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	<title>m-e-x-p-a-t &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "m-e-x-p-a-t"</description>
	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 09:55:11 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[A l'eau les canards...]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=99</link>
<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 06:26:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Je me retourve le cul dans l&#8217;eau du coté de Cuernavaca.
L&#8217;eau n&#8217;est pas si froid]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/10/juliengaillard-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-100" title="juliengaillard-1" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/10/juliengaillard-1.jpg?w=450" alt="" width="450" height="298" /></a></p>
<p>Je me retourve le cul dans l'eau du coté de Cuernavaca.</p>
<p>L'eau n'est pas si froide, elle pénètre doucement et graduellement par les coutures de la combinaison. Le gilet de sauvetage maintient ma tête avantageusement hors de l'eau. Mes pieds prisonniers du wake board, flottent eux aussi quelques dizaines de centimètres devant moi. La situation n'est pas si inconfortable à bien y regarder. Je réalise le ridicule de la situation, mais mon orgueil me rappelle qu'il n'y a pas d'autre échappatoire que de réussir a monter sur cette foutue planche. On n'a jamais vu personne prendre plaisir a rester dans cette position foetale a se demander ce qui va diable bien pouvoir se passer. Bien sûr je me demande ce que je suis venu faire dans cette galère. Le goût du risque ? la curiosité ? la peur d'une vie toute réglée...Bon Julien, l'heure n'est plus aux questions, le patron du bateau me balance un bout de corde que je laisse filer jusqu'à la sorte de barre. Confiant, et complètement ignorant de ce qui va bien pouvoir se passer je saisis la barre comme si ma vie en dépendait. Tout va bien. J'ai bien compris les conseils des pros. Je peux le faire. Mais la vie va encore me donner une leçon cruelle. Je le sens bien... Le thème du jour, comme un sujet de bac de philo: "la différence entre vouloir et pouvoir ?" vous avez 5 minutes... Et encore je compte large.</p>
<p>C'est là que le boss envoie la purée. Le capitaine du bateau met les gaz a fond.Je veux dire vraiment a fond. Personne ne pourrait imaginer que ce stupide bateau pût si rapidement m'arracher les bras. Et le reste. Le bruit du moteur rugissant sonne le glas de mes capacités physique et le premier essai me détruit littéralement les avants bras et sans que je n'y prenne garde, je me retrouve agrippé à ce foutu câble lamentablement traîné dans un concours de qui boira le plus d'eau du lac. Je lâche l'affaire. Trop tard le mal et fait. Je ne sais qui de ma fierté ou de mains est le plus douloureux. Le moteur du bateau cesse brusquement de rugir et fait un petit rond dans l'eau pour repêcher l'épave que je suis devenu. </p>
<p>Maintenant, la situation est bien pire: je sais exactement ce qui m'attend. Sans connaître vraiment comment m'en sortir. Il faut retenter le coup. Le bateau s'immobilise, et doucement le câble se tend a nouveau. d'un bref signe, le capitaine décide qu'il est temps d'infliger a tout mon corps une nouvelle torture. Péniblement je résiste à la force incroyable qu'exerce le câble sur mes bras. Archimède ne m'est d'aucune aide sur ce coup là, et encore une fois c'est la claque.</p>
<p>Par une chance improbable, c'est au quatrième ou cinquième essai que par miracle ma carcasse réussit à sortir de l'eau. Et les sensations changent complètement. De la situation cauchemardesque du baigneur attendant la sentence, tout se transforme en douceur et perspectives nouvelles. La vitesse du bateau n'est plus mon ennemie, mais au contraire une alliée remarquable. Quelques minutes de pur plaisir avant que le bateau ne tombe en panne d'essence...La faute a trop de ronds dans l'eau préliminaires ! Après avoir goûté au plaisir trop court d'enfin flotter avec bonheur à la surface du lac, je m'en retourne à mon statut de baigneur pataud et immobile.</p>
<p>L'expatriation est semblable en toutes choses à une première leçon de ski nautique. On se retrouve balancé dans l'eau froide dans un lac ou l'on ne connaît ni la culture ni la langue, et au début on ne se rend pas bien compte de ce qui nous attend : on flotte. On finit même par trouver que flotter est plutôt marrant. Mais comme on vous a envoyé ici pour travailler, et non flotter, le patron à un moment va mettre le moteur en route, et il faudra bien suivre. Inévitablement s'en suivra une bonne série de claques avant de pouvoir sortir la tête de l'eau. Et plusieurs mois pour sortir le reste du corps et flotter hors de l'eau, en ayant bu pas mal la tasse. C'est seulement alors qu'on pourra se prendre à surfer sur les vagues d'emails sans réponses, les rifts de "ahorita senor", et les "desfortunadament senor no hemos logrado hacer eso en tiempo...". Pour finalement y prendre goût. Mais n'apprenons-nous pas plus de nos défaites que de nos victoires? à condition de ne pas s'habituer a perdre tout le temps...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Perte de face]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=95</link>
<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 19:23:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Apres quelques annees en Asie, il faut revoir ses fondamentaux. Les comportements sociaux n&#8217;o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/09/julien-1-16.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-96" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/09/julien-1-16.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></p>
<p>Apres quelques annees en Asie, il faut revoir ses fondamentaux. Les comportements sociaux n'ont rien à voir de ce coté du globe. Un mélange subtil d'hypocrisie americaine avec une bonne dose de Chili version telenovelas... La sensibilité est a fleur de peau, et il faut se mefier des compliments trop appuyés: suspect! Ici on ne perd pas la face. On la casse. Prudence avec l'humour au second degré ou le sarcasme, ils sont bien souvent pris au premier degré... ça oblige a des explications sans fin.</p>
<p>Le consommateur mexicain moyen a des gouts plutot classiques. Pas de saveurs trop exotiques ou eloigné de sa culture. Le dress code est ridiculement formel, et renseigne sur le status du porte manteau. On ne rigole pas avec le port de la cravate, meme si elle a des couleurs immondes. Elle est obligatoire. Par respect ils disent. Finalment, il s'agit du societe plutot rigide alors qu'on pourrait s'attendre a plus de liberté avec leur coté nonchalant, et plutot a la cool...</p>
<p>Les parvenus paradent et se la petent plus que nul part, avec tout le mauvais gout qui va avec. Finalement les seuls qui s'en sortent plutot bien sont les mariachis: icones du macho local. La photo en dis long sur ce que pense le saxophone de mes cheuveux sans gel...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Idées reçues]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 03:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Il se tient devant moi : l&#8217;attraction pour touriste en mal d&#8217;idées reçues se promèn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/09/julien-1-15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-92" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/09/julien-1-15.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></p>
<p>Il se tient devant moi : l'attraction pour touriste en mal d'idées reçues se promène doucement. En chair et en os. Quand on a grandi au sud de la Seine, et qu'on raconte qu'on vit au Mexique, on reçoit une jolie collection de clichés. Forcement, on a grandi en bouffant des pepitos,en matant speedy gonzalez a la téloche... Ça ruine une culture. Alors en arrivant on cherche ou a bien pu passer pepito pour se rassurer ou pour oublier notre ignorance crasse. Putain, il a pris un coup de vieux Pepito. Il a dû trop se goinfrer de ces immondes gâteaux. Il se traîne dans un resto typiquement Mexiconos du sud du DF. Arroyo. Le nom sonne comme une crise de foie. L'ambiance est énorme. Ici, on est loin des guides touristiques, on est dans le traditionnel familial dominical. On sert ici jusqu'à deux mille personnes en même temps, avec des tablées gigantesques. Tout le monde est là, du grand père au petit dernier, pour célébrer un anniversaire ou la communion du cousin. C'est la grande bouffe. Le pulque coule à flot. On sert les délicieux vers (gusanitos) ou des oeufs de fourmis au rythme des mariachis moulés dans leurs pantalons à trucs brillants. Le tout amplifié a fond par une sono plus toute jeune qui casse les oreilles.</p>
<p>En entrant un ami local me dit : "regarde le vieux la... " il désigne du menton mon pepito. " depuis que je suis gamin je le vois ici, ça fait 40 ans qu'il vend des bonbons... "</p>
<p>Son histoire se lit sur son visage. j'aurai envie qu'il me raconte sa vie... On pourrait croire que mon pepito est gâteux, mais il n'en est rien. Il a un business à faire tourner. Il promène ses bonbons affreusement sucrés de table en table et murmure :</p>
<p>" ducles! 25 pesos..." Je m'en fous de tes bonbons mon ami, je luis demande "hey joven...como te llamas? " (hey, le jeune, comment tu t'appelles ? La question me taraude... Il est intrigué par la question et son oeil s'allume. Il répond : "Je ne me souviens plus..." avec un sourire malicieux aussi doux que ses caramels. Il fait durer le suspens...Je lui repose la question en ôtant la provocation : "sérieux! comment les gens t'appellent ?" Il sourit encore et me répond très calmement : "Si tu me donnes 25 pesos, peut être que je te dirais mon nom, et en prime je t'offre ces bonbons...". Business is business. je lui tends un billet et je sors mon appareil. Mon pepito est aux anges, il a réussi son coup: " au moment ou je déclenche l'appareil, il beugle " Viva Mexico!" et puis il se sauve vers une autre table en me tournant le dos. Le sombrero voûté emporte avec lui son secret, et au fond peu importe... J'ai retrouvé pepito: il vend des caramels et se fout toujours autant de notre gueule. Vous voilà prévenus...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dans le mouton tout est bon...]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=87</link>
<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 15:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 
Le rancho du côté de Queretaro se remplit peu à peu au grès des arrivées plus ou moins ponc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/08/julien-1-14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-88" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/08/julien-1-14.jpg" alt="" width="450" height="298" /></a></p>
<p> </p>
<p>Le rancho du côté de Queretaro se remplit peu à peu au grès des arrivées plus ou moins ponctuelles des invites. La ponctualité locale rendrait fou la plupart des Suisses de mon quartier: le retard peut atteindre trois heures...Ca permet de finir les cacahuètes et la bouteille de Martini blanc et même de faire la sieste qui va avec..."c'est culturel Julien, c'est culturel..."</p>
<p>C'est jour de fête au rancho aujourd'hui. On fête l'anniversaire de l'un des enfants, et tradition oblige on a mis les petits plats dans les grands. On ne rigole pas avec la barbaque ici. On a préparé pour l'occasion le méchoui version rancho: On a placé la veille une montagne de braise dans un trou dans le sol. Puis on y place la bête. Pas l'agneau de lait, non,non, le bon gros mouton bien gras. On l'enveloppe dans des feuilles bien vertes de cactus, et on le laisse mijoter dans son jus toute la nuit jusqu'au lendemain. Le tout est recouvert d'un tas de sable histoire que le four improvisé reste en température...</p>
<p>On a aussi tué le cochon et cuit le tout dans une immense bassine de cuivre. Quand je dis le tout, c'est le tout! De la tête aux pieds en passant par les trips, le coeur et les bijoux de famille...Le festin peut commencer.</p>
<p>Les convives s'animent tranquillement après quelques tequilas et l'on commence par distribuer du riz blanc, histoire d'éponger un peu l'alcool. Puis l'on sert du foie de cochon, délicieux au demeurant, et du boudin qui a l'air bien appétissant. Tradition oblige on a gavé le sang du cochon de chili bien rouge pour relever le goût et la première bouchée arrache la gueule. Traditions. Le riz aide a retrouver ses sens...</p>
<p>Puis vient le moment de sortir le mouton de son trou. Tout le mode se précipite pour l'événement. Il faut être le premier a plonger sa main dans le trou et y fourrer une tortilla de mais pour déguster la viande. Le garçon armé d'une pelle creuse le sable, et Paul se demande bien ce qu'il va sortir du trou: la bouche ouverte il s'attend à tout...Il a déjà survécu au coup de bâton derrière la nuque des poissons gigotant sur le sol des poissonneries chinoises, mais là c'est encore autre chose. On écarte délicatement les feuilles de cactus qui emballent le reste de notre déjeuner. Apparaît la tête entière encore recouverte de sa fourrure de mouton de la bête : tout y est même les cornes. Paul ferme les yeux et refoule une envie soudaine de vomir et se sauve en courant...Il faudra gérer les cauchemars de ce garçon les prochaines semaines. "c'est culturel Julien, c'est culturel"...</p>
<p>La viande est délicieuse. Un goût marqué de mouton qui a déjà bien gambadé mélangé à goût du cactus donne un résultat surprenant auquel Eva ne survivra pas: son estomac hispano Suisse criera au secours le reste de la nuit. </p>
<p>Invités d'honneur oblige, le doyen du ranch hérite de la partie la plus prisée du mouton a savoir la tete, et déguste les joues en se léchant les doigts. rite initiatique oblige il me tend une tortilla avec un sorte de morceau de viande dégueulasse dedant. La texture est fibreuse, filandreuse et pue le mouton. Gloups. j'avale. Habitué aux frasques chinois, il me regarde pour voir si je change de couleur. j'essaye de ne pas trop m'étrangler en lui glissant un" mmmmh, délicieux, merci!" il me dit avec un sourire de victoire: "tu viens de manger les couilles du mouton...". </p>
<p>Voilà. Ça c'est fait. Il fallait passer par là pour que les locaux puissent se taper le bide en rigolant comme des baleines du bon tour qu'ils viennent de jouer au "petit blanc". Finalement, on change de pays, et les farces ne changent pas. J'avais déjà eu droit au sang de serpent, aux couilles de chameau, il me manquait les couilles de mouton. Il paraît que ça aide la virilité. Au fond l'homme est un animal. Manger ou être mangé reste une de ses préoccuptions principales. Bon appétit....</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Apres moi, le déluge]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=72</link>
<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 01:09:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Je monte dans la voiture. Le siège me brule le cul. La voiture est restée toute la journée en pl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:8pt;color:#000000;font-family:Verdana;"><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/08/julien-1-10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-79" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/08/julien-1-10.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></span></p>
<p><span style="font-size:8pt;color:#000000;font-family:Verdana;">Je monte dans la voiture. Le siège me brule le cul. La voiture est restée toute la journée en plein cagnard. Normal. J'ouvre machinalement les vitres, fout l'air conditionne à fond et essai d'allumer une clope. Bien sur j'aurai du faire ca dans un ordre différent, puisqu’il est impossible d'allumer le briquet avec le ventilo à fond... Fatigue normale. Je fais un peu tout au juge, impression de vivre a vue. Un peu comme quand il s'agit de passer le shore break aux Estagnots les jours de grosses vagues. Si l'on n'est pas proactif on se prend royalement toutes les vagues dans la gueule. Et ca fini invariablement par une série de claques et pas mal de sable dans le short. La vie me donne des claques ces derniers temps et je subis en bon masochiste...</span></p>
<p><span style="font-size:8pt;color:#000000;font-family:Verdana;">Le trafic est nerveux aujourd'hui. Il y a un truc dans l'air. Le ciel s'assombrit a l'attaque du col qui me ramène au DF. Il s'assombrit même franchement! L’autoroute ressemble vite à un tetris géant. Ca s'empile gentiment avec la fébrilité habituelle de ce cote du rio grande: warning clignotants signalant le danger potentiel ou l'inquiétude du conducteur. Comme toujours je me laisse glisser à droite pour doubler les immenses camions qui restent bien au milieu de la autopista. Et soudain, des trombes d'eau s'abattent sur nous. Le ciel nous tombe dessus. Des couleurs fantastiques. J’en rallume une, ca risque d'être long. Ca commence à paniquer sec sur la route. La pluie se transforme en méchante grêle. La température chute. 9 degrés. Foutue météo. L’air conditionné de la chevy régule gentiment l'air artificiel vicié par la marlboro avec precision: 22°C. Il n'y a pas lieu de s'inquieter, le CD joue un vieux live de LTJ Bukem in tokyo 2002...On ne change pas toutes ses habitudes...Passage du col et deja la voiture prend des allures d'arche de Noé. Dans la descente jusqu'a Interlomas je slalome avec douceur dans un trafic dense qui ne se doute toujours pas du danger qui lui pend au nez. Interlomas est passablement inondé. Les bouches d'égout recrachent a grand fracas toute l'eau qu'elles ne peuvent absorber en grandes gerbes. Versailles aux grandes eaux, les camions en guise de statues. Plus loin dans la descente la pression a même fait sauter quelques unes des bouches: une voiture s'y écrase net. Le pauvre conducteur essaye de sortir tant bien que mal sans se faire emporter par les 30 centimètres d'eau qui emportent furieusement tout sur leur passage. Garder son calme. Maintenant le trafic est complètement arrêté. L’eau monte imperceptiblement, la pluie redouble, ma voiture tel le vaisseau fantôme résiste tant bien que mal aux éclaires qui zèbrent le ciel violet. La nuit est tombée sans prévenir, l'orage est toujours plus fort.Envie d’ecouter du Wagner, la route est maintenant un pur torrent dévalant le passage entre Interlomas et Teca. Moi je subit. Que faire d'autre ?. ca fait 2 heures que je suis dans la voiture...envie de fumer. Prendre encore une vague dans la figure.</span></p>
<p><span style="font-size:8pt;color:#000000;font-family:Verdana;">Je suis arrive après trois heures d'efforts a la maison ou il a fallut manger a la bougie. Plus d'électricité. Subit, julien, subit. Demain il pleuvra encore. C'est sur.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bureaucratie]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=68</link>
<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 03:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Le réveil sonne, il est quatre heures du matin. Je tâtonne. Je dois rêver. Je saute dans un jea]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/08/sany0016.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-69" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/08/sany0016.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le réveil sonne, il est quatre heures du matin. Je tâtonne. Je dois rêver. Je saute dans un jean, les yeux brouillés d'une nuit trop courte. J'avale vite un café trop chaud, rassemble quelques affaires à la hâte et saute dans un taxi. À cette heure de la journée, il ne faut pas beaucoup de temps pour quitter teca par palmas, et glisser vers l'aéroport. Le taxi n'est pas bavard. Une chance. Moi non plus. Assis inconfortablement à l'arrière de la Nissan Tsuru, équivalent mexicain de la santana chinois, je regarde défiler la ville endormie. Je n'en reviens toujours pas : je dois prendre l'avion du matin pour me rendre à Veracruz pour y signer des papiers d'importation. À l'ere d'internet, au moment où tous mes collègues me bombardent d'emails bourrés de fautes de frappe en tripotant leurs blackberry, je dois prendre l'avion pour aller physiquement signer des documents. Je me heurte violemment à une bureaucratie que je ne peux comprendre. Dale duro papi !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Check-in rapide, ici on prend l'avion comme on prend le bus. Doucement l'avion quitte le sol et frôle la ville aux aurores. Toujours cette sensation de s'acquitter de la pesanteur de cette vie réglée par des procédures et des « firmas » les signatures a obtenir comme un sésame d'un système qui s'étouffe lui même. Je suis frustré. Cette bureaucratie comme excuse a une véritable envie de ne pas travailler ou dissimuler son incompétence. L'administration me donne des « vueltas », en français ils me promènent, d'un préposé à l'autre, d'un template à un formulaire improbable. Le système est asphyxié par son propre de vomit de papier. L'avion prudemment touche le sol de la cote Est. Je rumine ma rancœur. Il fait chaud à Veracruz, le chauffeur qui est venu me chercher sue dans son taxi. On saute d'un dos d'ane à l'autre péniblement jusqu'au guichet ou un autre fonctionnaire me demande les formulaires miracles. Je signe son merdier en faisant poliment la conversation. Ne pas combattre le système au risque de se faire bouffer cru. Je serre les dents. Passage par la case banque pour que l'ogre étatique me déleste de suffisement de pesos pour étancher sa soif. Il faut bien faire vivre l'armée de fonctionnaires. Et puis rien. Personne pour me décerner une médaille de patience, ou même un encouragement : une poignée de mains et retour a l'aéroport. Re décollage, re atterrissage, re traversage de la ville. Envie de dormir, du sommeil du juste citoyen en règle qui a payé son dû aux dieux de l'appareil administratif.</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Wang wang Chai]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=65</link>
<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 03:27:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
<guid>http://mdtf.fr.wordpress.com/2008/07/10/wang-wang-chai/</guid>
<description><![CDATA[
 
Et voilà, il ne manquait plus que ça&#8230;C&#8217;est quand mon fils est venu me voir avec se]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/07/julien-1-9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-66" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/07/julien-1-9.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></p>
<p> </p>
<p>Et voilà, il ne manquait plus que ça...C'est quand mon fils est venu me voir avec ses yeux de merlan frit, et qu'il a commencé à me raconter l'histoire, que j'ai compris que je n'avais pas d'autre alternative que d'obtempérer.</p>
<p> </p>
<p>Tu sais quoi papa ?</p>
<p> </p>
<p>Non, quoi ?</p>
<p> </p>
<p>Ben la chienne de la voisine elle vient d'avoir sept chiots....</p>
<p> </p>
<p>damned! j'ai tout essayé : la ruse, le chantage, les menaces, mais rien n'a arrêté la détermination de ce petit garçon. JE veux un chien. La caravane passe... depuis une semaine, nous avons une boule de poil à nourrir et à éduquer. J'avais déjà du mal avec les enfants...</p>
<p> </p>
<p>Tout cela ne vient pas sans certains désagréments. J'ai bien failli me retrouver sur le cul en costard ce matin quand je suis rentré dans la cuisine, ou le bébé chien avait bien entendu pris soin de pisser royalement sur le carrelage. Des années de skate se sont avérées utiles pour rétablir l'équilibre. Ça réveille de bon matin. Le petit garçon est aux anges, d'autant plus que les jeux du jeune chiot terrorisent les filles. Dès que le canidé apparaît dans le champ de vision elles montent instantanément sur tout mobilier le plus proche. On rejoue Tom et Jerry sans la souris ni le chat, mais avec le petit labrador qui s'éclate a mordiller tout ce qui passe. Bienvenue à Chai, le retour de wangwang (chien de ayi en Chine) en version destroy mexicaine.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sous le soleil de Mexico]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=63</link>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 03:54:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
<guid>http://mdtf.fr.wordpress.com/2008/07/09/sous-le-soleil-de-mexico/</guid>
<description><![CDATA[Mois de juillet.
 
Transhumances de touristes sur la Costa Brava. On se prépare en Europe au grand]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/07/julien-1-8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-64" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/07/julien-1-8.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a>Mois de juillet.</p>
<p> </p>
<p>Transhumances de touristes sur la Costa Brava. On se prépare en Europe au grand chassé-croisé des vacances. Fébrilité à l'approche des bouchons, énervement sur la banquette arrière. Goudron qui colle aux tongs sur l'A7. Il faudra s'armer de patience...</p>
<p> </p>
<p>On m'avait dit : "Le Mexique? oh tu vas crever de chaud!... " Crever de chaud mon cul. Il pleut sans discontinuer depuis deux semaines. Alors, il faut faire face et se dire qu'on est mal tombé. Que ça pourrait être pire, et que je dois sacremenent être déprimé pour bloguer sur la météo... Mais là je dois dire que c'est impressionnant ce soir. Il pleut a verse, et le gentil petit ruisseau qui coule d'aventure péniblement au fond du jardin pollution oblige, est monté furieusement en quelques heures pour se transformer en torrent bruyant. De quoi nettoyer le cours d'eau diront les cyniques . N'empêche on se les gèles. J'écris ce blog collé à la cheminée, et soudain Mexico a des allures de stage d'optimiste aux gênants en Bretagne... Nous serons privés cette année de vacances et de soleil. En plein, mois du blanc, la ville s'est vidée des épouses et les maris épleurés ne se réchauffent sûrement pas au soleil. La vie suit son court. J'embrasse tous ceux qui se lancent sur les routes le coude à la portière, qu'ils profitent pour nous de ces moments bénis sur l'asphalte qui pavent un repos bien mérité.</p>
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<title><![CDATA[Attitude en altitude]]></title>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 03:25:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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Je pousse la porte pour entrer, comme on pousse les portes d&#8217;un saloon. J&#8217;essaye de ]]></description>
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<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/07/sany0086.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-62" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/07/sany0086.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a></p>
<p>Je pousse la porte pour entrer, comme on pousse les portes d'un saloon. J'essaye de garder une certaine contenance. Déambuler en habitué. Garder un style, dans cet endroit improbable.  Mais comment adopter la posture correcte quand la température et l'hygrométrie frôlent l'hystérie ? Ce qui me reste de panache s'envole, au fur et à mesure que mes yeux s'embuent. Comment peut-on humainement se réjouir d'un tel exercice voir même y survivre ? garder un minimum de maintient quand il devient presque impossible de respirer...Quel endroit angoissant! je croise le regard des habitués, avachis en tenue de circonstance. Tout cela a l'air bien normal. J'ai le coeur qui bat plus fort, la sueur perle sur mon front. S'asseoir. Temporiser. Foutue altitude. A 2500 mètres tout devient exténuant. L'arrivée au Mexique s'accompagne semble-t il invariablement d'un épuisement physique en partie lié a l'altitude. L'autre partie étant liée aux trésors de patience dont il faut faire preuve pour toute démarche administrative...</p>
<p>Je suis dans mon jus maintenant. Un gros se lève a coté de moi, il en a assez, et se sauve par la même porte que je viens de franchir. Il titube gauchement vers son salut. J'ai toujours eu pour code de conduite de tout essayer, et cette curiosité me pousse parfois sur des terrains bien étranges... l'air irrespirable de cet endroit ne me procure absolument aucun plaisir. Meme assis je m'essouffle, mais qu'est-il venu faire dans cette galère ?...</p>
<p>Abrutit par la l'humidité chaude, je divague gentiment. Putain je vais y rester! Oppression. Défilent les quelques semaines que nous venons de vivre. Notre arrivée, notre installation, nos espoirs et nos échecs quotidiens. Tout re-apprendre. Ce pays m'use.</p>
<p>Je me laisse glisser dans une torpeur habituelle, en continuant a respirer chaotiquement. omnibulé par les efforts de mon corps à s'adapter.</p>
<p>N'y tenant plus, je me leve.Doucement. la terre se dérode sous mes pieds. WOW. Je me ravise et m'assois à nouveau, histoire de m'y reprendre plus en douceur. Je suis en nage. Je me sens comme un gros loukoum bien gras qu'on aurait oublié sur la plage arrière du pick-up...Mou et dégoulinant. Je finis à grand renfort de volonté par me traîner vers la sortie. La porte semble peser beaucoup plus lourd qu'à l'entrée. La fraîcheur à l'extérieur réveille brutalement les sens...j'en lache ma serviette. A poil devant la porte qui indique "calor fuerte" (forte chaleur) je me retrouve a contempler a mes pieds, le drap blanc qui faisait office de tenue réglementaire dans ce hammam de luxe, en me demandant s'il faut vraiment que je tourne de l'oeil maintenant en essayant de ramasser ce qui me reste de dignité.  Perplexe, je rammase ma pudeur et je file laver cet affrond par une douche bien froide et salutaire qui me laisse satisfait d'avoir survécu...</p>
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<title><![CDATA[Xochimilco au fil de l'eau]]></title>
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<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 01:29:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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L&#8217;énorme Ford explorer file sur le periferico sur, cap au sud de la mégapole. Les trois ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/06/julien-1-7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-60" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/06/julien-1-7.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>L'énorme Ford explorer file sur le periferico sur, cap au sud de la mégapole. Les trois voies sont bien étroites, grader le cap. Le GPS ne se trompe pas sur l'objectif et nous guide droit au but : Xochimilco. Le pèlerinage du week-end pour les Mexicains qui veulent se faire une bonne fiesta sur des grandes barques aménagées en salle à manger. Toute la famille est la, de la grand mere aux petits derniers, les barques colorées sont prévues pour les familles nombreuses...On s'attendait à une excursion style AAA chinoise, mais c'est bien plus bon enfant qu'il n'y parait. Ici on ne raconte pas d'histoires, les barques arborent toutes un nom et des petits drapeaux de pays,,,Une famille n'a pas hésité a monter sur une barque répondant au doux nom de "Titanic", pour ceux qui ne doutent de rien... On est bien dans le truc à touristes attendu</p>
<p> </p>
<p>On y loue une barque pour l'après-midi et tout est prévu. Au fil de l'eau, ravitaillement a bord: bière et tequila a gogo, bouffe locale correcte pour éponger un peu... L'endroit est miteux, mais qu'importe, les mariachis sont là pour faire passer la pilule et ça rigole bien sur les bateaux. L'alcool aidant, le repas du week-end avec la belle mere devient presque sympa. Les enfants adorent. Nous aussi. On se laisse glisser dans cette mascarade, ce qui s'appelle se la couler douce...Eva se dit que ça rappelle presque notre descente de Guilin avec Gig, et que ce serait chouette de l'avoir là avec nous à descendre quelques bières.</p>
<p> </p>
<p>Plus loin une bande d'ados a loué une barque en amenant la musique, qui balance en crachotant les derniers hits locaux...Ils ne boivent pas que de l'eau et la fete bat sont plein au rythme lent des coups de perche du gondolier. Venise sans ses palais...Un samedi au fil de l'eau, un retour aux sources pour les fils de Shanghai!</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le voyage d'Ulysse]]></title>
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<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 01:11:43 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[

La ville défile à travers les vitres. Je ne suis pas encore réveillé. Le chauffeur a fait un s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/06/sany0084.jpg"><span style="color:#000000;"><br />
</span><img class="aligncenter size-full wp-image-57" style="text-decoration:underline;" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/06/sany0084.jpg" alt="" width="450" height="277" /></a></p>
<p>La ville défile à travers les vitres. Je ne suis pas encore réveillé. Le chauffeur a fait un signe de croix quand la voiture a démarré. Protégés par les dieux rien ne peut nous arriver ou bien tout. Je ne sais plus. J'ai froid. Il a plu encore toute la nuit. Je viens de quitter un lit sommairement douillet pour enfiler un costume froid, dans une salle de bain froide. Pas eu le temps d'avaler un café, même froid, je manque trop de sommeil. Assis a l'arrière du taxi on file dans les ruelles défoncées d'un quartier cossu. Ici cossu veut dire terré derrière d'épais murs de garde. A chaque trou le chauffeur se faufile pour ménager sa monture fatiguée. comme moi. Je fouille ma veste. À la recherche d'un paquet de clopes. Ouf il reste quelques Malboros du paquet d'hier. J'en allume une vite fait. Le chauffeur s'en fout. J'entrouvre la vitre, juste ce qu'il faut pour balancer les cendres dehors sans tout me prendre dans la figure...l'air frais qui rentre ne suffit toujours pas à me réveiller.</p>
<p> </p>
<p>Le chauffeur a rejoint une artère principale. Trafic d'enfer. Il connait son affaire, ne se laisse pas faire, ça joue des coudes. Je subis sans chercher à comprendre. Les feux rouges sont aussi décoratifs qu'à Shanghai, la nervosité est perceptible. Je donnerai n'importe quoi pour retourner dans mon lit. Il réussit quand même à se glisser péniblement jusqu'à l'entrée de l'autoroute. Discussion de taxi.</p>
<p> </p>
<p>Ça roule pas mal ce matin,non ?</p>
<p> </p>
<p>oui pas mal</p>
<p> </p>
<p>Bof.</p>
<p> </p>
<p>On n’avance pas des masses. Ma clope a fini de se consumer et a fini d'embuer mon esprit. On double des camions énormes dans l'interminable montée. Déjà Santa Fe... On laisse la ville derrière nous pour nous enfiler dans les montagnes. Je somnole gentiment, entre ville et montagne, l'autoroute serpente dangereusement, et le taxi slalome, double à droite, se rabat, freine. Le moteur peine à tous les démarrages, c'est qu'on est presque à 3100m. Le col passé apparaît l'énorme volcan de Toluca. Majestueux. Émane de son sommet blanchi par le givre du matin une sensation de sérénité.</p>
<p> </p>
<p>On entame la descente, vertigineuse de courbes et de virages, plus périlleux les uns que les autres. On n’est pas rendu. La voiture serpente, hésite, repart. En habitué, le chauffeur maîtrise les virages à la limite, tout en roue libre pour économiser un peu de pétrole. Puis après lerma, s'ouvre la plaine qui rejoint Toluca. L'autoroute est maintenant bien droite et defilent les usines. Bordel, il faut que je finisse par émerger moi aussi, sortir de cette brume. Et battre le fer avant qu'il ne soit froid.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[C'est officiel: on s'est posé sur le sol Mexicain]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=53</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 15:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
L&#8217;avion descend, à en juger par l&#8217;effervescence des hôtesses à retirer les plateaux ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/06/img_0360.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-54" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/06/img_0360.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a></p>
<p>L'avion descend, à en juger par l'effervescence des hôtesses à retirer les plateaux du petit déjeuner. La tête embrumée par une nuit trop courte à moins que ce ne soit le siège, trop court lui aussi pour ma carcasse. Les enfants avalent sans trop comprendre une tranche de pain dur avec de l'huile d'olive histoire de lubrifier le tout, comme s'il fallait encore se souvenir qu'on vole espagnol. je fais glisser doucement le volet du hublot comme on ouvre les volets au réveil pour savoir quel temps il fera aujourd'hui. Il fait noir. On ne voit encore rien de ce qui nous attend. On se sent vraiment dans le noir le plus complet de toute façon en débarquant de l'autre côté de la planète. Shanghai-Mexico 12 heures de décalage horaire... On ne pouvait pas rêver un écart plus extrême. </p>
<p> </p>
<p>Puis peu à peu, on découvre les premières lueurs de la ville. Des banlieues éloignées d'abord, puis les agglomérations et enfin l'énorme mégapole. bien rangée, a l'Américaine, chaque carrefour sa petite loupiote. Ce n'est pas la féerie qui surprend en survolant les quartiers, mais bien la taille de la ville. À perte de vue. Remonte toutes les sensations de "vol de nuit" de St Exupery: cette fascination a survoler les choses et les êtres, se sentir au dessus, flottant au raz des buildings de Polanco. Il est 06h00 du matin et déjà le trafic frénétique fait couler un sang multicolore dans les artères de la ville. Le virage sur la zona rosa est mémorable. L'énorme avion entame une boucle sur Reforma et on frôle torre mayor... Nous sommes bien peu de choses. Dernière ligne droite, les ailes de l'avion frôlent les banlieues incertaines de l'aéroport. Mon dieu nous arrivons! enfin... l'avion se pose doucement. Nous voilà posés. Notre vie peut commencer. Les enfants tels le radeau de la méduse echouent devant l'aéroport, le regard vide, plein de cette envie de découvrir que j'ai tellement besoin de leur transmettre...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[S'echapper]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 12:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Faire face, s&#8217;adapter. Finalement, l&#8217;expatriation se résume, dans certaines phases, a ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/06/julien-1-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-52" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/06/julien-1-6.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></p>
<p>Faire face, s'adapter. Finalement, l'expatriation se résume, dans certaines phases, a ces quelques mots. Tester sa faculté d'adaptation oblige le couple et la famille a developper une souplesse liée aux aléas de l'organisation. Au fond l'art de trouver des tangentes devient la regle. Et revenir aux fondamentaux. Voir ceux qui comptent, Se faire chouchouter par les grands parents encore une fois, ou comment rendre un contre temps un régal. Profiter une dernière fois des joies du terroir, gouter une garriguette bien rouge et croquante, déguster un "domaine Michel" blanc. Se laisser aller. Toujours ce temps avant l'orage, cet instant ou tout est calme. Revoir mes frères, surtout éviter de leur dire combien ils me manquent et combien je suis fier d'eux... En profiter pour revoir G!G et sa clique parisienne. Bref profiter de tout ce qu'une master card n'achète pas. Ressentir cet endroit tout chaud avant de le quitter encore une fois,  aller de l'avant,  sans se retourner.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je le vois très cru.]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=45</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 22:09:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Une foule de jouets éparpillés jonchent le sol du salon. Chaque playmobil compte. Ne pas en oubli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#0000ee;text-decoration:underline;"><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/06/julien-1-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-49" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/06/julien-1-5.jpg" alt="" width="450" height="677" /></a></span></p>
<p>Une foule de jouets éparpillés jonchent le sol du salon. Chaque playmobil compte. Ne pas en oublier un, ce sera certainement le préféré qui manquera à l'appel si je me loupe. Mieux vaut ne pas prendre de risques. Comment savoir de toute façon dans tout ce fatras quel jouet est important . Dans le doute, je rassemble la dînette et les peluches favorites, la Barbie qui a perdu un bras et un poney immonde avec sa longue crinière violette. Sans oublier la DS, equivalent adictif du blog version super plombier bedonnant et moustachu. Une sorte de monde imaginaire d'urgence pour kids trimballés depuis quelques semaines d'appartement temporaire en soirée improvisée chez des voisins hospitaliers. Je fourre les habits dans d'énormes valises, mélangeant le tout sans ménagement. Je déteste les valises. Faire les valises est une corvée qui m'a toujours coûté, et ça ne s'améliore pas avec l'âge. Je fais l'impasse sur le pliage des chemises version Nadine de Rodchild, elles arrivent de toute façon invariablement comme si quelqu'un, pendant le voyage, avait pris plaisir à les mettre en boule. Immettables. Fais chier. Ça ne rentre pas. Trop de valises...On traîne tout ça pour se rassurer, je vis depuis deux semaines avec le même jeans, alors que la valise déborde de pantalons. Faut pas chercher. Terminer. Aller dans les détails, passer par la salle de bain, essayer de faire rentrer le rasoir gillette a 18 lames sans bousiller les temesta et la montagne d'imodium. J'adore...le téléphone sonne.</p>
<p>-allo?</p>
<p>-ah bon? bon. ok. Julien je crois que c'est cru!</p>
<p>Ma chérie, on ne dit pas "crudo" ("cru" en français...): on dit "c'est cuit"...</p>
<p>Je raccroche. On n'aura pas le visa pour partir demain. Il faut attendre encore une semaine. m'en fout je dois pouvoir encore tenir une semaine de plus sans me raser ni changer de jeans...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En attendant FM3]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Sat, 31 May 2008 20:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Le chef aux cheveux blancs tire sur son cigare.
« -J’aime quand un plan se déroule sans accro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/carnal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-42" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/carnal.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le chef aux cheveux blancs tire sur son cigare.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« -J’aime quand un plan se déroule sans accros… » Avec le sourire satisfait du héro qui a débarrassé la planète des méchants. Sauf que l’on ne peut pas toujours contrôler tout et je ne peux qu’arborer le sourire jaune de celui qui a maîtrisé son plan qu’a moitié. L'agence tous risques c'est du flan, a coté de notre plan...</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La maison<span>  a </span>été emballée. Verre par verre. Jusqu'à la dernière carte pokemon des gosses. Boris le peintre bosniaque a passé une couche de peinture du sol au plafond. Un numéro celui la. La Bosnie a été remplacée le lendemain par une équipe du Portugal qui a nettoyé les chiottes au cuttips. Le gazon a été tondu, la haie soigneusement taillée. Il ne reste rien. Je n’ai même plus les clefs, l’heureux locataire peut dormir sur ses deux oreilles.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Il reste bien quelques valises, trois mômes et une femme au bord de la crise de nerfs… « Cher Monsieur, nous vous annonçons qu’au premier juin, nous prenons la tangente, bla bla bla, veuillez agréer rien du tout et au plus tard possible ». Bref tous les contrats ont été annulés. Tout ce qui me relie au reste de la planète. Internet, téléphone mobile : annulé …</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Vendu le petit cabriolet a ma chère Claire qui malgré ses critiques jubile à l’idée de laisser l’air décoiffer sa blondeur dorée…Vendu mon defender. Mon jouet. L’objet de toutes mes attentions mécaniques. Je suis un SDF ! (Sans Defender Fixe). Sentiments mitigés. Alléger la coquille et se séparer de toutes ces choses matérielles est une expérience cruelle pour un fils de pub comme moi. Heureusement Gig saura quoi en faire. Il est entre de bonnes mains.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Sentiment de dénuement. Lenteurs de l’administration. « Ahorita senor ! ». Pas de FM3. Le graal du travailleur étranger. Quelle connerie. Je dois attendre avec femme et bagages qu’un putain de fonctionnaire décide qu’il a envie de s’occuper de mon dossier dans une obscure administration. Ma vie dépend d’un gratte-papier. Je peux pas le croire. Obliger d’attendre en Suisse dans un appart de fortune (les connaisseurs apprécieront le choix du vocabulaire). Départ en standby donc, un peu comme on attend de prendre le bus, sauf que la, on attend d’exister. Administration de merde.</span></p>
<p><!--EndFragment--> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rent a pitbull]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=37</link>
<pubDate>Sun, 11 May 2008 04:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Ça y est, j’ai le business plan parfait pour régler les problèmes d’insécurité en ville d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/sany0027.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-38" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/sany0027.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ça y est, j’ai le business plan parfait pour régler les problèmes d’insécurité en ville de Mexico. Pourquoi payer pour un onéreux garde du corps qui, armé d’un flingue ne sera sûrement pas aussi affectueux qu’un toutou à poils ras ? Voilà le plan : un service exclusif de location de chien à mâchoires dissuasives. On commande le clébard sur Internet avec un service VIP de livraison à domicile. On peut choisir la laisse : Vuitton, Hermes, Cartier, pour aller avec la Rolex. Ensuite on peut se promener à l’aise, le canin la bave aux lèvres vous assure une ballade tranquille. Il monte dans le coffre de la voiture, ne salit pas les sièges en cuir de votre limousine. Côté conversation vous êtes tranquille, et côté émotionnel, pas trop de surprises : le pitbull ne se pose que très peu de questions. Avec un QI a bouffer du foin, mais d’une loyauté bien supérieure à l’humain, le canidé attaquera au risque de sa vie n’importe quel malfra sans demander de pourboire. La situation idéale. Ok, le pitbull a une facheuse tendance à truffer votre jardin de déjections, mais c’est un bien pour un mal…Il est cependant déconseillé aux familles nombreuses avec de jeunes enfants, puisque le chien risque de bouffer en priorité les niards. Un léger inconvénient. La solution parfaite n’existe décidément pas… Bon je rentre aujourd’hui en Suisse après un mois dans la mégapole, un retour bien salutaire pour mon corps et mon esprit. Dans un mois, c’est la transhumance familiale, tout le monde va débarquer sur le continent Aztèque et partager en famille ces aventures qui s’annoncent riches en rebondissements. Que le serpent à plumes nous protège de notre méchanceté de pitbull et de nos aprioris stupides.</span></p>
<p><!--EndFragment--> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La vengeance de Montezuma]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=36</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 04:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Le serveur apporte le Molcaretes et le pose avec précaution au milieu de la table. Un résumé de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/poulet-mexico.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-35" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/poulet-mexico.jpg" alt="" width="450" height="450" /></a></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le serveur apporte le Molcaretes et le pose avec précaution au milieu de la table. Un résumé de Mexique. Un creuset de pierre volcanique noire et poreuse. Brûlante. Le volcan sous nos yeux d’où s’élève une douce promesse de mauvais cholestérol, semble plutôt appétissant avec ses couleurs oranges, rouges, et vertes. J’ai choisi la version fromage et chorrizo… Le tout baignant dans l’habituelle sauce pimentée qui pique les yeux rien qu’en la regardant. Le mélange mijote gentiment. « -attention c’est chaud ! » dit le serveur prévenant. Tu m’étonnes. Je ne comptais pas, de toute façon, prendre le volcan à pleines mains pour en ingurgiter le contenu bouillant version banquet des fins d’album d’Asterix. Je me lance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La première bouchée est bien goutue. Le gras stimule les papilles de façon agréable. Mais le plaisir est de courte durée. Très vite monte l’anesthésie locale du piment. Merde, ça y est, je ne sens plus ma langue, j’ai la gueule en feu. Vite ! la bière pour éteindre l’incendie. Une goutte de sueur perle doucement sur mon front. Je le sens. Et je regrette déjà. Éteindre le volcan à la bière, était une mauvaise idée… C’est un peu comme jeter de l’huile sur le feu. Trop tard. J’ai perdu toute sensibilité buccale…Déliceuse perte des sens…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il faut se gaver de tacos pour espérer ressentir autre chose que le feu du volcan dans la bouche. Mon estomac se serre. Je ne digère pas cette nourriture pimentée. C’est le refus systématique. Je suppose que c’est comme lors notre aventure précédente en Chine, où il a fallu passer des heures aux toilettes pour s’habituer au riz… Ici au moins pas de temps perdu sur le trône…Et c’est là qu’intervient le deuxième effet volcano…Ça brûle à l’entrée comme à la sortie. Les locaux appellent ça : « la vengeance de Montezuma » et ça les fait beaucoup rire…</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[fourmilière]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=33</link>
<pubDate>Fri, 09 May 2008 04:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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L&#8217;herbe est bien verte.
Le vert du RGB.
Celui des tubes cathodiques. 
Je ne distingue pas bi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/sany0100.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-34" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/sany0100.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></p>
<p>L'herbe est bien verte.</p>
<p>Le vert du RGB.</p>
<p>Celui des tubes cathodiques. </p>
<p>Je ne distingue pas bien parceque je suis fatigué. Lessivé. Je crois qu'ils sont en short. Ils sont minuscules comme des fourmis, ils s'agitent comme la fourmilière qu'a découvert Paul l'autre jour. Tout se mélange. Il y en a en des bleus, qui se démènent dans tous les sens comme quand on trifouille la fourmilière avec un bâton. Il y en a d'autre blancs. Ils sont pas mal non plus. ils se bougent avec frénésie. Ils courent après une balle, je le vois bien. Mais ça n'a pas de sens. Dehors il fait nuit et les voitures défilent inlassablement sur ce bout d'autoroute alors que sur l'écran de télé il fait grand soleil. Merde c'est un match en différé. quelle différence de toute façon... Ce jeu perd de son interet quand on ne connais pas l'équipe locale et que la télé n'a pas le son et surtout quand elle est a l'autre bout du restaurant désert. Mais comme un con je la  regarde. Attiré par les couleurs qui bougent. Dans tous les restaurants pouraves Mexicains il y a au minimum une télé. Au cas ou faire la discussion à madame devenait moins interressant qu'un match de coupe du monde ou Platini n'avait pas un gros bide et une cravate... Comme une affiche d'un spectacle qui à eu lieu il y a bien longtemps et que l'on a oublié. Quand le spectacle est terminé l'affiche perd sa raison d'être. Et moi je me retrouve en pénitence dans ce motel de merde. Le spectale s'est interrompu et je me retrouve entre mes deux autouroutes à taguer mes pensées. Viva el tango! La tecktonik n'a pas encore lobotomisé ce coté de la planète, réjouissons nous. Adaptons nous. Gig dirait: "Michel! sort de ce corps..."</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Les Playmobiles]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=12</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 00:32:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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Ils ne bougent pas. Impeccables.
Ça me fascine. Je n’ose pas trop regarder, de peur qu’ils ne ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/playmobile.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/playmobile.jpg" alt="" width="450" height="359" /></a></p>
<p>Ils ne bougent pas. Impeccables.<br />
Ça me fascine. Je n’ose pas trop regarder, de peur qu’ils ne me remarquent. On ne sait jamais mon irrésistible envie de toucher, comme lorsqu’on a envie de vérifier si une plante est naturelle ou en plastique, pourrait être mal interprétée. Indiscutablement il s’agit d’un phénomène culturel. Ça lui donne un air impressionnant. Mouillé mais sec. Parfait en toutes circonstances. Si noirs, si lisses.<br />
Quelle mode étrange.<br />
A chaque nouvelle expatriation il faut réapprendre les codes, comprendre à nouveau les choses qui comptent, ce qui est “in” et ce qui ne l’est pas pour chaque société. On apprend souvent ces choses à ses dépens d’ailleurs…<br />
Curiosité quand tu nous tiens.<br />
Au Mexique, le gel pour les cheveux s’achète par pots énormes de deux kilos. Impressionnant. La  coiffure à la mode Mexicaine ressemble à la coiffure amovible en plastique des playmobiles. On pense alors le bébé toujours sorti de sa douche, le poil lisse, noir et humide. Impeccable. La coiffure mexicaine masculine est tout un art. Ici pas de pointes sèches, de cheveux gras, ici la tendance capillaire n’est pas à la mèche folle, au brushing branché. Ici on structure tout ça bien tiré en arrière pour donner un look viril. On craint le tremblement de terre jusque dans le décoiffage…<br />
Le problème du playmobile, c’est qu’il n’exprime pas toujours sa virilité uniquement dans sa coiffure, à l’occasion il distribue des paires de baffes pour le faire comprendre…Le gel rend-il violent ? Consommé à raison de pots de deux kilos, l’insécurité est bien réelle !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gorditas]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=14</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 00:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[

L’endroit est luxueux, aéré, voir même futuriste. On se promène doucement devant les magasin]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span><span style="color:#0000ee;text-decoration:underline;"><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/05/gorditas1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/05/gorditas1.jpg" alt="" width="450" height="337" /></a></span><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span><strong>L</strong>’endroit est luxueux, aéré, voir même futuriste. On se promène doucement devant les magasins des marques de luxe que l’on ne doit surtout pas porter sous peine de se faire agresser. Le nom sonne comme un film de science-fiction « Antara ». On se croit dans le film Gatacca. Ce film où la société est divisée entre ceux qui ont le sang de l’élite et les autres. Séparés. Alimentant les différences. Je me sens un peu comme le héros du film qui finit par obtenir son statut social en usurpant son identité. Toujours ce sentiment tenace de voler ma position sociale par mon statut d’expat. Je ne comprends toujours pas ce pays. Malaise. Je ne comprends pas ici, les mots, corruption, argent, réussite sociale et leur implication.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dans les vitrines, les mannequins filiformes arborent des lingeries victoria secret, qui sonnent comme une promesse d’un monde meilleur, formaté pour l’élite. Il fait une douce chaleur en ce milieu de journée. On se laisse glisser de boutique en boutique en se demandant bien à quoi tout cela peut bien servir si ce n’est à attirer la convoitise d’autrui. Mon costume ne me gêne plus, ma cravate me donne le droit d’être de ce monde. L’expat dans toute sa gloire et son ambiguïté. Je glisse.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il est grand temps de trouver de quoi s’alimenter. A l’étage, l’immense centre commercial à ciel ouvert propose ce que propose la majorité de ces endroits au Mexique : une sorte d’alignement de fast foods. Tout y est. Il n’en manque pas un. Des pizzas sur grasses de pizza hut, aux burgers dégoulinants du mac do, en passant par les locaux comme gorditas ou tacos inn. Le Mexique semble avoir suivi les Etats-unis dans leurs délires caloriques et il est bien difficile de trouver une nourriture un tant soit peu équilibrée.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Je commande.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Un truc de tacos.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Avec de la viande dedans.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et d’autres trucs aussi. Mon foie crie pitié. Je n’ai jamais écouté mon corps, je ne vais pas commencer aujourd’hui. Le chico me donne une sorte de plaque en bois avec un numéro et me prie de m’asseoir à l’une des nombreuses tables.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La foule se presse. On mange tard pour le déjeuner ici. Les jeunes cadres dynamiques promènent leurs cravates devant les photos criardes des menus. Je réalise alors que beaucoup d’entre eux viennent souvent manger ici si j’en juge par leur tour de ceinture. Homme comme femme. La nutrition ne fait pas de cadeaux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Soudain la table se met à vibrer…Caramba ! mon numéro est équipé d’un truc qui vibre quand mon menu « gordita » est prêt. Putain on aura tout vu… « Gordita » en espagnol signifie : « grassouillette », il fallait être vraiment un mec de marketing gonflé pour foncer dans le tas et trouver un nom si approprié. Mon menu baigne dans sa sauce pimentée, la galette à un goût de carton et la viande de vomi. Je me mets à penser qu’aucune des filles qui mangent autour de moi ne rentrera jamais dans les tenues victoria secret de l’étage du dessous…La nature prend sa revanche sur l’élite…</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Où vivre à Mexico DF avec trois enfants?]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=7</link>
<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 14:00:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[Certainement pas a coté de cette autoroute qui me berce depuis une semaine&#8230; Il faut prendre s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/04/ines-dessin-20-04-08.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10" style="float:left;border:black 3px solid;" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/04/ines-dessin-20-04-08.jpg" alt="" width="225" height="320" /></a>Certainement pas a coté de cette autoroute qui me berce depuis une semaine... Il faut prendre son courage à deux mains et, tel le Bernard l'hérmite moyen sortir de sa coquille Samsonite pour aller voir la capitale. Je choisi le Dimanche pour ne pas rester coincé dans le trafic monstre de la mégapole. Le chauffeur est relax, il fait beau, les oiseaux pourraient chanter si le bruit permanent de l'autoroute ne couvrait pas tout. 2 km plus tard c'est le monstre accident. Ceux que l'on ne voit que dans les films. j'adore. les arbres qui bordent l'autoroute lui donnent certe un charme bucolique mais ne pardonnent pas l'erreure. Ca ne semble pas troubler le chauffeur qui continue à foncer vers la ville...</p>
<p>Passage du col, le GPS indique 3000 metres. Il est grand temps de plonger sur DF par une des autoroutes les plus chères du pays...sortie Interlomas. Un mix de quartiers résidentiels avec des maisons colorées d'un coté et de grands immeubles de standing de l'autre. Le tout a l'air gentillement cossu, mais sans charme. Peu d'arbres pour abriter du soleil qui commence à cogner dur. Passage par la zone commerciale d'Interlomas: tout ce qu'il faut pour vivre à l'americaine, Costco,wallmart, bref le bonheur surgelé... Passage de l'autre coté de la vallée et l'on découvre La Herradura. Un petit gout d'Espagne il y a bien longtemps: ruelles étroites arborées, beaucoup de fleurs. Charmant.</p>
<p>Puis descente sur la ville via Bosque de las llomas jusqu'a llomas de Chapultepek. Et deja on comprend que la vie ici est encore plus à deux vitesses que l'Asie... Des maisons ENORMES, bien cachées derriere d'épais murs. Pas ma came.</p>
<p>Nous poursuivons jusqu'a Polanco. Désert le week end, seulement quelques familles se promenent devant les magasins de luxe... Le lycée Francais planté au milieu du quartier. Pauvres enfants! ai-je vraiment envie de les entrainer dans ce trafic délirant?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[g n i a k]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=8</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 15:05:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[La salle est simple. Murs crépis, jaune fadasse. Il fait une température de chien dans cet espace ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/04/paul-dessin-20-04-08.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-9" style="float:right;border:black 3px solid;" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/04/paul-dessin-20-04-08.jpg" alt="" width="227" height="320" /></a>La salle est simple. Murs crépis, jaune fadasse. Il fait une température de chien dans cet espace clos. Pas de charme.</p>
<p>La hauteur des plafonds rappelle la mythomanie locale.</p>
<p>Et le rythme continu de mes pas.  Pas d'autre bruits. Seulement la cadence de mes pas. Seul.</p>
<p>Putain. C'est long. 120 bpm juste en marchant. Le coeur s'emballe pour un rien. Je ne peux pas croire que ma forme soit aussi catastrophique que ca. Juste en marchant. En sueur. Maudite altitude. 2000 mètres de plus que la maison en Suisse. Le corps rechigne, tousse, tremble. M'en fout. Augmenter l'effort. La pièce reste désepérément triste et jaunasse. Mais les contours en sont moins nets. je continue de marcher sur ce tapis à la con. Histoire de comprendre pourquoi tout me fatigue ici. Augmenter la vitesse encore. Suer, augmenter, suer... le coeur monte facile. les muscles deviennent douloureux. Augmenter. Pour voir, tester les limites. les murs de la salle dansent. Peu importe. Il faut bien sortir de ce corps toute cette négativité que j'ai accumulé depuis une semaine.</p>
<p>Chaf,chaf,chaf mes chaussures écrasent le tapis roulant. Mon coeur bat la chamade, la sueur me coule devant les yeux, déjà 20 minutes que je cours immobile. C'est exactement ma situation. j'ai l'impression de ma débattre immobile. De jouir à me regarder patauger dans ce merdier de changement et d'adaptation encore une fois. Augmenter encore?</p>
<p>Non, je crois que ca suffira pour aujourd'hui et pour espérer dormir.</p>
<p>Eva arrive demain.</p>
<p>Heureusement.</p>
<p>Mon amour. </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[f r e e d o m]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/2008/04/18/f-r-e-e-d-o-m/</link>
<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 15:24:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
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<description><![CDATA[
r e p a r t i r, originally uploaded by shanghaidragonrider.
C&#8217;est un peu l&#8217;angoisse.
B]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="photo sharing" href="http://www.flickr.com/photos/81303068@N00/2422528045/"><img class="flickr-photo" src="http://farm4.static.flickr.com/3038/2422528045_a61e895c92.jpg" alt="" /></a></p>
<p><span class="flickr-caption"><a href="http://www.flickr.com/photos/81303068@N00/2422528045/">r e p a r t i r</a>, originally uploaded by <a href="http://www.flickr.com/people/81303068@N00/">shanghaidragonrider</a>.</span></p>
<p class="flickr-yourcomment">C'est un peu l'angoisse.<br />
Beaucoup même.<br />
L'angoisse habituelle.<br />
Celle qui nait dans la tête des gens, puis gentiement s'installe dans leur ventre pour finir par faire une boule. Sans que l'on s'en rende vraiment compte.<br />
Un gros noeud. On ne sait plus bien pourquoi la grosse boule est née, mais elle est bien la.</p>
<p>-"Il faut faire attention". Attention? attention a quoi?<br />
-"Ben attention a tout..." whaaaa...Alors c'est comme ca que naissent les angoisses. Impressionnant.<br />
Je suis otage de la peur des autres.<br />
Pour être bien certain qu'elle devienne mienne.<br />
Puis quand on questionne, quand on oser questionner, on reçoit encore plus de peur et d'angoisse en pleine face: des histoires horribles. des gens qu'on kidnappe, des gens que l'on drogue pour récupérer leurs organes...bref des petites perles de torture intellectuelle. Comment oses tu défier mes peurs étranger? comment oses tu douter de leur véracité. Ignorant...<br />
Tout cela me rappelle l'article sur les singes de SDTF (<a title="la theorie des singes et d el'eau glacée" href="http://shanghaidtf.over-blog.com/article-2723663.html" target="_blank">ICI</a>)<br />
Un garçon averti en vaut deux?<br />
un garçon angoissé en vaut zéro...<br />
La peur est palpable.<br />
présente.<br />
je donne un pourboire au resto ce soir...on ne sait jamais, je ne veux pas finir avec un rein en moins....</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Home sweet home]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=4</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 18:34:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
<guid>http://mdtf.fr.wordpress.com/2008/04/17/home-sweet-home/</guid>
<description><![CDATA[Il faut imaginer une autoroute. Pas la petite autoroute de province, la grande. Celle qui mène à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mdtf.files.wordpress.com/2008/04/delrey.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-11" src="http://mdtf.wordpress.com/files/2008/04/delrey.jpg" alt="" width="450" height="237" /></a>Il faut imaginer une autoroute. Pas la petite autoroute de province, la grande. Celle qui mène à la capitale: DF. Ici tout le monde appelle la capitale DF, par snobisme puisque c'est plus long a prononcer que Mexico... Une autoroute bondée. Jour et nuit. Des camions de toutes tailles, des énromes Kenworth avec les échappements fumants le long de la cabine, des bus déglingués, et des tonnes de voitures qui convergent. Une autoroute sale. Bordée d'usines aux noms prestigieux...et juste entre deux stations essence se trouve le "Del Rey" qui n'a de royal que le nom. On dirait un motel sortit d'un film des frères Cohen, on dirait "no contry for old men"... On attend le psychopathe. Mais rien ne viens seulement des voitures. Elles filent et défilent toutes vers la grande ville. Et moi je suis la. dans cet hôtel perdu. Il parait que Mexico Districto Federal c'est mieux. Ce doit être la raison du rush permanent sur l'autoroute: fuir cet endroit...ca se tient! c'est logique...un jour moi aussi j'aurai mon auto a moi, pour aller m'entasser dans les embouteillages. il faut bien avoir des rêves. pour l'instant je marche en évitant les regards, on m'a dit d'etre prudent...on m'a dit de faire attention au grand méchant loup.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[C'est repartit pour un tour...]]></title>
<link>http://mdtf.wordpress.com/?p=3</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:47:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>mdtf</dc:creator>
<guid>http://mdtf.fr.wordpress.com/2008/04/16/cest-repartit-pour-un-tour/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est seul cette fois que j&#8217;atterris au milieu des maisons dans une nouvelle ville tenta]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>C'est seul cette fois que j'atterris au milieu des maisons dans une nouvelle ville tentaculaire. Toujours les memes espoirs, toujours la meme envie de découvrir. La classe affaire me pose mollement au milieu d'une ville sans fin. Entassement de vies vues du ciel, a perte de vue. Pas dormi dans l'avion cette fois. Le moment pour lequel j'ai dépensé tant d'énergie arrive finalement, mollement lui aussi. Une épreuve m'attendais avant de baiser le sol mexicain. Un classique parait il, un moment comme je les aime, une bonne heure de queue dans un hall surchauffé vomissant des spasmes d'étrangers aux guichets de la douane. mollement. Dans ces cas, quand on pousse des gens normalement éduqués au delà de leurs limites, leur vrai nature reprend le dessus. derriere moi un anglais rougeau sue tout ce qu'il peut et peste dans sa langue natale. Soudain sur sa gauche, un couple tente le débordement par-dela le chemin de croix délimité par de ridicules poteaux reliés entre eux. L'anglais est hors de lui. Il gesticule, et invective. Toujours dans sa langue natale que visiblement le couple ne comprend pas. Moi ca m'occupe, je n'ai que ca a faire. le couple fini par ignorer mon anglais désespéré qui ne s'en remet pas et grogne, le couple le laisse a son marasme, mollement. je les revois un peu plus loin devant nous dans la queue, dans le sac de monsieur, depasse sur le coté un exemplaire du "Monde"...comme le monde est petit. bienvenue a Mexico DF. Dans ma face.</p>
]]></content:encoded>
</item>

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