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	<title>nagib-aoun &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "nagib-aoun"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 20:36:42 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Une lettre de trop]]></title>
<link>http://lorientlejour.wordpress.com/?p=139</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 14:08:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>lorientlejour</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cela a été dit et répété, écrit noir sur blanc, crié sur tous les toits : les Libanais sont m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Cela a été dit et répété, écrit noir sur blanc, crié sur tous les toits : les Libanais sont malades de leur verbe, se nourrissent, s’empoisonnent de leur verbe. Ils s’y soumettent, s’y livrent sans retenue, et, quand le mal s’installe, quand la parole cède la place à l’acte, quand le verbe devient arme de poing, fusil ou canon, c’est alors l’hallali, la folie collective.<br />
Les guerres commencent toujours par des mots, elles finissent immanquablement par des morts : une lettre de trop, des vies en moins. De février à mars, de mai en juillet, la longue litanie des mois létaux, des souvenirs macabres.<br />
Hier, à couteaux tirés, aujourd’hui, par la grâce de Doha, réconciliés sur un parterre de gardénias. Fallait-il passer de la parole à l’acte pour en arriver là ? Un scénario éculé, maintes fois mis en scène, chaque fois maculé de sang, englué dans des épisodes nauséabonds.<br />
Le péché originel, admettons-le, est dans la non-reconnaissance des erreurs passées, dans le refus de tirer des échecs répétés, des victoires illusoires les leçons qui s’imposent.<br />
Cette fois, la catastrophe, l’horrible « fitna », a été évitée de justesse. Une occasion inespérée se présente pour recoller les morceaux, pour bâtir l’avenir sur de nouvelles bases. Prenons le Hezbollah au mot : un État pour tous, une participation de tous au pouvoir, un dialogue ultérieur sur les armes de la Résistance, ces armes dussent-elles être préservées pour garantir, précisément, la pérennité de l’État face aux agressions externes.<br />
Mais, en contrepartie, plus de décision unilatérale, plus de recours aux armes sur la scène interne. C’est là où intervient le président Michel Sleimane, c’est là où le discours d’investiture, celui qui doit constituer la quintessence de la déclaration ministérielle, prend toute son importance.<br />
Demain est un autre jour : les alliés d’hier peuvent devenir les adversaires de demain et les adversaires d’hier, les alliés de demain. Ainsi va la vie politique, ainsi se perpétue le processus démocratique.<br />
Une parenthèse s’impose à ce stade de la réflexion : Hassan Nasrallah, dans son dernier discours, s’est lourdement trompé sur un point essentiel : victorieuses après toute libération, les Résistances ne prennent pas nécessairement le pouvoir ; au contraire, elles s’intègrent aux institutions officielles et participent à la réhabilitation de l’État de droit. Là où la Résistance arrache le pouvoir et se l’approprie, c’est la dictature qui s’installe, ou à défaut, un régime autoritaire bien éloigné des principes démocratiques. La Résistance, en y perdant sa raison d’être, y perd aussi son âme.<br />
Au Liban, pays de communautés minoritaires, toute tentative de ce genre signifierait des guerres civiles sans fin. « Estimez-vous heureux que je ne l’aie pas fait », avait l’air de dire Hassan Nasrallah. C’est là où il s’est gouré. Cela ne peut, tout simplement, pas se faire, et c’est la raison pour laquelle le Liban ne tombera jamais dans « l’unilatéralité » ou le totalitarisme. Son destin est et restera la lutte incessante pour la primauté de l’État de droit.<br />
Un président depuis une semaine, un gouvernement dans les jours qui viennent, des élections législatives dans un an : les institutions sortent enfin de leur léthargie forcée, ne boudons pas la bonne nouvelle !<br />
« Étonnant pays, si paradoxal, si proche de notre cœur, où du meilleur sort souvent le pire, et aussi, parfois, du pire surgit le meilleur. » Ainsi concluait sa chronique un ami du Liban, Jacques Julliard, dans le dernier numéro du Nouvel Observateur.<br />
Réussirons-nous, un jour, à faire en sorte que du pire surgisse toujours le meilleur ?</p>
<p>Nagib Aoun</p>
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<title><![CDATA[Un bémol, pour mémoire ]]></title>
<link>http://lorientlejour.wordpress.com/?p=129</link>
<pubDate>Mon, 26 May 2008 13:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Clémentine Lavail</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hier, ils s’étripaient, aujourd’hui, ils fument le calumet de la paix ; hier, ils s’insultaie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, ils s’étripaient, aujourd’hui, ils fument le calumet de la paix ; hier, ils s’insultaient, aujourd’hui, ils se découvrent des points communs, des qualités insoupçonnables. Ergoter là-dessus est évidemment inutile. Ce serait comme se demander, éternelle question, qui de la poule ou de l’œuf a donné naissance à l’autre…<br />
Qui a eu tort, qui a eu raison, qui s’est trompé, qui a visé juste ? Des tonnes de textes, des années-lumière d’explications, de laborieuses analyses ne suffiraient pas à départager les ex aequo de l’innommable braderie.<br />
Qu’on se le dise, qu’on le comprenne une fois pour toutes : les victoires ne sont que des défaites annoncées, et les déroutes, des vengeances minutieusement préparées.<br />
Les victimes, les innombrables victimes qui ont abreuvé de leur sang la terre martyrisée du Liban resteront, à tout jamais, les témoins de l’immense bêtise, de la criminelle inconséquence des ordonnateurs de nos tragédies.<br />
En ces journées de réjouissances, un bémol d’introduction s’imposait : pour mémoire, par décence, pour ne pas oublier que des vies ont été sacrifiées, que des familles ont été endeuillées avant que les protagonistes de l’hystérie collective ne se fassent taper sur les doigts, ne se résignent à accepter ce qu’ils refusaient quelques jours plus tôt, à plébisciter celui-là même qui était au centre de tous les tiraillements, de toutes les OPA.<br />
Difficile, bien difficile est la tâche qui attend Michel Sleimane, très miné est le chemin qu’il est tenu de prendre, celui menant au renforcement de l’État de droit, de l’État des institutions. Le gouvernement Siniora s’y était attelé, s’y était escrimé, mais n’avait, clairement, pas les moyens de sa politique. On connaît la suite et la conclusion : le coup de force du Hezbollah à Beyrouth-Ouest.<br />
Sans entrer dans des supputations prématurées parce que soumises au facteur temps, force est de constater que le général président bénéficie, dès le départ, d’une conjoncture favorable à deux niveaux : le remarquable appui arabe et international, concrétisé, hier, place de l’Étoile, et le basculement du climat régional avec l’annonce publique des négociations de paix entre Israël et la Syrie et l’entente non déclarée entre les États-Unis et l’Iran sur l’Irak.<br />
Sans nullement verser dans un cynisme déplacé, il n’est pas faux de dire que c’est la gravité même des évènements sanglants du mois de mai qui a rendu la solution possible. Aussi bien le Hezbollah que le Courant du futur, confrontés à la menace d’une « fitna » sunnito-chiite aux conséquences incalculables, ont trouvé dans la médiation du Qatar une sortie de crise honorable. Une médiation soutenue par tous les régimes arabes et l’Iran, conscients que le chaos communautaire au Liban ne pouvait que faire boule de neige et contaminer les nombreux pays de la région à populations mixtes.<br />
Une volonté unanime donc de calmer le jeu sur la scène libanaise, parallèlement aux informations sur la résurgence de la diplomatie de paix entre Israël et la Syrie, une diplomatie de nature à déteindre sur la situation au Liban-Sud, le contentieux sur les fermes de Chebaa étant automatiquement placé sur la table des négociations.<br />
Hier, à la prestation de serment au Parlement, les bons augures étaient au rendez-vous. Pour le général président, les priorités immédiates ne pouvaient être que le rétablissement de la confiance, le renforcement de la sécurité et la relance d’une économie chancelante.<br />
Les sujets qui fâchent, ceux qui portent sur l’essentiel, sur l’identité même du pays, s’imposeront à bref délai. C’est là où le successeur d’Émile Lahoud aura à prouver qu’il n’est pas un simple duplicata, mais le président chrétien avec lequel il faut compter, arbitre, mais aussi homme de décision.<br />
Au final, l’État de droit ne saurait nullement composer avec les milices, quelles qu’elles soient, et ne saurait tolérer les atteintes à sa souveraineté. C’est à lui qu’échoit naturellement le monopole de l’armement, c’est à lui que revient, tout aussi naturellement, la décision de guerre ou de paix.<br />
Dans son excellent discours d’investiture, le nouveau président n’a nullement éludé ces questions. Concernant la Résistance, à laquelle il a rendu hommage, il a insisté sur une politique défensive qui serait mise en place en coordination avec l’État, toute utilisation des armes sur la scène interne étant rigoureusement prohibée.<br />
Relations équilibrées avec la Syrie, mais relations diplomatiques aussi, le président a affiché la couleur : souveraineté avant tout et respect des résolutions internationales, dont celle portant création du tribunal international. Walid Moallem, présent dans l’hémicycle, n’a pas eu l’air d’apprécier…<br />
Réjouissons-nous, donc, aujourd’hui : une ère s’achève, faite de malheurs et de frustrations, une autre s’ouvre, faite d’espoirs et de confiance en l’homme du consensus. Celui-là même qui veillera, dans un an exactement, au bon déroulement du scrutin législatif qui déterminera l’avenir du pays.<br />
Entre-temps, le bémol restera d’usage : pour mémoire, par décence, pour tous ceux qui sont morts et qui ne sauront jamais pour quelle cause ils ont été sacrifiés. L’État de droit réussira-t-il, un jour, à leur rendre justice ? La réponse se trouve chez Michel Sleimane.</p>
<p>Nagib Aoun, 26 mai 2008</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Tempête de larmes]]></title>
<link>http://lorientlejour.wordpress.com/?p=37</link>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 20:13:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>lorientlejour</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce matin l’editorial de notre rédacteur en chef Nagib Aoun a fait pleurer plus d’un lecteur. Ci]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin l’editorial de notre rédacteur en chef Nagib Aoun a fait pleurer plus d’un lecteur. Ci-dessous un extrait de cet édito tiré d’une histoire vraie:« Je quitte avec ma famille et je ne remettrai plus jamais les pieds au Liban. Je vous appelle de l’aéroport pour vous dire que j’en ai assez et des politiciens et du pays qui m’a vu naître. Vous ne me connaissez pas, mais mon dernier appel, je l’ai voulu pour L’Orient-Le Jour. Vous avez l’obligation d’en faire état, de le lancer à la figure de ceux qui ne m’ont laissé d’autre choix que celui de refaire ma vie dans des contrées plus paisibles. »<br />
Un temps de pause, un long soupir et puis ces mots terribles : « Je ne quitte pas la mort dans l’âme, ce stade je l’ai dépassé. Mon départ est une libération, une fuite de l’enfer dans lequel les criminels, les pseudopoliticiens nous ont plongés. Je ne m’exile pas, je revis, j’assure enfin un avenir pour mes enfants. »<br />
Il a raccroché sans me laisser le temps de réagir. Mais qu’aurais-je pu lui dire ? Quels mensonges aurais-je pu lui débiter pour le rassurer ?<br />
Les journaux, le jour même, affichaient, unanimes, un avis de tempête.</p>
<p>Nayla De Freige</p>
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