<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>pays-de-linsolence &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/pays-de-linsolence/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "pays-de-linsolence"</description>
	<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 12:13:43 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Reprendre l'initiative.]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=376</link>
<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 17:35:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=376</guid>
<description><![CDATA[A la suite de son &#8220;gros malaise&#8221;, mon ami François DURAN appelle à &#8220;reprendre l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>A la suite de son "gros malaise", mon ami François DURAN appelle à <a href="http://reflexionstrategique.blogspot.com/2008/09/dpasser-lindignation-quelques-liens.html">"reprendre l'initiative"</a>.. Il s'agit en effet de ne pas en rester au "coup de gueule", même légitime, mais de dépasser celui-ci, de le "transcender" à l'image d'<a href="http://egea.over-blog.com/article-22553538.html">Oliver KEMPF</a> et de <a href="http://mars-attaque.blogspot.com/2008/09/et-maintenant-on-fait-quoi.html">F. de StV</a>.</p>
<p>Pour ma part, je dois avouer que je n'ai pas tellement suivi l'affaire du <em>Match</em> ni même les suites médiatiques de l'embuscade du 18 août. Je ne dirais pas que je suis mieux placé pour autant. Toutefois, je souhaite apporter ma pierre à la réflexion d'ensemble. Promis, je vais éviter de "jargonner", défaut dont je suis bien conscient par ailleurs.</p>
<p>Au fond, j'ai envie de questionner notre désir de paix qui sous-tend souvent notre répugnance à accepter la mort de nos soldats et plus encore notre engagement dans des opérations longues, complexes et couteuses. Car c'est de cela qu'il s'agit: de la paix. L'argument de l'injustice de la cause (car défendue par le "diable" américain, forcément soupçonné des pires intentions) est souvent un prétexte à ce désir profond que nous avons: vivre dans l'illusion de la paix. Mais encore faut-il savoir de quoi l'on parle: parle-t-on de notre velléité d'une existence débarrassée de toute souffrance inutile et de toute injustice personnelle, ou bien de la véritable paix, celle qui passe par la réalisation de notre humanité?</p>
<p>J'ai bien souvent l'impression que nombre de nos concitoyens pensent réellement que la paix que nous avons l'illusion de vivre depuis 1945 est un "acquis social" qu'il nous faut défendre bec et ongles. Le déni général de la mort, si prégnant dans notre société, touche également les militaires, comme si il était injuste qu'un soldat meure pour son pays. La professionnalisation a certainement accentué cet effet de "sécularisation" du métier militaire, lors même qu'il s'agit d'une vocation vraiment à part dans les sociétés. Bien plus, nous oublions souvent que près de 2 millions de nos concitoyens, principalement des appelés, se battirent en Algérie, faisant de cette génération, la dernière génération occidentale à avoir connu massivement l'expérience de la guerre. Peut-être cela nous conditionne-t-il un peu mais je crois surtout que cela crée une névrose collective qui nous empêche de comprendre que le contraire de la paix n'est pas la guerre.</p>
<p>Car en effet, croire que l'on pourrait atteindre une "fin de l'Histoire" (tragique par essence car humaine, c'est à dire balançant la grâce avec le péché) est aussi illusoire que dangereux. Illusoire car les rapports humains sont plus facilement marqués de méfiance et de conflits que de rapprochement et de coopération. Ce n'est pas être cynique que de le dire, c'est remarquer combien les sociétés d'aujourd'hui, et notamment leurs rapports intersubjectifs (c'est à dire fondés sur l'identité que  l'on pense avoir et celle que l'on prête aux autres), jouent un rôle majeur dans les relations internationales. Dangereux car ce serait se livrer pieds et poings liés à ceux qui ne jouent pas le jeu de notre prospérité et de ce que nous nommons parfois pompeusement et orgueilleusement notre "civilisation".</p>
<p>Alors c'est vrai, je lis souvent dans les journaux américains (comme actuellement dans les journaux français), que ce ne sont pas nos guerres, qu'elles témoignent de notre impérialisme (au pire) ou de notre ethnocentrisme (au mieux); qu'il faut cesser de "provoquer" les islamistes (ou tout autre courant terroriste ou indépendantiste, forcément légitime car "sincère"), et qu'il faut en tirer les conséquences: partons.</p>
<p>A titre d'exemple, appliqué à l'Irak, ce raisonnement déduit du "péché originel" de l'invasion (avec laquelle je suis loin d'être d'accord) que l'ensemble de ce que les forces accomplissent dans le pays est une abomination et qu'il faudrait partir. C'est peu ou prou ce sentiment qui se reflète, alimenté des croyances institutionnelles et bureaucratiques les plus classiques, dans un ouvrage comme <em>Fiasco</em> de Thomas RICKS. Or, la moindre visibilité des forces US en 2005-2007 a laissé un "vide" que les forces insurgées et terroristes ont pu remplir, provoquant un des pires "clashes" ethniques du pays. Il est peut-être dérangeant pour un esprit occidental de se rendre compte que les militaires de nos pays sont plus souvent perçus comme des juges coutumiers justes et sages que comme des occupants, notamment à l'échelon micro-local. C'est le cas dans certaines régions d'Irak, mais aussi dans d'autres parties du monde (je pense notamment au témoignage d'un jeune lieutenant qui me parlait de ce qu'il avait vécu en Côte d'Ivoire).</p>
<p>Au fond, et au risque de choquer, je dirais que nos réactions font preuve d'un égoïsme individuel et collectif qui, si il est lui aussi humain, ne rend pas gloire à notre humanité. Au fond, nous pensons toujours qu'il faudrait se contenter de vivre "par procuration" le fameux contact à l'Autre dont nous gargarise le "multiculturalisme", qui me paraît en fait être la forme la plus achevée du racisme. Alors, à l'exception de quelques causes ponctuelles qui enflamment l'indignation de nos intellectuels (mais une indignation vraiment sélective, car fondée sur des préjugés idéologiques et un rejet complet du réalisme philosophique), nous préférons de loin ne rien avoir à faire dans ces guerres: "mourir pour Dantzig"....</p>
<p>Certes, on m'objectera que les conditions socio-culturelles particulières de notre peuple peuvent expliquer bien des choses: la société de consommation (plutôt que la société de contemplation), l'individualisme (plutôt que l'unité dans la diversité), le vieillissement démographique et la raréfaction des hommes (plutôt que le bouillonnement de ces sociétés dites "du Sud" auxquelles nous voudrions d'ailleurs imposer notre régime démographique), sont des raisons valables. Néanmoins, elles se contentent de traiter les choses avec fatalisme, sans apporter de solution ou d'espoir.</p>
<p>Car il faut savoir parfois déceler des éléments prophétiques, y compris au milieu des plus noires souffrances. Les griefs "identitaires" qui agitent ces pays multiculturels dans lesquels l'Etat moderne peine à s'installer sont avant tout manipulés par les élites politiques, ethniques ou non, afin d'asseoir leur prééminence sur tel ou tel groupe. Toute l'histoire de l'insurrection (des insurrections) en Irak n'est finalement que cela: commencée dans les premiers mois comme une volonté de "Résistance" à "l'Occupant", elle est vite devenue une compétition politique dans le grand vide laissé par la chute du régime de Saddam HUSSEIN. Là où le chaos aurait pu durablement s'installer, paré des atours islamistes ou de revendications nationalistes et/ou ethniques, on constate cependant que la réconciliation est possible. Double réconciliation en fait: réconciliation entre les communautés (rendue possible par l'amélioration de la sécurité et les efforts effectués pour reconstruire un tissu socio-économique local) et réconciliation entre le niveau local (parfois un village) avec les autres échelons administratifs (reconstruction plus lente certes.). Cette réconciliation n'a pas été (et n'est toujours pas) un processus non-linéaire: il y a des régressions, des actes résiduels de violence, une compétition qui change parfois de moyens mais pas forcément de nature. Mais quoiqu'il en soit de son succès final et quand bien même l'échec serait finalement l'issue que mes successeurs devront constater dans 25 ou 50 ans, il faut quant même en tirer une leçon positive.</p>
<p>Cette leçon la voici. Elle est profondément humaine et "prophétique". De multiples acteurs sont intervenus pour permettre de dépasser les préjugés identitaires et ont accepté de "passer l'éponge" sur le passé, proche ou lointain. Plus important, force est de constater que le vecteur principal ayant contribué à la rencontre entre ces volontés et ces acteurs, c'est la force américaine présente en Irak. Les historiens ne diront peut-être pas les choses de cette manière. On pourra toujours prendre des exemples qui ponctuellement diront l'inverse, montrant comment des militaires US ont été à l'origine de haines inextinguibles. Et ce sera tout aussi vrai, dans un sens. Mais il n'empêche que cela nous indique en partie la voie de l'avenir et de "l'utilité de la force", utilité certes paradoxale, mais bien humaine au fond.</p>
<p>Alors la question doit de nouveau être posée: pourquoi nous battons-nous (et je m'inclus dans ce "nous")? Que sommes-nous prêts à sacrifier pour cela?  Quel paix souhaitons-nous? (à la Maurice CHEVALIER: "tout cela fait d'excellents français qui souhaitent que l'on nous foute une bonne fois la paix", ou alors comme réalisation de notre humanité).</p>
<p>J'ai conscience que tout cela sera peut être critiqué (et que c'est critiquable). Mais je pense également que c'est le devoir des blogueurs que nous sommes de sortir des sentiers battus des médias traditionnels pour alimenter d'autres voies, plus "prophétiques" comme je l'ai déjà indiqué, c'est à dire allant peut être à l'encontre de notre manière "naturelle" de concevoir et d'agir, mais tout aussi humaines.</p>
<p>PS: je sais aussi que tout les taliban (sans "s" car pluriel de "taleb") ne sont pas des islamistes fanatiques. Je crois seulement qu'il est possible de réconcilier certains car au fond leur "insurrection" n'est pas forcément un projet politique sur le long terme. D'où l'intérêt de poursuivre l'engagement au sein des populations, de mieux comprendre les "causes premières" de leur indignation, de saisir qui ou quoi les mobilise et de montrer, <span style="text-decoration:underline;">réellement</span>, que nous ne sommes pas ce que l'on croit. Cela demande d'y croire, d'agir en conséquence, et d'articuler l'ensemble de nos volontés...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Diffamation et heurts ethniques.]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=308</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 09:56:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=308</guid>
<description><![CDATA[Dans son dernier billet, le blog Ghosts of Alexander s&#8217;interroge sur les causes et les enjeux ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son dernier billet, le blog <em>Ghosts of Alexander</em> s'interroge <a href="http://easterncampaign.wordpress.com/2008/08/28/the-vilification-of-pashtuns/">sur les causes et les enjeux de la diffamation des Pachtounes</a> dans l'affaire afghane.</p>
<p>Selon l'auteur, les attaques verbales tendant à présenter les Pachtounes <span style="text-decoration:underline;">dans leur ensemble</span> comme un groupe conservateur, rétrograde, extrémiste et oppresseur des autres ethnies du "pays de l'insolence" ressortent de plusieurs logiques. Logiques locales d'abord où s'expriment ainsi les rivalités entre les élites des différents groupes, voire la conscience "éclairée" des élites urbaines et plus occidentalisées envers ceux qu'elle voit comme des "péquenots" et des "beaufs" (je ne fais que transcrire pour le lecteur français afin de transposer les propres préjugés que nous pouvons avoir envers certaines catégories sociales ou culturelles de notre pays). Logiques des élites politiques et intellectuelles occidentales enfin, où s'opposent essentiellement deux formes de racisme: celui des contempteurs du monde musulman entrant dans le piège tendu par Ben Laden du "choc des civilisations" (les Pachtounes incarnant alors les peuples arriérés et fanatiques propres à embrasser le Jihad et à égorger les "civilisés"), et celui des "bonnes consciences" (souvent, mais pas seulement, de gauche) jugeant les Pachtounes arriérés et, pour cette raison même, au-delà de toute réforme et de tout progrès. Dans cette logique, l'analyse portée sur les Pachtounes est instrumentalisée pour défendre le retrait immédiat d'Afghanistan.</p>
<p>L'auteur signale bien entendu que ces opinions, loin d'être originales hélas, ne sont pas majoritaires. Mais il est évident pour lui qu'elles participent d'une haine croissante entre les ethnies afghanes, dont les griefs, légitimes ou non, contemporains ou passés, s'entretiennent ainsi de beaucoup de haine. C'est relativement éclairant sur la nécessité de la réconciliation.... ainsi que sur celle d'une connaissance "réelle" (hélas rendue difficile aujourd'hui par l'idéalisme et/ou le relativisme dominants des sciences humaines et sociales en occident).</p>
<p>Peut-on projeter cette image sur la situation irakienne. En ce qui concerne les logiques occidentales, il semble bien y avoir eu un consensus au départ sur la distinction entre Chiites et Sunnites. Est-il besoin de revenir sur ce sujet: les bons contre les oppresseurs (minoritaires de surcroît). Au sein de la société irakienne elle-même, ces considérations, et les peurs de chacun d'être marginalisés dans le nouvel Irak, ont conduit les élites à radicaliser et diaboliser les autres groupes. Là aussi, des chefs politiques d'échelle locale et nationale ont cherché à lier les griefs passés et présents pour mobiliser la population. Plus qu'en Afghanistan, la logique d'affrontement a été une stratégie menée par Al Qaeda dans une optique subversive, bientôt imitée par l'Armée du Mahdi durant "l'année de la guerre civile" (2006).</p>
<p>Conclure ainsi mène au désespoir, chose à laquelle nous ne pouvons nous résoudre. Tout n'est pas résolu en Irak, loin s'en faut. Mais il serait malhonnête de ne pas avoir les efforts accomplis en ce sens pour dépasser les constructions discursives entretenant haine et inimitié. Cela n'a pas été l'oeuvre d'un Etat au sens moderne et occidental du terme, mais bien plutôt d'une analyse et d'actions réelles initiées souvent par les officiers américains collant le plus au "terrain". La réconciliation a permis dans certains cas de poser des actes inconcevables dans les temps passés. Mais cela n'a pu se faire qu'en partant des conditions locales et en encourageant la confiance au lieu de la méfiance, en entretenant la sécurité au lieu de la peur.... Encore une fois, que l'on ne m'accuse pas d'une vision idyllique. Je ne prétends pas que les choses soient résolues partout et pour toujours. Je cherche juste à montrer comment, localement, des situations apparemment irréconciliables ont été aplanies et retournées. Encore faut-il penser et agir de manière réaliste et non en considérant des images et des préjugés. Tout n'est pas non plus à mettre au crédit des Américains. Comme je l'ai expliqué pour ANBAR, cette réconciliation est partie d'un rapprochement fortuit entre des cheiks cherchant à quitter l'orbite jugée pesante d'AQI et des commandants de compagnie, de bataillon et de brigade en quête d'une "solution tactique" durable et nouvelle.....</p>
<p><strong>précisions: </strong>comme la situation dans la Province de DIYALA l'illustre bien, ce sont les <span style="text-decoration:underline;">élites</span> qui tentent d'instrumentaliser les "griefs" ethniques et confessionnels, réels ou supposés, avec la complicité souvent inconsciente des grands médias occidentaux (lesquels, pour des raisons diverses, veulent voir partout le spectre de la guerre civile, à KIRKOUK comme à KHANIQIN ou au sujet de l'éviction du chef de la police provinciale de Diyala). Si l'on assiste, du moins chez les Sunnites, à une "retribalisation" de la société, on doit aussi constater les éléments concrets de réconciliation et de coopération aux plus bas niveaux.</p>
<p><strong>ajout: </strong>tout ceci peut également être pensé dans le cadre conceptuel de la contre-insurrection. En son temps (thèse de doctorat parue en 2000), David KILLCULLEN avait montré à partir de l'exemple indonésien que la contre-insurrection provoque une décentralisation du pouvoir politique et militaire. Pour ma part, je pense que la contre-insurrection, telle que menée par les Américains en Irak, a eu de profondes interactions (en aval comme en amont) avec le "terrain humain" (cette expression fait froid dans le dos... mais je l'utilise par analogie -et par analogie seulement- avec le "terrain physique", lieu traditionnel des champs de bataille). Je me demande d'ailleurs si la distinction classique entre "guerre régulière" et "guerre irrégulière" ne serait pas utilement enrichie (et corrigée) par celle entre le combat sur le terrain physique  et le combat sur les terrains physiques et humains....</p>
<p>Dans un autre ordre d'idée, la lutte "contre-insurrectionnelle" ("pacification" coloniale, lutte contre les mouvements révolutionnaires ou interventions actuelles) me semble entrer partiellement dans une autre catégorie: celle des affrontements pré-modernes (au sens de "pré-étatiques") dans lesquels l'ancrage spatial du pouvoir est plus resserré et dans lesquels les conditions humaines et physiques au niveau local sont davantage un enjeu que lors des guerres modernes inter-étatiques. Partiellement dis-je parce que la lutte COIN peut aussi être lue dans l'optique d'un contrôle croissant de l'Etat moderne (ou de sa confrontation contemporaine avec d'autres acteurs des RI). Bref, loin d'être une nouveauté -ou de ressortir de la catégorie ancienne des stratégies indirectes-, insurrection et contre-insurrection se rattachent à une conflictualité ancienne dans laquelle le politique, les structures sociales et les enjeux psychologiques jouent un plus grand rôle que dans les affrontements que l'on souhaiterait "neutres" (ou "hors-sol" pour reprendre une autre analogie) entre deux armées étatiques combattant sur le champ de bataille uniquement entre elles.... Rêve aussi idéaliste que fou (malgré son apparente sagesse humanitaire).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nouveau blog]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=305</link>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 08:26:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=305</guid>
<description><![CDATA[Je signale à mes lecteurs le blog de Stéphane MANTOUX, futur collègue de l&#8217;Educ&#8217;Nat]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je signale à mes lecteurs le blog de Stéphane MANTOUX, futur collègue de l'Educ'Nat' (bon courage), nommé <a href="http://stephanemantoux.unblog.fr/"><em>Historicoblog</em></a>. Cette recension  me semble importante pour deux raisons:</p>
<ul>
<li>d'abord sur le fond puisque ce blog est plutôt riche et bien fourni (et mieux illustré que celui de votre serviteur). Il est donc utile d'aller le consulter pour avoir une approche "historienne" de la chose militaire. L'auteur a d'ailleurs commis un DEA (pardon un M2) sur la pensée de Sidoine APPOLINAIRE, universitaire, poète et sénateur bordelais de la fin de l'empire romain, sur la question. Je serais curieux de le lire, cela doit être passionnant. Nonobstant cette focalisation antiquisante, mon homonyme est intéressé par tout ce qui concerne l'histoire militaire immédiate (bonne recension d'un article sur l'insurrection Talibane paru dans le dernier numéro de <em>Politique Etrangère</em>).</li>
<li>surtout, l'auteur ne cache pas ses sympathies politiques (de gauche en l'occurence). Et cela m'a paru intéressant à signaler. En effet, mes propres sympathies (plutôt loin de celles-ci) ainsi que ma coloration ouvertement "catho", loin de m'éloigner de lui, montrent au contraire à quel point la blogosphère de Défense dépasse les frontière partisanes, idéologiques et politiques. A lire.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une épidémie?]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=286</link>
<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 18:06:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=286</guid>
<description><![CDATA[On connaît les tribulations de l&#8217;accord sur le Statut des Forces américaines en Irak (SOFA) ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît les tribulations de l'accord sur le Statut des Forces américaines en Irak (SOFA) dont l'accord final aurait dû être signé il y a presque deux mois déjà. Il échoue du fait de l'impossible convergence sur la question de l'immunité desdites forces quant à leur responsabilité devant la justice du pays d'accueil. Près de 80 nations ont signé de tels accords avec les Etats-Unis.</p>
<p>Nonobstant les questions légitimes posées au gouvernement MALIKI -lequel doit naviguer à vue entre son opposition (particulièrement depuis que le nationalisme a été mis à la mode chez les Chiites par Moqtada SADR), la population (qui apprécie bien l'aide américaine, notamment quant elle restaure la "normalité", mais qui souhaite évidemment un départ prévu), et les Américains-, il est intéressant de constater combien cette question est au coeur des opérations de stabilisation menées par les Occidentaux. Le PM MALIKI <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/08/25/AR2008082500771.html">vient de demander fermement que la date de 2011 prévue pour un retrait définitif soit tenue par les Américains</a>. Au même moment, le gouvernement afghan fait des siennes <a href="http://www.nytimes.com/2008/08/26/world/asia/26afghan.html?ref=worldspecial">en annonçant vouloir revoir les conditions</a> qui régissent la présence et l'action des forces occidentales dans le pays. La raison invoquée tient justement aux récents bilans des dernières opérations quant aux pertes collatérales. La tactique choisie par les occidentaux consiste en effet à débusquer les groupes ennemis, à les fixer puis à les détruire par le feu indirect.</p>
<p>Cette convergence, loin d'être une coïncidence m'amène à poser deux remarques:</p>
<ul>
<li>la première tient à la configuration des acteurs dans de tels écosystèmes conflictuels (dixit David KILCULLEN). Traditionnellement, il est question d'un triangle opposant les contre-insurgés, les insurgés et la population. On peut bien entendu complexifier le modèle en montrant les oppositions internes à chaque "camp" et en rappelant que la population est l'enjeu. Toutefois, il semble bien que la question cruciale ici, à savoir celle de la "légitimité locale", demande d'insister plus lourdement sur les interactions entre le gouvernement "légitimé" et les forces étrangères (occidentales) qui l'ont mis au pouvoir. Personne n'aime apparaître comme venu "dans les fourgons de l'étranger" (mauvaise légende qui toucha Louis XVIII en 1814 lors même qu'aucun des Coalisés ne souhaitait réellement le retour des Bourbons et que ce furent les manifestations plus ou moins spontanées de Bordeaux et de Paris qui finirent par convaincre le Tsar et le Roi de Prusse). Bien plus, la question de l'origine du pouvoir est sans cesse posé au gouvernement puisque c'est justement sur ce point que les insurgés (rebelles ou subversifs ayant une façade "officielle") le contestent. Dès lors, les Américains en Irak et les Occidentaux en Afghanistan doivent faire preuve de Prudence (au sens de la vertu cardinale). Celle-ci s'exerce dans leurs relations au gouvernement "ami" comme dans celles qui concernent la population et les groupes insurgés. J'ajoute que le discernement concerne l'ensemble des échelons et pas seulement les relations internationales entre deux Etats dont la souveraineté de l'un connaît une existence contestable (ou pour mieux dire, une existence relative à qui le regarde). C'est la raison pour laquelle, au niveau local (qui est la clé), les Américains mettent au point un procédé de "soft targeting" qui repose sur une analyse fine du champ de bataille (<em>Intelligence Preparation of the Battlefield</em> ou IPB). Celle-ci comporte 4 phases. La première analyse géographiquement la zone d'opérations pour y décerner les éléments physiques, économiques et sociaux cruciaux (les points et les lignes). La seconde cherche quelles sont les "causes premières" d'un éventuel soutien à l'insurrection de la part de la population. Il peut s'agir de griefs et de revendications reposant sur des éléments perçus ou objectifs. Mais il peut également s'agir de conditions externes à la population (comme l'absence d'autorité étatique ou la forte audience d'un leader, véritable détenteur du pouvoir). Une troisième phase s'intéresse à la nature et aux stratégies de l'insurrection (les réseaux). A savoir ses tactiques mais surtout ses objectifs stratégiques et opérationnels. Il est en effet plus pertinent de déduire les modes d'actions des seconds que des premières. Enfin, l'ultime phase de l'analyse croise toutes ces données pour déterminer le centre de gravité (c'est à dire la partie de la population sur laquelle les deux adversaires vont agir) et les modes d'actions ennemis. Chacun de ces derniers devra donc être contré tandis qu'il faut chercher les modes d'actions amis les plus adéquats pour atteindre l'effet majeur.</li>
<li>Une seconde remarque concerne le concept de résilience dont <a href="http://athena-et-moi.blogspot.com/2008/08/rsilience-une-mcanique-complexe.html">Joseph HENROTIN</a>, <a href="http://reflexionstrategique.blogspot.com/2008/08/quelques-mots-sur-la-rsilience.html">François DURAN </a>et <a href="http://egea.over-blog.com/article-22190377.html">Olivier KEMPF</a> se font les protagonistes ces jours-ci. En effet, cette attitude des gouvernements "amis" peut laisser croire à de l'ingratitude, voire à de la désapprobation, concernant les actions menées par les Occidentaux dans ces deux pays. De fait, cela peut donc potentiellement faire baisser la capacité de résilience des opinions publiques de nos pays dit "développés" et participer du brouillage constant entourant ces questions dans nos médias. Il est donc nécessaire de replacer ces déclarations dans leur juste contexte politique et historique local et donc de sortir de notre univocité (pour ne pas dire notre subjectivité exacerbée). Là encore, la clé réside dans l'information et dans l'éducation à la prudence.....</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Afghanistan]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=254</link>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 16:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=254</guid>
<description><![CDATA[Je signale à mes lecteurs deux (longs) articles de la prestigieuse revue International Security de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je signale à mes lecteurs deux (longs) articles de la prestigieuse revue <em>International Security</em> de ce printemps sur l'Afghanistan:</p>
<p>-<a href="http://www.mitpressjournals.org/doi/pdfplus/10.1162/isec.2008.32.4.41">Understanding the Afghanistan-Pakistan Frontier</a>: un article passionnant sur les Pachtounes et leurs structures sociales. Je le recommande vivement à toute personne désireuse de sortir des préjugés occidentaux habituels sur la zone tribale, les Pachtounes et les Taliban. D'autant que l'auteur fait le lien entre les évènements les plus récents des deux côtés de la frontière et les origines de la "radicalisation" des structures Pachtounes par la volonté du gouvernement pakistanais au lendemain de la sécession du Bengladesh.</p>
<p>-<a href="http://www.mitpressjournals.org/doi/pdfplus/10.1162/isec.2008.32.4.7">The rise of Afghanistan's insurgency</a>: un travail plus classique d'un expert de la RAND qui reprend essentiellement les théories américaines de "l'Etat effondré" pour expliquer l'essor de l'insurrection. Il nuance cependant en insistant aussi sur le caractère idéologique de la lutte.</p>
<p>Ces deux articles ont ceci de fondamental qu'ils lient l'analyse et les recommandations concrètes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le "terrain humain"]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=253</link>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 12:51:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=253</guid>
<description><![CDATA[Selon les principes désormais &#8220;classiques&#8221; de la contre-insurrection, il est nécessair]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Selon les principes désormais "classiques" de la contre-insurrection, il est nécessaire de "gagner les coeurs et les esprits". Cette affirmation, dont l'interprétation en elle-même diffère selon que l'on soit un académique (sur le contrôle de la population) ou un praticien de terrain (palabrer avec les chefs locaux, bâtir des écoles, des routes et des ponts, etc.), a donné lieu au sein des forces américaines au concept de <a href="http://usacac.army.mil/CAC/milreview/English/MarApr08/MarrEngMarApr08.pdf">"terrain humain"</a>, critiqué par exemple <a href="http://www.counterinsurgencylibrary.org/list_bib.php?category=Anthropology+%26+COIN#">par l'anthropologue Roberto GONZALEZ</a> qui y voit <a href="http://www.counterinsurgencylibrary.org/list_bib.php?category=Anthropology+%26+COIN#">une tentative de manipuler les populations en les encadrant strictement</a>.</p>
<p>Mon propos n'est pas d'apporter ma contribution à ce débat, ne serait-ce que parce que la différence de perception entre le praticien et l'universitaire n'est pas insoluble à résoudre. Cette contradiction repose essentiellement sur une différence dans les impératifs.</p>
<p>Je voudrais plutôt signaler <a href="http://easterncampaign.wordpress.com/2008/06/22/russias-human-terrain-system/">un excellent article</a> (en anglais) sur les méthodes employées par les Soviétiques en Afghanistan et en Tchétchénie. Via le blog <em>Ghost of Alexander</em>.</p>
<p><strong></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Anthologie des guerres irrégulières.]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=237</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 16:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=237</guid>
<description><![CDATA[Gérard CHALIAND est le spécialiste des anthologies. Tout petit déjà, j&#8217;avais fait l&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Gérard CHALIAND est le spécialiste des anthologies. Tout petit déjà, j'avais fait l'acquisition de <a href="http://www.amazon.fr/Anthologie-mondiale-strat%C3%A9gie-origines-nucl%C3%A9aire/dp/2221093569/ref=sr_1_3?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1214237878&#38;sr=8-3">l'<em>anthologie mondiale de la stratégie</em></a> (j'avais une dizaine d'années et mes parents se demandaient ce que je pouvais faire de ce pavé).</p>
<p>Il récidive cette année avec <em>les guerres irrégulières (XX-XXIème siècle)</em> paru chez FOLIO ACTUEL (pub gratuite pour un éditeur que je trouve souvent pertinent... je recommande d'ailleurs <span style="text-decoration:underline;">leur</span> version du <em>Seigneur des Anneaux </em>traduite par Francis LEDOUX plutôt qu'une autre, à l'exception de l'édition du centenaire....).</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/guerres-irr%C3%A9guli%C3%A8res-XXe-XXIe-Gu%C3%A9rillas-terrorismes/dp/2070348067/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#38;s=books&#38;qid=1214237798&#38;sr=8-1"><img class="aligncenter" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51pKIGpFLCL._SL500_AA240_.jpg" alt="" /></a></p>
<p>C'est un gros bouquin de poche (il faut avoir les pantalons larges de mes chers élèves pour cet usage étymologiquement correct) qui comprend l'ensemble des textes qu'il faut avoir lu sur la guérilla, la contre-insurrection et le terrorisme. Certains sont des témoignages, d'autres des analyses, et d'autres les propres réflexions de l'auteur... que je trouve un peu datées pour ce qui est de l'Irak. Gérard CHALIAND y a en effet mené des recherches de terrains les 5 dernières années mais est revenu en 2007.... donc sans connaître alors les bouleversements que j'ai pu observer.  Par conséquent, le livre ne cite que deux textes sur l'affaire irakienne: "leçons de l'Irak" par PETRAEUS (<em>Military Review</em> janvier 2006) et les "28 articles" de David KILLCULLEN. Il s'agit de textes d'anthologie, mais il aurait été bon de trouver d'autres textes, à commencer par des extraits du FM 3-24....</p>
<p>Je recommande fortement cet ouvrage pour tout ceux qui souhaitent aller à l'essentiel du phénomène, d'autant que le livre recèle des trésors: outre l'économie qu'il fait faire en évitant d'acheter GALULA (<em>Contre-insurrection: Théorie et Pratique</em> paru en 2008 dans la collection dirigée par le GDI DESPORTES chez ECONOMICA), il permet de redécouvrir les textes des tenants de la Guerre Psychologique en Algérie (XIMENES par exemple).... Pour les radins qui hésiteraient malgré tout, il ne reste plus qu'à lire <a href="http://reflexionstrategique.blogspot.com/">les fiches de lecture de François DURAN </a>(qui sont vraiment bien faites...)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Publications]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=227</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:33:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=227</guid>
<description><![CDATA[Je signale quelques réflexions parues ce jour:
-un article de Foreign Affairs par Colin KALH ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je signale quelques réflexions parues ce jour:</p>
<p>-un article de <em>Foreign Affairs </em>par Colin KALH <a href="http://www.foreignaffairs.org/20080701faresponse87413/colin-h-kahl-william-e-odom/when-to-leave-iraq.html?mode=print">"When To Leave Iraq?"</a></p>
<p>-une réflexion sur la contre-insurrection <a href="http://www.captainsjournal.com/2008/06/19/us-marine-style-counterinsurgency/">menée par les Marines en Afghanistan</a> par <em>The Captain's Journal</em>, alors même que les forces de l'OTAN ont débuté <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/06/18/AR2008061800742.html">une offensive autour dans le sud du pays</a>.</p>
<p>-enfin, toujours dans le numéro de juillet-août de <em>Foreign Affairs</em>, <a href="http://www.foreignaffairs.org/20080701faessay87401/condoleezza-rice/rethinking-the-national-interest.html">un long essai du Dr. Condoleeza RICE</a> sur l'intérêt national. De quoi donner du grain à moudre aux étudiants en Relations Internationales!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Counterinsurgency and the Colonial Legacy (updated)]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/2008/04/09/counterinsurgency-and-the-colonial-legacy/</link>
<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 14:07:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/2008/04/09/counterinsurgency-and-the-colonial-legacy/</guid>
<description><![CDATA[I&#8217;ve already expressed the view on this blog that Counterinsurgency (COIN), as a military prac]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>I've <a href="http://coinenirak.wordpress.com/2008/03/14/did-us-military-get-coin/" target="_blank">already</a> expressed the view on this blog that Counterinsurgency (COIN), as a military practice, is contingent and results from social construction.</p>
<p>This is not to say that the paradigm of "war amongst the people" (to use General Sir Rupert SMITH's terminology) is only contingent and socially constructed. On the contrary, it is important to distinguish between the context, which comprises objective as well as subjective facts, and military's perception of it, which borrows cognitive as well as sociological process to construct mission and role... and military practices. It is so very important to avoid any "reification" of COIN in order to understand true issues that are at stake in today's conflicts/confrontations like one in Iraq, Afghanistan or the broader "long war".</p>
<p>COIN, and especially its main premise (i.e. the imperative of "winning hearts and minds" in order to separate insurgents from the populace), results from such an interpretation of the actual context. I'd like to explain it through four considerations.</p>
<p>1) The following are free adaptation and cross-fertilization between <a href="http://www.conflits.org/index3102.html#toc" target="_blank">Christian OLSSON's findings</a> and mine'. COIN practices and Knowledge are not unhistorical given, but can be  rooted in the various and dispersed experiences of Western armies in colonial and postcolonial ages. Such knowledge and know-how fall into :</p>
<ul>
<li>two principles: neutralize insurgents either/or control political representations and allegiances from the people. (It depends whether the context is one of guerilla/colonial conquest or one of "liberation"/popular war).</li>
<li>four practices: eliminate insurgents groups, dissuade and deter population to cooperate with insurgents,  legitimize counterinsurgents/loyalists actions, avoid insurgents to embed amongst the populace.</li>
</ul>
<p>2) Such practices and knowledge have structural similarities with current US practices in Iraq and Afghanistan. Several instances of it are:</p>
<p>-indigenous forces and tribal alliances to eliminate insurgents</p>
<p>-population control by biometrics data and <a href="http://coinenirak.wordpress.com/2008/03/18/geospatial-intelligence-geoint-in-coin/" target="_blank">Geospatial Intelligence</a>.</p>
<p>-Combat Outposts to avoid infiltration by insurgents.</p>
<p>-humanitarian action and civil affairs to legitimize the presence and actions of counterinsurgents forces (EPRT or <em>Embedded Provincial Reconstruction Teams</em> can thus be seen as heirs to CORDS in Vietnam or Section Administrative Spéciales in Algeria)</p>
<p>Of course, these practices are adapted to actual norms. For instance, population control cannot be achieved through "strategic hamlet" (the closer form of it would be concrete barriers in Baghdad Neighborhood....)</p>
<p>Furthermore, these similarities are conscious and even claimed by their proponents. Debates in and among the <em>services</em> focused on "lessons learned" from colonial and postcolonial era, and many contemporary thinkers, who have gathered the dispersed knowledge in their time, are considered like gurus for COIN-pundits.</p>
<p>3)But this is not to say that US military "learnt" COIN again, as if History could repeat itself through different contexts. This would be more accurate to consider theses knowledge and practices to be an "actualization" of informal doctrines and practices that lies in the <em>services</em>' institutional memory. Such informal doctrines have been either marginalized (as in the Army through the "subculture" of Special Forces performing "LIC" or "FID") or considered a lesser part of the main culture (as in the Marines Corps). More importantly, contingencies in the 1990s have institutionalized many "stabilization" practices that are very close to COIN (when they do not trace their origins in colonial practices of "pacification" or "imperial policing"). Last, but not least, western militaries became more and more convergent during the Cold War, with a normative isomorphism that eased the diffusion of knowledge and practices.</p>
<p>4) There are several issues that derives from the three considerations above.</p>
<p>-the first one is an institutional issue: regarding COIN, actual tensions and disputes in both the US Army and the US Marines reveals that competing narratives are in play to define the place theses practices (and of course, organization of forces, procurement programs and curriculum reforms that they deserve) can have in the essence and role of military institutions. Coalitions of individuals and networks struggles to define the identity of their <em>service</em>. Many (and especially the "top brass" because of bureaucratic interests that are in play in rivalries between <em>services</em>) don't want to see Army and Marines to become different from what they have always known and what they have devoted their lives to. Others consider COIN to be a crucial know-how in order to confront "persistent conflict" or "hybrid wars". For they fear the "<a href="http://www.google.fr/url?sa=t&#38;ct=res&#38;cd=1&#38;url=http%3A%2F%2Fwww.armedforcesjournal.com%2F2007%2F12%2F2981245&#38;ei=ssb8R_X0HJmi0QSarYUE&#38;usg=AFQjCNEP0casm226ua9Z-VPdwlo7nex7yA&#38;sig2=DACm3ginF1pS3BXTtYEkiQ" target="_blank">system reboot</a>" that could occur after Iraq.</p>
<p>-the second one is linked to academic and political considerations regarding the military role in an "international society" which is defining more and more norms to constrain sovereignty and States. COIN practices blur the traditional (albeit construct) distinction between internal security (Police) and external security (military). As the French term "Opérations Extérieures" can suggest, Western Interventions can be viewed as "constabulary" or "police" missions in foreign countries. This conception is formally expressed by general Vincent DESPORTES who considers Foreign countries (especially so-called "failed states") to be part of <a href="http://reflexionstrategique.blogspot.com/2008/03/dfense-et-scurit-stratgique-trois-ou.html" target="_blank">an "outer ring"</a> of National Security interests for many Western Countries. Nevertheless, such operations are often constrained by the critical issues of their legitimization. Christian OLSSON suggest this is especially true at the local level, because colonial era is no more, and it would be naive and dangerous to try to gain some legitimacy on such populations that have others allegiances. I would like to pursue his thinking by two other considerations. First, legitimacy must also be gained with the public opinion at home (for the same reason for which I consider colonialism to be infeasible today: anticolonialism is a very powerful norm that is profoundly internalized). Second, I observe US military in Iraq to have succeeded in gaining legitimacy at the local level. Even if one can dislike this term, young captains are seen like "viceroys" and have great difficulties to act in the name of the Government of Iraq. I would add that "Sons of Iraq" are such militia that denotes that US are ready to wage a "proxy COIN" through indigenous forces.</p>
<p>-the third issue is linked to the previous one: many of these practices can be linked to their object, i.e. the population, in order to control it. Christian OLSSON uses Foucauld's genealogy of power (sovereign power, disciplinary power, "governmentability")  to explain the issue at stake here. Using the concept of Power in Foucauld's work (power as relation rather than as a "fixed" attribute), OLSSON depicts population as both a subject of power (public opinion that is targeted in order to influence its perceptions and allegiances) and an object of power (that must be controlled). For OLSSON, COIN practices in Iraq (as well as in many contemporary "peacekeeping" or "nationbuilding" operations) are disciplinary ones that tends to control the population. I would add the following: control the population rather than to co-opt local power-broker. Indeed, even if OLSSON misses the point because he don't see <a href="http://coinenirak.wordpress.com/2008/03/22/a-piece-of-anthropology-local-structures-of-power-and-coin-in-irak/" target="_blank">the current actions of US officers on the ground to "irakize" COIN</a>, I think (one could disagree of course) he's close to the truth because US military are not in "co-option" of local leaders, but between control and co-option.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les conseillers militaires américains]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=190</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 18:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=190</guid>
<description><![CDATA[le LCL John NAGL publie un article intéressant dans numéro d&#8217;avril de Armed Forces Journal.
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>le LCL John NAGL publie <a href="http://www.armedforcesjournal.com/2008/04/3392447/" target="_blank">un article intéressant</a> dans numéro d'avril de <em>Armed Forces Journal</em>.</p>
<p>J'ai <a href="http://coinenirak.wordpress.com/wp-admin/post.php?action=edit&#38;post=60" target="_blank">souvent </a>parlé de John NAGL, qui est précisément l'icône de la contre-insurrection aux Etats-Unis, aussi bien en raison du caractère fondateur de <a href="http://www.amazon.fr/Learning-Eat-Soup-Knife-Counterinsurgency/dp/0226567702/ref=sr_1_8?ie=UTF8&#38;s=english-books&#38;qid=1207678309&#38;sr=8-8" target="_blank">sa thèse sur la Malaisie et le Vietnam</a> que du fait de son rôle réel dans la rédaction du FM 3-24 (bien que n'en étant pas le coordinateur officiel).</p>
<p>Une autre raison donne au personnage son importance: son aura personnelle, le fait qu'il représente cette génération de Lieutenants-colonels et de major servant de "mentors" <a href="http://www.nytimes.com/2008/02/24/magazine/24afghanistan-t.html?_r=2&#38;oref=slogin&#38;pagewanted=all" target="_blank">aux jeunes "vice-rois" que sont les capitaines américains en Irak et en Afghanistan</a>, son lobbying actif enfin au sein de l'Army pour faire émerger<a href="http://www.cnas.org/en/cms/?145" target="_blank"> un corps permanent de conseillers militaires</a>, sur le modèle des <a href="http://www.marines.mil/marinelink/mcn2000.nsf/ad983156332a819185256cb600677af3/2e2ee9165ebacf9a85257395006859a2?OpenDocument" target="_blank">Marines</a> et de l<a href="http://www2.hurlburt.af.mil/library/factsheets/factsheet.asp?id=3496" target="_blank">'Air Force</a>. L'Army recrute en effet des conseillers <em>ad hoc</em> qui retournent au sein de leur unité d'origine une fois leur déploiement d'un an terminé.</p>
<p>De fait, le LCL NAGL quitte l'Army à l'automne: il rejoint le <a href="http://www.cnas.org/" target="_blank"><em>Center for a New American Security</em></a> (CNAS), créé par Michelle FLOURNOY, ancienne conseillère du président CLINTON, et comprenant un nom académique qui monte actuellement aux Etats-Unis: Colin KALH, qui a travaillé notamment <a href="http://www.mitpressjournals.org/doi/pdfplus/10.1162/isec.2007.32.1.7" target="_blank">sur les règles d'engagement US en Irak</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Retour vers le Futur? ]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=182</link>
<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 13:30:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=182</guid>
<description><![CDATA[La contre-insurrection au sein des forces américaines en Irak et en Afghanistan peut être interpr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La contre-insurrection au sein des forces américaines en Irak et en Afghanistan peut être interprétée comme la reprise volontaire de savoirs et de savoirs-faire hérités de la période coloniale et postcoloniale sous l'impulsion de facteurs cognitifs (interprétation du Présent à l'aune du Passé) et sociologiques (retour sur le devant de la scène de la "sous-culture marginalisée" de la COIN).</p>
<p>Toutefois, je trouve pertinent de se poser la même question concernant les opposants aux interventions militaires (je ne parle pas ici des réticences internes aux institutions militaires, qui défendent souvent une vision "fixiste" et "unitaire" de la culture de leur organisation). Au fond, les arguments avancés ressemblent à s'y méprendre à ceux de la période de décolonisation:</p>
<ul>
<li>rejet de l'ethnocentrisme des forces contre-insurgés condamnées à échouer dans la conquête des "coeurs et des esprits" autrement que par l'usage indiscriminé de la force (torture dans les années 1960, bombardements aveugles aujourd'hui, massacres dans les deux cas). Les analogies au Vietnam, à l'Algérie (et même au Kenya) servent de point d'appui à cette réactualisation.</li>
<li>rejet de l'intervention au nom du "droit des peuples à disposer d'eux-même". Le soupçon (pas forcément infondé en soi) de néocolonialisme rejette ainsi l'action du contre-insurgé dans "les heures les plus sombres de notre histoire", forcément révolues car contraires au "sens de l'histoire" (vision téléologique de l'Histoire). La nouvelle version de la téléologie actuelle est l'instrumentalisation de l'épistémologie constructiviste, critique ou "postmoderne" dans la promotion d'un ordre "postmoderne".</li>
<li>prophétie de l'échec annoncé du fait de "l'enlisement" inévitable: les pertes, tant civiles que militaires y sont d'autant plus vaines qu'illégitimes. Or, l'enlisement est une auto-prophétie et non un donné. Ce thème est donc le produit d'une instrumentalisation de données dans un but narratif et politique.</li>
</ul>
<p>Il est donc crucial de s'intéresser aux raisons de cette reprise: à moins avis, deux types d'explication peuvent être mobilisées:</p>
<ul>
<li>les explications faisant appel à la constitution réciproque des identités (constructivisme et constructivisme critique): les "anti-COIN" réagiraient ainsi car la COIN réactiverait chez eux la vision d'un monde occidental injuste et oppresseur. Nul doute que cette vision des militaires occidentaux ne se nourrit en plus des "incidents" tels ceux des bombardements et des massacres supposés (ou encore de l'arrogance que l'on prête souvent aux militaires US, arrogance symbolisée par les lunettes de soleil ou le port "agressif" de l'arme de dotation).</li>
<li>les explications historiques: il n'y a pas de retour à la "contestation coloniale" car ce sont souvent les mêmes hommes, les mêmes réseaux ou leurs héritiers qui réactivent des formes traditionnelles de critiques et même d'actions, parfois pour  les mêmes raisons. D'où la prégnance de certains préjugés.</li>
</ul>
<p>Or, il ne s'agit pas, selon moi, de rappeler dos à dos pro- et anti-COIN (ou anti-interventionnisme). En effet, si il est légitime d'insister sur les biais, les agendas et l'instrumentalisation de narrations par les deux camps, il faut souligner une différence essentielle.</p>
<p>Cette différence tient au jugement sur les interventions. Les adversaires de tout engagement qu'ils jugent "criminel" considèrent celui-ci comme illégitime et condamné d'avance à échouer. Autrement dit, leurs discours enferme dans la culpabilité et le passé dans un cycle sans fin: ils créent un mythe. Les partisans de la contre-insurrection aujourd'hui, que leurs motivations soient nobles (stabilisation et sécurité des gens réels et concrets avec qui ils vivent) ou non (domination occidentale, intérêt d'Etat, etc.), pensent que l'avenir peut être différent.</p>
<p>Mon avis est le suivant. En tant que catholique, je partage l'idée que tout acte, bon ou mauvais, s'inscrit dans une histoire personnelle ou collective et que, en dépit de multiples conditionnements, il reste ultimement le fait d'une volonté libre (même si elle n'est pas toujours rationnelle). De fait, une fois la moralité de l'acte jaugé, il n'est plus possible de s'enfermer dans la culpabilité ou l'auto-célébration. Ce qui compte est le suivi des actes. Dans le cas (personnel) du sacrement de confession, cela passe par la séquence: Contrition (conscience et regret du pêché et de ses causes, en premier lieu ma faiblesse qui cependant ne m'exonère pas car je suis libre), aveu (formulation), pénitence (c'est à dire réparation des torts causés par cet acte), pardon (libération de la culpabilité).</p>
<p>Cela peut paraître tiré par les cheveux, et je comprendrais que mes lecteurs s'offusquent ou se scandalisent de la comparaison, mais il est possible de transposer ce schéma. Le Magistère a condamné l'intervention en Irak. Depuis, il ne se tient pas à celle-ci: quel sens aurait-elle? Il déplore la violence et demande à ce qu'elle soit combattue, essentiellement par la réconciliation et le dépassement des conditionnements de la violence (conditionnements personnels et collectifs). En ce sens, les Américains n'ont pas avoué, mais certains d'entre-eux se sentent "contrits". L'outil militaire sur place tente de stabiliser la situation. Ses intentions ne sont pas forcément pures (en quoi les intentions jouent-elles d'ailleurs dans la bonté ou la malice d'un acte? Certainement pas de manière décisive...), mais admettez qu'il serait absurde de ne pas souhaiter de tout coeur la stabilisation de l'Irak.</p>
<p>Ne pas en déduire que mes recherches visent à légitimer quoi que ce soit. Elles sont la plongée dans un monde où la violence et l'espérance, où la vie et la mort, se côtoient, se combinent parfois: c'est notre vie, c'est l'humanité!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La France sauve la peau de Bush...?]]></title>
<link>http://coinenirak.wordpress.com/?p=179</link>
<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 08:06:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>staillat</dc:creator>
<guid>http://coinenirak.wordpress.com/?p=179</guid>
<description><![CDATA[Excellent article de David AXE sur son blog analysant les décisions de la France lors du Sommet de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent <a href="http://warisboring.com/?p=1022" target="_blank">article de David AXE</a> sur son blog analysant les décisions de la France lors du Sommet de Bucarest:</p>
<p>-PRIMO: le refus de la France d'accepter l'entrée de l'UKRAINE et de la GEORGIE a évité des tensions entre la Russie et les alliés occidentaux.</p>
<p>-SECUNDO: la confirmation de l'envoi d'un bataillon dans le Sud de l'Afghanistan a permis de convaincre Hollandais et Canadiens de ne pas retirer davantage de troupes.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
