaucoup d'argent puisqu'elle ne peut plus diffuser ces films au Québec. De plus, l'industrie cinématographique canadienne se résume à des films dans le style des Télétubbies (<em>sans le mauve à cause de la connotation gaie</em>). D'ailleurs, tous les méchants dans les films sont soient gais, de couleurs ou de religions différentes. Parfois les trois en même temps.</p>
<p><strong>Humour</strong>: L'industrie humoristique est morte ou presque. On raconte des blagues contre les peuples de gauche pour ne pas choquer sa majesté. Devant le théâtre St-Denis, ancien temple de plusieurs humoristes et de galas Juste pour rire, on y trouve un Martin Petit - celui qui a osé faire une blague contre l'empereur Harper - empalé et dévoré par les mouches pour rappeler au peuple le danger de rire du bedonnant être suprême. Quant à Laurent Paquin, autre humoriste s'étant essayé, il a fini en méchoui au dernier congrès du Parti Conservateur. Des milliers de fans des deux humoristes se cachent pour vivre leur deuil. Quant à Daniel Lemire et Guy Nantel, ceux-ci se sont réfugiés au Rwanda et espèrent un jour pouvoir revenir sans qu'on attente à leurs vies.</p>
<p>Et voilà mes amis ce qui risque d'arriver en 2011 si Harper devient majoritaire ! C'est plaisant, hein ? Mais bon, on est chanceux. Un an plus tard, la Terre va cramer... MOUHAHAHAHAHA ! Petit clin d'oeil à <a href="http://mediateurfarceur.wordpress.com/2008/08/26/histoire-de-la-fin-du-monde" target="_blank">ce billet du Médiateur Farceur qui est d'une telle lucidité sur le propos que ça en est génial</a> ! N'empêche que - puisque j'ai encore le droit d'utiliser le mot "fuck" - j'envoie un méga "fuck you" à Harper et aussi à tous ces crétins de Libéraux qui croient qu'ils vont gagner avec Stéphane Dion à leur tête... On vous as-tu déjà dit que vous manquiez de jugement ? (<em>Ah, quoi de mieux que de finir son billet avec une phrase choc. Merci Jeff Fillion pour le cours de communication</em> ! ;) <em>C'est une blague</em> !)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Proust: The Kiss of the Matrix]]></title>
<link>http://mallorydestiny.wordpress.com/?p=78</link>
<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 09:43:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mallory Destiny</dc:creator>
<guid>http://mallorydestiny.wordpress.com/?p=78</guid>
<description><![CDATA[
With &#8220;The Kiss of the Matrix&#8221; Véronique Aubouy proposes to more than 3000 people world]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://photos-h.ak.facebook.com/photos-ak-snc1/v321/236/125/1321855030/n1321855030_96535_3748.jpg" alt="" width="232" height="290" /></p>
<p>With "The Kiss of the Matrix" Véronique Aubouy proposes to more than 3000 people worldwide to read in front of their web-camera a page of "A la Recherche du temps perdu" by Marcel Proust. After this experience, all of the words have been read in french, by people of all backgrounds, what will provide a film of approximately 170 hours.</p>
<p>The web-shooting will take place live on the Internet from September 27, 2008 twelve o'clock GMT. It is open to all. Véronique Aubouy invites you today to register on her blog and you are free to  invite friends to build a network of "Kiss of the Matrix."</p>
<p>The Bibliothèque Francophone in Second Life will join the reading by inviting 30 avatars who will all read a part of the text in the grounds of Ebeoplex, while they have taken place on a giant mandala.</p>
<p>Of course, as curious as we are, Véronique Aubouy is willing to tell all who is interested about her project on Friday 4 September at the Bibliothèque Francophone.</p>
<p>The website, in french, of Véronique Aubouy: <a href="http://www.lebaiserdelamatrice.fr/">http://www.lebaiserdelamatrice.fr/</a></p>
<p>Article in french on sldirect.com (Bibliothèque Francophone Blogspot):<a href="http://sldirect.blogspot.com/2008/08/proust-lule-baiser-de-la-matrice-le-4.html"> http://sldirect...</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[J'aurais voulu être D'Artagnan]]></title>
<link>http://vivlavie.wordpress.com/?p=194</link>
<pubDate>Mon, 25 Aug 2008 01:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Viviane</dc:creator>
<guid>http://vivlavie.wordpress.com/?p=194</guid>
<description><![CDATA[Être le personnage d&#8217;un roman raconté par un narrateur omniscient. Une vie basée sur l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Être le personnage d'un roman raconté par un narrateur omniscient. Une vie basée sur l'essentiel et l'efficacité. Ne penser que ce qu'il permet de penser. Ne prononcer que les mots qu'il met aux lèvres. Agir de la façon et au moment où il le décide, selon des lois simples de cause à effet. Suivre la trajectoire à laquelle il te destine. Regarder par une lunette réduite mais suffisante en l'occurrence. Interagir avec des types déterminés ; partager avec eux des liens clairs, qu'ils soient là pour aider ou pour nuire. Connaître et expérimenter seulement ce qui importe et ne pas s'interroger d'autre part. Se savoir utile dans le déroulement des choses - faire indubitablement une différence dans l'ensemble. Comprendre d'emblée les enjeux. Avoir l'assurance d'une fin prochaine, d'une résolution qui éclaire ce qui précède, si besoin est. Avoir des certitudes. Saisir le sens. Être intéressant.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Car tout a besoin d'une présentation]]></title>
<link>http://iledecirce.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 19:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Satellite Voyageur</dc:creator>
<guid>http://iledecirce.wordpress.com/?p=15</guid>
<description><![CDATA[Ce qui est bizarre avec le Net, c&#8217;est que comme tout est virtuel, ce n&#8217;est pas comme pr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui est bizarre avec le Net, c'est que comme tout est virtuel, ce n'est pas comme présenter un livre fini, complété, édité, complet finalement. Il faut penser un peu à l'envers. Or, qu'est-ce qu'on trouve à l'envers d'un livre ? Un résumé alléchant pour nous donner le goût de lire. Cependant, c'est plutôt difficile de faire le résumé parfait d'une œuvre qu'on amorce... Mais bon, je suis malin, j'ai quand même prévu le coup. ;) Je vous offre donc comme premier récit sur l'Île, une comédie dramatique réaliste intitulée "<strong>Cette génération qui ne savait pas aimer</strong>". Un titre et une histoire qui me suit depuis quelques temps, en fait. Bon, on s'entend que c'est le récit qui me "dérouille" de l'écriture alors, ne vous étonnez pas si le style n'est pas aussi incroyable que bien des auteurs. Mais bon, c'est le mien... Quoique c'est pas très alléchant tout ça mon petit... Allez, un vrai "résumé" d'histoire digne d'une couverture de livre :P :</p>
<blockquote><p>Lorsque l'un d'entre eux décèdent tragiquement, 8 amis d'école qui se sont perdus de vue se retrouvent. 15 ans ont passé depuis leurs "au revoir" et chacun a vécu sa vie sans se donner de nouvelles. Dans ce contexte morbide de retrouvailles, ils doivent aborder leurs carrières, leurs changements, leurs amours... Un difficile exercice pour chacun qui les emmènera à se confronter face aux autres et à eux-mêmes, mais peut-être aussi à trouver l'espoir qui semble leur échapper. "<em>Cette génération qui ne savait pas aimer</em>" est un récit sur l'amour (l'amour fou, l'amour désillusionné, l'amour lucide), sur les constats et sur la fragilité et la complexité des relations humaines.</p></blockquote>
<p>Bon là, on dirait un vrai résumé positif ! ;) Allez, je vous souhaite d'avoir beaucoup de plaisir au fil des prochains mois à lire les récits touchants, drôles, tragiques, frustrants et en quête d'espoir de ces 8 personnages. Allez, je leur laisse la place... moi je ne suis que le greffier de leur quête. ;)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bienvenue sur l'Île !]]></title>
<link>http://iledecirce.wordpress.com/?p=10</link>
<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 19:13:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Satellite Voyageur</dc:creator>
<guid>http://iledecirce.wordpress.com/?p=10</guid>
<description><![CDATA[
Hé oui ! Ne clignez pas trop des yeux ! Vous n&#8217;avez pas la berlue ! Voici un autre blogue en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.repro-tableaux.com/kunst/john_william_waterhouse/circe_offering_cup_ulysses_hi.jpg"><img class="alignnone" src="http://www.repro-tableaux.com/kunst/john_william_waterhouse/circe_offering_cup_ulysses_hi.jpg" alt="" width="360" height="611" /></a></p>
<p>Hé oui ! Ne clignez pas trop des yeux ! Vous n'avez pas la berlue ! Voici un autre blogue entretenu par le <a href="http://satellitevoyageur.wordpress.com/" target="_blank">Satellite Voyageur</a> !</p>
<p>"Super !" crieront ceux qui aiment ce que je fais.</p>
<p>"QUOI ? UN AUTRE ?!" hurleront les autres.</p>
<p>Hé oui, après avoir eu une grosse vague d'encouragement sur le Satellite Voyageur, je me suis dit que je pouvais faire un blogue littéraire, me permettre de vous partager mes écrits. Pourquoi un autre blogue ? Parce que je veux différencier les deux et ne pas qu'ils s'empiètrent l'un sur l'autre. Je veux que le Satellite reste mon contact quotidien d'opinions, humeurs et autres niaiseries avec la blogosphère. Par contre, l'Île sera mon repaire de littérature, de fiction, etc. Bref, le côté auteur en moi qui doit se désencrasser après quelques années de délaissement causés par tant de facteurs. ;) Évidemment, il faut être conscient que ce blogue n'aura pas - contrairement au Satellite - des écrits qui seront mis en ligne tous les jours ! De toute façon, les billets seront plus longs puisqu'il s'agira d'écrits de fiction. Les périodes peuvent varier entre les mises en ligne, mais il y en aura souvent, je vous le promets ! Je vous conseille de mettre alors ce site dans un agrégateur pour savoir quand il y aura de la nouveauté ! :)</p>
<p>Pour le reste, si vous voulez savoir le pourquoi du nom du site et sa raison d'être, allez sur <a href="http://iledecirce.wordpress.com/pourquoi-lile/" target="_blank">la page ici</a>. Sinon, il ne me reste qu'à vous souhaiter la bienvenue et installez-vous confortablement ! :) Ouf... C'est parti !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Schizophrenic Tea Time]]></title>
<link>http://alexandrelaurin.wordpress.com/?p=104</link>
<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 17:57:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>alexandrelaurin</dc:creator>
<guid>http://alexandrelaurin.wordpress.com/?p=104</guid>
<description><![CDATA[Great piece of e-litterature from designer Joe Davis called Telescopic Text. Watch it here.
Origin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Great piece of e-litterature from designer <a href="http://www.joedavis.co.uk/">Joe Davis</a> called <strong>Telescopic Text</strong>. Watch it <a href="http://www.telescopictext.com/">here</a>.</p>
<p><em>Originally found on Jack Shedd's <a href="http://www.bigcontrarian.com">Big Contrarian</a>.<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Strange Fiction]]></title>
<link>http://flagelleurmental.wordpress.com/?p=215</link>
<pubDate>Sun, 24 Aug 2008 13:42:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>flagelleurmental</dc:creator>
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<description><![CDATA[L’exploration des mondes parallèles, des dimensions cachées, du cyberspace ou des contrées onir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;"><img class="alignright size-medium wp-image-217" src="http://flagelleurmental.wordpress.com/files/2008/08/geths-grimoire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="219" />L’exploration des mondes parallèles, des dimensions cachées, du cyberspace ou des contrées oniriques fait depuis bien longtemps partie du menu que nous propose la littérature fantastique. On retrouve ce type d‘expérience littéraire sous les termes génériques de « science-fiction » et d’«  Heroic-Fantasy » et chacun d’entre eux se décline en une série impressionnante de sous-genres (hard science, sword and sorcery, cyberpunk, space opera, steampunk, etc). Pourtant, rares sont les auteurs qui ont accepté de plein gré cet étiquetage réducteur qui a toujours eu des visées plus mercantiles que le soucis réel de définir un genre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">Récemment, un jeune auteur écossais, Hal Duncan, a utilisé le terme de « Strange Fiction ». C’est tellement simple, tout en étant suffisamment vague qu’on se demande pourquoi nul n’y avait songé plus tôt. Cette appellation a également l’avantage d’englober dans son giron et de faire figurer côte à côte des auteurs comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maupassant">Maupassant</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Joyce">Joyce</a>, <a href="http://lyc-carcouet-44.ac-nantes.fr/matieres/lettres/cafe/kafka/bio_kafka.htm">Kafka</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jorge_Luis_Borges">Borges</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cortazar">Cortazar</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Garcia_marquez">Garcia Marquez </a>avec par exemple <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick">Philip K Dick</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Gibson">William Gibson</a>, <a href="http://www.cafardcosmique.com/NOON-Jeff">Haruki<span>  </span>Murakami</a>, <a href="http://www.cafardcosmique.com/NOON-Jeff">Jeff Noon</a>, <a href="http://www.cafardcosmique.com/Entre-SF-et-Fantasy-Velum-c-est-de">Hal Duncan </a>et pourquoi pas ..... la Bible!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">Bien sûr, la notion d’étrangeté serait à définir mais le plus important est que cette pirouette syntaxique de Duncan permet de réhabiliter des œuvres considérées jusque là comme secondaire. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">Le lecteur <span> </span>ne se rend peut-être pas compte de l’importance de cet étiquetage pour la diffusion des œuvres. Pourtant, ce vocabulaire qui classe, range et catégorise à tour de bras conditionne bel et bien notre représentation d’un auteur et son analyse. Ayant classé cette article sous l'onglet "Science Fiction", je n'échappe pas à la règle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">On sait depuis Einstein que les résultats de toutes recherches scientifiques <span> </span>sont conditionnés par ce que veut trouver le chercheur. La grande part de subjectivité de l’analyste n’est plus à mettre en doute. Des balises comme " heroic fantasy" ou  "cyberpunk" vont conditionner le critique sur non seulement ce qu’il pense qu’il va trouver dans le livre mais aussi sur sa manière de l’analyser. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">Alors le Nobel de littérature pour Franck Herbert et le Goncourt pour Jodorowsky, est-ce possible ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 10pt;"><span style="font-size:small;font-family:Calibri;">Peut-être dans une autre dimension…</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Extraits du Chat huppé (2)]]></title>
<link>http://siams.wordpress.com/?p=476</link>
<pubDate>Sat, 23 Aug 2008 09:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>siams</dc:creator>
<guid>http://siams.wordpress.com/?p=476</guid>
<description><![CDATA[
Maurice Béjart :
Mais déjà, pendant un certain temps, j&#8217;avais eu une chatte siamoise, Bhak]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2074/2274642916_f1c2ea6f75_t.jpg" alt="" /></p>
<p>Maurice Béjart :</p>
<blockquote><p>Mais déjà, pendant un certain temps, j'avais eu une chatte siamoise, Bhakti, mot hindou qui signifie dévotion. Hélas, Bhakti, qui a aujourd'hui dix-huit ans et demi, est en train de mourir. Je l'ai gardé pendant cinq ans. Dans la vie d'artiste, le chat est un problème.</p>
<p>.../...</p>
<p>Donc, chaque fois que je partais, je laissais Bhakti a une grande amie, une danseuse qui s'était retirée de la Compagnie, et qui adorait cette chatte. Je partais de plus en plus souvent, si bien que, pour que Bhakti ne soit pas traumatisée entre ses deux maîtres, j'ai fini par la lui laisser totalement. Hier, mon amie m'a téléphoné : "Bhakti est mourante." Je l'avais encore vue en pleine forme il y a quelques mois. Elle a eu vingt fois des enfants que je distribuais autour de moi.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Extraits du Chat huppé (1)]]></title>
<link>http://siams.wordpress.com/?p=460</link>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 17:31:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>siams</dc:creator>
<guid>http://siams.wordpress.com/?p=460</guid>
<description><![CDATA[
Voici un livre que j&#8217;ai trouvé lors de mes vagabondages chez Emmaüs et autres bric-à brac ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3222/2784742312_708978c06f_o.jpg" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3057/2784742596_e6434af339_m.jpg" alt="" /></a></p>
<p>Voici un livre que j'ai trouvé lors de mes vagabondages chez Emmaüs et autres bric-à brac calvinistes genevois (ex. Caritas) pour quelques petits francs.</p>
<p>Très amusant et captivant, il m'a presque tenu tout le mois de juillet, à surligner tous les passages consacrés aux siamois et à corner les pages d'illustrations, le tout sous un soleil de plomb, entourée de mes deux, puis trois "loulous à pointes".</p>
<p>4ème de couverture :</p>
<blockquote><p>Même les plus grands de ce monde vivent chez leur chat : écrivains, peintres, musiciens, acteurs, chanteurs, danseurs, photographes, éditeurs, journalistes, dessinateurs, savants, cuisiniers, coiffeurs, vétérinaires, politiciens, tous, hommes et femmes de culture, ont un jardin secret, leur chat. Qui les amène à ouvrir ici les pages surprenantes de leur intimité féline.</p></blockquote>
<p>Voici donc quelques informations préliminaires concernant cet ouvrage, puis on démarrera cette nouvelle série de citations extraites de ce livre, dès le prochain billet :</p>
<ul>
<li>Titre : Chat huppé : 60 personnalités parlent de leurs chats</li>
<li>Auteurs : Marcel Bisiaux et Catherine Jajolet</li>
<li>Éditeur : Pierre Horay</li>
<li>Année de parution : octobre 1986</li>
<li>Format : Broché - 16.5x24 - 320 pp</li>
<li>ISBN : 2-7058-0171-5</li>
</ul>
<p>Index des personnalités interviewées :</p>
<p>Anouk Aimée, <a href="http://siams.wordpress.com/2008/08/29/extraits-du-chat-huppe-3/" target="_blank">Claude Alexandre</a>, Claude Ballif, <a href="http://siams.wordpress.com/2008/08/23/extraits-du-chat-huppe-2/" target="_blank">Maurice Béjart</a>, Pierre Belfond, Bilal, Albert Bitran, Lucien Bodard, Edouard Boubat, Pierre Bouteiller, Jorge Camacho, Christophe Carita, Jacqueline Cartier, François Cavanna, Jean-Pierre Chabrol, Jean-Laurent Cochet, Michèle Cotta, Dado, Eva Darlan, Desclozeaux, Arielle Dombasle, Françoise Ducout, Jacques Duquesne, Yves Duteil, Paul Fournel, jérôme Garcin, Françoise Giroud, Gourmelin, Bernard Haller, Evane Hanska, Jacques Hérold, Dr. Michel Klein, Laville, jean-Yves Lormeau, Hilton Mc Connico, Lisette Malidor, Marcella Maltais, Claude Maupomé, Robert Merle, Claire Motte, Mouloudji, Rosemarie Muller, Paul Otchakovsky-Laurens, Pétillon, Claude Pinoteau, Frédéric Pottecher, Philippe Ragueneau, Luis Rego, Dr. Pierre Rousselet-Blanc, Claude Santelli, Henri Sauguet, Pierre Schaeffer, Alain Serendens, Serre, Jeanloup Sieff, Jacques Sternberg, Tardi, Pierre Troisgros, Simone Veil, Pr. Etienne Wolff, Zao Wou-ki.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Arbres d'Hiver]]></title>
<link>http://krotchka.wordpress.com/?p=361</link>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 17:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>krotchka</dc:creator>
<guid>http://krotchka.wordpress.com/?p=361</guid>
<description><![CDATA[The horizons ring me like faggots,
Tilted and disparate, and always unstable.
Touched by a match, th]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><em>The horizons ring me like faggots,</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Tilted and disparate, and always unstable.</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Touched by a match, they might warm me,</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>And their fine lines singe</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>The air to orange</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Before the distances they pin evaporate,</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Weighting the pale sky with a solider colour.</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>But they only dissolve and dissolve</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Like a series of promises, as I step foward.</em></p>
<p style="text-align:center;">&#60; <em>Wuthering Heights</em></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/sylviaplath.jpg" alt="" width="493" height="377" /></p>
<p style="text-align:left;">Je ne me souviens plus de la première fois.  Son nom, j'imagine, a dû m'être communiqué par un intermédiaire digne de confiance.</p>
<p style="text-align:justify;">Mes plus grandes passions littéraires sont ainsi reliées, les unes m'ayant conduite aux autres, dans un ordre que je crois difficilement l'œuvre du hasard. Ainsi,  par les Journaux d'Anaïs Nin, j'ai rencontré Dostoïevski et Antonin Artaud, qui fut amoureux d'elle. Kafka je ne sais plus - qui ne parle pas de lui ? Cioran - triste lecture - m'a fait découvrir, entre autres, <a href="http://krotchka.wordpress.com/2008/05/06/oses-tu-voir-une-ame-en-incandescence/">Emily Dickinson</a>, qui, avec Dylan Thomas et Sylvia Plath, ont toutes mes préférences en matière de poésie anglo-saxonne.</p>
<p style="text-align:justify;">A l'époque, je n'avais pas réussi à trouver de traduction de ses poèmes. Je lisais ses <em>Journaux</em>, qui commencent par ces mots : "<em>Peut-être ne serai-je jamais heureuse, mais ce soir,  je me sens comblée. Il suffit d'une maison vide, d'une chaleur et d'un brouillard de fatigue après une journée passée à planter des fraisiers au soleil, d'un verre de lait frais sucré et d'une petite assiette de myrtilles noyées de crème.</em>" Ensuite sa voix se brise, au fil des années, parcelles fulgurantes d'une vie, débordant d'ambition, d'orgueil et de désillusion. Mariée au poète anglais Ted Hughes, d'émerveillements inexplicables en accès dépressifs, l'écriture ne fut jamais pour elle un refuge. Depuis l'adolescence, nombreuses avaient été les tentatives de suicide, aussi n'était-ce pas tant un événement inattendu que, trompée et délaissée par cet homme qu'elle admirait plus qu'elle n'aimait, elle décide de mettre fin à ses jours.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://i286.photobucket.com/albums/ll116/krotchka/sylviaplath-1.jpg" alt="" width="460" height="300" /></p>
<p style="text-align:justify;">Par hasard, alors que je ne pensais plus vraiment à elle - je vérifiais machinalement son nom chaque fois que je parcourais des yeux le rayon <em>Poésie</em> des librairies - j'ai découvert ce livre tant attendu. La précision de son vocabulaire et sa capacité à transfigurer son expérience intime du monde m'ont de nouveau éblouie, et j'ai pensé que je pouvais mieux la comprendre aujourd'hui que je ne l'aurais fait alors, si mon désir de la lire avait été comblé au moment où il avait surgi.</p>
<p style="text-align:center;"><em>His head is a little interior of grey mirrors.</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Each gesture flees immediately down an alley</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Of diminishing perspectives, and its significance</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>Drains like water out the hole at the far end. </em></p>
<p style="text-align:center;"><em>He lives without privacy in a lidless room...</em></p>
<p style="text-align:center;"><em>&#60; Insomniac</em></p>
<p style="text-align:justify;">Sylvia Plath (1932-1963)</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010034394"><em>Journaux 1950-1962, </em>Gallimard 1999</a></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010035020"><em>Arbres d'hiver</em>, nrf, Poésie / Gallimard 1999</a></p>
<p style="text-align:justify;">Deux remarques de moindre importance :</p>
<p>- J'ai volontairement omis de recopier la traduction des extraits cités. Malheureusement, comme c'est souvent le cas en poésie, le français défigure la langue originale, aussi vaut-il mieux ne pas chercher à traduire...</p>
<p style="text-align:justify;">- En cherchant des photos pour illustrer ce billet, j'en ai trouvé quelques-unes qui m'ont inquiétée : celles de Gwyneth Paltrow en Sylvia, me laissant penser qu'un film est en train de se tourner. Si c'est le cas, il faut craindre le pire : rares sont les films capables d'éviter tous les écueils de l'illustration / incarnation  de l'écrivain inversé scandaleusement en personnage de cinéma (Virginia Woolf, Musset, Sagan...)</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:left;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des trollympiades loin de Pékin]]></title>
<link>http://alenvers.wordpress.com/?p=430</link>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 15:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>blongo</dc:creator>
<guid>http://alenvers.wordpress.com/?p=430</guid>
<description><![CDATA[Une trolle adoptée devance de vraies boules de poils
Alors que Pékin vibre pour ses JO suivis dans]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_484" align="alignleft" width="160" caption="Une trolle adoptée devance de vraies boules de poils"]<img class="size-medium wp-image-484 " src="http://alenvers.wordpress.com/files/2008/08/troll.jpg?w=160" alt="Une trolle adoptée devance de vraies boules de poil" width="160" height="240" />[/caption]
<p style="text-align:justify;">Alors que Pékin vibre pour ses JO suivis dans le monde entier, loin, très loin de Chine, aux fameux Monts Locaces, viennent de se dérouler, dans une ambiance nettement plus intime, des joutes très particulières, des trollympiades, comprenez des Jeux olympiques pour les trolls... Qu'est-ce donc que cette nouvelle affaire, vous demanderez-vous bien justement.</p>
<p style="text-align:justify;">En fait, les trollympiades réunissent des <a href="http://www.zoo-logique.org/qu_est_ce_qu_un_troll_des_forums_definition_et_explication.8.10.1849.html" target="_blank">trolls</a> venus de tous les horizons pour des épreuves qui n'ont rien à voir avec le cyclisme sur piste ou le tir au pistolet, mais pour des disciplines typiquement trolles, comme le lancer d'humains, le plongeon sans piscine ou le dressage de mouches... Tout y existe comme aux vrais Jeux, de la flamme trollympique au village trollympique, mais avec en prime ces bestioles pour le moins particulières nées de l'imagination du scénariste Christophe Arleston et illustrées avec talent par Jean-Louis Mourier. Bande dessinée à succès grandissant, "Trollympiades" est le 11e tome de la série <a href="http://www.askell.com/Troy/Trolls/Trolls.php" target="_blank">"Trolls de Troy"</a>, une aventure qui a lieu deux siècles avant celle de Lanfeust et de son ami troll Hébus.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Pour ce nouveau tome, Arleston et Mourier nous emmènent donc, et c'est d'actualité, dans le monde de l'olympisme, ou plutôt du trollympisme. L'ennemi juré des trolls de Troy, le vénérable et fourbe Rysta Fuquatou, cherche un nouveau subterfuge pour asservir les trolls, des boules de poils aussi fortes qu'affectueuses, qui n'ont rien à voir avec les monstres enragés vus dans Tolkien par exemple. Il faut pour cela les capturer et les enchanter. Le méchant homme initie donc les JO pour trolls avec le secret espoir d'emprisonner les trolls grâce à des médailles magiques.</p>
<p style="text-align:justify;">Rysta Fuquatou réussit à réunir aux Monts Locaces des trolls venus des quatre coins de Troy: des trolls mouchetés des steppes, des trolls blancs du Darshan, des trolls des îles, des trolls rayés des montagnes et, bien sûr, des trolls bruns de Phalompe. C'est à cette tribu débonnaire qu'appartiennent les héros de la série, Teträm (le père de famille), Puitepée (son épouse), Waha (sa fille adoptive, une humaine recueillie quand elle était bébé), Pröfy (le possible futur fiancé de Waha) et ses enfants Gnondpom, Sekspys et Erodravelle. Remarquez les jeux de mots plus ou moins bien trouvés quand on accolle le mot "troll" à ces patronymes (on aime surtout troll Gnondpom et Pröfy..).</p>
<p style="text-align:justify;">Teträm, Waha et Pröfy font partie de l'équipée pour aller défendre les chances des trolls roux aux trollympiades. Toutefois, à l'arrivée des boules de poils survoltées, les organisateurs, complices de Rysta, perdent vite le contrôle des JO et les trolls organisent les épreuves qu'ils veulent sans se soucier des règles.  Ils ne refusent qu'une discipline, la natation. Et pour cause, les trolls ne craignent qu'une chose au monde: l'eau. Ca pourrait les laver et donc faire fuir leurs mouches.</p>
[caption id="attachment_486" align="alignright" width="160" caption="Teträm, le bon père de famille"]<img class="size-medium wp-image-486" src="http://alenvers.wordpress.com/files/2008/08/tetram.jpg?w=160" alt="Teträm, le bon père de famille" width="160" height="235" />[/caption]
<p style="text-align:justify;">Place rapidement à des sports qui pourraient, qui sait, un jour intégrer les vrais JO: le lancer de pétaures (de grosses bestioles proches du mammouth, très répandues sur Troy et qui n'avancent que quand on chante), le 110 foulées avec franchissement d'obstacles (d'énormes menhirs), le pipi le plus loin, le coeur-langue (du curling avec des humains comme pierres...) ou le gobage de sfroumptchs (des bébêtes bleues à mi-chemin entre le schtroumpf et la belette). C'est vite le grand n'importe quoi, mais qu'est-ce qu'on s'amuse, autant que les protagonistes insouciants. Et, évidemment, le plan du vénérable Rysta va rapidement s'effondrer.</p>
<p style="text-align:justify;">Si ce 11e tome de la série n'atteint pas la drôlerie des quatre premiers, toujours inégalés, cet opus tient toutes ses promesses, malgré quelques passages peut-être inutiles. Les fans du cycle ne seront pas déçus et ceux qui souhaitent le découvrir trouveront ici une belle entrée dans le monde de Troy.  On craint toutefois que la série perde en saveur peu à peu, avec désormais un tome par an, un rythme endiablé pour Arleston, qui scénarise à peu près à la même vitesse son premier héros, <a href="http://www.askell.com/Troy/Lanfeust/Lanfeust.php" target="_blank">Lanfeust</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pour terminer cette petite critique, votre blongo, qui trouve son inspiration dans un des personnages de la série Lanfeust, à découvrir absolument, se permet de citer quelques noms imaginés avec humour par Arleston pour sa ribambelle de trolls. Saluons donc les trolls Tyneth, Roken, Selfkhon, Minesse, Tykedmeh, Angaröss, Dlabal ou Pinanbourh...</p>
<p style="text-align:justify;">blongo, esprit troll</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA["Prédestinés", le roman romantique de la rentrée.]]></title>
<link>http://etreromantique.wordpress.com/?p=53</link>
<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 20:52:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ricky</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lila est une femme très particulière qui vit de multiples histoires d&#8217;amour. Parmi celles-ci]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Lila est une femme très particulière qui vit de multiples histoires d'amour. Parmi celles-ci, l'une d'elle s'imposera comme étant la plus belle, mais aussi la plus triste. Car comme toutes les belles histoires romantiques, la romance de Lila n'est pas une histoire gagnée d'avance. Suivez les amours de la jeune femme et découvrez qui est son prince charmant en vous connectant sur www.unromanenligne.wordpress.com. Vous découvrirez un roman original, dont la parution l'est tout autant puisque l'auteur a choisit de le mettre en ligne progressivement chapitre par chapitre.</p>
<p>A lire !</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Une citation de Conrad]]></title>
<link>http://jonathanfrances.wordpress.com/?p=81</link>
<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 17:06:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>jonathanfrances</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je tenais à faire partager une citation de Joseph Conrad, qui n&#8217;est finalement pas sans rappo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je tenais à faire partager une citation de Joseph Conrad, qui n'est finalement pas sans rapport avec la citation de Nietzsche du billet précédent...</p>
[caption id="" align="alignleft" width="300" caption="Joseph Conrad"]<img src="http://www.rarelibrary.com/authorimages/conrad.jpg" alt="Joseph Conrad" width="300" height="444" />[/caption]
<p>"It's extraordinary how we go through life with eyes half shut, with dull ears, with dormant thoughts. Perhaps it's just as well; and it may be that it is this very dullness that makes life to the incalculable majority so supportable and so welcome."</p>
<p>Joseph Conrad</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[75 ans!]]></title>
<link>http://galyee.wordpress.com/2008/08/20/75-ans/</link>
<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 13:48:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>galyee</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour Cormac McCarthy!
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a target="_blank" href="http://www.evene.fr/celebre/biographie/cormac-mccarthy-25869.php"><b>Pour Cormac McCarthy!</b></a></p>
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