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	<title>radioactif &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "radioactif"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 20:15:29 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[L'énergie nucléaire en toute sécurité!]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=381</link>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 11:50:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.fr.wordpress.com/2008/07/08/lenergie-nucleaire-en-toute-securite/</guid>
<description><![CDATA[Et en toute transparence, cela va sans dire.
http://lesmotsontunsens.com/scandale-tricastin-770-tonn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Et en toute transparence, cela va sans dire.</p>
<p><a href="http://lesmotsontunsens.com/scandale-tricastin-770-tonnes-de-dechets-radioactifs-enfouis-a-meme-le-sol-tumulus">http://lesmotsontunsens.com/scandale-tricastin-770-tonnes-de-dechets-radioactifs-enfouis-a-meme-le-sol-tumulus</a></p>
<p>Mais on nous dira bien sûr qu'il ne s'agit là que d'un cas isolé, on nous prend pour des crétins!</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Armes atomiques silencieuses, les tueurs d'ADN.]]></title>
<link>http://alkali.wordpress.com/?p=263</link>
<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 18:06:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>alkali</dc:creator>
<guid>http://alkali.fr.wordpress.com/2008/04/21/armes-atomiques-silencieuses-les-tueurs-dadn/</guid>
<description><![CDATA[Maladies non diagnostiquées et guerre radiologique 
par Asaf Durakovic, Uranium Medical Research Ce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="spip"><span style="font-family:Arial;font-size:large;">Maladies non diagnostiquées et guerre radiologique </span></p>
<h2><span style="font-family:Arial;">par Asaf Durakovic, Uranium Medical Research Center, Washington D.C., Etats-Unis</span><span style="font-family:Arial;">. Traduction </span><span style="font-family:Arial;">Horizons et  débats.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Une première version de cette étude a été publiée dans le  Croatian Medical Journal, 44, 5:520-532, 2003.</span><span style="font-family:Arial;"> </span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;"><em>Une contamination interne par des isotopes d’uranium appauvri (UA) a été constatée parmi les anciens combattants britanniques, canadiens et états-uniens de la guerre du Golfe neuf ans encore après leur exposition à de la poussière radioactive lors de la première guerre du Golfe. Des isotopes d’UA ont été également observés dans des échantillons d’autopsie de poumons, de foie, de reins et d’os prélevés sur des vétérans canadiens. Dans des échantillons de sol prélevés au Kosovo, on a trouvé des centaines de particules de diamètre généralement inférieur à 5 _m pesant des milligrammes. La première guerre du Golfe a laissé dans l’environnement 350 tonnes d’UA et dans l’atmosphère 3 à 6 millions de grammes d’aérosols d’UA. Ses conséquences, le syndrome de la guerre du Golfe, consistent en troubles complexes multiorganiques, progressifs et invalidants : fatigue invalidante, douleurs musculo-squelettiques et articulaires, maux de tête, troubles neuropsychiatriques, changements de l’humeur, confusion mentale, problèmes visuels, troubles de la démarche, pertes de mémoire, lymphadénopathies, déficience respiratoire, impuissance et altérations morphologiques et fonctionnelles du système urinaire.</em></span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;"><em>Ce que l’on sait actuellement sur les causes est totalement insuffisant. Après l’Opération Anaconda menée en Afghanistan (2002), notre équipe a examiné la population dans les régions de Jalalabad, Spin Gar, Tora Bora et Kaboul et a constaté que les civils présentaient des symptômes semblables à ceux du syndrome de la guerre du Golfe. Des échantillons d’urine de 24 heures ont été prélevés sur 8 sujets symptomatiques choisis selon les critères suivants :<br />
1. Les symptômes ont commencé juste après le largage des bombes.<br />
2. Les sujets étaient présents dans la région bombardée.<br />
3. Manifestations cliniques.<br />
Des prélèvements ont été effectués sur un groupe témoin d’habitants asymptomatiques de régions non bombardées. Tous les prélèvements ont été examinés quant à la concentration et au ratio de quatre isotopes U234, U235, U236 et U238. À cet effet, nous avons utilisé un spectromètre de masse multicollecteur à source d’ionisation par plasma à couplage inductif. Les premiers résultats de la province de Jalalabad ont prouvé que l’élimination d’uranium total dans l’urine était significativement plus importante chez toutes les personnes exposées que dans la population non exposée. L’analyse des ratios isotopiques d’uranium a révélé la présence d’uranium non appauvri. L’étude de prélèvements effectués en 2002 a révélé, dans les districts de Tora Bora, Yaka Toot, Lal Mal, Makam Khan Farm, Arda Farm, Bibi Mahre, Poli Cherki et à l’aéroport de Kaboul des concentrations d’uranium 200 fois plus fortes que celles de la population témoin. Les taux d’uranium dans les échantillons de sol des sites bombardés sont deux à trois fois plus élevés que les valeurs limites mondiales de concentration de 2 à 3 mg/kg et les concentrations dans l’eau sont significativement supérieures aux taux maximums tolérables fixés par l’OMS. Ces preuves toujours plus nombreuses font de la question de la prévention et de la réponse à la contamination par l’UA une priorité.</em></span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">« <em>Rien ne protège de cette force fondamentale de l’univers.</em> »<br />
Albert Einstein</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">La réalité de la guerre thermonucléaire se résume le mieux par l’affirmation d’Albert Einstein selon laquelle cette énergie suffit pour faire sauter la Terre [<span style="color:black;"><a href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb1">1</a></span>]. Le champ de bataille nucléaire ne se limite plus à un pays ou à un continent, il dépasse de beaucoup les frontières politiques et géographiques et fait de chaque région une grande zone de guerre. Si une guerre nucléaire stratégique impliquant un arsenal de dix mille mégatonnes avait lieu, un milliard de personnes mourraient immédiatement de leurs blessures directes combinées (explosion, chaleur, radiations), un autre milliard succomberaient aux maladies dues au rayonnement [<a title="[2] Ehrlich PR, Harte J, Harwell MA, Raven PH, Sagan C, Woodwell GM et al.. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb2">2</a>] et les survivants devraient vivre dans un environnement exposé à des retombées radioactives qui exerceraient des effets somatiques et génétiques aux conséquences probablement irréversibles pour la biosphère.</span></h2>
<h2>La course aux armements nucléaires</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Le premier essai de bombe atomique, baptisé Trinity, a eu lieu le 16 juillet 1945 à Alamogordo, aux environs de Los Alamos, au Nouveau- Mexique (États-Unis). En un millionième de seconde, la chaleur de la première bombe atomique a atteint plusieurs millions de degrés centigrades, cette bombe dégageant plus de 400 isotopes radioactifs et une grande énergie de liaison dont la pression était de plusieurs milliers de tonnes par centimètre carré. Pendant une fraction de seconde, le noyau de la bombe a été onze fois plus chaud que la surface du soleil. La taille de la boule de feu a atteint des centaines de mètres, car le noyau de la bombe s’est mélangé avec des atomes d’oxygène et d’azote, dévoilant le noyau intérieur brillant de l’explosion. En une seconde, la terre vaporisée s’est transformée en un champignon atomique d’une hauteur de 3000 m. A 150 milles de là, dans l’Arizona, les voyageurs de l’Union Pacific Railway ont pu voir la boule de feu. Les témoins ont donné différentes interprétations de ce phénomène, d’aucuns décrivant ses effets comme ceux de la chute d’un bombardier, d’autres comme un incendie de l’atmosphère ou l’arrivée d’une météorite. Des témoins habitant Gallup, ville située à 235 milles au nord du lieu de l’explosion, ont pensé assister à l’explosion d’un dépôt de munitions de l’armée [<a title="Simon and Shuster ; (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb3">3</a>]. 20 jours après l’essai Trinity, le 6 août 1945 à 8 h 15, une bombe atomique a été larguée sur Hiroshima. Elle a explosé à environ 633 mètres au-dessus de la ville, a voilé le soleil, tué 130 000 personnes, causé 80 000 invalides et rendu malades 90 000 personnes en raison des retombées radioactives ultérieures. En quelques heures, une pluie noire est tombée, des cendres blanches ont recouvert l’épicentre et causé des brûlures dermiques. La plupart des victimes primaires sont mortes des effets combinés de la chaleur, de la pression et d’une maladie aiguë des rayons. Hiroshima a été pratiquement rayé de la carte [<a title="the decades of nuclear testing. New York (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb4">4</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Deux jours plus tard, le 8 août 1945 à 11 h 01, une bombe au plutonium baptisée Fat Man a été larguée sur Nagasaki. Comme à Hiroshima, le soleil a disparu lorsque le champignon atomique s’est élevé. La population de la ville rayée de la carte est morte des mêmes blessures combinées qu’à Hiroshima. Il en est résulté la fin de la Seconde Guerre mondiale et des gains territoriaux pour l’Union soviétique. Quand une équipe de recherches sur les armements de Khrouchtchev a commencé, à l’automne 1948, à développer une bombe russe, ce fut le début de la course aux essais nucléaires. Les essais se sont poursuivis parallèlement aux États-Unis et en Union soviétique. Après la mort de Staline en 1953, l’Union soviétique a fait exploser, le 12 août, la première bombe mobile à hydrogène. Il s’agissait de sa deuxième bombe thermonucléaire. Réalisant que les Soviétiques étaient en train de gagner la course aux armements nucléaires, les États-Unis ont commencé à accélérer leurs programmes d’essais.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">En 1955, il est devenu évident que les essais endommageaient  irrémédiablement la biosphere [<a title="[5] Ervin FR, Glazier JB, Aronow S, Nathan D, Coleman R, Nicholas A et al. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb5">5</a>]. Plus de 400 isotopes radioactifs libérés par chaque essai ont été identifi és comme cause de pollution. 40 de ces isotopes mettent en danger la santé humaine. Toute kilotonne libérée génère quelques grammes de radioisotopes aux propriétés toxiques pour l’organisme. En raison de sa longue demi-vie, de sa désintégration bêta et de ses propriétés spécifiques de l’os, le strontium-90 constitue le risque principal. De surcroît, les essais d’armes nucléaires ont provoqué des accidents. En 1958, un B-57 des Forces de l’air états-uniennes a largué la première bombe atomique dans les environs de Florence, en Caroline du Sud. La bombe, non armée, n’a pas explosé mais a parsemé le pays de matériaux radioactifs. La même année, un B-52 a largué une bombe atomique de deux mégatonnes dans les environs de Goldsboro, en Caroline du Nord. L’aviation états-unienne a enregistré par la suite d’autres accidents, notamment à Toula, au Groenland, et à Palomares, en Espagne. À Palomares, deux bombes au plutonium ont contaminé une grande partie du territoire et de la côte atlantique.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">En 1958, après la catastrophe de Tchelyabinsk-40, l’Union soviétique a suspendu ses essais nucléaires. Toutefois, elle a bientôt repris ses essais de bombes de plusieurs mégatonnes dans la région arctique de Novaya Zemlya et a largué, le 9 septembre 1961, une bombe d’une puissance explosive de 50 mégatonnes. Entre-temps, aux États- Unis, les indices d’une contamination de l’environnement s’accumulaient, tout comme ceux d’une augmentation de l’incidence des cancers, des leucémies et d’autres troubles parmi ceux qui avaient travaillé dans le nucléaire. Conjointement aux problèmes posés par la sécurité radiologique, ces faits ont incité à démanteler l’énorme appareil bureaucratique incompétent que constituait l’Atomic Energy Commission. <span>Elle a été remplacée, en 1974, par l’Energy and Research  Administration and Nuclear Regulatory Agency (NRC).</span></span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">En 1955, Bertrand Russell, Albert Einstein et neuf autres scientifiques réputés ont fondé le Mouvement Pugwash, qui s’est occupé de la prolifération et de la guerre atomiques. En organisant depuis 1957 des rencontres annuelles, Pugwash a commencé ses travaux qui ont abouti à un traité d’interdiction des essais d’armes atomiques et la production de nouveaux arsenaux et systèmes de transport [<a title="a participant's view of the arms race. New (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb6">6</a>]. En 1969, Pugwash a contribué à la mise en place des Négociations sur la limitation des armes stratégiques (SALT). Cette initiative a été soutenue par la campagne que Linus Pauling a menée contre les armes atomiques et la pollution de l’environnement. Après la crise de Cuba, la menace d’un confl it nucléaire a incité Kennedy et Khrouchtchev à signer, en 1963, un traité d’interdiction des essais nucléaires. Néanmoins, les essais nucléaires souterrains se sont poursuivis, ce qui a fait échouer le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. L’assassinat de Kennedy, la chute de Khrouchtchev et la guerre du Vietnam ont mis fin à la détente nucléaire.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">La possibilité, réaliste, que l’Union soviétique dépasse les États-Unis dans ses essais et le développement d’armes nucléaires a conduit finalement, en 1972, au Traité SALT I qui interdisait partiellement le déploiement de systèmes de défense antimissile. L’Union soviétique avait déjà un tel système autour de Moscou et les États-Unis en avaient un dans le Dakota du Nord. Huit ans plus tard, le gouvernement Reagan a entamé les négociations SALT II, qui ont entraîné une réduction des armes (START), mais non une limitation. Le président du Comité exécutif de la Conférence Pugwash, Bernard Field, a qualifié cette situation de « repetitious stupidity of this futile charade. » [<a title="Dennis J, Faculty (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb7">7</a>] Paul Warnke, principal négociateur du Traité SALT II, a déclaré : « La triste histoire du contrôle des armements peut devenir le dernier chapitre de l’histoire de l’humanité. » [<a title="Dennis J, (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb8">8</a>] Depuis que le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires a été signé, en 1963, quelque 50 essais ont été effectués chaque année, soit 55 % par les États- Unis, 30 % par la Russie et le solde de 15 % par la France, l’Angleterre, la Chine, l’Inde et le Pakistan. Comme la technologie des communications par satellite se développe très rapidement, la prolifération d’armes nucléaires implique que plus de 90 % de la surface terrestre constituent un objectif potentiel. La sécurité des nations n’est plus garantie par le nombre d’armes nucléaires. Même après l’effondrement de l’Union soviétique, les armes nucléaires demeurent un problème de sécurité essentiel, abstraction faite d’initiatives de collaboration entre Washington et Moscou. Les scénarios politiques internationaux comprennent de nouveaux risques de conflits nucléaires. Parmi ces risques figurent le retrait à court terme des États-Unis du Traité sur les systèmes de défense antimissile, la nouvelle doctrine de la « première frappe » et l’apparition récente de nouveaux pays en possession d’armes nucléaires [<a title="[9] Lichtenstein WL. « Nuclear security and cooperation ». Parameters 2002 ; (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb9">9</a>]. La menace nucléaire subsiste en raison de la prolifération nucléaire, avec sa liste toujours plus longue de scénarios d’usage de la force, d’activités terroristes, de catastrophes nucléaires et écologiques et de doctrine de la « destruction mutuelle assurée ».</span></h2>
<h2>Terrorisme nucléaire et radiologique</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Après le 11 septembre 2001, la possibilité d’attaques terroristes nucléaires et radiologiques a suscité davantage d’attention. Avant la catastrophe de New York, de telles possibilités étaient plutôt négligées. Ou la formation en matière de soins à apporter aux victimes des catastrophes nucléaires et radiologiques n’existait pas, ou elle n’était effectuée que très sporadiquement, même dans les institutions gouvernementales chargées de préserver les capacités de réaction. L’amélioration de la préparation des pays à faire face aux effets aigus et chroniques des radiations, la contamination de l’environnement, l’impact psychologique et social et les conséquences financières d’une attaque terroriste nucléaire apparaissent de nouveau comme une priorité des nations industrialisées [<a title="[10] Lubenau JO, Strom DJ. « Safety and security of radiation sources in the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb10">10</a>]. Certains préconisent la doctrine de Clausewitz selon laquelle il convient de charger les forces armées de prévenir les attaques d’ennemis extérieurs ou de les repousser et d’attaquer d’autres pays si l’on estime que c’est dans l’intérêt international [<a title="[11] Bredow MW, Kuemmel G. The military and the challenges of global (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb11">11</a>]. Les dommages chroniques causés par les radiations ont été réévalués à la lumière des conséquences possibles du terrorisme nucléaire pour des masses de victimes. La préparation à des accidents et à des attaques nucléaires et radiologiques doit aussi envisager les conséquences psychologiques en raison du fait bien établi que, dans un scénario de terrorisme nucléaire, il y aurait, pour chaque victime directe, 500 personnes sujettes à des troubles psychologiques et psychosomatiques qu’il serait difficile de distinguer des victimes véritablement contaminées [<a title="[12] Salter CA. « Psychological effects of nuclear and radiological warfare (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb12">12</a>]. Bien que des interventions médicamenteuses aient été examinées à titre de protection contre les radiations, les professionnels de santé devraient être conscients des lamentables échecs antérieurs dans le domaine des moyens de protection contre les radiations. On étudie actuellement le fait que les cellules vasculaires et parenchymales se régénèrent au lieu de mourir sous l’effet du rayonnement, cela en vue de développer des mécanismes visant à modifier la réponse de l’organisme, parallèlement à d’autres stratégies thérapeutiques telles que les corticostéroïdes, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, la pentoxyfi lline et la dismutase superoxyde [<a title="[13] Moulder JE. « Pharmacological intervention to prevent or ameliorate (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb13">13</a>]. Dans la gestion des dommages nucléaires et pathologiques, on est passé de conséquences ingérables d’un conflit nucléaire stratégique à des moyens de faire face à un grand nombre de victimes. Cette réponse doit se dégager d’efforts interdisciplinaires. Il faut immédiatement fournir de gros efforts pour développer des concepts de gestion clinique des victimes des radiations [<a title="[14] Hogan DE, Kellison T. « Nuclear terrorism ». Am J Med Sci 2002 ; (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb14">14</a>]. Simultanément, la recherche doit continuer à s’efforcer de comprendre et de gérer la contamination par les radionucléides, les effets radiotoxiques, la destruction des liaisons chimiques, les radicaux libres, les dommages à l’ADN cellulaire et aux enzymes [<a title="[15] Hyams KC, Murphy FM, Wessely S. « Responding to chemical, biological, (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb15">15</a>]. Les efforts multidisciplinaires doivent comprendre la planifi cation, le tri des blessés, la décontamination, la décorporation, la thérapie de chélation et la gestion traditionnelle des symptômes des patients.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">En raison des contraintes financières et du manque presque total de formation, de connaissances techniques, une éventuelle attaque terroriste constitue un sérieux défi [<a title="[16] Pierard GE. « La guerre et la médecine d'une culture de paix. 4. Synopsis (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb16">16</a>]. On n’a pas encore tiré de manière adéquate les leçons de la première guerre du Golfe et du conflit des Balkans pour être préparé à s’occuper des victimes des radiations [<a title="[17] Ponce de Leon-Rosales S, Lazcano-Ponce E, Rangel- Frausto MS, (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb17">17</a>]. Une attaque terroriste subite nécessite une réponse effi cace du système sanitaire. Or la plupart des pays qui pourraient être la cible d’une attaque terroriste ne disposent guère de la logistique nécessaire, surtout dans les grandes villes où l’affectation des moyens financiers nécessiterait une restructuration des priorités afin de répondre aux conséquences pour la société. Dans un scénario de terrorisme nucléaire, il est particulièrement important d’être conscient que des terroristes pourraient recourir à des actinides, en mettant l’accent sur le plutonium, agent de contamination de masse.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Le plutonium est considéré comme la substance la plus dangereuse  qui soit pour les êtres humains [<a title="[18] Durakovic A. « Mechanisms and management of internal contamination with (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb18">18</a>]. Si on le disperse sous forme de poussière radioactive ou s’il parvient dans les réseaux d’eau potable, seuls quelques grammes suffisent à contaminer une grande ville. Le plutonium a été vendu illégalement sur des marchés clandestins, en particulier dans l’ancienne Union soviétique. Grâce à un trafic illégal, il a fait son chemin dans diverses parties du monde. La dispersion de plutonium est considérée comme le pire scénario terroriste [<a title="the Royal Society sits on the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb19">19</a>]. Si le cas se présente, les professionnels de santé devraient mettre l’accent sur la prévention plutôt que sur la gestion thérapeutique de masses de victimes du terrorisme nucléaire. Récemment, des médecins du monde entier ont adhéré à un groupement de plus de 1 000 organisations pour coopérer, soutenir l’élimination des armes nucléaires et réduire les risques des conséquences effroyables du terrorisme nucléaire et radiologique [<a title="from Hiroshima to (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb20">20</a>].</span></h2>
<h2>Guerre radiologique</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">C’est en mai 1991, dans le golfe Persique, que des armes radiologiques ont été employées pour la première fois. Elles ont inauguré un nouveau scénario de guerre CBRN (chimique, biologique, radiologique et nucléaire). Le recours à des armes qui frappent aussi bien les soldats que les civils n’est pas nouveau. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis craignaient sérieusement que les Japonais ne larguent sur le territoire états-unien des milliers de ballons remplis d’uranium et ne contaminent ses mégapoles [<a title="Gulf War and Balkan syndrome ». (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb21">21</a>]. Lors de la première guerre du Golfe, les munitions à l’UA ont répandu dans l’atmosphère des millions de grammes de poussières radioactives [<a title="[22] Ford JL. « Radiological dispersal devices. Assess ing the transnational (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb22">22</a>]. Leurs conséquences pour la santé et l’environnement restent controversées et le débat dépasse de loin le cadre de la communauté scientifique. Toutefois, de nombreuses études récentes ont confirmé deux siècles de preuves scientifiques de la toxicité somatique et génétique de l’uranium [<a title="[23] Arfsten DP, Still KR, Ritchie GD. « A review of the effects of uranium (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb23">23</a>] [<a title="[24] L'Azou B, Henge-Napoli MH, Minaro L, Mirto H, Barrouillet MP, Cambar J. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb24">24</a>] [<a title="[25] Kalinich JF, Ramakrishnan N, Villa V, McClain DE. « Depleted (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb25">25</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Le coût de la décontamination des sites touchés par des armes à l’uranium utilisées par des armées ou des terroristes reste un grave sujet d’inquiétude. L’expérience suédo-canadienne de décontamination radiologique effectuée récemment à Urnea, en Suède, a montré que deux méthodes courantes de décontamination de blindés légers extérieurement contaminés par le Na étaient inefficaces : la vapeur d’eau à haute pression et le jet d’eau à haute pression [<a title="[26] Haslip DS, Estan D, Jones TA, Walter EJ, Sandstrom B. Contamination (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb26">26</a>]. Cela montre clairement la nécessité d’une meilleure capacité des structures sanitaires publiques à réagir en cas de guerre radiologique ou d’attaque terroriste [<a title="a neglected challenge ». (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb27">27</a>]. Le manque actuel de stratégie d’ensemble pour faire face à une menace d’utilisation terroriste d’engins de dispersion de matières radioactives (RDD) (ou « bombes sales ») souligne la nécessité d’une meilleure coordination de la capacité de réaction aux dangers chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, au croisement actuel des armes classiques et des armes inédites [<a title="[28] Cilluffo FJ, Cardash SL, Ledorman GN. Combat ing chemical, biological (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb28">28</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Dans le scénario bien particulier d’une attaque radiologique, le cadre de la gestion de la guerre et du terrorisme radiologiques s’étend non seulement au-delà du domaine de la santé publique mais également de celui de la réserve des forces armies [<a title="[29] Anderson DP. Army's commitment to supporting the homeland security (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb29">29</a>] [<a title="[30] Differentiation among Chemical, Biological, and Radiological (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb30">30</a>].  La défense médicale contre la guerre radiologique reste un des aspects les plus  négligés de l’enseignement médical actuel [<a title="[31] Jarrett DG. Medical management of radiological casualties. Bethesda (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb31">31</a>]. Le terrorisme radiologique et nucléaire constitue la plus grande menace de la société moderne, car la prolifération nucléaire a permis aux organisations subversives de se procurer facilement du matériel nucléaire [<a title="[32] Anet B. « And what about nuclear and radiological terrorism ? » Applied (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb32">32</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">En 2000 seulement, les États-Unis ont dépensé 10 milliards de dollars pour la lutte contre l’utilisation terroriste d’armes de destruction massive, et les dépenses ont augmenté considérablement après le 11 septembre 2001. Des études actuelles révèlent la vulnérabilité des sociétés occidentales au terrorisme nucléaire et mettent l’accent sur le fait que les organisations terroristes possédant des armes de destruction massive peuvent provoquer plus de destructions avec les engins nucléaires et radiologiques qu’avec tout autre type d’armes. La capacité des États-Unis à faire face à une attaque radiologique ou nucléaire est censée dépendre de quatre domaines d’action : l’amélioration du renseignement sur les organisations terroristes, l’amélioration de la sécurité des installations nucléaires dans l’ex- Union soviétique, la neutralisation des effets nucléaires et radiologiques et l’amélioration des capacités de réaction aux organisations clandestines déjà en possession d’armes nucléaires et radiologiques [<a title="[33] Fogarty JJ. Evaluating strategies for countering nucleararmed (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb33">33</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Le risque d’une attaque nucléaire et radiologique contre les États-Unis est accru par la technologie, l’accès aux matières nucléaires et radiologiques, l’instabilité économique de la Russie et le mécontentement suscité dans de nombreux pays par la politique étrangère états-unienne. Des mesures de sécurité inadéquates dans l’ancienne Union soviétique, combinées à une détermination accrue des terroristes et au caractère de plus en plus meurtrier de leurs attaques augmentent considérablement la probabilité de l’utilisation de RDD dans un proche avenir [<a title="[34] Nichelson SM, Medlin DD. Radiological weapons of terror. Maxwell (AL) (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb34">34</a>]. La question des effets sur l’environnement et la santé doit amener à aborder la question de la décontamination et de l’affectation de budgets visant à sauver des vies, à réduire les risques sanitaires et à préserver la culture, la biodiversité et l’intégrité des sites contaminés [<a title="[35] Burger J, Leschine TM, Greenberg M, Karr JR, Gochfeld M, Powers CW. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb35">35</a>]. Les efforts dans ces domaines ont laissé à désirer dans le passé. On a notamment négligé d’indemniser de manière équitable les victimes des retombées radioactives dans l’Utah et le Nevada. Un dépistage et une indemnisation insuffisantes des victimes de cancers provoqués par l’exposition aux radiations et la controverse persistante sur l’interprétation par le gouvernement des radiations de faible niveau ont provoqué le mécontentement des populations contaminées lors des essais nucléaires [<a title="[36] Parascandola M. « Uncertain science and a failure of trust. The NIH (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb36">36</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Un récent rapport britannique est également suspect quant à son analyse de la mortalité et de l’incidence des cancers chez ceux qui ont participé aux essais atmosphériques d’armes nucléaires et aux programmes expérimentaux. Il contient une conclusion provocatrice : la mortalité générale chez les survivants aux essais nucléaires britanniques serait inférieure à celle de la population générale [<a title="[37] Muirhead CR, Bingham D, Haylock RG, O'Hagan JA, Goodill AA, Berridge (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb37">37</a>]  .</span></h2>
<h2>De la comparution de Galilée devant l’Inquisition aux recherches sur  l’uranium</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Actuellement, la liberté de la science indépendante n’est guère différente de ce qu’elle était dans le passé. Ce que vivent les scientifi - ques aujourd’hui fait penser au procès de Galilée instruit par l’Inquisition en 1610. La controverse concernant les résultats des études du Dr Ernest Sternglass relatives aux taux de mortalité infantile et juvénile dans l’État de New York influencés par les essais nucléaires et les retombées radioactives a brisé sa carrière universitaire et scientifique. Lorsque son article classique [<a title="[38] Sternglass EJ. « Infant mortality and nuclear tests ». Bull At Sci 1969 (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb38">38</a>]  sur la mort d’enfants due aux conséquences des radiations parut en 1969 dans le <em>Bulletin of Atomic Scientists</em>, le rédacteur en chef de la revue lui confi a que Washington avait exercé des pressions pour qu’il ne le publie pas. L’éminent physicien Freeman Dyson écrivit dans une lettre de lecteur adressée à la même revue : « Si les chiffres avancés par Sternglass sont justes, et je crois qu’ils le sont, il y a là un bon argument contre la défense antimissile. » Sternglass considérait que la mort des enfants était due au strontium des retombées radioactives. Lorsque son estimation de près de 400 000 morts fut soumise au Dr John Gofman, directeur médical du Lawrence Livermore National Laboratory, celui-ci réévalua son rapport. Ayant corrigé certains chiffres, il conclut que même en utilisant un modèle stochastique, les directives concernant le risque par unité de radiation étaient 20 fois trop élevées pour être fiables. Il concluait également que le risque était plus important en cas de doses de radiations faibles qu’en cas de doses élevées. Il ajoutait que les décès par cancer dus aux essais nucléaires et aux retombées radioactives dépassaient 30 000 par année. Son rapport fut remis au Committee on Underground Nuclear Testing présidé par le sénateur E. Muskie. Celuici le transmit au président du Joint Committee on Atomic Energy, le sénateur C. Holifield. Ce dernier fit venir Gofman à Washington et le menaça ouvertement : « Nous les avons eus et nous vous aurons. » En 1973, victime de son intégrité, Gofman perdit son emploi dans son laboratoire. L’Atomic Energy Commission fut dissoute en 1974 [<a title="[39] Durakovic « A. Medical effects of internal contamination with uranium (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb39">39</a>].</span></h2>
<h2>Réexamen de la toxicité de l’uranium</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Le risque fatal que présentent les isotopes d’uranium pour l’environnement et la santé humaine a été précisé au cours de deux siècles de recherches. Toutefois, les spécialistes de la santé sont mal formés en matière de radiotoxicité de base et de toxicologie chimique des isotopes d’uranium [<a title="[40] Skorga P, Persell DJ, Arangie P, Gilbert-Palmer D, Winters R, Stokes (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb40">40</a>]. Les analyses récentes des effets potentiels des RDD sur la santé sont fondées essentiellement sur les données concernant les survivants japonais aux bombes atomiques, les essais nucléaires et les recherches de laboratoire. La littérature spécialisée, en particulier celle concernant les recherches de ces cinq dernières années, abonde en comptes rendus de travaux interdisciplinaires sur les effets des actinides et des isotopes d’uranium. La confirmation des cas de cancer de la thyroïde [<a title="[41] Little MP. « The proportion of thyroid cancers in the Japanese atomic (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb41">41</a>],  de carcinome hépatocellulaire [<a title="[42] Sharp GB, Mizuno T, Cologne JB, Fukuhara T, Fujiwara S, Tokuoka S, et (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb42">42</a>],  de leucémie [<a title="[43] Leenhouts HP, Brugmans MJ, Bijwaard H. « The implications of (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb43">43</a>]  et des risques que représente l’exposition aiguë ou chronique à l’uranium [<a title="[44] Fujikawa Y, Shizuma K, Endo S, Fukui M. « Anomalous 235U/238U ratios (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb44">44</a>] a mis en lumière l’importance des conséquences somatiques et génétiques de la contamination par les isotopes d’uranium. Leur corrélation avec les essais atmosphériques d’armes nucléaires a été confirmée une nouvelle fois dans des rapports récents sur les taux d’actinides chez les mammifères marins du Pacifique nord, qui sont nettement associés à des années d’essais nucléaires et de retombées radioactives [<a title="[45] Baskaran M, Hong GH, Dayton S, Bodkin JL, Kelley JJ. « Temporal (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb45">45</a>]. Le réexamen des études sur les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki montre non seulement l’impact physique, mais aussi l’effet psychologique qu’exercent les armes atomiques sur les personnes présentes dans ces villes au moment de l’explosion : troubles psychiatriques, anxiété, somatisation de symptoms [<a title="[46] Yamada M, Izumi S. « Psychiatric sequelae in atomic bomb survivors in (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb46">46</a>]. Ce réexamen indique clairement qu’il existe des effets psychologiques à long terme qu’il faut prendre en considération lors de la préparation à de futurs conflits.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Un autre rapport récent à propos des survivants de Nagasaki indique que les effets des radiations sur les survivants devront représenter un aspect essentiel de la gestion des soins médicaux lors de futurs conflits [<a title="[47] Honda S, Shibata Y, Mine M, Imamura Y, Tagawa M, Nakane Y, et al. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb47">47</a>]. Les données actuelles sur les essais nucléaires montrent que la mortalité infantile, les naissances prématurées et les morts foetales sont associées, aux États-Unis, à l’exposition aux radiations [<a title="[48] Tatham LM, Bove FJ, Kaye WE, Spengler RF. « Population exposures to (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb48">48</a>]. Les conséquences pour la santé et l’environnement de la contamination radioactive ont été réévaluées sur de nombreux sites d’essais dans le monde entier. Ces études font état d’effets négatifs de la contamination radioactive sur les sites d’essais nucléaires, notamment ceux de Krasnoyarsk, en Sibérie [<a title="[49] Kisselev M, Kellerer AM. « The potential for studies in other nuclear (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb49">49</a>],  du Kazakhstan [<a title="[50] Grosche B, Land C, Bauer S, Pivina LM, Abylkassimova ZN, Gusev BI. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb50">50</a>],  des monts Altaï [<a title="[51] Shoikhet YN, Kiselev VI, Algazin AI, Kolyado IB, Bauer S, Grosche B. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb51">51</a>],  de Semipalatinsk, au Kasakhstan [<a title="introduction ». Radiat Environ (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb52">52</a>],  de la Techa, dans l’Oural [<a title="[53] Kossenko MM, Ostroumova E, Granath F, Hall S. « Studies on the Techa (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb53">53</a>],  parmi le personnel du complexe nucléaire de Mayak [<a title="[54] Romanov SA, Vasilenko EK, Khokhryakov VF, Jacob S. « Studies on the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb54">54</a>],  en République de Sakha (Yakutia) [<a title="[55] Gedeonov AD, Petrov ER, Alexeev IN, Kuleshova VG, Savopulo ML, Burtsev (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb55">55</a>],  sur l’île d’Amchitka, en Alaska [<a title="[56] Dasher D, Hanson W, Read S, Faller S, Farmer D, Efurd W, et al. « An (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb56">56</a>],  en Finlande et en Norvège [<a title="[57] Cross MA, Smith JT, Saxen R, Timms D. « An analysis of the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb57">57</a>]. Ces informations permettent d’évaluer convenablement les risques quand il s’agit de se préparer à réagir à une crise sanitaire extrême provoquée par l’usage d’armes nucléaires et radiologiques en cas de guerre ou d’attaque terroriste [<a title="[58] Masella R. « Nuclear terrorism to cause ultimate health crisis. Todays (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb58">58</a>].  La connaissance actuelle de la dispersion de radionucléides [<a title="[59] Bennett BG. « Worldwide dispersion and deposition of radionuclides (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb59">59</a>] libérés dans la biosphère, dans le monde entier, dépasse de beaucoup le cadre de la recherche expérimentale et des soins à apporter aux victimes des radiations. Elle a des implications sur l’avenir de la planète [<a title="[60] Hoffman FO, Apostoaei AI, Thomas BA. « A perspective on public concerns (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb60">60</a>]  .</span></h2>
<h2>Recherches actuelles sur les conséquences sanitaires des armes à l’uranium</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">La plus importante contamination aux radionucléides a eu lieu en 1991 lors de la première guerre du Golfe. L’uranium appauvri (UA) utilisé dans des armes antichars a contaminé le territoire de l’Irak en exposant chroniquement la population et les soldats à la poussière, aux vapeurs et aux aérosols d’UA. Un petit nombre de soldats des Forces de la coalition ont été blessés par des éclats d’obus à l’UA.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">L’alliage des armes à l’UA contient 99,8 % d’U238 émettant 60 % des radiations alpha, bêta et gamma de l’uranium naturel. L’UA est un métal lourd, 1,6 fois plus dense que le plomb. Il est organotrope, c’est-à-dire qu’il se fixe sur les organes cibles, tels que les tissus squelettiques où il demeure longtemps. Se dissolvant peu à peu, les isotopes d’uranium sont éliminés. On en a détecté dans l’urine d’anciens combattants de la guerre du Golfe 10 ans après qu’ils aient été absorbés par inhalation ou blessures résultant d’éclats d’obus. Des études sur leur répartition dans les tissus font état d’accumulation d’UA dans les os, les reins, le système reproducteur, le cerveau, les poumons, ce qui entraîne des effets génotoxiques, mutagènes et cancérogènes, ainsi que des altérations reproductrices et tératogènes [<a title="[61] Horan P, Dietz L, Durakovic A. « The quantitative analysis of depleted (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb61">61</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">On a détecté une contamination interne par les isotopes d’UA chez des anciens combattants britanniques, canadiens et américains de la première guerre du Golfe encore 9 ans après leur exposition à la poussière radioactive. On a également identifié des isotopes d’UA dans les poumons, le foie, les reins et les os d’un ancien combattant canadien au cours de son autopsie. Ces organes contenaient de fortes concentrations d’uranium, les ratios isotopiques révélant la présence d’UA. Des études effectuées en 1991, année de la première guerre du Golfe, à partir de comptages corps entier suggèrent la présence d’uranium dans l’organisme et l’urine d’anciens combattants contaminés [<a title="[62] Uranium Medical Research Centre. UMRC and research activities. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb62">62</a>]. Des contraintes logistiques et la controverse sur l’UA ont retardé les études approfondies jusqu’en 1998, date où les vétérans de la première guerre du Golfe furent soumis à un dépistage par activation neutronique. Bien que cette méthode soit vouée à la détection de petites quantités d’uranium, son usage précoce a permis de constater une contamination importante. Ces études ont été présentées au Congrès international de la Radiation Research Society qui a eu lieu à Dublin en 1998.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Les recherches expérimentales se sont poursuivies grâce au recours à la méthode la plus moderne, la spectrographie de masse, à la Memorial University of Newfoundland (St John’s, Terre-Neuve, Canada) et plus tard au British Geological Survey (Nottingham, Angleterre). Les deux séries d’études ont confirmé des concentrations et des ratios isotopiques d’UA plus élevés dans 67 % des échantillons. La première présentation, basée sur les données de la spectrométrie de masse, fut faite au Congrès européen de médecine nucléaire qui a eu lieu à Paris en 2000. Les recherches ont continuellement progressé, depuis la détection et la mesure de l’UA dans les organismes des anciens combattants jusqu’à l’évaluation actuelle des effets cliniques de la contamination par l’uranium chez des vétérans de la première guerre du Golfe, des civils irakiens, des soldats et des civils des Balkans, des civils afghans et, plus récemment, de la bande de Gaza et de Cisjordanie.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">L’UA, déchet faiblement radioactif de l’enrichissement isotopique de l’uranium naturel, a été identifié comme un contaminant incontestable présent dans les zones de conflit militaire mentionnées. Son rôle étiologique dans la genèse du syndrome de la guerre du Golfe a fait l’objet de controverses continues depuis cette guerre. Les preuves bien documentées de la toxicité aussi bien chimique que radiologique des isotopes d’uranium ont fait l’objet récemment d’un grand nombre de recherches et de rapports scientifiques sur leurs effets organotoxiques, mutagènes, tératogènes et cancérogènes [<a title="[63] McDiarmid MA, Keogh JP, Hooper FJ, McPhaul K, Squibb K, Kane R, et al. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb63">63</a>]. Des études récentes de biodistribution chez des animaux de laboratoire dans le corps desquels on avait implanté des boulettes d’UA ont confirmé les résultats d’études de biodistribution antérieures selon lesquelles les reins et les os sont des cibles visées par les isotopes d’uranium, de même que d’autres sites des systèmes lymphatique, respiratoire, reproducteur et nerveux central [<a title="[64] Gu G, Zhu S, Wang L, Yang S. « Irradiation of 235 uranium on the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb64">64</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Depuis presque deux siècles, on connaît les effets toxiques de l’uranium en matière de chimiotoxicité rénale qui ont été confirmés par des études récentes sur des cellules rénales in vitro. Les études concernant les effets de l’UA sur le système nerveux central ont confirmé sa rétention dans des zones de l’hippocampe. De plus, on a observé des modifi cations électro-physiologiques du système nerveux de rats dans lesquels ont avait implanté des boulettes d’UA [<a title="[65] Pellmar TC, Keyser DO, Emery C, Hogan JB. « Electrophysiological (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb65">65</a>]. Des effets mutagènes potentiels de la contamination interne par l’UA ont récemment été suggérés par la corrélation temporaire entre l’uranium implanté et l’expression oncogène des tissues [<a title="[66] Miller AC, Fuciarelli AF, Jackson WE, Ejnik EJ, Emond C, Strocko S, et (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb66">66</a>],  ainsi que par une instabilité génomique [<a title="[67] Miller AC, Brooks K, Stewart M, Anderson B, Shi L, McClain D, et al. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb67">67</a>]. La transformation néoplastique des ostéoblastes humains dans une culture cellulaire contenant de l’UA confirme le risque de cancer provoqué par l’UA [<a title="[68] Miller AC, Blakely WF, Livengood D, Whittaker T, Xu J, Ejnik JW, et al (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb68">68</a>]. Cela correspond à ce que l’on sait des risques cancérogènes que fait courir l’UA aux cellules endobronchiales, de même qu’aux évaluations quantitatives récentes – déterminées par la charge pulmonaire lors de l’inhalation des aerosols [<a title="[69] Durakovic A, Dietz L, Zimmerman I. « Evaluation of the carcinogenic (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb69">69</a>] – des risques cancérogènes subis par les poumons des anciens combattants de la première guerre du Golfe. Le risque était évalué en appliquant la méthode de Battelle de simulation de liquide pulmonaire interstitiel et l’analyse de l’échantillon d’urine de 24 heures d’un vétéran contenant 0,150 mg d’UA 9 ans après l’exposition par inhalation [<a title="[70] Durakovic A, Horan P, Dietz LA, Zimmerman I. « Estimate of the time (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb70">70</a>]. Il s’est avéré que la charge pulmonaire correspondait à 1,54 mg d’UA au moment de l’exposition, avec une dose de radiations alpha de 4,4 millisieverts (mSv) pendant la première année et de 22,2 mSv 10 ans après l’exposition. Ces valeurs dépassent les doses d’inhalation maximales tolérables d’UA et justifient de nouvelles recherches sur la possibilité de modifi cations malignes des poumons.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Ces données humaines sont très importantes lorsqu’on les envisage à la lumière des preuves récentes des effets mutagènes des particules alpha sur les cellules souches et les instabilités chromosomiques des cellules de la moelle osseuse humaine dues aux radiations alpha [<a title="[71] Kadhim MA, Macdonald DA, Goodhead DT, Lorimore SA, Marsden SJ, Wright (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb71">71</a>] [<a title="[72] Kadhim MA, Lorimore SA, Hepburn MD, Goodhead DT, Buckle VJ, Wright EG. (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb72">72</a>]. L’instabilité chromosomique due aux particules alpha explique clairement les effets mutagènes observés chez les vétérans britanniques de la guerre du Golfe positifs à l’UA, comme l’a montré récemment l’étude des lymphocytes périphériques présentée à l’université de Brême [<a title="[73] Schroder H, Heimers A, Frentzel-Beyme R, Schott A, Hoffmann W. « (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb73">73</a>]. Ce résultat correspond à celui d’études antérieures sur les instabilités chromosomiques provoquées par une faible dose de particules alpha comparées aux effets identiques de l’irradiation aux photons [<a title="[74] Nagasawa H, Little JB. « Induction of sister chromatid exchanges by (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb74">74</a>]. Les études sur les effets des particules alpha et les progrès récents de l’irradiation par microfaisceau des cellules de mammifères permettent d’évaluer précisément le parcours d’une particule unique à travers le noyau cellulaire et de mesurer son effet cancérogène [<a title="[75] Miller RC, Randers-Pehrson G, Geard CR, Hall EJ, Brenner DJ. « The (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb75">75</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Bien que les mécanismes de la mutagénité et des effets cancérogènes des particules alpha inhalées restent obscurs, on a observé que de faibles doses de particules alpha peuvent provoquer des modifications des chromatides soeurs dans des cellules humaines normales [<a title="[76] Lehnert BE, Goodwin EH, Deshpande A. « Extracellular factor(s) (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb76">76</a>]. Les implications pratiques de ces études sont importantes, compte tenu du fait que plus de 10 % de tous les décès par cancer aux États-Unis sont dus à un dépôt pulmonaire de particules alpha [<a title="[77] Kennedy CH, Mitchell CE, Fukushima NH, Neft RE, Lechner JF. « Induction (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb77">77</a>]. Elles sont également importantes en raison de l’instabilité génomique des cellules bronchiques humaines provoquée par les particules alpha, qui est bien documentée [<a title="[78] Yang ZH, Fan BX, Lu Y, Cao ZS, Yu S, Fan FY, et al. « Malignant (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb78">78</a>]. Les cellules pulmonaires humaines se sont révélées plus sensibles aux effets nocifs des particules alpha que celles de la plupart des animaux de laboratoire. L’évaluation quantitative du risque radiologique consécutif à l’inhalation d’aérosols d’uranium doit prendre en compte à la fois les mécanismes de dépôt de particules et leur élimination par translocation dans les ganglions lymphatiques pulmonaires et trachéobronchiques au travers de la barrière alvéolo-capillaire ou par expectoration et translocation dans le système rhinopharyngé ou gastro-intestinal. Le modèle d’élimination des particules (ICRP-66) permet l’évaluation la plus moderne du dépôt de particules d’uranium et de leur élimination ainsi que l’évaluation des aérosols d’uranium inhalé et leur dosimétrie interne. L’étude situe l’incertitude maximum à une taille de particule de 0,5-0,6 _m [<a title="[79] Farfan EB, Huston TE, Bolch WE, Vernetson WG, Bolch WE. « Influences of (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb79">79</a>].</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Les poumons demeurent la principale porte d’entrée des isotopes d’uranium dans l’organisme, les tissus squelettiques étant la cible finale. Des études très récentes sur l’exposition chronique au minerai d’uranium naturel apportent des arguments probants en faveur des risques de tumeurs pulmonaires bénignes aussi bien que malignes [<a title="[80] Simmons JA, Cohn P, Min T. « Survival and yields of chromosome (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb80">80</a>]. Des études actuelles indiquent également que l’UA peut causer des dommages oxydatifs à l’ADN en catalysant le peroxyde d’hydrogène et en entraînant des réactions d’acide ascorbique [<a title="[81] Miller AC, Stewart M, Brooks K, Shi L, Page N « Depleted (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb81">81</a>]. La mort cellulaire provoquée par les radiations, les altérations chromosomiques, les transformations cellulaires, les mutations et la carcinogenèse sont essentiellement la conséquence des radiations déposées dans le noyau cellulaire. Les radiations de faible niveau pourraient provoquer une instabilité génomique sans effets de débit de dose évidents, rendant impossible une extrapolation aux effets de doses élevées et accentuant l’importance des effets de proximité dans les radiations de particules alpha de faible niveau [<a title="on the biological effects and health risks (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb82">82</a>] [<a title="a paradigm (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb83">83</a>]. Des échanges de segments de chromosomes homologues à doses variables peuvent provoquer des modifications du noyau qui se traduisent par des mutations géniques en interagissant avec le cytoplasme cellulaire. Ces effets nocifs vont à l’encontre de l’idée selon laquelle de faibles doses ne peuvent pas provoquer d’altérations géniques.</span></h2>
<h2>Syndromes des guerres du Golfe et des Balkans</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Au cours de la première guerre du Golfe, au moins 350 tonnes métriques d’UA se sont déposées dans l’environnement et entre 3 et 6 millions de grammes d’aérosols d’UA ont été libérés dans l’atmosphère. Le résultat, le syndrome de la guerre du Golfe, est un trouble multiorganique invalidant complexe. À l’origine, on l’a cru provoqué par l’inhalation de sable du désert (maladie d’Al-Eskan). Depuis, il a fait l’objet de différentes descriptions et dénominations, dont le nombre semble inversement proportionnel aux connaissances réelles que nous avons de la maladie.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Les symptômes de cette maladie progressive sont aussi nombreux que leurs noms. Il s’agit notamment de fatigue invalidante, de douleurs musculo-squelettiques et articulaires, de maux de tête, de troubles neuropsychiatriques, des sautes d’humeur, de confusion mentale, de troubles visuels, de troubles de la démarche, de pertes de mémoire, de lymphadénopathies, de déficience respiratoire, d’impuissance, d’altérations morphologiques et fonctionnelles du système urinaire. Ce syndrome a été tout d’abord sous-estimé, puis reconnu en tant que syndrome progressif. Parfois traité de maladie imaginaire, il a été successivement qualifié de variante chronique du syndrome de fatigue chronique, de stress post-traumatique, pour être finalement reconnu comme entité distincte par certains pays, mais non par d’autres.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">On a découragé les recherches objectives en matière d’étiologie et de pathogénie du syndrome de la guerre du Golfe en retardant les études cliniques, en les orientant mal, voire en s’y opposant, ce qui a eu de nombreux effets néfastes sur des carrières scientifiques, parce qu’elles ne correspondaient pas aux intérêts industriels ou politiques. Notre compréhension actuelle de son étiologie est loin d’être satisfaisante. Certains auteurs supposent que les causes comprennent les marées noires et les incendies de puits de pétrole, d’autres mettent en cause les vaccins préventifs et d’autres encore songent à des agents biologiques ou chimiques, de même qu’à des modifications multifactorielles et non spécifiques du système immunitaire et à l’exposition aux aérosols d’UA [<a title="causes and controversies ». Mayo Clin (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb84">84</a>]. Le manque de coordination des efforts de recherches interdisciplinaires font que ce syndrome complexe, appelé provisoirement « syndrome de la guerre du Golfe » et « syndrome des Balkans » entre dans sa seconde décennie de confusion. La question des critères permettant de le classer n’est toujours pas résolue [<a title="[85] Jamal GA. « Gulf War syndrome – a model for the complexity of biological (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb85">85</a>]. Le meilleur exemple de la diversité de ses classifi cations est la diversité de ses noms. L’analyse factorielle de Haley aboutit à 6 catégories dominantes comprenant 3 syndromes importants et pas moins de 17 syndromes mineurs [<a title="[86] Haley RW, Kurt TL, Hom J. « Is there a Gulf War Syndrome ? Searching (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb86">86</a>]. D’autres essais de classifi cation comprennent des dénominations telles que, parmi beaucoup d’autres, syndrome neuro-immunitaire, syndrome mucocutané-intestinal-rhumatismal du désert, syndrome de stress post-traumatique, etc. [<a title="[87] Murray-Leisure K, Daniels MO, Sees J, Suguitan E, Zangwill B, Bagheri (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb87">87</a>]. Bien que quelques-unes des causes supposées, comme les marées noires, les incendies de puits de pétrole et les poussières de sable pourraient très bien s’appliquer à la première guerre du Golfe, elles ne peuvent guère être considérées comme des facteurs étiologiques dans le confl it des Balkans. Cependant des armes antichars ont été utilisées dans les deux confl its. Les preuves de plus en plus nombreuses, dans la littérature récente, d’une contamination interne des vétérans de la première guerre du Golfe par l’UA dans les deux cas vont à l’encontre des tentatives continuelles de minimiser leur existence. L’élimination d’isotopes d’UA chez les soldats contaminés et malades se poursuit au-delà de 10 ans après l’exposition lors de la première guerre du Golfe et de 7 ans après le confl it des Balkans. La plupart des autres facteurs suggérés devraient être réexaminés dans le cadre d’une estimation de la demi-vie biologique de l’UA et des possibles impacts sanitaires progressifs sur l’organisme [<a title="[88] Durakovic A, Dietz L, Zimmerman I. « Estimate of the pulmonary (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb88">88</a>]. Ces facteurs comprennent notamment des agents chimiques de faible intensité, les incendies de puits de pétrole, l’immunisation, le botulisme, les aflatoxines, les mycoplasmes. La longue demi-vie physique et biologique, la désintégration des particules alpha et la preuve bien établie de la toxicité radiologique somatique et génétique laissent supposer que l’UA joue un rôle important dans la genèse des syndromes de la guerre du Golfe et des Balkans.</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">On déplore l’absence fl agrante de recherches sérieuses et exhaustives sur la corrélation entre ces syndromes et la contamination par l’UA. La plupart des études suggérant l’absence d’effets somatiques de l’UA dans les zones de conflit de Bosnie-Herzégovine [<a title="[89] Sumanovic-Glamuzina D, Saraga-Karacic V, Roncevic, Milanov A, Bozic T, (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb89">89</a>] ne font pas état des taux réels d’isotopes d’uranium dans des échantillons environnementaux ou humains. Ainsi, leurs conclusions ne peuvent pas être évaluées de manière objective en l’absence de quantification de la concentration et du ratio d’isotopes d’uranium. De même, il n’existe pas d’explication crédible de la forte augmentation des taux de cancers chez les vétérans de la première guerre du Golfe [<a title="[90] Aitken M. « Gulf war leaves legacy of cancer ». BMJ 1999 ; (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb90">90</a>]. Et il n’existe pas de programmes de recherches objectives et indépendantes sur ces questions autres que celles de l’Uranium Medical Research Center (UMRC). L’UMRC est la seule institution à avoir effectué continuellement des recherches concernant la contamination interne par l’UA sur lesquelles elle n’a cessé de communiquer de manière scientifique et professionnelle. Il a eu recours aux méthodes ultra-modernes d’ionisation thermique et de spectrographie de masse plasma. Ces méthodes ont permis d’identifier de 0,2 à 0,33 % d’U235 chez des vétérans de la première guerre du Golfe, ce qui indique une concentration urinaire d’uranium de 150 ng/l au moment de l’exposition, alors que la population non exposée du Golfe avait des taux situés entre 0,7 et 1,0% d’U235, ce qui indique une concentration urinaire d’uranium de 14 ng/l seulement70.</span></h2>
<h2>Études menées en Afghanistan</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Bien que les études de l’UMRC portant sur l’analyse de l’urine des anciens combattants de la première guerre du Golfe aient été effectuées plusieurs années après l’exposition, les recherches les plus récentes fondées sur l’examen d’échantillons biologiques et environnementaux ont coïncidé avec l’Opération Liberté immuable (OEF) menée en Afghanistan depuis 2001. Ce pays offrait une occasion de mener une étude à un moment proche de celui du conflit. L’Opération Anaconda prit fin juste au moment où la première équipe de l’UMRC entrait à l’Est de l’Afghanistan (fig. 1). Elle a eu accès aux installations stationnaires car les équipements militaires mobiles n’avaient été ni déplacés ni mis en sécurité. Les études de l’IMRC portant sur la population des zones de Jalalabad, de Spin Gar, de Tora Bora et à l’aéroport de de Kaboul ont identifi é des civils souffrant des mêmes symptômes multiorganiques non spécifiques observés pendant la première guerre du Golfe et celle des Balkans : faiblesse physique, maux de tête, douleurs musculaires et osseuses, modifi cations respiratoires, toux sèche persistante, douleurs thoraciques, troubles gastro-intestinaux, symptômes neurologiques, pertes de mémoire, anxiété et dépression. Des échantillons d’urine de 24 heures des sujets symptomatiques et de sujets témoins asymptomatiques ont été recueillis selon les critères suivants :<br />
1) Apparition des symptômes coïncidant avec les bombardements,<br />
2) Sujets présents dans la zone des bombardements ;<br />
3) Manifestations cliniques.<br />
Les sujets du groupe témoin ont été choisis parmi les résidents asymptomatiques de zones non bombardées. Une estimation de la contamination environnementale avait été effectuée grâce à une analyse d’échantillons de sol, de poussière [<a title="http://earthobservatory" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb91">91</a>],  de décombres et d’eau Potable [<a title="[92] Hakonson-Hayes AC, Fresquez PR, Whicker FW. « Assessing potential risks (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb92">92</a>] selon des critères établis pour l’évaluation de la dispersion, des dangers des actinides et de la collecte après impact d’échantillons environnementaux (fig. 2 et 3). Tous les sujets, y compris ceux du groupe témoin, ont été informés à propos du protocole et de la collecte d’échantillons dans les langues locales, le dari et le pachto, et ont signé un formulaire de consentement. Tous les échantillons ont fait l’objet d’une analyse de la concentration et du ratio de quatre isotopes d’uranium : U234, U235, U236 et U238 au moyen d’un spectromètre de masse multicollecteur à source d’ionisation par plasma à couplage inductif, dans les laboratoires du British Geological Survey de Nottingham (Angleterre).</span></h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">Les premiers résultats concernant la province du Nangarhar ont révélé une augmentation significative d’élimination urinaire d’uranium totale chez la totalité des sujets, en moyenne plus de 20 fois plus élevée que chez les sujets non exposés. L’analyse des ratios isotopiques a révélé la présence d’UA [<a title="[93] Durakovic A, Parrish R, Gerdes A, Zimmerman I. « The quantitative (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb93">93</a>]. Des analyses d’échantillons effectuées au cours d’un second voyage scientifique, en 2002, ont révélé des concentrations d’uranium jusqu’à 200 fois plus élevées que chez les sujets témoins. Ces taux élevés d’élimination d’uranium total ont été mesurés dans les districts de Tora Bora, de Yaka Toot, de Lal Mal, de Makam Khan Farm, d’Arda Farm, de Bibi Mahro, de Poli Cherki et à l’aéroport de Kaboul. Les deux voyages ont révélé des signatures identiques d’uranium non appauvri (UNA) dans toutes les zones de l’Est de l’Afghanistan étudiées (tableaux 2 et 3, figure 4). Les taux d’uranium enregistrés dans les échantillons de sol prélevés sur des sites bombardés au cours de l’Opération Liberté immuable étaient 2 à 3 fois plus élevés que les taux de concentration de 2-3 mg/kg observés dans le monde. Les concentrations dans l’eau étaient significativement plus élevées que les taux maximaux tolérés par l’OMS (cf. nos documents non publiés). Les recherches de l’UMRC s’étendent au Centre, à l’Ouest et au Nord de l’Afghanistan. Outre la poursuite des études sur l’analyse des urines pour mesurer les isotopes d’uranium, une collaboration interdisciplinaire consacrée à l’examen clinique approfondi des fonctions rénales et pulmonaires, des études cytogéniques des aberrations chromosomiques dans le sang périphérique de sujets contaminés, des études au microscope électronique et nanopathologiques d’échantillons de tissus provenant de biopsies et d’autopsies ont été mises en œuvre. Des études longitudinales d’anciens combattants de la première guerre du Golfe et de la population de l’Est de l’Afghanistan vont se poursuivre de même que des recherches sur les maladies inexpliquées de vétérans de la seconde guerre du Golfe. Des études cliniques organisées dans des centres médicaux universitaires internationaux et des institutions de recherches vont évaluer les effets de l’UA et de l’UNA sur les systèmes rénal et respiratoire en recourant aux méthodes modernes de morphologie fonctionnelle et d’imagerie informatique. Les recherches porteront notamment sur la transformation néoplastique [<a title="[94] Miller AC, Xu J, Stewart M, Prasanna PG, Page N. « Potential late (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb94">94</a>]  l’apoptose cellulaire, la mutagénèse [<a title="[95] Miller AC, Xu J, Stewart M, McClain D. « Suppression of depleted (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb95">95</a>]  et le risque cancérogène [<a title="[96] Durakovic A, Dietz L, Zimmerman I. « Differential decay analysis of the (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb96">96</a>]. Des études de contamination environnementale et de biodistribution porteront sur les effets aigus et chroniques de composés d’isotopes d’uranium et évalueront les doses cumulatives de radiations et leurs effets biologiques depuis l’introduction de la guerre radioactive. Les études sur le terrain sont actuellement étendues à la population civile d’Irak, de la bande de Gaza, des Balkans et de nouvelles zones d’Afghanistan. Nos études confi rment la découverte d’U236 dans des échantillons de sol des sites bombardés du Kosovo et la présence de particules d’UA. Ces échantillons contenaient des centaines de particules par milligramme de sol contaminé, dont 50 % de particules de diamètre inférieur à 1,5 _m et la plupart de diamètre inférieur à 5 _m [<a title="[97] Danesi PR, Markowicz A, Chinea-Cano E, Burkart W, Salbu B, Donohue D, (...)" href="http://vadeker.club.fr/ipri/archive/maladies_guerre_radiologique.html#nb97">97</a>].  Nous essayons d’évaluer ces résultats lors de nos voyages scientifiques dans les  zones où des combats ont eu lieu.</span></h2>
<h2>Conclusion</h2>
<h2><span style="font-family:Arial;">La guerre CBRN moderne et la possibilité que des terroristes utilisent clandestinement des engins de dispersion de matières radioactives récents donnent une nouvelle dimension à la gestion de masses de victimes. Le rôle de la médecine dans la guerre nucléaire et radiologique est limité en raison du manque universel de capacités de réagir aux conséquences complexes du syndrome radiologique aigu, des blessures combinées ou de la contamination de la biosphère et de la population humaine. Des maladies récentes à l’étiologie inexpliquée, la pathogenèse et les manifestations cliniques contraignent les médecins à intervenir alors que les modalités de traitement posent des problèmes non résolus. Les effets nocifs des radionucléides qui se sont déposés dans l’organisme à la suite des conflits militaires des dernières décennies, en particulier les effets des isotopes d’uranium, sont traités abondamment dans la littérature récente. Suscitant les progrès inévitables d’une recherche objective et non biaisée visant à faire toute la lumière sur les maladies inexpliquées qui ont suivi les conflits, le besoin d’analyses interdisciplinaires bien préparées et coordonnées sur les conséquences environnementales et médicales de la guerre CBRN générera des connaissances approfondies dans ce chapitre exigeant de la science médicale.</span></h2>
<p><!-- Notes --></p>
<div class="MsoNormal" style="text-align:center;"><span style="font-size:8.5pt;font-family:Verdana;"></p>
<hr size="1" noshade="noshade" /></span></div>
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<p class="spipnote"><span style="font-family:Arial;"><span>[<a name="nb96">96</a>] Durakovic A, Dietz L, Zimmerman I. « Differential decay analysis of the alpha dose of depleted uranium and the neoplastic risk in the lungs of Gulf War veterans » [abstract]. <em>J Nucl Med</em> 2003 ; 44 (suppl):326P.</span></span></p>
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]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les oiseaux évitent les nids radioactifs]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/07/31/les-oiseaux-evitent-les-nids-radioactifs/</link>
<pubDate>Tue, 31 Jul 2007 16:00:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.fr.wordpress.com/2007/07/31/les-oiseaux-evitent-les-nids-radioactifs/</guid>
<description><![CDATA[Les oiseaux évitent les nids radioactifs
(Agence Science-Presse) – Les oiseaux de Tchernobyl pré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les oiseaux évitent les nids radioactifs</strong></p>
<p>(Agence Science-Presse) – Les oiseaux de Tchernobyl préfèrent les nids peu radioactifs pour y élever leurs rejetons. Des chercheurs de l’Université Pierre et Marie Curie, à Paris, ont fait cette découverte en observant les oiseaux durant un an dans un périmètre de trois kilomètres autour du réacteur qui a explosé, en 1986, à Tchernobyl. Ils ont disposé 200 nids à différents endroits autour desquels les oiseaux pouvaient facilement se nourrir. Le taux de radiation autour de certains nids était 2000 fois supérieur à celui que l’on retrouve normalement. Les espèces d’oiseaux étudiées ont toutes choisi les nids où la radiation était la moins élevée.</p>
<p>Les chercheurs ne savent pas exactement comment les oiseaux parviennent à détecter les nids contaminés. Des recherches précédentes ont démontré que la radioactivité fait chuter le taux d’antioxydants et déforme le sperme des hirondelles rustiques.</p>
<p>Textes sur l’<a title="environnement" href="http://www.refletdesociete.com/Environnement.html" target="_blank"><span style="color:#006a80;">environnement</span></a> et commentaires du rédacteur sur l’<a title="environnement" href="http://raymondviger.wordpress.com/category/environnement/"><span style="color:#006a80;">environnement</span></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Incident nucléaire au Japon : suite]]></title>
<link>http://bloblog.net/2007/07/18/incident-nucleaire-au-japon-suite/</link>
<pubDate>Wed, 18 Jul 2007 07:19:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Dactari</dc:creator>
<guid>http://dactari.fr.wordpress.com/2007/07/18/incident-nucleaire-au-japon-suite/</guid>
<description><![CDATA[Les problèmes dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa sont plus grave que prévu finaleme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Les problèmes dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa sont plus grave <a href="http://bloblog.net/2007/07/17/fuite-nucleaire-au-japon/">que prévu</a> finalement. Il ne s'agit en effet non pas de simples fûts mais d'un rejet dans l'océan de 1 200 litres d'eau contaminées par la radioactivité. La Tokyo Electric Power assure cependant qu'il n'y a aucun risque pour l'environnement... Mouai...</p>
<p align="center"><a target="_blank" href="http://dactari.wordpress.com/files/2007/07/032.jpg"><img src="http://dactari.wordpress.com/files/2007/07/032.thumbnail.jpg" border="0" alt="032.jpg" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fuite radioactive au Japon]]></title>
<link>http://bloblog.net/2007/07/17/fuite-nucleaire-au-japon/</link>
<pubDate>Tue, 17 Jul 2007 16:26:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Dactari</dc:creator>
<guid>http://dactari.fr.wordpress.com/2007/07/17/fuite-nucleaire-au-japon/</guid>
<description><![CDATA[Après le violent séisme qui a frappé hier l&#8217;archipel Japonais, les autorités se sont vite ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Après le violent séisme qui a frappé hier l'archipel Japonais, les autorités se sont vite intéressées à la fumée noire qui s'échappaient de l'une des plus grande centrale nucléaire du Monde, située à Kashiwazaki-Kariwa. Rien de bien méchant concernant la fumée, il s'agissait juste d'un transformateur, qui lui ne contient pas de substances radioactives.</p>
<p align="justify">Le problème vient plutôt de fûts contenant divers déchets potentiellement radioactifs, comme par exemple les habits et protections portés par les ouvriers en contact avec des matières contaminées. Plusieurs de ces fûts sont tombés lors de la secousse et se sont ouverts. La compagnie Tokyo Electric Power reconnaît quelques négligences de sa part dans la sécurité de son site nucléaire...</p>
<p align="justify">Bien sur tout ceci n'a rien à voir avec la catastrophe sans précédent de Tchernobyl, la centrale nucléaire Japonaise s'étant fort heureusement automatiquement arrêter de fonctionner  dès le début du tremblement de terre...</p>
<p align="center"><a target="_blank" href="http://dactari.wordpress.com/files/2007/07/003.jpg"><img src="http://dactari.wordpress.com/files/2007/07/003.thumbnail.jpg" border="0" alt="La centrale de Kashiwazaki-Kariwa" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
