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	<title>processus-de-barcelone &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/processus-de-barcelone/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "processus-de-barcelone"</description>
	<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 10:15:02 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Union pour la Méditerranée: Quand les rêves d'un "petit garçon" commençent à se briser...]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/?p=591</link>
<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 06:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
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<description><![CDATA[Notre victime nationale, le petit Nicolas n&#8217;a vraiment pas de chance. Lui qui se voyait en sup]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Notre victime nationale, le petit Nicolas n'a vraiment pas de chance. Lui qui se voyait en super-héros pour sauver la France tel <strong>Superman</strong> ou mieux, <strong>un mini De Gaulle rajeuni et shooté au Red Bull</strong>, voit ses exploits tomber les uns après les autres.</p>
<p><a href="http://cpolitic.files.wordpress.com/2008/06/superman_lois.jpg"><img src="http://cpolitic.wordpress.com/files/2008/06/superman_lois.jpg" alt="Superman &#38; Loïs, Sarkozy &#38; Carla" width="273" height="300" class="alignnone size-full wp-image-592" /></a></p>
<p>Après le chomage, les accidents de la route, la dette de l'Etat qui repartent à la hausse, le dernier rêve brisé en date, c'est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_pour_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e">l'Union pour la Méditerranée</a> (UPM et pas UMP). Déjà qu'il y a quelques mois de cela, le projet a failli capoter car Berlin et ses homologues européens voyaient d'un très mauvaise oeil cette alliance France/Pays de la Méditerranée (voir ici) qui concurrençait le traité de Barcelone et les unités de l'Europe et des pays Arabes, mais depuis hier <strong>c'est un de ses plus grands supporters qui l'abandonne à son triste sort</strong>.</p>
<p>Malgré le faste avec lequel il a été reçu, malgré les promotions octroyées généreusement à <strong>notre nouvel ami ancien terroriste</strong> (-30% sur les centrales nucléaires, -20 sur les mirages, liquidation totale avant Rupture des stocks!), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kadhafi">le colonnel Kadhafi</a> a jeté un pavé dans la mare en dénigrant <strong>la copie rendue par le petit Nicolas</strong> et en le fustigeant tel le professeur mécontent de son élève.<br />
Pour le Joker libyen, <strong>cette Union pour la Méditerranée est un "affront"</strong>. Et d'ajouter de manière cinglante, sans langue de bois: "<em>Ils nous jettent un hameçon pour nous entraîner dans de tels projets.[...] Ils nous prennent pour des idiots. Ils nous prennent pour des idiots. Nous n’appartenons pas à Bruxelles. Notre Ligue arabe est située au Caire et notre Union africaine à Addis-Abeba. S’ils veulent coopérer, il faut qu’ils passent par le Caire et Addis-Abeba. S’ils venaient avec une offre fondée sur des valeurs et des principes comme le combat contre la maladie ou le changement climatique, peut-être pourrions-nous en discuter. Mais ils viennent avec des offres économiques parce qu’ils nous considèrent comme des affamés</em>"<br />
Et oui on apprend au singe à faire la grimace!</p>
<p><a href="http://cpolitic.files.wordpress.com/2008/06/age_dhomme.jpg"><img src="http://cpolitic.wordpress.com/files/2008/06/age_dhomme.jpg" alt="Nicolas Sarkozy est Romain Duris dans L\&#39;age d\&#39;homme" width="375" height="500" class="alignnone size-full wp-image-593" /></a></p>
<p><strong>Ainsi la réunion au sommet du 13 juillet</strong> qui devait se tenir à Paris se voit vidée de ses principaux intervenants <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelaziz_Bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a> (Algérie), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_VI">Mohamed VI</a> (Maroc)et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouammar_Kadhafi">Mouammar Kadhafi</a> (Libye). Autant annulé la conférence avant de connaître un fiasco retentissant.</p>
<p><strong>3 problèmes dans ce projet:</strong><br />
- les dirigeants de la ligue arabe n'auraient pas été informés ou mis à l'écart des négociations d'où l'allusion aux villes du Caire et d'Addis-Abeba<br />
- d'après Kadhafi bon nombre de mesures inefficaces dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_Euromed">le processus de Barcelone</a> ont été reprises dans cette Union<br />
- l'erreur parmi les erreurs: l'Union pour la Méditerranée intègre l'état d'Israël, l'ennemi juré de la Ligue Arabe.</p>
<p>Ainsi le ministre algérien des Affaires étrangères, soucieux de déplaire aux Marocains alors grands partisans de ce projet Sarkozien, <a href="http://193.194.78.233/ma_fr/stories.php?story=05/05/08/0587919">Mourad Medelci</a> a conditionné la création de cette Union à l'initiative arabe de paix de 2002, qui instaurait <strong>le retrait total des territoires occupés par l'état d'Israël depuis 1967</strong>. Autant dire qu'avec une pareille et légitime exigence, les projets du petit Nicolas sont clairement compromis.<br />
<strong>Quand les illusions d'un petit garçon se brisent contre la dure réalité internationale.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Commission de Bruxelles présente sa propre vision de l'Union pour la Méditerranée]]></title>
<link>http://acturca.wordpress.com/?p=2558</link>
<pubDate>Tue, 20 May 2008 08:08:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>acturca</dc:creator>
<guid>http://acturca.wordpress.com/?p=2558</guid>
<description><![CDATA[La Tribune (France)
20 mai 2008
La Commission, qui pilotait jusqu&#8217;alors le Processus de Barcel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La Tribune (France)</p>
<p>20 mai 2008</p>
<p>La Commission, qui pilotait jusqu'alors le Processus de Barcelone, a présenté ce mardi cinq projets-phares pour la future Union pour la Méditerranée, que promeut la France.<!--more--></p>
<p>La Commission européenne a voulu apporter sa contribution, ce mardi, au projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), cher à Nicolas Sarkozy, en proposant cinq projets-phares censés être approuvés par le sommet fondateur de l'UPM, le 13 juillet prochain à Paris, qui devrait regrouper 39 pays où habitent 700 millions d'habitants.</p>
<p>"Plus nous pouvons développer le Sud de la région, moins il y aura d'immigration illégale", a déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, en présentant les propositions européennes. "Plus nous offrirons de prospérité, moins il y aura de terrorisme, moins il y aura de criminalité ici."</p>
<p>Première proposition, la création d'une autoroute du Maghreb arabe (AMA), reliant la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Lybie, est déjà bien avancée sur une base nationale, mais il faudra connecter les réseaux et la Commission insiste sur le fait que, sans libéralisation des échanges, elle servira peu. L'AMA est surtout susceptible d'attirer des capitaux privés grâce à des péages, d'où l'intérêt pour le projet.</p>
<p>Autre projet, les "autoroutes de la mer", des trajets balisés et reliés à des infrastructures portuaires modernes, constituent un véritable projet Nord-Sud, pour assurer la fluidité du commerce. Le projet de dépollution de la Méditerranée à l'horizon 2020 fait, quant à lui, l'objet d'un plan depuis 2006, mais l'UPM constitue un stimulant pour accélérer la résolution d'un problème grave, la plupart des eaux usées finissant sans traitement dans la mer.</p>
<p>L'idée du plan solaire méditerranéen est de développer une énergie qui serait ensuite importée par l'Union européenne. Enfin, la coopération dans le domaine de la protection civile est le seul projet qui n'est pas susceptible d'attirer des investissements privés, mais il permettra de mieux lutter contre des fléaux provoqués par le réchauffement climatique.</p>
<p>Les autres projets en cours, comme la création d'une zone de libre-échange euro-méditerranéenne d'ici à 2010 ou la promotion de l'éducation, sont bien entendu maintenus pour permettre au Sud de la Méditerranée de tirer profit du marché européen.</p>
<p>La Commission a beaucoup à perdre dans ce projet UPM, dans la mesure où le pilotage du processus par des sommets tous les deux ans et un secrétariat impliquant le Nord et le Sud risque de lui échapper, alors qu'auparavant Bruxelles pilotait directement le Processus de Barcelone, dont l'UPM entend être un prolongement plus ambitieux.</p>
<p>Ainsi, les Vingt-Sept ont-ils décidé que l'UPM serait pilotée par deux co-présidents, un du Sud et un du Nord. Pour le Sud, la France promeut la candidature du président égyptien Hosni Moubarak. La localisation du secrétariat qui sera chargé de piloter l'UPM n'est pas précisée. La France pense à Tunis, mais Malte et le Maroc sont également candidats. Et la Commission veut lui adjoindre un "comité de direction" composé de représentants du Sud et du Nord qui serait, lui, basé à Bruxelles.</p>
<p>Des interrogations subsistent aussi sur la participation des pays du Sud de la Méditerranée au premier sommet, le 13 juillet. Si l'Egypte, la Jordanie, la Tunisie, le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie, l'Autorité palestinienne, le Liban, la Turquie, la Libye devraient en être, la participation d'Israël risque de réduire cette liste et la Syrie pourrait être absente.</p>
<p>La France voulait initialement limiter le périmètre de l'UPM aux seuls vingt-deux pays strictement riverains de la Méditerranée, plus le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce qui avait suscité la colère de l'Allemagne.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[UE - L'organisation de l'Union pour la Méditerranée reste floue]]></title>
<link>http://acturca.wordpress.com/?p=2537</link>
<pubDate>Fri, 16 May 2008 17:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>acturca</dc:creator>
<guid>http://acturca.wordpress.com/?p=2537</guid>
<description><![CDATA[Reuters, 16 mai 2008, Bruxelles
par David Brunnstrom et Yves Clarisse
La Commission européenne pré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Reuters, 16 mai 2008, Bruxelles</p>
<p>par David Brunnstrom et Yves Clarisse</p>
<p>La Commission européenne présentera mardi des propositions pour la mise en oeuvre de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui montreront surtout l'ampleur des divergences qui subsistent sur ce projet.<!--more--></p>
<p>Deux mois avant le sommet de Paris qui, le 13 juillet prochain, doit porter l'UPM sur les fonts baptismaux, l'architecture institutionnelle et le financement de ce projet cher à Nicolas Sarkozy restent encore à déterminer.</p>
<p>Certes, les principaux problèmes politiques qui divisaient profondément les Vingt-Sept ont été plus ou moins réglés lors du Conseil européen des 13 et 14 mars dernier, au prix d'une révision à la baisse des ambitions françaises initiales.</p>
<p>La France voulait initialement limiter le périmètre de l'UPM aux seuls 22 pays strictement riverains de la Méditerranée, plus le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce qui avait suscité la colère de l'Allemagne, qui évoquait une division de l'UE.</p>
<p>Le "processus de Barcelone" entamé en 1995 entre l'UE et les pays de la Méditerranée aurait été affaibli par ce projet qui prévoyait aussi de siphonner les fonds communautaires, ce qui était inacceptable pour de nombreux pays nordiques.</p>
<p>L'accord s'est fait selon cinq axes: relance du processus de Barcelone avec un accent sur la parité Nord-Sud, participation de tous, coopération régionale, concentration de l'initiative sur des projets concrets et appel à des fonds privés. "Cela, c'est la carosserie", a expliqué le deputé européen UMP Alain Lamassoure en estimant qu'il fallait une valeur ajoutée. "Mais quel moteur, quelle essence, pour aller où?".</p>
<p><strong>Moubarak co-président ?</strong></p>
<p>La Commission européenne, qui a beaucoup à perdre dans l'exercice, dans la mesure où le pilotage du processus risque de lui échapper, entend marquer son territoire.</p>
<p>L'intitulé du projet - "Le processus de Barcelone: l'Union pour la Méditerranée - démontre à lui seul que les pays du Nord et l'exécutif européen cherchent à défendre leurs acquis.</p>
<p>"La déclaration de Barcelone, ses buts et ses domaines de coopération restent valables et continueront à contribuer à la construction d'une zone de paix, de stabilité, de prospérité et de dialogue", peut-on lire dans un projet de document.</p>
<p>Le principal mérite reconnu à l'initiative française est l'ambition de redonner du tonus à une processus jugé peu productif, notamment en mettant l'accent sur les projets, la coopération régionale et l'appropriation de l'UPM par le Sud.</p>
<p>Mais les institutions continuent à faire débat.</p>
<p>Ainsi, les Vingt-Sept ont-ils décidé que l'UPM serait pilotée par deux co-présidents, un du Sud et un du Nord.</p>
<p>Pour le Sud de la Méditerranée, la Commission ne conteste par qu'il devra s'agir d'un chef d'Etat en exercice.</p>
<p>Mais qui? Si la France promeut la candidature du président égyptien Hosni Moubarak pour deux ans, cela ne fait pas l'unanimité dans les pays du pourtour Sud de la Méditerranée.</p>
<p>Du côté européen, les choses sont plus délicates encore.</p>
<p>La Commission rappelle en effet qu'à partir de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le 1er janvier 2009, les relations extérieures de l'UE seront assumées par le président du Conseil européen, le président de la Commission et le Haut représentant pour la politique étrangère.</p>
<p><strong>Secrétariat à Tunis ?</strong></p>
<p>Est-ce que cette exigence est compatible avec un premier président du "Nord" qui serait par exemple Nicolas Sakozy?</p>
<p>Le secrétariat qui sera chargé de piloter l'UPM suscite également des avis divergents pami les capitales.</p>
<p>Selon des sources communautaires, la Commission le verrait bien à Bruxelles, pour des raisons d'efficacité.</p>
<p>Dans l'entourage du président français, on s'insurge: "Si on veut faire échouer le truc, on le met à Bruxelles".</p>
<p>La France verrait bien ce secrétariat s'installer à Tunis, mais les défenseurs des droits de l'homme critiquent ce choix.</p>
<p>Malte et le Maroc sont également candidats.</p>
<p>Des interrogations subsistent aussi sur la participation des pays du Sud de la Méditerranée au premier sommet du 13 juillet.</p>
<p>Si l'Egypte, la Jordanie, la Tunisie, le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie, l'Autorité palestinienne, le Liban, la Turquie, la Libye devraient en être, la participation d'Israël risque de réduire cette liste et la Syrie pourrait être absente.</p>
<p>Il s'agit là d'un avant-goût de ce qui risque de se passer lors des sommets de l'UPM qui se dérouleront tous les deux ans: pourront-ils adopter une déclaration politique commune, comme c'est prévu, si le conflit israélo-palestinien persiste?</p>
<p>Enfin, il faudra sélectionner quelques projets-phares pour le 13 juillet, comme la dépollution de la Méditerranée ou la lutte contre les feux de forêt.</p>
<p>Soucieuse de défendre son pré-carré barcelonais, la Commission insiste sur le fait que la dépollution de la Méditerranée est en cours et qu'il faudra trouver d'autre sources de financement que "ses" fonds - 4,6 milliards d'euros de 2000 à 2006 - notamment dans le secteur privé.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Union pour la Méditerranée : Sarkozy renonce à son projet initial]]></title>
<link>http://acturca.wordpress.com/?p=2423</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 15:40:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>acturca</dc:creator>
<guid>http://acturca.wordpress.com/?p=2423</guid>
<description><![CDATA[Les Echos (France), 5 mars 2008, p. 7
Cathérine Chatignoux et Karl de Meyer (à Berlin)
Devant le r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les Echos (France), 5 mars 2008, p. 7</p>
<p>Cathérine Chatignoux et Karl de Meyer (à Berlin)</p>
<p>Devant le refus persistant de l'Allemagne, la France a renoncé à son projet de coopération avec les seuls pays riverains de la Méditerranée. Le compromis annoncé ressemble davantage à une revitalisation du processus de Barcelone.<!--more--></p>
<p>Le projet d'une « Union pour la Méditerranée » ressemble de moins en moins au projet caressé, il y quelques semaines encore, par le président Nicolas Sarkozy. Avant-hier soir à Hanovre, à l'occasion de sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, il a dû renoncer à ce qui faisait l'originalité de cette coopération née de l'esprit fertile et un brin eurosceptique de son conseiller Henri Guaino. Dans le « compromis » auquel la France et l'Allemagne sont finalement parvenues et qui doit encore faire l'objet d'une « proposition commune » à l'intention du sommet des Vingt-Sept, jeudi prochain, à Bruxelles, l'Union pour la Méditerranée « n'exclura personne » comme l'a dit, à Hanovre, Nicolas Sarkozy. Il n'est donc plus question de limiter la coopération aux seuls Etats riverains quitte à y associer les autres pays européens, à commencer par l'Allemagne, au gré des projets concrets qui seraient lancés.</p>
<p>L'ambiguïté a subsisté une partie de la matinée, hier, alors que le Premier ministre français, François Fillon, indiquait sur Europe 1 que « la nouvelle structure s'appuierait sur une structure existante, l'Union de la Baltique » au sein de laquelle seuls les Etats riverains sont membres de plein droit (lire ci-dessous). Dans l'après-midi, on précisait toutefois à Paris qu'il fallait comprendre qu'il faisait allusion à la « philosophie » de la coopération version mer Baltique, qui consiste à se concentrer sur des projets concrets intéressants au premier chef les riverains. Par exemple : la dépollution de l'eau de mer, le développement de l'énergie solaire, l'accès à l'eau... Mais, en termes juridiques, il n'y a plus de discrimination entre riverains et non riverains.</p>
<p>Hier, l'entourage de la chancelière soulignait que la nouvelle initiative ne s'inscrit plus du tout dans une logique d'exclusion : selon Berlin, tous les pays de l'Union européenne devraient avoir le même statut et le même degré d'engagement potentiel. L'Union pour la Méditerranée est plutôt interprétée dans la capitale allemande comme une « revitalisation » du processus européen de Barcelone, pierre angulaire de la coopération euroméditerranéenne depuis 1995... et quasi-cauchemar pour l'Elysée, qui souligne régulièrement sa lourdeur et son inefficacité.</p>
<p><b>La détermination de Merkel</b></p>
<p>L'accès ou non aux fonds de l'Union européenne n'est pas encore tranché, a fait savoir hier le ministère des Affaires étrangères. Mais, selon sa porte-parole, les financements ne pourront être autorisés que sur la base « de décisions prises par le Conseil sur proposition de la Commission ». Un mode de fonctionnement très différent de celui du scénario initial de Nicolas Sarkozy, qui souhaitait trouver des financements extérieurs à l'Union.</p>
<p>Devant la détermination de la chancelière à maintenir à tout prix l'unité de l'Union européenne, la France s'est donc ralliée à sa vision du projet : une victoire capitale pour Angela Merkel qui, depuis le premier jour, a mis en garde le chef de l'Etat contre une idée qui, selon elle, risquait de diviser l'Union européenne et, surtout, mettait l'Allemagne en marge d'un nouveau mode de coopération qui pouvait se révéler fructueux et stratégique. Dans sa dernière édition, le magazine allemand « Der Spiegel » affirme que la chancellerie perçoit l'initiative de Nicolas Sarkozy comme une tentative de la France de se créer une zone d'influence au sud du continent qui puisse faire contrepoids à la « Mitteleuropa » dont l'entrée dans l'Union européenne entre 2004 et 2007 a davantage profité à l'Allemagne, du point de vue économique. « Derrière la querelle franco-allemande sur l'Union pour la Méditerranée, se pose clairement la question du leadership de l'Union européenne », lâche un diplomate.</p>
<p><b>Le processus de Barcelone</b></p>
<p>Créé en 1995 le processus de Barcelone encadre les relations politiques économiques et culturelles entre les 27 pays de l'Union européenne et 11 pays de la rive sud de la Méditerranée (Algérie, Autorité palestinienne, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie, Turquie). Le financement de cette coopération a bénéficié de 5,3 milliards d'euro entre 2000 et 2006. Le bilan est plus que mitigé : la sécurité n'a guère fait de progrès, les échanges sud-sud restent très faibles et la conditionnalité des aides mise en place par les Européens a souvent été perçue comme une tentative d'ingérence dans les affaires des Etats du Sud.</p>
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