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	<title>musique-du-venezuela &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "musique-du-venezuela"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 20:33:14 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Un orchestre tout feu tout flamme]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/?p=307</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 18:21:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Fiesta : aucun titre ne pouvait mieux convenir à la dernière production musicale de l&#8217;Orqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/05/orquesta_simon_bolivar1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-308" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/orquesta_simon_bolivar1.jpg" alt="" width="450" height="298" /></a><br />
<em><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746"></a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">Fiesta</a><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" /></strong></em> : aucun titre ne pouvait mieux convenir à la dernière production musicale de l'<em>Orquesta Sinfónica Simón Bolívar</em>, sous la direction du jeune et très doué chef Gustavo Dudamel. Dans ce nouveau disque, la musique vénézuélienne est mise en valeur, avec des compositions de Inocente Carreño, Antonio Estévez, Aldemaro Romero y Evencio Castellanos. Deux mexicains, Arturo Márquez et Silvestre Revueltas, et un argentin, Alberto Ginastera, complètent un programme composé de musiques presqu'exclusivement latino-américaines. Petite exception dans ce choix hautement original : l'orchestre interprète en finale une œuvre du nord-américain Leonard Bernstein. Encore s'agit-il du <em>Mambo</em> de <em>West Side Story</em>, danse latine s'il en est.</p>
<p><em>Fiesta</em> donc, car en Amérique Latine, la musique ne peut être que fiesta. Infinité de rythmes, milliers de danses. Tous les petits latinos sont tombés dedans quand ils étaient petits : la plupart sont des musiciens-nés et des danseurs de talent. Autrement dit, la musique, c'est leur truc.</p>
<p><strong>Un petit plus</strong></p>
<p>Sur cette base prometteuse, il y a eu cependant un petit plus au Venezuela : dès 1975, l'économiste, compositeur et organiste <a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Antonio_Abreu" target="_blank">José Antonio Abreu</a> a eu l'idée d'organiser cet immense potentiel musical spontané en un vaste réseau d'orchestres d'enfants et de jeunes. Cela a donné naissance à plus de 200 orchestres dans le pays. Au sommet de cette pyramide, l'orchestre Simón Bolívar, basé à Caracas, est formé des meilleurs musiciens venus des quatre coins du pays. En faire partie est une sorte de consécration pour les enfants musiciens devenus grands. Des enfants musiciens pour la plupart issus des classes populaires à qui ce réseau a donné un véritable objectif de vie.</p>
<p>Tant l'orchestre Simón Bolívar que la <a href="http://www.fesnojiv.org/" target="_blank">Fondation vénézuélienne des orchestres d'enfants et de jeunes</a> ont maintenant obtenu une consécration internationale. Le premier multiplie les tournées à l'étranger, enchaînant succès sur succès, et enregistre chez rien moins que <em>Deutsche Grammophon</em>, la prestigieuse maison de disques allemande.  Quant à la Fondation, elle vient de recevoir il y a quelques jours à peine le prix Principe de Asturias 2008 dans la catégorie artistique. Elle réunit «<em> la plus grande qualité artistique et une profonde conviction éthique appliquée à l'amélioration de la réalité sociale</em> », selon les termes du président du jury. Des artistes du calibre de Bob Dylan, Woody Allen, Oscar Niemeyer et Plácido Domingo avaient été bénéficiaires de ce prix les années antérieures. Pas mal comme compagnie!</p>
<p><strong>Enfant du réseau</strong></p>
<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/05/dudamel.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-309" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/dudamel.jpg?w=97" alt="Gustavo Dudamel" width="97" height="96" /></a>De son côté, <a href="http://www.classiquenews.com/voir/lire_article.aspx?article=480&#38;identifiant=0CRRTIYH1UAPWX47IW1457XJ2%20" target="_blank">Gustavo Dudamel</a>, le jeune directeur artistique de l'orchestre Simón Bolívar, se considère comme un enfant du réseau, dans lequel il a été formé depuis l'âge de 10 ans. Âgé maintenant de 27 ans, il voit s'ouvrir grandes devant lui les portes les plus prestigieuses. Il a déjà dirigé nombre de grands orchestres, comme le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Staatskapelle Dresden, le Gewandhaus de Leipzig et l'Orchestra Filarmonica della Scala. Mieux encore : créant la surprise, il succédera en 2009 à Esa-Pekka Salonen à la tête de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, l'une des formations les plus renommées des États-Unis. Un véritable conte de fées!</p>
<p>L'orchestre symphonique Simón Bolívar s'est toujours caractérisé par sa jeunesse et son énergie. Car ses musiciens, loin d'être des fonctionnaires, aiment jouer -ce n'est pas toujours le cas, même dans les grands orchestres professionnels. Avec <em>Fiesta</em>, voici une formation qui s'enflamme littéralement, car la musique qu'elle interprète est de feu. En effet, même académique, la musique latino-américaine -vénézuélienne en particulier- ne manque jamais de piquant. En un mot comme en cent : ce répertoire peu connu mérite d'être découvert, tant il est vif et coloré. Et cet orchestre mérite d'être écouté, dans la joie de la fiesta.</p>
<h5><strong>&#62;&#62; <a href="http://www2.deutschegrammophon.com/eplayer/eplayer.htms?ID=dudamel-fiesta" target="_blank">Écouter des extraits</a> de Fiesta</strong></h5>
<h5><strong>&#62;&#62; <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746" target="_blank">Acheter Fiesta</a> sur Amazon.fr (le CD sortira en juillet 2008).  L'album est déjà en vente en <a href="http://www2.deutschegrammophon.com/special/?ID=dudamel-fiesta" target="_blank">téléchargement</a> (MP3) sur le site de Deutsche Grammophon.</strong><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" /></h5>
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<title><![CDATA[Diversité musicale]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=288</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 03:34:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Plusieurs lecteurs me demandent conseil : quel serait le CD parfait d&#8217;introduction à la musi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-289" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/04/roughguidetomusic.jpg" alt="" width="360" height="360" /></p>
<p>Plusieurs lecteurs me demandent conseil : quel serait le CD parfait d'introduction à la musique vénézuélienne? Dure responsabilité que celle de choisir! Mais, toujours prêt à parler dans ce blogue de la <a href="http://venezuelatina.com/category/musical/" target="_blank">musique du Venezuela</a>, je n'ai pas rechigné à cette tâche titanesque et combien risquée!</p>
<p>Et hop : je pense avoir déniché l'objet rare. Il a un titre anglais, comme il fallait s'y attendre : <em><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FRough-Guide-Music-Venezuela%2Fdp%2FB0000CNXD9%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1208143177%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746"> The Rough Guide to Venezuela</a></em><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" />. Il s'agit d'une compilation des meilleurs musiciens vénézuéliens, depuis le grand <em>salsero</em> Oscar D'León jusqu'à l'intimiste Simón Díaz, en passant par le virtuose du cuatro Cheo Hurtado et les groupes Un Solo Pueblo, Vasallos del Sol, Tambor Urbano... et j'en passe. De la musique traditionnelle, mais aussi des sons extrêmement contemporains. Au total 19 pièces qui vous promèneront allègrement aux quatre coins du Venezuela musical.</p>
<p>Première écoute, première constatation : quelle diversité musicale extraordinaire dans ce pays qui a le grand avantage de donner à la fois sur les Caraïbes, les Andes et l'Amazonie! Et quel talent musical sur cette terre chantée avec leur propre sensibilité tant par les Indiens que par les Noirs et les Européens de multiples origines!</p>
<p>Partez donc à la découverte de cette musique méconnue, avec ce guide pas si <em>rough</em> que cela.</p>
<p style="text-align:center;"><strong>&#62;&#62; Acheter le CD <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FRough-Guide-Music-Venezuela%2Fdp%2FB0000CNXD9%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1208143177%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746" target="_blank">The Rough Guide to Venezuela</a><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" /> sur Amazon.fr</strong></p>
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<title><![CDATA[Maracas à Caracas]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/</link>
<pubDate>Sat, 22 Sep 2007 21:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/</guid>
<description><![CDATA[Un petit instrument presqu&#8217;anodin se trouve au cœur de la musique vénézuélienne : les mara]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/09/maracas3.gif" alt="Maracas vénézuéliennes" align="left" />Un petit instrument presqu'anodin se trouve au cœur de la musique vénézuélienne : les maracas. Faites de petites calebasses, de graines et de manches en bois, elles ont ainsi traversé les siècles, depuis leur origine amérindienne.</p>
<p align="left">Les maracas vénézuéliennes sont généralement plus petites et produisent un son plus doux que celles de Cuba ou de Puerto Rico. Mais comme ces dernières, elles ont deux tonalités, grave et aigüe, qui sont déterminées par le nombre de graines contenues dans chaque calebasse.</p>
<p align="left">Les maracas sont l'instrument de percussion par excellence du <a href="http://venezuelatina.com/2007/05/06/joropo-endiable/" target="_blank">joropo</a>, la musique des Llanos, mais on la trouve dans bien d'autres genres de la musique vénézuélienne. Le joueur de maracas, le <em>maraquero</em>, est un personnage particulièrement respecté et apprécié. Non seulement il imprime son rythme, subtil et métronimique, à la musique, mais encore –à force d'entourloupettes, de mimiques– il apporte constamment de petites fantaisies, et parfois même de l'humour.</p>
<p align="left">Eh oui, vous ne vous en doutiez peut-être pas, mais le jeu de maracas, comme celui de tout instrument, fait appel à la créativité. La créativité : cela vous semble un bien grand mot pour cet instrument apparemment si limité? Si votre seule référence est celle de certains rockers qui, munis de maracas, parviennent à peine a générer un simple <em>tchic-tchic</em>, je comprends votre incrédulité. Mais concentrez-vous sur le jeu de maraqueros latinos et vous entendrez bien plus : de véritables percussions symphoniques.</p>
<p align="left">Exemple : voici une vidéo qui met en scène un <em>maraquero</em> vénézuélien. Sa démonstration en solo met bien en valeur les ressources de l'instrument :</p>
<p align="left"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/5jggY5iHfsQ'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/5jggY5iHfsQ&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="left">Pas vraiment triste, non? Vous en voulez plus? Voici un autre <em>maraquero</em> talentueux, dans un style plus « fondu » :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Pzedk9Th0MI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/Pzedk9Th0MI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Ne vous étonnez pas après cela qu'il existe un <a href="http://www.mmbmusic.com/concert_music/mmb_details.aspx?id=15065&#38;View=000001" target="_blank">Concerto pour maracas vénézuéliennes et orchestre (<em>Pataruco</em>)</a> composé en 1999 par Ricardo Lorenz [enregistrement par la Chicago Sinfonietta, Paul Freeman, Ed Harrison (maracas), Ricardo Lorenz, CD LOR0 10826, Albany Records Troy 521].</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Le <i>cuatro</i> : instrument-roi de la musique vénézuélienne]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/</link>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 21:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/</guid>
<description><![CDATA[Le cuatro vénézuélien est une petite guitare à quatre cordes accordées en la, ré, fa#, si. Ins]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/06/cuatroacostado.jpg" alt="Cuatro venezolano" align="left" />Le <em>cuatro</em> vénézuélien est une petite guitare à quatre cordes accordées en la, ré, fa#, si. Instrument très rythmique, il se joue en grattant ou écrasant les cordes selon des formes propres à chaque genre musical.</p>
<p align="left">Le <em>cuatro</em> est un instrument fondamental de la musique vénézuélienne. Il est en effet le protagoniste de la plupart des genres du folklore, à l'exception des musiques d'origine nettement africaines ou autochtones.</p>
<p>Son ancêtre est le luth, connu déjà des Perses, des Crétois et des Égyptiens de l'Antiquité, dont l'arrivée dans la péninsule ibérique coïncide avec les invasions mauresques. Au XVIe siècle, en Espagne, la guitare comptait quatre cordes. Ce n'est que plus tard qu'on lui en adjoint une cinquième, puis une sixième.  Selon certains musicologues, le <em>cuatro</em>, arrivé au Venezuela avec les premiers <em>conquistadores</em> espagnols, représenterait donc l'authentique guitare de la Renaissance.</p>
<p>Le <em>cuatro</em> a rapidement été adopté par les esclaves et les indiens, qui l'élaboraient de façon très rustique en utilisant des bois autochtones et des cordes en fibre végétale puis en tripes d'animaux. Il est ainsi devenu, peu à peu, l'instrument populaire par excellence du Venezuela.</p>
<p>Au XIXe siècle, quelques menuisiers se sont mis à fabriquer le <em>cuatro</em> à leurs moments perdus. C'est le début d'une tradition familiale de luthiers spécialisés dans la fabrication de l'instrument, spécialement dans les villes de Barquisimeto et Carora.</p>
<p>L'instrument peut être joué en soliste ou en accompagnement, s'adaptant aux genres musicaux les plus divers. Présent dans toutes les régions du Venezuela, il a su s'ajuster aux temps nouveaux, allant jusqu'à s'introduire dans le monde de la musique académique. C'est ainsi qu'au Venezuela, il peut arriver que l'on interprète le Concerto d'Aranjuez, de Joaquín Rodrigo, avec un <em>cuatro</em> au lieu d'une guitare. Il existe aussi plusieurs concertos pour <em>cuatro</em> vénézuélien et orchestre, comme ceux de Vinicio Ludovic et Leonardo Lozano, composés tous deux en 1999.</p>
<p>Mais le <em>cuatro</em> reste surtout l'instrument du peuple. Il est généralement enseigné de façon spontanée, essentiellement par imprégnation familiale et transmission orale de maître à élève, dans les couches pauvres de la société. Rare est le Vénézuélien ou la Vénézuélienne qui ne sait pas en gratter les cordes, ne fût-ce que pour interpréter maladroitement quelques classiques de la musique populaire. Il accompagne inévitablement les réunions de famille et les fêtes entre amis. C'est là que se trouve réellement la sève de toute la musique du Venezuela.</p>
<p>Mais trève de blabla. Je vous propose d'écouter un enregistrement de <em>cuatro</em> réalisé par un musicien amateur qui interprète <em>Fiesta en Elorza, </em>une pièce classique de la musique <em>llanera</em> (c'est-à-dire originaire des Llanos, ces vastes plaines s'étendant au sud des Andes).</p>
<p>Un excellente illustration de ce que je vous disais : tout le monde gratte le <em>cuatro</em> au Venezuela!</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/h40-2tQVIWI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/h40-2tQVIWI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
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