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	<title>mes-ecrits &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/mes-ecrits/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "mes-ecrits"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 08:37:47 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Ne reste que du vent]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=314</link>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 16:51:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
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<description><![CDATA[On passe son temps à s&#8217;imaginer qu&#8217;on est important aux yeux de ceux qu&#8217;on aime, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On passe son temps à s'imaginer qu'on est important aux yeux de ceux qu'on aime, qu'on admire. Qui nous aiment aussi, si on est chanceux. Puis vient toujours la dégringolade de la réalité, la vraie réalité qui nous pile sur les pieds, la brique sur la tête qui nous rappelle que tout n'est qu'illusion, un beau dessin ensoleillé et prometteur, plein de bleu et d'amour, d'amitié et de soleil, mais qu'au fond, c'est comme du papier : en arrière, y'a rien. Ça se déchire en deux secondes, ça se piétine, c'est irréel. Un jour, quelqu'un met tout ça en boule, le jette, et il ne reste plus rien du soleil, du bleu et de l'amour et de l'amitié. Que des miettes, envolées dans le vent, rien pour nous rappeler qu'autrefois, on pensait être important pour quelqu'un, juste, à la limite, exister pour cette personne.</p>
<p>Ne reste que le vent, qui souffle dans nos yeux brillants, la solitude, le silence, et les bouts de papier au firmament.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une journée pour une vie...]]></title>
<link>http://paolovincenzo.wordpress.com/?p=199</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 17:45:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>paolovincenzo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Jeudi 3 Juillet. Midi.

Peu à peu, à travers ses paupières, ses yeux deviendront de plus en plus ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;">Jeudi 3 Juillet. Midi.</p>
<p style="text-align:left;"><!--more--></p>
<p style="text-align:left;">Peu à peu, à travers ses paupières, ses yeux deviendront de plus en plus sensibles à la lumière du jour qui se sera faufilée entre les volets mi-clos du salon. Il ouvrira les yeux et remarquera que contrairement à ces derniers jours, cette lumière "matinale" ne dessinera pas d'ombres aux contours nets et distincts comme le ferait les rayons d'un soleil éclatant. De suite, il en tirera la conclusion qu'il redoutait: Le temps d'aujourd'hui ne sera pas celui qu'il avait espéré. Effectivement, à l'ouverture des volets, un véritable voile blanchâtre formé d'une pluie battante ininterrompue s'érigera devant lui. Pourtant, si d'ordinaire  il aurait  éprouvé de la déception, ce jour là, il n'en sera rien. Cette pluie lui apportera un étrange sentiment d'apaisement et le rendra même confiant. Confiant pour la soirée à venir. Aujourd'hui, il ne sortira pas, il passera l'après midi à lire en écoutant sa chanson, LA chanson. À certains moments, quelques accalmies lui donneront l'illusion que le pire est déjà passé mais à peine ces pensées lui auront traversées l'esprit que déjà la pluie battante s'effondrera de nouveau sur la ville. Et alors son éternel optimisme reprendra le dessus et il se persuadera que ce n'est qu'une question de temps. Il se rappellera aussi de cette citation qu'il avait lu une fois, soit disant au "hasard": <em>"<span class="txtC40 B14">Si tu <span class="txtC40 B14">v</span><span class="txtC40 B14">eux</span> l'<span class="txtC40 B14">arc</span>-en-<span class="txtC40 B14">ciel</span>, tu <span class="txtC40 B14">dois</span> <span class="txtC40 B14">supporter</span> la <span class="txtC40 B14">pluie</span>." </span></em><span class="txtC40 B14">Il la supportera.<br />
</span></p>
<p style="text-align:left;">Tout ce qui a commencé doit finir. Le mauvais temps ne déroge pas à cette règle. Il aura attendu jusqu'à la fin de l'après midi. Le moment où la pluie ayant cessée, il a scruté le ciel et aperçut ce petit bout de ciel bleu là bas au fond. Il se rappelera alors que petit, lorsqu'il voyait un morceau de bleu au milieu de tout ce gris, aussi minuscule soit-il, il savait que d'autres apparaîtront ici et là et que le mauvais temps ou du moins la pluie viendrait à s'arrêter. C'est ce qui arriva. Les nuages se mirent en mouvement laissant place à de plus en plus de bleu, faisant s'en aller au loin les gros nuages gris quant aux plus récalcitrants, eux seront transpercé plus tard par les rayons du soleil. 19h30 la ville est inondée de soleil. Je suis aux anges.</p>
<p style="text-align:left;">En ce moment, bien que l'immensité de la Terre les ait séparé jusqu'à aujourd'hui, une personne qu'il a tant attendue est enfin là dans cette ville . Leur rencontre est imminente. Il n'est pas impatient parce qu'il sait que quoiqu'il arrive il la verra. Que ce soit cette fois là ou une autre. Ce qui est sûr c'est qu'à présent, il prend conscience qu'il a eu et aura toujours confiance en la vie et ce, quelque soit la tournure que les évènements ont pu prendre et prendront.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Drôle de sentiment qu'on éprouve quand on se rend compte que la description d'une seule journée pourrait en fait être celle de toute une vie.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">À suivre... forcément.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:right;"><strong>[Paolo-Vincenzo]</strong></p>
<p style="text-align:right;"><em>"Je vais en étonner plus d'un(e)..."</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[À moi de moi]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=258</link>
<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 23:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
<guid>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=258</guid>
<description><![CDATA[Vas-y, vas-y, ne lâche pas, go, go, go, tu es capable, tu peux aimer le vie, tu le peux, laisse tou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vas-y, vas-y, ne lâche pas, go, go, go, tu es capable, tu peux aimer le vie, tu le peux, laisse tout en arrière, laisse ceux qui ne t'aiment pas. Enrobe-toi de gens qui t'aiment, même si tu ne sens rien, laisse venir l'amitié et l'amour comme le vent, on ne peut forcer les émotions à revenir, comme la brise, il faut la ressentir quand elle passe.</p>
<p>Tu es belle, capable, tu n'es pas détruite, si tu écris, tu vis, tu es bien toi, il faut seulement que tu te regardes dans le miroir et que tu laisses couler les larmes, que tu te reposes, que tu ries, que tu te laisses aller un peu, comme dans une pente...</p>
<p>Cesse de vouloir aimer ceux qui ne t'aiment pas... ils ne t'aimeront pas plus, si tu changes. Sois toi-même, sois-le pour fiston, sois-le pour ceux qui comptent, on se fout des autres. Ils se foutent de toi.</p>
<p>Prends-soin de toi, et doucement, apprends à te pardonner, à t'aimer, toi, et à relaxer... tout est risible vu d'en haut, tout est une question de perception.</p>
<p>Souviens-toi, et ris, pleure, accepte la vie. Elle change, comme les saisons. Jamais plus tu ne seras celle qui a 18 ans, jamais plus tu ne seras celle qui n'a pas été blessée. Tu portes les cicatrices de cinq années, apprends à les guérir au lieu de les ouvrir sans cesse. Si tu savais comme les autres se foutent de ton sang... ils n'en ont qu'à eux.</p>
<p>Je crois en toi. Je suis là. Tu es capable. Tu es là. Vivante.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sex sex sex]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=244</link>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 00:16:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
<guid>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=244</guid>
<description><![CDATA[Je n&#8217;ai que cela en tête, hors de moi le 23!
Et voilà que j&#8217;ai ton attention, oui toi,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je n'ai que cela en tête, hors de moi le 23!</p>
<p>Et voilà que j'ai ton attention, oui toi, je me déshabillerai doucement et librement dans mes mots, enlevant quelques voyelles, une dentelle sur ma cédille, quelques y et o, pour devenir nue devant toi, sans mots, maux, juste nue, avec des points d'exclamation dans tes yeux, et ... dans les miens.</p>
<p>La suite, je me coucherai, toute jolie, dans mon lit de voyelles, de mots satin, et je te sourirai, avec mes plus beaux atouts.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lafilleface à la vie]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=240</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 00:36:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
<guid>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=240</guid>
<description><![CDATA[Devant ce film qui m&#8217;a fait sourire, rire, pleurer et espérer, j&#8217;ai revu toutes les ét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Devant ce film qui m'a fait sourire, rire, pleurer et espérer, j'ai revu toutes les étapes franchies, sans le <em>happy ending</em> de la fin, de mon parcours amoureux avec toi, mon amant.</p>
<p>Je suis lafillecommeça, maman d'un fiston, et mon cœur semble éteint depuis des lunes. Puis, un jour de canicule, l'amour frappe, est partagé. Je dois faire comme si de rien n'était, tout en m'occupant de ma famille. Quelle double vie/cœur. J'ai vécu le film en marche arrière; en effet, cette immense douleur de voir que l'être aimé ne nous adore pas, qu'il aime quelqu'un d'autre; vouloir se mettre la tête dans le frigo pour geler le désir et la douleur; l'acceptation pénible *pour moi, très; et auparavant, se souvenir de l'autre qui nous tendait les bras, s'ouvrait à nous, n'attendait que nous, que l'on s'ouvre pour vrai.</p>
<p>J'ai pleuré, car ce Dan, c'est moi. Je suis Dan face à la vie, encore à l'étape du frigo et des roches dans le lac, du couteau dans la tarte. Je ne digère pas, je tente de ne pas perdre la face, j'ai mis mon orgueil à zéro, par terre, pour reconquérir cet amant formidable, fou, qui m'aimait vraiment, et finalement, que j'aimais aussi, malgré moi.</p>
<p>La peine est encore présente, mon cœur saigne, malgré une présence rassurante, il me le manque, ce TOI.</p>
<p>Dans le fil,  on dit que l'amour n'est pas un sentiment, c'est un talent. Je ne suis pas talentueuse. J'ai laissé aller ton amour par raison, par lâcheté, par alcool aussi (ça, c'est p-être bien, par contre). J'ai laissé aller une âme sœur.</p>
<p>Alors que vienne à moi ce talent, qu'il vienne assoupir ma vie, mes craintes, et me permette de sauter à pieds joints dans l'amour lorsqu'un coup de foudre arrive.</p>
<p>Lorsqu'on laisse passer une étoile filante, il se peut qu'elle ne revienne jamais. Prenez garde.</p>
<p>En attendant, puisse le ciel m'envoyer un vent de calme, de paix de petites joies, un souffle doux sur ma joue, pour que je puisse apprécier tout l'amour dont je suis l'objet, les amis, la famille, accueillir mon cocon comme avant, sans outils, sans peine. Tel un vent frais d'été sur une terrasse.</p>
<p>Et si monsieur Destin le veut, s'il en a marre de moi, m'envoyer une marée de clins d'œil et une âme sœur rencontrée sur la route de l'inopiné, un coup de foudre partagé et saisissant que je saurai déceler. Là je serai à l'écoute de mon corps, de mes yeux pétillants, de mes jambes molles, et si ces yeux transperçants me désirent et que les rires fusent, si nos malheurs mis ensemble que font que du bonheur, si le cœur bat plus vite quand on s'écrit ou se parle, si je n'attends que ton retour pour admirer le galbe de ton corps et écouter ta journée, sans fin...</p>
<p>Je sauterai sur l'occasion, je me jetterai à l'eau, et je vivrai, face à la vie, le coup de foudre amoureux.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Wii Fit... un rêve devenu réalité!]]></title>
<link>http://paolovincenzo.wordpress.com/?p=160</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 20:58:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>paolovincenzo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pourquoi tous les hommes devraient offrir la Wii Fit à leur petite amie ????
  Regardes enfin non a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi tous les hommes devraient offrir la Wii Fit à leur petite amie ????</p>
<p>:) Regardes enfin non admires cette technicité zidanesque, ah carrément si si... :)</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/v31qxrXsxv0'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/v31qxrXsxv0&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone" src="http://fr.youtube.com/watch?v=v31qxrXsxv0" alt="" /></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://fr.youtube.com/watch?v=v31qxrXsxv0" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Adjoa]]></title>
<link>http://jakobaye.wordpress.com/?p=59</link>
<pubDate>Fri, 23 May 2008 10:12:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>kebina</dc:creator>
<guid>http://jakobaye.wordpress.com/?p=59</guid>
<description><![CDATA[

Ça aurait été probablement plus facile  pour elle si elle croyait en Dieu. Je veux dire que Die]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="margin:1ex;">
<div>
<h4><span style="color:#ff6600;">Ça aurait été probablement plus facile  pour elle si elle croyait en Dieu. Je veux dire que Dieu donne espoir.  Il nous fait entrevoir des possibilités inimaginables dans l'aspect  le plus limité de notre vie. Mais voilà, elle ne croyait pas en Dieu.  Pourtant il fallait annoncer la chose à Adjoa. Ma fille de seize ans.  Et après l'avoir annoncée, il faudrait rapidement soulager, apaiser,  guérir. Mais comment ? </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> Ce jour là même où je l'ai su, et où il fallait donc le lui dire,  je l'ai vu arriver dans la salle où je l'attendais pour le déjeuner: </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> « Bonjour Maman », a dit Adjoa d'un air jovial qui a eu instantanément  sur moi l'effet d'un coup de poignard donné par moi. J'avais  l'impression de la trahir en devant lui annoncer ça. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> « Maman arrête de rêver !, a ordonné Adjoa tout en tapotant énergétiquement  sur la table. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Oui excuse moi. Je suis fatiguée. Très fatiguée. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Qu'est-ce que tu as ? Tu as pris tes médicaments aujourd'hui  ?, a t-elle demandé. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Oui oui... </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Mais alors pourquoi est-ce que tu es fatiguée ? </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Moi fatiguée ? Pas du tout. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Tu as dit que tu étais fatiguée. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Oui... oui, ai-je concédé en fixant mon assiette. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Qu'est-ce qui ne va pas ? », a t-elle demandé alors. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> Je n'ai rien répondu. Je l'ai juste regardée. J'ai regardé  ses yeux inquiets, ses petites mains qui tremblaient un peu, son air  essoufflé. Et j'ai su qu'elle savait déjà ce que j'avais à  lui dire. C'était un savoir inconscient, enfoui dans ses profondeurs,  mais qui revenait en ce moment même à la surface et qui transparaissait  totalement dans ses faits et gestes. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> « Je t'aime ma puce. Quoiqu'il arrive, ne l'oublie jamais, ai-je  dit en la fixant intensément. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Pourquoi tu me dis ça ? a t-elle répondu tout en fuyant mon regard. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Ça ne va pas être facile Adjoa. Rien ne l'est jamais. Rien. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Quoi quoi ? De quoi tu parles ? Qu'est-ce qui ne va pas ?, s'est-elle  écriée en laissant les premières larmes abonder et dévaster son  air jovial de tout à l'heure. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Adjoa, je me suis beaucoup battue. On s'est toutes les deux beaucoup  battues... </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Qu'est-ce qui ne va pas ?, a coupé Adjoa qui pleurait bruyamment  à présent. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Je suis désolée mon amour, je suis... </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Qu'est-ce qui ne va pas !? Qu'est-ce qui se passe !?, a t-elle  comme rugi en envoyant voltiger ses bras dans l'air tout à coup vicié. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Adjoa je vais... </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> - Tais toi !!! Tais toi !!! Je t'en supplie tais-toi !!! », a à  nouveau rugi Adjoa dans son délire, puis elle s'est jetée sur le  sol, les mains sur les oreilles, le corps secoué de spasmes terribles. </span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"> Je n'étais plus là pour elle. Je ne pouvais plus rien faire pour  la sauver. J'allais partir et c'était sa façon à elle de ne pas  l'accepter, de me dire qu'elle m'aimait, et qu'en amour, il  n'y a pas d'échappatoire. Alors finalement, elle est partie un  peu plus tôt que moi, beaucoup trop tôt.</span></h4>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Miki]]></title>
<link>http://jakobaye.wordpress.com/?p=58</link>
<pubDate>Fri, 23 May 2008 10:07:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>kebina</dc:creator>
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<description><![CDATA[C&#8217;était une Jaguar. Mais je ne pourrais  pas la décrire dans la plus élémentaire fiche tec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color:#ff6600;">C'était une Jaguar. Mais je ne pourrais  pas la décrire dans la plus élémentaire fiche technique si on me  le demandait : j'ai jamais été bonne à ça. Mais je me souviens  de la bagnole. Elle dégageait tant de puissance, même immobile. Un  vrai félin sur ses pattes, prêt à bondir. Mais un félin gracieux,  personnel, le félin du garage. Elle n'appartenait à personne, même  quand Papa la roulait dehors, c'était jamais sa bagnole, il en était  seulement le chauffeur, la Jaguar n'appartenait qu'au garage, ils  formaient une entité indissociable, l'un donnant un sens à l'autre,  des frères siamois qui, quand ils étaient séparés, souffraient d'une  sorte de crise identitaire, on ne reconnaissait plus le charme ni de  l'un ni de l'autre. En somme, ils avaient besoin l'un de l'autre.  Le garage de la Jaguar et la Jaguar du garage.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Mais ce qui faisait le garage, c'était  son sol. Il était noir, sale, et sentait l'essence. J'avais toujours  l'impression qu'il exploserait un jour tant il semblait suffoquer.  Pourtant, il restait supérieur aux autres sols de la maison. Car il  avait du caractère. Il existait. Et je ne parle pas là de ces sols  aux semblants d'identité qu'on retrouve dans n'importe quel magazine  de déco qui se respecte. Non je parle d'un vrai caractère. Celui  qui se forme tout seul, sans l'intervention consciente de l'homme,  qui se crée et se développe uniquement par la force des choses, des  habitudes, qui suit son parcours personnel, unique, et devient.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Tout ça Miki le savait certainement  mieux que moi, mieux que nous tous. Miki c'était le petit chien de  ma soeur. Une frimousse d'un noir de jais altéré par le manque d'hygiène  (on étaient tous occupés par l'école, le boulot, etc... donc pas  le temps de faire sa toilette). Des «jambes» minuscules mais qui auraient  facilement fait une dizaine de fois le tour de la grande maison en moins  de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Et le petit museau... ce  fameux petit museau, toujours en alerte, ce petit museau que j'aimais  tant et qui respirait encore la jeunesse, encore l'ardeur et qui me  faisait me dire que Miki serait toujours là, même si ma soeur ne l'aimait  plus trop (les gens se lassent. C'est comme ça. On n'y peut rien).</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"><em>Un jour que je revenais de l'école,  j'ai aperçu Miki couché sur le sol du garage et sous la jaguar,  son nouveau refuge depuis que ma soeur l'a délaissé. Il avait l'habitude  de jouer avec moi dès qu'il me voyait. Mais cette fois, il est resté  couché. Alors je me suis approchée, d'humeur taquine que j'étais,  et ai commencé à chatouiller gentiment son cou.  Miki n'a pas répondu. Il ne bougait pas. Très vite, j'ai compris  qu'il ne respirait plus.</em></span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"><em>Je me suis toujours demandée pourquoi  Miki était mort entre ces 2 choses pour former ainsi leur troisième  élément, brisant leur harmonie, et les obligeant à l'adopter, à  le prendre parmi eux, à lui faire confiance. La bagnole/ le chien /  le sol. Unis à jamais par la rupture du temps, d'une vie. La mort  sait éterniser parfois.</em></span></h4>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Elle était là...]]></title>
<link>http://paolovincenzo.wordpress.com/?p=158</link>
<pubDate>Sat, 17 May 2008 17:36:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>paolovincenzo</dc:creator>
<guid>http://paolovincenzo.wordpress.com/?p=158</guid>
<description><![CDATA[La dernière fois qu&#8217;on était ensemble, c&#8217;était là bas. Elle m&#8217;avait bien  ét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">La dernière fois qu'on était ensemble, c'était là bas. Elle m'avait bien  été utile cette fois là. Mais depuis<!--more--> ce jour, plus rien. Elle est restée introuvable, j'avais beau la chercher, l'appeler, ou même juste l'attendre... rien n'y faisait. Elle n'était plus là, plus avec moi. Alors dans un premier temps, j'ai renoncé, je me suis dit qu'elle reviendrait d'elle même, je n'avais qu'à attendre là, en silence devant cette feuille blanche encore vierge de toute trace. Plus le temps passait et plus je me suis rendu compte que de me retrouver sans elle, jamais je ne pourrais me résoudre... J'ai donc décidé de retourner à l'endroit où je l'avais vu pour la dernière fois.</p>
<p style="text-align:justify;">Et effectivement elle était là, au même endroit que l'autre fois, seule. Soulagement. Malgré le bruit des innombrables touristes autour, des cris des enfants qui chahutaient, de cette bande de jeunes qui riaient juste à côté, elle restait imperturbable. Assise et immobile, je l'ai approchée. À aucun moment, elle ne détourna son regard, qui depuis mon arrivée était fixé sur l'horizon. Un regard qui paraissait triste, mais à  l'observer de plus près il était en fait remplis d'espoir, ce qui ne sera pas anodin pour la suite. J'aurais voulu lui dire combien elle m'avait manquée, comme j'ai été seul et désemparé sans elle, comme abandonné. J'aurais voulu aussi lui dire combien elle comptait pour moi, que cette période sans elle m'a semblé interminable. Mais avant même qu'un son ne sorte de ma bouche, elle m'a murmuré ces quelques mots: <em>"Ne dis rien, tu es venu ici pour une seule chose: Ecrire alors écris."</em> Et je me suis mis à écrire. J'ai pris tous ces morceaux de phrases et ces quelques idées qui flottaient dans ma tête depuis quelques temps et dont, jusqu'à présent, il m'était impossible d'assembler pour y donner un sens. Mais aujourd'hui, c'est possible grâce à celle que j'ai retrouvée...</p>
<h4 style="text-align:center;"><span style="color:#800080;">...Mon Inspiration...</span></h4>
<p><em> En espérant que le prochain article soit à la hauteur de vos attentes.</em></p>
<p style="text-align:right;">[Paolo-Vincenzo]</p>
<p style="text-align:right;"><em>"Je vais en étonner plus d'un(e)..."</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[M'ennuie]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=121</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 18:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
<guid>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=121</guid>
<description><![CDATA[Je m&#8217;ennuie de toi, mais ça va passer. Comme le vent, comme les marées.
Je m&#8217;ennuie de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je m'ennuie de toi, mais ça va passer. Comme le vent, comme les marées.</p>
<p>Je m'ennuie de toi, mais ça va par ondées, comme le vent, comme les marées.</p>
<p>Je m'ennuie de toi, quand j'entends des chansons de Paul Piché. Je n'ai que le goût de t'embrasser.</p>
<p>Alors je reviens à la réalité. Ça va passer, comme le vent, comme les marées.</p>
<p>J'ai tellement envie que tu m'aimes, je ne sais pas pourquoi ces temps-ci tout me fait penser à toi.</p>
<p>J'en ai la nausée. Mais ça va passer. Comme le vent, comme les marées.</p>
<p>C'est maintenant à moi de survivre à mon passé, de souffrir un peu pour les autres qui m'ont aimée.</p>
<p>Ça va passer, je ne le redirai pas, vous savez, vous savez.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trop nul!]]></title>
<link>http://paolovincenzo.wordpress.com/?p=150</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 14:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>paolovincenzo</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Pfff! Maintenant j&#8217;ai plus qu&#8217;une seule raison d&#8217;aller dans ce parc&#8230;

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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://paolovincenzo.files.wordpress.com/2008/05/deuil2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-152" src="http://paolovincenzo.wordpress.com/files/2008/05/deuil2.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><span style="color:#008000;">Pfff! Maintenant j'ai plus qu'une seule raison d'aller dans ce parc...</span></p>
<p style="text-align:center;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Famou - 1er Jet]]></title>
<link>http://jakobaye.wordpress.com/?p=10</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 05:39:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>kebina</dc:creator>
<guid>http://jakobaye.wordpress.com/?p=10</guid>
<description><![CDATA[Famou était un type spécial, diraient certains. Mais alors, nous dirions qu&#8217;il était d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color:#ff6600;">Famou était un type spécial, diraient certains. Mais alors, nous dirions qu'il était d'une spécialité somme toute assez... <em>typique</em>. Il venait de la région des savanes, au nord ouest de la Côte d'Ivoire. « Le grand nord...» comme il aimait à le dire à quiconque voulait en savoir un peu plus, sur ses... <em>savanes</em>.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Ça faisait bien longtemps qu'il vivait en Europe, Famou. Mais il l'aimait pas, l'Europe. En fait, il la détestait l'Europe, il la supportait plus l'Europe, il la vomissait « cette Europe ». Son truc à lui, c'était Orchestra Baobab. De la musique cubaine à la sauce ouest africaine. Il pouvait danser là d'ssus pendant des heures quand il revenait du boulot, et cela avant même d'avoir mangé, en fait toujours avant d'avoir mangé. Il l'aimait « creuse » la musique. Et puis il aimait « rentrer dans les sons à la façon d'une plume de poulet bicyclette », comme il le disait. Alors non, il ne pouvait pas se bourrer de bouffe avant ! L'orchestra c'était à jeun que ça se prenait. Et oh qu'il en prenait ! Il positionnait bien son corps maigrichon sur le carrelage frais et il « étirait ses vieux os  (il avait 56 ans). Et il chantait. Il chantait il chantait. Parfois il chantait en yaourt, parfois il chantait Coumba. Coumba. Son amour de Coumba.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"><em>Coumba Coumba tu as changé de couleur</em></span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;"><em>Coumba Coumba la mer n'est plus bleue pour toi</em></span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Ah qu'il fatiguait tout le monde avec sa Coumba ! Et personne ne pouvait même en rire ! « Vous n'avez pas le droit », disait-il. Et il était sérieux. On n'y touche, à Coumba.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">A part l'Orchestra, Famou aimait les livres. Il en avait toute une collection. Il y en avait partout dans l'appart. Il en achetait une dizaine par mois. Le salon en était bourré ! Il y avait du Cheikh Amidou Kane, de l'Alex Hailey, de l'Ann Petry, de l'Ahmadou Koné, de l'Aminata Sow Fall, du James Baldwin, du Hampaté Bâ, de l'Aimé Césaire, du Théophile Obenga, de l'Aminata Traoré, du Djibril Tamsir Niane, du Cheikh Anta Diop, du Boubacar-Boris Diop, du David Diop, du Koffi Kwahulé, du Veronique Tadjo, de l'Ama Ata Aidoo, du Mariama Bâ, du Mongo Bêti, du Marcus Garvey, du Bernard Dadié, du Walter Rodney, du Chinua Achebe, de l'Ama Mazama, de l'Ahmadou Kourouma, du Carolyn Cooper, du Toni Morisson, de l'Ousmane Sembène, et l'on se perdrait à tous les citer ! Cependant il n'en lisait jamais plus d'un par mois, et rarement intégralement. Pourtant c'était un rituel chez lui, l'achat des bouquins. Il était pas lecteur, il était bouquiniste. Bouquiniste : tout un art chez lui : Il revenait souvent à l'appartement, après le boulot, avec quelques nouveaux bouquins, et s'asseyait alors à la table à manger. Sur la table étaient posés une grosse carafe de Bandji, et des verres, de gros verres. Mais c'était pas pour lui. Il buvait pas Famou. Il <em>comprenait pas ça,</em> disait-il.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Famou sortait alors un livre du sachet de course, le posait sur la table, se détournait l'espace  de quelques secondes, le sourire aux lèvres, les yeux clignotants, puis revenait à lui, reprenait le livre entre les mains, ouvrait grand les yeux, et regardait la couverture, il la regardait comme s'il voulait s'y perdre, comme s'il s'y était déjà perdu. A le voir si hypnotisé par une foutue couverture de bouquin, c'était comme avoir Miles Davis et son orchestre nous jouant <em>Bitches Brew</em>. Car c'était bien du <em>Bitches Brew</em> qui se passait entre Famou et la couverture : il semblait entrer dans l'image. C'était comme s'il creusait, comme s'il fouillait en elle. Encore et encore. Toujours plus profondément, toujours plus totalement. Au bout de quelques minutes, les larmes lui montaient irrémédiablement aux yeux. Des yeux aveuglés par le voyage, par le détour. Nous n'avions jamais rien vu de semblable chez personne avant de le connaître. Et c'était son plaisir ça. C'était le notre aussi. Quand il remettait le bouquin sur la table, nous étions tous extenués. Tout comme lui. La boisson fait la vie. Alors les verres se<strong> </strong>remplissaient à nouveau de Bandji. Et tout le monde se laissait soûler. Soûler de Famou. Il parlait beaucoup dans ces moments là, il n'arrêtait pas, il était heureux. Nous l'étions aussi. Nous l'étions toujours avec Famou. Surtout quand il ouvrait enfin le livre. Mais ce n'était jamais le même jour que celui de la couverture. A chaque jour son plaisir. Mais quand ça arrivait, nous étions là pour le voir. Il lisait rapidement un peu de la première page du livre, puis la laissait comme ça, inachevée, en attente de lui, et allait en découvrir d'autres, peut-être des plus vertes, des plus fertiles, et quand il tombait sur une page qui l'emballait vraiment, il s'y tenait, il s'y attelait, il la parcourait respectueusement, amoureusement : il posait ses grands doigts rugueux sur elle, ses doigts descendaient sur la page en dessinant d'imaginaires courbes arrondies. Peut-être était-ce la hanche de Coumba comme il l'imaginait. Peut-être était-ce autre chose. Toujours est-il que cela faisait qu'il ne lisait pas les lignes de mots en entier, toutes celles qui sortaient des courbes qu'il avait tracé ne comptaient pas pour lui.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Parfois il cornait la page quelques instants, le temps d'aller se chercher une orange dans la cuisine. Puis il revenait, reprenait sa page, et croquait dans l'orange sans l'avoir épluchée auparavant ! (Il disait que c'était pour mieux sentir « la chose »). Souvent le jus de l'orange coulait un peu sur son menton, il le nettoyait alors d'un revers de la main. Nous adorions le regarder. Nous aurions pu passer notre <em>vie commune</em> à le faire. Nous le regardions et nous buvions. Nous n'avons jamais autant bu de ce vin qu'en face de Famou. Mais à y penser à deux fois, étions nous vraiment soûls comme on l'entend généralement ? Probablement pas. Si nous étions soûls de quoi que ce soit, c'était d'insatiabilité : nous en redemandions toujours encore. Nous en voulions toujours plus. Nous étions bien. Nous étions infiniment bien.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Parfois aussi, il cornait la page le temps d'aller parcourir sa collection d'albums de musique, présente sur l'étagère. [L o n g temps]. Quand il ouvrait la porte de l'étagère, c'étaient des couleurs qu'on voyait d'abord, pleins de couleurs, des centaines, des milliers de couleurs éparpillées tout partout, qui se révélaient telles les fleurs printanières. Les dégradés de jaune, violet, orange vous éclaboussaient au visage en lignes diagonales. C'était une sorte de <em>very last trip</em> avant la fin de la nuit : l'ultime cloche de l'infini Minuit. Et ohh qu'il y en avait de belles choses là d'dans ! Tous les sentimentaux : Otis Redding, Farka Touré, Al Green, Ismael Isaac. Il n'écoutait que la musique faite par les hommes « <em>car ils ne parlent jamais que de femmes et ce sont les mieux placés pour le faire </em>», expliquait-il. C'était un autre monde cette étagère. Un monde où toutes les voix nègres se rencontrent et voguent aux mêmes espoirs. Qui a parlé de pouvoir musical ? Sans même évoquer l'accueil qu'on y recevait !  Ça semblait bouger, vibrer, chauffer là-dedans... ça aurait pu vous tourner, vous retourner, et vous recréer comme de l'huile chaude ! C'était un monde moins brumeux, moins stressant, moins réel. Mais tellement plus dangereux, plus violent aussi. Un monde virtuel bourré d'adrénaline et de rêves éclatés.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">D'ailleurs la plus belle musique que nous avons écouté, nous l'avons écoutée avec Famou, et pas seulement celle des artistes cités. Non, c'était bien TOUTE la belle musique que l'étagère consentait à expulser. La musique n'avait pas besoin d'être physiquement là. Il nous suffisait de jeter un coup d'œil aux vieilles pochettes de disques de Famou, et tout nous revenait dans la voix de Redding, de Touré, de Green, d'Isaac. Les plus beaux swings, les plus beaux funks. Oui. C'était bel et bien toute la passion <em>incendiaire</em> du groove qui nous prenait ! Et c'était fabuleux ! Chacun d'eux parlait le monde, parlait pour tout le monde.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">La voix d'Al Green par exemple - toute pareille à l'encens que font brûler nos mères, cette voix qui semble contenir toute la chaleur, tout le ravissement du monde, et qui vous tient en si bonne compagnie dans ces jours solitaires d'hiver où les vôtres vous manquent tant - invitait l'autre au bal, l'autre Divin Vocal, Marvin'. La voix de Marvin' coulait dans nos oreilles comme un lourd miel d'ébène et puis venait nour regarder, nous regarder bien dans les yeux, et chantait pour nous, et seulement pour nous, nous tous, posés là, terrassés, inertes. Ces deux voix convolaient, elles convolaient furieusement et nous le savions.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Et Isaac alors. Nous voyions la pochette et immédiatement après, nous le voyions lui. Ismaël. Sur la piste. Ne faisant plus qu'un avec son micro, et son corps, son corps vivant, son corps mutilé, son corps toujours debout, son corps nègre. Le corps nègre ne parle jamais pour ne rien dire vous savez. Demandez à une chanteuse de Gospel, elle vous le dira. Qu'elle y croit ou pas à son Jésus, nous y croyons à sa voix. Regardez-la se perdre dans la voix, dans le sublime excès de beauté, regardez la rugir, supplier, rugir, supplier, rugir, et se libérer. Elle sait prendre la souffrance nègre au plus bas d'elle-même, et sait la muer en cette espèce d'art <em>parfait. </em>Regardez là. Regardez là bien.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Avec Touré, c'était encore une autre affaire. Il ne vous invitait pas seulement à la musique. Il décrivait des paysages, des atmosphères. Il connaissait <em>l'histoire</em>, et il savait vous la raconter, c'était un <em>Djeli </em>le Touré, un <em>Djeli </em>noble. Avec lui nous avons connu les déserts enivrants, les dessous de palmiers, le thé dans les petits verres, les rires des enfants nus aux teints lumineux, les danses effrénées des femmes-mères, les soleils profonds, les vents frais. Nous l'avons vu et nous avons aussi vu Baaba Maal, et nous avons aussi vu Ismael Lo. Ils étaient tous là, ces <em>Djelis</em> éternels. Ils chantaient, ils contaient. C'était leur vie ça ! Ce fut la notre aussi.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Ces hommes là nous accompagnaient vraiment tous. Redding surtout. On fermera l'étagère avec lui. C'est 2001 à nouveau. Hollywood projette <em>Ali</em>. Nous sommes dans la voiture avec Ali, Mohamed Ali. La radio annonce la sentence. Il est mort. Malcom. Il est mort. Malcom est mort. Salement mort. Malcom est mort. Voilà. Voilà ce qui vient d'arriver. Et là, si vous vous souvenez bien, on entend le tube, le tube nègre par excellence, <em>A Change is gonna come</em>. Qui l'a chanté cette fois ? dans ce film ? Nous le savons pas. Nous le savons plus. Nous ne voyons qu'Otis. Otis le micro à la main. Pris de douleur positive, un Isaac un peu plus vieux, un peu plus légendaire. Otis chante mais qui va le croire ? Nous n'y croyons pas à son message. Qui va y croire ? Nous, nous avons cessé d'y croire. C'est d'ailleurs pour ça que nous l'aimons ce tube. Parce que personne n'y croit. Nous l'aimons violemment ce tube nègre. Et plus encore, nous aimons Otis, Otis qui ment, mais qui ment si bien, si fort, tellement fort, que finalement... pourquoi pas ?</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Puis Famou repartait vers son livre. Il le feuilletait encore, ses yeux se baissant, puis se relevant au rythme effréné des courbes. A le voir si accaparé, nous faisions de même. Et si nous ne savions pas toujours ce qu'il lisait, nous avions toujours une idée <em>de ce qu'il y avait à y entendre</em>. Alors nous plongions une dernière fois dans les restes sonores de Marvin, de Touré. Nous plongions dans <em>Erdi...</em> nous plongions dans <em>When Did You Stop Loving Me, When Did I Stop Loving You</em>...On s'y perd mais on y gagne tout... Marvin'... nous abusions de sa voix, nous abusions de son groove... Les odeurs d'orange et de vin de palme avaient infusé l'air. Et les pages tournaient, tournaient vite, avec un bruit digne du dernier bon funk festival. Un funk qui fait suer, suer, suer... on danse approximativement, on étouffe de chaleur, mais rien ne nous arrête jamais... Famou puisait tout ce qu'il y avait à puiser dans ces pages. Il pêchait le <em>Blues </em>Famoudou. Il allait bien au fond des pages, de la musique, bien dans le sous sol, et il le pêchait le <em>Blues</em>. Il avait la main faite pour ça. La grande main rêche au noir presque bleu ; bleu comme la mer assassine, bleu comme le ciel haut, trop haut. La main nègre. Il avait la main nègre. Il sortait toujours du fond avec des trésors. Famou n'était que trésor. Alors nous le laissions faire. Nous avions Touré pour nous de toute façon. Nous avions le <em>Djeli </em>noble. Sa guitare aspirait toute notre énergie. Tout notre <em>moi.</em> <em>Erdi</em> nous a rendus fous. Complètement fous.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Puis Famou refermait le livre. Il allait au balcon. Allumait une cigarette et soufflait la fumée comme si elle venait vraiment de lui-même, de ses profondeurs. On la voyait alors se répandre dans l'air nocturne, silencieuse, mystique. Et Famou regardait loin, loin devant lui. Bien trop loin pour nous.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">T o u s  l e s  j o u r s, Famou allait au travail, comme tout le monde. Lui demander comment se passaient ses journées ne faisait jamais que l'irriter. C'était du travail, un point c'est tout ! Tous les aspects humain, relationnel, sentimental, enfin tout c'que vous voulez, ne l'intéressaient guère. « C'est du travail ! », répétait-il.  Ça payait les livres et le papier cul et ça aidait la famille au pays. Voilà toute l'affaire. Fallait pas chercher midi à quatorze heures. Mais nous savions bien qu'il détestait son travail. D'ailleurs qui ne déteste pas son travail ? Après 8 heures par jour, 40 heures par semaine, 160 heures par mois, 1720 heures par an [- quelques heures de vacances], y a bien assez de raison pour le détester son travail ! Alors oui il le détestait. Il le détestait t o u s  l e s  j o u r s.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">T o u s  l e s  j o u r s il lui fallait affronter ce sacré temps défavorable, ce temps qui ne l'aimait pas. Ce temps anti-nègre. La neige dégueulait, elle se dispersait dans l'air comme une profusion d'insectes. Il la sentait sur son visage. Il la sentait sur ses habits. Il la sentait sous ses pieds. Elle était partout. Aussitôt tombée, elle s'infiltrait dans le décor de la rue. Rien ne lui échappait. Elle était <em>totale</em>.<em> </em>Mais sans vie. Elle ne sentait rien. Elle ne ressemblait pas à grand chose non plus. En fait, elle ne ressemblait à rien du tout. Elle n'était que blanche et affreusement pâle. <em>Eux</em> aimaient la neige pourtant. C'est ce qu'ils lui disaient, t o u s  l e s  j o u r s. Il ne les comprenait pas. Non il ne pouvait pas les comprendre. Il n'essayait même pas d'ailleurs. Il se souvenait des enfants qui t o u s  l e s  j o u r s jouaient au foot au milieu de la route, parce qu'il n'y avait pas d'aire de jeu pour eux, il se souvenait de leurs cris, de leurs mouvements, de leurs petits shorts déchirés, de leurs ventres en l'air, des corps en sueur, des corps qui se dégageaient rapidement du terrain improvisé quand klaxonnaient les automobilistes pressés mais compréhensifs. Il s'en souvenait car il était là avec eux. Il se souvenait encore de la poussière sur sa peau, de ses pieds déchaussés et sales. Il se souvenait de lui à terre, légèrement égratigné, les autres enfants se ruant autour de lui pour voir si tout allait bien. Il se souvenait de Coumba arrivant à son secours. Le sourire aux lèvres, les longues tresses fines à la tête, la démarche nonchalante et volontaire. Coumba qui venait à son secours dans le soleil brûlant... Alors non, il ne pouvait pas les comprendre ! Il ne voulait <em>même pas</em> essayer. C'était absolument impossible.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Mais parfois, il essayait de se défaire de tout ça, de ces rues inodores, il essayait de se rappeler du parfum de Coumba, lourd et musqué. Mais le temps était plus rapide ; le froid envahissait son nez et altérait ses fonctions olfactives. Puis le laissait <em>comme ça</em>, rigide, immobile. <em>Bon nègre.</em></span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">T o u s  l e s  j o u r s, malgré tout, il faisait la route avec Coumba. Mais personne parmi <em>eux</em></span> n'aimait vraiment Coumba. Ils la regardaient mal. Ils lui crachaient au visage. Les hommes mais surtout leurs femmes. Ils déchiraient son beau pagne wax. Il les entendait se moquer de son beau bassin, de ses belles fesses. Alors il était obligé de la ranger bien au fond de son être, dans son sous être même, à l'aide de sa main nègre, pour être ainsi le seul à la voir, le seul à l'entendre, le seul à pouvoir lui murmurer son amour tous bas, discrètement, en secret. Parfois même il s'imaginait la revoir un jour. Mais l'avait-il jamais vue ? vraiment vue ? vraiment connue ? N'était-elle plus au fond qu'un songe, qu'une vieille chanson populaire dont il avait du mal à se défaire ? Non bien sûr que non ! Il y croyait à Coumba ! Elle était bien réelle ! Si réelle à ses yeux... Et si belle... Il savait qu'un jour, oui un jour, il lui appartiendrait tout entier et pourrait enfin se laisser emporter par le flot de ses grands yeux liquides...</h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Famoudou n'est pas revenu à la maison. Nous l'attendions pourtant ce jour là. Nous l'attendions t o u s  l e s  j o u r s. Pourquoi a t-il fait ça ? A t-il senti le danger ? Coumba était-elle en danger ? A t-il voulu la secourir ?</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">Famou s'est fracassé le crâne contre le pare brise d'une voiture. Il dégoulinait de sang quand la police est arrivée. Ils ont dit qu'il était mort par acte de suicide désespéré. Nous leur avons alors dit que nous ne croyions pas à leurs visions. Mort d'accord. Suicide, certainement pas. C'était si étranger de notre Famoudou. Nous avons évoqué Coumba pour le défendre, nous leur avons expliqué qui elle était, ce qu'elle avait fait pour Famou, leur lien, leur amour. Nous avons même parlé de la main nègre pour qu'ils comprennent mieux. Ils ont juste rit. Ils ont rit ils ont rit. Ils n'ont pas arrêté de rire. Ils doivent encore rire au moment où nous écrivons.</span></h4>
<h4><span style="color:#ff6600;">C'est l'histoire de Famou qu'on a voulu vous conter. Les Américains auraient appeler ça « The Rise and Fall of Famoudou Kouyaté the African ». Les Américains ont beaucoup d'humour. C'est d'ailleurs leur plus grand crime. Nous - car il s'agit bien de nous - voulions parler de Famou, de notre Famou. Raconter comment il nous fit vivre, oui raconter comment Famoudou Kouyaté nous fit bel et bien vivre.</span></h4>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Amour écourté]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=107</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 22:44:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voilà un petit mot que j&#8217;ai écrit bêtement, à la suite de mes pensées, l&#8217;autre soir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un petit mot que j'ai écrit bêtement, à la suite de mes pensées, l'autre soir, à la lueur de ma lampe, bien écrasée sous le poids de mes émotions.</p>
<p>Bien non, j'ai rien oublié. Rien de ton sourire, de ton chandail bleu et de tes yeux. Je sais, je sais, je t'ai arraché à ma vie par la raison, et j'avais raison. Et je sais, je sais, que tu crois que tu es mort à mes yeux. Mais tu sais, chaque soir ou je me promène près de tes coins préférés, j'ai une pensée pour toi. Tu était tellement vivant. Trop.</p>
<p>Combien de fois je me suis retenue de te parler, par obligation. Je sais, je sais, je suis vicieuse. Et un brin tumultueuse. Mais je n'ai rien oublié. Bien non. Voyons.</p>
<p>Même sous l'emprise de substances légales, ou illégales, à froid ou non, en pleurant ou en riant, je pense à toi. Quelle obsession.</p>
<p>Moi qui perds le sens de l'orientation, j'ai réagi quand j'ai vu la piste cyclable. C'est toi, un peu. J'ai erré dans notre parc au cas, me retenant pour ne pas prendre les mêmes chemins. Desfois, je rêve que tu m'embrasses à nouveau, sous le soleil brûlant de mai. Eh oui, tu m'as fait vibrer.</p>
<p>Seulement, nous vivions dans une bulle qui n'était pas la réalité. Et tu as fait la vive erreur de m'entraîner dans un souffle ou la réalité s'éloignait peu à peu. Tu as malheureusement pleuré. Et tu t'es accroché. Jusqu'à temps que je ne voie qu'un être dépendant et obsessionnel.</p>
<p>J'ai décroché et rembarqué dans la voie principale. Pour ma survie.</p>
<p>N'empêche que tu auras toujours une place dans mon cœur, toi qui voulais apprendre une chanson impossible à apprendre par cœur, juste pour me marier. Fou, va.</p>
<p>J'espère que tu vas bien, et que nos chemins se recroiseront, dans 5, 10 ans. Ou avant, ou après. Mais dans un moment ou je saurai qui je suis, que je ne blesserai personne.</p>
<p>Personne.</p>
<p><em><span style="font-family:Courier,Courier New;"> I'll remember you<br />
When I've forgotten all the rest,<br />
You to me were true,<br />
You to me were the best.<br />
When there is no more,<br />
You cut to the core<br />
Quicker than anyone I knew.<br />
When I'm all alone<br />
In the great unknown,<br />
I'll remember you.</p>
<p>I'll remember you<br />
At the end of the trail,<br />
I had so much left to do,<br />
I had so little time to fail.<br />
There's some people that<br />
You don't forget,<br />
Even though you've only seen'm<br />
One time or two.<br />
When the roses fade<br />
And I'm in the shade,<br />
I'll remember you.</p>
<p>Didn't I, didn't I try to love you?<br />
Didn't I, didn't I try to care?<br />
Didn't I sleep, didn't I weep beside you<br />
With the rain blowing in your hair?</p>
<p>I'll remember you<br />
When the wind blows through the piney wood.<br />
It was you who came right through,<br />
It was you who understood.<br />
Though I'd never say<br />
That I done it the way<br />
That you'd have liked me to.<br />
In the end,<br />
My dear sweet friend,<br />
I'll remember you.</span></em></p>
<p>Adieu.</p>
<p>***</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Choc thermique]]></title>
<link>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=106</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 22:34:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>unefillecommeca</dc:creator>
<guid>http://latrentainevuecommeca.wordpress.com/?p=106</guid>
<description><![CDATA[Dans la froideur de cette journée qui a trahi de sombres espoirs, dans la tristesse de mon âme qui]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la froideur de cette journée qui a trahi de sombres espoirs, dans la tristesse de mon âme qui vaquait à de sordides obligations s'est pointée un coup, coup de téléphone. Abrutissant dans mes oreilles, qui me sortait de ma torpeur de ce lundi plate et glacial.</p>
<p>Encore une fois, une occasion d'emploi, occasion de gagner des sous en attendant la vie. Je me suis remise tranquillement au travail, j'ai préparé mes plus beaux habits même si, en dedans, je fais toujours la même chose : imaginer pendant 15 ans être à la même place, imaginer si j'aimerais faire cela, et qu'est-ce que je n'aimerais pas, et ce, jusqu'à temps que Morphée m'emporte - heureusement - loin de ma tête qui fourmille.</p>
<p>Je vais y aller, parler, puis revenir. Puis ne plus en parler.</p>
<p>***</p>
<p>Parlons d'autres choses.</p>
<p>(Si au moins j'aurais pu t'en parler, à toi.)</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
