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	<title>malentendu &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/malentendu/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "malentendu"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 11:27:06 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[quand on aime, on ne rêve à rien]]></title>
<link>http://anarkali.wordpress.com/?p=81</link>
<pubDate>Mon, 05 May 2008 01:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>anarkali</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Maria
Non, les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align:center;">Maria</p>
<p>Non, les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu'ils savent, c'est rêver, imaginer de nouveaux devoirs, chercher de nouveaux pays et de nouvelles demeures. Tandis que nous, nous savons qu'il faut se dépêcher d'aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l'absence. Quand on aime, on ne rêve à rien.</p>
<p>--- Albert Camus, <em>Le malentendu, </em>Acte I, Scène IV</p></blockquote>
<p><img class="alignright alignnone size-full wp-image-83" style="float:left;" src="http://anarkali.wordpress.com/files/2008/05/index125.jpg" alt="" width="275" height="183" />Ainsi donc pour Maria, la voix de la sagesse dans <em>le malentendu, </em>l'augure ingénue qui prédit le malheur dans l'innocence de son amour, l'exil est masculin et le foyer féminin. Mon expérience personnelle lui donnerait raison, le sens commun ne verrait ici qu'une dichotomie grossière.</p>
<p>Cette réplique m'est restée néanmoins, plus pour sa typologie que pour sa sagesse. Y a-t-il deux types ? l'un voyageur, friand d'aventures et de détours pour atteindre des buts toujours évanescents et lointains ; l'autre attaché au foyer, dans la crainte de perdre ce qui est car sachant que la texture du présent est plus sensible et épaisse que les brumes hasardeuses de l'avenir. Savoir aimer serait donc aimer ce qui est, ne rien vouloir d'autre que soi-même ; le rêve ne serait qu'une élucubration aléatoire - le désir d'ailleurs couvrant mal le désamour du <em>hic </em>et du<em> nunc, </em>les seuls qui vaillent. Plutôt, l'amour de l'hypothèse n'est-il qu'une grande mystification cherchant à échapper le réel, à recouvrer le confort de la pratique discursive, du projet ; afin de remettre à plus tard l'expérience.</p>
<p>Il faut déjà vivre avant de projeter, il suffit d'aimer pour que le rêve s'évanouisse. Au sens des sempiternels insatisfaits et jaloux peut-être, pour qui nouveau rime avec mieux - le changement comme fin en soi... une dépendance à la rupture. Éternels infidèles à leur patrie, à leur foyer, à leurs attaches. L'horizon n'est jamais aussi lumineux que dans un voile qui en masque la ligne. Par le carreau, parfois, je ne vois rien d'autre que ce volume de temps indéterminé que je parcours solitaire - je ne sais faire que rêver, alors je rêve même le présent.</p>
<p>Mais Maria est cette douce sirène qui par son chant m'arrache de mon poteau enchaîné. Ne faisons-nous qu'imaginer ; et gagnés par nos songes, livrés tout entier à leurs variations infinies, nous ne cédons qu'avec réticence à la marche cadencée du quotidien. Je suis de ceux qui ne sorte du lit qu'à regrets, grimaçant et hésitant, affrontant les jours avec réserve, détestant un petit peu déjà leur trop-plein de réalité. Je demeure interdit par le fait que vivre soit chose si simple et si terrible. J'ai pourtant souffert bien plus par la pensée que par châtiment corporel ; il est donc davantage à craindre de ces minutes qui ne trouvent leur grâce que dans le léger - ô si infime - sentiment de transgression qui m'irrigue lentement. Je compte les moutons le matin pour savoir si ceux du soir ne se sont pas échappés pendant la nuit.</p>
<p>Peut-on accorder ces deux types ? Jan et Maria ? Moi et elle ? cet autre et celle-ci ? ou bien est-ce une ligne de fracture qui départage deux camps irréconciliables ? question puérile ; peut-être, mais qu'importe. Maria pose la question qui m'a toujours dérangé, à savoir s'il fallait se dépêcher d'aimer ou si les nouveaux devoirs, parfois factices, et les nouvelles demeures, parfois vides et lugubres, loin du "lit commun" ne donnaient pas au rêve dont ils étaient le produit un goût âpre et amer. La désillusion, ou le désenchantement, n'est pas chose aussi gratuite que l'imagination, et elle se mesure à l'aune des pertes qui s'accumulent dans ce temps ni vide ni homogène, mais plein de la fureur et du bruit qu'exclament nos volontés s'entrechoquant.</p>
<p>Et qu'au moment de vouloir donner la main, on ne fait que remuer l'air.</p>
<p>L'angoisse de l'amour est un des paradoxes de la liberté : car où y a-t-il plus de liberté ? sur nos terres fermes et fertiles ou sur nos radeaux précaires à la dérive. <a href="/2008/02/27/exil-et-ontologie-chez-nietzsche/" target="_blank">"Malheur si la nostalgie de la terre te saisit, comme s’il y avait eu là-bas plus de <em>liberté</em>, - il n’y a plus de «<em>terre</em>»!"</a> Serait-ce donc ma réponse à Maria, qu'au moins nos fragiles projets valent bien autant que le confort de l'amour. Auto-justification qui cache une secrète douleur solitaire ou bien projection chaotique d'une ligne de vie dans un tumulte qui ne fait sens que dans la différenciation que je lui oppose ?</p>
<p>J'oscille, un pied dans chaque camp, schizophrène ; trop entouré dans le lit commun et trop seul sur la paillasse de l'exilé.</p>
<p>---</p>
<p>Georges Brassens - Les Passantes (Antoine Pol/Georges Brassens) - Le Grand Échiquier (31.05.79)</p>
<p style="text-align:center;">[dailymotion id=xk1un&#38;v3=1&#38;related=1]</p>
<p style="text-align:left;">---</p>
<p style="text-align:left;">photo : (c) P. J. - <em>sans titre</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ergo sum*]]></title>
<link>http://insomniaque.wordpress.com/2007/02/03/ergo-sum/</link>
<pubDate>Sat, 03 Feb 2007 05:50:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Insomniaque</dc:creator>
<guid>http://insomniaque.wordpress.com/2007/02/03/ergo-sum/</guid>
<description><![CDATA[*Je suis. 
Je n&#8217;ai jamais aimé parler de moi et encore moins de ce que je ressens au niveau ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">*Je suis. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">Je n'ai jamais aimé parler de moi et encore moins de ce que je ressens au niveau émotionnel et sentimental. L'écriture me permet alors d'exprimer plus ouvertement des choses que je n'aurais pas extériorisées autrement. </font></font></p>
<p align="justify"><font size="2"><font face="Verdana">C'est que mon vécu me paraît banal. L'autre jour, une personne que je n'avais pas vue depuis longtemps m'a demandé ce qu'il y avait de nouveau dans ma vie. J'ai figé. Je réagis de la sorte chaque fois qu'on me pose la question. J'aime ma vie et j'aime ce que je fais, telle n'est pas la question. Mais, on dirait que les mots ne me viennent pas aisément lorsque la discussion est centrée autour de moi. Ce blogue n'en est pas un de type « journal intime » où je décris de A à Z ma journée; mais je vais parler (du moins, je vais essayer), à l'avenir, davantage de ce que je vis.</font></font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Au lieu d'utiliser la technique enfantine des réseaux de clavardage de type IRC comme le « asv » (âge, sexe, ville), je vais écrire dans ce billet une facette de mon « je suis ».</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Je suis célibataire. Depuis l'âge de 16 ans, c'est-à-dire un peu plus de sept ans, je n'ai jamais été célibataire pendant une période prolongée et, présentement, ça fait plus ou moins cinq mois que je le suis. Est-ce la rançon de la gloire pour quelqu'un qui est de nature indépendante? Peut-être. Je crois que je suis désormais plus difficile en ce qui concerne la personne qui pourrait m'intéresser. Je suis quelque peu tanné d'être célibataire, mais j'aime mieux le demeurer que de rencontrer quelqu'un et de me rendre compte, après quelques mois, qu'elle ne me plaît pas réellement. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Vous pouvez me rétorquer que si l'on vit toute sa vie sans rien essayer de peur de se tromper, on n'arrivera finalement à la fin à rien. Vous auriez probablement raison. Cependant, je suis quelqu'un de foncièrement exigeant. J'ai mes défauts et je sais que les autres en ont, mais sur certaines choses je suis intransigeant; je critique et je m'obstine beaucoup, et si ça ne fonctionne pas à ma manière, il arrive parfois que je dise : <em>just too bad</em>, accepte-moi comme je suis ou va voir ailleurs! J'exagère quelque peu, je suis capable de compromis. Mais, lorsque je n'ai pas le goût de faire quelque chose, c'est difficile de m'y forcer.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Ce n'est pas le fonctionnement d'un couple normal vous allez me répondre. Ce n'est peut-être pas ce qui a de plus commun, mais je ne crois pas que les individus doivent se fondrent dans le couple. Mais si chacun fait ce qu'il veut de son bord, où est l'intérêt d'un couple? Je n'ai pas extrapolé jusqu'à cette limite. Mais, le couple ne doit pas annihiler l'individualité. Combien avez-vous d'amies que vous voyez moins depuis qu'ils ont un amoureux dans leur vie? Moi, j'en connais et je trouve cela dommage. Le couple est important et le couple se construit au quotidien, mais pas au détriment des autres aspects de la vie humaine comme la réussite professionnelle ou l'amitié.</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">Probablement l'un des couples français les plus célèbres du XXe siècle, les écrivains <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sartre">Jean-Paul Sartre</a> et <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_de_Beauvoir">Simone de Beauvoir</a> vivaient en 1936 à Paris dans le même hôtel, mais dans des chambres séparées pour avoir, selon leurs propos, tous les avantages de la vie commune et aucun de ses inconvénients. <em>Amour et liberté. Transparence sans volonté de pureté. Rêver chacun pour soi, écrire chacun pour l'autre. Ne pas céder sur son désir, ne pas céder sur celui de l'aimé. Connivence absolue. Extrême intimité et, pourtant, grande dissemblance. </em>Telle est la description du couple Sartre-Beauvoir rédigée par le philosophe français <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard-Henri_L%C3%A9vy">Bernard-Henri Lévy</a> dans son livre <a target="_blank" href="http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_levy.htm">Le siècle de Sartre</a>. </font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">D'un côté, nous avons le père de la <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Existentialisme">pensée existentialiste</a> et de l'autre, nous retrouvons la mère du <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme">mouvement féministe</a> au XXe siècle. Deux êtres exceptionnels, qui se respectaient et qui s'admiraient mutuellement. On raconte que Sartre considérait Simone de Beauvoir comme étant celle qui donnait la « consistance à son être ».</font></p>
<p align="justify"><font size="2" face="Verdana">C'est un mot qui, si les mots ont un sens - et comment imaginer que, pour Sartre, ils n'en aient pas? Lorsqu'on a lu <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naus%C3%A9e">La nausée</a> - signifie : vous êtes, mon amour, l'être même de mon être; le cœur de mon cœur. Vous êtes celle par qui ce paquet de contingence, malentendus et hasards mêlés, qui me tient lieu, comme à chacun, d'existence trouve un peu de nécessité.</font></p>
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