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	<title>lu-dans-echanges &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "lu-dans-echanges"</description>
	<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 21:08:20 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Un temple : pourquoi ? ]]></title>
<link>http://erfantibesvence.wordpress.com/?p=270</link>
<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 07:00:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>erfantibesvence</dc:creator>
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<description><![CDATA[Alors que notre temple d’Antibes a cent ans cette année, nous voilà dans un projet de travaux de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Alors que notre temple d’Antibes a cent ans cette année, nous voilà dans un projet de travaux de réparation : dégâts des eaux, chacun peut constater les infiltrations qui ont endommagé le mur du côté droit.<br />
Pour célébrer dignement le centenaire, les travaux doivent être accomplis dès que possible.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-275" src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/09/temple2.jpg" alt="" width="500" height="357" />Le temple d'Antibes</p>
<p style="text-align:justify;">Lu dans <em><a href="http://echanges.eglisereformee-sudest.com/dossiers/Sept_08_Dieu_batit.pdf" target="_blank">Échanges</a></em> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">Un temple : pourquoi ?</p>
<p style="text-align:justify;">« La Grande maison », voilà le joli nom qu’ont trouvé Fuad et Mukbill, quelques mois après leur arrivée en France dans leur famille adoptive. Un nom qui semble s’être imposé de lui-même pour désigner « le temple », ce grand bâtiment qui abrite cultes et concerts et où ils se sentent chez eux.<br />
Dans l’idéal c’est bien ça, une Grande maison : un lieu de vie et de rassemblement pour tous, pour chacun. Un chez-soi, un chez-nous. Un endroit où il est possible de se re-trouver. Un repère, au propre comme au figuré, pour les gens de l’intérieur comme pour ceux de l’extérieur. Un endroit identifiable, parce que là où il est implanté, le temple se veut être la façade visible de l’Église réformée : le temple, c’est une adresse, une présence physique.<br />
Avez-vous remarqué combien une famille se distinguait par son adresse ? « C’est là qu’habitent les Ducoin, juste en face de chez les Durand ! »<br />
Mais si « c’est là qu’habitent les réformés », devrait-on comprendre qu’il n’y a aucun lieu de vie ailleurs ? Les activités par quartiers, les cultes de maison, les journées intergénérationnelles en des lieux spécifiques démontrent le contraire, en bien des endroits. Il est possible - il est salutaire ! - de vivre l’Église ailleurs qu’au temple.<br />
C’est précisément ce qui en fait une Grande maison.<br />
La maison de famille héberge rarement toute la vie de toute la famille. Pour le moins elle en rassemble les membres éloignés pour un temps donné. Elle est le lieu et l’occasion de retrouvailles, d’évocation de souvenirs, de communion renouvelée, de joies partagées d’une saison à l’autre.<br />
La Grande maison, et c’est sa force, permet à tous de venir partager avec chacun, par l’écoute de la Parole, la prière et le chant, ce qui a été vécu, ici et là, sous le regard de Dieu.</p>
<p style="text-align:right;">Loïc de PUTTER<br />
Saint-Etienne</p></blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">Vocabulaire<br />
Temple</p>
<p style="text-align:justify;">temple : mot qui vient du latin templum et qui signifie "maison du dieu", où, dans l'antiquité, seuls les prêtres pouvaient pénétrer. Mais les églises chrétiennes dérivent, non des temples antiques, mais des basiliques qui étaient à l'origine des bâtiments civils où les paléo-chrétiens prirent l'habitude de s'assembler pour leurs exercices religieux. La Réforme, contemporaine de la Renaissance, procède d'un retour aux sources du christianisme, et à l'antiquité gréco-romaine, d'où l'utilisation, pour le bâtiment cultuel, du terme de temple par référence aux temples de Jérusalem et de Salomon (où pourtant les fidèles ne pénétraient pas) ou encore à la signification qui lui est donnée dans le Nouveau Testament où la construction matérielle passe du sens propre au sens symbolique. Voir les épîtres de Paul : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu... (I Cor. III,16), Nous sommes le temple du Dieu vivant (II Cor. VI,16) et encore Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit (I Cor. VI,19). Les protestants français ont préféré utiliser ce terme de temple plutôt que celui d'église qu'ils ont réservé pour désigner l'assemblée des fidèles.<br />
Source : <a href="http://temples.free.fr" target="_blank">http://temples.free.fr</a></p></blockquote>
<p style="text-align:justify;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ne sèment ni ne moissonnent…]]></title>
<link>http://erfantibesvence.wordpress.com/?p=186</link>
<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 14:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>erfantibesvence</dc:creator>
<guid>http://erfantibesvence.fr.wordpress.com/2008/08/22/ne-sement-ni-ne-moissonnent%e2%80%a6/</guid>
<description><![CDATA[

Des forêts disparaissent, des espèces animales et végétales sont en sursis, des voix s’élè]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong>Des forêts disparaissent, des espèces animales et végétales sont en sursis, des voix s’élèvent pour rappeler la fragilité et la vulnérabilité de notre environnement. Décision politique plus qu’idéologique, trouvons « la relation juste », « la mesure et le respect ».</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p style="text-align:center;"><img class="size-medium wp-image-187 aligncenter" src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/08/chat.jpg?w=300" alt="" width="459" height="270" /></p>
<p class="MsoNormal">
<p style="text-align:justify;">Rappelons-nous, humblement : tout a commencé avec <em>« une algue bleue, quelque part dans notre univers »</em>. Nous restons songeurs face à <em>« notre chat aussi imprévisible qu’imaginatif, lui qui flaire et hume les liens invisibles mais réels entre la présence et l’absence ».</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em></em>Le lis des champs, les moineaux dans le pommier, et mon chat, là endormi sur le coin du bureau, ne se donnent guère de mal pour subsister, il suffit d’attendre la rosée du matin, de partager les graines perdues, de se repaître d’une poignée de croquettes et la vie continue (à condition toutefois que la pluie soit généreuse et que le chat ne vienne pas s’exercer sur les branches et que d’autres oiseaux plus agressifs fassent qu’il y ait de l’instabilité dans l’air). A quoi rêvent-ils quand ils dorment, ces quadrupèdes aux pattes soudain animées comme par une course dans la nuit, par quels signaux les oiseaux savent-ils qu’il y a lieu de décamper au plus vite, quels risques les plantes assument-elles dans leur croissance ? Les habitants de la planète semblent disposer de tout ce qui vit, ce qui rampe, ce qui vole… n’est-ce pas le contrat de la Genèse ? Mais si l’homme, maître des écritures et des langues, a explicitement la responsabilité de nommer toute chose, de s’y retrouver dans l’immense diversité des êtres et des choses, il lui arrive d’oublier que d’une certaine façon son environnement animal ou végétal souffre de l’absence de réelles défenses – à peine quelques épines pour la rose, un léger camouflage sur le pelage, quelques griffes en cas d’alerte majeure pour certains mammifères, une pelote d’épines qui n’a jamais protégé du danger de la traversée des routes.</p>
<p style="text-align:justify;"><span>L’homme, animal pensant, marchant debout au rythme de ses chants de victoire, comment s’y prend-il pour organiser sa société sécuritaire en tournant progressivement – mais est-ce un progrès ? – ses instruments de détection des animaux nuisibles vers ses semblables ? Comment peut-il en arriver à traiter ses semblables comme il s’est accoutumé à traiter la faune et la flore ? En revanche, comment, en Inde par exemple, est-il parvenu à de hauts degrés de savoir sans marquer la distance nécessaire avec l’animal tout en instituant des distances insurmontables entre les hommes ? Comment dans nos rencontres de l’été, pouvons-nous faire l’économie de paroles et de bienveillance vis-à-vis de toute co-humanité, et ce quels que soient l’échelle des âges, l’aspect vestimentaire, les signes de notoriété ou d’humilité, de richesse ou de dénuement ?</span></p>
<p style="text-align:justify;">Les hommes, les bêtes, c’est l’universel vivant qui fait que tout est objet de prédation, d’utilité, de transformation technique avant que ne soit posée la question de la relation juste. Il n’y a pas de vie sans le risque de la vie, mais il n’y a pas non plus de règne animal sans un regard raisonné sur toute vie, sans réponses aux détresses causées par une nature muette et qui fait que l’animal parmi nous souffre d’autant plus que ses jours sont singulièrement plus courts – quelques carpes et tortues exceptées. On ne peut projeter notre propre psychologie sur les animaux, bien que nous le fassions souvent à l’égard de nos animaux dits <em>« de compagnie »</em>, mais il n’empêche que la mesure et le respect sont dus dans notre univers à tout ce qui appartient à l’arbre de toute l’évolution. Parce que nous nous moquons du singe et de ses grimaces, nous nous refusons à figurer parmi ses descendants. Mais c’est là une inconséquence qui nous fait oublier qu’une algue bleue, quelque part dans notre univers, fut à l’origine de tout : poissons, grenouilles, singes, hommes, et les mystérieuses baleines bleues et le Behémot dont parle le livre de Job, et aussi bien, dans l’imaginaire poétique de nos amis écossais, la très grosse bête du Loch Ness.</p>
<p class="MsoNormal">
<p style="text-align:right;">Serge Guilmin<br />
Pasteur – La Croix-du-Vernis</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Courmettes]]></title>
<link>http://erfantibesvence.wordpress.com/?p=150</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 14:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>erfantibesvence</dc:creator>
<guid>http://erfantibesvence.fr.wordpress.com/2008/06/21/les-courmettes/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;
Domaine des Courmettes :
Un engagement chrétien au service de l’environnement
&nbsp;

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p align="center"><strong><span style="color:#008000;">Domaine des Courmettes :<br />
Un engagement chrétien au service de l’environnement</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p align="center"><img src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/06/courmettes.jpg" alt="" width="440"></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p style="text-align:justify;">Le Domaine des Courmettes (600 hectares de nature protégée sur la commune de Tourrettes sur Loup) appartient à l’association protestante <em>Amiral de Coligny </em>depuis 1918. Jusqu’au milieu des années trente le domaine a une vocation sanitaire (sanatorium - préventorium). Il devient ensuite un grand lieu de rassemblement de scoutisme féminin, géré par la Fédération française des Éclaireuses (FFE), puis une colonie de vacances jusqu’en 1972. En 1974, Les Courmettes deviennent un centre d’animation permanent ouvert sur la nature, accueillant groupes et séminaires divers.</p>
<p style="text-align:justify;">Parallèlement, le domaine de 600 ha devient une réserve naturelle volontaire, dans laquelle un plan de gestion fait l’inventaire de ses multiples richesses naturelles. Fin 2006, le Centre doit cesser ses activités en raison d’importantes difficultés financières. L’association propriétaire a exploré différentes orientations et vient finalement de s’engager avec A Rocha pour étudier un nouveau projet dédié à la sensibilisation à l’environnement.</p>
<p style="text-align:justify;">Les chrétiens sont peu présents dans les domaines de l’écologie alors que le message de la Bible résumé par les verbes de la Genèse « cultiver et garder » est particulièrement riche et actuel. Le grand défi social de notre siècle sera précisément la protection, voire la restauration de l’environnement. Déjà le prophète Osée dénonçait le lien entre « la destruction des animaux des champs et des poissons des rivières » et la mauvaise conduite du peuple.</p>
<p style="text-align:justify;">Le centre des Courmettes sera un lieu de contemplation de la création, d’initiation et d’invitation au changement de comportement pour atténuer les injustices d’aujourd’hui et de demain. Ainsi cette propriété sera à nouveau au cœur de l’engagement chrétien pour la société. A Rocha est une association chrétienne de protection de l’environnement.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis 25 ans A Rocha s’est implantée dans 18 pays. Elle dispose en France d’un centre à Arles qui lui permet d’agir concrètement sur le terrain. A cette mission pratique, s’ajoute celle de sensibiliser des chrétiens au respect de la création, notamment dans le cadre d’interventions dans les paroisses et les Églises au niveau national.<br />
Le site de A Rocha : <a href="http://www.arocha.org" target="_blank">www.arocha.org</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right">Alain Rosier<br />
<em>Échanges </em>n°327, avril 2008</p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p style="text-align:center;"><strong><span style="color:#008000;">« Le Seigneur plaça l’humain dans le jardin<br />
pour le cultiver et pour le garder »<br />
Genèse 2, 15</span></strong></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p align="center"><img src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/06/courmettes2.jpg" alt="" width="440"></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p>À propos de jardin - lu dans <em>Échanges </em>:<br />
<strong>Jardin</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong></strong>De la frontière au jardin…<br />
la lisière. Au jardin, nous nous trouvons à la lisière entre deux mondes.<br />
Un monde bien ordonné par les mains des hommes, leurs maisons, villages, villes et routes.<br />
Et la nature, celle que nous destinons à notre usage, à notre plaisir, celle que nous cultivons mais qui finira par regagner sa liberté.<br />
Au jardin quelque chose d’extraordinaire se passe…<br />
Du jardin d’Eden à Gethsémani :<br />
lieu clos et bien défini où pourtant jaillit l’inattendu, l’incontrôlable : une visite, une rencontre avec ce qui dépasse notre intelligence, ce que nous ne maîtrisons pas.<br />
Les jardins fabuleux marquent notre imaginaire collectif.<br />
Celui dont nous avons été chassés et après lequel nous soupirons, les jardins suspendus de Babylone, le jardin merveilleux où toutes les saisons fructifient sans l’effort de l’homme…</p>
<p style="text-align:justify;">Les jardins à la française, à l’anglaise, qui ont chacun leurs partisans et leurs modes ; les jardins potagers ou d’agrément, les jardins sauvages ou les jardins publics : lieux de rencontre encore et toujours, entre les êtres vivants, entre l’Homme et la nature, entre la créature et son Créateur.</p>
<p style="text-align:justify;">Lieux de rencontre, lieux de grâce où pourtant fleurissent parfois les pires arbres de notre civilisation :</p>
<p style="text-align:justify;">des panneaux discriminants à leur entrée pendant les années sombres jusqu’aux tentes des sans-logis, ils nous montrent aussi les marges, les lisières que nous avons abandonnées en essayant de les oublier.</p>
<p style="text-align:justify;">A la marge de notre société ou au centre de la vie de certains, le jardin révèle notre rapport au monde vivant, à la vie.</p>
<p style="text-align:justify;">Simple pelouse pour le plaisir des yeux ou potager indispensable à la nourriture de la famille : ici se déroule le dialogue entre nos influences et nos aspirations.</p>
<p style="text-align:justify;">Parfois, ses limites se font floues et disparaissent progressivement dans le bois d’à côté, comme si le jardinier avouait humblement l’éphémère de son travail face à la grande histoire de la vie. D’autres fois, le jardin est bien clos, entouré de barrières officiellement dressées là pour le protéger des hommes mais qui limitent aussi clairement l’espace laissé à la puissance indomptable de la nature, l’espace qui rappelle à l’Homme sa grande impuissance.</p>
<p style="text-align:justify;">Au pied du Mont des Oliviers, au jardin du pressoir, avaient rendez-vous l’angoisse et l’indifférence : Gethsémani, lisière entre la mort et la vie, le deuil et l’espérance. Dans cette terre a germé la graine qui ne demande qu’à croître dans les cœurs. Nous pouvons nous en protéger, la dompter, l’enclore ou bien nous émerveiller de la puissance de cette nouvelle pousse. Gagnons sans crainte la lisière de tous nos jardins, jardins intimes ou jardins publics, une nouvelle vie nous y est offerte.</p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:right;"><span style="font-style:normal;">Magali Girard<br />
Pasteur de l'Église Réformée à Chambéry<br />
</span><em>Échanges</em> <span style="font-style:normal;">n°329, juin 2008</span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Croix huguenote]]></title>
<link>http://erfantibesvence.wordpress.com/?p=80</link>
<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 06:32:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>erfantibesvence</dc:creator>
<guid>http://erfantibesvence.fr.wordpress.com/2008/04/11/la-croix-huguenote/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;
Lu dans Échanges :


Telle que nous la connaissons, la Croix huguenote complétée par le «]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Lu dans <em><a href="http://echanges.eglisereformee-sudest.com/" target="_blank">Échanges</a></em> :</p>
<blockquote>
<p class="MsoNormal">
<p style="text-align:justify;"><img class="alignright size-full wp-image-86" src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/04/croix-hug0.jpg" alt="" width="127" height="223" />Telle que nous la connaissons, la Croix huguenote complétée par le «Saint-Esprit» en pendentif semble avoir été imaginée par l'orfèvre nîmois Maystre vers 1688 (trois ans après la révocation de l'Édit de Nantes). Son succès fut immédiat, car elle permettait d'avoir sur soi une croix différente de la croix catholique abhorrée.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>La Croix<br />
</strong><br />
La croix huguenote dérive de la Croix de Malte avec des échancrures triangulaires à l'extrémité de chaque branche, alors que la Croix du Languedoc est une croix de Malte dont les branches sont allongées par des triangles qui forment des pointes de flèches. On dit en héraldique qu'elle est «boutonnée» à cause des boules qui terminent les pointes au nombre de huit comme les Béatitudes.</p>
<p style="text-align:justify;">Elle présente une grande analogie avec la croix de l'Ordre du Saint-Esprit, instituée par Henri III en 1578 : <em>«croix suspendue d'or à huit pointes émaillée blanc et vert, cantonnée de fleurs de lis, portant à l'avers la colombe rayonnante».</em></p>
<p style="text-align:justify;">Les branches sont reliées entre elles par un motif circulaire qui, d'une part, rappelle la couronne d'épines du Christ crucifié et qui, d'autre part, forme entre chaque branche un cœur, à la fois symbole de l'amour de Jésus pour nous et rappel de son commandement d'amour (Jean 13,34).</p>
<p style="text-align:justify;">Les quatre motifs qui relient les branches entre elles sont des fleurs de lis stylisées qui rappellent celles qui figurent à la même place dans les Ordres royaux de Saint-Michel, du Saint-Esprit, de Saint-Louis et dans le Mérite militaire. Pour Pierre Bourguet, il s'agirait de cœurs stylisés.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>La colombe<br />
</strong><br />
La colombe est un symbole biblique, dont les réformateurs ont admis la reproduction en «image taillée». C'est la colombe qui avertit Noé que le niveau des eaux du déluge a baissé : «La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d'olivier arrachée était dans son bec» (Genèse 8,II). Les quatre évangélistes attestent que Christ, au moment de son baptême, «vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe» (Matthieu 3,16 ; Marc 1,10 ; Luc 3,22 ; Jean 1,32).</p>
<p style="text-align:justify;">En joaillerie, la colombe du Saint-Esprit est presque toujours représentée la tête en bas et les ailes déployées, volant du ciel vers la terre. Elle est dite «rayonnante».</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Note sur le mot « Huguenot »<br />
</strong><br />
Le terme «Huguenot», d'abord employé par dérision, a commencé à se répandre vers 1559-1560. Plusieurs hypothèses ont été émises sur son origine. La plus plausible est celle qui la fait remonter à l'allemand «Eidgenossen» qui signifie «Confédérés». Le bijou appelé Croix huguenote n'a pris ce nom qu'à une époque récente (fin du XIXe siècle). Il a parfois été appelé Croix cévenole.</p>
</blockquote>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;">Yves Levin, <em>Échanges</em> n° 326, mars 2008, p. 11 (Source BIP n° 916).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<blockquote>
<p class="MsoNormal"><strong>Une larme sur la croix<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><img class="alignright size-full wp-image-87" src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/04/croix-hug-trissou1.jpg" alt="" width="150" height="269" />«[…] Ma croix huguenote a une colombe, la tête en bas, mais celle de ma grand-mère, une larme. C'était un bijou de famille, par les "parpaïhou" du pays de la Montagne. Avez-vous des informations sur la symbolique de cette larme ? Quel orfèvre et à quelle date a-t-elle été imaginée?» écrit Mme Lucyle F., Le Teil (F - 07)</p>
<p style="text-align:justify;">La larme aurait-elle remplacé la colombe pour exprimer la douleur de l'oppression ? Cette hypothèse semble peu probable. En fait la colombe (symbole du saint Esprit) a remplacé la larme ou «trissou» nîmois. L'abbé Valette précise que c'est en I688 que ce nouveau bijou fait son apparition : cette espèce de boule allongée appelée en langue d'oc le «trissou», c'est-à-dire le petit pilon destiné à écraser une substance ou un aliment dans un mortier. L’imagination populaire et la recherche érudite ont pourvu le «trissou» de diverses explications : larme de l'Église affligée ou langue de feu semblable à celles qui, à la Pentecôte, se posèrent sur la tête des disciples.</p>
<p style="text-align:justify;">Il s'agirait, selon Pierre Bourguet, d'une ampoule ou petite fiole semblable à la sainte Ampoule destinée au sacre des rois de France : celle que saint Rémy aurait reçue du ciel, portée par une colombe, pour le baptême de Clovis. La colombe du saint Esprit figurait sur cette ampoule vénérée. Aussi ne serait-il pas surprenant que la représentation de la colombe alterne avec celle du réceptacle sacré, sous les croix huguenotes empruntées par les protestants au symbolisme de la royauté persécutrice.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette goutte a pu être interprétée comme une larme ou une goutte de sang, rappelant les persécutions, mais il est plus probable qu'il s'agisse en fait d'une langue, comme les langues de feu que reçurent les disciples au jour de la Pentecôte, autre image du même saint Esprit. Cette langue de la Pentecôte serait alors bienvenue pour les protestants, puisque le nom même de «protestant» ne signifie pas celui qui proteste contre quelque chose, mais dans le français du XVIe siècle, celui qui témoigne de sa foi (de pro = devant et testare = témoigner).</p>
<p style="text-align:justify;">Pour en savoir plus: voir le livre de Pierre Bourguet, <em>La croix huguenote</em>. <a href="http://www.museedudesert.com/article5674.html" target="_blank">Ed. Musée du Désert</a>, I99I, 68 p. En vente au Musée.</p>
</blockquote>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;">Yves Levin, comité de rédaction de <em>Réveil</em>, <em>Échanges</em> n° 327, avril 2008, p. 7.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">*</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong>Remarque personnelle en forme de question<br />
</strong><br />
<img class="alignright size-full wp-image-89" src="http://erfantibesvence.wordpress.com/files/2008/04/ordre-st-esprit2.jpg" alt="" width="186" height="189" />Comme le note Yves Levin, la Croix huguenote «présente une grande analogie avec la croix de l'Ordre du Saint-Esprit, instituée par Henri III en 1578»… (en illustration)</p>
<p style="text-align:justify;">Et s’il y avait là l’essentiel de l’explication, avant la relecture de ses symboles ? — : alors que les protestants viennent de voir leur existence niée, par la révocation de l’Édit de Nantes, ils n’ont cessé malgré tout d’affirmer leur loyauté. Et quand on sait que l’alternative à la colombe, le «trissou», évoque peut-être l’ampoule destinée au sacre des rois de France…</p>
<p style="text-align:justify;">Relégués plus que jamais à un statut de Français de second ordre, ils reconnaissent en ce bijou le symbole de la dignité qui leur est refusée : les protestants ont en effet été systématiquement exclus du droit de recevoir ou de postuler à des décorations, à commencer par la plus remarquable, sorte de Légion d’Honneur de l’époque, l’Ordre du Saint-Esprit… Saint-Esprit qui fonde le témoignage intérieur de leur foi !</p>
<p style="text-align:justify;">Toute la douleur et le refus de se voir exclu d’un pays auquel on se voulait inconditionnellement loyal… La seule consolation est dans l'Esprit consolateur...</p>
<p style="text-align:justify;">Les hypothèses restent ouvertes…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;">RP</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p>PS du 4 mai 2008 : Dans Echanges n°328 (mai 2008), p. 7, un courrier de Mme Denise Levai signale que le pasteur baptiste Henri Vincent (décédé en 1990) soutenait une explication semblable à celle que pose ma réflexion en forme de question. RP</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
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