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	<title>michel-vauzelle &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "michel-vauzelle"</description>
	<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 07:59:58 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Marseille est le nouvel écrin européen de la culture, aubaine ou danger budgétaire ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=315</link>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 13:51:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/09/23/marseille-est-le-nouvel-ecrin-europeen-de-la-culture-aubaine-ou-danger-budgetaire/</guid>
<description><![CDATA[Au terme d’un suspens insoutenable, le verdict est finalement tombé : Marseille sera, en 2013, la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/09/marseille-provence-2013.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-316" style="border:1px solid black;margin:12px;" title="marseille-provence-2013" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/09/marseille-provence-2013.jpg" alt="" width="280" height="278" /></a><strong>Au terme d’un suspens insoutenable, le verdict est finalement tombé : Marseille sera, en 2013, la Capitale européenne de la Culture avec la ville de Kosice, en Slovaquie.</strong> Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette décision, prise à l’unanimité par le jury au détriment des trois autres villes en lice (Lyon, Bordeaux et Toulouse), a immédiatement laissé place à une déferlante d’enthousiasme et de joie, de la part de tous les acteurs politiques, économiques et culturels.</p>
<p>Ce succès n’est pas le fruit du hasard, tant le dossier marseillais était, selon les experts, bien ficelé. La cité phocéenne n’a pas de raison de bouder son plaisir et l’exaltation est de mise, la fête étant à la hauteur de l’événement. Pourtant, la deuxième ville de l’Hexagone, reste une cité pauvre, « souffrant d’un déficit d’image et d’un retard structurel important », comme le souligne Jacques Pfister, Président de l’Association Marseille-Provence 2013.</p>
<p>Au-delà des retombées culturelles insufflées par la dimension euro-méditerranéenne du projet, une question, nettement moins médiatique, se pose : celle du budget nécessaire à la consolidation du paysage culturel et, in fine, du niveau d’implication financière des collectivités locales en vue d’asseoir la réputation du « pays de Marcel Pagnol ».<!--more--></p>
<p><strong>Les prétentions marseillaises avec, en ligne de mire, le succès lillois</strong><br />
Le label « Capitale européenne de la culture » a été crée en 1985 par Mélina Mercouri, alors Ministre grecque de la Culture. A l’origine, son initiative est motivée par une volonté ambitieuse de valorisation des richesses, de rapprochement des peuples afin de renforcer le sentiment de citoyenneté européenne. Plusieurs villes françaises ont déjà eu le privilège de soulever le trophée : Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004.</p>
<p>De ces trois expériences passées, celle qui retient le plus l’attention est sans conteste Lille, qui fait figure d’exemple à suivre de par son impressionnant palmarès. Avec un budget initial de 74 millions d’euros et un montant de recettes estimé à 72 millions d’euros, le succès économique lié à l’obtention du titre de « Capitale culturelle européenne » a de quoi faire tourner la tête. A cette performance, la maire socialiste Martine Aubry ne manque pas de vanter la réussite populaire et médiatique sans précédent  de cette nomination temporaire dans « la cour des grands » : 2500 manifestations se sont déroulées tout au long de l’année, la fréquentation touristique a explosé, l’image de la ville s’est améliorée grâce à la diffusion de près de 2000 reportages audiovisuels, 6500 articles dans la presse française et plus d'un millier dans la presse étrangère.</p>
<p>A Marseille, le budget prévu devrait peser près de 100 millions d’euros et nos savants économistes misent sur un retour sur investissement supérieur à six. Son titre en poche, Marseille peut d’ores et déjà afficher le sourire des grands jours et laisser sa défaite lors de la Coupe de l’America au rang des mauvais souvenirs.</p>
<p>Cependant, derrière ces chiffres officiels, se dessine une réalité bien plus préoccupante : Marseille a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ? Il ne faut pas se leurrer, la préparation et la mise en place de 74 projets d’expositions, de spectacles, de commandes artistiques, de colloques et d’ateliers représentent un coût faramineux, nécessitant un sur-investissement financier de Marseille, de sa Communauté urbaine, des inter-communalités partenaires, mais surtout, des riches collectivités que sont la Région et le Département. Un tel constat nourrit donc un certain nombre de doutes quant à la capacité d'investissement d'une des villes les plus endettées de France.</p>
<p><strong>Les dessous d’une nomination</strong><br />
Dès l’annonce des résultats, après les félicitations et les encouragements, les rumeurs en coulisse ont rapidement fusé, entachant quelque peu la fiesta spontanément organisée à la Friche de la Belle de Mai.</p>
<p>D’abord, face aux 98 millions d’euros promis par la Municipalité pour mener à bien son projet, les 60 millions d’euros portés aux budgets des concurrentes Lyon et Bordeaux font pâle figure. Le directeur artistique du projet Lyon 2013 explique cette inégalité par le fait que Lyon est déjà confortablement dotée en termes d’infrastructures culturelles. « Nous n’allions tout de même pas faire semblant d’être pauvres » ironise-t-il, un brin suffisant.</p>
<p>Ensuite, l’engagement personnel du maire UMP Jean-Claude Gaudin dans le projet et, l’engouement non dissimulé du Président Nicolas Sarkozy pour les Ateliers de l’Euroméditerranée ont fait couler beaucoup d’encre, quant à l’éventualité d’un coup de main politique pour l’emporter.</p>
<p>En dépit d’une amitié affichée entre les deux hommes politiques, d'ailleurs très exagérée, le maire s’est défendu de l’existence d’un quelconque appui étatique, affirmation confortée par les promesses d’objectivité et de neutralité du jury. « Notre jury était indépendant et n’a subi aucune pression d’aucune sorte de la part des officiels français. Beaucoup moins que d’habitude » répond Sir Robert Scott. Le débat est clos, les suspicions balayées et les susceptibilités apaisées… Au demeurant, il ne fait aucun doute que la belle unanimité des responsables politiques locaux, tous partis confondus, à aider au succès que l'on sait. Plus avant, l'omniprésence des présidents Guérini (département) et Vauzelle (région) a sécurisé le bouclage financier du dossier, du moins pour l'heure et sur le papier...</p>
<p><strong>Un financement encore incertain</strong><br />
Enfin, la question qui est sur toutes les lèvres est celle des aides au financement prévues dans le dossier de candidature de Marseille. Personne n’est dupe : il semble difficile de reproduire le modèle lillois de 2004 avec ses 140 millions d’euros mis sur la table, dont 12 millions de fonds privés.</p>
<p>A Marseille, les caisses sont loin d’être pleines. L’Etat et l’Europe ne consentent à participer qu’à hauteur de 14 770 000 euros ; autant dire, que sur un budget total d’environ 100 millions d’euros, cela risque d’être un peu léger… Cruel paradoxe quand on sait que la Ministre de la Culture, lors de l’annonce des résultats, qualifiait les Ateliers de l’Euroméditerranée de « projet de l’Etat ».</p>
<p>Dans le label « Capitale européenne de la culture » sommeille donc un cadeau, qui peut s’avérer empoisonné avec des retombées économiques et médiatiques relatives. Marseille devra donc manipuler les fonds publics et privés avec une extrême précaution, comme le laisse entendre l’audit commandé par sa Communauté urbaine, indiquant que « la capacité d’endettement de la ville sera de 14 ans en 2014, si l’ensemble des dépenses d’investissement sont ramenées au niveau de 2009 ».</p>
<p>Parce-que le titre de Capitale européenne de la culture peut se révéler un redoutable piège et surtout, parce-qu’elle est attendue au tournant, Marseille devra amorcer son virage budgétaire avec vigilance et ce, pour ne pas tomber dans les profondeurs des « oubliées de la Culture », à l’image de Luxembourg et Sibiu (Roumanie) en 2007.</p>
<p>Mener à bien une multitude de projets artistiques est une intention des plus louables mais l’impact sur les habitants doit être mesurable ; triste exemple que celui de Barcelone, qualifiée de « capitale de la culture qui ne sert à rien » en raison de l’opacité des sommes budgétaires allouées à l’événement en son temps.</p>
<p>Loin de nous l’idée d’être des oiseaux de mauvaise augure, nous participons du bonheur collectif et considérons cet événement comme une chance pour Marseille et le département des Bouches-du-Rhône. Néanmoins, partant du postulat selon lequel la raison est le fondement même de la réussite, Marseille ne tirera son épingle du jeu que si la ville montre son plus beau visage : celui de l’union et de la cohésion entre les différentes entités territoriales partenaires, doublées d’une transparence et d’une rigueur budgétaire à toute épreuve.</p>
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<title><![CDATA[Le Parti socialiste, combien de divisions ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=247</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 22:10:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/08/29/le-parti-socialiste-combien-de-divisions/</guid>
<description><![CDATA[Bon, une petite dose de socialisme en guise de rentrée. L&#8217;université d&#8217;été du parti ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/08/militants-ps.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-276" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/08/militants-ps.jpg" alt="" width="223" height="243" /></a><strong>Bon, une petite dose de socialisme en guise de rentrée.</strong> L'université d'été du parti socialiste de La Rochelle oblige. Voilà que Jean-Noël Guérini, le patron progressiste des Bouches-du-Rhône, le presque malheureux candidat aux élections municipales de Marseille (non sans avoir gagné la Communauté urbaine... et avoir obtenu sa meilleure majorité au Département), celui qui était allé trop loin sur son blog en affirmant que Pierre Moscovici rejoignait sa motion : "la ligne claire", conjointe avec le maire de Lyon, les présidents de la communauté urbaine de Bordeaux et de la région Bretagne, le député-maire d'Evry, Manuel Valls... Se rend à L'université d'été du Parti socialiste pour la première fois. Y aurait-il un enjeu ?</p>
<p>Ledit Valls avait fait tourner de l'œil Vauzelle, toujours fabusien, version récente, opportunément gauchisante et anti-fédéraliste pour l'Europe, alors qu'il avait pourtant signé l'affaire. Il y a des limites, précaires, à ne pas dépasser. Alors bon ! Explications pour les non initiés : Valls est un réformiste centre-gauche, qui n'aime pas la langue de bois, réfute les dogmes, aime les mots sans les mâcher, exactement donc ce qu'était Vauzelle 20 ans plus tôt... Impardonnable ! On maintient : les deux ont des analogies qui aveuglent le seul fait d'avoir la carte du parti socialiste.</p>
<p>Mais voilà aussi que Moscovici préférait convaincre Martine Aubry avec qui il avait obtenu un accord de principe sur le fond, jamais sur la tête. Elle-même étant en concurrence pour le premier secrétariat du parti avec lui. Pas simple !<!--more--></p>
<p>Ce dernier ayant obtenu l'adoubement des grands "barons" cet été, chez Guérini en Corse, entraînant avec lui les caciques de "la ligne claire", soutenus naguère par ledit Vauzelle et portée sur les fonts baptismaux par tous les autres dont plus de 600 locaux... (Quand on cherche le fond sans tête on le trouve sans objet... Ou.. trop de têtes ne font que voir le corps à défaut de corpus programmatique et d'idées).</p>
<p>Sauf que là, les patrons locaux avaient bien ficelé leur affaire, et le fond confondait les leaders partisiens, ceux qui avaient fait de leur mieux pour ne rien faire et laisser pourrir une situation incroyablement perdue aux gémonies de quelques figures momentanées, supposées aider la France en la sauvant des griffes acerbes d'un patron élyséen qui voulait tout réformer, non sans débaucher les meilleurs... Au premier rang desquels l'ancien 1er secrétaire, François Hollande, perdu à la manœuvre, se retirant des lauriers pour mieux pouvoir influer sur sa succession. Bel exercice !</p>
<p>Mais voilà que depuis, les patrons des "grandes" fédérations soutiennent celui qui n'a pas d'ambitions présidentielles, une règle imposée par eux-mêmes, comme au patinage artistique. Du double lutz en triple axels, ils sont d'accord. Ils maintiennent leurs positions. Eux ne transigent pas, du moins jusqu'à quand ? Disons dimanche prochain...</p>
<p>Ce parti est incroyablement difficile à comprendre pour celui qui le regarde de l'extérieur. On sent la volonté de bien faire, du dialogue, de construire ensemble, en fraternité et puis ceux qui en abusent, comme partout, pour tourner cette gentille bonne volonté en terrible force de guerre. Comme si les forces de l'intelligence s'annihilaient dans des combats stériles. Comme si la sommation des individualités faisaient que le résultat de l'équation, au final, devenait nulle.</p>
<p>En lisant les commentaires d'un blog honnête, qui lâche la bride de la censure (et les commentaires sont loin d'être affables pour le leader du coin), celui du patron socialiste des Bouches-du-Rhône, <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, les vrais gauchistes sont perdus...</p>
<p>Moscovici, disent-ils, c'est quasiment la droite. Est-ce si terrible ? La social-démocratie réformatrice, un poison ou une panacée ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Congrès du PS : la ligne est claire, du moins dans les Bouches-du-Rhône]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-238" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="175" /></a><strong>Moi, combien de divisions ?</strong> C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.</p>
<p>La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c'est l'enjeu.</p>
<p>Aujourd'hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « <a href="http://www.reconstruirelagauche.fr/" target="_blank">reconstruire la gauche</a> », Martine Aubry tente « <a href="http://www.martineaubry.fr/" target="_blank">une vision pour espérer, une volonté pour transformer </a>», Ségolène Royal veut « <a href="http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/consulter-et-signer-la-contribution-combattre-et-proposer/28-06-2008" target="_blank">combattre et proposer</a> », Bertrand Delanoë aspire à la « <a href="http://www.clarte-courage-creativite.com/" target="_blank">clarté, courage et créativité</a> », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « <a href="http://besoindegauche.over-blog.net/" target="_blank">besoin de gauche</a> », pas moins que les "<a href="http://www.reconquetes.eu" target="_blank">reconquêtes</a>" d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.<!--more--></p>
<p><strong>La ligne claire</strong><br />
Devant ces combats fratricides, cette guerre des chefs, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (photo), révulsés par la chronique d’un échec politique annoncé, ont décidé de lancer leur propre contribution : « <a href="http://www.laligneclaire.fr" target="_blank">La ligne claire</a> ».</p>
<p>Au lancement de cette initiative, beaucoup de journalistes comme ceux de <em>Libération</em>, du <em>Monde</em> ou du <em>Parisien</em> titraient sur le refus d'un affrontement Royal-Delanoë, les qualifiant de "casques bleus" pour <em>Profession Politique</em>. Pourtant, assez rapidement, on pouvait lire que le trio d'élus locaux étaient "courtisés" et "dragués", synonyme d'un intérêt croissant pour les ténors du parti et pour les médias. Comme aucun d’entre eux n'est candidat au poste de 1er secrétaire du PS, certains confrères notaient leur liberté de ton tout en pointant la « révolte des baronnies » (<a href="http://www.laligneclaire.fr/?page_id=7" target="_blank">Revue de presse complète</a>).</p>
<p>Le 24 juin dernier, lors d'une conférence de presse commune, le médiatique Député-maire d'Evry, Manuel Valls, est venu renforcer leurs rangs." Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales » affirmait-il à l’occasion.</p>
<p>Avec ce texte, les élus locaux souhaitent mettre en avant la gestion moderne et pragmatique de leur territoire, sans avoir à recevoir de leçon d’ouverture de quiconque et notamment des éminences nationales. Ils se prévalent aussi d'une connaissance et d'une expérience précise pour gagner les élections et veulent clairement peser lors du prochain congrès pour enrayer la machine à perdre de Solférino. Faiseurs de roi, donc.</p>
<p><strong>L’union est presque sacrée à Marseille</strong><br />
Dans les Bouches-du-Rhône, avec près de 8000 cartes, la fédération socialiste est la quatrième plus importante de France et, à l’heure où chaque carte d’adhérent va peser lourd, ce poids n’a pas de prix. D’autant que l’homme fort de ladite fédération, Jean-Noël Guérini, emmène avec lui la quasi totalité de ses troupes dont le 1er fédéral, Eugène Caselli (lui même fraîchement élu à la tête de la Communauté urbaine de Marseille : MPM) et Michel Vauzelle, le président de la région Paca.</p>
<p>Certains élus néanmoins, défaits par les dernières élections ou en « froid » politique, ont préféré soutenir la contribution de Bertrand Delanoë, créant ainsi une minorité, difficilement audible dans le département. Il en va de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, de Christophe Masse et de Michel Pezet.  Si l’on peut imaginer que Jean-Noël Guérini ne voit pas d'un très bon œil cette mini-fronde socialiste, ce dernier demeure très attentif à ne briser aucun lien. Pour preuve, il déjeunait vendredi dernier avec le maire de Paris descendu à Marseille pour promouvoir son livre et sa contribution. Chacun joue plus ou moins cette partition d’ailleurs, en témoigne la visite éclair de la députée ex-fabusienne, Sylvie Andrieux, à la librairie du Virgin Megastore pour saluer Bertrand Delanoë.</p>
<p>Rares sont les militants qui vont lire et analyser les contributions durant l'été, l’appel des vacances sera sûrement plus délectable. Mais, en fin tacticien, Jean-Noël Guérini sait qu'il pourra compter sur une grande majorité des militants provençaux pour signer sa contribution et le suivre dans ses choix stratégiques. Pour le moment, la ligne est claire donc, elle le sera encore durant la torpeur estivale. L’université d’été de la Rochelle, fin août, relancera sûrement la machine en affûtant les stratégies…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/06/09/trahisons-surprises-et-cohabitation-la-saga-de-la-communaute-urbaine-de-marseille/</guid>
<description><![CDATA[
La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x55nrm]</p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.<!--more--></p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c'était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l'Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l'un de ces moments historiques qu'offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p>[dailymotion id=x56dz6]</p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d'honneur à l'homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui "ont menti à leurs électeurs" et "volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d'ambitions pour eux" et d’ajouter, "pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu'il m'avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches." Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n'existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d'ailleurs souligné par le récent rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d'engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L'organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l'heure, l'homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>------------------------------------------------------<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Marseille-Municipales 2008 : pourquoi Guérini peut gagner ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/01/12/marseille-municipales-2008-pourquoi-guerini-peut-gagner/</link>
<pubDate>Sat, 12 Jan 2008 00:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.fr.wordpress.com/2008/01/12/marseille-municipales-2008-pourquoi-guerini-peut-gagner/</guid>
<description><![CDATA[
La trêve des confiseurs achevée, les festins digérés, les voeux officiels diplomatiquement émi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4072u]</p>
<p><b>La trêve des confiseurs achevée, les festins digérés, les voeux officiels diplomatiquement émis, voilà que la praxis politique se réactive à 8 semaines de scrutins électoraux essentiels.</b></p>
<p><b>A Marseille, </b>l'équipe sortante prétend toujours ne pas être du jeu, le nez plongé dans les dossiers à achever dare-dare avant la fin du mandat pour honorer un maximum de promesses faites 7 ans plus tôt. Pas dans le jeu, mais pas absent du jeu… Lorgnant sur le programme de son adversaire, elle tente de le désamorcer avant d’entrer en lice (ce serait pour le 9 février selon l’Hôtel de Ville…). Pour preuve, l’annonce inattendue de <b>Jean-Claude Gaudin</b>, faite hier soir, d’ouvrir le métro jusqu’à 23 heures à partir du 15 février, alors que le challenger socialiste propose une fermeture à minuit en semaine et une heure du matin le week-end. Ainsi, ce qui n’a pu être fait en 30 ans le devient miraculeusement à quelques jours du 1er tour des municipales. Sauf que les agents de sécurité devraient, quant à eux, quitter les stations pour cause de convention collective, à 21h30 ! Un hiatus à régler fiça...</p>
<p>Mais les fissures internes ne peuvent plus se taire, chacun mordant sur le territoire de l'autre quand le grand chef non encore contesté, <b>Jean-Claude Gaudin</b>, toujours d'active, ronge son frein et lâche avec véhémence mais parcimonie quelques salves bien senties.</p>
<p>De l'autre rive, <b>Jean-Noël Guérini</b>, le challenger de gauche, est sur tous les fronts, 18 heures sur 24, au point où  <i>La Provence</i> , établissant un état des lieux de rentrée, reconnaît : " Il court, il court, sans interruption depuis le 8 septembre, jour de l'annonce de sa candidature... On l'aura vu partout" non sans noter "les dangers de l'essoufflement ". L'homme a de la ressource, éprouvée à la tête du deuxième département de France depuis bientôt 10 ans, épuisant à l'extrême ses plus fidèles collaborateurs, avec les lauriers incontestables que l'on sait, on a rien sans rien.</p>
<p>Mais, au-delà des personnalités inhérentes aux deux principaux concurrents en lice, c'est aussi deux cultures, deux méthodes, deux gestions d'agenda qui seront proposées aux électeurs en mars prochain. Un passionnant moment de démocratie s'annonce enfin à Marseille. Il sera respectueux en façade, les deux hommes se connaissent et s'apprécient, sans nul doute, mais redoutable dans la coulisse : bilan contre projet.</p>
<p>Les deux peaufinent, débauchent, charment, testent, calculent, épient, reniflent, tâtent, comptent... Tous deux doivent aussi apprécier les rapports de force qui, compte tenu des résultats de la présidentielle et des législatives, somme toute assez récentes, ont vu émerger à Marseille, des ressources à même de faire ou défaire une majorité.</p>
<p>Nous vous invitons dans ce papier de rentrée à vivre l'envers du décor, selon nos sources, sérieuses, mais aussi les échos, le pouls du marigot, de la pièce de théâtre politique qui se profile. Levé de rideau !</p>
<h2><b>Gaudin dans le rôle de la tortue active</b></h2>
<p>Moi je gère, lui promet. Pour qui l'aurait oublié, il est toujours, pour quelques semaines encore, maire de Marseille ! Sans qu'il l'ait dit en ces termes, il vend à chaque interview l'agitation naturelle de son challenger et sa propre maîtrise des rennes du pouvoir. Même s'il perd de plus en plus régulièrement son calme, nous l'avons souvent souligné dans nos colonnes, le patron de la ville travaille et ne pense pas encore aux élections.</p>
<p>Pourtant, en fin de spectacle, il ouvrait récemment le rideau de La Chaine Marseille (LCM), un de ses bébés audiovisuel (canal pour l’heure encore objectif sauf que son PDG serait, selon nos informations, invité à quitter ses fonctions dans les jours qui viennent, trop objectif en période électorale sans doute...), pour déclamer à l'endroit de <b>Jean-Noël Guérini </b>: " Il promet tout azimut et sans chiffrage particulier. Quand on est au pouvoir on sait que faire des promesses... Ce n'est pas une bonne chose !". Dénué de mémoire, son programme de 2001 "A un million de Marseillais" (on était déjà loin du compte à 880 000 habitants) en était absout. Il réitérait hier encore, lors de la présentation de ses candidats aux cantonales, pour tacler l’avance et l’occupation du terrain de son adversaire, « depuis le début de la campagne, il s’enlise, il n’a que de bonnes intentions, il critique, mais n’a aucun chiffrage ! »</p>
<p>Tout cela est de bonne guerre et, hormis les pagnolesques sentences, quelques-fois heureuses et, sous couvert d'un accent ensoleillé, cruelles, force est de constater qu'elles sont matinées à l'aune de la mauvaise foi électorale, rien que de très normal en somme, (NDLR : le chiffrage du projet de <b>Guérini</b> devrait être rendu officiel le 6 février lors d’un meeting de campagne).</p>
<p>Dans le sillage du Président de la République, <b>Nicolas Sarkozy</b>, qu'il affectionnât sur le tard et fort opportunément, mais qui n'est toujours pas encore sa tasse de thé, il a cherché toutes les stars audiovisuelles possibles dans le périmètre de sa Communauté urbaine pour magnifier son nimbe électoral. Après avoir fait planer le doute sur le retour de <b>Bernard Tapie</b>, enfin démenti mais reconnaissant que des contacts avaient été pris sérieusement, <b>Jean-Pierre Foucault</b> et <b>Nathalie Simon</b>, ont répondu non à son invite. On notait néanmoins la présence de la belle véliplanchiste à ses voeux lundi soir au Parc Chanot. Hormis les journalistes de renom, qui ont juré l'impartialité en retoquant les sollicitations municipales : "je ne parlerai pas de Marseille", comme <b>Franz-Olivier Giesberg</b> (heureux d'être anonyme à St Victor), <b>Basile Boli</b> a, semble-t-il, décliné l'offre aussi, fort de la paillette offerte par son alter ego footballistique avec catogan de l'OM dans la mandature précédente, qui n'avait pas donné satisfaction, trop libre et fort en gueule, pour des salaires difficiles a assumer dans une ville exsangue (NDLR: Marseille demeure l'une des villes les plus endettées de France avec près de 2400 euros de dette par habitant et l'une des villes où l'impôt rentre le plus difficilement avec 49% d'assujétis...). Reste que nous devrions être surpris sur la fin... <b>Jean-Claude Gaudin</b> est fin un charmeur, il sait convaincre... Il nous réserve des surprises, pour sûr. Usant de ses relations parisiennes à l’UMP, il vient toutefois d’appeler à la rescousse - signe de fébrilité ou démonstration de force ? – Le 1er ministre, <b>François Fillon</b>, à Marseille, lundi prochain.</p>
<p>Cette visite vise-t-elle à faire oublier le départ de <b>Thierry de La Brosse</b>, Directeur général de l'OM, déclaré à la presse aujourd'hui, écoeuré par les manoeuvres et les transferts de gros sous qui lui échappent désormais  ? Sans  compter le fait que son frère devait s'occuper de sa net-campagne<b>,</b> comme il l'avait fait pour la candidat <b>Sarkozy. </b>Probablement pas, cette agitation, un peu paniquante, sans être officiellement en campagne, provient seulement du fait que les sondages de L'UMP sur Marseille sont alarmants pour le Président de la République qui a fait décréter l'état d'urgence par <b>Patrick Devedjian</b>, patron du parti présidentiel, ce qu'a très peu goûté l'édile local. Sans y croire vraiment, <b>Sarkozy</b> a senti que le dernier round poussif de <b>Gaudin</b> est difficile, et a donc opté pour la nationalisation politique du défi, lui et lui seul, bling-bling... Impossible à recevoir, selon-nous, à Marseille, ville naturellement réfractaire à une politique conduite par Paris et par des attitudes "people" si loin de sa culture populaire et sans formalisme... Reste que <b>Gaudin</b> est furax de voir le bientôt jeune époux présidentiel venir jouer sur ses terres... Sans autre forme de procès que la monopolisation de son champ politique.</p>
<p>Pour l'heure, ne lui reste donc que le très faible<b> Philippe San Marco</b>, leader de la gauche déçue d'il y a 20 ans. Cette gauche brillante et intellectuelle, qui n'a jamais su trouvé son électorat à Marseille. Tout comme <b>Michel Pezet</b>, injustement régicide dont on pressentait, ici même sur ce blog, le retour électoral sur les rives du Lacydon dans la besace du maire sortant, faute d'un impossible succès à Aix-en-Provence (Supposition? Supputation ? Les pourparlers étaient réels, nous jurons !). Loin d'une ouverture, et avec raison, <b>Jean-Claude Gaudin</b> tente de recycler les cerveaux désavoués par les cénacles Defferristes intransigeants, très lointains de toutes facultés de pardon. Regrettable, pour le coup, une chance manquée... Si seulement l'intelligence avait triomphée?</p>
<p>En attendant, l’usure du pouvoir aidant, le vent politique tournant, le brillant <b>Guy Teissier</b> lorgne avec gourmandise sur le poste de 1er adjoint, détenu par <b>Renaud Muselier</b>. C’est dit avec élégance, du genre « on s’aime tellement que ça se passera en bonne intelligence », mais quand même… <b>Guy Teissier</b>, le moins bien servi de l’équipe gaudiniste ces dernières années, est devenu incontournable. Il exigera et obtiendra sûrement quelques lauriers. Pas un poste de secrétaire d’Etat à la défense pour l’heure puisque le remaniement ministériel semble être repoussé à l’après-municipale. Mais l’urgence interne pour <b>Gaudin</b> aujourd’hui c’est assurément de flatter son <b>Teissier</b>. Retenons, quand-même, qu'il n’est toujours pas en campagne, bien sûr… ;-)</p>
<h2><b>Guérini dans le rôle du prétendant amoureux</b></h2>
<p>« Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, même mes collaborateurs les plus directs, même ce que je lis sur Internet, personne n'aura les 200 mètres d'avance sur moi" déclarait <b>Jean-Noël Guérini</b> récemment à ses proches, « C'est moi qui décevrait, c'est moi qui déciderait, les noms, les postes, les secteurs, de mes têtes de liste ». La surprise n’a pas trainée. Prenant courageusement le risque d’aller affronter <b>Renaud Muselier</b> et <b>Bruno Gilles</b> sur leurs terres du 3ème secteur (4ème &#38; 5ème arr.), le candidat socialiste ne manque pas de panache de quitter son confortable fief du Panier. « J’ai la gagne », déclare-t-il à l’envi.</p>
<p>Premiers commentaires entendus : il s’agit de l’attitude d’un homme qui est en confiance… Pour gagner, il faudra en effet prendre des risques. Autre commentaire : "C'est sacrément courageux !" En fin politique, l’homme en est conscient. Même ses amis du Panier semble plutôt le bien vivre, sûrs, trops sûrs ?<b> Lisette Narducci </b>a, en effet, émis et fait ce qui était en son pouvoir pour être juste et efficace, autant dire pas grand chose, malheureusement, au regard de ce qui est accordé aux mairies de secteurs. Elle est  très apréciée néanmoins.<b> </b><b>Renaud Muselier</b> prédit naturellement à <b>Guérini </b>une « double peine », en guise de double défaite, dans son secteur, bien sûr, et sur l’ensemble de la ville puisque le candidat de gauche<b> </b>proclame qu’il est d’abord candidat partout. Hier encore, <b>Jean-Claude Gaudin</b>, toujours pas en campagne, reprenait les propos de son 1er adjoint quasiment in extenso pour marteler l’évidence, nous avons reçu la provocation 5/5 ! Il est vrai que <b>Renaud Muselier</b>, candidat malheureux aux régionales de 2004, prédisait la même gamelle à <b>Michel Vauzelle</b> en critiquant son « bilan zéro ». On connaît la suite. Bon signe pour les supporters de gauche… <b>Muselier </b>est tellement aimé, nous le savons, par ses amis...</p>
<p><b>Jean-Noël Guérini</b>, solide dans son intuition, a présenté ses têtes de liste à la presse mardi matin. Savant dosage : <b>François Franceschi</b>, ophtalmologiste de renom international, sera candidat (viré des instances dirigeantes nationales de l'UMP depuis 3 jours) à l’ouverture dans le 4ème secteur (6ème &#38; 8ème arr.). L’actuel patron du département, s’appuiera aussi sur une équipe très féminisée : <b>Samia Ghali</b> dans le 8ème secteur (15ème &#38;16ème arr.), <b>Lisette Narducci</b> dans le 2ème (2ème &#38; 3ème arr.) et <b>Sylvie Andrieux</b> dans le 7ème (13ème &#38; 14ème arr.). Reste quelques poids lourds politiques, tous souhaitant en découdre après quelques échecs passés, <b>René Olmeta</b>, ancien candidat malheureux aux dernières municipales de Marseille, dans le 5ème (9ème &#38; 10ème arr.), <b>Christophe Masse</b> qui rêve d’une revanche après les législatives perdues à l’arrachée dans son fief du 6ème secteur (11ème &#38; 12ème arr.) et, bien sûr, son directeur de campagne, le bouillant <b>Patrick Mennucci</b>, qui veut relever le défi, perdu en juin dernier, à 248 voix, dans le 1er secteur (1er &#38; 7ème arr.).</p>
<p>Au-delà des postures officielles, le candidat, et ce n'est pas l'une de ses moindres qualités, sait s'entourer. On lui reproche son manque de brio, il pourra compter sur des collaborateurs redoutables et dévoués au Département. Citons son directeur de cabinet, <b>Pascal Marchand</b>, l'homme de l'ombre. Machine laborieuse, efficace, juste et quelque-fois sombre, il sent les dossiers d'avenir, les mature et les travaille, il sait, à l'occasion, séduire. Un protestant carré qui contrôle et est à la manoeuvre, une chance inouïe pour <b>Guérini</b> qui joue, comme <b>Gaudin,</b> de l'affectif. Dans la même veine, <b>Jean-François Noyes</b>, son ancien Dir Cab, désormais candidat aux cantonales, qui contrôle les réseaux... Mais aussi son épouse, <b>Martine Guérini</b>, spirituelle au possible, drôle et très au fait de l'intérêt de son époux, utilise d'un sourire ses réseaux juridiques (elle est avocate) et de son entregent dans la haute société marseillaise. Mais, dans le deuxième ou troisième cercle, force est de constater que tous lui vouent une dévotion réelle, l'homme sait plaire et convaincre, nul doute. C'est une force.</p>
<h2><b>Bennahmias dans le rôle du petit poucet</b></h2>
<p>Nonobstant la rumeur du débarquement de <b>Patrick de Carolis</b>, actuel patron de France-Télévision, comme candidat à Marseille, le Modem est enfin sorti de son psychodrame en donnant la prime à la tendance « gauche » d’un jeune mouvement hétéroclite. <b>Jacques Rocca-Serra</b>, son ancien leader affilié à toutes les majorités d’après-guerre (<b>Defferre, Vigouroux, Gaudin</b>), actuel adjoint du maire sortant, a été désavoué après moultes péripéties par le 3ème homme de la présidentielle, <b>François Bayrou</b>, préférant miser sur <b>Jean-Luc Bennahmias</b>.</p>
<p>Ce dernier, très actif depuis l’officialisation de sa candidature a cependant plus l’image d’un Vert que d’un transfuge démocrate-chrétien. Il devra jouer d’un grand sens diplomatique, pour rallier les anciens UDF et les nouveaux MoDem, autant dire les centristes de droite et de gauche ou, en d’autres termes, les jeunes recrues Internet de la présidentielle, fascinées par le projet de <b>Bayrou</b> et les partisans soigneusement peignés depuis des années par les réseaux de l’adjoint aux transports, aux relations Internationales et à la Maison de l’artisanat de <b>Jean-Claude Gaudin</b>.</p>
<p>Lors des vœux de <b>Michel Vauzelle</b>, jeudi soir à la Région, la chose n’était assurément pas acquise. <b>Bennahmias</b> n’a pas daigné saluer <b>Rocca-Serra, </b>du moins sur la scène, et a bien pris soin de s’éloigner de son collègue, trop de photographes sans doute, ambiance…</p>
<p>Le pari de <b>Bayrou</b> a ses limites à Marseille, nous l’avons quelques-fois regretté dans ces colonnes. L’influence des réseaux de <b>Rocca-Serra</b> nuiera, nul doute, au candidat centriste qui ne semble pas encore enraciné à Marseille malgré son travail de terrain. A Marseille, la clef est de se faire aimer. Saura-t-il, durant la courte, très courte campagne, trouver l’écho et la résonance qu’il désire en termes électoraux ? Là se joue, selon-nous, l’élection du futur maire de Marseille.</p>
<p>Le pari est risqué, pas impossible. Tout dépendra des résultats obtenus par quelques figures locales, dont certaines ont obtenu des scores très honorables aux législatives : <b>Christophe Madrolle</b>, <b>Miloud Boualem</b>… Score à même de faire basculer les majorités. Le choix de <b>Bayrou</b>, imposant <b>Bennahmias</b> malgré des sondages plus favorables à <b>Rocca-Serra</b>, laisse supposer au deuxième tour la perspective d’alliances avec les listes de <b>Jean-Noël Guérini</b>.</p>
<p>Ce dernier, déclarait hier encore qu’il ne souffrait aucun accord d’appareil mais qu’il était tout à fait disposé à accueillir sur son projet les candidats MoDem ayant recueilli plus de 5% au 1er tour (seuil nécessaire, selon la loi, à la fusion de liste).</p>
<h2><b>Coppola, dans le rôle de la grenouille plus grosse que le boeuf</b></h2>
<p>Dépouillé de tous ses leaders, puisque la quasi-totalité des élus communistes marseillais ont rallié <b>Jean-Noël Guérini</b> dans sa campagne (le sénateur <b>Robert Bret</b>, <b>Frédéric Dutoit</b>, dernier maire communiste d’arrondissement des 15ème et 16ème arrondissements, <b>Annick Boët</b>, ancienne patronne du groupe municipal et 11 des 13 conseillers municipaux communistes), la fédération du PCF 13 ressemble à ne pas s’y tromper, à une coquille vide.</p>
<p>La résistance désespérée de <b>Jean-Marc Coppola</b>, son leader, après avoir gonflé le torse, jouer l’intox, pour appeler <b>Guérini </b>autour d’un table de négociation, n’a pu que se contraindre à venir faiblement négocier avec lui à la ruche (QG de campagne du candidat socialiste, place du 4 septembre). Il a eu beau menacer d’un ralliement à la liste de l’extrême gauche, les dés étaient jetés : 70% des militants ont préféré l’alliance avec le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Jusqu’à la lie, il a dû boire la ciguë, puisque même l’extrême gauche, que l’on a connu plus vindicative, laisse entendre qu’elle sera moins « radicale » au second tour pour soutenir… <b>Jean-Noël Guérini</b> et faire battre coûte que coûte <b>Jean-Claude Gaudin</b>!</p>
<p>Bref, les jours passent et la perspective de voir <b>Jean-Noël Guérini</b> accéder à la mairie de Marseille devient de plus en plus crédible. Reste que <b>Jean-Claude Gaudin</b> a tout à perdre, il aura 75 ans au sortir de son hypothétique réélection pour un 3ème mandat à la tête de Marseille et, très au fait des combats politiques, sortira, sans nul doute, la grosse artillerie pour gagner. Un duel de titans est engagé...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Provence parle de la NetCampagne à Marseille]]></title>
<link>http://marseille2008.wordpress.com/2008/01/04/la-provence-parle-de-la-netcampagne-a-marseille/</link>
<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 01:34:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>marseille2008</dc:creator>
<guid>http://marseille2008.fr.wordpress.com/2008/01/04/la-provence-parle-de-la-netcampagne-a-marseille/</guid>
<description><![CDATA[En ouvrant le quotidien La Provence du mercredi 2 janvier 2007, on pouvait lire un article sur le r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En ouvrant le quotidien La Provence du mercredi 2 janvier 2007, on pouvait lire <a href="http://www.laprovence.com/articles/2008/01/02/209669-MARSEILLE-La-campagne-municipale-se-jouera-aussi-sur-internet.php" target="_blank">un article sur le rôle de l'internet dans la campagne municipale marseillaise</a>. Quasiment une page consacrée au sujet sous la plume de Christine François-Kirsch. Et quel fût ma surprise à la lecture de l'encadré qui accompagnait l'article (uniquement publié dans la version papier)...</p>
<p>Je cite : "<i>Il doit (un blog) en revanche être actualisé quotidiennement, sous peine de vite passer pour être ringard ou peu sérieux. Sur le blog, bien alimenté, de Vartan Arzoumanian, jeune socialiste, on peut y trouver pêle-mêle, les discours de Jean-Noël Guérini...et les photos de Laure Manaudou nue !</i>"<br><br />
Je dois vous dire que cette petite phrase nichée dans la page 3 du quotidien a fait exploser et doubler les visites du blog durant la journée ! Je ne sais pas si c'est l'effet La Provence, l'effet Guérini ou...la recherche des <a href="http://www.varzoumanian.info/index.php?2007/12/21/71-photos-laure-manaudou-nue" target="_blank">photos de Laure Manaudou nue</a>. Mais d'après les nombreux appels téléphoniques que j'ai eu, je crois savoir...<br></p>
<p>Quoi qu'il en soit, les voeux de Jean-Claude Gaudin lundi, ceux de Jean-Noël Guérini mardi et ceux de Michel Vauzelle jeudi ouvrent cette nouvelle séquence de la campagne des municipales à Marseille...et les choses sérieuses sont toutes proches. J'ai hâte !</p>
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<title><![CDATA[Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/29/municipales-a-marseille-pourquoi-gaudin-perd-il-son-sang-froid/</link>
<pubDate>Wed, 28 Nov 2007 23:16:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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La guerre des nerfs est engagée. Depuis plusieurs semaines, chacune des interventions publiques d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=2Hnnheac1xYGVoRQl]</p>
<p>[dailymotion id=ZnSzM8MWMxlrOpm7B]</p>
<p><strong>La guerre des nerfs est engagée. </strong>Depuis plusieurs semaines, chacune des interventions publiques du maire Ump de Marseille, Jean-Claude Gaudin, devient de plus en plus agressive. Lors du dernier Conseil municipal, il s'en prenait à son opposition en lui demandant de "mettre beaucoup de vaseline". L'édile réitérait, quelques jours plus tard, en séance de la Communauté urbaine jugeant "stupide" la proposition de Patrick Mennucci, directeur de campagne du candidat PS Jean-Noël Guérini, d'élargir le périmètre de Marseille Provence Métropole, et s'est même montré menaçant à l'encontre des élus de la Communauté d'Aubagne-Garlaban, "Qu'ils soient prudents eux aussi car leurs déchets ménagers sont traités à La Ciotat ", autant dire sur le territoire de la Cum. Après s'être imposé devant les caméras de LCM lors d'une interview de Patrick Mennucci, le dernier coup de sang a pris la forme d'un échange musclé avec le patron de la région Paca, Michel Vauzelle, sur le plateau de France 3 Méditerranée, le 24 novembre dernier (voir les deux vidéos en ligne).</p>
<p>Cette attitude mordante est d'autant plus étonnante de la part de Jean-Claude Gaudin qu'en réponse au sondage BVA (commandé par le Ps) le donnant à égalité avec son challenger socialiste (40% chacun), il publiait le sien une semaine plus tard dans les colonnes de <em>La Provence</em> qui l'estime à 10 points d'avance : 45/55.</p>
<p><strong>Le sondage "secret" de Gaudin</strong><br />
Selon nos sources, le maire avait en réalité commandé deux sondages, dont le plus récent datait du 11 novembre, soit un mois après celui qu'il a finalement décidé de diffuser à la presse. Cette dernière enquête, nettement moins favorable à J.-C. Gaudin, devait rester secrète... Mais l'information a fuité, sans que la presse locale ne s'en empare, étonnemment. Toutefois, l'équipe de Guérini n'en démord pas et a porté l'affaire devant la commission nationale des sondages. De cette lutte sondagière publique, plus ou moins crédible, on peut néanmoins tirer plusieurs enseignements objectifs.</p>
<p>En fin stratège, Patrick Mennucci a réussi à faire "sortir du bois" Jean-Claude Gaudin. Ce dernier a été forcé de réagir et de publier son sondage, donc d'intégrer les 30 à 40 000 euros versés à l'institut de sondage <em>TNS Sofres</em> dans ses comptes de campagne, ce qui n'est pas la moindre des ses victoires. Le maire de Marseille, quant à lui, souhaitait attendre le plus tard possible avant d'officialiser sa candidature et entrer en campagne, fin janvier au plus tard, pour ne pas risquer de fissurer sa majorité en annonçant la liste de ses candidats, avec son lot de mauvaises surprises. L'ouverture promise ayant un prix, celui de remercier certains sortants...</p>
<p>Deuxième enseignement, le 1er secteur (1er/7ème arr.), celui qui risque de faire basculer Marseille, à droite ou a gauche, et dans lequel s'affronte deux grosses pointures locales, Patrick Mennucci (Ps) et Jean Roatta (Ump), est beaucoup plus disputé que l'Hôtel de Ville ne le pensait (52 % pour l'Ump contre 48 pour le Ps).</p>
<p><strong>Michel Pezet de retour à Marseille... dans l'équipe de Gaudin ?</strong><br />
Enfin, la curieuse présence de Michel Pezet, ancien leader socialiste à la Mairie de Marseille, dans le sondage de l'Ump comme item de notoriété des candidats en lice dans la cité phocéenne. En quoi Jean-Claude Gaudin est-il intéressé par la popularité de M. Pezet, par ailleurs candidat à la mairie d'Aix-en-Provence ? Ce dernier, asphyxié entre Alexandre Medvedowsky (Ps) et François-Xavier de Peretti (MoDem ayant rallié à sa cause plusieurs adjoints Ump comme Bruno Genzana et Stéphane Salord ainsi que les Verts), n'a plus aucune chance de déboulonner la tonitruante Maryse Joissains à Aix. Le maire de Marseille aurait-il pour intention de le ramener sur les rives du Lacydon, qui plus est dans sa besace, en guise d'ouverture, pour faire la nique à Guérini, son concurrent socialiste ?</p>
<p>Affaires à suivre, donc...</p>
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